Recyclage

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Recyclage
Depuis 1970, le ruban de Möbius est le logo universel des matériaux recyclables (à ne pas confondre, en Europe, avec le Point vert.)

Le recyclage est un procĂ©dĂ© de traitement des dĂ©chets (dĂ©chet industriel ou ordures mĂ©nagĂšres) qui permet de rĂ©introduire, dans le cycle de production d’un produit, des matĂ©riaux qui composaient un produit similaire arrivĂ© en fin de vie, ou des rĂ©sidus de fabrication. L’un des exemples qui illustre ce procĂ©dĂ© est celui de la fabrication de bouteilles neuves avec le verre de bouteilles usagĂ©es.

Le recyclage a deux consĂ©quences Ă©cologiques majeures :

  • la rĂ©duction du volume de dĂ©chets, et donc de la pollution qu’ils causeraient (certains matĂ©riaux mettent des dĂ©cennies, voire des siĂšcles, pour se dĂ©grader) ;
  • la prĂ©servation des ressources naturelles, puisque la matiĂšre recyclĂ©e est utilisĂ©e Ă  la place de celle qu’on aurait dĂ» extraire.

C’est une des activitĂ©s Ă©conomiques de la sociĂ©tĂ© de consommation. Certains procĂ©dĂ©s sont simples et bon marchĂ© mais, Ă  l’inverse, d’autres sont complexes, coĂ»teux et peu rentables. Dans ce domaine, les objectifs de l’écologie et ceux des consommateurs se rejoignent mais parfois divergent ; c’est alors le lĂ©gislateur qui intervient. Ainsi, en particulier depuis les annĂ©es 1970, le recyclage est une activitĂ© importante de l’économie et des conditions de vie des pays dĂ©veloppĂ©s.

Sommaire

Les 3 R

Bouteilles en plastique prĂȘtes pour le recyclage.
Article connexe : Trois R.

Le recyclage s’inscrit dans la stratĂ©gie de traitement des dĂ©chets dite des trois R : c'est-Ă -dire

  • RĂ©duire, regroupe les actions au niveau de la production pour rĂ©duire les tonnages d’objets (par exemple les emballages) susceptibles de finir en dĂ©chets.
  • RĂ©utiliser, regroupe les actions permettant de rĂ©employer un produit usagĂ© pour lui donner une deuxiĂšme vie, pour un usage identique ou diffĂ©rent.
  • Recycler, dĂ©signe l’ensemble des opĂ©rations de collecte et traitement des dĂ©chets permettant de rĂ©introduire dans un cycle de fabrication les matĂ©riaux qui constituaient le dĂ©chet.

Le recyclage apporte une contribution importante Ă  la baisse des quantitĂ©s de dĂ©chets Ă  stocker ou incinĂ©rer, mais il n’est pas suffisant pour contrer l’augmentation de la production des dĂ©chets, ou y suffit Ă  peine. Ainsi, dans le cas du QuĂ©bec, l’importante hausse du taux de recyclage, passant de 18 % Ă  42 % entre 1988 et 2002, est allĂ©e de pair avec une augmentation de la quantitĂ© de dĂ©chets Ă  Ă©liminer par habitant, passant de 640 Ă  870 kg/an/personne, du fait d’une augmentation de 50 % de la production par habitant durant cette mĂȘme pĂ©riode. En France, le volume de dĂ©chets a doublĂ© entre 1980 et 2005, pour atteindre 360 kg/an/personne.

Article dĂ©taillĂ© : Recyclage en France.

Pour lutter contre l’augmentation des dĂ©chets, le recyclage est donc nĂ©cessaire, mais il doit ĂȘtre inclus dans une dĂ©marche plus large.

Histoire

Depuis l'Ăąge de bronze

Le recyclage est utilisĂ© dĂšs l’ñge du bronze. À cette Ă©poque, les objets usagĂ©s en mĂ©tal sont fondus afin de rĂ©cupĂ©rer leur mĂ©tal pour la fabrication de nouveaux objets. Dans toutes les civilisations, l’art et la maniĂšre de « faire du neuf avec du vieux Â» existent. Par exemple, les vieux chiffons, puis les papiers et cartons, sont rĂ©cupĂ©rĂ©s pour faire de la pĂąte Ă  papier. La situation change avec le dĂ©veloppement progressif puis massif de l’industrialisation et de la consommation. La gestion des matiĂšres premiĂšres et des dĂ©chets devient peu Ă  peu de plus en plus difficile, les unes devenant trop rares et les autres trop envahissants.

Moderne

Ramasseurs de déchets dans un bidonville de Jakarta en Indonésie.

En 1970, le recyclage est mis en avant par des partisans de la dĂ©fense de l’environnement qui lancent le logo actuel pour marquer les produits recyclables et les produits issus de matĂ©riaux recyclĂ©s.

La situation Ă©volue progressivement. Les consommateurs se sensibilisent Ă  l’étiquette « produit recyclable Â» qui est reconnaissable grĂące au logo (Ă  ne pas confondre avec le Point vert qui, en Europe, atteste du paiement d’une taxe par le fabricant mais n’indique aucunement que le produit est recyclable).

Le recyclage se gĂ©nĂ©ralise dans l’industrie qui s’organise pour le favoriser. Le ramassage des dĂ©chets mĂ©nagers par rĂ©cupĂ©ration sĂ©lective se dĂ©veloppe afin de faciliter l’industrialisation du recyclage. Les gouvernements lĂ©gifĂšrent pour encadrer ces diverses activitĂ©s. Par exemple, en 2006, les pays dĂ©veloppĂ©s mettent en place un systĂšme d’achat de l’électricitĂ© produite par le traitement des dĂ©chets, telle que l’incinĂ©ration des ordures mĂ©nagĂšres.

Le recyclage suit cependant l’organisation mondiale de la consommation. La situation dans les pays dĂ©veloppĂ©s n’est pas celle des pays en dĂ©veloppement. Dans ces derniers, en l’absence de meilleur systĂšme, c’est la rĂ©cupĂ©ration informelle qui permet de recycler une partie des dĂ©chets.

Législation européenne relative aux déchets

Usine de traitement de déchets

En 2007, la production, le stockage, le traitement et le recyclage des déchets est désormais encadré en Europe par une législation de plus en plus élaborée.

L’incinĂ©ration des dĂ©chets dangereux est l’objet de la Directive no 2000/76/CE du Parlement europĂ©en et du Conseil du 4 dĂ©cembre 2000. Le stockage de dĂ©chets industriels spĂ©ciaux est dĂ©finie par la Directive no 1999/31/CE du 26 avril 1999 concernant la mise en dĂ©charge des dĂ©chets et la DĂ©cision de la Commission no 2000/532/CE du 3 mai 2000 ainsi que la DĂ©cision no 94/904/CE du Conseil Ă©tablissant une liste de dĂ©chets dangereux.

La qualitĂ© de l’air est quant Ă  elle protĂ©gĂ©e par le RĂšglement du Parlement europĂ©en et du Conseil CE 2037/2000 du 29 juin 2000 sur les substances qui appauvrissent la couche d’ozone, et par la DĂ©cision du Conseil du 25 avril 2002 qui est l’Approbation, au nom de la CommunautĂ© europĂ©enne, du protocole de Kyoto Ă  la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et l’exĂ©cution conjointe des engagements qui en dĂ©coulent.

Point de vue technique

Trois types de recyclage

Il existe trois grandes familles de techniques de recyclage : chimique, mĂ©canique et organique.

  • Le recyclage dit « chimique Â» utilise une rĂ©action chimique pour traiter les dĂ©chets, par exemple pour sĂ©parer certains composants.
  • Le recyclage dit « mĂ©canique Â» est la transformation des dĂ©chets Ă  l’aide d’une machine, par exemple pour broyer.
  • Le recyclage dit « organique Â» consiste, aprĂšs compostage ou fermentation, Ă  produire des engrais ou du carburant tel que le biogaz.

La chaĂźne du recyclage

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Commerce de rĂ©cupĂ©ration de mĂ©taux industriels et domestiques (Saint-Mathieu-de-BelƓil, QuĂ©bec).
Tapis roulant dans un centre de tri (RhĂŽne).
  • Étape 1 : Collecte de dĂ©chets

Les opérations de recyclage des déchets commencent par la collecte des déchets.

Dans les pays dĂ©veloppĂ©s, les ordures mĂ©nagĂšres sont gĂ©nĂ©ralement incinĂ©rĂ©es ou enfouies en centres d’enfouissement pour dĂ©chets non dangereux. Les dĂ©chets collectĂ©s pour le recyclage ne sont pas destinĂ©s Ă  l’enfouissement ni Ă  l’incinĂ©ration mais Ă  la transformation. La collecte s’organise en consĂ©quence.

La collecte sĂ©lective, dite aussi « sĂ©parative Â» et souvent appelĂ©e Ă  tort « tri sĂ©lectif Â»[1] est la forme la plus rĂ©pandue pour les dĂ©chets Ă  recycler. Le principe de la collecte sĂ©lective est le suivant : celui qui jette le dĂ©chet le trie lui-mĂȘme.

À la suite de la collecte, les dĂ©chets, triĂ©s ou non, sont envoyĂ©s dans un centre de tri oĂč diffĂ©rentes opĂ©rations mĂ©canisĂ©es permettent de les trier de maniĂšre Ă  optimiser les opĂ©rations de transformation. Un tri manuel, par des opĂ©rateurs devant un tapis roulant, complĂšte souvent ces opĂ©rations automatiques. Avant ce stade, le verre brisĂ© est systĂ©matiquement Ă©cartĂ© pour Ă©viter les risques de blessure.

  • Étape 2 : Transformation

Une fois triĂ©s, les dĂ©chets sont pris en charge par les usines de transformation. Ils sont intĂ©grĂ©s dans la chaĂźne de transformation qui leur est spĂ©cifique. Ils entrent dans la chaĂźne sous forme de dĂ©chets et en sortent sous forme de matiĂšre prĂȘte Ă  l’emploi.

  • Étape 3 : Commercialisation et consommation

Une fois transformées, les matiÚres premiÚres issues du recyclage sont utilisées pour la fabrication de produits neufs qui seront à leur tour proposés aux consommateurs.

En fin de vie, ces produits seront probablement jetĂ©s, et certains d’entre eux pourront ĂȘtre Ă  nouveau rĂ©cupĂ©rĂ©s et recyclĂ©s.

  • Exemple de recyclage pour le verre :

Tout savoir sur le recyclage du verre [1]

Recyclage des déchets

Eaux usées

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L’eau est un bien naturel qui est indispensable Ă  la vie et fortement consommĂ©, mais dont les ressources sont limitĂ©es. Dans les pays dĂ©veloppĂ©s, elle est recyclĂ©e et une part de l’eau consommĂ©e est issue d’eaux usĂ©es, assainies et redistribuĂ©es. La gestion de ce recyclage des eaux usĂ©es nĂ©cessite des infrastructures et une exploitation toutes deux lourdes, gĂ©nĂ©ralement confiĂ©es Ă  des entreprises spĂ©cialisĂ©es dans le traitement et la distribution d’eau ou au palier de gouvernement local.

Produit Procédé
Eau RĂ©cupĂ©rĂ©e et transportĂ©e par les rĂ©seaux d’égout.

TraitĂ©e dans des stations d’épuration pour ĂȘtre Ă  nouveau consommĂ©e.

DĂ©chets usuels inertes

Les déchets usuels inertes sont produits par les ménages et les industries. Ils forment la part la plus large des déchets recyclables. Ils sont souvent simples à collecter et à transformer. Ils sont peu dangereux. En revanche, ils représentent des volumes importants à transporter et à stocker.

Ferraille avant traitement et recyclage.









Produit Procédé
Acier Repris en l’état par des sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration de mĂ©taux.

Fabrication des piĂšces de moteur, des outils, des boĂźtes de conserveetc.

Aluminium Repris en l’état par des sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration de mĂ©taux.

Fabrication des canettes, du « papier » d’emballage, des constituants d’automobile (culasses, jantes, boĂźtes de vitesses, etc.)

Caoutchouc Repris en l’état par des sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration.

Les pneus hors d’usage sont utilisĂ©s pour produire des bacs Ă  fleurs, des trĂ©teaux, des panneaux d’insonorisation, des tuiles de revĂȘtement de sol, de l’asphalte caoutchoutĂ©e, etc.

Carton Repris en l’état par des sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration.

Fabrication d’autres types de papier et de carton.

Gravats Repris en l’état par des sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration.

Broyés sous forme de granulats employés à nouveau dans le secteur de bùtiment ou le secteur industriel.

Papier Repris en l’état par des sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration.

Fabrication d’autres types de papier et de carton, dalles pour faux-plafonds.

Plastique Repris en l’état par des sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration.

Fabrication de sacs, de rĂ©cipients et couvercles pour produits non alimentaires, de meubles de jardin, de vĂȘtements, de jouets, de mobilier urbain, de clĂŽtures, de tuyaux, de piĂšces d’automobile (pare-chocs, batteries
), d’élĂ©ments de signalisation routiĂšre, de cĂŽnes de voirie, etc.

À noter que depuis avril 2008, la rĂ©glementation europĂ©enne autorise, en production de matĂ©riaux pour contact alimentaire, l’emploi de matĂ©riau recyclĂ© qui a Ă©tĂ© au contact alimentaire. Une grande rigueur est imposĂ©e dans le tri et le procĂ©dĂ© de rĂ©gĂ©nĂ©ration.

Textile Repris en l’état par des sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration.

Fabrication de textile et de pĂąte Ă  papier.

Verre Repris en l’état par des sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration.

Refonte des articles en verre pour en faire des neufs.

Brique alimentaire Repris en l’état par des sociĂ©tĂ©s de rĂ©cupĂ©ration.

Les briques broyĂ©es (technique dite de pulpage), lavĂ©es, essorĂ©es et sĂ©chĂ©es, sont triĂ©es en papier / alu et PE. Le PE est transformĂ© en bidon, bouteille, tuyau, etc.

Équipement Ă©lectrique et Ă©lectronique Les appareils sont rĂ©cupĂ©rĂ©s, dĂ©mantelĂ©s, dĂ©chiquetĂ©s et broyĂ©s, au moyen d’une chaĂźne. Les fragments valorisables sont rĂ©cupĂ©rĂ©s sous forme de mĂ©taux ferreux, non-ferreux, cĂąbles, plastiques, etc.

DĂ©chets usuels non inertes

Les plus connus de ces dĂ©chets sont les huiles et les peintures. L’incinĂ©ration avec valorisation Ă©nergĂ©tique est un des procĂ©dĂ©s employĂ©s pour les recycler. Elle permet la production d’énergie et la destruction des dĂ©chets peu combustibles.

Incinérateur de déchets









Produit Procédé
Déchets liquides à composante minérale.

Tels que dĂ©chets de revĂȘtement de surface, boues rĂ©sultant du travail des mĂ©taux, dĂ©pollution d’eau, etc.

Traitement physico-chimique minĂ©ral : neutralisation des acides et des bases, transformation des produits toxiques solubles en composĂ©s insolubles prĂ©cipitĂ©s au sein de la solution, sĂ©paration des solides et des liquides par dĂ©cantation ou par filtre.
DĂ©chets liquides polyphasiques.

Tels que résidus de lavage et de dégraissage des cuves et des sols.

Traitement physico-chimique organique en deux Ă©tapes : sĂ©paration par dĂ©cantation et sĂ©chage par incinĂ©ration.
DĂ©chets organiques.

Tels que huile, peinture, vernisetc.

IncinĂ©ration avec valorisation Ă©nergĂ©tique : production d’énergie et destruction des dĂ©chets peu combustibles.

Avant rejet Ă  l’atmosphĂšre, les gaz restants sont traitĂ©s au charbon actif par adsorption, et neutralisĂ©s[2].

Déchets synthétiques.

Huile synthétique, produits de nettoyage des automobiles


IncinĂ©ration avec valorisation Ă©nergĂ©tique : production d’énergie et destruction des dĂ©chets peu combustibles.

DĂ©chets industriels dangereux

L’industrie produit une grande quantitĂ© de dĂ©chets dangereux.
Ce sont pour la plupart des produits comprenant des substances chimiques toxiques ou instables. Les dĂ©chets toxiques sont dangereux pour la santĂ© et pour l’environnement. La manipulation de dĂ©chets instables entraĂźne des risques d’accidents graves.

Transformateurs HT.
Produit Procédé
Boues de déchets industriels
Chauffage des dĂ©chets dans le but d’en rĂ©duire la masse et de valoriser les sous-produits. Il s’agit de techniques de sĂ©chage ou de sĂ©chage par incinĂ©ration en utilisant diffĂ©rentes techniques. Les gaz issus du sĂ©chage peuvent ĂȘtre recyclĂ©s comme source de chaleur dans le procĂ©dĂ© Ă  partir d’une chaudiĂšre. En fonction des rĂ©sidus obtenus par sĂ©chage, ceux-ci peuvent ĂȘtre stockĂ©s pour une utilisation ultĂ©rieure.
Déchets liquides biodégradables.

Tels que les eaux issues d’un traitement physicochimique, eaux de pollution accidentelle


Traitement biologique qui consiste Ă  transformer la matiĂšre organique en une boue par des moyens physiques. Les micro-organismes dĂ©gradent et assimilent certaines substances organiques par sĂ©crĂ©tion d’enzymes. La boue biologique est extraite de l’eau par dĂ©cantation ou flottation. Pour accĂ©lĂ©rer le processus de dĂ©pollution dans les procĂ©dĂ©s aĂ©robiques, on utilise un apport d’oxygĂšne (de l’air ambiant, ou pur) dans les bassins.
Hydrocarbures liquides.

Les hydrocarbures liquides sont en particulier des rĂ©sidus de nettoyage de fond de bac ou des concentrats huileux provenant d’opĂ©rations physico-chimiques (filtration, dĂ©cantation).

SĂ©paration de l’eau, des hydrocarbures et des sĂ©diments par des procĂ©dĂ©s physiques (dĂ©cantation, dĂ©bourbage, centrifugation, filtration).

Valorisation thermique des hydrocarbures récupérés.

Hydrocarbures solides.

Concerne les hydrocarbures pĂąteux et/ou solides tels que les dĂ©chets d’hydrocarbures issus de raffinerie et de dĂ©pĂŽts pĂ©troliers ;
ou tels que les dĂ©chets pĂ©troliers d’activitĂ©s portuaires : boues de station de dĂ©ballastage, boues de curage de bassins, dĂ©chets de marĂ©e noireetc.

Les dĂ©chets d’hydrocarbures sont mĂ©langĂ©s Ă  des rĂ©actifs neutralisants. Ce processus lent produit une sĂ©paration des hydrocarbures sous forme simple (CO2, H2O). CombinĂ©e avec des rĂ©actifs, cette matiĂšre sous forme physique homogĂšne devient stable, hydrophobe, olĂ©ophile et commode Ă  entreposer.

La matiÚre finale servira comme terre de recouvrement, absorbant oléophiles, ou incorporée aux enrobés routiers.

MĂ©taux.

Concerne les mĂ©taux tels que fĂ»ts, conteneurs, emballages lĂ©gers, mĂąchefers, sels d’argent de bains photographiques, etc.

Les fĂ»ts, conteneurs, emballages lĂ©gers (en fer blanc) qui ne sont pas rĂ©utilisĂ©s en l’état aprĂšs nettoyage sont compactĂ©s et transportĂ©s aux aciĂ©ries).

Les mĂąchefers, dĂ©polluĂ©s et ĂŽtĂ©s de tout Ă©lĂ©ment mĂ©tallique sont rĂ©utilisĂ©s par l’industrie mĂ©tallurgique.
Les sels d’argent sont stockĂ©s et transfĂ©rĂ©s dans un rĂ©acteur agitĂ©, pour prĂ©cipiter le sulfure d’argent. AprĂšs sĂ©paration, on obtient une boue qui sera calcinĂ©e pour la rĂ©cupĂ©ration de lingots d’argent.

PCB.

Les PCB ou polychlorobiphĂ©nyles sont des dĂ©rivĂ©s chimiques chlorĂ©s plus connus sous le nom commercial de « PyralĂšne Â»[3]. Les PCT (polychloroterphĂ©nyles) sont des produits proches[4].

IncinĂ©rĂ©s et dĂ©truits Ă  trĂšs haute tempĂ©rature dans des unitĂ©s spĂ©cifiques. Dans certaines unitĂ©s, le chlore contenu dans le PCB est recyclĂ© par incinĂ©ration, sous forme d’acide chlorhydrique.
PCB des transformateurs et condensateurs contenant du pyralÚne. Chaque appareil ou équipement est vidé de son contenu liquide, démonté, et traité suivant la nature des parties actives, noyaux, bobines, cuveetc.. AprÚs décontamination, le cuivre et le papier sont séparés et réemployés.
Solvants.

CĂ©tones, hydrocarbures aliphatiques, mĂ©thylbenzĂšne, esters, glycols et solvants chlorĂ©s (trichloroĂ©thane) issus d’activitĂ©s industrielles lĂ©gĂšres (ateliers de rĂ©paration automobile) ou lourdes (mĂ©tallurgie, construction automobile).

La régénération de solvants utilise la distillation simple, puis par distillation fractionnée sur colonne, pour séparer les différents constituants des solvants usés.

AprĂšs distillation, les solvants sont « sĂ©chĂ©s Â». L’eau rĂ©siduelle est extraite par fixation sur un support ne rĂ©agissant pas chimiquement avec le solvant.
Valorisation thermique des hydrocarbures récupérés.

Déchets toxiques en quantités dispersées

Certains déchets toxiques sont mélangés en faible quantité à des produits non polluants. Il est alors impossible de recycler ces produits sans les avoir débarrassés des déchets toxiques.

Nettoyage des plages polluées.






Produit Procédé
Lixiviat Valorisation du biogaz de dĂ©charge afin d’évaporer les lixiviats et d’oxyder thermiquement les vapeurs.

L’objectif est de proposer un traitement «zĂ©ro rejet liquide» et d’adapter une technique souple et susceptible de traiter tout type de lixiviats. Étapes de traitement :

  • combustion du biogaz par torchĂšre ;
  • rĂ©cupĂ©ration de l’énergie contenue dans les gaz ;
  • Ă©vaporation de l’eau ;
  • traitement par oxydation thermique des vapeurs issues de l’évaporation.
Pile alcaline et pile saline 1/ PrĂ©paration au traitement mĂ©canique. Le procĂ©dĂ© utilisĂ© est un procĂ©dĂ© hydromĂ©tallurgique (attaque chimique/traitement Ă  froid) qui permet une valorisation de 80 % des composants de la pile.

À la rĂ©ception des lots, les piles sont triĂ©es afin de sĂ©parer les piles salines et alcalines traitĂ©es sur place. Les autres modĂšles (piles boutons) sont dirigĂ©es vers des installations spĂ©cialisĂ©es. Les piles sont broyĂ©es afin d’obtenir un mĂ©lange, puis tamisĂ© pour sĂ©parer les poudres de charbon, de zinc, de manganĂšse, de potassium, de mercure, des autres parties plus denses. Ces derniĂšres sont dirigĂ©es vers un sĂ©parateur magnĂ©tique qui extrait la partie mĂ©tallique (fer) revendue Ă  l’industrie mĂ©tallurgique, et vers un sĂ©parateur Ă  courant de Foucault qui dissocie, le papier et le plastique, du cuivre et du zinc.
2/ PrĂ©paration au traitement chimique. La poudre de pile est attaquĂ©e Ă  l’acide sulfurique et le magma obtenu est filtrĂ© sur filtre presse. On obtient deux produits distincts : un rĂ©sidu carbonĂ© composĂ© de graphite et un liquide contenant des sulfates mixtes dissouts dans l’eau.
Le mercure est extrait de ce liquide sous forme mĂ©tallique Ă  une puretĂ© de 99 %, par un procĂ©dĂ© appelĂ© « cĂ©mentation Â», et est envoyĂ© ensuite en affinage. Le liquide purifiĂ© est neutralisĂ© puis concentrĂ© et Ă©vaporĂ© afin d’obtenir des sulfates de zinc et de manganĂšse en poudre, produits finis directement commercialisables. Le mercure, le zinc et le ferromanganĂšse sont extraits des piles et rĂ©utilisĂ©s dans la fabrication de nouveaux produits.

Sédiment provenant de marée noire

Sédiments provenant de marées noires tels que tout déchet ramassé sur une cÎte polluée en hydrocarbures.

Les déchets organiques sont lavés avec un solvant adapté, puis rincés. Le sable récupéré servira de sable de recouvrement, ou sera incorporé aux enrobés routiers. Les hydrocarbures extraits contribuent à la valorisation thermique et énergétique.
Sol pollué

Tel que les anciennes décharges.

Les techniques de traitement et de reconstitution des sites et sols pollués sont appliquées selon les polluants en présence, par forage, échantillonnage et analyse.
Tube fluorescent Les tubes en verre et les culots métalliques sont démontés, séparés, stockés dans des conteneurs spécifiques avant la phase de démercurisation. Le verre et les poudres sont récupérés et les parties métalliques sont cédées à des spécialistes du retraitement des métaux.

Impact du recyclage dans l'industrie

Source d'approvisionnement alternative

Le recyclage des dĂ©chets offre une source d’approvisionnement en matiĂšres premiĂšres alternative aux autres sources. Par exemple, le recyclage de fil de cuivre permet d’obtenir du cuivre auprĂšs des entreprises de recyclage et non des entreprises d’extraction.

Citons Ă©galement le recyclage en interne qui permet de mettre en place des filiĂšres de recyclage courtes. Ainsi, les fondeurs d’aluminium qui usinent les piĂšces gĂ©nĂšrent un volume de copeaux consĂ©quent (10 % du poids des piĂšces en moyenne). Ces copeaux, au lieu d’ĂȘtre revendus Ă  faible coĂ»t aux affineurs peuvent ĂȘtre recyclĂ©s en interne dans la fonderie aprĂšs compactage ou en vrac Ă  l’aide de fours de fusions spĂ©cifiques. Le recyclage offre aux entreprises les bĂ©nĂ©fices de la multiplicitĂ© des sources d’approvisionnements telles que la facilitĂ© de nĂ©gociation des prix d’achat ou la sĂ©curitĂ© des approvisionnements.

Création d'activités

Le recyclage est une activité économique à part entiÚre. Elle est le moyen de création de richesses pour les entreprises de ce secteur.

En thĂ©orie, presque tous les matĂ©riaux sont recyclables. En pratique, l’absence de filiĂšre rentable fait qu’ils ne sont pas tous recyclĂ©s. Ainsi, le recyclage est plus coĂ»teux pour des appareils Ă©lectroniques comme les ordinateurs, car il faut sĂ©parer les nombreux composants avant de les recycler dans d’autres filiĂšres. De plus, la crainte de rĂ©cupĂ©ration de donnĂ©es confidentielles freine l’envie de recycler les anciens ordinateurs dans les foyers ou entreprises. Dans un sondage, sur 110 responsables informatiques, 42 % ont dit que leur principal sujet de prĂ©occupation est la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es, contre 25 % pour l’environnement. 15 % ont reconnu jeter leur vieux matĂ©riel Ă  la poubelle[5].

CoĂ»t de main-d'Ɠuvre

Le recyclage suppose de trier les dĂ©chets en fonction du mode de recyclage auquel chacun d’eux sera soumis. Ceci exige une main-d’Ɠuvre abondante, mĂȘme lorsqu’un tri sĂ©lectif est effectuĂ© en amont par la population. En effet, il arrive qu’un second tri soit nĂ©cessaire dans un centre d’affinage pour Ă©liminer les erreurs de tri et les impuretĂ©s qui pourraient compromettre le recyclage (c’est le cas du plastique et du verre).

La collecte sĂ©lective elle-mĂȘme exige la mise Ă  disposition des mĂ©nages de bacs spĂ©ciaux et emploie plus de personnes qu’une collecte simple.

La plupart de ces coĂ»ts supplĂ©mentaires sont Ă  la charge de la collectivitĂ© (en France, par exemple, c’est au niveau de la commune ou de la communautĂ© de communes que cela est gĂ©rĂ©). Les impĂŽts locaux en tiennent compte, mais d’autres sources de financement existent : l’écotaxe et le point vert sur les emballages.

Conséquences sur les produits issus du recyclage

Pour certains types de produits, la qualitĂ© de la matiĂšre premiĂšre est altĂ©rĂ©e par l’opĂ©ration de rĂ©cupĂ©ration de celle-ci dans les produits recyclĂ©s. Par exemple :

  • le recyclage du papier donne des fibres de papier plus courtes et un papier de moins bonne qualitĂ© (ce qui ne permet qu’une dizaine de recyclages successifs) ;
  • le recyclage de certaines matiĂšres plastiques contaminĂ©es par des polluants ne permet plus de les utiliser pour en faire des emballages alimentaires ;
  • un des problĂšmes du recyclage du verre est le dĂ©pĂŽt, au fond des fours, des verres de type Pyrex qui ont un point de fusion diffĂ©rent du verre ordinaire. Ces dĂ©pĂŽts abĂźment les fours.

Cependant, pour la plupart des matiÚres premiÚres contenues dans les déchets (métaux, verre, certains plastiques), les qualités sont conservées au travers du processus de recyclage, permettant un recyclage quasi illimité de celles-ci.

NĂ©anmoins, la chimie intervient de plus en plus dans la fabrication de matĂ©riaux issus du recyclage. Les produits qui en rĂ©sultent ont des caractĂ©ristiques de durabilitĂ© et de rĂ©sistance qui peuvent mĂȘme ĂȘtre supĂ©rieures Ă  celles de certains matĂ©riaux naturels. Ainsi, on voit des maisons bĂąties avec des dĂ©rivĂ©s du recyclage du bois, mĂ©langĂ©s ou recouverts par des rĂ©sines polyurĂ©thanes ou autres. Le rĂ©sultat est surprenant, donnant une rĂ©sistance aux intempĂ©ries et aux U.V. supĂ©rieure Ă  celle du bois. Il en va de mĂȘme pour le papier recyclĂ©, dont la pĂąte dĂ©sencrĂ©e et mĂ©langĂ©e Ă  certains produits chimiques donne un matĂ©riau trĂšs rĂ©sistant, utilisĂ© par exemple dans la fabrication de mobilier urbain. Dans ce dernier domaine, de plus en plus de fabricants utilisent des matĂ©riaux issus du recyclage.

Impacts du recyclage sur l'environnement

Protection des richesses naturelles

Station de tri sélectif.

Les bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques et environnementaux du recyclage sont considĂ©rables : il permet de protĂ©ger les ressources, de rĂ©duire les dĂ©chets, de crĂ©er des emplois, de protĂ©ger la nature et d’économiser les matiĂšres premiĂšres.

Le recyclage permet de rĂ©duire l’extraction de matiĂšres premiĂšres :

  • l’acier recyclĂ© permet d’économiser du minerai de fer ;
  • chaque tonne de matiĂšre plastique recyclĂ©e permet d’économiser 700 kg de pĂ©trole brut ;
  • le recyclage de 1 kg d’aluminium peut Ă©conomiser environ 8 kg de bauxite, 4 kg de produits chimiques et 14 kWh d’électricitĂ© ;
  • l’aluminium est recyclable Ă  100 % ; 1 kg d’aluminium donne 1 kg d’aluminium (aprĂšs avoir Ă©tĂ© fondu) ;
  • chaque tonne de carton recyclĂ© fait Ă©conomiser 2,5 tonnes de bois ;[rĂ©f. souhaitĂ©e]
  • chaque feuille de papier recyclĂ© fait Ă©conomiser 1 l d’eau et 2,5 W d’électricitĂ© en plus de 15 g de bois.[rĂ©f. souhaitĂ©e]

Écobilan

De nombreux critĂšres sont Ă  prendre en compte pour juger de la pertinence du recyclage et Ă©tablir ce que l’on appelle l’écobilan. C’est pour cela qu’en France, les pots de yaourt, par exemple, ne sont pas acceptĂ©s par la collecte sĂ©lective : il n’y a pas assez de matiĂšre Ă  rĂ©cupĂ©rer pour rentabiliser le recyclage, il faudrait trop d’eau ou de vapeur pour les dĂ©barrasser des rĂ©sidus alimentaires, gras ou sucrĂ©s. Au QuĂ©bec cependant, ils sont recyclĂ©s. Il faut donc se poser les questions suivantes :

  • Comment la collecte est-elle organisĂ©e ? Quelle Ă©nergie nĂ©cessite-t-elle ?
  • La technique de recyclage est-elle plus Ă©conome en matiĂšre et en Ă©nergie que la fabrication de la matiĂšre premiĂšre ?
  • Les dĂ©bouchĂ©s sont-ils rentables ?

Si on prend l’exemple du papier recyclĂ©, on constate que pour Ă©liminer l’encre au moment du recyclage, on utilise du chlore, un blanchissant trĂšs polluant pour nos riviĂšres et qui se dĂ©grade difficilement. Le papier « gris Â» (peu dĂ©sencrĂ©) nĂ©cessite moins de chlore, mais n’est pas toujours adaptĂ© aux utilisations courantes. L’idĂ©al est d’utiliser des feuilles de plus faible grammage. Du papier Ă  60 g/m2 convient parfaitement pour des imprimantes classiques et en plus cela rĂ©duit le poids de son transport, donc la consommation de pĂ©trole.

Le recyclage du verre pose aussi des problĂšmes, car il est lourd et nĂ©cessite donc beaucoup de carburant pour son transport. Il faut en outre le fondre Ă  1 550 Â°C pour le recycler. L’idĂ©al serait de privilĂ©gier le systĂšme des consignes, mais les industriels rechignent Ă  organiser des rĂ©cupĂ©rations non rentables d’un point de vue commercial.

D’un autre cĂŽtĂ©, la consigne des bouteilles ou des pots en verre demande Ă©galement beaucoup de logistique (transport des bouteilles de maniĂšre Ă  ne pas les casser, tri par type de bouteille
) et de nettoyage avant leur rĂ©emploi. L’écobilan est donc peu aisĂ© Ă  Ă©tablir.

La mĂ©thode la moins polluante consiste en tout Ă©tat de cause Ă  produire le moins de dĂ©chets possibles (recyclables ou non) et de privilĂ©gier les circuits courts (achats de produits locaux), compatibles avec l’idĂ©e de rĂ©utilisation. Le tri des dĂ©chets, et donc leur recyclage, n’interviendra qu’aprĂšs Ă©puisement de ces solutions.

Les installations de traitement des dĂ©chets rĂ©siduels ultimes vouĂ©es Ă  la valorisation Ă©nergĂ©tique sont peu satisfaisantes car, mĂȘme si elles sont Ă©quipĂ©es de filtres, elles produisent des volumes considĂ©rables de rejets gazeux, liquides et solides dispersĂ©s ensuite dans l’environnement. Ces rejets contiennent notamment des « mĂ©taux lourds », des dioxines, des COV (ComposĂ© organique volatil), du mĂ©thane et du CO2.
Au lieu de rejeter du mĂ©thane qui contribue fortement au rĂ©chauffement de la planĂšte, on prĂ©fĂšre gĂ©nĂ©ralement le brĂ»ler dans une torchĂšre, ou, mieux, le valoriser en chaudiĂšre ou moteur pour produire de la chaleur ou de l’électricitĂ©. On ne rejette alors que le gaz de combustion contenant principalement du CO2 dont l’impact est moindre que celui du mĂ©thane, cela contribue donc, selon les connaissances actuelles, Ă  prĂ©server quelque peu la planĂšte, au prix d’un investissement plus Ă©levĂ©.

Recyclage au bénéfice d'associations humanitaires

En France, plusieurs associations sans rapport avec les dĂ©chets se sont diversifiĂ©es, ou ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es, pour participer Ă  la collecte et au recyclage de matĂ©riaux ou d’objets, afin d’en tirer des sources de financement pour des actions d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et pour leur fonctionnement courant.

La premiÚre en date a été la Ligue nationale contre le cancer, avec le recyclage du verre aprÚs le choc pétrolier de 1973.

Depuis les annĂ©es 2000, d’autres associations ont pris en charge la collecte de bouchons, notamment en plastique (Ă  l’époque ceux-ci n’étaient pas encore exploitĂ©s par les filiĂšres des collectivitĂ©s locales) mais aussi en liĂšge. Des points de collecte sont installĂ©s dans des magasins de proximitĂ© et des enseignes de grande distribution, mais aussi dans des Ă©coles, des entreprises
 Les bouchons sont collectĂ©s puis triĂ©s par des bĂ©nĂ©voles. Ils sont ensuite revendus Ă  un recycleur qui les incorpore Ă  de la matiĂšre neuve pour fabriquer par exemple des palettes en plastique[6].

La plus grande partie des recettes est utilisée pour offrir des équipements sportifs à des personnes handicapées, ou versée à des instituts de recherche médicale.

Recyclage par pays

Aux États-Unis, l’industrie du recyclage reprĂ©sente 236 milliards de dollars, 1,1 million de salariĂ©s et 56 000 entreprises[7]. Barack Obama instaure une journĂ©e du recyclage (America Recycles Day) le 15 novembre 2009[7]. En avril 2009, RecycleBank a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e par l’ONU (Champion of the Earth by the United Nations Environment Program)[8]. Elle sert plus d’un million de personnes dans vingt États amĂ©ricains et s’est implantĂ©e au Royaume-Uni[8]. En Ă©change du tri des dĂ©chets, les mĂ©nages reçoivent des bons d’achat. Une partie des bĂ©nĂ©fices sert Ă  financer un programme Ă©ducatif afin de sensibiliser les Ă©lĂšves au tri des dĂ©chets.

Notes et références

  1. ↑ « Tri sĂ©lectif Â» est une tautologie car, par dĂ©finition, Trier, c’est SĂ©lectionner, et inversement.
  2. ↑ Directive 94/67/CE du 16 dĂ©cembre 1994 relative Ă  l’incinĂ©ration de dĂ©chets dangereux.
  3. ↑ Arochlor (marque dĂ©posĂ©e par Monsanto), Ugilec ou Askarel.
  4. ↑ En Europe, l’utilisation des PCB est interdite depuis 1979 et, en France, elle l’est depuis le dĂ©cret du 2 fĂ©vrier 1987.
  5. ↑ Étude de 2009, rĂ©alisĂ©e par l’agence amĂ©ricaine Osterman Research pour la sociĂ©tĂ© Converge.
  6. ↑ http://bouchons14.free.fr/Pages/recyclage.htm
  7. ↑ a et b (en) Presidential Proclamation - America Recycles Day, The White House. ConsultĂ© le 28 novembre 2009.
  8. ↑ a et b (en) Ron Gonen, « About us Â», RecycleBank. ConsultĂ© le 13 janvier 2010.

Voir aussi

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Video: Recyclage Ă  Milan 1939 http://www.youtube.com/watch?v=oFNP42LhlGA

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