RC Strasbourg

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RC Strasbourg

Racing Club de Strasbourg

Racing Club de Strasbourg Football pictogram.svg
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Généralités
Surnom(s) Racing
Nom(s) précédent(s) FC Neudorf (1906-1919)
RSC Straßburg (1940-1944)
RP Strasbourg-Meinau (1970-1976)
Date de fondation 1906
Statut professionnel 1933-1939 et depuis 1945
Couleurs Bleu et blanc
Stade Stade de la Meinau
Siùge 12, rue de l’Extenwoerth
67 021 Strasbourg
Championnat actuel Ligue 2
Président Philippe Ginestet
EntraĂźneur Pascal Janin
Site web rcstrasbourg.fr
PalmarĂšs
National[1] Championnat de France (1)
Coupe de France (3)
Coupe de la Ligue (2)
International[1] Coupe Intertoto (1)
Maillots
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Domicile
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Extérieur
Actualités
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Pour la saison en cours, voir :
Saison 2009-2010 du RC Strasbourg

Le Racing Club de Strasbourg (couramment abrĂ©gĂ© en RC Strasbourg, Racing ou RCS), est un club de football français fondĂ© en 1906 sous le nom de FC Neudorf. Le club strasbourgeois est prĂ©sidĂ© par Philippe Ginestet depuis 2009. L'Ă©quipe premiĂšre, entraĂźnĂ©e par Pascal Janin, Ă©volue en Ligue 2 aprĂšs ĂȘtre descendue de Ligue 1 en 2008. Le Racing est actuellement le seul club de football professionnel en Alsace.

Le club alsacien joue à domicile au stade de la Meinau depuis 1914. Le club, professionnel depuis 1933 a remporté un titre de champion de France, trois Coupes de France et trois Coupes de la Ligue, dont deux dans l'Úre moderne de la Coupe de la Ligue depuis 1995. Le dernier titre des Strasbourgeois est la Coupe de la Ligue 2005.

Sommaire

Historique

Les débuts du club (1906-1918)

Les origines du Racing Club de Strasbourg remontent Ă  1906 au moment oĂč le football venu d'Angleterre prend son essor Ă  Strasbourg, qui Ă©tait Ă  l'Ă©poque capitale de l'Alsace-Lorraine au sein de l'Empire allemand. AprĂšs la crĂ©ation en 1890 du Straßburger Fussball Club, aujourd'hui AS Strasbourg, le dĂ©but du XXe siĂšcle voit apparaĂźtre de nouveaux clubs dans Strasbourg. C'est Ă  cette pĂ©riode que quelques jeunes gens du quartier populaire de Neudorf au Sud de la ville se retrouvent rue d'Erstein pour jouer au football avec une boule de chiffon[2].

Localisation Strasbourg.jpg

Parmi ces jeunes gens, une dizaine (Ch. Adrion, Ch. Belling, W. Dahl, G. Kopf, O. Kunth, A. Lams, Th. Schmalbach, E. Schlotter, G. Saenger et Ch. Tubach[3]) sont dĂ©cidĂ©s Ă  crĂ©er leur propre Ă©quipe. Ils font tout d'abord l'acquisition d'un ballon de cuir grĂące Ă  quelques Ă©conomies et avec le soutien financier de leur instituteur M. Rohmer. AprĂšs l'achat d'un ballon, le groupe dĂ©cide Ă  l’automne 1906 de baptiser leur association le Fußball Club Neudorf. L'instituteur qui permit l'achat du ballon devient premier membre d’honneur du club pour « services exceptionnels rendus Â»[4]. Les dĂ©buts du club sont difficiles car les problĂšmes d’argent surviennent dĂšs les premiers mois. L'Ă©quipe ne dispose d'aucun terrain et les cotisations des quelques membres et les quelques bals organisĂ©s[5] ne permettent pas de rĂ©unir assez d'argent pour rĂ©parer le seul ballon du club[6].

Le premier match du FC Neudorf est organisĂ© contre le FC Germania, club voisin du quartier de Schluthfeld qui possĂšde son propre terrain de football. À l'occasion de cette rencontre les jeunes de Neudorf, habituĂ©s Ă  la rue d’Erstein et Ă  des petits buts, jouent pour la premiĂšre fois sur un terrain de taille rĂ©glementaire avec des buts de 7,20 mĂštres de largeur[4]. Le FC Germania domine outrageusement les dĂ©bats et le premier match se solde par une cuisante dĂ©faite, le FC Neudorf abandonnant Ă  la mi-temps sur le score de 7 buts Ă  0 sans jamais avoir rĂ©ussi Ă  passer la ligne mĂ©diane[6]. Leur deuxiĂšme match, quinze jours plus tard contre la mĂȘme Ă©quipe, se termine par une dĂ©faite plus honorable sur le score cette fois de 2-0[7].

Sans argent et avec une Ă©quipe inexpĂ©rimentĂ©e, les jeunes strasbourgeois dĂ©cident alors de faire appel aux adultes pour tenter de structurer le club. Au dĂ©but de l’annĂ©e 1909, M. Zuhlke est ainsi nommĂ© premier prĂ©sident du club au cours d'une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale organisĂ©e au restaurant de l’Aigle d’Or. L'encadrement du club est complĂ©tĂ© par un vice-prĂ©sident, un secrĂ©taire, un caissier et un directeur technique[4]. AprĂšs la structuration du club, les rĂ©sultats ne sont toujours pas au rendez-vous. Au cours de l'Ă©tĂ© 1909, la gestion du prĂ©sident Zuhlke est de plus en plus critiquĂ©e et la FC Neudorf subit une nouvelle lourde dĂ©faite par 10-0 face au FC SĂ©lestat dont l'Ă©quipe est renforcĂ©e par 9 joueurs anglais. Le club frĂŽle la scission le 20 aoĂ»t lors d’une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale agitĂ©e au restaurant l’Alcazar, lieu oĂč se retrouvent habituellement les membres du club. Le prĂ©sident critiquĂ© est renvoyĂ© par les membres fondateurs du FC Neudorf et par les joueurs qui nomment R. Berger comme nouveau prĂ©sident le 5 septembre 1909[8]. Celui-ci est secondĂ© par Louis Becker qui le remplace peu aprĂšs au poste de prĂ©sident. Charles Belling, un membre fondateur, est Ă©lu secrĂ©taire[5].

En 1909, le FC Neudorf obtient son affiliation Ă  la ligue de football d’Allemagne du Sud, dĂ©nommĂ©e SĂŒddeutscher Fussball Verband. Pour la saison 1909-1910, il est admis dans le championnat d’Allemagne du Sud de Division C, soit la troisiĂšme division et le plus bas niveau dans la hiĂ©rarchie des championnats de la ligue. L'Ă©quipe enchaĂźne les rencontres officielles aprĂšs trois annĂ©es de matches amicaux et les rĂ©sultats suivent. La plus large victoire en Division C est acquise en 1911 face Ă  Erstein qui est battu 28-0 avec notamment 18 buts de l'attaquant F. Schmalbach. À cette occasion le FC Neudorf manque d'Ă©galer le record d'Allemagne du plus grand nombre de buts marquĂ©s en un match, dĂ©tenu Ă  l'Ă©poque par le Karlsruher SV vainqueur de Sarrelouis sur le score de 29-0[7].

AprÚs trois saisons en Division C, le club est sacré champion de troisiÚme division allemande en 1912 et accÚde à la deuxiÚme division[9],[10]. En Division B Neudorf rencontre des adversaires comme le FC Cronenbourg, le FV Haguenau, le FC Strasbourg, le FC Bischwiller et le SC Sélestat[8]. En 1914, l'équipe du FC Neudorf s'installe sur le terrain du jardin Haemmerlé, lieu du futur stade de la Meinau[11]. Quelques semaines plus tard, le club franchit un nouveau palier en accédant à la premiÚre division de la ligue , la Division A, à l'issue de la saison 1913-1914[12]. La PremiÚre Guerre mondiale interrompt la progression du club et retarde les projets d'aménagement du terrain. Alors que la plupart des joueurs sont mobilisés sur le front, l'activité sportive se poursuit tant bien que mal[13].

Le Racing amateur (1919-1933)

C'est en décembre 1918 que les membres du FC Neudorf - pour la plupart anciens mobilisés - se réunirent pour reprendre contact. Décidés à poursuivre l'aventure, ils ré-élirent en janvier 1919 un comité (élection durant laquelle seuls les porteurs d'un passeport A ou B, non-Allemands, pouvait postuler) et renommÚrent le club qui s'appellerait R.C Strasbourg-Neudorf puis, peu aprÚs, Racing Club de Strasbourg. L'architecte de ces modifications fut Charles Belling, élu nouvellement président, Secrétaire Général depuis 1909 et membre du club depuis 1906.

Participant au championnat d'Alsace de DH, le Racing enleva 5 titres de champion d'Alsace, en 1923, 1924 et 1927, sans jamais connaĂźtre de relĂ©gation. A cette pĂ©riode fut Ă©galement construite la premiĂšre tribune en bois, en 1921. Enfin c'est en mai 1930 que l'industriel strasbourgeois M.E.E.C Mathis accepta la prĂ©sidence d'honneur du club. Fort de ces nouveaux moyens, le Racing Club de Strasbourg pouvait passer Ă  l'Ă©tape suivante de son Ă©volution : le professionnalisme.

Les premiĂšre heures du professionnalisme (1933-1939)

C'est le samedi 10 juin 1933, au Restaurant de la Bourse, que l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire se prononça, par 127 voix pour, 2 contre et 6 abstentions, en faveur de l'adhĂ©sion du RC Strasbourg au professionnalisme. La premiĂšre saison de D1 venait de se dĂ©rouler, voyant le sacre de l'Olympique Lillois. Les 6 clubs relĂ©guĂ©s, ainsi que les nouveaux venus du professionnalisme tels que le Racing participĂšrent au premier championnat de D2, dans lequel le Racing accrocha la quatriĂšme place de la Poule Nord, l'autorisant Ă  disputer les barrages de promotion. Un double succĂšs plus tard (contre Mulhouse (0-0 et 3-1) et contre Saint-Étienne (2-0 et 4-4)) et le Racing Ă©tait promu en PremiĂšre Division.

Pour cette premiÚre saison au sein de l'élite le Racing fera mieux que résister. Champion d'automne, il perd sa chance de remporter le titre national lors de la réception de son concurrent direct, le FC Sochaux, lors de la 25Úme journée. Battu 1-0 devant 25112 spectateurs, il ne rattrapera jamais son retard et finira second à 1 point du titre. Les saisons suivantes seront tout aussi honorables, le Racing finissant successivement 3e, 6e, 5e et 10e. Le club atteignit également pour la premiÚre fois la Finale de la Coupe de France, en 1937. Il sera battu sur le score de 2 buts à 1, encore une fois par le FC Sochaux, aprÚs avoir mené au score, avant d'encaisser un but à trois minutes de la fin.

Les affres de la guerre (1939-1945)

AprĂšs la dĂ©claration de guerre, la ville de Strasbourg fut Ă©vacuĂ©e dans le Sud de la France. Les joueurs du Racing dĂ©cidĂšrent donc de faire vivre l'Ă©quipe du Racing Ă  PĂ©rigueux, et l'espace d'une saison le Racing joua dans le championnat de Dordogne, s'adjugeant mĂȘme le titre. En 1940, l'Alsace fut annexĂ©e au TroisiĂšme Reich et l'Ă©quipe Ă©volua dans le championnat allemand. Quatre saisons durant le Racing jouera dans ce championnat rĂ©gional, la Gauliga Elsass, sous le nom germanisĂ© de Rasensport Club.

Bien que le professionnalisme fut interdit en Allemagne et que de nombreux joueurs furent mobilisĂ©s, ces saisons eurent un enjeu tout particulier. Le Red Star Strasbourg, vieux rival, fut renommĂ© Sport-gemeinschafft SS, portant sur son maillot la tĂȘte de mort et le sigle SS. DĂšs lors les derbys prirent des allures de combat patriotique, les joueurs du Racing osant jusqu'Ă  porter maillot bleu, short blanc et chaussettes rouges devant leurs adversaires lors d'une victoire 3 buts Ă  rien devant 15.000 spectateurs enthousiastes. Le Racing Club de Strasbourg ne dĂ©crochera toutefois aucun titre de Champion d'Alsace. Les combats pour la libĂ©ration de l'Alsace entraĂźnĂšrent l'annulation de l'Ă©dition 1945 et le Racing, revenu en France put Ă  nouveau Ă©voluer en PremiĂšre Division.

L'apothéose de la Coupe et les joutes européennes (1945-1970)

Oscar Heisserer, capitaine du Racing de 1945 Ă  1949

Bien que fortement meurtri par le conflit, le Racing arrive Ă  atteindre la 12e place pour son retour au sein de l'Ă©lite. Le club atteindra mĂȘme la finale de la Coupe de France pour la deuxiĂšme fois en 1947, Ă©chouant cette fois contre le tenant du titre, Lille, sur le score de 2-0. AprĂšs avoir Ă©chappĂ© Ă  la relĂ©gation suite Ă  l'abandon de la section professionnelle du SR Colmar, qui venait de perdre son prĂ©sident mĂ©cĂšne, en 1949, le Racing dĂ©crocha son premier titre national en venant Ă  bout de l'US Valenciennes en finale de la Coupe de France 1951 sur le score de 3-0. C'est attendu par des dizaines de milliers de Strasbourgeois que les joueurs reviendront en Alsace.

AprÚs une premiÚre relégation, la saison suivante (1952), et une remontée immédiate (1953), le Racing tentera d'arriver à la stabilité, et connaßtra une brillante saison 1954-55 grùce notamment au prodige Ernst Stojaspal, luttant longtemps pour le titre et finissant à la quatriÚme place. Le talent de l'Autrichien ne suffit toutefois pas à éviter la relégation en 1957. AprÚs une remontée immédiate, le club inaugure son éclairage nocturne le 22 avril 1959 lors d'un match amical face au FC Kaiserslautern.

Suite Ă  une nouvelle relĂ©gation en 1960, le club profitera de son retour au sein de l'Ă©lite en 1961 pour redevenir compĂ©titif pour la dĂ©cennie suivante. La saison 1964-1965 vit mĂȘme le Racing se battre pour le titre. A quatre journĂ©es de la fin le Racing, second avec 1 point de retard sur le leader Nantes, reçoit les leaders pour un match dĂ©cisif. Le FC Nantes arrachera l'Ă©galisation Ă  trois minutes de la fin. Le Racing s'Ă©croulera par la suite, finissant 5e et se faisant Ă©liminer en quart de finale de la Coupe de France par le Stade Français sur le score de 2 buts Ă  1.

Cette saison marqua aussi la premiĂšre grande Ă©popĂ©e europĂ©enne du Racing, en Coupe de l'UEFA. OpposĂ© en 1/32e de finale au prestigieux Milan AC, le Racing s'imposera 2-0 Ă  la Meinau pour ne succomber que par 1-0 au retour, Ă  San Siro. Éliminant ensuite facilement le FC BĂąle (victoire 1-0 en Suisse et victoire 5-2 au retour), le Racing se voit dĂ©signer comme adversaire un nouveau grand d'Europe : le FC Barcelone. AprĂšs un solide nul Ă  la Meinau (0-0), le Racing parviendra Ă  mener au score au Camp Nou avant de se faire rejoindre au score Ă  15 secondes de la fin du match (2-2). La rĂšgle des buts Ă  l'extĂ©rieur n'existant pas, et la prolongation ne donnant rien un match d'appui sera nĂ©cessaire. Encore au Camp Nou le Racing obtint le nul (0-0) et se qualifia au tirage au sort. OpposĂ© Ă  Manchester United en quart de finale, le Racing explosera au match aller (0-5) pour ensuite mettre en Ă©chec l'Ă©quipe menĂ©e par George Best Ă  Old Trafford (0-0).

La saison suivante (1966) permit au Racing de concrétiser ces espoirs en accédant pour la quatriÚme fois à une finale de Coupe de France aprÚs avoir miraculeusement éliminé Toulouse en demi-finale 3-1 aprÚs prolongation, le club toulousain ayant mené au score jusqu'à la 89e minute du match. Opposé en finale au tout nouveau champion de France, le FC Nantes, le Racing déjoue les pronostics en emportant son second trophée sur le plus petit des scores (1-0). Cette saison fut également l'occasion de retrouver le Milan AC en Coupe de l'UEFA. Battu 1-0 à San Siro, le Racing remportera le retour 2 buts à 1. Le match d'appui, à San Siro, ne départagea pas les deux équipes (1-1). Cette fois-ci le tirage au sort fut défavorable au RC Strasbourg.

Les années RPSM (1970-1977)

AprÚs quelques saisons sans gloire le Racing Club de Strasbourg fusionna, au terme de deux assemblées générales extraordinaires avec le club amateur phare de Strasbourg, les Pierrots de Strasbourg, double champions de France amateurs. Le 3 juin 1970 le Racing Club de Strasbourg devint le Racing Pierrots Strasbourg-Meinau ou RPSM. DÚs sa premiÚre saison, le club est relégué, tandis que les certains membres des Pierrots, insatisfaits par la fusion, recréent un club amateur. Malgré une remontée immédiate, le club stagnera en deuxiÚme partie de tableau pour rechuter en 1976. Au cours de la saison suivante, le club retrouve le nom de Racing Club de Strasbourg au cours de l'assemblée générale extraordinaire de 15 octobre 1976 et parvient à remporter son premier titre de Champion de DeuxiÚme Division.

Les heures de gloire (1977-1980)

Le stade de la Meinau

Nouvellement promu, le Racing emmenĂ© par son nouvel entraĂźneur Gilbert Gress finit Ă  une Ă©tonnante 3e place tandis que l'AS Monaco, autre promu, emporte le Championnat de France 77-78. La saison suivante verra le Racing prendre la tĂȘte du championnat aprĂšs seulement 5 journĂ©es, Ă  l'issue d'un match nul Ă  Reims. MalgrĂ© la poussĂ© des grands du championnat de l'Ă©poque, Nantes et Saint Étienne, le Racing tient bon, ne subissant sa premiĂšre dĂ©faite qu'Ă  la 19e journĂ©e, au Parc des Princes. Toujours leader la veille de la derniĂšre journĂ©e de championnat, le Racing n'a besoin que d'un nul Ă  Lyon pour assurer le titre. Le Racing l'emportera par 3 buts Ă  0. La Racing Club de Strasbourg est champion de France pour la premiĂšre et unique fois de son histoire, avec une Ă©quipe trĂšs rĂ©gionale : en deuxiĂšme mi-temps du match de Lyon, le Racing comptera dans ses rangs pas moins de sept natifs de l'Alsace, en plus de l'entraĂźneur. Ce titre de 1979 permet au Racing de se qualifier, pour la premiĂšre et unique fois, en Coupe d'Europe des Clubs Champions.

Le Racing, arrivera à tenir son rang lors de la saison suivante, finissant à la 5e place sans toutefois peser dans la lutte pour le titre. En Coupe d'Europe des Clubs Champions le Racing parviendra en quart de finale, aprÚs avoir éliminé les Norvégiens du IK Start (2-1, 4-0) et les TchÚques du FC Marila Pribram (0-1, 2-0). Opposé au prestigieux Ajax Amsterdam, le Racing obtiendra le nul à la Meinau (0-0) avant de perdre au retour (4-0).

Les années de crise (1980-1992)

Mais le Racing Club de Strasbourg est dĂ©chirĂ© par de violentes tensions internes. De profonds dĂ©saccord opposent Gilbert Gress au nouveau prĂ©sident AndrĂ© Bord. La dĂ©cision est prise de limoger l'entraĂźneur aprĂšs la rĂ©ception du champion en titre, le FC Nantes. Mais des fuites dans la presse transformeront le match du 23 septembre 1980 en guerre des nerfs. Durant tout le match de violents slogans hostiles au prĂ©sident seront lancĂ©s, et la dĂ©faite 2-1 provoque des Ă©meutes inĂ©dites Ă  la Meinau : le stade est mis Ă  sac, un incendie se dĂ©clare dans les tribunes et les CRS devront charger les supporters, occasionnant de nombreux blessĂ©s, notamment au sein des forces de l'ordre. Gilbert Gress, lui, est portĂ© par la foule.

Les années suivantes marqueront le déclin progressif du Racing, jusqu'à la relégation en 1986. La saison suivante sera la pire de toute l'histoire professionnelle du club, avec une 9e place en DeuxiÚme Division. AprÚs un second titre de Champion de France dans l'antichambre de l'élite, le Racing connaßtra à nouveau la relégation, mettant cette fois-ci 3 années à retrouver l'élite, son plus long séjour en DeuxiÚme Division. AprÚs deux échecs en barrages (dont un retentissant contre l'OGC Nice, 3-1, 0-6), le Racing retrouvera la D1 en 1992 en battant Rennes en barrages (0-0 puis 4-1 à la Meinau).

Le renouveau (1992-1997)

La remontĂ©e en 1Ăšre division en 1992 se fait dans la liesse populaire et est suivie par une premiĂšre saison dans l'Ă©lite trĂšs encourageante puisque le Racing termine Ă  la 8e place, classement qu'il n'a plus connu depuis lors. La saison 1993/1994 est moins enthousiasmante et se conclut par une nouvelle rupture entre Gilbert Gress et les dirigeants du Racing. En conflit avec certains joueurs - notamment Frank LebƓuf - et avec le nouveau prĂ©sident, Roland Weller, Gress quitte le club, cette fois-ci dĂ©finitivement. Il est remplacĂ© par Daniel Jeandupeux alors mĂȘme que l'Ă©quipe est profondĂ©ment remodelĂ©e avec les arrivĂ©es de Franck SauzĂ©e, Xavier Gravelaine, Alexander Vencel et surtout du « tsar Â» Alexander MostovoĂŻ. Les rĂ©sultats ne seront pas, dans un premier temps, Ă  la mesure de cet ambitieux recrutement et Jeandupeux doit cĂ©der sa place Ă  Jacky DuguĂ©pĂ©roux. La deuxiĂšme partie de saison sera plus rĂ©ussie, Le Racing inflige en effet au champion Nantes sa seule dĂ©faite de la saison et atteint la finale de la coupe de France face au PSG. Le Racing Ă©choue nĂ©anmoins sur l'ultime marche puisque Paul Le Guen donne la victoire au PSG aprĂšs qu'un but ait Ă©tĂ© refusĂ© Ă  Marc Keller.

En 1995/1996, le Racing se qualifie pour la coupe de l'UEFA via la Coupe Intertoto. L'aventure s'achĂšvera en 16e de finale face au grand Milan AC de Maldini, Weah et Baggio. En championnat l'Ă©quipe termine Ă  une 9e place, assez dĂ©cevante qui marque la fin d'un cycle. Keller, Djetou, MostovoĂŻ ou Leboeuf quittent en effet le club sur un sentiment d'inachevĂ©, cette Ă©quipe n'ayant pas, de l'avis gĂ©nĂ©ral, donnĂ©e sa pleine mesure. Leboeuf fait ses adieux Ă  la Meinau aprĂšs 6 ans Ă  Strasbourg lors d'un match amical avec l'Ă©quipe de France contre la Finlande le 29 mai 1996. A partir de 1996 le Racing sera, comme beaucoup de clubs français, durement touchĂ© par l'arrĂȘt Bosman. Avec la dĂ©rĂ©gulation du marchĂ© des transferts, il devient en effet difficile pour le club de conserver ses meilleurs talents.

La saison 1996/1997 dĂ©bute dans le scepticisme mais sera au final l'une des plus rĂ©ussies de l'histoire du club. EmmenĂ© par son buteur David Zitelli, l'Ă©quipe se maintient dans le haut du tableau pendant la quasi totalitĂ© de la saison avec quelques moments de bravoure comme une victoire Ă  Montpellier grĂące Ă  un quadruplĂ© du fantasque Pascal Nouma. Le 12 avril 1997, le Racing remporte son premier titre depuis 1979 en ramenant Ă  Strasbourg la coupe de la Ligue aprĂšs une victoire face Ă  Bordeaux aux tirs au but grĂące au tir victorieux de StĂ©phane Collet. Alexander Vencel fut le grand homme de ce parcours et s'installe ainsi dĂ©finitivement dans le cƓur des supporters. AprĂšs un relĂąchement en fin de saison l'Ă©quipe finit 9e mais tous les clignotants sont alors au vert avec une qualification en coupe d'Europe, de jeunes joueurs talentueux et un public conquis. Mais, comme souvent avec le Racing, les lendemains de fĂȘte seront difficiles.

L'Ăšre IMG (1997-2002)

La loi dite « Pasqua Â» votĂ©e en 1994 amorce et accompagne un vaste dĂ©sengagement des municipalitĂ©s du sport professionnel et Strasbourg ne fera pas exception Ă  la rĂšgle. La municipalitĂ© dĂ©cide ainsi en 1997 de cĂ©der ses parts (49 % du capital du club) au groupe IMG - qui avait, peu avant, Ă©chouĂ© dans son projet de reprise de l'Olympique de Marseille - plutĂŽt qu'au projet portĂ© par le prĂ©sident de l'Ă©poque, Roland Weller. Patrick Proisy, prĂ©sident de la filiale française du groupe dirigĂ© par Mark Mac Cormack et ancien joueur de tennis professionnel, devient le nouveau prĂ©sident du club Ă  l'inter-saison 1997, l'Ăšre Weller s'achevant dans l'Ă©motion de la victoire en coupe de la Ligue.

L'arrivĂ©e d'un groupe amĂ©ricain rĂ©putĂ© avec un projet ambitieux suscita beaucoup d'espoir du cĂŽtĂ© de la capitale alsacienne, d'autant plus que le club pouvait dĂ©jĂ  s'appuyer sur un effectif de qualitĂ© mĂ©langeant de jeunes espoirs (Olivier Dacourt, ValĂ©rien IsmaĂ«l...), des internationaux Ă©trangers (Alexander Vencel, Jan Suchoparek...) et de bons joueurs du championnat de France (David Zitelli, Pascal Nouma, GĂ©rald Baticle...). La saison 1997/1998 fut cependant trĂšs mitigĂ©e, le club Ă©chappant de peu Ă  la relĂ©gation alors mĂȘme qu'il rĂ©alisait un superbe parcours en Coupe UEFA, avec des qualifications face aux Glasgow Rangers et Liverpool FC. En 1/8e de finale, le Racing bat mĂȘme l'Inter Milan de Ronaldo et Youri Djorkaeff Ă  la Meinau (2-0) mais s'incline 3-0 au match retour. La saison fut Ă©galement mouvementĂ©e en coulisses puisque le nouveau manager gĂ©nĂ©ral nommĂ© par IMG, Bernard Gardon, procĂ©da Ă  un vaste renouvellement de l'encadrement du club avec notamment le dĂ©part de Jacky DuguĂ©pĂ©roux qui cĂšdera sa place sur le banc de l'Ă©quipe premiĂšre Ă  RenĂ© Girard. Celui-ci sera remerciĂ© Ă  la fin de la saison malgrĂ© la rĂ©ussite de son opĂ©ration maintien et Gardon lui-mĂȘme quittera le club un an seulement aprĂšs son arrivĂ©e.

À l'Ă©tĂ© 1998, Proisy intronise en effet son ami Claude Le Roy au poste de manager gĂ©nĂ©ral. Pierre Mankowski, qui avait dĂ©jĂ  travaillĂ© avec Le Roy au Paris Saint-Germain et au Cameroun, devient entraĂźneur de l'Ă©quipe premiĂšre. L'annĂ©e 1998 fut marquĂ©e par un profond chamboulement de l'effectif puisque presque tous les cadres de l'Ă©quipe furent transfĂ©rĂ©s. Pour les remplacer, Proisy promit de grand noms et suggĂ©ra mĂȘme que des joueurs comme JĂŒrgen Klinsmann, Roberto Baggio ou Dejan Savicevic pourraient arriver au Racing. Dans les faits, le recrutement fut plus dĂ©cevant : malgrĂ© quelques rĂ©elles rĂ©ussites (Teddy Bertin, Olivier Echouafni, Peguy Luyindula), la plupart des joueurs engagĂ©s ne parvinrent pas Ă  s'imposer. La pĂ©riode 1998-2001 fut dans l'ensemble marquĂ©e par un constant turn-over au niveau de l'effectif et de nombreux Ă©checs. Mario Haas est restĂ© le symbole de cette politique de recrutement dispendieuse, dĂ©sordonnĂ©e et inefficace. RecrutĂ© pour 2,8 M d'euros, l'attaquant autrichien qui devait enflammer la Meinau n'inscrit que deux petits buts en deux saisons au Racing. Les transferts de cette Ă©poque font aujourd'hui l'objet d'une enquĂȘte pour dĂ©tournement de fonds dans le cadre de laquelle Proisy et Leroy ont Ă©tĂ© mis en examen par le parquet de Strasbourg. Sur le plan sportif, la situation se dĂ©grada progressivement et le RCS ne parvint jamais Ă  jouer dans la premiĂšre moitiĂ© de tableau. En 1999, Le Roy, contrairement Ă  une promesse faite lors de son arrivĂ©e, Ă©carte Mankowski pour cumuler les fonctions d'entraĂźneur et de manager. Cette volte-face fut mal accueillie malgrĂ© une 9e place Ă  la fin de la saison. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les relations entre la direction du club et les supporters furent trĂšs difficiles Ă  l'Ă©poque Proisy/Leroy. Outre les dĂ©boires sportifs, il Ă©tait reprochĂ© aux dirigeants leur manque d'implication (Proisy rĂ©sidait Ă  Paris) et des choix faits sans concertation (changement de logo, kop dĂ©placĂ© derriĂšre les buts). Pour leur dĂ©fense, Proisy et Le Roy Ă©voquaient eux un contexte local difficile et un public notoirement exigeant. Proisy Ă©tait Ă©galement en conflit avec les dirigeants du Racing omnisports- propriĂ©taire du numĂ©ro d'accrĂ©ditation FFF- et dut un temps renoncer Ă  utiliser l'appellation « Racing club de Strasbourg Â».

La saison 2000/2001 fut catastrophique, le club faisant figure de relĂ©gable certain au bout de quelques journĂ©es et fut marquĂ©e par de nombreuses « affaires Â» en marge du terrain (graffitis Ă  l'encontre de Leroy, pĂ©tard lancĂ© contre la juge de touche Nelly Viennot, faux passeport de Diego Hector Garay). Le divorce entre la direction du club et le public fut alors total en dĂ©pit du recrutement de la star paraguayenne JosĂ© Luis Chilavert comme joker et du licenciement de Le Roy remplacĂ© par l'ancien capitaine Yvon Pouliquen. La seule satisfaction fut le magnifique parcours rĂ©alisĂ© en Coupe de France avec la victoire finale face Ă  Amiens. Le Racing termina donc la saison de façon paradoxale : relĂ©guĂ© et europĂ©en.

Pour la saison 2001/2002, Proisy choisit de faire confiance à deux anciens du Racing appréciés par la Meinau, Ivan Hasek (entraßneur) et le jeune retraité Marc Keller (manager). Le club terminera 2e de Ligue 2, obtenant immédiatement le retour en premiÚre division. Au terme d'une saison 2002/2003 de transition, on apprit le désengagement d'IMG au profit d'un groupement d'investisseurs régionaux et le départ concomitant de Proisy. Ce fut la fin de l'Úre IMG, période qui est resté comme une cicatrice douloureuse dans l'esprit des amoureux du club.

La reconstruction avec Keller (2002-2006)

La saison 2002-2003 est marquĂ©e par une forme de continuitĂ© qui permit au club d'obtenir une bonne 13e place pour son retour parmi l'Ă©lite aprĂšs avoir Ă©voluĂ© l'essentiel de la saison dans le ventre mou. Hasek enchaĂźna une deuxiĂšme saison sur le banc et les cadres Ă©taient dans l'ensemble les mĂȘmes que ceux ayant remportĂ© la coupe de France et obtenu la remontĂ©e (Bertin, Martins, Ljuboja...) renforcĂ©s par quelques joueurs d'expĂ©rience (ValĂ©rien IsmaĂ«l pour son troisiĂšme et dernier passage au Racing, Ulrich Le Pen). Comme souvent au Racing, les Ă©vĂ©nements se dĂ©roulent en coulisses : Marc Keller rĂ©unit en effet autour de lui un pool d'investisseurs pour racheter le club Ă  IMG : Egon Gindorf, Patrick Adler, Pierre Schmidt et Philippe Ginestet. Egon Gindorf prend en 2003 la prĂ©sidence du club, Marc Keller restant manager et, dans les faits, l'homme fort du club.

Le groupe IMG-Mac Cormack rend le club comme il l'a trouvé sur le plan sportif, mais exsangue financiÚrement avec une dette estimée à 13 millions d'euros. Au cours des années 1990, le Racing pouvait se permettre de figurer parmi les dix plus gros budgets du championnat de France, ce qui ne sera plus jamais le cas. La premiÚre tùche de la nouvelle équipe consistera ainsi à apurer les dettes de la gestion précédente tout en mettant sur pied une équipe compétitive pour reconquérir le public strasbourgeois. ConcrÚtement, le Racing a dû, pour équilibrer ses comptes, vendre ses meilleurs joueurs à partir de 2003 ce qui a durablement limités ses ambitions sportives.

Autre dĂ©part, Ivan Hasek quitte lui aussi le club Ă  la fin de la saison en citant des raisons personnelles et le mal du pays. Le mĂȘme Hasek s'engagera pourtant six mois plus tard avec le club de Nagoya au Japon ce qui limite la crĂ©dibilitĂ© du motif alors avancĂ©. Les vraies raisons du dĂ©part d'Hasek - le dernier entraĂźneur ayant rĂ©ussi Ă  enchaĂźner deux saisons complĂštes au RCS - n'ont jamais vraiment Ă©tĂ© Ă©claircies. Pour remplacer le technicien tchĂšque, la piste Gilbert Gress est un temps Ă©voquĂ©e mais c'est finalement Antoine KombouarĂ©, alors entraĂźneur de la rĂ©serve du PSG, qui est intronisĂ© Ă  la tĂȘte du Racing.

La saison 2003/2004 dĂ©marre sur les chapeaux de roues avec notamment un duo d'attaque Mamadou Niang - Danijel Ljuboja trĂšs performant et une mĂ©morable victoire 4-1 Ă  la Meinau contre l'Olympique de Marseille. Au mercato hivernal, le club est cependant contraint de cĂ©der Ljuboja au PSG afin d'Ă©quilibrer les comptes. PrivĂ© de son leader offensif, le Racing rĂ©alise une deuxiĂšme partie de saison plus difficile mais se maintient nĂ©anmoins sans trop de problĂšme en L1 grĂące notamment Ă  des joueurs comme Pontus Farnerud (prĂȘtĂ© par l'AS Monaco), Ulrich Le Pen et le capitaine Corentin Martins. Le RCS achĂšve la saison par une 13e place en championnat, soit le mĂȘme classement que l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Lors de l'Ă©tĂ© 2004, le RCS enregistre notamment les dĂ©parts de Martins et P. Farnerud (retour de prĂȘt) mais recrute le jeune dĂ©fenseur tunisien Karim Haggui, l'ivoirien Arthur Boka et l'attaquant de Sochaux MickaĂ«l Pagis. Il obtient en outre le retour, sous forme de prĂȘt, de Pascal Johansen. La saison se dĂ©roulera selon un schĂ©ma inverse Ă  la prĂ©cĂ©dente. Le Racing dĂ©bute en effet trĂšs mal le championnat et Antoine KombouarĂ©, lĂąchĂ© par ses joueurs, est limogĂ© suite Ă  une dĂ©faite Ă  domicile contre Nantes le 2 octobre 2004. Pour le remplacer, les dirigeants font appel Ă  Jacky DuguĂ©pĂ©roux, qui reprend les rĂȘnes de l'Ă©quipe premiĂšre cinq ans aprĂšs les avoir cĂ©dĂ©es. DuguĂ©pĂ©roux parvient Ă  redresser la barre et le Racing, emmenĂ© par son duo d'attaque Niang - Pagis, rĂ©alise une belle remontĂ©e au classement (11e place au final) et remporte la coupe de ligue 2005 par une victoire 2-1 en finale face Ă  Caen.

Avec cette qualification européenne, l'optimisme est de nouveau de mise à l'été 2005. Le club enregistre certes le départ de Mamadou Niang - cédé à l'Olympique de Marseille pour 7M d'euros - mais affiche un recrutement ambitieux avec notamment l'arrivée de l'égyptien Hosni Abd Rabo, le retour de Pontus Farnerud, et le transfert définitif de Johansen. Pour remplacer Niang, le RCS recrute pour 2.5 M d'euros le buteur international tunisien Haikel Gmamdia. L'amalgame ne se fera cependant pas sur le terrain et cette équipe - pourtant une des plus belles sur le papier depuis longtemps - n'obtiendra sa premiÚre victoire en championnat que le 10 décembre à Nancy. Le RCS évoluera toute la saison en zone de relégation et finira par descendre en deuxiÚme division malgré un beau parcours en coupe de l'UEFA et l'éclosion de la jeune star Kévin Gameiro.

Le désastre sportif se double d'une instabilité chronique en coulisse. A l'intersaison 2005, Egon Gindorf doit céder sa place de président à Philippe Ginestet, un mouvement auquel Marc Keller s'oppose fermement. Dans un premier temps, Ginestet renonce à prendre la présidence devant l'opposition de Keller et Gindorf reste en place le temps de trouver un nouveau président. A l'automne 2005 tout laisse à penser que celui-ci sera Alain Afflelou mais c'est finalement... Philippe Ginestet qui reprend un club mal en point en décembre 2005. Keller finira par quitter le club à la fin de la saison 2005/2006 pour occuper la tùche de directeur général de l'AS Monaco.

Le Racing depuis 2006

Contrairement à ce qui s'était passé en 2001, le RCS est obligé de vendre ses meilleurs joueurs à l'été 2006 - Haggui, Kanté, Keita, Boka, Le Pen... - à l'aube d'une nouvelle saison en deuxiÚme division. Jacky Duguépéroux quitte également le club et est remplacé par Jean-Pierre Papin. Le Racing parvient à obtenir une remontée immédiate avec une équipe disparate composée de jeunes issus du centre de formation (Bellaïd, Gameiro, Gasmi, Vergerolle...), de remplaçants de la saison précédente (Mouloungui, Deroff, Lacour, Johansen...) et de joueurs recrutés pour l'occasion (Strasser, Cohade...). Jean-Pierre Papin est cependant débarqué suite à des divergences avec Philippe Ginestet et des contacts avec le RC Lens. Il est remplacé par Jean-Marc Furlan.

Pour la saison 2007/2008, le Racing doit faire face au challenge du maintien avec un effectif limitĂ© ainsi qu'un budget consacrĂ© aux transferts rĂ©duit. GrĂące Ă  une politique de recrutement astucieuse avec les venues entre autres de GrĂ©gory Paisley, Rodrigo et James Fanchone, l'Ă©quipe rĂ©alise un beau dĂ©but de saison. Au terme de la 12e journĂ©e et aprĂšs quelques belles victoires Ă  l'extĂ©rieur le club pointe mĂȘme Ă  la sixiĂšme place du championnat. Mais les victoires se font plus rares par la suite et le Racing finit par s'Ă©crouler complĂštement pour conclure la saison avec une sĂ©rie de 11 dĂ©faites consĂ©cutives - record de l'aprĂšs-guerre - qui condamnent le club Ă  un retour en Ligue 2, un an seulement aprĂšs l'avoir quittĂ©e. Le dĂ©but de saison en Ligue 2 contraste totalement avec la fin de saison prĂ©cĂ©dente, puisque le Racing enchaĂźne 6 victoires et 2 nuls lors des 8 premiĂšres journĂ©es, permettant aux Ciels & Blancs de se retrouver en tĂȘte et invaincu aprĂšs 8 matches. Le Racing Club de Strasbourg se retrouve Ă  nouveau en difficultĂ© au milieu de cette saison et la montĂ©e semble ĂȘtre plus que compromise. Une sĂ©rie de cinq victoires consĂ©cutives propulsent le Racing en tĂȘte de la ligue 2 aprĂšs la 30e journĂ©e, Ă  Ă©galitĂ© de points avec Metz et Lens, mais avec la meilleure diffĂ©rence de but. Mais suite Ă  sa dĂ©faite Ă  Montpellier lors de l'ultime journĂ©e, le Racing est contraint de vivre une seconde saison consĂ©cutive en Ligue 2. En juin 2009, Jean-Marc Furlan est licenciĂ© par le prĂ©sident Philippe Ginestet, qui dĂ©missionnera Ă  son tour quelques jours plus tard. Dans ce climat de crise, le 18 juin 2009, LĂ©onard Specht, nouveau prĂ©sident, rappelle Gilbert Gress au poste d'entraĂźneur pour la saison 2009-2010. Mais aprĂšs seulement deux matchs officiels et deux dĂ©faites Gilbert Gress est dĂ©mis de ses fonctions. Leonard Specht ne tarde pas Ă  annoncer sa dĂ©mission du poste de prĂ©sident du racing. AprĂšs plusieurs jours de rĂ©flexion Philippe Ginestet reprend les rĂȘnes du club et confirme Pascal Janin au poste d'entraineur. Depuis le dĂ©but de la saison 2009/2010, Strasbourg n'a toujours pas enregistrer le moindre succĂšs.

RĂ©sultats sportifs

Le Racing Club de Strasbourg a remporté un titre de champion de France, trois Coupes de France et trois Coupes de la Ligue, dont deux dans l'Úre moderne de la Coupe de la Ligue depuis 1995[note 1]. Le dernier titre des Strasbourgeois est la Coupe de la Ligue 2005. En excluant la Coupe de la Ligue 1964, le RCS est chronologiquement le deuxiÚme club à avoir réussi à remporter les trois trophées majeurs français aprÚs le Paris Saint-Germain.

Le Racing Club de Strasbourg évolue pour la premiÚre fois en PremiÚre Division lors de la saison 1934-1935. Depuis il a participé à 56 saisons au plus haut niveau (quatriÚme club français). Il a été le cinquiÚme club français à atteindre la barre des 2000 matches au sein de l'élite[14].

PalmarĂšs

Le tableau suivant liste le palmarÚs du Racing Club de Strasbourg actualisé au 1er janvier 2009 dans les différentes compétitions officielles au niveau national, international, régional ainsi que dans les compétitions de jeunes. Le Racing a également remporté divers tournois saisonniers, comme la Coupe Kaiserstuhl en 2002[15], le Trophée Philippe Schuth en 2002[16], le Tournoi de Strasbourg en 1980[16] et le Tournoi des As en 1980.

PalmarÚs du club en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions internationales Compétitions de jeunes
Anciennes compétitions
Anciennes compétitions
  • Championnat de France des moins de 17 ans (1)
    • Champion : 1992[18].
  • Championnat de France des cadets (1)
    • Champion : 1976[19].
    • Finaliste : 1975.
  • Coupe nationale des benjamins
    • Finaliste : 2004[20].


Trophée de la Coupe de la Ligue
Compétitions régionales
  • Coupe d'Alsace (9)[note 2],[21]
    • Vainqueur : 1952, 1955, 1958, 1960, 1961, 1980, 1993, 2006, 2008.
    • Finaliste : 1954, 1956, 1969, 1970, 1978, 2007.
Anciennes compétitions

Bilan général

Le récapitulatif des matchs disputés par le RC Strasbourg dans les différentes compétitions, à l'issue de la saison 2007-2008, s'établit comme suit. Pour les matchs de coupe, ni les tirs au but ni les tirages au sort ne sont pris en compte. La Coupe de la Ligue est comptabilisée à partir de l'édition 1994-1995.

Bilan du RC Strasbourg en championnat et coupes
Championnat Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff
Ligue 1 / Division 1 56 1 2016 690 544 782 2795 2969 -174
Ligue 2 / Division 2 9 2 310 172 73 65 583 269 +314
Coupes nationales Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff
Coupe de France
Coupe de la Ligue 14 2 28 13 4 11 44 37 +7
Coupes d'Europe de l'UEFA Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff
Coupe des clubs champions 1 0 6 3 1 2 8 6 +2
Coupe UEFA 5 0 28 13 6 9 41 29 +12
Coupe des vainqueurs de coupe 1 0 4 2 1 1 3 3 0
Coupe Intertoto (1995-2008) 2 1 12 7 5 0 29 5 +24
Total 9 1 50 25 13 12 81 43 +38
Coupes d'Europe hors-UEFA Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff
Coupe des villes de foires 3 0 14 4 5 5 16 26 -10
International football cup 1 0 6 1 0 5 9 20 -11
Coupe Intertoto (1967-1994) 1 0 6 1 2 3 6 11 -5
Total 5 0 26 6 7 13 31 57 -26

Records et distinctions

Joueurs/entraĂźneurs

Championnat

  • Plus larges victoires
  • Plus large dĂ©faite
    • 1959-1960 : Limoges - Strasbourg 8-0
  • Plus grand nombre de matchs
  • Plus grand nombre de buts (L1)
  • Club ayant le record de dĂ©faites consĂ©cutives en 1re division sur la mĂȘme saison
    • 11 : sur la saison 2007-2008 de Ligue 1 (sur les onze derniĂšres journĂ©es de championnat)

Coupes d'Europe de l'UEFA

Classements IFFHS

Le RC Strasbourg a Ă©tĂ© une fois dans le top 25 mondial Ă©tabli par l'IFFHS : le club est 17e au classement mondial des clubs de l'annĂ©e 1995[22]. Au classement mondial perpĂ©tuel des clubs Ă©tablit sur la pĂ©riode allant de 1991 Ă  2008, le Racing est classĂ© 10e club français et 115e club mondial[23].

Plus gros transferts

Stade

Effectif actuel

Voici l'effectif de la saison 2009-2010 :

mise Ă  jour: 1er septembre 2009

N° Poste Nom Naissance Nationalité sportive[28] Sélection[29] Contrat actuel Club précédent
1 Gardien de but RĂ©gis Gurtner 8 dĂ©cembre 1986 France France juin 2006-juin 2011 France FCSR Haguenau, FormĂ© au club
16 Gardien de but StĂ©phane Cassard 11 novembre 1972 France France juin 2004-juin 2010 France ES Troyes AC
30 Gardien de but KĂ©vin Sommer 11 aoĂ»t 1989 France France juin 2009-juin 2010 France CS Louhans-Cuiseaux, FormĂ© au club
2 DĂ©fenseur central Armand N'Djama 16 avril 1988 Cameroun Cameroun France France juillet 2009-juin 2010 France FC Sochaux MontbĂ©liard
3 LatĂ©ral gauche Jean-Alain Fanchone 2 septembre 1988 France France France -19 juin 2008-juin 2013 France FC Mulhouse
5 DĂ©fenseur central Habib BellaĂŻd 28 mars 1986 France France Tunisie Tunisie France espoirs aoĂ»t 2009-juin 2010 Allemagne Eintracht Francfort, FormĂ© au club
6 DĂ©fenseur central Steven PelĂ© 28 aoĂ»t 1981 France France aoĂ»t 2008-juin 2010 France EA Guingamp
15 DĂ©fenseur central Milovan Sikimić 25 octobre 1980 Serbie Serbie juillet 2009-juin 2011 Serbie FK Partizan Belgrade
17 DĂ©fenseur central JĂ©rĂ©my Abadie 17 octobre 1988 France France juin 2009-juin 2010 France FormĂ© au club
18 LatĂ©ral droit StĂ©phane Pichot 2 septembre 1976 France France juin 2009-juin 2011 France FC Sochaux MontbĂ©liard
23 DĂ©fenseur central Arnaud Maire 6 mars 1979 France France aoĂ»t 2009-juin 2010 France SC Bastia
4 Milieu dĂ©fensif Rodrigo 6 octobre 1980 BrĂ©sil BrĂ©sil juillet 2009-juin 2010 Japon Jubilo Iwata
12 Milieu dĂ©fensif Mamadou Bah 25 avril 1988 drapeau de la GuinĂ©e GuinĂ©e GuinĂ©e juin 2006-juin 2012 FormĂ© au club
14 Milieu offensif Romain Gasmi 15 fĂ©vrier 1987 France France septembre 2006-juin 2010 Angleterre Southampton, FormĂ© au Club
19 Milieu dĂ©fensif Guillaume Lacour Capitaine 2 aoĂ»t 1980 France France juin 2001-juin 2011 France Olympique lyonnais (rĂ©serve)
20 Milieu offensif Yacine Bezzaz 10 juillet 1981 AlgĂ©rie AlgĂ©rie AlgĂ©rie janvier 2009-juin 2010 France Valenciennes FC
22 Milieu offensif Romain Dedola 2 janvier 1989 France France France -19 aoĂ»t 2009-juin 2010 France Olympique lyonnais (rĂ©serve)
26 Milieu offensif LoĂŻc Damour 8 janvier 1991 France France France -17 juin 2008-juin 2011 France INF Clairefontaine, FormĂ© au club
27 Milieu dĂ©fensif Quentin Othon 27 mars 1988 France France France -19 juin 2005-juin 2013 FormĂ© au club
28 Milieu offensif Emil Gargorov 15 fĂ©vrier 1981 Bulgarie Bulgarie Bulgarie juin 2008-juin 2012 Bulgarie FK CSKA Sofia
29 Milieu offensif Seid Khiter 19 janvier 1985 France France AlgĂ©rie AlgĂ©rie aoĂ»t 2009-juin 2010 France Valenciennes FC
7 Attaquant Victor Correia 12 janvier 1985 drapeau de la GuinĂ©e GuinĂ©e GuinĂ©e juin 2008-juin 2011 France AS Cherbourg
8 Attaquant Magaye Gueye 6 juillet 1990 France France SĂ©nĂ©gal SĂ©nĂ©gal France espoirs juin 2007-juin 2012 FormĂ© au club
9 Attaquant Nicolas Fauvergue 13 octobre 1984 France France aoĂ»t 2009-juin 2010 France Lille OSC
10 Attaquant Boubacar KĂ©bĂ© 10 mai 1987 Burkina Faso Burkina Faso Burkina Faso dĂ©cembre 2008-juin 2012 France NĂźmes Olympique
11 Attaquant Marcos 29 aoĂ»t 1979 BrĂ©sil BrĂ©sil Italie Italie juin 2008-juin 2012 Suisse BSC Young Boys
21 Attaquant Simon Zenke 24 dĂ©cembre 1988 Nigeria Nigeria Nigeria -20 juin 2007-juin 2010 FormĂ© au club
25 Attaquant David Ledy 22 septembre 1987 France France juin 2008-juin 2011 France FC Mulhouse, FormĂ© au club

Capitaine = capitaine

Gardien de butDĂ©fenseurMilieu de terrainAttaquant

Structures juridiques et Ă©conomiques

Statut juridique et légal

L'équipe de football professionnel du club est gérée par la société Racing Club de Strasbourg, qui a le statut de société anonyme sportive professionnelle[30] (SASP). Cette société est liée par convention à l'association loi de 1901 Racing Club de Strasbourg Football qui gÚre le centre de formation et les équipes amateures du club[note 5]. L'association Racing Club de Strasbourg Football est titulaire du numéro d'affiliation de la Fédération française de football et possÚde 1,33% du capital[31].

Depuis le passage au professionnalisme en 1934 et jusqu'aux années 1980, l'équipe professionnelle du Racing est une association loi de 1901. L'association support de l'équipe professionnelle qui possÚde l'agrément de la fédération est alors le Racing Club de Strasbourg Omnisports. En 1989, le club gérant l'équipe professionnelle accuse un déficit de 90 millions de francs que la ville de Strasbourg prend en charge pour ne pas voir disparaßtre le club. La ville transforme en juillet 1990 le club en une société anonyme d'économie mixte locale sportive (SAEMLS). Des actionnaires privés possÚdent à cette époque-là 51% du capital de 5 millions de francs, la mairie continuant à financer le club à hauteur de 140 millions de francs entre 1990 et 1996[32].

La ville de Strasbourg, sous la direction de Catherine Trautmann, privatise le club en 1997.

En 1996 la ville de Strasbourg dĂ©cide de modifier le statut du club en sociĂ©tĂ© anonyme Ă  objet sportif (SAOS) afin de le privatiser. Ce changement de statut a comme buts le dĂ©sengagement de la commune et la mise en conformitĂ© avec la loi Pasqua[note 6] qui prĂ©voit la disparition progressive des aides publiques aux clubs professionnels d’ici l’an 2000. Le 20 fĂ©vrier 1997 le maire Catherine Trautmann annonce la vente des parts de la ville de Strasbourg au groupe IMG McCormack pour cinq millions de francs[33]. La loi oblige Ă  cette Ă©poque l'association support d'une sociĂ©tĂ© anonyme Ă  objet sportif Ă  possĂ©der au moins 33,34% de cette sociĂ©tĂ©[32]. Le nouveau prĂ©sident du RCS Patrick Proisy veut nĂ©anmoins rĂ©duire l'influence du club omnisports, qui est alors l'association support de l'Ă©quipe professionnelle, et crĂ©e dans ce but en 1997 une nouvelle association Racing Club de Strasbourg Football qui gĂšre toutes les Ă©quipes amateures du club. Une convention de cinq ans est alors conclue entre le club de football et l'omnisports, qui transmet l'agrĂ©ment de la fĂ©dĂ©ration Ă  cette nouvelle association en Ă©change du versement annuel de 2 millions de francs[note 7] pour l'utilisation du nom Racing Club de Strasbourg par le club de football[34].

Au dĂ©but des annĂ©es 2000, le club devient une sociĂ©tĂ© anonyme sportive professionnelle[33]. Le 1er juillet 2002, le prĂ©sident Patrick Proisy refuse de renouveler la convention liant le club Ă  l'omnisports[35] et conclut une autre convention avec l'association Racing Club de Strasbourg Football pour l'utilisation de la dĂ©nomination Racing Club. Le prefet du Bas-Rhin refuse d'homologuer cette convention au motif que la dĂ©nomination est propriĂ©tĂ© de l'omnisports et non du club de football amateur[36]. Le Racing Club de Strasbourg Omnisports refusant que le club professionnel continue de s'appeler « Racing Club Â»[37], le litige est portĂ© devant les tribunaux. L'omnisports obtient satisfaction : le club professionnel n'a plus le droit de s'appeler officiellement « Racing Club de Strasbourg Â»[38] et le numĂ©ro d'affiliation du club est restituĂ© Ă  l'omnisports[39].

En 2003, IMG McCormack revend la SASP possĂ©dant le club pour un euro symbolique Ă  la holding EuroRacing ayant notamment comme actionnaires Philippe Ginestet et Egon Gindorf[40]. AprĂšs ce rachat, le nouveau prĂ©sident du club Egon Gindorf trouve un accord avec l'omnisports pour l'utilisation du nom « Racing Club Â» jusqu'en 2004[note 8]. Les deux parties s'entendent finalement sur la vente dĂ©finitive de la marque et du nom Ă  la sociĂ©tĂ© anonyme gĂ©rant l'Ă©quipe de football[35] pour 1,8 millions d'euros[note 9],[41], le club omnisports Ă©tant autorisĂ© Ă  garder le nom de « Racing Club de Strasbourg Omnisports Â»[35].

En juillet 2007, l'industriel Robert Lohr acquiert via la sociĂ©tĂ© RLS 79 20% de la SASP pour la sommme de 2 millions d'euros[40]. Au dĂ©but de la saison 2009-2010, le capital social de la SASP est dĂ©tenu Ă  78% par la sociĂ©tĂ© EuroRacing (dont les actionnaires sont Philippe Ginestet Ă  70%, Egon Gindorf Ă  16,31%, Dominique Pignatelli Ă  12%, Thierry Wendling Ă  1,06% et Pierre Schmidt Ă  0,31%), 20 % par la sociĂ©tĂ© RLS 79 (dont les actionnaires sont Robert Lohr et LĂ©onard Specht), 1,33% par l'association support Racing Club de Strasbourg Football et 0,67% par des actionnaires minoritaires[40],[31].

Organigramme

Le Racing Club de Strasbourg est dirigĂ© par un conseil d'administration dont le prĂ©sident est Philippe Ginestet. Parmi les administrateurs du conseil d'administration se trouvent les anciens joueurs professionnels du club LĂ©onard Specht, Éric Vogel et Thierry Wendling, fils de l'ancien international Jean Wendling. D'autres anciens du club composent Ă©galement la direction et le staff actuels du club : François Keller est entraĂźneur de l'Ă©quipe rĂ©serve Ă©voluant en CFA, Alexander Vencel entraĂźne les gardiens et Jacques Canosi est en charge de l'Ă©quipe des moins de 19 ans et fait partie de la cellule s'occupant du recrutement[42].

Le reste de l'organigramme s'Ă©tablit comme suit[42],[43]:

  • PrĂ©sident de la sociĂ©tĂ© Racing Club de Strasbourg: Philippe Ginestet
  • PrĂ©sident de l'association Racing Club de Strasbourg Football: LĂ©onard Specht
  • Directeur gĂ©nĂ©ral : Jean-Luc Herzog
  • Directeur communication et marketing : Jean-Luc Herzog
  • Directeur des services administratifs : Jean-Luc Herzog
  • Directeur financier : Jean-Pierre Cochet
  • Directeur de la sĂ©curitĂ© : Christophe Krebs
  • Responsable commercial : Jean-NoĂ«l Roth
  • Directeur du centre de formation : Jean-Marc Kuentz
  • EntraĂźneur : Pascal Janin
  • EntraĂźneur des gardiens : Alexander Vencel
  • PrĂ©parateur physique : Jean-Claude Thiry
  • AttachĂ© de Presse : Thomas Azan

Budget

Le budget pour la saison 2008-2009 du Racing Club de Strasbourg est de 18 millions d'euros avec une prĂ©vision d’exploitation dĂ©ficitaire de 2 millions d'euros hors vente de joueurs[44]. Il s'agit du deuxiĂšme budget de la Ligue 2 aprĂšs celui du RC Lens qui s'Ă©lĂšve Ă  26,5 millions d'euros.

Lors de la saison 2006-2007 le club, alors en Ligue 2, dégage un bénéfice net de 697 000 euros avec 28,670 millions d'euros de recette et 27,974 millions de dépenses[45]. L'activité d'achat et de vente de joueurs a une influence trÚs importante sur le fonctionnement du club cette année-là puisqu'elle se solde par un bénéfice de 9,8 millions d'euros, soit 34% des recettes, avec notamment la vente d'Amara Diané au PSG pour 3,5 millions d'euros[46]. Le RCS est également fortement dépendant des droits audiovisuels, 8 millions d'euros soit 28% des recettes provenant des droits télé. Le troisiÚme poste de recettes est le sponsoring à hauteur de 3,7 millions d'euros soit 13%. En comparaison, le merchandising ne rapporte au club que 0,3 millions d'euros. La masse salariale est la plus importante du championnat avec 11,6 million d'euros. En comptant les charges sociales de 3,8 millions d'euros, les salaires du personnel (joueurs, staff et autres) représentent ainsi 55% des dépenses du club.

De retour en Ligue 1, le budget pour la saison 2007-2008 est tout d'abord chiffrĂ© Ă  28 millions d'euros en comptant sur des recettes liĂ©es Ă  une 15e place en championnat. Au premier tiers du championnat le Racing pointe Ă  la 6e place. Le budget est alors rehaussĂ© Ă  32 millions d'euros en se basant sur les recettes gĂ©nĂ©rĂ©es par une 11e place au classement final. AprĂšs une sĂ©rie de mauvais rĂ©sultats en fin de saison le Racing termine avant-dernier ce qui gĂ©nĂšre un dĂ©ficit de 6 millions d'euros[44], principalement causĂ© par des droits audiovisuels infĂ©rieurs Ă  ceux attendus[note 10]. Ce dĂ©ficit est comblĂ© pendant le mercato estival : la vente de joueurs et principalement celle de jeunes joueurs tels KĂ©vin Gameiro, Morgan Schneiderlin, Habib BellaĂŻd et Éric Mouloungui[note 11] rapporte au total 10,25 millions d'euros au club[47]. La masse salariale hors charges sociales du club est cette saison-lĂ  la plus faible de Ligue 1 avec 12,7 millions d'euros, alors que la moyenne de la Ligue 1 s'Ă©lĂšve Ă  28 millions d'euros. La part des salaires et charges dans le budget total du club, hors transfert, atteint 53 % ce qui est nettement en-dessous de la moyenne des clubs français qui s'Ă©tablit Ă  71 %[48].

Structures sportives

Stades

À la crĂ©ation du club en 1906, les joueurs se contentent de jouer au football dans les rues du quartier de Neudorf Ă  Strasbourg. Ne disposant pas encore de son terrain propre, l'Ă©quipe dispute ses premiers matchs amicaux Ă  l'extĂ©rieur. À partir de 1909 et notamment Ă  l'occasion de son premier championnat officiel en 1909-1910, le club joue sur le terrain du Polygone Ă  Neudorf. Pour chaque rencontre Ă  domicile, il est nĂ©anmoins obligĂ© de monter puis dĂ©monter les buts et de tracer les lignes de terrain Ă  la craie[12].

Carte postale du jardin Haemmerlé

Pour accompagner ces premiers succĂšs sportifs, le club se lance Ă  la recherche d'un nouveau terrain sous l'impulsion du futur prĂ©sident Charles Belling[12]. En contrepartie d’un loyer mensuel de 300 mark le club, alors dĂ©nommĂ© FC Neudorf, signe le 1er avril 1914[49] un bail de longue durĂ©e pour disposer du jardin HaemmerlĂ©, longue prairie entourĂ©e de jardins ouvriers sur laquelle sera construit l'actuel stade de la Meinau. Le champ du jardin HaemmerlĂ© Ă©tait louĂ© prĂ©dĂ©mment de 1906 Ă  1914 par le club du FC Frankonia (en) (futur Red Star Strasbourg), qui l'avait amĂ©nagĂ© en terrain de football en nivelant le sol et en y installant des poteaux de but et une main courante autour de la surface de jeu. Le FC Franconia refuse d’abandonner son terrain et engage un procĂšs contre le club neudorfois. Le 14 avril 1914, la justice des hauts fonctionnaires allemands accorde au futur Racing Club de Strasbourg le droit d'utiliser ce terrain aux portes de la ville. Le dĂ©mĂ©nagement des structures du club dans le jardin HaemmerlĂ© est une Ă©tape importante puisqu'il lui permet de disposer d'un bon terrain de football et d’accroĂźtre sa notoriĂ©tĂ© locale, le jardin Ă©tant connu de tous les habitants[11].

En 1921, une premiĂšre tribune en bois est construite autour du jardin HaemmerlĂ©. C'est Ă  cette Ă©poque que le jardin prend le nom de stade de la Meinau. Le stade est rĂ©novĂ© une premiĂšre fois en 1952 pour la somme de 40 000 000 de francs de l'Ă©poque. Une nouvelle tribune d'honneur couverte en bĂ©ton armĂ© de 2 500 places et des nouveaux gradins sont construits, la capacitĂ© passant Ă  30 000 spectateurs. Les gradins d'une forme semi-circulaire se trouvent derriĂšre les buts et permettent de relier la tribune d'honneur Ă  la tribune opposĂ©e. Le nouveau terrain a une taille de 105 * 65 mĂštres et est entourĂ© d'une piste d'athlĂ©tisme[50].

Une extension du stade de la Meinau est mise en Ɠuvre pour le Championnat d'Europe de football 1984. Suite Ă  cette extension, la plus grosse affluence du RC Strasbourg Ă  domicile est atteinte le 20 novembre 1992 quand 39 033 spectateurs assistent Ă  un match nul 2-2 contre l'Olympique de Marseille. Le stade est rĂ©novĂ© en 2001 pour rĂ©pondre aux normes de sĂ©curitĂ© et augmenter le confort. La capacitĂ© est alors rĂ©duite Ă  29 000 spectateurs[51].

En 2008, le club prĂ©sente un projet de construction d'un nouveau stade, dĂ©nommĂ© Eurostadium, devant ĂȘtre mis en service en 2014. Il est prĂ©vu que le stade soit financĂ© par des fonds privĂ©s et que le RC Strasbourg en soit le « concessionnaire exploitant Â»[52]. DotĂ© d'une capacitĂ© de 42 700 places, le projet de nouveau stade comprend Ă©galement 90 000 mĂštres carrĂ©s de surface commerciale. L'Eurostadium fait partie des stades candidats pour accueillir des matchs du Championnat d'Europe 2016 au cas oĂč la France obtiend l'organisation de ce tournoi[53]. À la suite de problĂšmes de finanement, il est dĂ©cidĂ© en juillet 2009 de ne pas construire l'Eurostadium et de rĂ©nover le stade de la Meinau[54],[55].

Centre de formation

ArsÚne Wenger a dirigé le centre de formation de 1981 à 1983.

Le RC Strasbourg dispose d'une structure destinée à la formation de jeunes joueurs depuis 1972[56]. Ce premier centre de formation est installé sous la tribune Est du stade de la Meinau[57]. Parmi les champions de France 1979, Albert Gemmrich, Jacques Glassmann, Jean-Jacques Marx, Léonard Specht et Roland Wagner sont formés par le Racing. Un autre membre de l'équipe championne de France 1979, ArsÚne Wenger, dirige le centre de formation entre 1981 et 1983 à l'issue de sa carriÚre de joueur. Dans les années 1980 Vincent Sattler, décédé accidentellement alors qu'il était un des meilleurs espoirs du football français[58], et José Cobos passent par le centre. Dans la décennie suivante, des joueurs comme Olivier Dacourt, Martin Djetou et Valérien Ismaël sont formés à Strasbourg[59].

En raison de la vétusté de l'ancienne structure[56], un nouveau centre de formation est construit à proximité du stade de la Meinau sous l'impulsion du président Patrick Proisy. Le nouveau centre, inauguré en octobre 2000, accueille des jeunes joueurs à partir de 16 ans. De 16 à 18 ans les joueurs sont aspirants puis stagiaires jusqu'à 21 ans. Les joueurs aspirants évoluent dans l'équipe des moins de 18 ans et les stagiaires dans l'équipe réserve[60].

Depuis 2000, des joueurs comme CĂ©dric KantĂ©, Yacine Abdessadki, Éric Mouloungui ou Kevin Gameiro ont Ă©tĂ© formĂ©s Ă  Strasbourg. Au palmarĂšs rĂ©cent du centre, l'Ă©quipe des 18 ans nationaux a atteint la finale de Coupe Gambardella en 2003 et a remportĂ© l'Ă©preuve en 2006. Les stagiaires de l'Ă©quipe rĂ©serve disputent le championnat de CFA ainsi que coupe d'Alsace, qu'ils ont remportĂ© en 2006 et 2008 et oĂč ils ont atteint la finale en 2007[61].

La Direction Technique National de la Fédération française de football établit chaque année un classement des centres de formation de toutes les équipes professionnelles. Ce classement prend en compte des critÚres dits d'efficacité relatifs aux jeunes joueurs formés au club (nombre de contrats professionnels, nombre de matchs joués en équipe professionnelle et en sélection nationale, diplÎmes scolaires obtenus) ainsi qu'au statut des éducateurs[62]. Sur un total de 32 centres de formation, celui du RC Strasbourg se classe 17e en 2007[63], puis 16e en 2008[64] et 12e en 2009[65].

Association omnisports

Le Racing Club de Strasbourg est fondé comme club de football mais devient rapidement un club omnisports. L'association du Racing Club de Strasbourg Omnisports, association support de l'équipe de football professionnelle jusqu'en 1997 et maintenant indépendante de celle-ci, compte neuf sections sportives amateures regroupant arts martiaux, athlétisme, basket-ball, handball, quilles, rugby, tennis de table, tir et volley-ball. Le club omnisports comportait également des clubs d'aviron, de gymnastique, de natation, de tennis et une section dédiée à la compétition automobile[66].

La section d'athlĂ©tisme existe depuis 1909 Ă  l'Ă©poque oĂč le club se nomme encore le FC Neudorf. DĂšs 1914, une piste d'athlĂ©tisme en cendrĂ©e est amĂ©nagĂ©e autour du terrain de football du jardin HaemmerlĂ©[66]. Charles Belling, prĂ©sident du Racing Club de Strasbourg Ă  partir de 1918, remporte les plus importantes compĂ©titions d'athlĂ©tisme de l'Ă©poque et participe au dĂ©veloppement de la section. Les membres du club ayant obtenu les plus grands succĂšs sont le dĂ©cathlonien Ignace Heinrich, mĂ©daillĂ© d'argent aux Jeux olympiques de Londres en 1948 et champion d'Europe Ă  Bruxelles en 1950, et Évelyne Pinard une dizaine de fois championne de France en javelot et pentathlon aprĂšs la Seconde Guerre mondiale[67].

La section de basket-ball amateur du club omnisports est créée aprÚs la PremiÚre Guerre mondiale autour d'une équipe masculine et s'ouvre au basket féminin en 1920. AprÚs la saison 2007-2008 l'équipe féminine qui évolue alors en Nationale féminine 1, deuxiÚme division du championnat de France de basket-ball, sort du giron du club omnisports et prend son autonomie en changeant sa dénomination en Strasbourg Alsace Basket Club[68], le Racing Omnisports refusant de continuer à assumer le déficit [note 12] du basket féminin amateur de haut niveau[41]. Le premier titre de champion départemental du Racing club de Strasbourg basket est remporté par l'équipe masculine. L'équipe féminine devient championne du Bas-Rhin lors de la saison 1956-1957 et dispute son premier championnat de France la saison suivante. La section féminine obtient le titre de champion de France de Nationale 3 en 1975 puis de champion de France de Nationale 2 en 1982 sous l'impulsion notamment de l'internationale française Christine Delmarle[note 13] arrivée au club en 1980[69]. L'équipe joue alors au plus haut niveau du championnat de France, en Nationale 1 puis dans la Ligue féminine de basket, parvenant à se qualifier pour la Coupe Ronchetti en remportant les play-offs à l'issue de la saison 1995-1996. En 2000 l'équipe féminine descend en Nationale féminine 1, championnat qu'elle remporte en 2004.

Le club de tir du Racing Omnisports est créé en 1921. Le tireur Michel Bury remporte la médaille d'argent aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 à la carabine à 50 m tir couché. Il s'agit de la deuxiÚme médaille olympique du Racing Omnisports et de la premiÚre médaille olympique française de tir. La section tir organisait à partir du milieu des années 1980 le Master's de Strasbourg, compétition internationale à laquelle participaient les meilleurs tireurs français et mondiaux[70].

Le Racing Club de Strasbourg handball est fondé en 1947. AprÚs un titre de champion de France de Nationale 2 en 1965[71], le club devient champion de France en 1977[72]. La section handball disparait en 1995[73] et réapparait en 2006 en remplacement de l'ancien club de la SP Neuhof[74]. Depuis lors le club strasbourgeois évolue en championnat de Nationale 3[75] qui est le cinquiÚme échelon national.

Le club de volley-ball du Racing est fondée en 1961, une équipe féminine étant mise en place en 1972[76]. La section masculine remporte le championnat de France de Nationale 1 fin des années 1960, la coupe de France des troisiÚmes divisions en 1985 et le championnat de France de Nationale 2 au début des années 1990[77]. L'équipe masculine évolue en 2008-2009 en Nationale 3[78].

Le club de quilles est fondé en 1973[79]. L'équipe strasbourgeoise est championne de France en titre 2007-2008[80] et dispute réguliÚrement et avec succÚs les compétitions internationales[66].

La section rugby de l'association compte prÚs de 600 licenciés ce qui en fait l'un des premiers clubs français au nombre de licenciés[81]. Le club est créé par dans les années 1970 par des membres de l'équipe voisine de Cronenbourg[82]. Le Racing devient champion de France de Nationale 3 en 1990 et premier club de l'Est de la France à obtenir ce titre. L'équipe premiÚre masculine dispute la saison 2008-2009 en Fédérale 2, qui est le deuxiÚme échelon national du championnat de France de rugby à XV amateur. En 2007-2008, elle atteint les huitiÚmes de finale de l'épreuve[83].

Personnalités historiques

Présidents

Le prĂ©sident actuel du RC Strasbourg Philippe Ginestet est le 21e prĂ©sident Ă  la tĂȘte du club depuis la nomination du premier prĂ©sident en 1909. De 1909 Ă  1933, le club est amateur et le prĂ©sident dirige toutes les sections sportives dont le football. Charles Belling, prĂ©sident de la section amateur de football jusqu'en 1933, reste Ă  la direction du club omnisports jusqu'en 1959[84]. Joseph Heintz est le premier prĂ©sident de la section professionnelle de football en 1933[85].

Sauf indication contraire, les périodes indiquées dans le tableau suivant commencent et se terminent respectivement en début et fin de saison.

Présidents du RC Strasbourg
# PĂ©riode Nom
1 1909 Pays inconnu Zuhlke
2 1909 Pays inconnu R. Berger
3 1910–dĂ©c. 1918 Pays inconnu Louis Becker
4 janv. 1919–1933 France Charles Belling
5 1933–1952 France Joseph Heintz
6 1952–1962 France Willy Scheuer
7 1962–1968 France Joseph Heintz (2)
# PĂ©riode Nom
8 1968–dĂ©c. 1972 France Alfred Wenger
9 dĂ©c. 1972–1975 France Philippe Fass
10 1975–1979 France Alain LĂ©opold
11 1979–nov. 1985 France AndrĂ© Bord
12 nov. 1985–sep. 1986 France Jean Willaume
13 sep. 1986–jan. 1990 France Daniel Hechter
14 jan. 1990–sep. 1992 France Jacky Kientz
# PĂ©riode Nom
15 sep. 1992–1994 France Jean Wendling
16 1994–1997 France Roland Weller
17 1997–2003 France Patrick Proisy
18 2003–dĂ©c. 2005 Allemagne Egon Gindorf
19 dĂ©c. 2005–2009 France Philippe Ginestet
20 2009–aoĂ»t 2009 France LĂ©onard Specht
21 depuis août 2009 France Philippe Ginestet

EntraĂźneurs

De la saison 1928-1929 Ă  la saison 2009-2010, 60 entraĂźneurs, dont 51 diffĂ©rents, se succĂšdent Ă  la tĂȘte du RC Strasbourg. Durant cette pĂ©riode l'entraĂźneur reste en place en moyenne pendant un an et quatre mois, soit Ă  peine plus qu'une saison de championnat. L'instabilitĂ© Ă  ce poste est particuliĂšrement forte pendant les annĂ©es 1980 puisque 13 entraĂźneurs occupent le poste durant cette dĂ©cennie marquĂ©e par deux descentes en deuxiĂšme division en 1986 et 1989[86]. Le RC Strasbourg est parfois surnommĂ© l’« OM de l’Est Â» Ă  cause des changements frĂ©quents dans l'encadrement du club et en rĂ©fĂ©rence Ă  l'instabilitĂ© du club marseillais[87],[88].

Jacky DuguĂ©pĂ©roux est l'entraĂźneur le plus titrĂ© avec le Racing Club de Strasbourg puisqu'il remporte la Coupe Intertoto 1995 et les Coupes de la Ligue 1997 et 2005. L'entraĂźneur mythique du club alsacien est pourtant Gilbert Gress[89] qui, Ă  la tĂȘte de l'Ă©quipe, obtient le titre de champion de France en 1979 ainsi qu'une remontĂ©e en Division 1 en 1992. En 2000, les supporters Ă©lisent Gilbert Gress comme entraĂźneur du siĂšcle en Alsace[90],[91]. D'autres entraĂźneurs apportent des titres au club : le Racing remporte ainsi la Coupe de France sous les ordres de Charles Nicolas, Paul Frantz et Yvon Pouliquen en 1951, 1966 et 2001 respectivement. Robert Jonquet permet quant Ă  lui au club de gagner l'ancienne version de la Coupe de la ligue en 1964.

Gilbert Gress est l'entraĂźneur ayant dirigĂ© le RC Strasbourg sur la pĂ©riode consĂ©cutive la plus longue, pendant trois ans et quatre mois de juin 1977 Ă  septembre 1980. Seuls sept autres entraĂźneurs dirigent l'Ă©quipe pendant plus de deux ans de suite. Il s'agit de l'Autrichien Josef Blum dans les annĂ©es 1930, l'Allemand Karl Bostelaar pendant la Seconde Guerre mondiale, Charles Nicolas, Robert Jonquet, Paul Frantz et Casimir Novotarski jusqu'aux annĂ©es 1970, et plus rĂ©cemment Jacky DuguĂ©pĂ©roux dans les annĂ©es 1990. Gilbert Gress est aussi celui qui est au total le plus longtemps Ă  la tĂȘte de l'Ă©quipe : il dirige l'Ă©quipe pendant 6 ans et 6 mois sur trois pĂ©riodes distinctes. Il devance en termes de longĂ©vitĂ© Paul Frantz (5 ans et 5 mois rĂ©partis sur quatre pĂ©riodes), Jacky DuguĂ©pĂ©roux (4 ans et 7 mois sur deux pĂ©riodes), Émile Veinante (4 ans et 7 mois sur trois pĂ©riodes) et PĂ©pi Humpal (4 ans sur deux pĂ©riodes).

Parmi les entraĂźneurs du RCS, on compte 18 techniciens Ă©trangers dont six Autrichiens, qui Ă©taient notamment prĂ©sents dans les annĂ©es 1930 Ă  l'Ă©poque de la grande Ă©quipe nationale autrichienne, la Wunderteam. De 1981 Ă  1983 l'entraĂźneur se nomme Roger Lemerre qui, aprĂšs avoir dirigĂ© le Racing, remporte notamment l'Euro 2000 et la Coupe des confĂ©dĂ©rations 2001 avec l'Ă©quipe de France[92]. Jean-Marc Furlan est le seul entraĂźneur du Racing qui est maintenu Ă  son poste malgrĂ© une descente en deuxiĂšme division, celle de 2008 : lors des neuf autres descentes du club l'entraĂźneur en charge de l'Ă©quipe est en effet toujours Ă©cartĂ© soit en cours de saison soit juste aprĂšs la descente[86].

Sauf indication contraire, les périodes indiquées dans le tableau suivant commencent et se terminent respectivement en début et fin de saison.

EntraĂźneurs du RC Strasbourg[86],[93],[94]
# PĂ©riode Nom
1 1928–1930 France Oscar Bongard
2 1930–1932 Autriche Adolphe Riebe
3 1932–1933 Pays inconnu Louis Neureuther
4 1933–dĂ©c. 1933 Pays inconnu Robert Fischer
5 jan. 1934–1935 Autriche Fritz Kerr
6 1935–1938 Autriche Josef Blum
7 1938–1939 Autriche Charles Rumbold
8 1941–1944 Allemagne Karl Bostelaar
9 1945–1947 France Émile Veinante
10 1947–1948 Danemark Kaj Andrup
11 1948–1949 France Émile Veinante (2)
12 1949–avr. 1952 France Charles Nicolas
13 avr. 1952–1953 Espagne Segundo Pascual
14 1953–1955 TchĂ©coslovaquie PĂ©pi Humpal
15 1955–1956 France Oscar Heisserer
16 1956–1957 France Jean Avellaneda
17 1957–1958 TchĂ©coslovaquie Ferdinand Faczinek
18 1958–1960 TchĂ©coslovaquie PĂ©pi Humpal (2)
19 1960–dĂ©c. 1961 France Émile Veinante (3)
20 dĂ©c. 1961–1964 France Robert Jonquet
# PĂ©riode Nom
21 1964–1966 France Paul Frantz
22 1966–avr. 1967 Autriche Walter Presch
23 avr. 1967–fĂ©v. 1968 France RenĂ© Hauss
24 mars 1968–oct. 1970 France Paul Frantz (2)
25 oct. 1970–fĂ©v. 1971 Espagne Paco Mateo
26 fĂ©v. 1971–avr. 1971 Hongrie Jeno CsaknĂĄdy
27 avr. 1971–1971 France Paul Frantz (3)
28 1971–nov. 1973 France Casimir Novotarski
29 nov. 1973–1974 France Robert Domergue
30 1974–nov. 1975 Pays-Bas Hennie Hollink
31 nov. 1975–1976 France Paul Frantz (4)
32 1976–nov. 1976 Autriche Heinz Schilcher
33 nov. 1976–1977 Roumanie Elek Schwartz
34 1977–sep. 1980 France Gilbert Gress
35 sep. 1980–nov. 1981 France Raymond Hild
36 nov. 1981–1983 France Roger Lemerre
37 1983–mars 1985 Allemagne JĂŒrgen Sundermann
38 mars 1985–dĂ©c. 1985 France Jean-NoĂ«l Huck
39 dĂ©c. 1985–sep. 1986 France Francis Piasecki
40 sep. 1986 France Didier Six
# PĂ©riode Nom
41 sep. 1986–1987 France Robert Herbin
42 1987–sep. 1988 Pologne Henryk Kasperczak
43 sep. 1988 France Jean-Pierre Dogliani
44 oct. 1988–aoĂ»t 1989 France GĂ©rard Banide
45 sep. 1989 France Albert Gemmrich
46 sep. 1989–1991 France LĂ©onard Specht
47 1991–1994 France Gilbert Gress (2)
48 1994–mars 1995 France Daniel Jeandupeux
49 mars 1995–jan. 1998 France Jacky DuguĂ©pĂ©roux
50 jan. 1998–1998 France RenĂ© Girard
51 jan. 1998–nov. 1999 France Pierre Mankowski
52 nov. 1999–nov. 2000 France Claude Le Roy
53 nov. 2000–2001 France Yvon Pouliquen
54 2001–2003 TchĂ©coslovaquie Ivan HaĆĄek
55 2003–oct. 2004 France Antoine KombouarĂ©
56 oct. 2004–2006 France Jacky DuguĂ©pĂ©roux (2)
57 2006–2007 France Jean-Pierre Papin
58 2007–2009 France Jean-Marc Furlan
59 2009–aoĂ»t 2009 France Gilbert Gress (3)
60 depuis août 2009 France Pascal Janin

Joueurs

Article dĂ©taillĂ© : Liste des joueurs du RC Strasbourg.

Champions de France 1979

Équipe-type du XXe siĂšcle
Équipe-type du RC Strasbourg 1978-1979

L'Ă©quipe championne de France en 1979 a marquĂ© l'histoire du club. Elle est entrainĂ©e par Gilbert Gress, lui-mĂȘme ancien joueur strasbourgeois. Il la fait Ă©voluer en 4-3-3 avec deux ailiers et un avant-centre. Le gardien titulaire est Dominique Dropsy. Dans l'Ă©quipe-type des joueurs ayant disputĂ© le plus de rencontres au cours de cette saison[95], la dĂ©fense se compose des latĂ©raux Raymond Domenech et Jean-Jacques Marx ainsi que des dĂ©fenseurs centraux LĂ©onard Specht et le capitaine Jacky Novi. Au milieu de terrain, RenĂ© Deutschmann et Yves Ehrlacher sont en soutien du milieux offensif Francis Piasecki. En attaque, Albert Gemmrich et JoĂ«l Tanter peuvent prendre les postes d'ailier ou d'avant-centre, tandis que Roland Wagner est un pur ailier droit. C'est notamment dans cette configuration que Strasbourg domine le favori au titre le FC Nantes au cours de la 3e journĂ©e[96] puis le tenant du titre l'AS Monaco au cours de la 4e journĂ©e du championnat[97]. Jacky DuguĂ©pĂ©roux et Roger Jouve sont deux autres piliers de l'Ă©quipe 1979[98]. Le premier, qui porte le brassard de capitaine lorsqu'il est titulaire, joue en dĂ©fense ou Ă  un poste de milieu dĂ©fensif. Le second, blessĂ© une partie de la saison, Ă©volue au milieu de terrain.

Équipe type du XXe siĂšcle

En 1999, les supporters du Racing Club de Strasbourg ont Ă©lu une Ă©quipe type du XXe siĂšcle. Le gardien de but de ce onze idĂ©al est François Remetter, titulaire en Ă©quipe de France lors des Coupes du monde 1954[99] et 1958[100]. La dĂ©fense est composĂ©e de LĂ©onard Specht champion de France 1979, Frank LebƓuf qui a Ă©tĂ© libĂ©ro du RCS de 1990 Ă  1996, et de Raymond Kaelbel et RenĂ© Hauss qui ont tous deux Ă©voluĂ© Ă  Strasbourg dans les annĂ©es 1950 et 1960. Les trois milieux de terrain Ă©lus sont Ivica Osim meneur de jeu du Racing dans les annĂ©es 1970, le champion de France 1979 Francis Piasecki, et le Russe Aleksandr MostovoĂŻ, au club de 1994 Ă  1996. L'attaque comprend Oscar Heisserer, auteur de 64 buts pour Strasbourg entre 1934 et 1949[101], l'Allemand Oskar Rohr, qui a marquĂ© Ă  118 reprises de 1934 jusqu'en 1939 en 150 matchs de championnat[102], et enfin le Haguenauvien Albert Gemmrich, champion de France 1979 et auteur dans les annĂ©es 1970 de 90 buts en 213 matchs pour Strasbourg[103].

Équipe de France

Vingt-et-un joueurs ont disputé au moins un match sous le maillot de l'équipe de France alors qu'ils jouaient au Racing Club de Strasbourg[104],[105]. Le premier d'entre eux est l'attaquant Fritz Keller en 1934 qui marque trois buts en huit sélections et dispute la Coupe du monde 1934[106]. Le joueur totalisant le plus de sélections en étant au Racing est le milieu de terrain Oscar Heisserer avec 18 sélections, dont six en tant que capitaine, pour quatre buts marqués dont un lors de la Coupe du monde 1938 en quart de finale contre l'Italie[107]. AprÚs Heisserer suivent dans ce classement le gardien de but Dominique Dropsy et le défenseur Léonard Specht avec respectivement 17 et 16 sélections entre 1978 et 1982[108],[109].

Dans les annĂ©es 1950, Raymond Kaelbel, joueur du RCS de 1950 Ă  1956 et de 1964 Ă  1969, participe Ă  la Coupe du monde 1954 et Ă  la troisiĂšme place acquise au Mondial 1958[110]. GĂ©rard Hausser, joueur du Racing de 1959 Ă  1967 et de 1972 Ă  1974, est international Ă  14 reprises et participe lui Ă  la Coupe du monde 1966[111]. Les derniers joueurs Ă  avoir Ă©tĂ© appelĂ©s en Ă©quipe de France alors qu'ils portaient le maillot du RCS sont Marc Keller et Frank LebƓuf dans les annĂ©es 1990[112],[113].

Le tableau suivant donne la liste actualisĂ©e au 1er janvier 2009 des joueurs du RC Strasbourg en Ă©quipe de France, le nombre de sĂ©lections et la pĂ©riode correspondante, ainsi que le nombre total de sĂ©lections en incluant les pĂ©riodes oĂč le joueur Ă©tait dans un autre club de football.

Joueurs du RC Strasbourg en Ă©quipe de France
Joueur SĂ©lections PĂ©riode SĂ©l. (total)
Oscar Heisserer 18 1936–1948 25
Dominique Dropsy 17 1978–1981 17
LĂ©onard Specht 16 1978–1982 18
GĂ©rard Hausser 14 1965–1966 14
Frank LebƓuf 8 1995–1996 50
Fritz Keller 8 1934–1937 8
Jean-NoĂ«l Huck 6 1970–1971 17
Marc Molitor 6 1970–1973 10
Raymond Kaelbel 5 1954–1956 35
Albert Gemmrich 5 1978 5
Didier Six 4 1981 52
Joueur SĂ©lections PĂ©riode SĂ©l. (total)
Edmond Haan 4 1951–1953 4
Roger Jouve 3 1978–1979 7
Francis Piasecki 3 1978–1979 3
Raymond Domenech 2 1979 8
Charles Heine 2 1947 2
Marc Keller 1 1995 6
Denis Devaux 1 1965 1
Casimir Koza 1 1962 1
Jean-Pierre Kress 1 1953 1
Roland Wagner 1 1979 1

Image et identité

Rivalités

Dans les premiĂšres annĂ©es d'existence du club, il existe une forte rivalitĂ© entre le club populaire du FC Neudorf (ancien nom du Racing Club de Strasbourg) qui joue au Sud de la ville dans un quartier Ă  l'Ă©poque pĂ©riphĂ©rique et les Ă©quipes Ă©litistes du centre de Strasbourg, dont le doyen des clubs de football alsacien Straßburger Fussball Club crĂ©Ă© en 1890. Jusqu'au dĂ©but du XXe le football est prisĂ© par la bougeoisie et la haute sociĂ©tĂ© et se joue essentiellement dans les beaux quartiers rĂ©cemment construits, dans lesquels vivent des Allemands refusant de se mĂȘler aux Alsaciens[11]. La crĂ©ation du FC Neudorf par des Alsaciens d'origine va engendrer une rivalitĂ© naturelle avec les clubs fondĂ©s par des Allemands parmi lesquels on trouve le FC Frankonia (en), futur Red Star Strasbourg, qui est un club militaire composĂ© majoritairement d'immigrants originaires de Franconie au Sud-Ouest de l'Allemagne.

Les trois premiĂšres saisons de la ligue de football d’Allemagne du Sud entre 1909 et 1912 mettent aux prises des Ă©quipes alsaciennes et du Pays de Bade, rĂ©gion frontaliĂšre de l'Alsace situĂ©e Ă  l'Ouest du Rhin. Une grande rivalitĂ© existe alors entre le RC Strasbourg et les club badois de Kehl, Lahr et Offenbourg, et plus gĂ©nĂ©ralement entre les clubs alsaciens et badois. Une rencontre mĂ©morable est la victoire obtenue pendant la saison 1910-1911 sur le terrain du FC Offenbourg (en), le club strasbourgeois mĂšnant 7-0 avant de devoir quitter le terrain en cours de partie sous les jets de pierre hostiles du public allemand[114],[9].

Entre 1919 et 1933 dans le championnat d'Alsace de Division d'Honneur, les concurrents strasbourgeois du Racing sont l'AS Strasbourg, anciennement Straßburger Fussball Club, et le Red Star Strasbourg. C'est pendant cette pĂ©riode que le Racing s'affirme comme le principal club de la ville puisqu'il remporte trois titres contre un seul pour l'AS Strasbourg et aucun pour le Red Star. Les autres rivaux alsaciens du RCS sont les clubs voisins du FC Bischwiller et du SC SĂ©lestat, vainqueurs respectivement une et deux fois, et surtout le FC Mulhouse qui gagne six fois le championnat.

AprĂšs la crĂ©ation du championnat de France professionnel en 1933 et jusqu'en 1939, le seul autre club alsacien que le Racing va rencontrer est le FC Mulhouse. Le grand adversaire du RCS Ă  cette Ă©poque est le club franc-comtois du FC Sochaux-MontbĂ©liard : les Sochaliens remportent notamment le championnat 1935 un point devant le RCS et battent le Racing en finale de la Coupe de France 1937.

À l'Ă©poque de la Gauliga Elsass entre 1940 et 1945 il existe une rivalitĂ© exacerbĂ©e entre le RCS, renommĂ© Ă  cette Ă©poque Rasensport Club Straßburg, et le Sportgemeinschaft SS Straßburg, nouveau nom du Red Star. Le Red Star passe sous le contrĂŽle de la force paramilitaire allemande de la Schutzstaffel (SS), qui veut Ă  cette occasion montrer sa puissance dans cette Alsace nouvellement annexĂ©e. Le club de la SS essaie de dĂ©baucher les meilleurs joueurs du RCS en leur promettant une rĂ©munĂ©ration importante, en les menaçant de les envoyer de force dans la Wehrmacht sur le front de l'Est, ou pire encore[115]. Les quelques joueurs qui endossent alors le maillot SS sont haĂŻs par la population. Parmi ceux-ci, Fritz Keller est par exemple sifflĂ© pendant 90 minutes par le public strasbourgeois lors de son premier match pour son nouveau club contre le RCS[116].

Ces dĂ©bauchages permettent au SG SS Straßburg de prendre le dessus sportivement sur le RCS puisqu'il remporte le championnat d'Alsace en 1942[117] et arrive jusqu'en quart-de-finale du championnat d'Allemagne 1942[118] alors que le RCS ne gagne plus aucun titre. MalgrĂ© ces succĂšs, le club de la SS ne parviendra jamais Ă  battre le RCS lors de leur confrontations directes. Ces rencontres symbolisent en effet l'affrontement contre l'occupant allemand et les collaborateurs de sorte que les joueurs du Racing sont toujours extrĂȘmement motivĂ©s par ce derby et s'y battent jusqu'Ă  l'Ă©puisement devant un public acquis Ă  leur cause[115]. Cette symbolique est accentuĂ©e par le fait que les joueurs du Racing disputent les derbys dans les couleurs du drapeau français en maillot bleu, short blanc et chaussettes rouges[116].

Blason

Les maillots des joueurs arborent un premier blason Ă  partir des annĂ©es 1920[119]. Il s'agit d'un ovale contenant les initiales RCS du nom actuel, adoptĂ© en 1919, surmontĂ©es d'un cadre avec une bande diagonale rouge sur fond blanc qui reprend le blasonnement de la ville de Strasbourg : D'argent Ă  la bande de gueules. En 1945 la couleur historique du club, le bleu, fait son apparition sur un blason prenant la forme d'un losange dans lequel le sigle RCS est inscrit en blanc sur une bande bleue. La cigogne, symbole de l'Alsace, apparait sur la blason de 1950 avec lequel le Racing remporte sa premiĂšre coupe de France en 1951 : deux cigognes y sont surmontĂ©es des initiales du club sur un fond reprenant les couleurs de la ville de Strasbourg[120]. Le blason de 1960 comprend la cathĂ©drale Notre-Dame de Strasbourg, autre symbole local, sur fond bleu Ă  bande blanche accompagnĂ©e des initiales du club[121]. La version modifiĂ©e en 1971 fait suite Ă  la fusion du Racing avec le club des Pierrots Vauban et comporte les initiales RPSM de la nouvelle dĂ©nomination Racing Pierrots Strasbourg-Meinau ainsi que la couleur jaune des Pierrots Vauban.

Le retour Ă  l'ancien nom du club en 1976 est accompagnĂ©e par la crĂ©ation d'un nouveau blason, lequel prend la forme d'un rond comprenant une bande rouge sur fond bleu et une cigogne dont les ailes entourent la cathĂ©drale de Strasbourg et le sigle RCS. Pendant la saison 1985-1986 l'Ă©cusson est remplacĂ© par des armoiries oĂč deux lions entourent les initiales R.C.S et les douze Ă©toiles du drapeau europĂ©en. Ces Ă©toiles se retrouvent Ă©galement sur le logo utilisĂ© en 1987-1988. AprĂšs la vente du club par la ville en 1997, le prĂ©sident Patrick Proisy adopte un nouveau logo avec trois branches bleu roy reprĂ©sentant Ă  la fois une cigogne stylisĂ©e et la flĂšche de la cathĂ©drale entre le massif des Vosges et celui de la ForĂȘt-Noire. Les trois Ă©toiles y symbolisent le championnat de France, la coupe de France et la coupe de la Ligue, trois trophĂ©es remportĂ©s par le RC Strasbourg.

Le blason actuel du RC Strasbourg depuis 2006, l'année du centenaire, se base sur celui de 1976 qui est celui du titre de champion de France en 1979. En plus du nom du club, de ses initiales et de sa couleur, le bleu, ce blason reprend différents éléments identitaires apparus sur les écussons précédents. La bande rouge et la cathédrale symbolisent la ville de Strasbourg, alors que la cigogne représente l'Alsace.

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Supporters

Au classement du Championnat de France des tribunes, qui récompense la fidélité du public et l'ambiance et l'animation dans le stade, les supporters strasbourgeois se classent 3e de Ligue 2 en 2006-2007 avec 288 points derriÚre ceux de Caen et de Metz avec respectivement 340 et 308 points[122], puis 12e en Ligue 1 la saison suivante[123].

Le RC Strasbourg possĂšde sept groupes officiels de supporteurs : le Club Central des Supporters, les Ultra Boys 90, le Kop Ciel et Blanc, le groupe Hansi Elsass, les Blueje Kempfer et les groupes Allez les Bleus Champions et Alli Bloi[124]. Le Club Central des Supporters est le plus ancien des groupes de supporters. Il est fondĂ© pendant l'hiver 1953 par Germain Muller[125], humoriste et Ă  l'Ă©poque adjoint au maire de Strasbourg. La dĂ©nomination actuelle du groupe date du milieu des annĂ©es 1980[126]. Le nombre d'adhĂ©rents du Club Central des Supporters varie ces derniĂšres annĂ©es de 600 Ă  1000, 800 en 2008[127], ce qui en fait le plus grand groupe. Le groupe des Ultra Boys 90, appelĂ©s aussi UB90, date de 1990. En tant qu'ultras leurs membres, au nombre de 450 en 2007-2008[128], soutiennent activement le RC Strasbourg par leurs tifos, leurs chants et leurs dĂ©placements Ă  l'extĂ©rieur[129]. La crĂ©ation des UB90 se fait pour se dĂ©marquer des Meinau Boys, groupe de supporters violents qui Ă©tait Ă  la fin des annĂ©es 1980 le seul groupe de supporters soutenant activement le Racing[130]. Lors des rencontres Ă  domicile, les Ultra Boys 90 se retrouvent dans le quart de virage Nord-Ouest du stade de la Meinau[131]. Le plus grand des cinq autres groupes de supporters est celui du Kop Ciel et Blanc crĂ©Ă© en 2000 et issu du Club Central des Supporters. Le Kop Ciel et Blanc est un groupe de supporters familial[132], qui anime le quart de virage Nord-Ouest depuis 2003[133]. Le nombre de membres du groupe atteint 200 lors de la saison 2004-2005 et 300 en 2008[134]. L'association Hansi Elsass est fondĂ©e officiellement en 1994[135]. Ses membres, au nombre de 150 pour la saison 2007-2008, sont prĂ©sents dans le quart de virage Sud-Ouest du stade de la Meinau[132]. Les Blueje Kempfer existent depuis 1993[136]. Le nom de l'association fait rĂ©fĂ©rence Ă  l'esprit de battant (Kempfer en alsacien) et Ă  la couleur bleue du club (Blueje en alsacien).

Le Racing Club de Strasbourg est aussi suivi par des supporters étrangers. L'ancien fan-club des Blue Pirates, qui regroupait des fans allemands et français, soutenait par exemple à la fois les clubs du RC Strasbourg et du Karlsruher SC. D'autre part le groupe de supporters strasbourgeois des Ultra Boys 90 est jumelé aux supporters des Phönix Sons, groupe soutenant l'équipe de Karlsruhe, et est aussi lié aux groupes allemand et italien des Harlekins de Berlin et des Rangers de Pise[137],[138].

Les actes violents recensĂ©s sont pour la plupart le fait de mouvements marginaux comme les Meinau Boys et Elsass Korps, deux groupes issus de l'extrĂȘme droite. Les Meinau Boys qui ne sont plus actifs aujourd'hui ont notamment Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s par la police lors du match Strasbourg-Bastia en 2006 aprĂšs avoir criĂ© des insultes racistes[139],[140], des peines de prison avec sursis et d'interdiction de stade Ă©tant alors prononcĂ©s contre des membres du groupe[141]. Quant au groupe Elsass Korps crĂ©Ă© en 1993, il a Ă©tĂ© l'auteur de divers faits de hooliganisme, de saluts hitlĂ©riens et d'insultes Ă  l'encontre de joueurs de couleur[142] et Ă©tait « impliquĂ© dans les 19 accidents recensĂ©s Ă  l'occasion des matchs du Racing Â» de 2000 Ă  2005[143], avant d'ĂȘtre dissous[note 14] le 18 mai 2005[144]. AprĂšs la dissolution, d'anciens membres du groupe sont condamnĂ©s en 2008 Ă  des peines de prison et des interdictions de stade pour agression Ă  caractĂšre raciste aux abords du stade[145].

Relation avec les médias

Le RC Strasbourg est premier actionnaire de la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision locale Alsatic TV depuis mars 2007. Le club dĂ©tient 30% du capital de 1,5 million d'euros aux cĂŽtĂ©s des autres grands actionnaires que sont les quotidiens L'Alsace et Les DerniĂšres Nouvelles d'Alsace avec 20% respectivement[146]. La chaĂźne diffuse un journal d'information quotidien et une Ă©mission hebdomadaire de trente minutes sur l'actualitĂ© du Racing. Alsatic TV retransmet Ă©galement les matchs du Racing en diffĂ©rĂ© les lendemains et surlendemains des rencontres[147]. Ces images du Racing peuvent ĂȘtre vues sur internet et, par environ 90 % de la population alsacienne soit 1,6 million de tĂ©lĂ©spectateurs potentiels, via le cĂąble et la tĂ©lĂ©vision numĂ©rique terrestre[148],[149].

Pendant le championnat de Ligue 2 2008-2009, l'équipe de Strasbourg est la deuxiÚme équipe la plus diffusée sur Eurosport avec 14 retransmissions en 38 journées, derriÚre le RC Lens qui totalise 20 diffusions[150]. En comptant les retransmission sur la télévision par cùble, ce sont 35 de ses 38 matchs qui sont diffusés[151]. Les rencontres du club strasbourgeois sont également retransmises en direct sur les radios locales dont France Bleu Alsace[152] et sur la webradio DNAudio[153]. Outre la chaßne de télévision Alsatic TV, le club a comme partenaires officiels le quotidien Les DerniÚres Nouvelles d'Alsace et la radio privée NRJ, l'opérateur de télévision par cùble Numericable étant fournisseur officiel du club[154].

Annexes

Notes

  1. ↑ Les deux premiĂšres Ă©ditions de la Coupe de la Ligue rĂ©unissant les clubs professionnels ont lieu dans les annĂ©es 1960 en 1963-1964 et en 1964-1965. (en) Erik Garin, « Coupe de la Ligue 1963-1964 Â» sur rsssf.com, 2 janvier 2009. ConsultĂ© le 3 fĂ©vrier 2009.
  2. ↑ La Coupe d'Alsace est disputĂ©e par l'Ă©quipe rĂ©serve (premier titre en 2006).
  3. ↑ Le Championnat de Dordogne 1939-1940 est remportĂ© par le RC Strasbourg-PĂ©rigueux, crĂ©Ă© par des joueurs alsaciens Ă©vacuĂ©s en Dordogne Ă  cause de la Seconde Guerre mondiale.
  4. ↑ Les titres de vice-champion d'Alsace entre 1941 et 1943 ont Ă©tĂ© obtenus en Ă©voluant au sein de la Gauliga Elsass, compĂ©tition rĂ©gionale disputĂ©e pendant l'occupation allemande. (de) Gauliga Elsaß 1940/41, 1941/42 et 1942/43 sur f-archiv.de, 14 mai 2001. ConsultĂ© le 3 fĂ©vrier 2009.
  5. ↑ L'association Racing Club de Strasbourg Football comprend en 2009 des Ă©quipes jouant en CFA et dans les championnats National 18 ans, National 16 ans, FĂ©dĂ©ral 14 ans, 18 ans DH, 13 ans DH, 13 ans Excellence, 11 ans et 9 ans. RĂ©sultats de toutes les Ă©quipes de l'Association Racing Club de Strasbourg Football sur rcstrasbourg.fr. ConsultĂ© le 18 mars 2009
  6. ↑ La loi Pasqua du 8 aoĂ»t 1994 et son dĂ©cret d’application du 26 janvier 1996 sera partiellement remise en cause par la loi Buffet du 28 dĂ©cembre 1999.
  7. ↑ Avant 1997, le club de football professionnel verse annuellement 1,7 millions de francs au Racing Omnisports pour pouvoir utiliser le nom du Racing Club de Strasbourg.
  8. ↑ L'accord prĂ©voit que le club professionnel verse 240 000 euros Ă  l'omnisports pour les saisons 2002-2003 et 2003-2004.
  9. ↑ Le club de football professionnel verse 300 000 euros par an à l'omnisports jusqu’en 2011.
  10. ↑ Les droits audiovisuels pour la saison 2007-2008 comportent une part fixe et une part variable liĂ©e notamment au classement sportif de la saison en cours. Alors qu'une 11e place au classement rapporte directement 3,9 millions d'euros, une place de relĂ©gable ne rapporte rien. LFP, Situation du football professionnel français, Saison 2007/2008, 2009, p. 71 
  11. ↑ KĂ©vin Gameiro est transfĂ©rĂ© au FC Lorient pour 3 millions d'euros plus intĂ©ressement sur la revente du joueur. J.S., « Gameiro part, Marcos arrive Â» sur 20minutes.fr, 18 juin 2008. ConsultĂ© le 10 fĂ©vrier 2009
    Morgan Schneiderlin est transféré vers Southampton FC pour 1,5 millions d'euros. Schneiderlin à Southampton sur francefootball.fr, 26 juin 2008. Consulté le 10 février 2009
    Habib BellaĂŻd est transfĂ©rĂ© pour 2,5 millions d'euros Ă  l'Eintracht Francfort. StĂ©phane Godin, « Racing BellaĂŻd rĂšgle ses comptes Â», dans L'Alsace, 11 juillet 2008, p. sports 
    Éric Mouloungui est transfĂ©rĂ© Ă  l'OGC Nice contre une indemnitĂ© de 2 millions d'euros. R.S., « Football : le Strasbourgeois Eric Mouloungui signe Ă  Nice Â», dans L'Alsace, 27 juillet 2008, p. sports 
  12. ↑ La section du basket-ball fĂ©minin de haut niveau prĂ©sente un dĂ©ficit cumulĂ© de 600 000 euros de 1998 Ă  2008 et de 155 000 euros pour sa derniĂšre saison 2007-2008 au sein de l'omnisports.
  13. ↑ La joueuse de basket-ball Christine Delmarle compte 139 sĂ©lections en Ă©quipe de France.
  14. ↑ La dĂ©cision de dissolution du groupe Elsass Korps est prise par le Conseil des ministres sur proposition du ministre de l'IntĂ©rieur Dominique de Villepin. Elle se fonde sur la loi du 10 janvier 1936 qui prĂ©voit que « sont dissoutes par dĂ©cret (...) toutes les associations (...) qui provoqueraient Ă  la discrimination, Ă  la haine ou Ă  la violence, envers une personne ou un groupe de personnes Ă  raison de leur origine ou de leur appartenance (...) Ă  une ethnie, une nation, une race ou une religion (...) Â».

Références

  1. ↑ a  et b  Seules les compĂ©titions officielles sont indiquĂ©es ici
  2. ↑ Collectif, Il Ă©tait une fois le Racing - Toute l'histoire du club omnisport strasbourgeois, Ronald Hirle, Berger Levrault, 1991, p. 5 
  3. ↑ Automne 1906, rue d’Erstein - Un ballon achetĂ©, un club fondĂ© sur racingstub.com, 3 octobre 2006. ConsultĂ© le 30 janvier 2009
  4. ↑ a , b  et c  Collectif, op. cit., p. 7
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  6. ↑ a  et b  Automne 1906, rue d’Erstein - Des dĂ©buts difficiles sur racingstub.com, 3 octobre 2006. ConsultĂ© le 30 janvier 2009
  7. ↑ a  et b  Bernard Delattre, « Petites histoires d'une grande histoire Â» in Les DerniĂšres Nouvelles d'Alsace, 3 octobre 2006, cahier sports, sur dna.fr
  8. ↑ a  et b  Automne 1906, rue d’Erstein - Une premiĂšre crise violente sur racingstub.com, 3 octobre 2006. ConsultĂ© le 30 janvier 2009
  9. ↑ a  et b  (de) Offenburger FV 1907 e.V., Histoire du club Offenbourg FV 1907, 2007, p. 2 
  10. ↑ Le Racing Club de Strasbourg : 100 ans d’histoire ! sur strasbourg.football.fr, 5 octobre 2006. ConsultĂ© le 30 janvier 2009
  11. ↑ a , b  et c  Claire-Marie Denis, CĂ©dric Douzant, « Le jardin oĂč tout a commencĂ© Â», dans News d'Ill, Centre universitaire d'enseignement du journalisme, no 86, janvier 2006, p. 14-15 (ISSN 0996-9624) [[pdf] texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 7 fĂ©vrier 2009)] 
  12. ↑ a , b  et c  Automne 1906, rue d’Erstein - En 1914, le FC Neudorf dĂ©mĂ©nage sur racingstub.com, 3 octobre 2006. ConsultĂ© le 30 janvier 2009
  13. ↑ Le Racing et son histoire - Un stade dans un jardin sur rcscenter.online.fr, 14 janvier 2001. ConsultĂ© le 30 janvier 2009
  14. ↑ Bilan des clubs de Ligue 1 sur lfp.fr, 2008. ConsultĂ© le 6 fĂ©vrier 2009
  15. ↑ PalmarĂšs du RC Strasbourg sur francefoot.canalblog.com. ConsultĂ© le 3 fĂ©vrier 2009
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  18. ↑ (en) Erik Garin, « Championnat National (U-17/U-18) Â» sur rsssf.com, 21 fĂ©vrier 2007. ConsultĂ© le 3 fĂ©vrier 2009
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Bibliographie et sources

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  • Francis Braesch, Histoires drĂŽles du Racing, Éditions Alsatia, 1977 
  • Armand Zuchner, Livre d'or du Racing Club de Strasbourg 1906-1977, Les DerniĂšres Nouvelles d'Alsace, 1977  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article


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