Raz De Marée

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Raz De Marée

Tsunami

Un tsunami[1] (raz de mar√©e en fran√ßais) est une onde provoqu√©e par un mouvement rapide d'un grand volume d'eau (oc√©an ou mer). Ce mouvement est en g√©n√©ral d√Ľ √† un s√©isme, une √©ruption volcanique sous-marine de type explosif ou bien un glissement de terrain sous-marin de grande ampleur. Un impact m√©t√©oritique peut aussi en √™tre la cause, de m√™me qu'une explosion atomique sous-marine. Ainsi, contrairement aux vagues, un tsunami n'est pas cr√©√© par le vent.

Bien que les tsunamis puissent atteindre une vitesse de 800 km/h quand le fond de l'oc√©an est profond, ils sont imperceptibles au large car leur amplitude y d√©passe rarement le m√®tre pour une p√©riode (temps entre deux vagues successives) de plusieurs minutes √† plusieurs heures ; il ne faut donc pas les confondre avec les vagues sc√©l√©rates qui provoquent des naufrages en haute mer. En revanche, ils peuvent provoquer d'√©normes d√©g√Ęts sur les c√ītes o√Ļ ils se manifestent par :

  • une baisse du niveau de l'eau et un recul de la mer dans les quelques minutes qui les pr√©c√®dent ;
  • un raz-de-mar√©e, √† savoir une √©l√©vation rapide du niveau des eaux d'un √† plusieurs dizaines de m√®tres provoquant un courant puissant capable de p√©n√©trer profond√©ment √† l'int√©rieur des terres lorsque le relief est plat. La vague (d'une hauteur pouvant atteindre 60 m√®tres de haut - cela d√©pend de divers param√®tres, principalement d'ordre g√©om√©trique : bathym√©trie, pr√©sence d'une baie, d'une rivi√®re, etc.) ralentit pr√®s des c√ītes et prend de la hauteur. Ensuite, elle peut tout d√©vaster sur plusieurs kilom√®tres.

Dans certains cas assez rares, le tsunami peut prendre la forme d'une vague d√©ferlante ou, sur un fleuve, d'un mascaret. 75 % des tsunamis se produisent dans l'oc√©an Pacifique, la plupart des autres dans l‚Äôoc√©an Indien, en raison de la plus forte activit√© tectonique et sismique.

En fonction de l'intensit√© de l'action m√©canique qui les g√©n√®re et de la g√©om√©trie de l'oc√©an, ils se propagent sur des milliers voire une dizaine de milliers de kilom√®tres et peuvent toucher plusieurs continents, dans des zones o√Ļ le s√©isme ou l'√©ruption volcanique n'ont pas √©t√© d√©tect√©s. Lors d'un fort tremblement de terre en zone c√īti√®re, ils sont g√©n√©ralement plus meurtriers et destructeurs que la secousse elle-m√™me.

Sommaire

√Čtymologie

La grande vague de Kanagawa (The Great Wave of Kanagawa, Á•ěŚ•ąŚ∑Ěś≤ĖśĶ™Ť£Ź, Kanagawa oki nami ura).
Gravure sur bois polychrome par Katsushika Hokusai (vers 1831), Trente-six vues du mont Fuji

Le terme tsunami (kanji : śī•ś≥Ę) est un mot japonais compos√© de tsu (śī•), ¬ę port ¬Ľ, ¬ę gu√© ¬Ľ, et de nami (ś≥Ę), ¬ę vague ¬Ľ ; il signifie litt√©ralement ¬ę vague portuaire ¬Ľ. Elle fut nomm√©e ainsi par les p√™cheurs qui, n'ayant rien per√ßu d'anormal au large, retrouvaient leur ville portuaire ravag√©e. Le mot est francis√©, il prend donc un s au pluriel (des tsunamis).

Dans l'expression ¬ę raz-de-mar√©e ¬Ľ, le terme ¬ę raz ¬Ľ d√©signe un courant rapide. C'est un mot d'origine viking qui a √©t√© import√© lors de l'invasion de la Normandie, puis est pass√© dans le breton avant de passer dans le fran√ßais. Il a √©galement donn√© le nom √† la Pointe du Raz, et le mot anglais race (course), qui √©voque √©galement la rapidit√©, a la m√™me √©tymologie [2].

Le raz-de-mar√©e est un ph√©nom√®ne qui n'a rien √† voir avec les mar√©es, qui sont provoqu√©es par l'attraction de la lune et du soleil ; le raz-de-mar√©e est provoqu√© par des √©v√©nements d'origine terrestre. L'association avec les mar√©es fait r√©f√©rence √† son apparence, comme une crue extr√™mement rapide du niveau de la mer, plut√īt que comme une vague g√©ante. Par ailleurs, ce terme reste impr√©cis car il ne pr√©juge pas de l'origine sismique du ph√©nom√®ne : le passage d'un ouragan peut √©galement √©lever le niveau de l'eau d'un √† deux m√®tres et provoquer des inondations similaires (exemple, l'ouragan Katrina √† la Nouvelle-Orl√©ans); certaines baies ou certains ports ayant une configuration particuli√®re peuvent r√©agir au passage d'une d√©pression en se vidant et/ou en se remplissant rapidement : on parlera d'un tsunami m√©t√©orologique, ph√©nom√®ne assez fr√©quent en M√©diterran√©e (Bal√©ares, mer Adriatique) qui peut entra√ģner des d√©g√Ęts.

Pour √©viter l'association fausse avec les mar√©es et pallier l'impr√©cision du terme ¬ę raz-de-mar√©e ¬Ľ, les scientifiques pr√©f√®rent le mot tsunami, officialis√© en 1963[r√©f. n√©cessaire]. Le terme est pass√© par ailleurs dans la langue courante en 1915.[3]

Création, propagation et déferlement

Fig. 1 - Vie d'un tsunami : cr√©ation par un s√©isme, propagation et d√©ferlement sur les c√ītes

Un tsunami est cr√©√© lorsqu'une grande masse d'eau est d√©plac√©e. Cela peut √™tre le cas lors d'un s√©isme important, d'une magnitude de 7 ou plus, lorsque le niveau du plancher oc√©anique le long d'une faille s'abaisse ou s'√©l√®ve brutalement (voir Fig. 1), lors d'un glissement de terrain c√ītier ou sous-marin, ou lors d'un impact par une m√©t√©orite. Il est notable qu'un fort s√©isme ne produit pas n√©cessairement un tsunami : tout d√©pend de la mani√®re dont se modifie le niveau du plancher oc√©anique aux alentours de la faille et dont la d√©formation est transmise √† la colonne d'eau.

Le mouvement de l'eau provoque un mouvement de grande longueur d'onde (g√©n√©ralement quelques centaines de kilom√®tres) et de grande p√©riode (quelques dizaines de minutes). Lorsque la cause du tsunami a lieu pr√®s d'une c√īte, celle-ci peut √™tre atteinte en moins d'une heure ; on parle alors de tsunami local.

Certains tsunamis sont capables de se propager sur des distances de plusieurs milliers de kilom√®tres et d'atteindre l'ensemble des c√ītes d'un oc√©an en moins d'une journ√©e. Ces tsunamis de grande √©tendue sont g√©n√©ralement d'origine tectonique, car les glissements de terrain et les explosions volcaniques produisent g√©n√©ralement des ondes de plus courte longueur d'onde qui se dissipent rapidement : on parlera de dispersion des ondes.

Ce n'est pas principalement la hauteur du tsunami qui en fait sa force destructrice, mais la dur√©e de l'√©l√©vation du niveau de l'eau et la quantit√© d'eau d√©plac√©e √† son passage : si des vagues de plusieurs m√®tres de hauteur, voire d'une dizaine de m√®tres, sont l√©gion sur les c√ītes de l'oc√©an Pacifique, elles ne transportent pas assez d'eau pour p√©n√©trer dans les terres. Au contraire, un tsunami d'une hauteur d'un ou deux m√®tres peut s'av√©rer ravageur, car la quantit√© d'eau qu'il transporte lui permet de d√©ferler jusqu‚Äô√† plusieurs centaines de m√®tres √† l'int√©rieur des terres si le relief est plat et sans obstacles naturels (arbres, par exemple). On peut voir le ph√©nom√®ne sous un autre angle : une vague classique, d'une p√©riode d'au plus une minute, n'√©l√®ve pas le niveau de l'eau suffisamment longtemps pour qu'elle p√©n√®tre profond√©ment, tandis que le niveau des eaux s'√©l√®ve au-dessus de son niveau normal pendant 5 √† 30 minutes lors du passage d'un tsunami.

Dangers liés

Les dangers liés aux tsunamis sont dus à l'inondation qui en résulte, à la force du courant qu'ils engendrent tant lors du flux que du reflux et à sa capacité à happer les personnes au large.

Pertes humaines

Gens fuyant, √† l'approche d'un tsunami, √† Hilo (Hawaii), le 1er avril 1946.

Les victimes emport√©es par un tsunami peuvent recevoir divers coups par les objets charri√©s (morceaux d'habitations d√©truites, bateaux, voitures, etc.) ou √™tre projet√©es violemment contre des objets terrestres (mobilier urbain, arbres, etc.) : ces coups peuvent √™tre mortels ou provoquer une perte des capacit√©s, perte menant √† la noyade. Certaines victimes peuvent aussi √™tre pi√©g√©es sous les d√©combres d'habitations. Enfin, le reflux du raz-de-mar√©e est capable d'emmener des personnes au large, o√Ļ elles d√©rivent et, sans secours, meurent de noyade par √©puisement ou de soif.

Dans les jours et les semaines suivant l'événement, le bilan peut s'alourdir, en particulier dans les pays pauvres. L'après-tsunami peut être plus mortel que la vague elle-même. Les maladies liées à la putréfaction de cadavres, à la contamination de l'eau potable et à la péremption des aliments sont susceptibles de faire leur apparition. La faim peut survenir en cas de destruction des récoltes et des stocks alimentaires.

Pour exemple, le Tsunami du 26 d√©cembre 2004 a fait plus de 200 000 morts[4].

D√©g√Ęts

Train renversé par le tsunami du 26 décembre 2004 au Sri Lanka.

Les tsunamis sont susceptibles de d√©truire habitations, infrastructures et flore en raison :

  • du fort courant qui emporte les structures peu ancr√©es dans le sol (voir la photo ci-contre) ;
  • de l'inondation qui fragilise les fondations des habitations, parfois d√©j√† atteintes par le tremblement de terre pr√©c√©dant le raz-de-mar√©e ;
  • de d√©gradations dues aux chocs d'objets charri√©s √† grande vitesse par la crue.

De plus, dans les r√©gions plates, la stagnation d'eaux maritimes saum√Ętres peut porter un coup fatal √† la faune et √† la flore c√īti√®res, ainsi qu'aux r√©coltes. Sur les c√ītes sableuses ou mar√©cageuses, le profil du rivage peut √™tre modifi√© par la vague et une partie des terres, immerg√©es.

  • des pollutions induites par la destruction d'installations dangereuses et de dispersion de toxiques, de pathog√®nes √† partir de ces installations (usines, d√©charges sous-marines..) ou par dispersion de s√©diments pollu√©s (estuaires, ports, en aval d'√©missaires industriels, d√©charges sous-marines ou littorales). Lors du Tsunami du 26 d√©cembre 2004, un d√©p√īt de munitions immerg√©es a par exemple √©t√© dispers√© sur les fonds marins sur de grandes distances. Il existe plusieurs centaines de d√©charges sous-marines dans le monde, contenant notamment des d√©chets nucl√©aires et des d√©chets militaires ou industriels hautement toxiques.

Les récifs coralliens peuvent également être disloqués et mis à mal par le tsunami lui-même et par la turbidité de l'eau qui peut s'ensuivre les semaines suivantes, ainsi que par les polluants (engrais, pesticides..) que l'eau a pu ramener.

Prévention

La pr√©sence d'un syst√®me d'alerte permettant d'alerter la population quelques heures avant la survenue d'un tsunami, la sensibilisation des populations c√īti√®res aux risques et aux gestes de survie, et la s√©curisation de l'habitat permettent de sauver la plupart des vies humaines.

Au Japon, habitu√© √† ce genre de catastrophes, les Japonais ont pris des pr√©cautions syst√©matiques. Ils ont mis en place un syst√®me dot√© d'ordinateurs tr√®s performants, syst√®me qui peut d√©tecter la formation d'un raz-de-mar√©e, en d√©duire la hauteur des vagues ainsi que la vitesse de leur propagation et le moment o√Ļ les vagues atteindront les c√ītes gr√Ęce √† l'√©picentre et √† la magnitude du s√©isme. Ils transmettent aussi ces donn√©es aux pays du Pacifique, m√™me √† leurs concurrents, contrairement √† la surveillance de l'oc√©an Indien[5].

Système d'alerte

Il suffit g√©n√©ralement de s'√©loigner de quelques centaines de m√®tres √† quelques kilom√®tres des c√ītes ou d'atteindre un promontoire de quelques m√®tres √† quelques dizaines de m√®tres pour √™tre √©pargn√©. La mise √† l'abri ne prend donc que quelques minutes √† un quart d'heure, aussi un syst√®me d'alerte au tsunami permet-il d'√©viter la plupart des pertes humaines.

Un syst√®me de bou√©es adapt√©es √† la r√©ception des mouvements (capteurs de pression dispos√©s sur les fonds oc√©aniques) peut √™tre install√© le long des c√ītes et ainsi pr√©venir du danger.

Un dispositif de surveillance et d'alerte, utilisant une maille de sondes suboc√©aniques et traquant les s√©ismes potentiellement d√©clencheurs de tsunamis, permet d'alerter les populations et les plagistes de l'arriv√©e d'un tsunami dans les pays donnant sur l'oc√©an Pacifique : le Centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique, bas√© sur la plage d'Ewa √† Hawaii, non loin d'Honolulu.

Sécurisation de l'habitat

√Ä Hawaii, o√Ļ le ph√©nom√®ne est fr√©quent, les r√®glements d'urbanisme imposent que les constructions proches du rivage soient b√Ęties sur pilotis.

√Ä Mal√©, la capitale des Maldives, une rang√©e de t√©trapodes en b√©ton d√©passant de 3 m√®tres le niveau de la mer est pr√©vue pour diminuer l'impact des tsunamis.

Sensibilisation

Panneau de pr√©vention des tsunami en Alaska, √Čtats-Unis

La sensibilisation au ph√©nom√®ne et √† ses dangers est √©galement un facteur d√©terminant pour sauver des vies humaines, car toutes les c√ītes ne poss√®dent pas de syst√®me d'alarme - les c√ītes des Oc√©ans Atlantique et Indien en sont notamment d√©pourvues. De plus, certains tsunamis ne peuvent √™tre d√©tect√©s √† temps (tsunamis locaux).

Deux indices annon√ßant la survenue possible d'un tsunami sont √† reconna√ģtre et impliquent qu'il faut se rendre en lieu s√Ľr :

  • retrait rapide et inattendu de la mer, car il annonce la survenue d'un tsunami ;
  • tremblement de terre, m√™me de faible densit√©, car il peut s'agir d'un s√©isme majeur distant provoquant un tsunami.

Si l'on est surpris par le tsunami, grimper sur le toit d'une habitation ou la cime d'un arbre solide, tenter de s'accrocher √† un objet flottant que le tsunami charrie sont des solutions de dernier recours. En aucun cas, il n'est s√Ľr de revenir aupr√®s des c√ītes dans les heures suivant le tsunami car celui-ci peut √™tre compos√© de plusieurs vagues espac√©es de quelques dizaines de minutes √† plusieurs heures.

Sources : voir Bibliographie th√©matique : pr√©vention.

Les barrières naturelles

Un rapport publi√© par le PNUE sugg√®re que le tsunami du 26 d√©cembre 2004 a caus√© moins de d√©g√Ęts dans les zones o√Ļ des barri√®res naturelles, telles que les mangroves, les r√©cifs coralliens ou la v√©g√©tation c√īti√®re, √©taient pr√©sentes.

Fréquence et localisation du phénomène

Au XXe si√®cle, dix tsunamis par an furent enregistr√©s, dont un et demi par an a provoqu√© des d√©g√Ęts ou des pertes humaines. Sur cette p√©riode d'un si√®cle, sept provoqu√®rent plus d'un millier de morts, soit moins d'un tous les dix ans.

80% des tsunamis enregistr√©s le sont dans l'oc√©an Pacifique ; parmi les huit tsunamis ayant caus√© plus d'un millier de victimes depuis 1900, seul le tsunami du 26 d√©cembre 2004 n'a pas eu lieu dans l'oc√©an Pacifique.

Sources : voir Bibliographie th√©matique : statistiques sur les tsunamis.

Caractéristiques physiques

Propagation en haute mer

Fig. 2 - Mouvement d'une particule d'eau lors du passage d'un tsunami en haute mer. Le mouvement des particules et l'amplitude du tsunami sont exagérés pour rendre le graphique lisible.

En pleine mer, le tsunami se comporte comme la houle : c'est une onde √† propagation elliptique, c'est-√†-dire que les particules d'eau sont anim√©es d'un mouvement elliptique √† son passage. Il n'y a (presque) pas de d√©placement global de l'eau, une particule retrouve sa position initiale apr√®s le passage du tsunami. La figure 2 illustre le d√©placement des particules d'eau au passage de la vague.

Mais, contrairement √† la houle, le tsunami provoque une oscillation de l'eau aussi bien en surface (un objet flottant est anim√© d'un mouvement elliptique √† son passage, cf. point rouge du haut sur la Fig. 2) qu'en profondeur (l'eau est anim√©e d'une oscillation horizontale dans le sens de la propagation de l'onde, voir le point rouge du bas sur la Fig. 2). Ce fait est li√© √† la grande longueur d'onde du tsunami, typiquement quelques centaines de kilom√®tres, qui est tr√®s sup√©rieure √† la profondeur de l'oc√©an - une dizaine de kilom√®tres tout au plus. Il en r√©sulte que la quantit√© d'eau mise en mouvement est bien sup√©rieure √† ce que la houle produit ; aussi le tsunami transporte-t-il beaucoup plus d'√©nergie que la houle.

Caractéristiques fondamentales

Fig. 3 - Sch√©ma d'une vague de tsunami : longueur d'onde et amplitude (not√©e I sur la figure).

Un tsunami poss√®de deux param√®tres fondamentaux :

  • l'√©nergie m√©canique E lib√©r√©e ;
  • pour simplifier, sa p√©riode T, c'est-√†-dire la dur√©e d'une oscillation complete (Dans la pratique, un tsunami est un court train d'onde qui est caract√©ris√© par son spectre de p√©riodes ‚Äď voir transform√©e de Fourier pour une explication d√©taill√©e).

Ces paramètres sont sensiblement constants au cours de la propagation du tsunami, dont la perte d'énergie par friction est faible du fait de sa grande longueur d'onde.

Les tsunamis d'origine tectonique ont des périodes longues, généralement entre une dizaine de minutes et plus d'une heure. Les tsunamis générés par des glissements de terrain ou l'effondrement d'un volcan ont souvent des périodes plus courtes, de quelques minutes à un quart d'heure.

Les autres propriétés du tsunami comme la hauteur de la vague, la longueur d'onde (distance entre les crêtes) ou la vitesse de propagation sont des quantités variables qui dépendent de la bathymétrie et/ou des paramètres fondamentaux E et T.

Longueur d'onde

Fig. 4 - Propagation du tsunami en profondeur variable : augmentation de l'amplitude, diminution de la longueur d'onde et de la vitesse en milieu peu profond

La plupart des tsunamis ont une longueur d'onde sup√©rieure √† la centaine de kilom√®tres, bien sup√©rieure √† la profondeur des oc√©ans qui ne d√©passe gu√®re 10 km, de sorte que leur propagation est celle d'une vague en milieu ¬ę peu profond ¬Ľ. La longueur d'onde őĽ d√©pend alors de la p√©riode T et de la profondeur de l'eau h selon la relation :

\lambda = T \sqrt{gh},

o√Ļ g = 9,81 mňôs-2 est la gravit√©, ce qui donne num√©riquement

\lambda \approx 870 \left( \frac{T}{60\ \mathrm{min} }\right) \sqrt{\frac{h}{6\ \mathrm{km}}} km.

La p√©riode spatiale ou longueur d'onde est le plus souvent comprise entre 60 km (p√©riode de 10 min et profondeur de 1 km), typique des tsunamis locaux non tectoniques, et 870 km (p√©riode de 60 min et profondeur de 6 km), typique des tsunamis d'origine tectonique.

Vitesse de propagation

Fig. 5 - Propagation du tsunami du 26 décembre 2004.

Pour les tsunamis de p√©riode suffisamment longue, typiquement une dizaine de minutes, soit la plupart des tsunamis d'origine tectoniques, la vitesse v de d√©placement d'un tsunami est fonction de la seule profondeur d'eau h :

v = \sqrt{gh}.

Cette formule peut √™tre utilis√©e pour obtenir une application num√©rique :

v \approx 870 \sqrt{\frac{h}{6\,\mathrm{km}}} km/h,

ce qui signifie que la vitesse est de 870 km/h pour une profondeur de 6 km et de 360 km/h pour une profondeur d'un kilom√®tre. La figure 4. illustre la variabilit√© de la vitesse d'un tsunami, en particulier le ralentissement de la vague en milieu peu profond, notamment √† l'approche des c√ītes.

De la variabilit√© de cette vitesse de propagation, il r√©sulte une r√©fraction de la vague dans les zones peu profondes. Ainsi, le tsunami a rarement l'allure d'une onde circulaire centr√©e sur le point d'origine, comme le montre la Fig. 5. Toutefois, l'heure d'arriv√©e d'un tsunami sur les diff√©rentes c√ītes est pr√©visible puisque la bathym√©trie des oc√©ans est bien connue. Cela permet d'organiser au mieux l'√©vacuation lorsqu'un syst√®me de surveillance et d'alerte est en place.

Amplitude

Pour des tsunamis de longue p√©riode, qui pr√©sentent peu de dissipation d'√©nergie m√™me sur de grandes distances, l'amplitude A du tsunami est donn√©e par la relation :

A \sim E^{1/2} r^{-1/2} h^{-1/4}, c'est-√†-dire que l'amplitude augmente lorsque l'eau devient moins profonde, en particulier √† l'approche des c√ītes (voir Fig. 4) et quand l'√©nergie est plus √©lev√©e. Elle diminue avec la distance, typiquement en 1/\sqrt{r} car l'√©nergie se r√©partit sur un front d'onde plus grand.

Pour les tsunamis de faible période (souvent ceux d'origine non sismique) la décroissance avec la distance peut être beaucoup plus rapide.

D√©ferlement sur les c√ītes

Mouvement horizontal de l'eau

Lorsque le tsunami s'approche des c√ītes sa p√©riode et sa vitesse diminuent, son amplitude augmente. Lorsque l'amplitude du tsunami devient non n√©gligeable par rapport √† la profondeur de l'eau, une partie de la vitesse d'oscillation de l'eau se transforme en un mouvement horizontal global, appel√© courant de Stokes. Sur les c√ītes, c'est davantage ce mouvement horizontal et rapide (typiquement plusieurs dizaines de km/h) qui est la cause des d√©g√Ęts que l'√©l√©vation du niveau de l'eau.

√Ä l'approche des c√ītes, le courant de Stokes d'un tsunami a pour vitesse th√©orique

u \approx \frac{A^2}{2 h^2} v,

soit

u \approx 18 \,\left(\frac{A}{h}\right)^2 \left(\frac{h}{10\,\mathrm{m}}\right)^{1/2}\ \mathrm{km/h}.

Complexit√© des effets en zones c√īti√®res

Cependant, contrairement √† la propagation en haute mer, les effets d'un tsunami sur les c√ītes sont difficiles √† pr√©voir, car de nombreux ph√©nom√®nes peuvent avoir lieu.

Contre une falaise, par exemple, le tsunami peut √™tre fortement r√©fl√©chi ; √† son passage on observe une onde stationnaire dans laquelle l'eau a essentiellement un mouvement vertical.

  • Selon l'angle d'attaque du tsunami sur la c√īte et la g√©om√©trie de celle-ci, le tsunami peut interf√©rer avec sa propre r√©flexion et provoquer une s√©rie de vagues stationnaires avec des zones c√īti√®res non inond√©es (¬ę nŇďuds ¬Ľ) et des zones avoisinantes particuli√®rement touch√©es (¬ę ventres ¬Ľ).
  • Un tsunami √† l'approche d'une √ģle est capable de contourner celle-ci en raison du ph√©nom√®ne de diffraction li√© √† sa grande longueur d'onde ; en particulier la c√īte oppos√©e √† la direction d'arriv√©e du tsunami peut √©galement √™tre touch√©e. Lors du tsunami du 26 d√©cembre 2004, la ville de Colombo au Sri Lanka fut inond√©e bien que prot√©g√©e des effets directs du tsunami par le reste de l'√ģle (voir la Fig. 5).
  • Dans les fjords et les estuaires √©troits, l'amplitude de la vague peut √™tre amplifi√©e, comme c'est le cas pour les mar√©es (cette derni√®re peut atteindre dix m√®tres d'amplitude sur certaines c√ītes, comme au Mont Saint-Michel, alors qu'elle n'atteint pas un m√®tre sur des √ģles, comme Mad√®re). Par exemple la baie de Hilo a une p√©riode d'oscillation typique de 30 min et fut davantage ravag√©e que le reste de l'√ģle lors du passage du tsunami de 1946, qui avait une p√©riode de 15 min : la premi√®re vague du tsunami interf√©rait constructivement avec la troisi√®me, et ainsi de suite.

Liste de raz-de-marée de grande importance

Les magnitudes des s√©ismes dans la liste ci-dessous ne sont donn√©s que pour les √©v√©nements r√©cents. Le nombre de victimes des tsunamis est arrondi ; il s'agit d'estimations pour les catastrophes d'avant le XXe si√®cle.

Sont report√©s ci-dessous les tsunamis ayant fait plus de 1 000 victimes estim√©es, ainsi que quelques autres moins meurtriers, mais d'amplitude ou d'√©tendue consid√©rables :

  • Antiquit√© et Moyen √āge
  • XVIIe si√®cle
  • XVIIIe si√®cle
    • 1703, Japon, 5 000 victimes.
    • 1707, Japon, 30 000 victimes.
    • 17 octobre 1737, Kamtchatka et √ģles Kouriles : un tsunami cons√©cutif au s√©isme du Kamtchatka atteint 50 m de hauteur au nord des √ģles Kouriles.
    • 1746, P√©rou, 4 000 victimes, essentiellement √† Lima.
    • 1er novembre 1755, Portugal et Mad√®re, 90 000 victimes : un s√©isme violent √† Lisbonne provoque un tsunami et 85 % de la ville est ravag√©e. Des chutes de chemin√©es favorisent alors l'√©parpillement des feux domestiques et provoque un gigantesque incendie, qui durera cinq jours. La revue am√©ricaine Science of Tsunamis Hazards, √©dit√©e par la Tsunami Society bas√©e √† Hawaii, a cit√© le cas du capitaine d'un navire britannique mouillant au large de la Barbade, dans les Antilles (√† plus de 4 000 km de distance du Portugal), qui nota dans son journal de bord, le 1er novembre 1755, le d√©ferlement d'une vague de plus de trois m√®tres de haut sur les plages de l'√ģle. D'autres t√©moignages comparables rapportent les effets du tsunami dans les autres √ģles des Antilles dans l'apr√®s-midi du m√™me jour, le s√©isme europ√©en ayant eu lieu plusieurs heures auparavant.
    • 1766, Japon, 1 500 victimes.
    • 1782, Asie du Sud-Est, 40 000 victimes : un tsunami touche l'Asie du Sud-Est, principalement en Chine.
    • 1792, Japon, 15 000 victimes.
  • XIXe si√®cle
  • XXe si√®cle
    • 28 d√©cembre 1908, Messine et Calabre, 95 000 victimes, dont 80 000 √† Messine sur une population de 140 000 habitants.
    • 1923, Japon, 2 000 victimes.
    • 18 novembre 1929, Terre-Neuve, 28 victimes, un s√©isme de magnitude 7,2 √† 400 km au sud de Terre-Neuve sur le bord des Grands Bancs provoque un tsunami qui frappe la c√īte sud de Terre-Neuve avec 3 vagues de 15 m√®tres de haut
      Article d√©taill√© : Tremblement de terre des Grands Bancs.
    • 1933, Japon, 3 000 victimes.
    • 1er avril 1946, oc√©an Pacifique, 2 000 victimes : un s√©isme de magnitude 8,6 au large de l'Alaska provoque un tsunami qui atteint 30 m en Alaska, 12 m √† Hawaii, et touche le Japon ainsi que la c√īte ouest des √Čtats-Unis.
    • 9 juillet 1958, Alaska, 2 victimes : un glissement de terrain cons√©cutif √† un fort s√©isme dans la baie de Lituya en Alaska provoque le plus grand tsunami connu - il d√©vaste la v√©g√©tation sur l'un des flancs jusqu‚Äô√† une hauteur de 500 m - mais la g√©ographie de la baie l'emp√™che de se propager dans l'oc√©an Pacifique.
    • 22 mai 1960, Chili et oc√©an Pacifique, 5 000 victimes : un s√©isme de magnitude 9,5 au Chili provoque un raz-de-mar√©e meurtrier d'une hauteur allant jusqu‚Äô√† 25 m au Chili, 10 m √† Hawaii et 3 m au Japon.
      Article d√©taill√© : Tremblement de terre de 1960 au Chili.
    • 27 mars 1964, Ouest des √Čtats-Unis, 100 victimes : un s√©isme de magnitude 9,3 au large de l'Alaska y provoque un tsunami de 15 m, qui touche la Californie o√Ļ le niveau des eaux s'√©l√®ve de 6 m.
    • 1976, Indon√©sie, 8 000 victimes dans l'√ģle de C√©l√®bes.
    • 1992, Indon√©sie, 2 200 morts dans l'√ģle de Flores.
    • 17 juillet 1998, Papouasie-Nouvelle-Guin√©e, 2 000 victimes : un s√©isme de magnitude 7,0 √† 20 km des c√ītes provoque un tsunami local d'une hauteur d'environ 10 m.
  • XXIe si√®cle
    • 26 d√©cembre 2004, oc√©an Indien, au moins 285 000 victimes (bilan officiel au 30/01/2005) : un s√©isme de magnitude 9,1 √† 9,3 au large de l'Indon√©sie provoque un tsunami qui touche les pays d'Asie du Sud (Indon√©sie, Malaisie, Tha√Įlande, Inde, Sri Lanka) et dans une moindre mesure les c√ītes orientales de l'Afrique. .
    • 17 juillet 2006, 668 morts : un s√©isme de 7,7 au large de la c√īte sud de Java provoque un tsunami faisant 668 morts, 287 disparus, 878 bless√©s et environ 100 000 sinistr√©s (au 22 juillet). Le syst√®me d'alerte mis en place apr√®s le tsunami du 26 d√©cembre 2004 s'est r√©v√©l√© d√©ficient.

Sources : voir Bibliographie th√©matique : statistiques sur les tsunamis.

Mégatsunamis

Article d√©taill√© : M√©gatsunami.

On d√©finit comme m√©gatsunami un tsunami dont la hauteur au niveau des c√ītes d√©passe cent m√®tres. Un m√©gatsunami, s'il se propage librement dans l'oc√©an, est capable de provoquer des d√©g√Ęts majeurs √† l'√©chelle de continents entiers. Les s√©ismes √©tant incapables a priori d'engendrer de telles vagues, seuls des √©v√©nements cataclysmiques, tels un impact m√©t√©oritique de grande ampleur ou l'effondrement d'une montagne dans la mer, en sont la cause possible. Au-del√† du fantasme, on notera les faits suivants :

  • Aucun m√©gatsunami non local n'a √©t√© rapport√© dans l'histoire de l'humanit√©. Notamment, l'explosion du Krakatoa en 1883 et l'effondrement du volcan de Kallistńď dans l'Antiquit√© n'en ont pas produit.
  • Les causes possibles d'un m√©gatsunami sont des ph√©nom√®nes rares, espac√©s d'√©chelles de temps g√©ologiques ‚ÄĒ¬≠ au bas mot plusieurs dizaines de milliers d'ann√©es, si ce n'est des millions d'ann√©es. Certains scientifiques estiment cependant qu'un m√©gatsunami aurait r√©cemment √©t√© provoqu√© par l'effondrement du Piton de la Fournaise sur lui-m√™me, √† la R√©union : l'√©v√©nement remonterait √† 2 700 avant J√©sus-Christ environ.
  • Les glissements de terrain produisent des tsunamis de courte p√©riode qui ne peuvent se propager sur plusieurs milliers de kilom√®tres sans dissiper leur √©nergie. Par exemple, lors des glissements de terrain √† Hawaii en 1868 sur le Mauna Loa et en 1975 sur le Kilauea, des tsunamis locaux importants furent g√©n√©r√©s, sans que les c√ītes am√©ricaine ou asiatique distantes ne fussent inqui√©t√©es.

Le risque de m√©gatsunami reste cependant m√©diatis√© et sur√©valu√©. Des mod√®les controvers√©s pr√©disent en effet deux sources possibles de m√©gatsunami dans les prochains mill√©naires : sont envisag√©s un effondrement le long des flancs du Cumbre Vieja aux Canaries (mettant la c√īte est du continent am√©ricain en danger) et un autre au Kilauea √† Hawaii (mena√ßant la c√īte ouest de l'Am√©rique et celles de l'Asie). Des √©tudes plus r√©centes remettent en cause le risque d'effondrement sur les flancs de ces volcans, d'une part, et le caract√®re non local des tsunamis engendr√©s, d'autre part.

Sources : Bibliographie th√©matique : m√©gatsunamis.

Phénomènes comparables

On ne doit pas confondre le phénomène avec celui de la vague scélérate, oscillation de période beaucoup plus courtes (de 4 à 25 secondes), et de faible durée de vie (quelques minutes au plus).

Toutefois, certains raz-de-mar√©es caus√©s par le creusement et l'att√©nuation brutale de cyclones les plus violents peuvent avoir un comportement similaire au tsunami (y compris dans son intensit√©, sa propagation sous forme d'onde sur de grandes distances, ou ses effets d√©vastateurs sur les c√ītes).

Dans certains cas, l'origine sismique ou cyclonique du tsunami ne peut pas être complètement déterminée avec certitude.

Voir aussi

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Notes et références

Liens externes

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√Čtymologie

Statistiques

Organes de surveillance et d'alerte

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Mégatsunamis

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  • raz de mar√©e ‚ÄĒ n. m. Tr√®s haute vague d origine sismique ou volcanique qui p√©n√®tre dans les terres. || Fig. Bouleversement important. Le raz de mar√©e r√©volutionnaire balaya l Ancien R√©gime ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • Raz de mar√©e ‚ÄĒ (franz., spr. ra ), s. Flu√ügeschwelle ‚Ķ   Meyers Gro√ües Konversations-Lexikon

  • Raz de mar√©e ‚ÄĒ (spr. ra), Sprungwelle (s.d.) in der Gironde ‚Ķ   Kleines Konversations-Lexikon

  • Raz de mar√©e ‚ÄĒ Tsunami Tsunami √† Mal√© aux Maldives, lors du tremblement de terre du 26 d√©cembre 2004. Un tsunami[1] (raz de mar√©e en fran√ßais) est ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

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