Requin


Requin
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 Requin soyeux
Requin soyeux
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Chondrichthyes
Sous-classe Elasmobranchii
Super-ordre
Selachimorpha
— auteur incomplet —, date à préciser
Ordres de rang inférieur
Carcharhiniformes

Heterodontiformes
Hexanchiformes
Lamniformes
Orectolobiformes
Pristiophoriformes
Squaliformes
Squatiniformes
† Symmoriida
† Cladoselachiformes
† Xenacanthida (Xenacantiformes)
† Eugeneodontida
Hybodontiformes

Les requins ou Sélachimorphes (Selachimorpha) forment un super-ordre de poissons cartilagineux présents dans tous les océans du globe.

Ils forment un groupe paraphylétique d'espèces. C'est donc avant tout à partir de caractéristiques morphologiques que le nom de requin est attribué à une espèce.

Aujourd'hui on connait 465[1] espèces de requins regroupés en 35 familles appartenant toutes à la classe des chondrichthyens dont font partie, en outre, les raies, les poissons-scies, les poissons-guitares et les chimères. En sus de ces espèces encore existantes beaucoup d'espèces comme celles regroupées au sein de la classe des acanthodiens ne sont connues que par leurs fossiles.

Certains auteurs reconnaissent le taxon des Selachimorpha qui regroupe exclusivement les requins, pour les différencier des raies au sein des Euselachii, mais cette séparation n'est pas valable d'un point de vue phylogénétique.

Les premiers requins sont apparus au dévonien, il y a environ 430 Ma[2]. À partir du crétacé, il y a 100 Ma, beaucoup d'espèces de requins ont adopté leur forme moderne ; ils n'ont guère évolué depuis.

La plupart des requins sont des prédateurs, voire des superprédateurs pour certains, mais les plus grandes espèces, comme le requin-baleine (Rhincodon typus) ou le requin-pèlerin (Cetorhinus maximus), ne se nourrissent principalement que de plancton en filtrant l'eau de mer. Seulement 5 espèces sont considérées comme dangereuses pour l'homme. De nombreuses espèces sont menacées de disparition (surpêche, élimination gratuite...).

Sommaire

Étymologie et nomenclature en français

L'origine du terme « requin » est controversée, peut être est-ce une déformation de quin (chien), au sens de chien de mer[3] ou de requiem[4].

Le terme « squale », de sens identique, qui dérive du latin Squalus[5] fait référence à la peau rugueuse de ces animaux du fait des écailles cartilagineuses présentes sous la peau de leur corps. Le nom d'un ordre (Squaliformes), d'une famille (Squalidae) en dérive. Il existe également un genre nommé Squalus dont les espèces ont inclus dans leurs noms vernaculaires le terme aiguillat.

Du grec ancien lamna ou lamnaes, un ordre (lamniformes), une famille (Lamnidae) et un genre (Lamna) ont été créés.

Dénomination en français

Plusieurs espèces de requin comportent le terme requin dans un de leurs noms vernaculaires, comme par exemple : requin-marteau, requin-tigre, requin-pèlerin, mais ce n'est pas une généralité, il existe aussi des noms vernaculaires ne comprenant pas le terme requin comme dans le cas de maraîche, roussette, mako etc.

Comme souvent chez les poissons, les noms vernaculaires ne sont pas toujours très précis. Une même espèce peut recevoir plusieurs noms et le même nom peut désigner des espèces différentes d'où l'aspect contradictoire avec une listes d'espèces en noms scientifiques.

Identification du requin

Article détaillé : Liste des espèces de requin.

Description

Anatomie externe du requin

Le requin se caractérise par sa silhouette fuselée, particulièrement hydrodynamique, et ses nageoires pectorales et dorsales, ainsi que sa nageoire caudale hétérocerque (de forme asymétrique). Il est pourvu d'un squelette entièrement cartilagineux et de cinq à sept fentes branchiales latérales selon les espèces.

La taille du requin varie selon les espèces, de 15 à 20 cm pour les plus petits, comme le requin nain (Squaliolus laticaudus) et le requin pygmée (Euprotomicrus bispinatus), à plus de 18 mètres pour le plus grand, le requin baleine (Rhincodon typus).

Sa peau est rugueuse, recouverte d'innombrables denticules cutanés, des écailles osseuses placoïdes d'origine dermique et épidermique, qui le protègent contre les parasites et améliorent sa pénétration dans l'eau.

Les mâchoires du requin présentent des particularités uniques dans le monde animal. Elles sont entièrement mobiles, indépendantes, et garnies de plusieurs centaines de dents réparties sur plusieurs rangées dont seule la dernière est fonctionnelle, les autres étant des dents de remplacement. Les dents, dont la forme varie selon les espèces, sont renouvelées en permanence tout au long de la vie du requin, et sont spontanément remplacées par une dent de la rangée suivante lorsqu'elles tombent ou sont abîmées. Fixées sur un tissu fibreux très solide, elles se redressent vers l'extérieur lorsque le requin ouvre la gueule, ce qui lui permet de mordre plus facilement une proie et de la maintenir fermement grâce à la concavité des dents.

Son foie, qui peut représenter jusqu'à 25 % de son poids, est constitué à 90 % de squalène, et lui sert principalement à compenser son absence de vessie natatoire pour se stabiliser, mais également de réserve énergétique.

Histoire évolutive

Requin préhistorique

Les fossiles de requins bien conservés sont très rares compte tenu de la nature cartilagineuse du squelette, le plus souvent seules les dents résistent à l'altération du temps. La phylogenèse du requin est donc particulièrement délicate. Les squelettes les plus anciens furent découverts à la fin du XIXe siècle dans l'État de l'Ohio aux États-Unis sont du genre Cladoselache datant du Dévonien supérieur (360 Ma)[2]. D'une taille d'environ 2 mètres ce requin est loin d'être en position de superprédateur mais plutôt de proie en particulier des Placodermes comme le Dunkleosteus. La disparition des Placodermes vers 354 Ma va favoriser le développement des chondrichtyens, en particulier en matière de diversité[6]. À la fin du Permien une extinction de masse se produit faisant disparaître 90 % des espèces marines dont des chondrichtyens. Une deuxième extinction à la fin du Trias opère à nouveau une sélection et élimine, par exemple, les xénacanthes qui avaient vécu pendant 200 Ma. Au Mésozoïque les hybodontes se distinguent par leur grande taille (au moins 3 mètres) et une mâchoire capable de broyer n'importe quelle carapace[7]. Au Jurassique les néosélaciens sont en compétition avec les hybodontes mais l'extinction du Crétacé il y a 65 Ma provoqua la fin des hybodontes ainsi que celle de beaucoup d'autres espèces à commencer par les dinosaures.

Ces néosélaciens comme, peut être, le macmurdodus ont la plupart des caractéristiques du requin moderne. Carcharocles megalodon[8] a probablement été le superprédateur des océans tropicaux à partir du Miocène, d'une taille supposée de 13 mètres on trouve en abondance ses dents fossilisées, ce requin s'est éteint vraisemblablement il y a 1,6 Ma[9].

Systématique

Ils forment un groupe paraphylétique d'espèces.

Arbre simplifié
─o Chondrichthyes
 ├─o plusieurs taxons éteints ou vivants dont les chimères
 └─o Euselachii
   ├─o plusieurs taxons éteints dont les Xenacanthiformes
   └─o
     ├─o plusieurs taxons éteints dont les Hybodontoidei
     └─o Neoselachii, taxon mixte
       ├─o Galeomorphii, taxon de requin
       │ ├─o Orectolobiformes
       │ └─o
       │   └─o Lamniformes et Carcharhiniformes
       └─o Squalea, taxon mixte
         └─o Squalimorpha
           ├─o plusieurs familles de requin dont les Hexanchidae, Echinorhinidae, Chlamydoselachidae
           └─o Batoidea ou Batidoidimorpha, dont raies, poissons guitares, poissons-scies, poissons anges, 
             │                              qui ne sont pas considérés comme des requins
             ├─o Torpediniformes dont les torpilles
             ├─o Myliobatiformes
             └─o Rajiformes

Schéma d'identification

Arbre permettant de déterminer l'ordre d'un requin

Les ordres de requins du super-ordre Euselachii de la classification classique sont :

Pour cette raison, certains auteurs ont séparé Euselachii en deux :

Distribution

Les requins sont présents dans toutes les mers et tous les océans du globe, à l'exception de l'Antarctique. Quelques espèces, comme le requin bouledogue (carcharhinus leucas), sont capables de vivre en eau douce ou peu salée (fleuves, rivières, estuaires, lacs). Il leur arrive de remonter certains fleuves jusqu'à plus de 3 000 km à l'intérieur des terres, comme par exemple dans le Zambèze et le lac Victoria, en Afrique. Des membres d'une espèce (Pristiophoridés) vont même se reproduire dans le Lac Titicaca, en Amérique du Sud.

Certaines espèces sont pélagiques, d'autres côtières ; on trouve des requins depuis la surface jusqu'à 2 500 m de profondeur[10] environ.

Caractéristiques physiques

Locomotion

Le requin mako est capable d'atteindre des vitesses de pointe d'au moins 50 km/h.
Différentes formes de nageoires caudales.

Les requins utilisent leur nageoire caudale pour se propulser et changer brutalement de direction, les nageoires pectorales font office de gouvernail selon le même principe que les ailerons d'avion, la ou les nageoires dorsales servent de stabilisateurs. Pour pouvoir respirer, ils sont obligés de nager en permanence, même à faible vitesse, afin de maintenir un courant d'eau apportant suffisamment d'oxygène à leurs branchies. Il arrive cependant que certains requins, plus particulièrement ceux vivant à proximité de récifs, se reposent sur le fond en se mettant face au courant, ce qui est suffisant pour qu'ils capturent l'oxygène nécessaire à leur métabolisme[11].

Certaines espèces, comme le requin mako (Isurus oxyrinchus), sont capables d'atteindre des vitesses de pointe d'au moins 50 km/h[12]. Les denticules cutanés des espèces actives, présents sur la peau des requins, favorisent un écoulement laminaire des fluides en facilitant l'écoulement hydrodynamique par la création d'une couche limite d'eau permanente contre la peau, permettant une pénétration facilitée au cours du déplacement[13].

Contrairement à la plupart des autres poissons, ils n'ont pas de vessie natatoire pour se stabiliser en profondeur mais utilisent le squalène, huile présente dans leur foie, de densité moindre que l'eau pour corriger leur flottabilité négative.

Les requins pélagiques sont capables de parcourir des distances considérables, et pour certaines espèces comme le requin bleu (prionace glauca) d'avoir parfois un circuit migratoire[14], mais peu de données sont disponibles. Toutefois, un traçage par satellite a montré qu'un grand requin blanc, surnommé « Nicole », a effectué une migration d'Afrique du Sud vers l'Australie[15]. La distance d'environ 11 000 km. a été couverte en 99 jours soit une vitesse moyenne de 4,6 km/h.

Depuis 2006, on peut marquer les requins de nouvelles balises dotées d'inclinomètres, qui renseignent sur leurs déplacements horizontaux mais aussi verticaux. Au bout de trois mois à un an, les données sont récupérées. Nous savont ainsi quand ils chassent, quand ils mangent, les trajets qu'ils font ... Quelques centaines d'animaux (requins blancs, requins-baleines et requins soyeux, notamment) sont déjà équipés dans le monde.

Sens

Olfaction

La forme de la tête du requin marteau lui permet non seulement d'avoir une meilleure vision mais aussi un odorat plus développé grâce à ses ouvertures nasales plus écartées.

Beaucoup de requins ont un odorat très développé : leur centre olfactif pouvant occuper près de 2/3 de leur cerveau[16], ils sont souvent appelés les « nez de la mer »[17]. Ils peuvent détecter des concentrations très faibles (de l’ordre d'une molécule pour 1 million d’une solution molaire dans l’eau de mer) de certains composants du sang (hémoglobine, albumine), de la viande (acides aminés), de la peau ou des excrétions des poissons (triméthylamine, bétaïne)[18].

Ils possèdent deux ouvertures nasales (terme préférable à celui de narines puisque ces organes olfactifs sont des sacs - ou capsules - olfactifs non reliés au système respiratoire[19]) symétriques et indépendantes l’une de l’autre, situées juste sous le bord de leur museau, au-dessus et de chaque côté de la gueule. Chaque ouverture est divisée en deux canaux par un clapet cutané : l'eau pénètre dans le sac olfactif par un canal (sillon inhalant), passe sur l'épithélium olfactif plissé (ces replis des lamelles olfactives disposées en rosette permet d'augmenter la surface d'échange avec les molécules odorantes) où l'odeur est détectée puis ressort par le sillon exhalant. Le flux d'eau dans les sacs olfactifs se fait naturellement pour les espèces nageant en permanence. Pour les espèces benthiques immobiles, le flux est pompé activement par les branchies et transmis aux sacs olfactifs via les sillons naso-oraux.

Leur odorat sert non seulement à repérer leurs proies (senties jusqu'à 75 m de distance en l'absence de tout autre stimulus sensoriel) mais aussi à reconnaître des composés chimiques qui facilitent leur orientation (phéromones d'autres requins ou des femelles de leur espèce ; salinité de différentes régions marines pour migrer ou repérer géographiquement des lieux de ponte ou de chasse ...)

La détection du stimulus olfactif déclenche un comportement natatoire caractéristique : le requin nage en zig-zag en balançant la tête de droite à gauche pour suivre la piste olfactive et remonter à la source odorante. Si l'odeur est perdue ou trop loin pour être détectée, le requin avance en effectuant un mouvement en forme de grand S.

Au sujet du mécanisme, l'hypothèse qui prévalait voulait que le requin s'orientait vers la source odoriférante grâce aux ouvertures nasales agissant par analyse différentielle de la concentration des odeurs dans l’eau. En fait, le requin prend la direction de l’odeur qui lui parvient en premier (même si elle est moins concentrée qu'une autre) et, à l'instar de la vision stéréoscopique, sent en « stéréo » : il s'oriente vers la source odoriférante en fonction du délai (analysé par le cerveau) de la perception de cette source entre l'ouverture nasale droite et gauche[20].

Vision

L'œil des requins est analogue à celui des vertébrés : il est composé d'un cristallin, d'une cornée, d'une rétine ainsi que d'une pupille qui peut se dilater (contrairement aux téléostéens) comme chez les hommes. Il a également des paupières (certaines espèces ont en plus une membrane nictitante) mais qui ne clignent pas, l'eau environnante nettoyant en permanence sa cornée. Son tapetum choroïdien à cristaux de guanine le rend adapté à la vie aquatique. Le requin peut permuter entre une vision monoculaire et une vision stéréoscopique.

Une étude australienne en 2011 de microspectrophotométrie sur les photorécepteurs de 17 espèces de requins montrent que leurs photorécepteurs sont riches en bâtonnets mais n'ont pas de cônes ou un seul type de cône monochromatique, les rendant daltoniens. Les requins sont donc surtout sensibles à l'intensité du contraste entre le fond ambiant et l'objet. Ces chercheurs prévoient plusieurs applications à cette découverte : combinaisons de plongée et planches de surf adaptées pour éviter les attaques de requins, leurres des lignes de pêche industrielle moins attractifs pour éviter que les requins se prennent accidentellement dedans[21].

Ouïe

Le requin peut percevoir des sons jusqu'à deux kilomètres de distance.

Toucher

Grâce à un organe appelé système latéral, le requin perçoit les mouvements de l'eau.

Ampoules de Lorenzini

Les requins possèdent des organes sensitifs spéciaux appelés ampoules de Lorenzini pouvant détecter des champs électromagnétiques aussi bien que des gradients de la température (ce gradient étant la direction où la température augmente le plus). Ils fournissent aux requins et aux raies un véritable sixième sens. Chaque ampoule se compose d'un canal rempli d'une sorte de gelée s'ouvrant sur la surface par un pore dans la peau et se terminant dans un faisceau de petites poches pleines de cellules électroréceptrices. Les ampoules sont la plupart du temps groupées en paquets à l'intérieur du corps, chaque faisceau ayant des ampoules reliées avec différentes parties de la peau, mais gardant une symétrie gauche/droite. La longueur des canaux change selon chaque animal, mais la distribution des pores semble spécifique à l'espèce. Les pores se présentent comme des taches foncées sur la peau.

Reproduction

Photo d'un œuf brun de 12 cm, de forme ovale avec une bande enroulée en spirale tout autour, de haut en bas.
Un oeuf en spirale d'un requin dormeur de Port-Jackson

La plupart des requins se reproduisent dans l'océan ; cependant certains requins de l'ordre des pristiophoriformes choisissent les lacs (Amérique centrale). Contrairement aux autres poissons, les requins ont un mécanisme de reproduction peu efficace et rarement observé. La maturité sexuelle est atteinte tardivement (plusieurs années, 20 ans chez certaines espèces), le nombre d'individus par portée est très faible (d'un individu à quelques centaines selon les espèces) et la durée de la gestation est particulièrement longue (de 7 mois à 2 ans). On parle d'espèce à stratégie K.

Lors de l'accouplement, le mâle mord la femelle assez violemment au-dessus de la tête pour la maintenir en position d'accouplement. La femelle mettra environ un mois à cicatriser. Le mâle dispose de deux ptérygopodes mais un seul est utilisé. Le sperme est déposé dans le cloaque de la femelle.

Le développement des embryons n'est pas identique selon l'espèce considérée ; il peut être :

  • ovipare : ponte d'œufs,
  • vivipare : développement dans l'utérus grâce à un placenta,
  • ovovivipare : les œufs se développent et éclosent à l'intérieur même de l'abdomen de la mère, mais celle-ci n'est pas reliée aux bébés à venir, ceux-ci sont donc complètement indépendants.
  • Quelques cas de parthénogenèse ont été observés.

Dans tous les cas à sa naissance le requin est autonome.

Plusieurs cas de reproduction sans accouplement[22],[23],[24] sont documentés et laissent supposer que certains requins seraient capables de parthénogenèse.

Recherche scientifique

En 2008, Bernard Séret[25], faisait état de la découverte de douze nouvelles espèces de requins, raies et chimères entre la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie en moins de 4 semaines de prospection. Dans les 15 ans qui ont précédé ces découvertes, 130 espèces nouvelles de requins ont été décrites, mais il pourrait en exister 1 500 à 2 000 espèces (requins + raies) pour 500 environ aujourd'hui décrites. L'essentiel de la connaissance sur les requins vient de l’étude d’une dizaine d’espèces.

Étude des requins aux Bahamas

Depuis 1995, le « Shark Lab » (laboratoire d'études des requins appelé officiellement Bimini Biological Field Station), dirigé par le docteur Samuel H. Gruber (docteur en biologie marine, professeur d'éthologie et d'écologie marine de l'université de Miami) a procédé au marquage de près de 3 000 squales. Une petite plaque métallique placée sous la peau de l'animal permet de suivre l'évolution des populations.

Une des missions de Shark Lab : capturer, mesurer, marquer et prélever un échantillon d'ADN sur les requins citrons. On trouve environ soixante-dix espèces de requins dans les eaux des Bahamas et le requin citron n'a pas été choisi au hasard mais bien parce qu'il est le seul capable de vivre en captivité dans un petit espace.

Les dents de requins fossiles

Les dents de requins fossiles ont longtemps été une énigme. Voir l'article Glossopètre.

Pêche

Économie

Un agent de la NOAA compte des ailerons de requins confisqués.
Article connexe : Shark finning.

Les requins sont intensivement pêchés, le plus souvent uniquement pour leurs ailerons (une fois l'aileron découpé, beaucoup de pêcheurs rejettent les corps à la mer) qui constituent l'ingrédient principal de mets (soupe et bouchées) appréciés en Asie de Sud-Est. Ils font aussi parfois partie des captures involontaires ou accessoires, même dans des filets de pêche artisanale[26].

En 1980, au moins 100 millions d'individus étaient annuellement tués via la méthode de shark finning, et maintenant[Quand ?] ce nombre s'élève officiellement à 150 millions de spécimens par an. Mais l'intensification de cette pêche et l'augmentation de la demande d'ailerons laissent à penser que ce nombre est fortement sous-évalué aujourd'hui. L'Union européenne évaluait les pêches de requin à 800 000 t/an en 2008, dont 100 000 tonnes par an essentiellement pêchés en mer du Nord, Atlantique nord-est et eaux norvégiennes, mais aussi en Atlantique central, océan Indien ou Pacifique par des bateaux européens.

Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, 890 000 tonnes de requins étaient pêchées en 2000, contre 770 000 tonnes en 2005 et 740 000 tonnes en 2008[27]. En 2008, l'Indonésie était le premier pays pécheur de requins au monde avec 110 000 tonnes, suivi par l'Inde (80 000 tonnes), l'Espagne (56 000 tonnes), l'Argentine (46 000 tonnes), Taïwan (41 000 tonnes), les États-Unis (37 000 tonnes), le Mexique (29 000 tonnes) et la Malaisie (23 000 tonnes)[27].

Menaces et conservation

Une maturité sexuelle tardive et une durée particulièrement longue de la gestation, ainsi qu'une faible production d'embryons rendent les requins particulièrement vulnérables à la surexploitation. En 2008, près de 10% des espèces d'élasmobranches (requins et raies) figuraient sur la liste rouge de l'UICN et sont menacés d'extinction à des degrés divers.

La Méditerranée détenait selon l'UICN le record du nombre d'espèces de poissons cartilagineux menacés de disparition, avec en 2007 42%[28] des espèces de requins et raies menacées d'extinction. Trente espèces menacées de disparition, dont :

  • treize considérées en danger critique d'extinction, dont la Raie de Malte (endémique), dont la population a chuté de 80% en raison des pêcheries de grands fonds, le requin-taupe bleu et le requin-taupe commun ;
  • huit espèces « en danger » ;
  • neuf « vulnérables ».

Dans cette région, les causes sont :

L'UICN alerte sur le fait que le filet dérivant bien qu'interdit en mer Méditerranée, continue à être utilisé et à capturer de nombreux requins.

En 2007, seuls le requin blanc et le requin pèlerin étaient protégés dans les Eaux de la Communauté européenne (et en Croatie). L'UICN notait en novembre 2007 que bien que huit espèces de requins et de raies aient été listées par quatre conventions internationales sur la conservation de la faune sauvage méditerranéenne, seules trois espèces ont été protégées. L'UICN a donc demandé : un moratoire sur la pêche en eau profonde, l'interdiction des filets dérivants, et une application des lois, des quotas et limites de prise de pêche pour les requins (et les raies) en Méditerranée.

La Commission européenne, reconnaissant le laxisme de l'Europe responsable de 56 % des importations mondiales de chair de requin et de 32 % des exportations, et notant que les États-membres n'ont pas honoré leur engagement à traduire dans les faits un plan d'action adopté aux Nations unies dix ans plus tôt, a produit en février 2009 un « plan d'action en faveur des requins » ; Les pêcheurs devront tenir à jour un registre des captures, respecter des quotas moins largement attribués et qui respectant mieux les recommandations des scientifiques. Le finning (rejet en mer de requins dont on a simplement coupé les nageoires), déjà théoriquement interdit en Europe, devrait être mieux contrôlé et verbalisé, y compris pour les pêcheurs européens pêchant hors des eaux européennes. Les requins capturés en prises accessoires devront être rejetés en mer, et localement, la pêche d'espèces jugées très vulnérables pourra être interdite. Les fonds de l'Atlantique nord-est (hautement prioritaires) bénéficieront d'un programme d'observation. Mais le plan ne sera applicable qu'après validation par le Parlement et le Conseil.

Différentes études[29],[30] démontrent une baisse alarmante des populations de requins, allant dans le golfe du Mexique jusqu'à 99% pour le requin longimane sur une période de seulement 50 ans. La taille et la masse moyenne des poisons pélagiques et des requins pêchés sont en très forte baisse[31] ce qui laisse penser que beaucoup de requins sont pêchés avant de pouvoir atteindre la maturité sexuelle et donc se reproduire. Shark Alliance, qui regroupe soixante ONG, réclame l'interdiction immédiate de tout prélèvement de nageoires en mer et des contrôles suffisants.

Danger pour l'homme ?

Article détaillé : Attaque de requin.
Carte des attaques depuis le XVIe siècle

Le nombre d'accidents causés par les requins est extrêmement faible : entre 57 et 78 attaques de requin non provoquées par an dans le monde entier[32]. Le plus grand nombre d'attaque ayant été 80 attaques sur toute l'année 2000.

Seules cinq espèces sont qualifiées de dangereuses compte tenu de leur taille et de leur régime alimentaire : le requin tigre (Galeocerdo cuvieri), le requin blanc (Carcharodon carcharias), le requin bouledogue (Carcharhinus leucas) le requin mako (Isurus oxyrinchus) et le requin longimane (Carcharhinus longimanus).

Le danger n'est pas forcément lié à une morsure, car un coup de queue peut aussi être très dangereux, comme de la part de mammifères marins (orque, baleine). De plus, du fait de sa rugosité, la peau du requin ainsi que les ailerons peuvent provoquer des blessures importantes par simple frôlement[33],[34].

Généralement, parmi les quelques dizaines d'attaques recensées tous les ans, seulement 4 ou 5 sont mortelles, dues principalement aux blessures traitées trop tard. En effet, lorsqu'un requin mord un homme, c'est la plupart du temps par accident. Le requin le confond avec sa proie habituelle : très souvent, il ne s'acharne pas dessus et préfère faire demi-tour. Aux États-Unis, seuls 10 décès par morsure de requin ont été rescencés entre 2001 et 2010, contre 263 victimes de chiens.

Mythes et réalités

Réputation

Gueule d'un grand requin blanc.

La tétralogie Les Dents de la mer (titre original : Jaws) a joué un grand rôle dans la mauvaise réputation qu'ont les requins auprès du public. Bien qu'il n'y ait pas d'erreur manifeste en matière de taille — le plus grand requin blanc identifié mesure 7,92 m[35] — et de comportement, l'accumulation des scènes voulues pour le scénario est en revanche non crédible et ne pourrait être le fait d'un seul requin. Pourtant dès le Moyen Âge cette réputation n'était plus à faire :

« Ce poisson mange les autres, il est très goulu, il dévore les hommes entiers, comme on a connu par expérience ; car à Nice et à Marseille on a autrefois pris des Lamies, dans l'estomac desquelles on a trouvé homme armé entier. »

— Guillaume Rondelet, L'histoire entière des poissons (1558)

Paradoxalement, la réputation du requin tient surtout à l'aspect exceptionnel et rare d'une attaque. En effet, l'éléphant, le crocodile, l'hippopotame ou le cobra[36]tuent des milliers de personnes chaque année dans le monde sans pour autant que cela soit médiatisé, en revanche une attaque ou même la seule présence d'un requin dans l'eau donne lieu à un article en bonne place dans les journaux. En fait, la raison de cette crainte est surtout liée à la perception psychologique, voire psychanalytique, des profondeurs sombres et inconnues des océans qui alimentent tous les fantasmes.

« Mangeur d'homme »

Watson et le requin, peint en 1778 par John Singleton Copley

Le requin est un prédateur, notamment spécialisé dans le nettoyage de cadavres et l'attaque d'animaux malades. Qualifier un requin de mangeur d'homme est impropre car son régime ne comprend qu'exceptionnellement des êtres humains. La majorité des rares attaques de requins sont du type mordu-relâché (ou morsure d'exploration) sans autre suite que les conséquences de l'unique morsure (qui peut être mutilante et fatale pour cause d'hémorragie).

Le plus souvent une attaque est liée à une erreur d'identification ou peut être motivée par la curiosité ; cette dernière hypothèse devenant de plus en plus crédible aux yeux de spécialistes du grand requin blanc comme R. Aidan Martin[37].

Un événement aussi spectaculaire qu'une attaque de requin a souvent une large couverture médiatique, alimentée par la recherche du sensationnel. C'est ce qui a amené George Burgess, spécialiste des requins du muséum d'histoire naturelle de Floride et responsable de la base de données mondiales des attaques de requins, à avancer, qu'il y aurait statistiquement plus de risque d'être tué en allant se baigner en Floride par une noix de coco qui tombe sur la tête que par un requin[38]. Le risque est également bien plus grand de se faire écraser par une voiture en traversant la rue.

Cancer et requin

Contrairement à ce qui est parfois avancé, les requins peuvent développer un cancer[39],[40]. Cependant, ils disposent de mécanismes biologiques particuliers qui semblent être très efficaces pour prévenir l'angiogénèse, c'est-à-dire la formation de petits vaisseaux qui irriguent les cellules cancéreuses. Les médicaments à base de cartilages de requin sont sujets à caution dans le milieu scientifique[41]. La squalamine, substance extraite de l'estomac du requin, pourrait être efficace dans le traitement des tumeurs cancéreuses. La squalamine affamerait les cellules cancéreuses en inhibant l'angiogénèse[42].

Utilisation des requins

La valeur des ailerons de requins pour la soupe d'ailerons de requin a conduit à une augmentation des captures de requins. Habituellement, seuls les ailerons sont prélevés, tandis que le reste du requin est jeté, le plus souvent dans la mer.

« Le requin, c'est comme le cochon, tout est bon ! »

— Bernard Séret, spécialiste des requins à l'IRD[43]

Outre l'utilisation de sa chair et de ses ailerons pour l'alimentation, le requin est entièrement exploitable. On peut citer en particulier l'huile de son foie qui est exploitée dans l'industrie pharmaceutique, dans les cosmétiques ou pour la lubrification de machines, sa peau qui après tannage est employée en maroquinerie, ses cartilages qui peuvent être transformés en gélatine, etc. Toutefois, la disproportion du prix d'achat entre les ailerons et les autres parties du corps fait qu'en pratique le requin n'est exploité quasiment que pour ses ailerons, le reste étant retourné à la mer pour ne pas encombrer les cales. Le cartilage des ailerons agrémente des soupes en Chine, et les dents y sont vendues comme souvenir.

Depuis quelques années se développe la plongée sans cage avec des requins en milieu tropical. Les requins sont alors, parfois, habitués à être nourris, une activité communément appelée feeding (de « to feed », « nourrir » en anglais). Des centaines de plongées sont organisées chaque jour dans le monde en compagnie essentiellement de requins de récif mais également à l'occasion en présence de requins tigres, de grands requins-marteaux ou encore de requins bouledogues. Cette activité, permet de démystifier le requin auprès des plongeurs et de l'observer en milieu naturel. Cet écotourisme rencontre un réel succès et participe pour une part importante à l'économie de pays comme l'Égypte, les Maldives ou encore la Polynésie française. C'est pourquoi des mesures interdisant ou limitant le prélèvement d'ailerons de requins ont été prises[44] sous la pression de l'industrie touristique et des plongeurs. Reste à savoir, sur le moyen terme, l'impact que peut avoir cet éco-tourisme. Habituer le requin à être nourri par la main de l'homme est aussi une manière de l'habituer à s'approcher des hommes. Sachant que le requin est un animal sauvage et qu'on ne peut l'apprivoiser, cet éco-tourisme pourrait être à double tranchant.

Symbolique

Homme-requin de Sossa Dede (vers 1890), statue symbolisant Béhanzin, dernier roi du Dahomey (musée du quai Branly)

Culture

Notes et références

  1. (en) R. Aidan Martin, 2007, (page consultée le 20 août 2007) Liste des espèces d'élasmobranches vivants répertoriées
  2. a et b Gilles Cuny, Les requins sont-ils des fossiles vivants ?, EDP Sciences, coll. « Bulles de sciences », 2002, (ISBN 2868835384), page 50
  3. Définitions de mer lexicographiques et de mer étymologiques de « Chien de mer » du CNRTL.
  4. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Requin » du CNRTL.
  5. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Squale » du CNRTL.
  6. Gilles Cuny, Les requins sont-ils des fossiles vivants ?, EDP Sciences, coll. « Bulles de sciences », 2002, (ISBN 2868835384), page 63
  7. Gilles Cuny, Les requins sont-ils des fossiles vivants ?, EDP Sciences, coll. « Bulles de sciences », 2002, (ISBN 2868835384), page 150
  8. Il y a eu une controverse entre les paléontologues et les biologistes quant à savoir si ce requin devait être Carcharocles megalodon ou bien Carcharodon megalodon, il semble que la première forme ait été retenue.
  9. Une polémique existe sur la date d'extinction, toutefois, l'extinction de l'espèce est une quasi-certitude.
  10. (en) Royal Society, 2006, (page consultée le 20 août 2007), The absence of sharks from abyssal regions of the world's oceans
  11. (en), R.H. Johnson, Sharks of tropical and temperate seas, Les éditions du Pacifique, 1978, (ISBN 9812041168), page 20
  12. Géry Van Grevelynghe, Alain Diringer, Bernard Séret, Tous les requins du monde, Délachaux et Niestlé, 1999, (ISBN 2603011480), page 175
  13. DEYNAT P.P., 2003 Les requins à fleur de peau. Apnéa, 153 : 12-13.
  14. (en) Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, 2006, document consulté le 21 septembre 2007, Assessment and status report on the blue shark prionace glauca, atlantic population, pacific population in Canada
  15. (en) BBC News, 2005, (page consultée le 20 août 2007), Great white's marathon sea trek
  16. (en)Sharks evolutive adaptations
  17. Anatomie et physiologie du requin
  18. R. Aidan, « (en) Biology of Sharks : "Smell and Taste" » sur ReefQuest Centre for Shark Research
  19. À l'exception du requin nourrice.
  20. (en) Jayne M. Gardiner & Jelle Atema, « The Function of Bilateral Odor Arrival Time Differences in Olfactory Orientation of Sharks », dans Current Biology, 10 juin 2010 [lien DOI] 
  21. (en) Nathan Scott Hart et coll, « Microspectrophotometric evidence for cone monochromacy in sharks », dans Naturwissenschaften, 2011 [lien DOI] 
  22. (en) Muséum d'histoire naturelle de Floride, département d'Ichtyologie, 2007, (page consultée le 20 août 2007), Shark Bite Leads To Reproduction Mystery
  23. (en) Muséum d'histoire naturelle de Floride, département d'Ichtyologie, 2007, (page consultée le 20 août 2007), Shark's Virgin Birth Stuns Scientists
  24. (en) Demian D. Chapman et al., 2007, (document consulté le 20 août 2007), Virgin Birth in a hammerhead shark
  25. Interview de Bernard Séret (chercheur de l’Institut de recherche pour le développement) par Paul Molga, Journal Les Echos, 2008 02 06, page 13
  26. Exemple filmé près de l'île d'Elbe d'un grand requin mort dans un filet de pêche
  27. a et b (en) The Future of Sharks: A Review of Action and Inaction, The Pew Charitable Trusts, le 27 janvier 2011
  28. (fr) AFP, Près de la moitié des requins et raies menacés d'extinction en Méditerranée, 2007, page consultée le 22 novembre 2007
  29. (en) Julia K. Baum & al., 2003, (page consultée le 20 août 2007), Collapse and Conservation of Shark Populations in the Northwest Atlantic (résumé)
  30. (en) Julia K. Baum, Ransom A. Myers, 2004, (page consultée le 20 août 2007), Shifting baselines and the decline of pelagic sharks in the Gulf of Mexico (résumé)
  31. (en) Peter Ward, Ransom A. Myers, 2005, (document consulté le 20 août 2007), Shifts in open-ocean fish communities coinciding with the commencement of commercial fishing
  32. (en) ISAF, 2007, (site consulté le 20 août 2007), International Shark Attack File
  33. Article Larousse - Requin sur larousse.fr. Consulté le 3 aout 2011. « la peau des requins extrêmement abrasive (...) autrefois utilisée comme toile émeri. »
  34. Marc Léopold, Poissons de mer de Guyane, Éditions Quæ, 2004, 216 p. (ISBN 9782844331359) [lire en ligne (page consultée le 3 aout 2011)], p. 36 
  35. Référence FishBase : espèce Carcharodon carcharias (Linnaeus, 1758) (en) (+ traduction (fr)) (+ noms vernaculaires 1 & 2)
  36. Pierre Aubry, 2007, (page consultée le 20 août 2007), Envenimations par les animaux terrestres
  37. (en) R. Aidan Martin, Field guide to the great white shark, ReefQuest Centre for Shark Research, 2003, (ISBN 0973239506), page 123
  38. (en) Daily University Science News, 2002, (page consultée le 21 août 2007), Falling Coconuts Kill More People Than Shark Attacks
  39. (en) R. Aidan Martin, (page consultée le 20 août 2007), Putting the Bite on Cancer
  40. (en) American Cancer Society, 2000, (page consultée le 20 août 2007), Sharks Get Cancer
  41. (en) BBC News, 2000, (page consultée le 20 août 2007), Shark cancer claims rubbished
  42. Supplément gratuit à Science et vie Junior no 203 août 2006, (ISSN 09925899), pages 20 à 21
  43. Bernard Séret, Les requins : questions et réponses, 1993, (document consulté le 21 août 2007), Institut de recherche pour le développement
  44. Arrêté 396/CM du 28 avril 2006 portant inscription des requins sur la liste des espèces protégées de la catégorie B et modifiant le code de l’environnement de la Polynésie française, (document consulté le 21 août 2007), Copie disponible sur le site de l'association Longitude 181

Annexes

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Bibliographie

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