Raspoutine

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Raspoutine

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Raspoutine

Grigori Efimovitch Raspoutine, par la suite Raspoutine-Novy√Į (russe : –ď—Ä–ł–≥–ĺ—Ä–ł–Ļ –ē—Ą–ł–ľ–ĺ–≤–ł—á –†–į—Ā–Ņ—É—ā–ł–Ĺ-–Ě–ĺ–≤—č–Ļ[1]), est probablement n√© en 1869 dans le village de Pokrovsko√Įe (–ü–ĺ–ļ—Ä–ĺ–≤—Ā–ļ–ĺ–Ķ) et est mort assassin√© dans la nuit du 16 au 17 d√©cembre 1916 du calendrier julien alors en vigueur en Russie (29 au 30 d√©cembre du calendrier gr√©gorien actuel).

Originaire des confins de la Sib√©rie, c'est un mystique errant, peut-√™tre un staretz, titre donn√© √† des mystiques, la√Įcs ou religieux, qu'on venait consulter. Cependant, aucun texte actuellement connu ne vient √©tayer ou infirmer le fait qu'il aurait √©t√© r√©ellement moine, chose qu'il affirmait lui-m√™me. En l'√©tat, l'hypoth√®se la plus g√©n√©ralement retenue est qu'il fut surtout un aventurier dou√© qui aurait eu une aura tr√®s particuli√®re.

Il √©tait de stature moyenne, mais avec une carrure imposante, de nature sale et grossi√®re, mais d√©gageait un magn√©tisme envo√Ľtant et √©trange. Il portait des cheveux et une barbe longs et hirsutes, mais poss√©dait avec ses yeux bleus clairs, tr√®s per√ßants, un curieux regard hypnotique qui semblait avoir le pouvoir de transpercer l'√Ęme de ses interlocuteurs.

Sommaire

Le mystère de ses origines

Très peu de sources de première main peuvent nous renseigner sur ses origines. Beaucoup de récits ont été véhiculés par Raspoutine lui-même et ses allégations ont longtemps été les seules sources d'informations.

La plupart des archives ayant √©t√© d√©truites par le temps, m√™me l'ann√©e de sa naissance est sujette √† caution. L'encyclop√©die sovi√©tique parle de 1864 ou 1865. Quant √† son nom, il a souvent √©t√© dit que Raspoutine √©tait un surnom, issu de l'adjectif russe raspoutnyi (—Ä–į—Ā–Ņ—É—ā–Ĺ—č–Ļ) signifiant d√©bauch√©. Puis l'√©crivain russe Edvard Radzinsky a affirm√©, dans une biographie de Raspoutine, que dans les documents officiels des archives de Tioumen, en Sib√©rie, on peut encore consulter un recensement des habitants de Pokrovsko√Įe qui mentionne clairement le nom de Raspoutine. Partant de l√†, il affirme donc que Raspoutine √©tait son vrai nom.

En 1995, enfin, l'historien russe Oleg Platonov (–ě–Ľ–Ķ–≥ –ź–Ĺ–į—ā–ĺ–Ľ—Ć–Ķ–≤–ł—á –ü–Ľ–į—ā–ĺ–Ĺ–ĺ–≤) se penchait sur la question Raspoutine, suite √† une demande du clerg√© (par la voix du m√©tropolite Yoann), d√©sireux de tirer les choses au clair sur ce myst√©rieux personnage. Il publia donc, en 1996 √† Saint-P√©tersbourg, une √©tude intitul√©e Une vie au service du Tsar : la v√©rit√© √† propos de Raspoutine. Si presque tous les livres d'√©poque ont disparu, Platonov mit tout de m√™me la main sur une collection compl√®te de renseignements ‚Äď rong√©s par les scarab√©es et l'humidit√© ‚Äď concernant les bapt√™mes, les mariages et les d√©c√®s dans le village de Pokrovsko√Įe entre 1862 et 1868.

Il appara√ģt d√®s lors que les parents de Raspoutine (Iefim Iakovlevitch Raspoutine et Anna Vassilievna Parchoukova) se sont mari√©s √† Pokrovsko√Įe le 21 janvier 1862, √† l'√Ęge de, respectivement, 20 et 22 ans. Une petite Evdokia na√ģt le 11 f√©vrier 1863, qui meurt quelques mois plus tard, puis une nouvelle fille, appel√©e elle aussi Evdokia, vient au monde le 2 ao√Ľt 1864. Elle non plus ne survit gu√®re. Une autre fille, pr√©nomm√©e Glikerya, viendra au monde le 8 mai 1866 et d√©c√©dera 4 mois plus tard. Le 17 ao√Ľt 1867, survient enfin le premier fils, qu'ils appelleront Andre√Į et qui ne survivra pas non plus. En 1868, les livres d'√©glise ne font mention d'aucune naissance dans la famille, ce qui veut dire que Raspoutine n'a pas pu na√ģtre avant 1869. Apr√®s 1868, il n'y a pas de registres consultables, mais il existe encore certains formulaires originaux remplis pour un recensement de toute la Russie. On sait que ce recensement, datant de 1897, avait √©t√© tr√®s soigneusement fait ; au nom de Grigori Iefimovitch Raspoutine il est pr√©cis√©ment indiqu√© qu'il √©tait dans sa 28e ann√©e et son ann√©e de naissance y est indiqu√©e : 1869. Il n'y a pas d'autre pr√©cision sur sa date de naissance et nous ignorons donc le jour ou le mois de sa venue au monde.


Pour la question du nom de famille, s'il est vrai que Raspoutine y est bien mentionn√© dans certains registres, il est en outre clairement indiqu√© le nom de bapt√™me du p√®re de Raspoutine: Novykh (–Ě–ĺ–≤—č—Ö)[2]. Par ailleurs, dans les archives consult√©es par Platonov, pas moins de sept familles du m√™me village √©taient appel√©es Raspoutine. L'historien rappelle alors qu'outre "d√©bauch√©", le mot raspoutine signifiait √©galement, √† l'√©poque, "crois√©e des chemins" ou "carrefour" et √©tait donc fr√©quemment utilis√© comme surnom pour ceux qui habitaient de tels endroits. D'apr√®s le c√©l√®bre dictionnaire de Vladimir Dal, le Dalia (–Ē–į–Ľ—Ź), publi√© entre 1863 et 1866 : Raspoutine (—Ä–į—Ā–Ņ—É—ā—Ć–Ķ) est un ‚Äúchemin de voyage, une fourche, un √©change de voies, une place o√Ļ se croisent ou se s√©parent les chemins, un carrefour‚ÄĚ (‚Äú—Ä–į–∑—ä–Ķ–∑–ī–Ĺ–į—Ź –ī–ĺ—Ä–ĺ–≥–į, —Ä–į–∑–≤–ł–Ľ–ł–Ĺ–į, —Ä–į–∑–≤–ł–Ľ—č –Ņ—É—ā–ł, –ľ–Ķ—Ā—ā–ĺ, –≥–ī–Ķ —Ā—Ö–ĺ–ī—Ź—ā—Ā—Ź –ł–Ľ–ł —Ä–į—Ā—Ö–ĺ–ī—Ź—ā—Ā—Ź –ī–ĺ—Ä–ĺ–≥–ł, –Ņ–Ķ—Ä–Ķ–ļ—Ä–Ķ—Ā—ā–ĺ–ļ‚ÄĚ). De surnom, Raspoutine se muait souvent en nom de famille, ce qui fut probablement le cas avec la famille de Iefim. Aujourd'hui encore, Raspoutine est d'ailleurs un nom qui se rencontre en Sib√©rie.

Sa jeunesse

Sa m√®re, Anna Vassilievna Parchoukova, et son p√®re, Iefim Iakovlevitch Raspoutine, √©taient fermiers dans le village sib√©rien de Pokrovsko√Į√©, du district de Tioumen, dans la province de Tobolsk, √† 2 500 km √† l'Est de la capitale russe Saint-P√©tersbourg. La l√©gende veut que le 10 janvier 1869, un m√©t√©ore ait travers√© le ciel au-dessus du village de Pokrovosko√Į√©, et ce ph√©nom√®ne annon√ßa, disait-on, la venue au monde d'un personnage exceptionnel.

La vie √©tait rude, l'existence rustique, la vodka une boisson courante, l'instruction n'existait pas. Grigori n'apprendra les rudiments de la lecture et de l'√©criture qu'au cours de ses voyages, √† l'√Ęge adulte, mais certaines personnes lui trouvaient un pouvoir d'apaisement, voire de gu√©rison, sur les animaux.

Suite √† une chute accidentelle dans les eaux glac√©es d'une rivi√®re, son fr√®re a√ģn√©, Andre√Į, et lui sont victimes d'une pneumonie dont son fr√®re meurt. Grigori gu√©rit mais traverse des p√©riodes de d√©pression et de surexcitation incontr√īlable. Il aide son p√®re dans les travaux de la ferme et conservera de cette enfance les mani√®res frustes des paysans sib√©riens, les v√™tements amples et peu soign√©s, et les mains calleuses.

Il va √† la rencontre des moines sages, les ¬ę staretzy ¬Ľ pour suivre leurs enseignements religieux, mais il fait aussi preuve de d√©bordement d'√©nergie et de pulsions diverses dont une sexualit√© d√©bordante qu'il assouvit facilement. D√®s l'√Ęge de dix-huit ans, il est sujet √† des crises mystiques.

En 1888, √† l'√Ęge de dix-neuf ans, il √©pouse une jeune paysanne du village de Doubrovno√Į√©, Praskovia Feodorovna, qui lui donnera cinq enfants : Mikhail et Georgui√Į d√©c√®dent pr√©matur√©ment, Dimitri, n√© en 1895, Matriona en 1898 et Varvara en 1900. Malgr√© de multiples incartades sexuelles, il reviendra toujours aupr√®s d'elle.

Sa vie d'errance

Un jour, en 1894, alors qu'il travaillait dans les champs il aurait eu la vision d'une Vierge lumineuse. Le starets Makari, un moine ascète à qui il en parle et que Raspoutine considère comme son père spirituel, lui conseille alors de s'investir plus dans la religion orthodoxe et de se rendre au Mont Athos, en Grèce, ce qui signifie un long voyage à pied de plus de 3 000 km. Il décide de s'y rendre et quitte sa femme pour un voyage qui va durer plus de dix mois; mais le Mont Athos et ses moines le décevront. Sur la route du retour il fait halte dans de nombreux monastères et c'est plus de deux ans après son départ qu'il retrouve sa femme et son jeune fils Dimitri, né en 1895.

Cependant, il continue √† vivre des p√©riodes de mystique et d'ermite, parcourant la Sib√©rie occidentale et survivant gr√Ęce √† la charit√© et √† l'aum√īne, frappant aux portes des monast√®res et acqu√©rant au fur et √† mesure de ses p√©r√©grinations une r√©putation de sage et de gu√©risseur, disant : ¬ę Ce n'est pas moi qui gu√©ris, c'est Dieu. ¬Ľ.

Il effectue de nombreux p√®lerinages, particuli√®rement √† Kazan et √† Kiev, et les gens commencent √† venir de toute la r√©gion pour √©couter ses pr√™ches. Le clerg√© orthodoxe s'inqui√®te de son succ√®s, mais ne peut rien trouver √† y redire. De plus en plus de fid√®les viennent √† ses r√©unions, amenant des malades sur lesquels il exerce ses talents de ¬ę gu√©risseur ¬Ľ. Sa r√©putation s'√©tend mais en m√™me temps il continue une vie de d√©bauch√©, de buveur, de bagarreur, de s√©ducteur, et m√™me de voleur.

Durant toutes ces années, il entre en contact avec de multiples sectes qui fleurissaient sur le terreau de la religion orthodoxe. Il se rapproche en particulier des khlysty qui mêlent, par la danse et l'extase, l'érotisme et la religion... ce qui convient parfaitement à sa nature. Son mysticisme devient doctrinaire et le conduit à l'élaboration d'obscures théories sur la régénération par le péché et les excès en tous genres.

L'arrivée à Saint-Pétersbourg

√Ä l'invitation de la grande-duchesse Militza, qui l'avait rencontr√© √† Kiev, il d√©cide de se rendre √† Saint-P√©tersbourg, capitale de l'empire russe depuis Pierre le Grand. Son descendant, le tsar Nicolas II, y r√®gne depuis 1894. En cours de route, √† Sarov, il assiste √† la canonisation du moine S√©raphin de Sarov, et devant l'assistance r√©unie, Raspoutine entre en transe et pr√©voit la naissance d'un h√©ritier m√Ęle au tr√īne imp√©rial. Le 12 ao√Ľt 1904, na√ģtra le tsar√©vitch Alexis, malheureusement souffrant d'h√©mophilie.

Il arrive au printemps 1904 dans la capitale des Tsars, Saint-P√©tersbourg. Son but √©tait de rencontrer le tsar et la tsarine qui √©taient trop occidentalis√©s √† ses yeux, pour les initier √† la v√©ritable √Ęme russe. Son protecteur, le vicaire de Kazan, lui avait remis une lettre de recommandation destin√©e √† l'√©v√™que Sergui qui s'inqui√©tait aussi de la dangereuse crise spirituelle qui minait la Russie.

Conquis par Raspoutine, l'√©v√™que le prit sous sa protection et le pr√©senta au patriarche Th√©ophane de Poltava, confesseur de la tsarine Alexandra Fedorovna, au p√®re Jean de Kronstadt, et √† l'√©v√™que Hermog√®ne de Saratov. Il furent tous stup√©faits par la ferveur religieuse de Raspoutine et par son talent de pr√©dicateur. Ils le b√©nirent, le consid√©r√®rent comme un staretz, m√™me comme un ¬ę envoy√© de Dieu ¬Ľ, et l'introduisirent aupr√®s de la grande-duchesse Militza et de sa sŇďur la grande-duchesse Anastasia, filles du roi Nicolas Ier du Mont√©n√©gro ‚Äď elles √©taient mari√©es √† deux fr√®res, respectivement le Grand-duc Peter Nicola√Į√©vitch et le Grand-duc Nicola√Į Nicola√Įevitch, cousins d'Alexandre III ‚Äď cependant Raspoutine retourna dans son village sib√©rien et ne reviendra √† Saint-P√©tersbourg qu'en 1905 au d√©but de la tourmente r√©volutionnaire.

Auprès de la famille impériale

La famille impériale

La tsarine attirait autour d'elle de nombreux mystiques. Elle fut s√©duite par Raspoutine, d'autant plus qu'un ancien pr√©dicateur fran√ßais, qui lui avait annonc√© quelques ann√©es auparavant la naissance de son fils Alexis, lui avait annonc√© la venue d'un autre grand pr√©dicateur qu'il avait nomm√© ¬ę Notre Ami ¬Ľ.

Par l'intercession de la grande-duchesse Militza et de sa sŇďur, la grande-duchesse Anastasia, le ¬ę staretz ¬Ľ est pr√©sent√© √† la famille imp√©riale au grand complet, le 1er novembre 1905, o√Ļ il offre √† chacun de ses h√ītes des ic√īnes. Le jeune tsar√©vitch Alexis souffrant d'h√©mophilie, Raspoutine demanda √† √™tre conduit au chevet du jeune malade, lui imposa les mains, et serait parvenu ainsi √† enrayer la crise et √† le soulager. Selon certains, cela s'expliquerait par le simple fait que la m√©decine de l'√©poque ignorait les propri√©t√©s de l'aspirine qui √©tait donn√©e au jeune malade. Ce m√©dicament est un anticoagulant et donc un facteur aggravant de l'h√©mophilie. Le simple fait de balayer de la table et de jeter les ¬ę rem√®des ¬Ľ donn√©s au malade ‚ÄĒ dont l'aspirine ‚ÄĒ ne pouvait qu'am√©liorer son √©tat.

Le tsar et la tsarine furent s√©duits par les dons de gu√©risons de cet humble moujik qui semblait aussi avoir celui de proph√©tie. La tsarine Alexandra se convainquit que Raspoutine √©tait un messager de Dieu, qu'il repr√©sentait l'union du tsar, de l'√Čglise et du peuple et qu'il avait la capacit√© d'aider son fils par ses dons de gu√©risseur et par sa pri√®re.

Sa réputation de guérisseur permit à Raspoutine de se rendre indispensable, et il prit très vite un ascendant considérable sur le couple impérial. Invité à de nombreuses réceptions mondaines, il fit la connaissance de nombreuses femmes riches. Raspoutine inquiète et fascine. Son regard perçant est difficile à soutenir pour ses admiratrices et beaucoup cèdent à son charme hypnotique, et le prennent pour amant et guérisseur.

L'une d'entre elles, Olga Lokhtina, √©pouse d'un g√©n√©ral influent mais cr√©dule, devint sa ma√ģtresse, le logea chez elle et le pr√©senta √† d'autres femmes d'influence, comme Anna Vyroubova, amie et confidente de la tsarine, et Mounia Golovina, ni√®ce du tsar. Gr√Ęce √† d'habiles mises en sc√®ne, il se produit √† Saint-P√©tersbourg ou au palais imp√©rial de Tsarskoie Selo, la r√©sidence principale des tsars, dans des s√©ances d'exorcisme et de pri√®res. Des r√©cits de d√©bauches, pr√©tendues ou av√©r√©es, commencent alors √† se multiplier et √† faire scandale.

En 1907, le tsar√©vitch Alexis, suite √† des contusions, eut des h√©morragies internes que les m√©decins n'arrivaient pas √† contr√īler et qui le faisaient √©norm√©ment souffrir. Raspoutine fut appel√© en d√©sespoir de cause, et apr√®s avoir b√©ni la famille imp√©riale, il entra en pri√®re. Au bout de dix minutes, √©puis√©, il se releva en disant : ¬ę Ouvre les yeux, mon fils. ¬Ľ Le tsar√©vitch se r√©veilla en souriant et, d√®s cet instant, son √©tat s'am√©liora rapidement.

√Ä partir de ce moment-l√†, il devint un familier de Tsarskoi√© S√©lo, la r√©sidence imp√©riale, et fut charg√© de veiller sur la sant√© des membres de la famille imp√©riale, ce qui lui donna des entr√©es permanentes au palais. Il fut re√ßu officiellement √† la Cour. Cependant, malgr√© la pleine confiance du tsar, il se rendit vite tr√®s impopulaire aupr√®s de la Cour et du peuple et fut vite consid√©r√© comme leur ¬ę mauvais ange ¬Ľ. Il √©tait √† la fois aim√©, d√©test√© et redout√©, alors qu'il ne se pr√©occupait pas de s'assurer une fortune personnelle, le seul luxe qu'il s'accordait √©tant une chemise de soie confectionn√©e par la tsarine Alexandra, √©pouse de Nicolas II, et une magnifique croix offerte aussi par l'imp√©ratrice, et qu'il portait autour du cou.

Il continuait toujours à mener une vie dissolue, de beuveries et de débauches, et il conservait ses cheveux graisseux et sa barbe emmêlée. Raspoutine organisait des fêtes dans son appartement, le sexe et l'alcool en étaient les éléments primordiaux. Il prêchait sa doctrine de rédemption par le péché parmi ces dames et elles étaient impatientes d'aller au lit avec lui pour mettre en pratique sa doctrine, ce qu'elles considéraient comme un honneur.

Raspoutine se heurta aussi, apr√®s la r√©volution de 1905 et le dimanche Rouge du 22 janvier de cette m√™me ann√©e, au pr√©sident du Conseil Piotr Stolypine. Nomm√© en juillet 1906, r√©formateur √©nergique, celui-ci voulait moderniser le vieil empire russe, en permettant aux paysans d'acqu√©rir des terres, en organisant une meilleure r√©partition de l'imp√īt et en accordant √† la Douma, le parlement russe, davantage de pouvoirs. Par une r√©pression f√©roce, il endigua les vagues d'attentats, am√©liora le syst√®me ferroviaire et permit √† la production de charbon et de fer de prendre de l'ampleur. Ce fut une telle p√©riode de progr√®s pour la Russie, que le leader bolchevique en exil, Vladimir Ilitch Oulianov L√©nine, craignit de ne jamais pouvoir se r√©installer en Russie[r√©f. n√©cessaire]. Cependant, Stolypine ne comprenait pas l'influence de ce moujik mystique sur le couple imp√©rial, tandis que Raspoutine reprochait au Premier ministre sa morgue, caract√©ristique de la classe des grands propri√©taires terriens dont il √©tait issu.

Lors de l'affaire des Balkans, en 1909, Raspoutine se rangea dans le parti de la paix aux c√īt√©s de la tsarine et d'Anna Vyroubova contre le reste du clan Romanov. Raspoutine pensait que l'arm√©e imp√©riale √©tait sortie affaiblie de la d√©faite de 1905 contre le Japon et n'√©tait pas pr√™te √† se lancer dans un nouveau conflit. Il ne put arr√™ter les √©v√©nements, mais lorsque la France et l'Angleterre intervinrent contre la Russie, il r√©ussit √† convaincre le tsar de ne pas √©tendre le conflit √† toute l'Europe.

Le pr√©sident du Conseil Stolypine fit surveiller Raspoutine par l'Okhrana, la police secr√®te du Tsar. Les rapports accabl√®rent le staretz et, en 1911, Raspoutine fut √©cart√© de la cour et exil√© √† Kiev mais, lors d'une transe, il pr√©dit la mort prochaine du ministre : ¬ę La mort suit sa trace, la mort chevauche sur son dos. ¬Ľ. Il d√©cida alors de partir en p√®lerinage vers la Terre sainte, mais revint √† la Cour d√®s la fin de l'√©t√©.

Le 14 septembre 1911, alors que Stolypine venait d'autoriser les paysans à quitter le mir, leur permettant ainsi d'accéder à la propriété individuelle de la terre, et que cette réforme était acclamée à travers toute la Russie, le Premier ministre fut assassiné par le jeune anarchiste Mordka Bogrov, à l'opéra de Kiev, en présence de toute la famille impériale, des ministres, des membres de la Douma et de Raspoutine. Cet assassinat marqua la fin des réformes sociales, alors que la situation internationale devenait instable.

Lors de l'√©t√© 1912, le tsar√©vitch Alexis, en d√©placement en Pologne, par suite d'un accident, fut victime d'une nouvelle h√©morragie interne tr√®s importante, risquant d'entra√ģner sa mort, et re√ßut m√™me l'extr√™me-onction. Raspoutine, aussit√īt averti, se mit en extase devant l'ic√īne de la vierge de Kazan, et quand il se releva, √©puis√©, il exp√©dia au palais le message : ¬ę N'ayez aucune crainte. Dieu a vu vos larmes et entendu vos pri√®res. Ne vous inqui√©tez plus. Le Petit ne mourra pas. Ne permettez pas aux docteurs de trop l'ennuyer ¬Ľ. D√®s la r√©ception du t√©l√©gramme, l'√©tat de sant√© du tsar√©vitch Alexis se stabilisa et, d√®s le lendemain, commen√ßa √† s'am√©liorer, l'enflure de sa jambe se r√©sorba, et l'h√©morragie interne s'arr√™ta. Les m√©decins purent bient√īt le d√©clarer hors de danger, et m√™me les plus hostiles au ¬ę staretz ¬Ľ durent convenir qu'il s'√©tait produit l√† un √©v√©nement quasi miraculeux.

La grande guerre

Derri√®re le d√©membrement de l'Empire ottoman et la question des Balkans se mettaient en place les conditions d'une guerre mondiale. Raspoutine et ses alli√©s de la paix freinaient la marche de la Russie vers la guerre. Lorsque, le 28 juin 1914, l'archiduc Fran√ßois-Ferdinand, h√©ritier du tr√īne d'Autriche-Hongrie est assassin√© √† Sarajevo par un nationaliste serbe (Gavrilo Princip), la guerre semble devenir in√©vitable, d'autant plus que le lendemain, 29 juin, Raspoutine est lui-m√™me poignard√© par une mendiante, Khionia Gousseva, une ancienne prostitu√©e, au sortir de l'√©glise de son village sib√©rien. L'enqu√™te d√©montra que l'ordre √©tait venu du moine Iliodore qui lui reprochait ses croyances khlysty.

Apr√®s cet attentat et son r√©tablissement, l'importance de Raspoutine devint primordiale et son influence s'exer√ßa dans tous les domaines ; il intervenait dans les carri√®res des g√©n√©raux, dans celle des m√©tropolites et m√™me dans la nomination des ministres, mais la peur l'avait envahi. Il se mit √† boire encore plus d'alcool, √† participer √† encore plus de soir√©es de d√©bauche et d'orgies dans les cabarets tsiganes ; il n'√©tait plus le staretz asc√©tique que tout le monde respectait. Cependant, malgr√© sa vie de plus en plus d√©bauch√©e et son aspect de moins en moins engageant, ses conqu√™tes f√©minines furent de plus en plus nombreuses dans la haute soci√©t√©.

Le 1er ao√Ľt, l'Allemagne d√©clara la guerre √† la Russie. Le patriotisme russe s'exalta ‚ÄĒ surtout en raison des premiers succ√®s militaires ‚ÄĒ et Raspoutine vit sa faveur d√©cliner. La situation militaire se d√©t√©riora : hiver rigoureux, manque d'armement, d'approvisionnement, commandement ind√©cis. Le tsar, d√©cid√© √† prendre la situation en main, partit s'installer sur le front, laissant la r√©gence √† la tsarine et √† son conseiller priv√© Raspoutine.

Ce dernier se cr√©a alors de plus en plus d'ennemis, en particulier chez les politiques, les militaires et dans le clerg√© orthodoxe qui, au d√©but, l'avait pourtant bien re√ßu mais que son inconduite r√©voltait. Les pires calomnies allaient alors se r√©pandre en m√™me temps que la guerre tournait au d√©sastre. En 1916, √† la Douma, la tsarine et Raspoutine furent ouvertement critiqu√©s et accus√©s ‚ÄĒ la tsarine √©tant d'origine allemande ‚ÄĒ de faire le jeu de l'ennemi.

L'assassinat de Raspoutine

Les inimiti√©s du clan Romanov se cristallis√®rent contre lui et une conjuration aboutit √† son assassinat dans la nuit du 16 au 17 d√©cembre 1916 ‚ÄĒ 29 au 30 d√©cembre du calendrier actuel ‚ÄĒ alors qu'il √©tait l'invit√© du Prince F√©lix Ioussoupov √©poux de la grande duchesse Irina, ni√®ce du tsar, il fut empoisonn√© sans aucun succ√®s : le cyanure avait √©t√© incorpor√© dans une p√Ęte √† g√Ęteau, qui fut cuit : la chaleur entra√ģna une r√©action chimique de complexation entre le cyanure et le sucre qui le rendit inactif pendant quelque temps et ralentit fortement son effet. D'autres sources avancent qu'il aurait eu recours √† un processus de mithridatisation pour se prot√©ger contre d'√©ventuels complots. On pensa que l'empoisonnement avait √©chou√© et il fut bless√© de trois coups de trois pistolets diff√©rents, dont le dernier fut probablement fatal. M√™me si les deux premiers tireurs √©taient des membres du complot ‚ÄĒ Ioussoupov et Pourichkevitch ‚ÄĒ, le troisi√®me tireur, plus exp√©riment√© que les deux autres, tira pr√©cis√©ment au centre du front. Contrairement √† la croyance populaire, la tra√ģn√©e de sang tr√®s droite laiss√©e par son passage laisse entendre qu'il ne se serait m√™me pas rendu dehors par lui-m√™me. L'autopsie de son corps retrouv√© 4 jours plus tard r√©v√©la cependant la pr√©sence d'eau dans ses poumons ; ce qui signifie qu'il respirait encore lorsqu'il fut jet√© dans l'eau... Il fut ligot√©, enferm√© dans une toile, et jet√© encore vivant dans un trou de glace, o√Ļ il mourut noy√© dans la petite Neva (Nevka). Apr√®s avoir √©t√© empoisonn√©, sauvagement battu et avoir re√ßu trois projectiles d'armes √† feu, Raspoutine √©tait mort noy√© ! Plusieurs personnes ayant eu vent de la nouvelle vinrent r√©colter l'eau dans laquelle Raspoutine fut trouv√© mort. Ils esp√©raient ainsi recueillir un peu de son pouvoir myst√©rieux.

Parmi les principaux conjur√©s, se trouvaient le Grand-duc Dimitri Pavlovitch, cousin du tsar Nicolas II, le d√©put√© d'extr√™me droite Vladimir Pourichkevitch, l'officier Soukhotine, le docteur Lazovert, et le prince F√©lix Ioussoupov, chez qui fut commis l'assassinat et dont il publia, en 1927, le r√©cit d√©taill√© mais un peu arrang√© ‚ÄĒ voir le livre La fin de Raspoutine par le prince Youssoupov.

Il fut retrouv√© le 1er janvier 1917 et inhum√© le 3 janvier ‚ÄĒ 22 d√©cembre du calendrier russe ‚ÄĒ dans une chapelle en construction, pr√®s du palais de Tsarsko√Įe Selo, la r√©sidence de la famille imp√©riale.

Raspoutine avait fait une pr√©diction au Tsar : ¬ę Je mourrai dans des souffrances atroces. Apr√®s ma mort, mon corps n'aura point de repos. Puis tu perdras ta couronne. Toi et ton fils vous serez massacr√©s ainsi que toute la famille. Apr√®s le d√©luge terrible passera sur la Russie. Et elle tombera entre les mains du Diable. ¬Ľ.

Le 27 f√©vrier 1917, le d√©put√© Alexandre Kerenski d√©fia le gouvernement et le tsar : ¬ę Pour √©viter la catastrophe, le tsar doit √™tre d√©pos√©, et par des m√©thodes terroristes s'il n'en existe pas d'autres ¬Ľ. √Ä partir du 9 mars, la foule envahit les rues, et la premi√®re fusillade se produisit au Palais Nevsky, la r√©volution commen√ßait, et le 15 mars le tsar abdiqua en faveur de son fr√®re, le grand-duc Michel, qui fut, durant une seule journ√©e, le dernier tsar de la dynastie des Romanov.

Au soir du 22 mars, sur ordre du Gouvernement r√©volutionnaire, le corps de Raspoutine fut exhum√© et br√Ľl√© et ses cendres furent dispers√©es dans les for√™ts environnantes. Mais, selon la l√©gende, seul le cercueil br√Ľla, le corps de Raspoutine restant intact sous les flammes.

Comme il l'avait prédit, la famille impériale ne survécut pas à son assassinat, la révolution bolchévique obligea le tsar Nicolas II à abdiquer dès le mois de mars suivant, puis toute la famille fut massacrée dans les caves de la villa Ipatiev, à Iekaterinbourg, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918.

La légende

Article d√©taill√© : P√©nis de Raspoutine.

Apr√®s 1917, son image a √©t√© largement utilis√©e par la propagande bolch√©vique pour symboliser la d√©ch√©ance morale de l'ancien r√©gime honni. Puis fut reprise, d√©form√©e, amplifi√©e, d√®s 1917, par la litt√©rature puis, √† partir de 1928, par le cin√©ma et la t√©l√©vision, qui en ont fait l'exploitation √† la limite du fantastique et de l'√©rotisme. Un p√©nis momifi√© de 30 cm qui serait le sien, est conserv√© et expos√© au Mus√©e de l'√©rotisme de Saint-P√©tersbourg. Mais, comme cit√© dans Secrets d' Histoire, pr√©sent√© par St√©phane Bern, il est tr√®s peu probable que celui-ci soit d'origine humaine. Car apr√®s l'enterrement de Raspoutine, ses restes furent br√Ľl√©s pour emp√™cher toute personne de rendre un culte sur sa tombe.

Au cours des années, Raspoutine est finalement devenu un mythe, (certains pensant même qu'il était une créature mi-humaine mi-démoniaque) servant de prétexte à beaucoup de dirigeants politiques russes et européens de s'exonérer de leurs propres responsabilités dans les événements tragiques survenus en Russie. Ainsi, l'ombre de Raspoutine a servi à occulter bien des trahisons et des iniquités.

Citations de Raspoutine

  • ¬ę La mer est immense, mais la conscience est encore plus grande. La conscience humaine est sans limites et tous les philosophes r√©unis ne peuvent la comprendre. ¬Ľ
  • ¬ę Pourquoi y a-t-il maintenant tant de religions ? Parce que dans l'√Čglise il n'y a plus l'esprit, mais uniquement des mots. Voici pourquoi l'√Čglise est vide. ¬Ľ "L'Esprit" est toujours pris comme l'adversaire esprit du mal.
  • ¬ę L'honn√™tet√© est comme l'onde sur l'eau. Si les ondes de la mer arrivent √† se calmer, l'honn√™tet√©, elle, se calme uniquement par une bonne action. ¬Ľ
  • ¬ę La foi fleurit sans printemps sur les justes. ¬Ľ

Voir aussi

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  • Raspoutine est le nom d'un h√©ros de la bande dessin√©e Corto Maltese de Hugo Pratt qui s'est inspir√© pour le cr√©er du Raspoutine de la l√©gende, le Raspoutine aux neuf vies comme les chats.
  • La BBC, dans un documentaire, rapporte des conclusions diff√©rentes sur sa mort. L'ancien d√©tective Richard Cullen, de Scotland Yard a d√©velopp√© une hypoth√®se bas√©e sur la d√©couverte de Vladimir Jarov, un √©minent pathologiste russe. Cette hypoth√®se avance comme point principal que l'un des assassins √©tait un agent des Services Secrets Britanniques. Le document de presse du documentaire:[1]

Ce documentaire a √©t√© diffus√© au cours du mois de juillet 2007 sur la cha√ģne Histoire. Entre autres indices, il appara√ģt que sur les photos du corps de Raspoutine, on distingue trois traces de balles diff√©rentes ; c'est la troisi√®me, tir√©e exactement au milieu du front, qui serait l'Ňďuvre d'un espion britannique : Oswald Rayner. Les Britanniques ne souhaitaient pas que Raspoutine arrive √† convaincre le tsar de cesser la guerre, ce qui aurait permis, √† l'√©poque (1916) aux soldats allemands pr√©sents sur le front de l'est d'√™tre lib√©r√©s et de pouvoir se rendre √† l'ouest, o√Ļ ils auraient, d'apr√®s les Britanniques, pu permettre de remporter la guerre.

  • Raspoutine est un personnage de la s√©rie de jeux vid√©o World Heroes.
  • Rasputin est une chanson du groupe disco Boney M. Ensuite reprise par le groupe Turisas en 2007.
  • Rasputin est un op√©ra du Finlandais Einojuhani Rautavaara.
  • Dans le dessin anim√© Anastasia, Raspoutine est le grand m√©chant de l'histoire, √† la poursuite de la fille cadette de Nicolas II.
  • Raspoutine est l'un des plus grands adversaires de Hellboy. Alli√© des nazis autour d'exp√©riences √©sot√©riques et surnaturelles, Raspoutine am√®ne Hellboy sur Terre pour d√©clencher l'apocalypse.
  • Raspoutine est un adversaire de l'inspecteur Canardo, de Beno√ģt Sokal.
  • Raspoutine fait une apparition remarqu√©e dans le jeu vid√©o Shadow Hearts: Covenant sur PlayStation 2.
  • Raspoutine, une s√©rie bande dessin√©e en 3 volumes par Tarek et Vincent Pompetti (Emmanuel Proust)

Bibliographie

  • Une vie au service du Tsar : la v√©rit√© √† propos de Raspoutine (–Ė–ł–∑–Ĺ—Ć –∑–į –¶–į—Ä—Ź, –ü—Ä–į–≤–ī–į –ĺ –ď—Ä–ł–≥–ĺ—Ä–ł–ł –†–į—Ā–Ņ—É—ā–ł–Ĺ–Ķ)
En russe, de Oleg Platonov (–ě–Ľ–Ķ–≥ –ü–Ľ–į—ā–ĺ–Ĺ–ĺ–≤) √Čditions Voskresenye, St-P√©tersbourg, 1996 (–ė–∑–ī–į—ā–Ķ–Ľ—Ć—Ā—ā–≤–ĺ –í–ĺ—Ā–ļ—Ä–Ķ—Ā–Ķ–Ĺ–ł–Ķ, –°–į–Ĺ–ļ—ā-–ü–Ķ—ā–Ķ—Ä–Ī—É—Ä–≥, 1996–≥.)
  • Grigori Raspoutine et les enfants du Diable (–ď—Ä–ł–≥–ĺ—Ä–ł–Ļ –†–į—Ā–Ņ—É—ā–ł–Ĺ –ł –ī–Ķ—ā–ł –ī—Ć—Ź–≤–ĺ–Ľ–į) 544 pages, ISBN: 5-9265-0161-X
En russe, de Oleg Platonov (–ě–Ľ–Ķ–≥ –ü–Ľ–į—ā–ĺ–Ĺ–ĺ–≤), √Čditions Exmo-Press, 2005 (–ė–∑–ī–į—ā–Ķ–Ľ—Ć—Ā—ā–≤–ĺ –≠–ļ—Ā–ľ–ĺ-–ü—Ä–Ķ—Ā—Ā. 2005–≥.)
  • Les derniers jours des Romanov, de Luc Mary,l'Archipel, 2008, ISBN 978-2-8098-0056-2
  • Raspoutine est innocent, de Alain Roullier, France Europe √Čditions, ISBN : 2-913917-00-0
  • Raspoutine, biographie de Henri Troyat, Flammarion (1998), ISBN 2080672207
  • Raspoutine, L'ultime v√©rit√©, biographie d'Edvard Radzinsky, √Čditions Libre Expression (2000), ISBN 2-89111-931-2
  • Raspoutine, par son secr√©taire ¬Ľ, biographie par A. Simanovitch, N.R.F (1930) Traduction fran√ßaise Maria de Naglowska
  • Les rois aveugles est un roman de 1925 √©crit par Joseph Kessel racontant, avec une grande pr√©cision historique selon la pr√©face, les derniers mois de Raspoutine, ses relations avec le pouvoir, et les motifs de ses assassins.

Filmographie

  • Raspoutine, l'agonie (Titre original: –ź–≥–ĺ–Ĺ–ł—Ź) est un film sovi√©tique de 1974 r√©alis√© par Elem Klimov
  • Raspoutine et sa cour (Rasputin and the Empress) est un film de Richard Boleslawski sorti en 1933, seul film √† grouper les trois Barrymore a√ģn√©s : Lionel, John et Ethel
  • J'ai tu√© Raspoutine, r√©cit de la vie de Raspoutine et du complot, par Robert Hossein et Alain Decaux
  • Raspoutine le moine fou est un film de 1967 r√©alis√© par Don Sharp avec Christopher Lee et Barbara Shelley (Hammer Films)
  • La trag√©die imp√©riale est un film de Marcel L'Herbier de 1937 retra√ßant la vie de Raspoutine avec Harry Baur dans le r√īle de Raspoutine

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Le mot "–Ĺ–ĺ–≤—č–Ļ" dans la traduction pour la langue fran√ßaise signifie "nouveau".
  2. ‚ÜĎ Par la suite Platonov a pr√©cis√© qu'il est plus correct d'√©crire et prononcer "–Ě–ĺ–≤—č–Ļ" ("Novy√Į").

Liens externes

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