Rage Against The Machine

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Rage Against The Machine

Rage Against the Machine

Rage Against the Machine
RATM bdo.jpg
Rage Against The Machine au Big Day Out 2008, Flemington Racecourse, Melbourne.

Pays d’origine Los Angeles, États-Unis Ă‰tats-Unis
Genre(s) Rap-metal
Funk-metal
Metal alternatif
AnnĂ©es actives 1990 - septembre 2000 2007-PrĂ©sent[rĂ©f. nĂ©cessaire]
Label(s) Epic Records
Site Web ratm.com

Membres Zack de La Rocha
Tom Morello
Tim Commerford
Brad Wilk
Entourage Audioslave
One Day as a Lion
The Nightwatchman
Street Sweeper Social Club

Rage Against the Machine (alias Rage ou RATM) est un groupe de rock américain créé en 1990 à Los Angeles par Tom Morello et Zack de La Rocha. Leur musique est principalement une fusion de metal, de rap et de funk. Avec l'arrivée de Tim Commerford et Brad Wilk, le groupe va marquer les années 1990 jusqu'à sa dissolution en 2000[1]. Le groupe se reforme en janvier 2007 pour le festival de Coachella[2].

Le groupe se caractĂ©rise principalement par la rythmique des paroles signĂ©es de La Rocha, les effets de guitare de Morello et les prises de position politique dans et en-dehors de la sphĂšre musicale (contre le racisme, le capitalisme et la mondialisation). PlutĂŽt orientĂ© vers l’extrĂȘme gauche[3], RATM est connu pour ses nombreuses revendications et son appui Ă  diffĂ©rents mouvements de revendication sociaux et musicaux.

Sommaire

Membres du groupe

Searchtool.svg Pour plus d’informations sur les membres du groupe, leurs collaborations Ă  d’autres projets et leurs productions solo, se rĂ©fĂ©rer aux articles dĂ©taillĂ©s les concernant.

Rage Against the Machine s'est toujours articulĂ© autour des mĂȘmes quatre membres, pour une formation du type power trio Ă©tendue trĂšs classique dans les diffĂ©rents genres du rock :

Histoire

La naissance

Les origines de RATM remontent Ă  l’époque oĂč Zack de la Rocha et Tim Commerford allaient Ă  l’école. Il se rencontrent et deviennent amis quand le premier apprend Ă  l’autre comment voler de la nourriture Ă  la cantine. Zack de la Rocha cultive alors un profond intĂ©rĂȘt pour la musique, qu’il finit par transmettre Ă  son ami Tim, qui commence par jouer de la basse. Par ailleurs, Zack de la Rocha entretient des relations avec le milieu rock de Huntington Beach, en Californie, et il commence Ă  jouer de la guitare avec un groupe appelĂ© « Hardstance Â», puis il rejoint Inside Out.

La Californie, l’État amĂ©ricain oĂč le groupe fit ses dĂ©buts.

Pendant ce temps, Tom Morello joue de la guitare Ă  Libertyville, dans l’Illinois, dans divers groupes de garage rock comme Electric Sheep, avec le guitariste de Tool, Adam Jones. Tom Morello finit par se rendre Ă  Los Angeles, persuadĂ© que c’est l’endroit idĂ©al pour former un vĂ©ritable groupe de rock. Dans un club de rap, il assiste Ă  une prestation de Zack de la Rocha. DĂšs qu’il parvient Ă  saisir le sens des paroles, Tom Morello adhĂšre immĂ©diatement aux idĂ©es qu’elles portent. Ensuite, Tom Morello rencontre Brad Wilk, qui a rĂ©pondu Ă  une annonce disant qu’un groupe cherchait un batteur. Zack de la Rocha appelle son vieil ami Tim Commerford : les choses sĂ©rieuses peuvent alors commencer.

1991-1992 : Les dĂ©buts

La premiĂšre reprĂ©sentation du groupe se fait dans un garage, chez un des amis de Tim Commerford, Ă  Huntington Beach. Les quatre musiciens jouent seulement cinq chansons, qu’ils ont Ă©crites, mais leurs amis les apprĂ©cient tellement qu'ils doivent les rejouer plusieurs fois. Ils dĂ©cident alors de se lancer dans la cour des grands, avec une bande de douze chansons enregistrĂ©es dans un studio local. Ils commencent Ă  jouer dans des clubs aux alentours de Los Angeles et parviennent Ă  vendre cinq cents copies de leur bande. Ils se font peu Ă  peu leur place dans le milieu musical local et rĂ©alisent mĂȘme la premiĂšre partie de Porno for Pyros pour leur premier grand concert. Ils jouent Ă©galement sur la scĂšne secondaire du Lollapalooza II, Ă  Los Angeles, en tant que « jeunes talents Â». Ils finissent par signer un contrat avec Epic Records (une filiale de Sony BMG) et ils continuent de tourner pendant que leur premier disque, Rage Against the Machine, est alors rĂ©alisĂ©.

Zack de La Rocha utilise dĂ©jĂ  le nom de Rage Against the Machine (en français, Rage envers le SystĂšme) avant la formation du groupe[4]. En effet, De La Rocha faisait partie d’un groupe de hardcore, Inside Out, dont l’une des chansons est appelĂ©e ainsi. Il Ă©tait prĂ©vu de donner ce nom au deuxiĂšme album. Cependant, le groupe se sĂ©pare avant. Lorsque Zack de La Rocha et Tom Morello forment leur groupe, le nom Rage Against the Machine leur parut le plus adaptĂ© au style de musique et aux idĂ©es qu’ils souhaitent diffuser. Selon Tom Morello, « The Machine Â» dont il est question reprĂ©sente des idĂ©es comme la mondialisation, le nĂ©olibĂ©ralisme, le racisme, l’élitisme et l’indiffĂ©rence, entre autres.

1992-1994 : La consĂ©cration

Le groupe dĂ©bute alors sa premiĂšre tournĂ©e, avec Suicidal Tendencies, jusqu’à la parution du disque chez Epic en octobre 1992. Celui-ci a beaucoup de succĂšs dans les charts amĂ©ricains : il reste dans le Top 200 du magazine Billboard pendant 89 semaines. En Europe, c'est le titre « Killing in the Name Â» qui rĂ©vĂšle le groupe au grand public. Le succĂšs est phĂ©nomĂ©nal pour un genre plutĂŽt mĂ©connu sur le vieux continent.

Ils donnent ensuite plusieurs concerts de soutien Ă  Mumia Abu-Jamal[5], Leonard Peltier, la ligue anti-nazi et participent au Rock for Choice. En 1993, ils sont de retour Ă  Lollapalooza (sur la premiĂšre scĂšne cette fois). À Philadelphie, leur renommĂ©e prend de l’ampleur quand ils protestent contre la censure, en particulier contre Parents Music Resource Center (PMRC), en restant sur la scĂšne complĂštement nus pendant 14 minutes. Le lendemain, ils donnent un concert gratuit dans Los Angeles[6].

Pancarte sur la route 307 (au Chiapas), rĂšglement du EZLN (cette pancarte dĂ©truite par les intempĂ©ries n'existe plus en nov. 07) ; de la Rocha a sĂ©journĂ© dans cette rĂ©gion au moment de la crise du groupe.

En dĂ©cembre 1993, le groupe lance le clip de Freedom sur les chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision en soutien Ă  Leonard Peltier. La vidĂ©o mĂ©lange Ă  la fois des extraits de concerts du groupe et du documentaire de 1992, Incident at Oglada, avec des passages du livre de Peter Matthiessen, In the Spirit of Crazy Horse. Le clip devient numĂ©ro 1 aux États-Unis.

Ils poursuivent leur tournĂ©e en 1993 et 1994, tout en continuant de diffuser leurs idĂ©es, se faisant ainsi autant d’adeptes que d’ennemis. En janvier 1994, Zack s’intĂ©resse de prĂšs Ă  un groupe indigĂšne zapatiste du sud est du Mexique, l’EjĂ©rcito Zapatista de LiberaciĂłn Nacional (EZLN) ; Ă  ce moment-lĂ , Zack de la Rocha s’identifie Ă  un groupe qui combat, selon lui, le nĂ©olibĂ©ralisme et le capitalisme implantĂ©s au Mexique par les États-Unis[7].

1995-1996 : La crise

En 1995, le groupe est Ă  Atlanta pour enregistrer un nouvel album, mais les choses deviennent plus compliquĂ©es que prĂ©vu. Les quatre artistes communiquent peu entre eux, et le rythme effrĂ©nĂ© des concerts les a fatiguĂ©s. En fait, il s’avĂšre que l’ambiance au sein du groupe est loin d’ĂȘtre aussi bonne qu’il n’y paraĂźt[8]. Ils s’accordent alors une pause ; Zack en profite pour aller quelques semaines au Chiapas (Mexique), pendant que les autres vaquent Ă  d’autres occupations dans leurs foyers respectifs.

Finalement, ils reprennent l’aventure. Ils louent une chambre en face de leur appartement Ă  Los Angeles, et ils finissent par rĂ©aliser leur second album, Evil Empire (en français, « L’Empire du Mal Â»). Le titre de cet album fait allusion Ă  une expression employĂ©e par le prĂ©sident Ronald Reagan pour qualifier le bloc de l'Est. DĂ©but 1996, Rage joue au festival australien Big Day Out, oĂč est tournĂ©e la vidĂ©o de Bulls On Parade.

1996-1997 : Le renouveau

Milieu 1996, grĂące Ă  l'appui d'un de leurs grand ami d'enfance Yves Beaufaron, le groupe fait une apparition dans l’émission tĂ©lĂ©visĂ©e Saturday Night Live[9] de la chaĂźne NBC, et provoque un incident qui lui vaut d’ĂȘtre censurĂ© de la chaĂźne Ă  vie (voir la partie « polĂ©mique Â» pour plus d'informations sur l'incident). Le lendemain, la vidĂ©o de Bulls on Parade passe sur MTV, et Evil Empire sort dans les jours suivants. Rage joue gratuitement Ă  l’UniversitĂ© de Californie, pendant qu’Evil Empire se place en tĂȘte du Billboard 200, dĂ©logeant ainsi Jagged Little Pill d’Alanis Morissette.

Pendant l’étĂ© 1997, Rage Against the Machine et le Wu-Tang Clan font une tournĂ©e commune : c’est l’évĂšnement musical de l’étĂ© aux États-Unis. Ils se produisent dans des endroits comme le Warped Tour, H.O.R.D.E, et le Lilith Fair Tour. RATM sort le 25 novembre une VHS sobrement intitulĂ© Rage Against the Machine, qui contient plusieurs prestations live de leur tournĂ©e, ainsi que cinq de leurs vidĂ©os censurĂ©es. The Ghost of Tom Joad, une chanson de Bruce Springsteen reprise par le groupe en live, figure Ă©galement sur cette VHS. Le groupe s’octroie alors une deuxiĂšme pause fin 1997.

2000 : La dissolution

Pendant la conception de The Battle of Los Angeles, le troisiĂšme album studio du groupe, Zack de la Rocha annonce, fin 2000, qu’il va se sĂ©parer du groupe pour commencer une carriĂšre solo[10]. Selon lui, le groupe est Ă  court d’idĂ©es neuves depuis leur album Evil Empire. Des proches des membres du groupe estiment Ă©galement que les dĂ©bats incessants rendent la cohabitation impossible au sein du groupe[8]. Suite au dĂ©part de Zack, RATM sort cette mĂȘme annĂ©e un CD de reprises intitulĂ© Renegades. C’est l’avant-dernier album du groupe avant sa dissolution dĂ©finitive.

Pour ses adieux au public, RATM donne deux derniers concerts Ă  Los Angeles, appelĂ©s « Live at the Grand Olympic Auditorium Â», qui entraĂźnent Ă©galement la rĂ©alisation d’un DVD et d’un album.

Le reste du groupe monte alors le groupe Audioslave, Chris Cornell ex-chanteur du projet Soundgarden.

Quant Ă  Zack de la Rocha, il prĂ©pare la sortie d’un album solo produit par DJ Shadow[11].

En 2000, le groupe livre un concert Ă  Los Angeles avec un morceau en compagnie de Cypress Hill : "How I Could Just Kill A Man", morceau de Cypress Hill que le groupe avait repris sur l'album Renegades.

2007 : La reformation

Tom Morello et Zack De La Rocha Ă  Coachella, 2007.

En janvier 2007, le groupe annonce sa reformation. Les motifs sont encore flous. En effet la principale raison serait la dissolution d'Audioslave, annoncĂ© par Chris Cornell pour divers conflits au sein du groupe[12]. Cependant, des rumeurs rapportent que le groupe serait en train de prĂ©parer un coup spectaculaire pour l'Ă©lection prĂ©sidentielle des États-Unis d'AmĂ©rique de 2008. Un premier album solo de Tom Morello sous le pseudo de The Nightwatchman est paru : One Man Revolution est disponible depuis le 24 avril 2007.

Le groupe s'est reformĂ© pour le festival californien de Coachella. Le samedi 28 avril 2007, Tom Morello a donnĂ© un concert de The Nightwatchman. Le lendemain, dimanche 29 avril, le groupe a donnĂ© un concert, moment fort du festival, le groupe ayant rĂ©alisĂ© une liste de chansons comprenant au moins un titre de chacun de leurs albums aprĂšs une trĂšs brĂšve introduction de Zack de la Rocha : "We're Rage Against The Machine, from Los Angeles".

Le discours anti-Bush de Zack de la Rocha tant attendu a Ă©tĂ© prononcĂ© durant la chanson "Wake Up" :

..."A good friend of ours said that if the same laws were applied to U.S. Presidents as were applied to the Nazi's after World War II, then every single one of 'em, every last rich white one of 'em from Truman on, would have been hung to death, and shot. And this current administration is no exception. They should be hung, and tried, and shot. As any war criminal should be. But the challenges that we face, they go way beyond administrations. Way beyond elections. Way beyond every four years of pulling levers. Way beyond that, because this whole rotten system has become so vicious and cruel, that in order to sustain itself, it needs to destroy entire countries, and profit from their reconstruction, in order to survive, and that's not a system that changes every four years, it's a system that we have to break down generation after generation after generation after generation after generation. WAKE UP!"...

De plus ils ont aussi jouĂ© au cours de l'Ă©tĂ© 2007 quatre concerts aux cĂŽtĂ©s du Wu-Tang Clan et un concert avec Queens Of The Stone Age. Les concerts avec le Wu-Tang Clan ont eu lieu le 28 et 29 juillet Ă  New-York, le 11 aoĂ»t Ă  San Bernardino (Sud de la Californie) et 18 aoĂ»t Ă  San Francisco, dans le cadre de la plateforme hip-hop "Rock the Bells". Le concert avec Queens Of The Stone Age a eu lieu le 24 aoĂ»t Ă  East Troy (État du Wisconsin). Ils ont aussi jouĂ© fin octobre au Voodoo Music Experience Festival et au Vegoose Festival. Fin janvier 2008, dĂ©but fĂ©vrier, ils ont jouĂ© en Australie et en Nouvelle-ZĂ©lande dans le cadre du festival Big Day Out Ă  Auckland, Gold Coast, Sydney, Melbourne, Adelaide et Perth. En fĂ©vrier 2008, ils ont jouĂ© au Japon : le 7 Ă  Osaka, le 9 et le 10 Ă  Tokyo. Le 30 mai au festival Electric WeekEnd Ă  Getafe en Espagne. Le 1er juin 2008, au Pinkpop aux Pays-Bas, le 2 juin Ă  Anvers en Belgique.

Le 4 juin, ils remplissent de nouveau Bercy à Paris, plus de 8 ans aprÚs leur dernier passage dans la capitale française, les places avaient été vendues en moins de 15 minutes; la premiÚre partie initialement annoncée était Cypress Hill, mais ce fut Saul Williams qui assura celle-ci. Sans rien ajouter à leur répertoire, ils enchainent les titres avec une énergie quasi intacte. Le 6 juin 2008, ils ont joué au Rock am Ring et le 8 juin au Rock im Park (Tom Morello jouait avec le logo de la CNT[13] et une guitare rouge et noir), ces deux derniers se déroulant en Allemagne. Le 10 juillet, ils étaient au festival Optimus Alive! à Lisbonne au Portugal. Ils se sont produis le 20 aout au festival Rock en Seine, prÚs de Paris, pour leur deuxiÚme concert en France depuis leur reformation. Leur tournée européenne se finit aux festival de Reading (22 août) et Leeds (23 août) en Angleterre.

Style artistique

Brad Wilk jouant pour Audioslave au Montreux Jazz Festival, 2005.

Musicalement, Rage Against the Machine mĂ©lange le heavy metal, Ă  travers les riffs de guitare de Tom Morello, avec le phrasĂ© rap de Zack de La Rocha. On ressent aussi l’influence du funk et du jazz sur la basse de Tim Commerford, qui a d'ailleurs jouĂ© dans un groupe de jazz dans les annĂ©es 1980. Enfin, la batterie de Brad Wilk est chargĂ©e de rythmes funk.

Les Rage Against the Machine sont les prĂ©curseurs, avec les rappeurs Cypress Hill et Ice-T avec son groupe Body Count, d’un style mĂ©langeant rap et metal apparu au dĂ©but des annĂ©es 1990. C’est un peu la version hip-hop et violente du « rock fusion Â» inspirĂ© par Fishbone et les Red Hot Chili Peppers. En mixant rudement un rap incisif aux textes trĂšs politiques, inspirĂ© directement de la virulence et du pouvoir de contestation de Public Enemy, avec les riffs d’un metal tĂ©tanisĂ© (hĂ©ritĂ© des grands maĂźtres du genre : Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin) et les rythmiques d’un funk puissant et combatif (Funkadelic), le rock incandescent des RATM devient un modĂšle du genre.

Selon Michael Woodswort, journaliste au Sun, « Rage Against the Machine explose dans l'industrie du disque comme une version musicale de The Anarchist Cookbook, l'ouvrage anarchiste de William Powell. Avec son mĂ©lange original de metal, de rap, et de politique d'extrĂȘme-gauche, le groupe rĂ©alise un premier album si puissant qu'il secoue les adolescents apathiques et leur fait prendre conscience des injustices du capitalisme. Â» En parlant de l’album Rage Against the Machine, fondateur et parfait exemple du style musical du groupe, il rajoute : « Virtuose dĂ©fricheur, le guitariste Tommy Morello ajoute des interludes de scratching Ă  ses solos Ă©poustouflants et Ă  ses riffs inspirĂ©s de Black Sabbath. Dans Know Your Enemy, il est Ă  l'honneur sur quatre passages successifs, tour Ă  tour funky et frĂ©nĂ©tiques, jouant quelques mesures de speed metal avant de se jeter dans une sorte de bouillonnement hystĂ©rique. Pendant ce temps, Zack de La Rocha lance des rimes menaçantes avec une Ă©nergie implacable, rappe l'autopropagande urbaine de Bombtrack, rĂ©cite la leçon d'histoire de Wake up, ode Ă  Martin Luther King, Malcolm X et Cassius Clay, ou chevauche le groove radical de Township Rebellion qui est le rĂ©cit de la lutte anti-impĂ©rialiste de Los Angeles Ă  l'Afrique du Sud. De La Rocha est un maĂźtre de la colĂšre brute, qu'il libĂšre Ă  mesure que les constructions sonores du groupe gagnent en intensitĂ©. Bullet in the Head, manifeste contre le monopole de la presse, culmine sur un mur de batterie signĂ© Brad Wilk et une rafale dĂ©vastatrice de Morello, alors que de La Rocha aboie le refrain brutal jusqu'Ă  extinction de voix. Â»[14]

Aujourd’hui encore, la musique de RATM est trùs influente dans le milieu musical, et beaucoup d'artistes s'en inspirent.

Les thÚmes abordés à travers les albums

Zack De La Rocha Ă  Coachella, 2007.

Les pochettes des albums

Pour les premiers albums de RATM, le message n’est pas prĂ©sent seulement dans les paroles. Avant mĂȘme d’entendre les textes ou la musique, on est d’abord frappĂ© par la pochette de l’album.

Rage Against the Machine (1992)

La pochette est basĂ©e sur une photo d’un moine bouddhiste, ThĂ­ch QuáșŁng Đức, s’immolant par le feu pour protester contre les exactions du rĂ©gime dictatorial sud-vietnamien de NgĂŽ ĐÏnh Diệm, soutenu par les États-Unis. Cette image violente donne une idĂ©e du contenu de l’album.

Evil Empire (1996)

De nouveau, la pochette transmet Ă  l’avance le message du groupe. Elle reprĂ©sente un jeune homme, dans le style des images de propagande de l’ex-URSS, dĂ©guisĂ© en super-hĂ©ros, rappelant ainsi Superman ou d’autres hĂ©ros de comics amĂ©ricains. Juste en dessous, le titre Evil Empire, qui est en fait le nom que donnait Ronald Reagan Ă  l’URSS, suggĂšre que les États-Unis ne sont peut-ĂȘtre pas si Ă©loignĂ©s de cet « Empire du Mal Â».

Zack de La Rocha lui-mĂȘme dĂ©clare : « Vers la fin de la guerre froide, le gouvernement de Reagan a constamment essayĂ© de nourrir la crainte dans l'opinion publique amĂ©ricaine, en qualifiant l'Union SoviĂ©tique d'Empire du Mal. D'une certaine façon, il se jetait lui-mĂȘme la pierre car les États-Unis ont commis pas mal d'atrocitĂ©s au XXe siĂšcle. Â»

The Battle of Los Angeles (1999)

Il s’agit d’un graffiti sur un mur, reprĂ©sentant le contour d’un homme avec le poing levĂ©, symbole de la lutte et de l’engagement. Le titre, The Battle of Los Angeles, suggĂšre lui aussi cette idĂ©e de lutte, et il est d’ailleurs repris pour la tournĂ©e qui suit, puisque chaque reprĂ©sentation du groupe y est intitulĂ©e « The Battle of nom de la ville Â».

The Battle of Los Angeles a Ă©tĂ© trĂšs influencĂ© par le roman 1984 de George Orwell. Testify, Sleep Now in the Fire et Voice of the Voiceless, entre autres, incluent des citations directes du roman, et mentionnent des termes Orwellien clefs dans les paroles. Le titre de cet album serait un clin d'Ɠil aux sanglantes Ă©meutes de Los Angeles qui ont Ă©clatĂ© en 1992.

Les textes

Tous les textes de Rage Against the Machine sont trĂšs engagĂ©s politiquement, et tournent autour de thĂšmes comme les abus du capitalisme ou les mensonges des mĂ©dias. La liste qui suit n’est pas exhaustive mais donne un aperçu de cet engagement.

La critique du systĂšme capitaliste

Drapeau de l'EZLN, que le groupe arbore réguliÚrement pendant ses concerts.

C’est sans doute le thĂšme qui revient le plus souvent dans les chansons du groupe. On en retrouve de nombreuses occurrences au fil des albums :

  • Bombtrack (Rage Against the Machine) rappelle comment les classes supĂ©rieures profitent des classes infĂ©rieures : « Landlords and power whores on my people they took turns. Â» (« Les propriĂ©taires et les putes du pouvoir, chacun leur tour contre mon peuple. Â»)
  • Voice of the voiceless (The Battle of Los Angeles) prend la dĂ©fense de Mumia Abu-Jamal (surnommĂ© « The voice of the voiceless Â» (la voix de ceux qui n’en ont pas) par les mĂ©dias parce qu’il dĂ©fendait ceux Ă  qui on ne donnait pas les moyens de se faire entendre). Rage dĂ©nonce ici la mainmise du pouvoir sur les mĂ©dias : « You see the powerful got nervous, ‘cause he refused to be their servant. Â» (« Vous voyez, les dirigeants sont devenus nerveux parce qu’il a refusĂ© d’ĂȘtre leur domestique. Â»)
  • Dans Testify (The Battle of Los Angeles), il est par exemple question de la course au pĂ©trole qui entraĂźne de nombreuses guerres : « The pipeline is gushing, while here we lie in tombs Â» (« Les olĂ©oducs dĂ©bordent, pendant qu’ici on s’allonge dans des tombes Â») ou encore « Mass graves for the pump and the price is set Â» (« Des tombes en masse pour la pompe et le prix est fixĂ© Â»).
  • Dans Know your Enemy (Rage Against the Machine), RATM nous montre sa vision du rĂȘve amĂ©ricain, bien diffĂ©rente de ce qu’on a l’habitude d’entendre dans les mĂ©dias : « Compromise, conformity, assimilation, submission, ignorance, hypocrisy, brutality, the elite. All of which are American Dreams. Â» (« Compromission, conformisme, assimilation, soumission, ignorance, hypocrisie, brutalitĂ©, l’élite. Tous sont des rĂȘves amĂ©ricains. Â»)

La critique des médias

On retrouve aussi rĂ©guliĂšrement une dĂ©nonciation des mĂ©dias qui montrent une rĂ©alitĂ© modifiĂ©e :

  • Ainsi, dans Take the Power Back (Rage Against the Machine), on peut entendre : « One-sided stories for years and years and years. Â» (« Un seul point de vue depuis des annĂ©es et des annĂ©es et des annĂ©es. Â»)
  • Dans Bombtrack (Rage Against the Machine), le texte est encore plus explicite : « See through the news and views that twist reality. Â» (« Vois au-delĂ  des infos et des points de vue qui dĂ©forment la rĂ©alitĂ©. Â»)
  • Testify (The Battle of Los Angeles) Ă©voque la vision de la guerre du Golfe Ă  travers les mĂ©dias : « Mister Anchor assure me that Baghdad is burning. Your voice it is so soothing, that cunning mantra of killing. I need you my witness to dress this up so bloodless. Â» (« Monsieur le prĂ©sentateur, assure-moi que Bagdad brĂ»le. Ta voix, tellement apaisante, cet adroit mantra du massacre. J’ai besoin de toi, mon tĂ©moin, pour rendre ça moins sanglant. Â»)

Autres

Certains textes condamnent Ă©galement la prĂ©pondĂ©rance de la religion dans la politique : Take the Power Back (Reprends le pouvoir) (Rage Against the Machine) dĂ©nonce l’emprise de la religion sur les AmĂ©ricains : « They want us to allege and pledge and bow down to their God. Â» (« Ils veulent que nous fassions allĂ©geance et que nous nous engagions et que nous nous prosternions devant leur Dieu. Â»)

Dans ses textes, RATM suggĂšre souvent des actions Ă  mener pour illustrer ses propos : aussi, dans Bombtrack (Rage Against the Machine), de La Rocha nous dit « I warm my hands upon the flames of the flag
 Â» (« Je me rĂ©chauffe les mains sur les flammes du drapeau
 Â») ; le groupe passe d’ailleurs Ă  l’acte Ă  Woodstock (Édition 1999), pendant la chanson Killing in the Name, oĂč ils ont brĂ»lĂ© le drapeau amĂ©ricain sur scĂšne.

Les clips

  • Bombtrack : Clip sur le Sentier lumineux.
  • Killing in the Name
  • Bullet in The Head
  • Freedom : Clip sur Leonard Peltier, membre du AIM (American Indian Movement), accusĂ© du meurtre de deux agents du FBI en 75. IncarcĂ©rĂ© depuis, il est considĂ©rĂ© comme un prisonnier politique par amnesty international.
  • People of the Sun
  • Guerilla Radio
  • Sleep Now in the Fire : Le groupe jouant le mercredi 26 janvier 2000 devant la Bourse de Wall Street. Ils la font fermer. Clip rĂ©alisĂ© par Michael Moore.
  • Testify
  • Renegades of Funk
  • No Shelter
  • How I Could Just Kill A Man
  • Bulls On Parade
  • Pistol Grip Pump

Impact socio-culturel

Idéologie

Michael Moore, qui a réalisé quelques vidéo-clips du groupe.

Avant tout, Rage Against the Machine utilisait sa musique comme mouvement social, et devint ainsi le groupe engagĂ© le plus cĂ©lĂšbre des États-Unis. Un aspect important du groupe est son engagement politique de gauche, qui l'a amenĂ© Ă  manifester Ă  plusieurs occasions contre la politique — intĂ©rieure et extĂ©rieure — des États-Unis. Au fil de son existence, RATM participa Ă  plusieurs protestations en accord avec ses convictions.

Ainsi, le groupe donna un concert mouvementĂ© en marge de la convention nationale dĂ©mocrate de 2000 Ă  Los Angeles lors de la campagne prĂ©sidentielle amĂ©ricaine, oĂč ils ont violemment critiquĂ© le systĂšme politique amĂ©ricain, celui de « l’establishment Â» et ont appelĂ© les spectateurs prĂ©sents Ă  ne pas se rendre aux urnes[15].

De mĂȘme, ils jouĂšrent aux alentours de Wall Street le 26 janvier de la mĂȘme annĂ©e. À cause de la foule qui s’était rĂ©unie pour assister Ă  ce concert (qui fut filmĂ© et inclus dans le clip Sleep Now in the Fire, rĂ©alisĂ© par Michael Moore[16]), la bourse de New York dut fermer ses portes en plein milieu de la journĂ©e, Ă©vĂ©nement qui n'Ă©tait pas arrivĂ© depuis le Krach de 1929. Parmi les spectateurs, on trouvait beaucoup d’employĂ©s de Wall Street, qui semblaient apprĂ©cier le spectacle. Beaucoup de ces images furent utilisĂ©es plus tard avec beaucoup d’ironie dans la vidĂ©o de Moore.

Peu aprĂšs les Ă©vĂšnements du 11 septembre 2001, le groupe accusait les États-Unis d’ĂȘtre responsables de violences similaires aux attentats du World Trade Center Ă  travers le monde. Cela entraĂźna la surveillance par la CIA de leur site officiel et surtout de leur forum de discussion, oĂč des messages virulents Ă  l’égard du gouvernement amĂ©ricain Ă©taient publiĂ©s[17].

Tom Morello en 2005.

Tom Morello, dans une interview donnĂ©e Ă  la revue Guitar World, a dit : « Les États-Unis s'autoproclament le pays de la libertĂ©, mais la premiĂšre libertĂ© que nous ayons, toi et moi, c'est celle d'ĂȘtre exploitĂ© au travail. Une fois que tu auras utilisĂ© cette libertĂ©, alors tu auras perdu le contrĂŽle sur ce que tu fais, ce qui est produit et comment c'est produit, et, au final, le produit ne t'appartiendra plus. La seule façon d'Ă©viter les chefs est de ne pas faire attention Ă  soi-mĂȘme, ce qui nous amĂšne Ă  la seconde libertĂ©, celle de mourir de faim. Â»[18]

ParallĂšlement, il rĂ©pondait aux dĂ©tracteurs qui soulignaient le paradoxe entre les orientations gauchistes du groupe et leur signature chez Epic Records, filiale de Sony : « Quand tu vis dans une sociĂ©tĂ© capitaliste, la diffusion de l'information dĂ©pend de l'argent investi. Est-ce que Noam Chomsky s'oppose Ă  la vente de ses Ɠuvres chez Barnes & Noble ? Non, parce que c'est lĂ  que la plupart des gens achĂštent leurs livres. Nous ne souhaitons pas partager notre musique seulement avec ceux qui la connaissent dĂ©jĂ . C'est gĂ©nial de jouer dans un endroit abandonnĂ©, squattĂ© par des anarchistes, mais c'est aussi gĂ©nial d'ĂȘtre capable de toucher les gens avec un message rĂ©volutionnaire, de Granada Hills jusqu'Ă  Stuttgart. Â»

En plus de ses diffĂ©rents et nombreux engagements sociaux, le groupe s’est Ă©galement engagĂ© pour la libertĂ© d’expression, contre la censure. Ainsi, en rĂ©ponse au discours du prĂ©sident Bill Clinton : « On ne peut pas prĂ©tendre qu'il n'y a aucun impact sur notre culture et nos enfants s'il y a trop de violence qui leur arrive par ce qu'ils voient et de ce qu'ils font. Nous devons demander aux personnes qui produisent des films violents, des CD, des jeux vidĂ©o, de bien prendre en considĂ©ration les consĂ©quences qui en dĂ©coulent. Et s'ils sortent malgrĂ© tout, ils devraient au minimum ne pas ĂȘtre vendus aux enfants Â» qui fit suite Ă  la fusillade de Littleton, allusion aux goĂ»ts musicaux des fanatiques qui ont ouvert le feu dans la High School, Tom Morello, prenant la tĂȘte des artistes critiques du discours, rĂ©pondit : « Le rock n'est pas responsable des crimes violents aux États-Unis. C'est trĂšs hypocrite de la part des politiques de Washington de montrer le rock du doigt et de le faire passer pour le pourvoyeur de violence de la sociĂ©tĂ©, alors qu'ils sont pleinement occupĂ©s Ă  lĂącher des bombes en ex-Yougoslavie. Qui est le meilleur modĂšle de violence pour les adolescents ? Le PrĂ©sident Clinton qui tous les jours sacrifie en Yougoslavie un bus rempli d'enfants et de personnes ĂągĂ©es, ou quelqu'un comme Marilyn Manson, qui ne fait que s'habiller comme si c'Ă©tait tous les jours Halloween et chanter avec une voix d'Ă©pouvante ? Â»[19]

Manifestations

La principale singularitĂ© du groupe Ă©tait son habitude de lancer des polĂ©miques sur des sujets d’actualitĂ© lors de ses concerts. Son idĂ©ologie politique radicale lui amena un bon nombre de dĂ©tracteurs, mais aussi beaucoup de sympathisants qui s’identifiaient tout particuliĂšrement au message portĂ© par la musique du groupe.

Soutien Ă  Mumia Abu-Jamal

Avec l’intensification du mouvement « anti-Mumia Â» du DĂ©partement de police de Philadelphie et de Maureen Faulkner (veuve du fonctionnaire assassinĂ© Daniel Faulkner), les diverses organisations en faveur de la libĂ©ration de Mumia Abu-Jamal organisĂšrent un concert pour capter l’attention de la « presse politique Â», avec la participation des Beastie Boys, de Bad Religion ou encore Gang Starr. Le concert fut signalĂ© dans tous les mĂ©dias, et sĂ©vĂšrement critiquĂ© par l’élite du pays. En guise d’introduction au concert, Zack de La Rocha dĂ©clara : « On dirait bien que le fait de devoir travailler pour conserver les droits dont nous devrions tous pouvoir profiter lĂ©galement ne plaĂźt pas Ă  tout le monde ![20] Â».

Contre la PMRC Ă  Lollapalooza en 1993

Pendant le festival Lollapalooza de 1993 Ă  Philadelphie, la renommĂ©e du groupe grandit lorsque ses membres protestĂšrent contre la censure et contre le comitĂ© Parents Music Resource Center (PMRC) en restant nus sur la scĂšne pendant quatorze minutes complĂštes, avec en fond sonore la guitare et la basse. Avec un ruban de scotch sur la bouche, ils dĂ©voilĂšrent leur poitrine oĂč Ă©taient inscrites les lettres P M R C [6]. Ce jour-lĂ , le groupe n’a donc pas jouĂ©, mais il est revenu deux jours plus tard pour donner un concert gratuit.

Le PMRC Ă©tait un comitĂ© crĂ©Ă© dans le but de rĂ©guler les paroles de chansons explicites sur la consommation de drogue, le sexe et la glorification de la violence (c’était seulement sur ce dernier thĂšme que rĂ©agissait RATM). RATM considĂ©rait cela comme de la censure, et c’est ce qui motiva sa rĂ©action.

Contre Guess?

Le 13 dĂ©cembre 1997, Tom Morello fut arrĂȘtĂ©, ainsi que 31 personnes[21] pour avoir bloquĂ© l’accĂšs Ă  certains magasins, en signe de protestation contre la marque de jeans Guess?. Pendant cette manifestation, l’entrĂ©e de la galerie Santa Monica Place avait Ă©galement Ă©tĂ© bloquĂ©e.

À cette Ă©poque, le DĂ©partement du travail des États-Unis (Department of Labor) enquĂȘtait sur les mĂ©thodes de Guess?, suite aux plaintes rĂ©guliĂšres des employĂ©s, qui se disaient, entre autres, exploitĂ©s par l’entreprise textile.

Polémiques

Image datant de 2005, dans la ville autrichienne de Linz. Il s’agit d’un pochoir reprĂ©sentant le visage de G.W. Bush avec comme lĂ©gende : Killing in the name of, comme le titre d’une chanson de RATM.

La controverse sur les concerts de Rage est systĂ©matique : il y a les communautĂ©s amish qui Ă©taient persuadĂ©es que RATM s’apparentait Ă  un culte diabolique et que les idĂ©es que le groupe vĂ©hiculait Ă©taient menaçantes ; il y a Ă©galement les policiers, Ă  qui les membres du groupe avaient souvent affaire Ă  cause de leur conduite ; et enfin la presse, qui s’étonnait de certains agissements du groupe. Par exemple, plusieurs milliers d’AmĂ©ricains furent choquĂ©s quand Tim mit le feu au drapeau amĂ©ricain Ă  Woodstock, pendant la chanson Killing in the name.

Rage avait prĂ©vu de jouer dans la salle The George en honneur Ă  George Washington, le 13 dĂ©cembre 1997. Mais le shĂ©riff, William Weister, s’y opposa en essayant de stopper la reprĂ©sentation. Il avait lu des documents qui prĂ©sentaient le groupe comme Ă©tant « militaire, radical, anti-dĂ©mocratique, violent et qu'il promouvait l'absence de loi et l'anarchie Â». La tentative d’annulation du concert n’aboutit pas, et le concert se termina sous une forte protection policiĂšre. Ce soir-lĂ , Rage entama le concert avec sa version de Fuck Tha Police (« Nique la police Â»).

Ce ne fut pas la seule polĂ©mique lors d’un concert de Rage. Des Ă©vĂšnements similaires Ă©taient trĂšs communs dans d’autres villes Ă  dominante conservatrice. Cependant, Zack en faisait abstraction et continuait de profiter du temps entre deux chansons pour exprimer son opinion sur des thĂšmes politiques et sociaux.

L’incident pendant les MTV Video Music Awards de 2000

Pendant la remise des prix des MTV Video Music Awards de 2000, RATM concourait pour le prix du meilleur clip de rock (« Best Rock Video Â»). C’est finalement Limp Bizkit qui reçut la rĂ©compense ; mais alors que Fred Durst prononçait son discours de remerciements, Tim Commerford escalada un Ă©chafaudage au-dessus de la scĂšne et commença Ă  se balancer d’avant en arriĂšre[22]. Fred Durst rĂ©agit en dĂ©clarant que Limp Bizkit Ă©tait sans doute « le groupe le plus haĂŻ du monde Â», et la retransmission TV laissa la place aux spots publicitaires. Tim dĂ©clara ensuite qu’il ne s’agissait que d’une blague : il Ă©tait tout de mĂȘme parvenu Ă  empĂȘcher Limp Bizkit de jouer son titre en live Ă  la tĂ©lĂ©vision. Il finit la nuit au poste avec ses gardes du corps[23].

L’incident au Saturday Night Live

Le 10 avril 1996, Rage devait jouer deux chansons lors de l’émission de la NBC Saturday Night Live. L’invitĂ© de la soirĂ©e Ă©tait le richissime ex-candidat rĂ©publicain Ă  la prĂ©sidentielle Steve Forbes. D’aprĂšs le guitariste, Tom Morello, Rage cherchait un moyen de marquer son opposition au multimillionnaire, qui semblait se consacrer Ă  raconter des blagues et Ă  dĂ©fendre l’impĂŽt Ă  taux unique (Ă  l'opposĂ© de l'impĂŽt progressif dont le taux augmente avec le revenu), tout en faisant sa profession de foi dans laquelle il rappelait les profondes disparitĂ©s sociales et ethniques aux États-Unis. Pour illustrer cette dĂ©claration, RATM essaya d’abord, pendant une rĂ©pĂ©tition, d’accrocher deux drapeaux des États-Unis Ă  l’envers sur les amplificateurs (comme Ă  son habitude pendant les concerts). Mais les producteurs de Saturday Night Live et d’autres dirigeants de NBC leur ordonnĂšrent de les retirer, avançant que les patriotes protesteraient, et qu’ils souhaitaient que tout se passe sans anicroche en la prĂ©sence de Forbes. Saturday Night Live informa Ă©galement le groupe qu’ils allaient censurer quelques passages de Bullet in the Head (qui devait ĂȘtre le second morceau du groupe) Ă  l’antenne, mais Ă©galement dans le studio, oĂč se trouveraient de la famille et des amis de Forbes.

Le soir de l’émission, aprĂšs la premiĂšre chanson et aprĂšs que les banderoles amenĂ©es par des fans du groupe eurent Ă©tĂ© retirĂ©es, quelques officiels de Saturday Night Live et NBC encerclĂšrent les membres du groupe et leur ordonnĂšrent de quitter les lieux. Entendant cela, Tim (le bassiste) fit irruption dans la loge de Forbes et fracassa quelques lampes au sol avant d’ĂȘtre maĂźtrisĂ© par la sĂ©curitĂ©.

Les "morceaux inappropriés"

Suite aux attaques terroristes du 11 septembre 2001, une rumeur se rĂ©pandit selon laquelle la totalitĂ© des chansons du groupe furent intĂ©grĂ©es Ă  une liste de morceaux considĂ©rĂ©s comme inappropriĂ©s par Clear Channel (liste rendue publique par l’entreprise) et qu’elle avait recommandĂ© Ă  ses stations d’éviter de diffuser pour Ă©viter de choquer les familles des victimes dans les semaines suivant les attentats[24].

Connexions culturelles

Les analyses politiques du linguiste et dissident Noam Chomsky ont énormément inspiré le groupe, en particulier celles touchant la politique du gouvernement américain. Zack de La Rocha a interviewé Chomsky en 2000[25].

Brice Tollemer considĂšre que « la mise en relation et la connexion avec des personnalitĂ©s comme Michael Moore ou bien encore Noam Chomsky apportent indubitablement un gage de respectabilitĂ© et de crĂ©dibilitĂ© quant Ă  la ligne de conduite de la formation musicale Â»[26].

Deux albums hommages sont sortis aprĂšs la dissolution du groupe : Freedom: A Tribute to Rage Against the Machine (une version espagnole existe aussi) en 2001 et A Tribute to Rage Against the Machine rĂ©alisĂ© par divers musiciens en 2003.

Collaborations

Tim Commerford jouant pour Audioslave au Montreux Jazz Festival, 2005.
  • Le 20 janvier 1997, Zach de la Rocha et Tom Morello donnent un concert nommĂ© « Radio Free L.A. Â», avec Flea des Red Hot Chili Peppers Ă  la basse et Stephen Perkins de Jane's Addiction Ă  la batterie. Pendant ce concert, neuf chansons de Evil Empire sont jouĂ©es avec une musique complĂštement diffĂ©rente, seul le texte reste inchangĂ© ou presque.
  • Le groupe contribue Ă  quelques bandes originales de films, avec No Shelter dans Godzilla[27], Darkness (une ancienne dĂ©mo) dans The Crow[28], ainsi que Year of the Boomerang (chanson qui sera incluse plus tard dans Evil Empire), dans le film Higher Learning.
  • En 1999, le groupe joue lors de plusieurs festivals importants, comme ceux de Woodstock, The Fuji Festival (au Japon), ainsi que le Tibetan Freedom Concert. Rage organise Ă©galement un concert au profit de Mumia Abu-Jamal, avec les Beastie Boys. Ce concert fait beaucoup de bruit dans les mĂ©dias[29].
  • La mĂȘme annĂ©e, RATM participe Ă  la bande originale du film Matrix en posant le titre Wake Up au gĂ©nĂ©rique de l’Ɠuvre des frĂšres Wachowski. Cette participation fait connaĂźtre le groupe auprĂšs des fans de la culture cyberpunk que touche le film. Les producteurs n’hĂ©siteront pas Ă  utiliser d’autres titres de Rage Against The Machine dans les deux suites du film.

Discographie

Clips

  • Bombtrack, 1992
  • Killing in the Name, 1993
  • Bullet in the Head, 1993
  • Freedom, 1994
  • Bulls on Parade, 1995
  • People of the Sun, 1996
  • No Shelter, 1998
  • Sleep Now in the Fire, 1999[30]
  • Guerrilla Radio, 1999
  • Testify, 2000[30]
  • Renegades of Funk, 2002
  • How I Could Just Kill a Man, 2002

Albums

Albums studio

C’est le premier album du groupe, prĂ©curseur d’un style qui explosera Ă  la fin des annĂ©es 90 sous l’impulsion de groupes comme Limp Bizkit ou Linkin Park, bien qu’ils soient plus orientĂ©s pop.
L’album occupa la premiùre place du Top 200 du Billboard magazine, et reste 45e dans le top 200 du magazine.
  • Evil Empire, 1996, meilleur classement au US Billboard Peak : 1er, 3 fois « disque de platine Â» pour les ventes aux États-Unis[31].
C’est le deuxiĂšme album du groupe, en français : L’Empire du Mal. Il prit dĂšs le dĂ©part la premiĂšre place du Top 200 du magazine Billboard.
En français, La Bataille de Los Angeles ; il s’agit du troisiĂšme album studio du groupe. Comme le prĂ©cĂ©dent, il rentra immĂ©diatement en premiĂšre place du Top 200 du magazine Billboard. Ce fut l’album le plus populaire du groupe et celui qui suscita le plus d’intĂ©rĂȘt au niveau international.
  • Renegades, 2000, meilleur classement au US Billboard Peak : 14e, « disque de platine Â» pour les ventes aux États-Unis[31].
Ce disque contient exclusivement des reprises d’autres groupes comme Minor Threat, MC5, The Rolling Stones, Cypress Hill ou Devo. Il sortit en 2000, au moment oĂč Zack annonça qu’il quittait le groupe.

Albums Live

C’est une compilation de titres jouĂ©s en live pendant la tournĂ©e du groupe en Europe et en Asie. Le disque contient Ă©galement deux titres inĂ©dits : Darkness et Clear the Lane.
Disque « posthume Â» (il est sorti aprĂšs la sĂ©paration du groupe), il s’agit de l’enregistrement des deux derniers concerts Rage qui ont eu lieu les 12 et 13 septembre 2000 au Grand Olympic Auditorium de Los Angeles, Californie.

Singles

Année Single Meilleur classement Album Informations diverses
Drapeau de la France Drapeau des États-Unis[32] Flag of the United Kingdom.svg
1993 Killing in the Name - - - Rage Against the Machine Apparaßt sur la bande sonore des jeux vidéo Grand Theft Auto: San Andreas et Guitar Hero II et du film "Tueurs nés" d'Oliver Stone.
1993 Bullet in the Head - - - Rage Against the Machine
1993 Bombtrack - - - Rage Against the Machine
1993 Know Your Enemy - - - Rage Against the Machine
1994 Freedom - - - Rage Against the Machine
1996 Bulls on Parade 27 11 8 Evil Empire nommĂ© au Grammy Award pour la « Best Hard Rock Performance Â» ; classĂ© 15e des 40 Greatest Metal Songs sur la chaĂźne cĂąblĂ©e VH1. ApparaĂźt sur la bande sonore de Guitar Hero III.
1996 People of the Sun - - - Evil Empire nommĂ© au Grammy Award pour la « Best Hard Rock Performance Â».
1996 Down Rodeo - - - Evil Empire
1997 Vietnow, featuring Chuck D - - - Evil Empire
1998 The Ghost of Tom Joad - 34 - - Reprise de la chanson de Bruce Springsteen ; plus tard prĂ©sent sur Renegades.
1998 No Shelter - 30 - - nommĂ© au Grammy Award pour la « Best Metal Performance Â» ; apparaĂźt sur la bande originale de Godzilla.
1999 Guerilla Radio - 6 - The Battle of Los Angeles nommĂ© au Grammy Award pour la « Best Hard Rock Performance Â» ; apparaĂźt sur la bande musicale du jeu vidĂ©o Tony Hawk’s Pro Skater 2.
2000 Sleep Now in the Fire - 8 - The Battle of Los Angeles ApparaĂźt sur la bande originale du film Charlie et ses drĂŽles de dames 2 : Les Anges se dĂ©chaĂźnent ; gĂ©nĂ©rique de On the Rock sur MTV.
2000 Testify - 16 - The Battle of Los Angeles ApparaĂźt sur la bande sonore de Rock Band 2.
2000 Calm Like A Bomb - - - The Battle of Los Angeles ApparaĂźt sur la bande originale du film Matrix Reloaded La chanson Wake Up apparait Ă©galement sur le premier volume de la trilogie Matrix.
2000 Renegades of Funk - 9 - Renegades Reprise de la chanson d’Afrika Bambaataa ; nommĂ© au Grammy Award pour la « Best Hard Rock Performance Â».
2001 How I Could Just Kill a Man - 37 - Renegades Reprise de la chanson de Cypress Hill.

DVD

  • Rage Against the Machine, 1997
Ce DVD est un assemblage de concerts donnĂ©s Ă  Irvine, en Californie, au Rock Am Ring Festival de 1996, et au Pink Pop Festival de 1994. Il contient Ă©galement cinq vidĂ©o-clips de chansons des deux premiers albums, ainsi qu’un poĂšme de Zack de La Rocha (Memory of the Dead) et une reprise de Bruce Springsteen, The Ghost of Tom Joad.
  • Revolution USA, 1999
  • The Battle of Mexico City, 2000
GrĂące Ă  son soutien de l’EZLN et aux origines mexicaines de Zack, le groupe comptait de nombreux fans au Mexique. Ce concert Ă©tait le premier du groupe au Mexique, et les relations du groupe avec le public Ă©taient bien plus qu’un simple rapport d’artistes Ă  fans. Le DVD contient des chansons des 3 premiers albums de RATM et la reprise Zapata’s Blood (Le sang de Zapata).
Ce concert a eu lieu au Grand Olympic Auditorium, Ă  Los Angeles, en Californie, le 13 septembre 2000. Les quinze titres du DVD incluent une reprise du groupe Cypress Hill intitulĂ©e How Could I Just Kill a Man, qui apparaĂźt aussi sur l’album de reprises Renegades (voir ci-dessus). Le DVD contient Ă©galement des vidĂ©os de Bombtrack et How Could I Just Kill a Man, la performance bĂ©nĂ©vole du groupe Ă  la Convention Nationale DĂ©mocrate du 18 aoĂ»t 2000, et deux titres supplĂ©mentaires interprĂ©tĂ©s lors d’autres concerts : People of the sun et Know Your Enemy.
  • Free Tibet concert, 2006
Enregistrement du concert live rassemblant 100 000 personnes et 20 groupes en soutien au peuple tibĂ©tain subissant l’oppression et la persĂ©cution. Le DVD contient les performances live, interviews exclusives, images inĂ©dites des Beastie Boys, Red Hot Chili Peppers, Beck, The Fugees, Rage Against the Machine, The Smashing Pumpkins, Björk, Foo Fighters, Sonic Youth


RĂ©compenses

AnnĂ©e Prix RĂ©compense ƒuvre rĂ©compensĂ©e
1996 MTV Video Music Awards Best Rock Video Bulls on Parade (nommĂ©) : perdant face Ă  Metallica pour Until It Sleeps
1997 Grammy Award Best Metal Performance (Meilleure prestation metal) Tire Me : vainqueur
1997 Grammy Award Best Hard Rock Performance (Meilleure prestation Hard rock) Bulls on Parade (nommé)
1997 MTV Video Music Awards Best Rock Video People of the Sun (nommĂ©) : perdant face Ă  Aerosmith pour Falling in Love (Is Hard on the Knees)
1998 Grammy Award Best Hard Rock Performance (Meilleure prestation Hard rock) People of the Sun (nommé)
1999 Grammy Award Best Metal Performance (Meilleure prestation metal) No Shelter (nommé)
2000 MTV Video Music Awards Best Rock Video Sleep Now in the Fire (nommĂ©) : perdant face Ă  Limp Bizkit pour Break Stuff
2001 Grammy Award Best Hard Rock Performance (Meilleure prestation Hard rock) Guerilla Radio : vainqueur
2002 Grammy Award Best Hard Rock Performance (Meilleure prestation Hard rock) Renegades of Funk (nommé)
2008 Kerrang's Awards Hall of Fame Award

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Jeux Vidéos

  • Le titre "Guerilla radio" est prĂ©sent dans le jeu "Tony Hawks : Pro skater 2".
  • Le titre le plus connu, Killing In The Name, issu du premier album Rage Against The Machine a Ă©tĂ© repris dans la playlist de Guitar Hero II ainsi que dans GTA San Andreas (Radio X OST).
  • Le titre Bulls On Parade figure dans la set list de Guitar Hero III: Legends Of Rock, dans lequel on peut affronter et dĂ©bloquer l'illustre Tom Morello.
  • Le titre "Sleep Now In The Fire" est prĂ©sent dans le jeu "Skate 2".
  • Le titre "Wake up" est prĂ©sent dans le jeu "Dave Mirra freestyle bmx 2"
  • Le titre "Testify" est prĂ©sent dans le jeu "Rock Band 2"

Films

  • Le titre "Wake Up" issu de l'album "Rage Against The Machine" fut repris dans la fin et le gĂ©nĂ©rique de "Matrix", ainsi que dans le gĂ©nĂ©rique de fin de "Godzilla".
  • Le titre "Calm Like a Bomb" issu de l'album "Battle of Los Angeles" fut repris dans la fin et le gĂ©nĂ©rique de "Matrix Reloaded".

Bibliographie

  • (fr) Brice Tollemer, Rage Against The Machine: Ennemis Publics, 2009, Camion Blanc, ISBN 2-35779-003-2
  • (en) Colin Devenish, Rage Against the Machine, 2001, Holtzbrinck Publishers, ISBN 0-312-27326-6
  • (fr) Jota Martinez Galiana, Rage Against The Machine, en furie contre le systĂšme, 1998, Éd. La Mascara, Images du rock, ISBN 84-7974-567-3

Notes et références

  • (es) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu d’une traduction de l’article de WikipĂ©dia en espagnol intitulĂ© « Rage Against the Machine Â».
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu d’une traduction de l’article de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© « Rage Against the Machine Â».
  1. ↑ Une courte biographie de RATM
  2. ↑ (en) RATM se reforme pour le festival de Coachella 2007
  3. ↑ (es) Un article sur l’engagement politique du groupe
  4. ↑ (en) Questions frĂ©quentes : qu’est-ce que Rage Against the Machine ? - Site non-officiel
  5. ↑ (en) Concert de soutien à Mumia Abu-Jamal
  6. ↑ a  et b  La photo sur la scĂšne du Lollapalooza (floutĂ©e)
  7. ↑ (es) Lorsque l’EZLN prend d’assaut l’Empire
  8. ↑ a  et b  David Fricke, « The Last Days of Rage? With no lead singer, Rage consider their next move. Â», Rolling Stone. ConsultĂ© le 11 septembre 2009
  9. ↑ (en) Incident au Saturday Night Live
  10. ↑ Zack de la Rocha quitte Rage Against the Machine
  11. ↑ Une brùve sur l’album solo de Zack de la Rocha.
  12. ↑ Chris Cornell quitte Audioslave
  13. ↑ ConfĂ©dĂ©ration nationale du travail (France)
  14. ↑ Les 1001 albums qu’il faut avoir Ă©coutĂ©s dans sa vie, Flammarion, 2005, p. 685. ISBN 2-08-201539-4
  15. ↑ News de mcm.net, le 16/08/2000.
  16. ↑ (en) Rage Against The Machine tourne une nouvelle vidĂ©o avec Michael Moore
  17. ↑ News de mcm.net, le 21/09/2001.
  18. ↑ Estados Unidos se autodenomina la tierra de la libertad, pero la primera libertad que tenemos tĂș y yo es la de desempeñar un trabajo como explotado. Una vez hayas ejercido esta libertad entonces habrĂĄs perdido el control sobre lo que haces, lo que se produce y cĂłmo se produce, y, al final, el producto ya no te pertenecerĂĄ a ti. La Ășnica forma de evitar a los jefes es no cuidar de ti mismo, lo cual nos lleva a la segunda libertad: la de morirse de hambre. (pas trouvĂ© la version originale pour recouper)
  19. ↑ News de mcm.net, le 18/05/1999.
  20. ↑ Working to ensure the legal rights that all us presume to enjoy certainly has turned out to be controversial! (Discours complet que Zack de la Rocha a prononcĂ© au concert de soutien Ă  Mumia Abu-Jamal)
  21. ↑ (en) Tom Morello arrĂȘtĂ© pendant une manifestation
  22. ↑ [http://qn.quotidiano.net/2000/09/08/cuts/img17250.jpg (Archive, Wikiwix, que faire ?) Photo de Tim Commerford au-dessus de la scùne des MTV Video Music Awards.
  23. ↑ (en) Biographie de Rage Against the Machine oĂč cet incident est relatĂ©.
  24. ↑ (en) Le 11 septembre et la censure : Liste des morceaux censurĂ©s aprĂšs le 11 Septembre
  25. ↑ Brice Tollemer, Rage Against the Machine: Ennemis publics, Camion Blanc, 2009, p. 125.
  26. ↑ Brice Tollemer, op. cit., Camion Blanc, 2009, p. 132.
  27. ↑ Tracklist de la BO de Godzilla
  28. ↑ The Crow sur Amazon
  29. ↑ (en) Un article de CNN
  30. ↑ a  et b  VidĂ©o-clips rĂ©alisĂ©s par Michael Moore.
  31. ↑ a , b , c , d  et e  Recording Industry Association of America RIAA
  32. ↑ Classement du Billboard, par genre

Rage Against the Machine

Zack de la Rocha | Tom Morello | Tim Commerford | Brad Wilk
Discographie
Albums studios : Rage Against the Machine | Evil Empire | The Battle of Los Angeles | Renegades

En concert : Live & Rare | Live at the Grand Olympic Auditorium

DVDs
Rage Against the Machine (1997) | Revolution USA (1999) | The Battle of Mexico City (2000) | Live at the Grand Olympic Auditorium (2003)
Voir aussi
Audioslave | One Day as a Lion
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  • Rage Against the Machine — (Rage o R.A.T.M.) fue un grupo musical de rap metal estadounidense constituido en el año 1990 por Tom Morello y Zack de la Rocha. De tendencias polĂ­ticas de extrema izquierda, su mĂșsica siempre estuvo cargada de energĂ­a, y sus letras fueron de… 
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  • Rage Against the Machine — Infobox musical artist Name = Rage Against The Machine Img capt = RATM performing at the Big Day Out festival. L R: Commerford, Wilk, De la Rocha and Morello. Img size = 250 Landscape = yes Background = group or band Alias = Origin = Los Angeles 
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  • Rage Against The Machine — Dieser Artikel beschĂ€ftigt sich mit der Band Rage Against the Machine. FĂŒr das gleichnamige Album der Band siehe Rage Against the Machine (Album). Rage Against the Machine Rage Against the Machine beim Big Day Out Festival 2008 in Melbourne 
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  • Rage against the Machine — 
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