RAP

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RAP

Rap

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Rap
Origines stylistiques Blues
Funk
Jazz
Disco
Griot
Rhythm and blues
Origines culturelles √Čtats-Unis √Čtats-Unis
Début des années 1970
Instrument(s) typique(s) Platine vinyle
Popularité Mondiale, surtout dans la fin des années 1990

Genre(s) dérivé(s) Abstract Hip-Hop ~ Crunk ~ Dirty South ~ East Coast ~ Gangsta Funk ~ Gangsta rap - Grime ~ Hip-Hop Oriental ~ Hyphy ~ Illbient ~ Jazz rap ~Midwest Rap ~ New Jack Swing ~ Rap conscient ~ Rap hardcore ~ Reggaeton ~ R'n'B ~ Trip hop ~ Turntablism ~ Urban ~ West Coast ~ Rap old school~Love~Gangsta
Sc√®nes r√©gionales Royaume-Uni Royaume-Uni
Allemagne Allemagne
France France
√Čtats-Unis √Čtats-Unis
Canada Canada
Mexique Mexique
B√©nin B√©nin
S√©n√©gal S√©n√©gal

Voir aussi Hip-Hop
Graffiti
Breakdance
Human Beatbox
Deejaying
Lexique du hip-hop

Le rap d√©signe une expression vocale sur fond musical appartenant au mouvement culturel hip-hop, apparu au d√©but des ann√©es 1970 aux √Čtats-Unis.

Aux premi√®res heures les MC, (masters of ceremony, ma√ģtres de c√©r√©monie) servaient juste √† soutenir les DJ, et les parties rapp√©es √©taient simplement appel√©es MC-ing.

Sommaire

Etymologie

Le rap est interpr√©t√© comme le r√©troacronyme des expressions anglaises rhythm and poetry ou rock against police (d√Ľ √† une r√©bellion de jeunes des ann√©es 1980 contre la police). Ou encore comme une utilisation du verbe anglais "to rap" signifiant "parler s√®chement".

Qu'est-ce que la musique rap ?

Les thèmes

Le rap comme le reste de la culture hip-hop cumule un aspect festif, hédoniste et un aspect contestataire. Les thèmes abordés varient selon les genres et ont évolué selon les époques. Comme la soul et le funk dont ils s'inspirent, les textes traitent des sujets communs à toute la musique populaire occidentale c’est-à-dire la vie quotidienne, l'amour ou le sexe.

De nombreux groupes de rap ont également des textes à vocation contestataire ou politique qui les rapprochent du punk et de la beat generation. On peut citer le groupe américain Public Enemy ou le groupe français Assassin.

La premi√®re chanson de ce genre est The Message √©crite par Melle Mel et chant√© par Grandmaster Flash.[Quand ?] Ces textes, parfois tr√®s virulents contre les symboles du pouvoir, la police ou la justice ont stigmatis√© le rap pour une partie de la population. Pour David O'Neill, le succ√®s de The Message a favoris√© en France une conception tr√®s politis√©e du rap contrairement √† des racines am√©ricaines plus h√©donistes .[1] Les critiques violentes sont en fait assez minoritaires et l'aspect contestataire se limite le plus souvent √† une d√©nonciation qui passe par les descriptions des probl√®mes sociaux tels que l'homophobie, le racisme, la pauvret√©, le ch√īmage, l'exclusion. En r√©action contre la dramatisation de certains paroliers, des rappeurs abordent la vie quotidienne des quartiers populaires d'un point de vue positif.

Une th√©matique r√©currente, notamment dans le gangsta rap, tourne autour de la soci√©t√© de consommation et des symboles du pouvoir, comme les femmes, les voitures ou les armes √† feu. Les rappeurs jouent sur ces fantasmes et se construisent des personnages en g√©n√©ral sans lien avec leur vraie personnalit√© et leur quotidien r√©el. Des critiques ont √©t√© faites contre ces textes qualifi√©s de sexistes[2], mat√©rialistes ou pr√īnant la violence, par des hommes politiques et par une partie du milieu rap.

Les religions sont √©galement pr√©sentes comme les autres positions philosophiques possibles ( agnosticisme, ath√©√Įsme[3], les trois monoth√©ismes abrahamiques dans le rap am√©ricain ou fran√ßais (ainsi que le d√©isme, l'animisme et les kamites ou l influence de l'islam dans la zulu nation).

Structure rythmique

Les rythmes de la musique du rap comme les paroles sont souvent des rythmes 4/4 ou 2/2 avec un caractère syncopé marqué rappelant celui de certaines formes de funk, dont le rap des premiers temps était d'ailleurs fortement inspiré.

Ce style a √©t√© amen√© de mani√®re pr√©dominante par les musiques soul et funk, lesquelles r√©p√©taient tout au long des morceaux leurs rythmes et leurs th√®mes musicaux. Dans les ann√©es 1960 et 70, James Brown jette les bases sur lesquelles sera fond√© le rap : une musique rythm√©e (ses enregistrements sont encore aujourd'hui une source de samples in√©puisable pour les DJ), un style de chant saccad√©, parfois parl√© ou cri√© et des textes v√©hiculant une forte identit√© et des revendications sociales ou politiques (en particulier Say It Loud, I'm Black And I'm Proud qui devient un v√©ritable hymne de la communaut√© noire am√©ricaine). C'√©tait le parfait tremplin pour pousser les MC √† √©crire leurs rimes. C'est d'ailleurs toujours ce qui attire le plus dans le rap : l'emphase mise sur les paroles et la prouesse de leurs √©locutions.

Dans le rap (instrumental), les DJ (ou disc jockeys) et les producteurs sont libres d'expérimenter avec la création de morceaux instrumentaux. Les producteurs peuvent prendre des sources sonores assez "diverses" (comportant des voix etc…).

Instrumentation et production

L'instrumentation rap d√©coule de la musique disco, funk et R&B, √† la fois sur le plan de l'√©quipement sonore et des albums √©chantillonn√©s. Alors que le mixage r√©alis√© par les DJ disco et de clubs avait pour but de produire une musique continuelle avec des transitions discr√®tes entre les morceaux, celui r√©alis√© par Kool DJ Herc √† lui donn√© naissance √† une pratique visant √† isoler et √† √©tendre les seuls breaks en les m√©langeant entre eux avec deux copies du m√™me morceau. √Ä l'origine, les breaks (ou breakbeats) √©taient les transitions √† l'int√©rieur d'un morceau, compos√©es surtout de percussions. C'est ce qu'Afrika Bambaataa d√©crivit comme ¬ę la partie du disque qu'attend tout le monde‚Ķ o√Ļ ils se laissent aller et font les fous ¬Ľ (Toop, 1991). James Brown, Bob James et Parliament - parmi d'autres - ont longtemps √©t√© des sources populaires pour les breaks. Sur cette base rythmique, on pouvait ajouter des parties instrumentales provenant d'autres albums (et beaucoup l'ont fait). L'instrumentation des premiers samples utilis√©s est la m√™me que celle de la musique funk, disco ou rock : voix, guitare, basse, clavier, batterie et percussions.

Alors que l'originalit√© de la musique rap provenait principalement des breaks des albums du DJ, l'arriv√©e de la boite √† rythmes (appel√©e en anglais beat box ou drum machine) a permis aux musiciens du rap d'int√©grer des fragments originaux √† leur musique. Les sons de la boite √† rythme √©taient jou√©s soit par-dessus la musique produite par le DJ, soit seule. La qualit√© des s√©quences rythmiques est progressivement devenue centrale pour les musiciens de rap, car ces rythmes √©taient la part la plus dansante de leur musique. En cons√©quence, les boites √† rythme ont rapidement √©t√© √©quip√©es pour produire des kicks (sons de grosse caisse) avec une basse puissante et sinuso√Įdale en arri√®re-plan. Cela a permis d'√©muler les solos de batterie bien produits de vieux albums de funk, de soul et de rock datant des ann√©es 1960 et 70. Les boites √† rythme avaient de plus un stock limit√© de sons pr√©d√©termin√©s incluant des cymbales, des grosses caisses, des caisses claires et des toms.

L'introduction des échantillonneurs (ou sampleurs) a changé la manière dont le rap était produit. Un échantillonneur permet d'enregistrer et de stocker numériquement des petits passages sonores provenant de n'importe quel appareil disposant d'une sortie électrique, comme une platine-disque. Les producteurs ont donc pu échantillonner les sons de batterie des albums de leur jeunesse. Plus important encore, ils ont pu sampler des sons de cuivre, de basse, de guitare et de piano à ajouter à leurs rythmes. Et le rap avait finalement son orchestration au grand complet.

Le caract√®re dur et √©nergique des sonorit√©s de la musique rap, souvent assez √©loign√©es du son plus organique des autres genres musicaux, constituent un obstacle √† la reconnaissance du genre en tant que forme artistique √† part enti√®re. M√™me les groupes de rap ayant un orchestre utilisent souvent les samples et le son dur et √©nergique des machines pour cr√©er leurs rythmes en studio (lors de concerts, ils les recr√©ent habituellement avec un orchestre). Le rap est l'objet d'une m√©prise r√©pandue selon laquelle les samples et les boites √† rythme sont des techniques pour musiciens paresseux ou encore qu'ils ne sont qu'une p√Ęle compensation pour un ¬ę v√©ritable ¬Ľ orchestre (cette consid√©ration √©tant d'ailleurs courante pour toute musique faisant usage de ces techniques). Dans les faits, les producteurs de rap sont souvent √† la recherche d'un timbre, d'une texture et d'une fr√©quence pr√©cis pour leur sample et leur s√©quence rythmique. Un batteur jouant en direct le break de Funky Drummer de James Brown ne peut se substituer √† son sample. Toutefois, on peut noter ces derni√®res ann√©es une tendance de retour vers les instruments originaux avec des musiciens et producteurs tels que Timbaland, Outkast, The Roots et The Neptunes.

Le flow

Le "flow" est un terme inventé par le rappeur Rakim et qui signifie la manière dont le rappeur chante. En effet, une même phrase peut être rappée d'un nombre infini de manières. Il est en général plus rapide et plus rythmé que les autres types de chant. Le flow peut se concentrer sur le rythme, se rapprocher de la parole ou plus rarement d'une mélodie. La mode actuelle en ce qui concerne les flows est de "surprendre" l'oreille de l'auditeur en utilisant des rythmes ternaires, dansants et changeants. Les rappeurs américains utilisent ce genre de procédés pour garder l'attention de l'auditeur même si celui-ci ne comprend pas les paroles, et ce dans le but de se vendre internationalement. Cependant, des artistes, comme Sinik en France, possèdent un flow strictement linéaire (lorsque le rapeur place systématiquement le même nombre de syllabe, souvent 4, par pulsation, ce qui est souvent perçu comme étant répétitif et monotone). Dernièrement, T.I. est revenu à ce genre de flow, notamment dans le très populaire Live your Life (featuring Rihanna), qui sera néanmoins numéro 1 U.S. Le flow dépend aussi de la voix et des intonations du rappeur. Les procédés poétiques classiques tels les métaphores, allitérations et assonances sont utilisées massivement. L'argot est souvent utilisé.

Histoire de la musique rap

[r√©f. souhait√©e]

Les origines et les influences

Le rap semble formellement se rapprocher de la culture africaine dont se r√©clame le mouvement hip-hop. Le chant scand√© du MC √©voque en effet le griot, po√®te et musicien qui chronique la vie quotidienne ou est invit√© √† chanter lors des c√©l√©brations (ex : mariage). De m√™me, le retour √† une musique essentiellement bas√©e sur le rythme plus que sur la m√©lodie ram√®ne aux polyrythmies de percussions africaines.

Une grande partie des premiers DJ et MC sont d'origine jama√Įquaine. Les sound systems jama√Įcains, et la pratique du ¬ę talk-over ¬Ľ, ont donc eu un r√īle dans l'apparition du rap dans les ghettos Noirs am√©ricains.

La genèse

L'anc√™tre le plus proche du rap est le spoken word (¬ę mot parl√© ¬Ľ), apparu au d√©but des ann√©es 1970 avec quelques groupes confidentiels dont les Last Poets ainsi que Gil Scott Heron[4]. Il s'agit √† cette √©poque de la d√©clamation de discours sur des rythmes battus par des tambours africains avec la n√©gritude comme th√®me de pr√©dilection.

Le Hip-Hop, lui, est n√© en 1974 avec DJ Kool Herc, et les premiers raps √©taient r√©alis√©s par des MC (Ma√ģtres de C√©r√©monie) qui faisaient des rimes toutes simples pour mettre l'ambiance en soir√©e.

Le premier morceau de rap proprement dit, King Tim III du groupe Fatback Band, voit le jour en 1979.

En 1979, quelques mois après, le premier tube rap sort en 45 tours, c'est Rapper's Delight du Sugarhill Gang. Les rappeurs y sont accompagnés par un orchestre funk et il ne s'agit que d'une vulgaire caricature de la révolution qui se prépare dans les rues new yorkaises. On peut noter aussi la parution de Magnificient Seven en 1980 du groupe punk anglais The Clash.

En 1982, The Message de Grandmaster Flash fut la r√©volution annonc√©e. Il s'agit du premier tube hip hop, une culture de rue qui √©tait alors compos√©e principalement de danse et de DJ-ing. Il est d'ailleurs curieux que, malgr√© le fait que ce soit le rappeur Melle Mel qu'on entend sur l'enregistrement, le titre est cr√©dit√© du nom de Grand Master Flash (le DJ - concepteur sonore). Le rappeur n'avait pas le r√īle de premier plan qu'il a aujourd'hui. Les rappeurs am√©ricains tel que Run DMC critique le racisme des blancs dans leurs chansons, la majorit√© des auditeurs sont alors des noirs. C'est Puff Daddy, qui a calqu√© la musique rap sur les chants doux tr√®s en vogue chez les blancs aux USA afin de conqu√©rir le march√© blanc.

Les ann√©es 1980 furent celles de l'explosion du rap avec des groupes politiques comme Public Enemy ou entertainment comme Run-DMC. Dans la lign√©e du Do It Yourself des punks New-Yorkais (le hip hop fut d'abord surnomm√© le ¬ę punk noir ¬Ľ), les rappeurs rappaient sur des rythmes synth√©tiques et brutaux, issus de bo√ģte √† rythmes bon march√©).

Il s'agit d'une v√©ritable musique populaire de rue qui d√©veloppait ses propres th√®mes : d'une part sous l'influence de la Universal Zulu Nation (ou plus commun√©ment appel√©e Zulu Nation) d'Afrika Bambaataa qui voyait dans le hip hop le moyen d'√©loigner les jeunes des drogues et des gangs et d'√©muler leur cr√©ativit√©, d'autre part en tant que t√©moignage d'une vie difficile (rap "hardcore").

Initialement issu des quartiers défavorisés, le rap à ses débuts est souvent un exutoire au mal-être et aux revendications des jeunes qui les habitent. Les propos violents ou crus sont fréquents, volontiers provocateurs (Fuck tha Police de NWA ou C'est clair de NTM). Le rap est donc accueilli par le grand public plus comme un phénomène social que comme une forme artistique à part entière.

L'√Ęge d'or

La fin des ann√©es 1980 est d√©sign√©e comme l'√Ęge d'or du rap. √Ä New York, la guerre des crews (¬ę √©quipes ¬Ľ) se termine. Les crews r√©unissaient des rappeurs (souvent des dizaines) du m√™me quartier, r√©unis autour d'un producteur charismatique. Le plus c√©l√®bre √©tait le Juice Crew de Queensbridge, emmen√© par le c√©l√®bre Marley Marl √† qui on attribue l'invention du sampling (√©chantillons extraits d'autres morceaux puis inclus dans les boucles). Le Juice Crew a fait de nombreux beefs (luttes) avec les lyricists (paroliers) des autres quartiers. On se souvient surtout de KRS-One, du South Bronx, qui a os√© d√©fier le Juice Crew par chansons interpos√©es dont le c√©l√®bre The Bridge is Over qu'il est venu chanter devant eux dans une salle de Queensbridge.

L'√Ęge d'or, c'est donc l'√©mergence √† New York des duos DJ-MC comme Gang Starr (DJ Premier et Guru), Eric B & Rakim ou Pete Rock & CL Smooth qui continuent l'Ňďuvre de Marley Marl ; et en Californie d'une nouvelle sc√®ne Gangsta avec surtout les Niggaz With Attitude (NWA).

Attardons nous sur ce groupe de Los Angeles form√© de Dr Dre, Ice Cube, Eazy-E, Mc Ren et de Dj Yella principalement. Ce groupe form√© en 1986 et s√©vissant jusqu'en 1991 a r√©volutionn√© le rap. En effet alors que le rap new-yorkais produit un rap funky ou conscient, les NWA cr√©ent le rap gangsta. Il s'agit de raconter leur v√©cut: les violences polici√®res, les guerres de gangs, et de repr√©senter leur ville Compton. Leur album "straight outta compton" est class√© comme un monument du hip hop. Ce groupe permet √† la sc√®ne rap de la c√īte ouest d'avoir une visibilit√© m√©diatique. Cela est plut√īt r√©ussi puisque jusqu'au milieu des ann√©es 1990 le rap de Los angeles domine[non neutre] l'actualit√© hip hop (avec les premiers albums solos de Dr Dre en 92, de 2pac en 91, de Snoop Dogg en 93, Tha dogg pound compos√© de Daz Dillinger et Kurupt en 95 etc‚Ķ) pendant toute cette p√©riode avec le Gangsta rap et le G-funk (sample de funk de la c√īte ouest) avec leur histoires de gangsters, de guerre de gang, de soir√©es et de barbecues.

Mais le rap de l'est ne baisse pas les bras en sortant parmi les meilleurs albums de rap de tous les temps pendant cette période. Nous citerons des artistes issus du Juice Crew comme NAS avec Illmatic en 1994 ou Mobb deep ("The Infamous" en 1995), le Wu Tang Clan en 1993 avec "Enter the Wu tang 36th Chambers", The Notorious B.I.G. en 1994 avec "Ready to die". Mais New-York produit un rap bien plus sombre faisant le récit de la dure réalité des rues du Queens, du Bronx et de Brooklyne. C'est Pdd qui révolutionne une nouvelle fois le rap new-yorkais en mettant un peu de fête et en samplant de la funk qui permet à Notorious B.I.G. d'avoir une énorme couverture médiatique et de rivaliser avec les rappeurs de Los Angeles.

Il s'en suivra d'ailleurs une guerre entre est et ouest du à la rivalité entre 2pac et Notorious big. Celle-ci se termine par la mort prématurée des deux protagonistes, assassinés en 1996 pour le premier et en 1997 pour le second. Cette date marque la fin d'une époque pour le hip hop old school (vieille école).

L'évolution du rap de nos jours

S'il est bien issu des populations noires am√©ricaines, le rap s'est d√©mocratis√© d√®s le d√©but des ann√©es 1990 pour toucher √©galement les populations blanches dont provient une part croissante des cr√©ateurs de rap ; l'exemple le plus connu (quoique controvers√©) √©tant Eminem. Plus r√©cemment, les pays asiatiques et africains ont √©galement d√©velopp√© leur propre sc√®ne rap.

Ainsi devenu un courant musical mondial tr√®s √† la mode, le rap g√©n√®re d'importants flux d'argent. Des radios sp√©cialis√©es sont apparues mais privil√©gient les artistes ¬ę grand public ¬Ľ dont la promotion est assur√©e par les majors et aboutissent √† une certaine homog√©n√©it√© au d√©triment des artistes ind√©pendants. Certains font remarquer que le rap est depuis le d√©but une musique grand public qui comme tous les genres, contient en son sein des artistes commerciaux et d'autres plus ind√©pendants et peut-√™tre plus cr√©atifs.

Les √©volutions du rap sont nombreuses. On peut parler par exemple de ¬ę hip-hop instrumental ¬Ľ ou "abstract hip-hop" (RJD2, Big Dada, DJ Krush), une musique tr√®s √©labor√©e qui se base sur la rythmique Hip-Hop. Le rap s'inspire et se m√©lange aussi aux autres genres jusqu'√† brouiller les fronti√®res : rock et m√©tal avec la fusion et le rapcore, trip-hop avec l'abstract hip-hop musiques traditionnelles ou encore √©lectronique.

Le rap dans le monde

Le rap est apparu aux √Čtats-Unis mais s'est r√©pandu √† partir des ann√©es 1980.

En Europe

Le rap fran√ßais est un des premiers √† avoir √©merg√© en 1979. Un pionnier est Sidney, dont l'√©mission H.I.P. H.O.P., diffus√©e sur TF1 en 1984, fut la premi√®re au monde enti√®rement Hip-hop[5] puis Dee Nasty, suivit par des groupes tels que IAM, Supr√™me NTM, ou Assassin. La sc√®ne de rap fran√ßaise est reconnue comme la 2e plus importante aussi bien en termes de qualit√© que de quantit√©. Certains osent affirmer que beaucoup de groupes fran√ßais sont en mesure de rivaliser avec les plus grands rappeurs am√©ricains. Mais malgr√© tout, le rap fran√ßais accuse un manque de cr√©ativit√© suffisante pour pouvoir trouver sa propre voie sans s'inspirer de ce qui se fait outre-Atlantique. Cela est notamment flagrant ces derni√®res ann√©es. En effet, √† la suite du succ√®s du dirty south aux √Čtats-Unis, les producteurs fran√ßais se mirent √† imiter ce style.

En Asie

Le rap coréen est représenté par des groupes tels que Jo PD, Drunken Tiger, Psy, et Epik High.

DJ Krush est l'artiste japonais le plus connu mais il y a √©galement : dj honda, m-flo, East End X Yuri. On peut citer le taiwanais MC Hot Dog ou les hongkongais Lazy Motherfucker.

Le rap des Philippines date des années 1980 avec Francis Magalona.

Amérique

Le rap canadien est apparu dans les ann√©es 1980 avec Maestro Fresh Wes et √† connu une m√©diatisation nouvelle gr√Ęce au "rappeur" Roi Heenok ces derni√®res ann√©es bien que la l√©gitimit√© et l'image de celui-ci soit mise en doute. Des rappeurs comme Strat√®ge au Canada cr√©e un message positif dans leur rap.

Vico C est le premier rappeur latino qui sera a l'origine du reggaeton. On peut aussi citer le groupe mexicain Calo. Le rap en Sud-américain a été marqué par le succès du groupe américain Cypress Hill ou de kid frost .

Voir

Afrique

Le rap africain a mis du temps √† s'√©panouir mais depuis quelques ann√©es on dit m√™me qu'il est l'avenir du rap mondial.[r√©f. souhait√©e]

Certains pays ont une influence francophone (Maroc, S√©n√©gal, Burkina Faso,B√©nin, Congo, C√īte d'Ivoire, Gabon, etc‚Ķ) et d'autres une influence anglophone (Nigeria, Ghana), ces influences n'emp√™chant pas une identit√© africaine propre dans les rythmes et les flows au slang particulier.

On assiste depuis quelques ann√©es √† l'√©mergence de pays comme le Gabon avec des acteurs tels Movaizhaleine, Ba'ponga, Lestat XXL, Lord Ekomy Ndong ‚ė• ou encore Secta'a. D√©j√† au d√©but des ann√©es 90 le groupe V2A4 , pionnier en Afrique sortait le tube "AFRICAN REVOLUTION" qui peut √™tre consid√©r√© comme le premier 45 tour de l'histoire du Hip Hop africain.De m√™me Libreville abritait d√©j√† on assistait le grand mouvement des "Rappeurs De La Cote Ouest Africaine", initi√© par Arcad animateur sur sur Africa num√©ro 1on. Aujourd'hui le pays abrite des √©v√®nements hip hop parmi les plus grandfs du continent africain tels La Nuit De La Musique, le Bantou live, le Show Du Pays ou le Gabao Hip Hop qui voient d√©filer chaque ann√©es les stars du hip hop mondial.

Le Rap Marocain est jug√© comme l'un des principal pays du rap africain, qui, comme le rap francais et m√™me Americain a diff√©rente forme de facons de penser allant du Rap Commercial au Rap Consient. Le rap marocain ne se fait connaitre qu'√† partir des ann√©es 2000 avec une vision du Rap tres proche de celle des Europ√©ens et o√Ļ on recense beaucoup de suc√©es √† travers l'Europe et l'Afrique.

Le Sénégal, aussi pays précurseur est toujours à la pointe du rap africain, avec une scène prolifique et des pointures internationales comme PBS (Positive black soul) ou Daara J et Pee Froiss. beaucoup d'autres pays sont des plaques tournante pour le Rap a travers le monde comme le Nigeria, l'Egypte, le Congo, le Cameroun, Le Mali, la Tunisie et l'Algérie avec une multitude de groupes et d'artistes.

Le Burkina Faso rassemble chaque année les rappeurs venus d'Afrique et du monde entier durant uue semaine à travers un festival nommé "OUAGA HIP HOP".

Mais l'on observe partout en Afrique un d√©veloppement de la scene rap comme en C√īte d'Ivoire (Garba 50, Tour 2 Garde) ou le B√©nin (Ardiess, Diamant Noir et le CCC, KC Montej√†no).

Notes et références

  1. ‚ÜĎ "Le premier hit √† envahir la France fut The Message, titre conscient sur les conditions de vie des ghettos. D'o√Ļ cette id√©e biais√©e que le rap serait une musique s√©rieuse qui tirerait sa l√©gitimit√© de la revendication sociale alors qu'il a toujours parl√© de sexe, de rue et de musique."David O'Neill, Explicit Lyrics : Toute la culture rap ou presque, Les √©diteurs libres, 2007
  2. ‚ÜĎ ¬ę Dans leurs chansons, les filles ne sont que le gibier de la drague. Leurs textes peuvent se r√©sumer √† "Toutes des putes y compris ma sŇďur, sauf ma m√®re, mais pas la tienne". Ils inscrivent leur m√©pris de la femme dans leur propre nom. Tu avais "NTM", et tu as "Doc Gyn√©co". √ßa veut bien dire ce que √ßa veut dire. Ils r√©duisent la femme √† son sexe et ses seins [‚Ķ] Ces mecs ont une mentalit√© du Moyen √āge, ou plut√īt non, au Moyen √āge les chevaliers s'humiliaient pour l'honneur de leur Dame. C'est carr√©ment la pr√©histoire. ¬Ľ, Lionel Labosse, L'ann√©e de l'orientation, Publibook, 2006, p. 45-46.
  3. ‚ÜĎ Ill Bill ex Non Phixion a un morceau nomm√© "god is an atheist" , il rappe dans un autre morceau : " God is an atheist, why should I believe in religion?"
  4. ‚ÜĎ Voir notamment la chanson The Revolution Will Not Be Televised.
  5. ‚ÜĎ - Extrait du commentaire de la cha√ģne musicale MCM √† propos de la compile de Sidney :
    ¬ę on peut dire aujourd'hui que Sidney est le papa du hip hop fran√ßais. Concepteur de l'√©mission H.I.P. H.O.P. en 1984 (1√®re √©mission rap au monde diffus√©e √† l'√©poque le dimanche √† 14h00 avant Starsky & Hutch), ce Dj/rappeur/breakeur extravagant fait d√©couvrir cette nouvelle tendance am√©ricaine aux Fran√ßais, √† peine remis de la vague disco, et cr√©e des vocations (Joey Starr, Passi, Stomy Bugsy‚Ķ) ¬Ľ - H.I.P H.O.P - L'√©mission Mythique de Sidney
    - Extrait d'un commentaire, sur l'histoire du Hip-hop, diffus√© par l'universit√© de Lyon, Universit√© Lumi√®re Lyon 2 :
    ¬ę D√®s le d√©but des ann√©es 1980, le ph√©nom√®ne s'exporte, notamment en France o√Ļ les jeunes des banlieues de grandes villes telles que Paris, Lyon ou Marseille sont les premiers "touch√©s". L'apparition des radios libres permettra √† la musique hip-hop de se propager. Mais c'est en 1984 et la diffusion sur TF1 d'une √©mission devenue culte, sur la culture hip-hop, que ce mouvement va se r√©pandre partout en France : il s'agit de "H.I.P-H.O.P" pr√©sent√©e par Sydney, Dj antillais amateur de funk, qui deviendra par la m√™me occasion le premier animateur noir de la t√©l√©vision fran√ßaise. D√®s lors et gr√Ęce √† cette m√©diatisation, le Hip-Hop devient populaire en France. ¬Ľ - Festival l'Original 84-04 : 4 jours de Hip-Hop sur Lyon. Par ailleurs, le "Festival l'Original 84-04" avait pr√©cis√©ment choisi de f√™ter les 20 ans de l'arriv√©e du Hip-Hop en France en 2004, par r√©f√©rence √† Sidney et "H.I.P-H.O.P"
    - Voir aussi la biographie officielle Universal Music France

Bibliographie

  • David O'Neill, Explicit Lyrics : toute la culture rap ou presque, Paris, Les √©diteurs libres, 2007. ISBN 978-2-916399-05-8
  • Chang, Jeff, Can't Stop Won't Stop: A History of the Hip-Hop Generation. New York: St. Martin's Press, 2005, (ISBN 0-312642579-1)

Voir aussi

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Voir ¬ę rap ¬Ľ sur le Wiktionnaire.

Les différents styles de rap

Liens

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  • rap ‚ÄĒ ¬†¬†¬†Rap music began as an integral part of New York‚Äôs burgeoning hip hop culture in the mid 1970s. From the beginning, its sound was quite unique, with the music being created collage style by DJs combining elements from pre existing records,… ‚Ķ   Encyclopedia of contemporary British culture

  • Rap ‚ÄĒ [r√¶p] ist ein Sprechgesang und Teil der Kultur des Hip Hop. To rap (deutsch: ‚Äöklopfen‚Äė bzw. ‚Äöpochen‚Äė) deutet die Art der Musik und des Sprechgesangs an. Heute hat sich der Rap teilweise von seinen Wurzeln gel√∂st und wird auch in anderen… ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • Rap ‚ÄĒ Or√≠genes musicales Griot (√Āfrica), Dancehall jamaicano(Ragga), Funk, Jazz, Reggae, rapsodas. Or√≠genes culturales Finales de los 60/principios de los 70; South Bronx ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • rap ‚ÄĒ [ rap ] n. m. ‚ÄĘ 1983; mot angl., de to rap ¬ę donner des coups secs ¬Ľ ‚ô¶ Anglic. Style de musique disco dont les paroles, hach√©es, sont r√©cit√©es sur un fond musical tr√®s rythm√©. ‚áíaussi 2. break, smurf. ¬ę Le rap, c √©tait loin d √™tre mon truc, mais j ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • rap ‚ÄĒ rap1 [rap] vt. rapped, rapping [ME rappen, prob. of echoic orig.] 1. to strike quickly and sharply; tap ‚ėÜ 2. Slang to criticize sharply vi. 1. to knock quickly and sharply ‚ėÜ 2. to perform rap or a rap ‚ėÜ ‚Ķ   English World dictionary

  • rap ‚ÄĒ ‚Ėļ VERB (rapped, rapping) 1) strike (a hard surface) with a series of rapid audible blows. 2) strike sharply. 3) informal rebuke or criticize sharply. 4) (usu. rap out) say something sharply or suddenly. 5) perform rap music ‚Ķ   English terms dictionary

  • Rap ‚ÄĒ Rap, v. t. [imp. & p. p. {Rapped} (r[a^]pt), usually written {Rapt}; p. pr. & vb. n. {Rapping}.] [OE. rapen; akin to LG. & D. rapen to snatch, G. raffen, Sw. rappa; cf. Dan. rappe sig to make haste, and Icel. hrapa to fall, to rush, hurry. The… ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • RAP.RU ‚ÄĒ –°—ā—Ä–į–Ĺ–į –†–ĺ—Ā—Ā–ł—Ź –ó–ĺ–Ĺ–į –≤–Ķ—Č–į–Ĺ–ł—Ź ‚Ķ   –í–ł–ļ–ł–Ņ–Ķ–ī–ł—Ź

  • Rap ‚ÄĒ Rap, n. [Perhaps contr. fr. raparee.] A popular name for any of the tokens that passed current for a half penny in Ireland in the early part of the eighteenth century; any coin of trifling value. [1913 Webster] Many counterfeits passed about… ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English


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