Queen

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Queen
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Queen en 1984
Queen en concert en 1984.

Pays d’origine Drapeau du Royaume-Uni Londres, Royaume-Uni
Genre musical glam rock
hard rock
art rock
rock progressif
Pop rock
AnnĂ©es d'activitĂ© de 1970 Ă  2009, marquant la fin de Queen + Paul Rodgers[1]
Labels Parlophone
Hollywood Records
Island Records
Site officiel queenonline.com
Anciens membres Brian May
Roger Taylor
Freddie Mercury (décédé)
John Deacon (retraité)
Entourage Paul Rodgers (Queen + Paul Rodgers)

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Queen est un groupe de rock britannique, formĂ© en 1970 Ă  Londres par Freddie Mercury, Brian May et Roger Taylor, ces deux derniers Ă©tant issus du groupe Smile. L’annĂ©e suivante, le bassiste John Deacon vient complĂ©ter la formation.

Groupe britannique qui a connu le plus grand succĂšs commercial ces trente derniĂšres annĂ©es[2], Queen aurait vendu plus de 300 millions d'albums Ă  l'Ă©chelle internationale en 2009[3],[4] dont 32,5 millions aux États-Unis[5]. Un sondage d'opinion commandĂ© en Grande-Bretagne par la BBC Two et paru en 2007 fait de Queen le « meilleur groupe britannique de tous les temps Â», devançant de peu les Beatles et les Rolling Stones[6]. Queen est Ă©galement l'un des pionniers du clip vidĂ©o, ayant exploitĂ© avec succĂšs ce mode de communication dĂšs 1975. Queen a conservĂ©, malgrĂ© la mort de son leader Freddie Mercury en 1991, de trĂšs nombreux admirateurs inconditionnels dans le monde entier.

Sommaire

Membres du groupe

Freddie Mercury (5 septembre 1946-24 novembre 1991, nĂ© Farrokh Bulsara), chant, piano ; considĂ©rĂ© comme le leader du groupe, il en est le membre le plus connu. Cependant, ce rĂŽle a en partie masquĂ© son talent de pianiste. Sa voix trĂšs particuliĂšre correspond Ă  une tessiture de tĂ©nor. Il a Ă©crit la majoritĂ© des chansons cĂ©lĂšbres de Queen, et a occasionnellement jouĂ© de la guitare sur certains titres tels que Crazy Little Thing Called Love.

Brian May (nĂ© le 19 juillet 1947), guitare et chant, est le guitariste principal du groupe et un pianiste accompli. Il a occasionnellement chantĂ©, tant en studio que sur scĂšne, soit assurant les chƓurs, soit le chant principal, sur certaines de ses compositions. À titre anecdotique, c'est le seul membre du groupe Ă  n'avoir arborĂ© qu'une seule coupe de cheveux au cours de sa carriĂšre. À l’ñge de seize ans, Brian May fabrique lui-mĂȘme sa cĂ©lĂšbre guitare, dĂ©nommĂ©e Red Special, avec l’aide de son pĂšre. Le bois est en partie tirĂ© d’un linteau de cheminĂ©e en acajou. Plusieurs fonctionnalitĂ©s originales sont ajoutĂ©es, comme la possibilitĂ© de jouer sur un, deux ou trois micros de marque Burns simultanĂ©ment ou encore d’inverser indĂ©pendamment la phase de chacun. TrĂšs fidĂšle Ă  ce modĂšle durant toute la carriĂšre de Queen, Brian May en possĂšde un grand nombre de copies.

Article dĂ©taillĂ© : Red Special.

John Deacon (nĂ© le 19 aoĂ»t 1951), basse, est le seul membre de Queen Ă  n’avoir jamais chantĂ© sur un album studio. Il a composĂ© une douzaine de chansons pour le groupe, dont Another One Bites The Dust, plus gros succĂšs du groupe aux États-Unis, sur lesquelles il joue habituellement de la guitare et/ou du piano en plus de la basse. AprĂšs quelques annĂ©es de collaboration, il s’est fortement impliquĂ© dans le financement et la gestion de Queen. Vers la fin des annĂ©es 1990, Deacon se retire du monde de la musique, et choisit notamment de ne pas participer aux concerts de Queen + Paul Rodgers.

Roger Taylor (nĂ© le 26 juillet 1949), batterie, percussions et chant qui de plus joue parfois de la guitare rythmique ou de la basse sur quelques-unes de ses chansons. Il est le seul membre du groupe autre que Freddie Mercury Ă  avoir jamais assurĂ© le chant principal en live, en l'occurrence sur I'm In Love With My Car et Action This Day, durant plusieurs tournĂ©es entre 1977 et 1982, et a interprĂ©tĂ© plusieurs chansons en studio, en plus d'assurer les chƓurs en live et en studio. Sa voix est facilement reconnaissable de par sa tessiture extrĂȘmement aiguĂ« (comme on peut l'entendre sur des titres tels que Bohemian Rhapsody ou In the Lap of the Gods) et rauque (comme on peut l'entendre sur ses chants solos).

Historique

L’avant-Queen (1968-1971)

Article dĂ©taillĂ© : Smile (groupe).

Vers la fin des annĂ©es 1960, le guitariste Brian May et le batteur Roger Taylor sont membres d’un groupe semi-professionnel dans la rĂ©gion de Londres, nommĂ© Smile, avec Tim Staffell en tant que bassiste-chanteur. Freddie Mercury, qui, Ă  cette Ă©poque, porte toujours son vrai nom, Farrokh « Freddie Â» Bulsara, est l’ami et camarade de chambre de Tim Staffell au Ealing Art College et suit de prĂšs la carriĂšre du groupe. En tant que meneur et chanteur d’autres groupes universitaires, tels qu’Ibex en 1969 et Sour Milk Sea en 1970, Mercury a trĂšs envie de partager ses aspirations musicales et artistiques afin que Smile puisse aller plus loin. Finalement, Tim Staffell quitte Smile pour un autre groupe, Humpy Bong, et Mercury doit pousser Brian May et Roger Taylor Ă  continuer l’aventure. Au passage, il finit par imposer leur nouveau nom, Queen, qui remplit plusieurs critĂšres chers Ă  Mercury : court et donc facile Ă  retenir, assez pompeux et irrĂ©vĂ©rencieux Ă  la fois - queen signifiant « reine Â», mais Ă©galement « homosexuel Â» en argot britannique. Le groupe procĂšde Ă  des essais avec plusieurs bassistes au cours de cette pĂ©riode, sans grand succĂšs. Parmi les bassistes mĂ©connus ayant auditionnĂ© et jouĂ© avec le groupe, on peut noter Mike Grose (jusqu'en aoĂ»t 1970), Barry Mitchell (jusqu'en janvier 1971) ou encore Doug Bogie (jusqu'Ă  l'arrivĂ©e de John Deacon en fĂ©vrier 1971)[7].

L’aube d’un son unique (1971-1974)

Il leur faudra attendre fĂ©vrier 1971 pour rencontrer John Deacon et commencer Ă  rĂ©pĂ©ter pour l’enregistrement de leur premier album. Au dĂ©but de sa carriĂšre, Queen est un groupe profondĂ©ment influencĂ© par de nombreuses rĂ©fĂ©rences issues du rock progressif. Principalement, des compositions de durĂ©es assez longues, une orchestration complexe, et des paroles basĂ©es sur un monde onirique ou fantastique. Cette tendance est tout particuliĂšrement notable dans leurs deux premiers albums.

En 1973 sort donc chez EMI leur premier album, Queen, qui recevra une excellente critique de la part de Gordon Fletcher du magazine Rolling Stone. Il en dira : « leur premier album est superbe Â»[8], bien qu’il ait, comme l’a fait remarquer May, Ă©tĂ© enregistrĂ© avec peu de moyens, dans des conditions difficiles et ait demandĂ© deux ans de travail[9]. Pour le Chicago Herald, il s’agit d’« un dĂ©but au-dessus de la moyenne Â»[10]. MalgrĂ© cela, l’album n’arrive pas Ă  capter l’attention du public, puisque le single Keep Yourself Alive, composĂ© par Brian May, se vend mal[11]. Ce premier opus est fortement teintĂ© de heavy metal et de rock progressif.

En 1974 sort l’album Queen II, nommĂ© ainsi en rĂ©fĂ©rence aux albums de Led Zeppelin dont les titres comportent alors le nom du groupe suivi d’un numĂ©ro. On y trouve quelques-unes des rares compositions du groupe faisant la part belle Ă  la guitare acoustique. C’est Ă  partir de ce moment que Queen commence Ă  se constituer un public et Ă  rĂ©ussir commercialement parlant. Dans cet opus, leur style est plus abouti, ils se lancent dans une musique rock mĂ©langeant solos psychĂ©dĂ©liques, envolĂ©es baroques et effets flamboyants, jouant avec les chƓurs et multipliant les changements de rythmes. Alors qu’ils partent en tournĂ©e aux États-Unis avec Mott the Hoople dont ils assurent la premiĂšre partie, ils commencent Ă  se faire remarquer pour leurs prestations scĂ©niques engageantes et de bonne facture. L’album finira 5e dans le classement des meilleures ventes au Royaume-Uni, le single sĂ©lectionnĂ©, Seven Seas of Rhye, se hissant quant Ă  lui Ă  la 10e place de sa catĂ©gorie et offrant ainsi au groupe son premier rĂ©el succĂšs. Cependant, malgrĂ© la tournĂ©e, les ventes aux États-Unis ne dĂ©collent toujours pas. La couverture de l’album Queen II de 1974, montrant, sur un fond noir, les quatre membres du groupe dans une pose d'inspiration quelque peu gothique, sert de base visuelle, l'annĂ©e suivante, deux albums plus tard, pour le clip vidĂ©o du futur hit mondial Bohemian Rhapsody[12].

Le dĂ©but d’une rĂ©elle percĂ©e (1974-1976)

Brian May en Novembre 1979 avec sa célÚbre guitare, la Red Special.

Plus tard, la mĂȘme annĂ©e, le groupe enregistrera et sortira l’album Sheer Heart Attack. L’album se vend aussi bien au Royaume-Uni qu’en Europe en gĂ©nĂ©ral et finit disque d’or aux États-Unis, donnant au groupe un avant-goĂ»t des succĂšs Ă  venir. On y retrouve un mĂ©lange de styles assez Ă©tonnant, allant du music hall britannique au heavy metal en passant par des ballades, du ragtime et mĂȘme un peu de musique des CaraĂŻbes. C’est Ă  partir de cette pĂ©riode que Queen se dissocie du mouvement rock progressif des dĂ©buts, pour se rapprocher d’un style de musique plus aisĂ©ment diffusable Ă  la radio. Le titre Killer Queen grimpe au second rang du classement britannique, et entre finalement dans les classements amĂ©ricains, Ă  la 12e place. Il s’agit d’une intĂ©ressante composition teintĂ©e de vaudeville façon music hall, servie par le jeu de guitare de Brian May. Le second single, Now I’m Here, de facture hard rock plus classique, finira Ă  la 11e place en Grande-Bretagne.

Pour la tournĂ©e de promotion 1974 de Sheer Heart Attack, Queen rejoue au fameux Rainbow Theater de Londres, salle que le groupe a eu l'occasion de dĂ©couvrir plus tĂŽt (en mars) la mĂȘme annĂ©e. Lorsque le film-concert de Led Zeppelin, The Song Remains the Same, sortira dans les salles en 1975, des extraits de ce concert de Queen seront diffusĂ©s en dĂ©but de projection.

Au cours de l’annĂ©e 1975, Queen enregistre et sort A Night at the Opera. À l’époque, c’est l’album le plus cher jamais produit. Il comprend l’immense succĂšs international Bohemian Rhapsody, composĂ© par Freddie Mercury et qui demande Ă  lui seul trois semaines de travail en studio. Ce titre sera numĂ©ro 1 pendant neuf semaines consĂ©cutives Ă  sa sortie, puis encore cinq semaines d’affilĂ©e lorsque Mercury viendra Ă  dĂ©cĂ©der, en 1991. En 1992, le succĂšs du film Wayne’s World auprĂšs du jeune public donnera un second souffle Ă  ce morceau. Au final, ce titre finira troisiĂšme single britannique le plus vendu de tous les temps. La maison de production du groupe (il s’agit alors de Trident, label du groupe EMI) souhaitait Ă  l’origine raccourcir le morceau pour faciliter sa diffusion radio. You’re My Best Friend, second single, une des rares compositions de John Deacon, s’offrira lui aussi un beau succĂšs mondial.

Globalement, l’album est d’une richesse et d’une diversitĂ© peu communes pour l’époque. Par exemple, sur The Prophet’s Song, long de huit minutes, le groupe joue sur les « mouvements Â» de son en stĂ©rĂ©ophonie et une simple phrase vocale rĂ©pĂ©tĂ©e grĂące Ă  l'effet Delay sur de multiples pistes donne une impression de chant choral Ă  l’ensemble. Énorme succĂšs dans leur pays d’origine, l’album offrira Ă  Queen un triple disque de platine aux États-Unis.

John Deacon, Brian May et Freddie Mercury en concert en 1978.

À la mĂȘme Ă©poque, leur manager, Jim Beach, nĂ©gocie la rupture du contrat liant Queen au label Trident et quitte la direction commerciale du groupe. Parmi les options proposĂ©es Ă  Queen, on peut noter la proposition faite par Peter Grant, manager de Led Zeppelin. Cependant, ce dernier souhaite les signer sur la propre maison de disques de ce groupe, ce que Queen ne peut accepter. Ainsi, ils finiront par contacter John Reid, qui s’occupe entre autres d’Elton John.

En 1976, le groupe retourne en studio pour enregistrer ce qui sera souvent perçu comme le pendant du prĂ©cĂ©dent album, A Night at the Opera. IntitulĂ© A Day at the Races, titre lui aussi empruntĂ© Ă  un film des Marx Brothers, il reprend une couverture assez similaire Ă  son prĂ©dĂ©cesseur, avec une lĂ©gĂšre variation du logo, cette fois-ci sur un fond noir. Quoique trĂšs bien reçu, tant par les critiques que par les inconditionnels du groupe, l’album peine Ă  Ă©galer A Night at the Opera et se vend moins bien.

Le titre phare de l’album, Somebody to Love, s’inspire du gospel et Mercury, May et Taylor multiplient leurs prises de voix en studio afin d’en faire un chƓur d'une centaine de voix. Ce titre prendra la 13e place des classements aux États-Unis et la seconde place au Royaume-Uni.

Cette mĂȘme annĂ©e, Queen donne un fameux concert gratuit Ă  Hyde Park, Londres. L’auditoire sera officiellement estimĂ© Ă  150 000 personnes, bien que plusieurs sources avancent un chiffre proche des 180 000[13]. Plus gĂ©nĂ©ralement, la fourchette oscille entre 150 000 et 200 000. En comparaison, le concert du Live 8 2005 donnĂ© Ă  Londres, qui a rassemblĂ© certains des plus grands artistes de ces derniĂšres dĂ©cennies (au nombre desquels The Who, U2, Madonna, Coldplay, Elton John et Robbie Williams) et a vu se rĂ©unir pour l’occasion le groupe Pink Floyd, a attirĂ© une audience estimĂ©e Ă  150 000 personnes.

Au Royaume-Uni, dĂ©but fĂ©vrier 1976 et ce bien que le groupe soit alors en tournĂ©e aux États-Unis, leurs quatre premiers albums se retrouvent dans le Top 20 en mĂȘme temps, ce qui ne s'Ă©tait encore jamais produit pour aucun groupe ou artiste solo.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Continuité dans le succÚs (1977-1979)

John Deacon (g) et Brian May (d) sur scĂšne Ă  Hanovre en 1979. On devine Taylor derriĂšre sa batterie.

En 1977 sort News of the World. Bien qu’assez durement critiquĂ© Ă  son arrivĂ©e dans les bacs, l’album gagnera son public avec le temps et finira par ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un incontournable du style hard rock de la fin des annĂ©es 1970. Deux nouveaux succĂšs en seront tout de mĂȘme issus, qui deviendront par la suite des hymnes sportifs dans le monde entier : We will rock you de Brian May et We Are the Champions de Freddie Mercury. Les deux titres finiront N°1 aux États-Unis. C’est d’autre part avec cet album que la France va finalement s’intĂ©resser au groupe.

Roger Taylor sort cette annĂ©e-lĂ  son premier travail en solo, sous la forme d’un single. La face A est une reprise du groupe The Parliaments, I Wanna Testify, tandis que la face B est une composition originale de Taylor, Turn On the TV.

S’ensuit la sortie, en 1978, de l’album Jazz, incluant les dĂ©sormais classiques Fat Bottomed Girls, Bicycle Race (qui seront tous deux sortis sur le mĂȘme 45 tours) et Don't Stop Me Now. Bien qu’étant incontestablement un succĂšs commercial, Jazz est assez critiquĂ©, entre autres Ă  cause de la multiplicitĂ© des styles musicaux abordĂ©s. Ironiquement, le magazine Rolling Stone sortira cette pique : « Queen n’a pas assez d’imagination pour jouer du jazz. En l’occurrence, ils n’ont pas non plus l’imagination nĂ©cessaire pour jouer du rock & roll[14] Â». La pochette de l'album s’inspire d’une peinture alors visible sur le mur de Berlin. Parmi les morceaux de cet album, on peut noter Mustapha, performance vocale d’inspiration arabisante signĂ©e Mercury. D'ailleurs, il ne chante pas dans une langue existante, certains ayant pensĂ© reconnaĂźtre du persan ou de l’arabe, mais improvise des sonoritĂ©s aux consonances orientales. Lors d’un Ă©vĂšnement promotionnel organisĂ© Ă  Wimbledon pour la sortie du 45 tours comportant les titres Fat bottomed girls et Bicycle race, cinquante femmes nues roulent Ă  vĂ©lo autour du stade. Les images filmĂ©es ce jour-lĂ  sont rĂ©utilisĂ©es pour le clip de Bicycle Race, qui est quelque temps censurĂ© au Royaume-Uni. AprĂšs le tournage, la sociĂ©tĂ© qui a louĂ© les vĂ©los au groupe demande le remboursement intĂ©gral de toutes les selles[12].

Nouvelles sonorités, apparition des synthétiseurs (1980-1982)

Queen attaque les annĂ©es 1980 avec l’album Ă  succĂšs The Game, qui s’avĂšrera ĂȘtre leur opus le mieux vendu en dehors des compilations Greatest Hits. Ce sera Ă©galement leur plus gros succĂšs aux États-Unis, avant un dĂ©clin sensible des ventes dans ce pays. Utilisant pour la premiĂšre fois des synthĂ©tiseurs, le groupe bouleverse sa propre tradition. En effet jusqu’ici les albums arboraient, non sans fiertĂ©, la mention « No synthesizers were used on this record Â», soit en français : « aucun synthĂ©tiseur n’a Ă©tĂ© utilisĂ© sur cet album Â». On retrouve sur the Game les tubes Crazy Little Thing Called Love et Another One Bites the Dust, succĂšs planĂ©taire composĂ© par Deacon. Le premier de ces deux morceaux est une percĂ©e clin-d’Ɠil dans le monde du rockabilly, Mercury allant jusqu’à prendre une guitare folk tant en studio que sur scĂšne. Pour sa part, Brian May dĂ©laisse trĂšs provisoirement sa cĂ©lĂšbre guitare, la Red Special. Il utilise exceptionnellement une Fender Telecaster, empruntĂ©e Ă  Roger Taylor[15] et un amplificateur Mesa Boogie. LĂ  aussi, c’est un changement, May Ă©tant d’habitude fidĂšle Ă  son (ou plutĂŽt ses) Vox AC 30.

Pendant plusieurs annĂ©es, une rumeur populaire a voulu que ce soit Michael Jackson qui, le premier, leur ait glissĂ© que Another One Bites the Dust ferait un excellent single[16]. Ce dernier morceau, certifiĂ© quatre fois disque de platine aux États-Unis et restĂ© numĂ©ro un des ventes dans ce pays pendant quatre semaines consĂ©cutives, aura aussi Ă©tĂ© le seul Ă  apparaĂźtre simultanĂ©ment en tĂȘte des classements rock, dance et R&B du magazine Billboard.

En parallĂšle sort Ă©galement leur premier Greatest Hits, compilation composĂ©e de leurs chansons les plus populaires de la pĂ©riode 1974-1980. L’album restera longtemps numĂ©ro un des ventes en Angleterre, et conservera une place dans les classements pendant un peu moins de dix ans. C'est l'album qui s'est le mieux vendu de l'histoire de l'industrie musicale dans ce pays, jusqu'au moins dĂ©but 2007.

Toujours en 1980, Queen signe et sort en album la bande originale du film Flash Gordon, qui porte pour titre complet : Flash Gordon (Original Soundtrack Music by Queen). L’album se vend assez mal, se hissant tout de mĂȘme pĂ©niblement au 10e rang au Royaume-Uni, mais sert nĂ©anmoins de dĂ©monstration technique au groupe dans un nouveau domaine.

Roger Taylor, de son cÎté, sort son premier album solo, intitulé Fun in Space.

Queen en Argentine en 1981. Diego Maradona porte une chemise aux couleurs du drapeau britannique et Freddie Mercury avec le maillot de l'Ă©quipe nationale d'argentine

En remplissant, en 1981, les stades brĂ©siliens de Rio de Janeiro et SĂŁo Paulo, le groupe conquiert le cƓur des Sud-AmĂ©ricains. Il est d’ailleurs le premier groupe majeur Ă  jouer dans cette partie du monde et, au Morumbi Stadium de SĂŁo Paulo, il dĂ©croche un record mondial d’affluence sur une seule soirĂ©e avec une audience estimĂ©e Ă  130 000 spectateurs le premier soir. Queen est Ă©galement le premier groupe d’envergure internationale Ă  tourner au Mexique[17].

Pour clore l'annĂ©e 1981, Queen collabore, pour la premiĂšre fois, avec un artiste extĂ©rieur au groupe, en la personne de David Bowie, pour le 45 tours Under Pressure. L’affaire est issue d’un hasard complet, Bowie visitant alors les studios de Montreux (Suisse) dans lesquels Queen procĂšde Ă  l’enregistrement de leur prochain album, Hot Space. Si le groupe s’enthousiasme tout de suite pour le projet et son rĂ©sultat, Bowie, pour sa part, attendra des annĂ©es avant d’ajouter ce morceau Ă  son rĂ©pertoire en concert. À sa sortie, le titre monte Ă  la premiĂšre place des ventes en Grande-Bretagne. En 1990, Vanilla Ice en reprendra d’ailleurs la ligne de basse pour son cĂ©lĂšbre Ice Ice Baby, ouvrant la voie Ă  un procĂšs pour plagiat, gagnĂ© par les plaignants. RĂ©cemment, The Used et My Chemical Romance ont rĂ©enregistrĂ© Under Pressure afin de lever des fonds en faveur des victimes de l’ouragan Katrina.

InspirĂ©s par le succĂšs international du morceau Another One Bites the Dust, Queen dĂ©cide que leur prochain album devrait logiquement se tourner vers les musiques disco et funk. Le rĂ©sultat sera Hot Space, en 1982. Pour les fidĂšles du hard rock et inconditionnels du groupe, c’est une dĂ©ception puisqu’un seul des onze titres est orientĂ© rock. Le groupe se lance dans une tournĂ©e des États-Unis. Les rĂ©sultats Ă©tant trĂšs dĂ©cevants, le groupe dĂ©cide de cesser de tourner dans ce pays, oĂč leur succĂšs s’est Ă©tiolĂ©. Cependant, ils apparaĂźtront une seule et unique fois Ă  la tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine pour la premiĂšre Ă©mission de la huitiĂšme saison du cĂ©lĂšbre Saturday Night Live. Queen quitte Ă©galement Elektra Records, leur compagnie pour les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-ZĂ©lande, et signe avec EMI/Capitol Records pour assurer leurs ventes au niveau mondial.

Retour au rock (1983-1989)

AprĂšs avoir travaillĂ© sans relĂąche pendant plus de dix ans, sur scĂšne ou en studio, Queen dĂ©cide de ne pas assurer de tournĂ©e pour l’annĂ©e 1983. Pendant cette parenthĂšse, le groupe enregistre l’album The Works et plusieurs membres du groupe lancent des projets annexes, causant d’incessantes rumeurs de sĂ©paration qui perdureront pendant tout le reste de leur carriĂšre. May sort le mini-album Star Fleet Project, auquel collabore, entre autres, Eddie Van Halen.

À la sortie de The Works, Queen Ă©tablit un pont entre rock et pop grĂące Ă  des titres comme Radio Ga Ga, I Want to Break Free (qui sera utilisĂ© comme hymne par le mouvement dĂ©mocratique brĂ©silien tout d’abord, puis comme musique publicitaire par la compagnie Coca-Cola), et les tubes hard rock Hammer to Fall et Tear it Up, taillĂ©s pour les concerts. MalgrĂ© ces qualitĂ©s, l’album se vendra Ă  nouveau trĂšs moyennement aux États-Unis. Jusqu’à I Want It All en 1989, qui se hissera au 3e rang du United States Mainstream Rock chart, Radio Ga Ga sera le dernier titre de Queen Ă  faire une entrĂ©e correcte dans un classement amĂ©ricain.

Le clip du morceau I Want to Break Free est une parodie d’une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e britannique cĂ©lĂšbre, intitulĂ©e Coronation Street. Cependant, comme les membres du groupe y apparaissent travestis, le public n’a pas vraiment saisi la rĂ©fĂ©rence, sans doute influencĂ© par la rĂ©putation sulfureuse de Mercury[18].

Queen durant le Works Tour Ă  Francfort (Allemagne), en 1984.

Fin 1984, Queen s’embarque pour une sĂ©rie de dates au Bophuthatswana en Afrique du Sud, dans la ville de Sun City. À leur retour en Angleterre, ils sont le sujet de virulentes critiques, ayant jouĂ© dans ce pays aux pires heures de l’apartheid. Ils rĂ©torqueront qu’ils n’ont fait que jouer de la musique Ă  qui voulait bien l’entendre, et qu’en plus, le public de ces soirĂ©es Ă©tait « intĂ©grĂ© Â». Suite Ă  cette polĂ©mique et aux sanctions prises Ă  leur encontre, ils reconnaĂźtront plus tard que cette tournĂ©e Ă©tait une erreur de leur part[19].

1985 s’ouvre par deux apparitions au festival Rock in Rio. À deux heures du matin, le 12 janvier, Queen ouvre l’évĂšnement en jouant devant 325 000 personnes, Ă©tablissant ainsi un nouveau record[20]. Ils rejouent le 19 janvier pour clore le festival et remplissent Ă  nouveau les 325 000 places disponibles. (Il s'agit d'un festival, Queen n'est donc pas le seul groupe Ă  remplir les places, d'autres groupes comme AC/DC y contribuent grandement)

Au Live Aid, qui se tient Ă  Wembley le 13 juillet 1985, les qualitĂ©s de Queen en tant que groupe taillĂ© pour la dĂ©mesure explosent. Aux yeux des critiques comme des fans, Mercury s’approprie le spectacle, jouant quelques-uns des meilleurs morceaux du rĂ©pertoire et captivant l’auditoire par son talent musical et scĂ©nique[21].

Ragaillardis par ce succĂšs, qui d’ailleurs fait Ă  nouveau exploser les ventes de disques, Queen dĂ©cide de mettre un nouveau single sur le marchĂ©, intitulĂ© One Vision. Il s’agit d’un morceau rapide et axĂ© sur le jeu de guitare qui sera, fait encore inhabituel Ă  l’époque, mis au crĂ©dit des quatre membres du groupe. Il sera par ailleurs utilisĂ© dans le film Aigle de Fer.

Cette mĂȘme annĂ©e 1985, Freddie Mercury sort son premier album solo, Mr. Bad Guy.

DĂ©but 1986, Queen enregistre l’album A Kind of Magic, contenant plusieurs titres destinĂ©s au film Highlander sorti la mĂȘme annĂ©e, ainsi que d’autres morceaux inspirĂ©s par le film, Ă  dĂ©faut d’ĂȘtre retenus pour la B.O. L’album est un grand succĂšs, ainsi que la dĂ©clinaison de singles : A Kind of Magic, Friends Will Be Friends, Who Wants to Live Forever et enfin Princes of the Universe.

Plus tard cette mĂȘme annĂ©e, Queen se lance dans une tournĂ©e Ă  guichets fermĂ©s, le Magic Tour, afin de promouvoir l’album. Le point d’orgue en sera un concert sur deux soirĂ©es au stade de Wembley, qui sortira sur de multiples supports (album, VHS et plus tard DVD) sous le nom de Queen Live At Wembley Stadium et est considĂ©rĂ© comme l’ultime tĂ©moignage des performances live du groupe.

Suite Ă  ce succĂšs, ils tentent de rĂ©server le stade un troisiĂšme soir afin de satisfaire ceux qui n’ont pas pu obtenir de place, mais un autre Ă©vĂšnement est dĂ©jĂ  prĂ©vu ce jour-lĂ . Ils se rabattent donc sur le parc de Knebworth. Les billets se vendent tous en deux heures, et 125 000 personnes se pressent pour voir ce qui sera l’ultime concert de Queen dans sa formation originelle. Au final, le Magic Tour reste leur plus importante tournĂ©e, jouĂ©e devant un total estimĂ© Ă  un million de spectateurs. Rien qu’au Royaume-Uni, on dĂ©nombre 400 000 personnes, le record de l’époque pour une tournĂ©e.

AprĂšs avoir travaillĂ© sur plusieurs projets personnels courant 1988, dont le fameux Barcelona de Mercury en duo avec Montserrat CaballĂ©, Queen sort l’album The Miracle en 1989. De la mĂȘme veine que A Kind of Magic, le groupe y dĂ©veloppe un son pop-rock raffinĂ©, accompagnĂ© de quelques titres plus lourds, et donne naissance aux succĂšs europĂ©ens I Want It All, Breakthru, The Invisible Man, Scandal et The Miracle. Queen annonce que l’album ne sera pas suivi d’une tournĂ©e. Mercury dĂ©clare qu’il est personnellement responsable de ce choix, souhaitant simplement rompre le cycle album-tournĂ©e Ă©tabli jusqu’ici. Les rumeurs de sĂ©paration rĂ©apparaissent, certains spĂ©culant sur d’éventuels problĂšmes de santĂ© pour Mercury.

The Miracle constitue Ă©galement un changement d’orientation dans la philosophie d’écriture musicale de Queen. Depuis les dĂ©buts du groupe, presque tous les morceaux sont Ă©crits et signĂ©s par l'auteur des paroles seul, les autres membres ajoutant le minimum de crĂ©ativitĂ© personnelle, aidant ainsi l’auteur Ă  concrĂ©tiser sa vision. DorĂ©navant, l’écriture devient rĂ©ellement collective et, bien que l’on puisse dire que les idĂ©es de dĂ©part aient pour origine un membre du groupe en particulier, c’est Queen dans son ensemble qui est crĂ©ditĂ© comme auteur des morceaux.

DĂ©cĂšs de Freddie Mercury et derniers albums (1990-1997)

Statue Ă  la mĂ©moire de Freddie Mercury Ă  Montreux, face au lac LĂ©man. Les membres de Queen possĂ©daient un chalet-studio d’enregistrement au bord du lac.

Se propageant dÚs la fin des années 1980 dans la presse à scandale, la rumeur veut que Freddie Mercury soit atteint du sida. Bien que les soupçons soient fondés, Mercury dément réguliÚrement. Néanmoins, le groupe décide de continuer à produire des albums en gardant le secret.

En novembre 1990, le groupe signe un nouveau contrat avec Hollywood Records (filiale de Walt Disney) pour les États-Unis, celui avec Capitol Records arrivant Ă  son terme et EMI conservant le sien pour le reste du monde[22]. Le nouveau contrat amĂ©ricain a provoquĂ© une petite rĂ©volution dans l'industrie du disque car le label Hollywood Records n'a Ă©tĂ© crĂ©Ă© qu'en 1989 et en dehors de son affiliation avec le groupe de loisirs Disney, il est loin d'ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un major du disque, le label ne produisait que des jeunes artistes. Le label profite alors de cet ajout Ă  son catalogue pour rĂ©Ă©diter l'album Greatest Hits[23].

L’ùre s’ouvre avec The Miracle et se poursuit, en 1991, avec Innuendo. Bien que sa santĂ© se dĂ©tĂ©riore, Mercury poursuit courageusement sa contribution artistique, travaillant avec une rĂ©elle ferveur. Au nombre des morceaux prĂ©sents sur l’album, on peut Ă©voquer le titre Ă©ponyme, Innuendo, le dĂ©calĂ© I’m Going Slightly Mad et les hymnes dĂ©sormais classiques, The Show Must Go On et These Are the Days of Our Lives. La « chanson d’amour Â» Delilah est quant Ă  elle Ă©crite en hommage Ă  l’un des chats de Freddie Mercury, d’oĂč les miaulements reproduits par les chƓurs et la guitare[12]. Au dĂ©but du mois d'avril 1991, Record Collector, magazine spĂ©cialisĂ© destinĂ© aux collectionneurs d'objets issus de l'industrie du disque, estime que Queen est le groupe le plus « collectionnable Â» aprĂšs les Beatles[24].

Le 23 novembre 1991, Mercury, dans un communiquĂ© prĂ©parĂ© sur son lit de mort, admet finalement qu’il souffre du SIDA. Dans les 24 heures suivantes, il dĂ©cĂšde, Ă  l’ñge de 45 ans. Ses funĂ©railles seront privĂ©es, respectant en cela les prĂ©ceptes de la religion de sa famille, le zoroastrisme.

Le 20 avril 1992, le public se rĂ©unit en mĂ©moire de Mercury pour le Freddie Mercury Tribute, concert donnĂ© au stade de Wembley. Des dizaines d’icĂŽnes de l’époque, au nombre desquelles Robert Plant, Tony Iommi, Annie Lennox, Guns N’ Roses, Extreme, Roger Daltrey, Def Leppard, Elton John, George Michael, David Bowie, Metallica et Liza Minnelli interprĂštent, avec les trois membres restants de Queen, une sĂ©lection de titres du groupe. Énorme succĂšs, le concert est suivi par des dizaines de millions de tĂ©lĂ©spectateurs de par le monde. Il figure au Livre Guinness des Records comme « le plus grand concert de rock Ă  but caritatif Â» et a permis de rĂ©colter 19 960 000 ÂŁ de dons destinĂ©s Ă  la lutte contre le SIDA.

Toujours en 1992, la popularitĂ© de Queen remonte en flĂšche aux États-Unis suite Ă  la sortie du film Wayne’s World, dans lequel est reprise la cĂ©lĂšbre Bohemian Rhapsody qui se hisse au second rang des classements et y demeure pendant cinq semaines.

Les membres restants de Queen ne se sont jamais officiellement sĂ©parĂ©s, et leur dernier album constituĂ© d’inĂ©dits originaux, Made in Heaven, arrive dans les bacs quatre ans aprĂšs le dĂ©cĂšs de Mercury, en 1995. Il est constituĂ© de sessions de chant enregistrĂ©es en 1991 et d’ébauches mises de cĂŽtĂ© lors des enregistrements prĂ©cĂ©dents. En outre, du matĂ©riel retravaillĂ© issu de l’album solo de Mercury Mr. Bad Guy et un morceau dĂ©jĂ  sorti dans le cadre du projet annexe de Taylor, The Cross, y sont ajoutĂ©s.

Depuis lors, May et Taylor se sont souvent investis dans des projets visant Ă  lever des fonds pour la lutte contre le SIDA. Deacon, pour sa part, revient travailler une ultime fois avec ses deux comparses en 1997 pour enregistrer le single No-One But You (Only the Good Die Young). C’est la derniĂšre chanson composĂ©e par et pour Queen ; elle est incluse en titre bonus sur la compilation Queen Rocks, plus tard la mĂȘme annĂ©e.

Apparitions et projets de 1998 Ă  2005

Plusieurs projets Queen + sont dĂ©veloppĂ©s dans les annĂ©es suivantes. Certains sont de simples remixes, rĂ©alisĂ©s sans la collaboration artistique du groupe. En 1999, l’album Greatest Hits III voit le jour. Entre autres morceaux, on trouve une version rap de Another One Bites the Dust signĂ©e « Queen + Wyclef Jean Â», la version live de Somebody to Love chantĂ©e par George Michael, et une version en concert de The Show Must Go On chantĂ©e par Elton John, datant de 1997.

The Cross, le second groupe de Roger Taylor, sur scĂšne en Allemagne - 1990

Brian May et Roger Taylor se produisent également sous le nom de Queen à plusieurs occasions (remises de prix, concerts caritatifs, etc.), avec différents invités au chant. Ils enregistrent également plusieurs reprises de classiques du groupe, dont We Will Rock You et We Are the Champions, avec de nouveaux chanteurs.

En 2003, quatre nouveaux morceaux sont enregistrĂ©s par Queen pour la campagne 46664 (nom issu de son ancien matricule en prison) organisĂ©e par Nelson Mandela pour lutter contre le SIDA. Ces titres, Invincible Hope (signĂ© Queen + Nelson Mandela featuring Treana Morris), 46664 - The Call, Say It’s Not True et Amandla (signĂ©s Anastacia, Dave Stewart & Queen), ne sont pas actuellement distribuĂ©s sur le marchĂ©.

Queen + Paul Rodgers, 2005-2009

Queen + Paul Rodgers sur scĂšne Ă  Cologne en 2005.
Article dĂ©taillĂ© : Queen + Paul Rodgers.

À la fin de l’annĂ©e 2004, le groupe dĂ©clare avoir l’intention de se rĂ©unir pour tourner courant 2005 avec Paul Rodgers, fondateur et ancien chanteur des groupes Free et Bad Company. Il est prĂ©cisĂ© que le groupe tournera sous le nom de Queen + Paul Rodgers, ne faisant donc pas de ce dernier le remplaçant de Mercury. Deacon, retraitĂ©, ne participe pas au projet. La premiĂšre tournĂ©e de Queen + Paul Rodgers dĂ©bute en 2005.

Le 19 septembre 2005 sort un double CD enregistrĂ© en concert en mai de la mĂȘme annĂ©e. Il s’intitule Return of the Champions et est suivi d’un DVD quelques semaines plus tard.

En mars 2006, Queen + Paul Rodgers commence une tournĂ©e des États-Unis et du Canada. Si l’on omet deux dates de la tournĂ©e mondiale de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, c’est le premier grand retour de Queen pour une tournĂ©e complĂšte aux États-Unis depuis Hot Space en 1982.

Le 11 avril 2006, Queen apparaĂźt dans l’émission de tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine American Idol, qui consiste en un concours de chant. Durant cette semaine de la compĂ©tition, chaque concurrent doit choisir et chanter un morceau de Queen. On peut ainsi entendre des reprises de Bohemian Rhapsody, Fat Bottomed Girls, The Show Must Go On, Who Wants to Live Forever et Innuendo. A posteriori, Brian May critique les producteurs de l’émission. Selon lui, Ă  cause de certaines coupures effectuĂ©es au montage, la rencontre avec le comĂ©dien Ace Young et sa prestation avec le groupe paraissent injustement nĂ©gatives[25].

Le 28 avril 2006, Queen + Paul Rodgers sort un second DVD live issu de leur collaboration, Super Live in Japan.

Le 25 mai 2006, Queen, Judas Priest, Def Leppard et Kiss sont les premiers Ă  entrer au tout nouveau VH1 Rock Honors de Las Vegas. La cĂ©rĂ©monie est diffusĂ©e sur la chaĂźne six jours plus tard. À cette occasion, les Foo Fighters reprennent Tie Your Mother Down en hommage au groupe, May et Taylor se joignant Ă  eux vers la moitiĂ© du morceau. Ensuite, Queen + Paul Rodgers joue The Show Must Go On, We Will Rock You (avec Dave Grohl et Taylor Hawkins des Foo Fighters Ă  la batterie) et enfin We Are the Champions.

Le 15 aoĂ»t 2006, Brian May confirme, par le biais de son site internet, que Queen + Paul Rodgers « va commencer Ă  travailler sur un nouvel album studio Ă  compter du mois d’octobre Â». Le lieu choisi pour cet enregistrement est gardĂ© secret[26]. Le 18 mars 2008, Queen et Paul Rodgers annoncent un album pour le 1er septembre 2008 et une tournĂ©e europĂ©enne.

The Cosmos Rocks, 2008 et aprĂšs

Le premier album studio de Queen + Paul Rodgers sort en septembre 2008. Il s'intitule The Cosmos Rocks et est accompagné par une longue tournée européenne. Les deux singles de cet album sont Say it's not true et C-lebrity. Cet album est dédié à Freddie Mercury.

L’hĂ©ritage musical de Queen de nos jours

Bien qu’ayant Ă©tĂ© rejetĂ© par les critiques Ă  leurs dĂ©buts, surtout aux États-Unis, Queen a fini par ĂȘtre plus rĂ©cemment reconnu pour d’importantes contributions Ă  plusieurs styles de musiques, comme l'arena rock, le heavy metal et le rock progressif ou encore le glam rock et la pop rock, entre autres. De fait, le groupe a trĂšs souvent Ă©tĂ© citĂ© en rĂ©fĂ©rence par d’autres acteurs de la scĂšne musicale.

Queen a composĂ© des musiques tirant leur inspiration de genres trĂšs variĂ©s tout en adoptant une attitude malicieuse et un ton irrĂ©vĂ©rencieux. Tout autant que leurs musiques, la liste de groupes et artistes qui ont dit tirer certaines influences ou inspiration de Queen (ou d’un des membres) est trĂšs variĂ©e et s’étend sur bien des pays ou gĂ©nĂ©rations. Au nombre de ceux-ci, on peut noter Ben Folds Five[27], The Darkness, Def Leppard[28], Extreme[29], Guns N’ Roses[30], Kansas[31], Metallica[32], Michael Jackson, Muse, Mika[33], Nirvana, The Smashing Pumpkins[34], Styx[35], Sweet[36], My Chemical Romance etc.

Michael Jackson, proche de Mercury au dĂ©but des annĂ©es 1980, a citĂ© l’album Hot Space comme une influence majeure dans le processus de crĂ©ation de son cĂ©lĂšbre Thriller de 1982. Originellement, Mercury Ă©tait d’ailleurs censĂ© y faire une apparition[37].

Stone Cold Crazy, tirĂ© de l’album de 1974 Sheer Heart Attack est souvent prĂ©sentĂ© comme prĂ©curseur du sous-genre thrash metal (ou speed metal). Metallica a enregistrĂ© une reprise de ce morceau, qui parut sur l’album Rubaiyat - Electra’s 40th Anniversary en 1990, et leur valut un Grammy Award en 1991.

Montserrat CaballĂ©, la cĂ©lĂšbre cantatrice, a expliquĂ© Ă  plusieurs reprises comment la musique de Queen — et, dans une moindre mesure, des membres du groupe -, constitue « une excellente introduction au rock pour les amateurs d’opĂ©ra et rĂ©ciproquement Â».

Cover bands de Queen

Comme d'autres groupes majeurs de leur gĂ©nĂ©ration, Queen voit son catalogue et son style repris trait pour trait par nombre d'autres artistes. Ainsi, depuis la mort de Freddie Mercury, de nombreux cover bands (littĂ©ralement « groupes-reprise Â») de Queen se sont formĂ©s de par le monde. Bien avant One night of Queen menĂ©e par Gary Mullen et l'opĂ©ra rock We Will Rock You, des cover bands tels que les deux groupes Killer Queen (le plus ancien est anglais, le second est italien), les hollandais de The Miracle (qui ont d'ailleurs jouĂ© Ă  Montreux) et, plus rĂ©cemment, CoverQueen (cover band français) et Pilgrims (cover band belge) cĂ©lĂšbrent la musique de leurs idoles.

Production musicale et artistique, dérivés

Discographie

Albums studios

Albums en concert

Compilations et albums de collection

  • Greatest Hits (1981) compilation couvrant la pĂ©riode 1974-1980.
  • The Complete Works (1985) coffret spĂ©cial comportant tous les albums antĂ©rieurs et des titres bonus (Human Body, Soul Brother, One Vision...).
  • Greatest Hits II (1991) compilation couvrant la pĂ©riode 1981-1991.
  • Queen at the Beeb (1995) rĂ©Ă©dition de Queen : Live At The Beeb (1989), enregistrĂ© Ă  la BBC en 1973 - les chansons sont principalement issues du premier album studio.
  • Queen Rocks (1997), compilation de titres hard rock et heavy du groupe.
  • Greatest Hits III (1999) compilation signĂ©e « Queen+ Â», avec de nombreux duos et remixes.
  • A night at the opera (2005) Ă©dition spĂ©ciale de l’un des albums les plus emblĂ©matiques de Queen Ă  l’occasion des 30 ans de sa sortie. Elle est composĂ©e de l’album original remasterisĂ© et d’un DVD bonus contenant les clips de You’re my best friend et Bohemian Rhapsody, les autres chansons Ă©tant mises en images, avec, pour la plupart, des extraits de vidĂ©os de Queen en concert et des moments de vie des quatre membres du groupe. On peut Ă©galement voir et/ou entendre leurs commentaires sur l’historique de chaque chanson.
  • Singles Collection - Vol.1 (2008), Coffret de 13 CD Singles (28 titres) pĂ©riode : 1973 Ă  1979.
  • Singles Collection - Vol.2 (2009), Coffret de 13 CD Singles (26 titres) pĂ©riode : 1979 Ă  1984.
  • Absolute Greatest (2009), premiĂšre compilation couvrant toute la carriĂšre du groupe.
  • Singles Collection - Vol.3 (2010), Coffret de 13 CD Singles (27 titres) pĂ©riode : 1984 Ă  1989.
  • Singles Collection - Vol.4 (2010), Coffret de 13 CD Singles (29 titres) pĂ©riode : 1989 Ă  1999.

Singles

Voici une liste chronologique des singles du groupe, avec leur classement en termes de ventes[38],[39].

Années 1970
Années 1980
Années 1990

Performances scéniques

Les concerts de Queen ont toujours eu une dimension avant-gardiste. Au cours de sa carriĂšre, le groupe s’est constituĂ© un catalogue de chansons impressionnant et variĂ©, a utilisĂ© des systĂšmes de sonorisation multiples, des installations d’éclairage Ă©normes, un vĂ©ritable arsenal pyrotechnique, et, pour Mercury, nombre de costumes extravagants. Tout cela visait Ă  faire de leurs concerts de vĂ©ritables Ă©vĂšnements thĂ©Ăątraux. En tant que chanteur et leader, Freddie Mercury pouvait crĂ©er un vrai lien avec le public de Queen - capacitĂ© que beaucoup d’artistes, tels que Bob Geldof, David Bowie, George Michael, Kurt Cobain, et Robbie Williams pour n’en citer que quelques-uns, ont dit admirer. Mercury savait ainsi interagir avec le public, l’amenant Ă  rĂ©ellement participer au concert, quelle que soit la taille de l’évĂšnement.

Queen a fait partie de la poignĂ©e de groupes qui ont fourni l’impulsion ayant donnĂ© aux concerts rock dans les stades et grandes salles le statut de rendez-vous incontournable avec le public. Leur capacitĂ© Ă  mettre sur pied des performances scĂ©niques impressionnantes a donnĂ© lieu Ă  la sortie d’un certain nombre de concerts simultanĂ©ment en 33 tours et en vidĂ©o puis sur CD et DVD, tandis qu’un nombre significatif de copies illĂ©gales des concerts de Queen sont apparues sur le marchĂ©.

Cinéma, télévision, littérature

En plus de la bande originale composĂ©e pour le film Flash Gordon de Mike Hodges en 1980 et des morceaux Ă©crits pour Highlander de Russell Mulcahy en 1986, (prĂ©sents sur l'album A Kind of Magic) les chansons de Queen ont trĂšs souvent Ă©tĂ© utilisĂ©es au cinĂ©ma et Ă  la tĂ©lĂ©vision :

  • La chanson d’ouverture du film Highlander, Princes of the Universe, a aussi Ă©tĂ© utilisĂ©e comme gĂ©nĂ©rique de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e (1992 - 1998).
  • Pour sonoriser sa version de 1984 de Metropolis, Giorgio Moroder compose avec Mercury le morceau Love Kills, que l'on retrouve sur l'album solo de ce dernier, Mr. Bad Guy, qui sort l'annĂ©e suivante. Étrangement, les versions de ce titre disponibles sur l'album de Mercury et sur la BO du film ne correspondent pas Ă  celle chantĂ©e dans le film[40]. Toujours dans la bande originale de ce film, un morceau Ă©crit et interprĂ©tĂ© par Moroder s'intitule Machines, Ă  ne pas confondre avec le titre de Queen prĂ©sent sur l'album The Works. Le clip de Radio Ga Ga - toujours sur The Works - est pour sa part illustrĂ© par des extraits du film. D'autres scĂšnes tournĂ©es pour cette vidĂ©o visent Ă  recrĂ©er l'ambiance visuelle de Metropolis[41]. Ainsi, contrairement Ă  une idĂ©e reçue tenace, il n'y a aucun morceau de Queen en tant que groupe sur la bande originale de cette version du film, mĂȘme si les rĂ©fĂ©rences croisĂ©es peuvent prĂȘter Ă  confusion.
  • Il est dans la tradition de la sĂ©rie That ’70s Show (depuis la saison 5) de nommer les Ă©pisodes des saisons successives du nom de chansons de cĂ©lĂšbres groupes de rock des annĂ©es 1970 (Led Zeppelin pour la cinquiĂšme saison, The Who pour la sixiĂšme et les Rolling Stones pour la septiĂšme). Les Ă©pisodes de la huitiĂšme et derniĂšre saison de That ’70s Show sont nommĂ©s d’aprĂšs des chansons de Queen. En outre, le titre Bohemian Rhapsody avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ© dans la premiĂšre saison.
  • We will rock you est pour sa part reprise de nombreuses fois - entre autres, par le groupe KCPC pour illustrer la campagne de publicitĂ© de la marque d’eau minĂ©rale française Évian. Une autre reprise assez connue est celle de Five, un boys band anglais accompagnĂ© pour l’occasion par les membres restants de Queen, lors des Brit Awards 2000.
  • Dans le roman fantastique De bons prĂ©sages de Neil Gaiman et Terry Pratchett, les auteurs mentionnent que « Toutes les cassettes qu'on laisse traĂźner plus de quinze jours dans une voiture se transforment en Best of Queen. Â» Il s'agit d'un Ă©lĂ©ment comique rĂ©current de ce roman[42].

Queen et le clip vidéo

Article dĂ©taillĂ© : Le clip de Bohemian Rhapsody.

Le clip rĂ©alisĂ© pour la chanson Bohemian Rhapsody en 1975 est souvent citĂ©, Ă  tort, comme Ă©tant le premier clip vidĂ©o de l'histoire. Cependant, il est bel et bien le premier Ă  avoir bĂ©nĂ©ficiĂ© de moyens techniques importants et Ă  avoir fait usage d’effets visuels avancĂ©s pour l’époque. À sa sortie, la vidĂ©o de Bohemian Rhapsody contribue donc Ă  faire du clip un support de promotion d’importance pour le lancement commercial d’un 45 tours.

Music Hall

En 2002, une comĂ©die musicale basĂ©e sur les chansons de Queen et nommĂ©e We Will Rock You est lancĂ©e au Dominion Theatre Ă  Londres. C’est l’Ɠuvre du musicien et comĂ©dien anglais Ben Elton, en collaboration avec Brian May et Roger Taylor.

Elle a depuis Ă©tĂ© reprise Ă  Madrid et Barcelone, en Espagne ; Ă  Melbourne, Sydney, Perth et Brisbane, en Australie ; Ă  Cologne, en Allemagne ; Ă  Kuala Lumpur, en Malaisie ; en Afrique du Sud et enfin Ă  Las Vegas, aux États-Unis. La sĂ©rie de reprĂ©sentations de Londres devait originellement se terminer le 7 octobre 2006. Cependant, suite Ă  son succĂšs immĂ©diat, le spectacle est prolongĂ© pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e. We Will Rock You est devenue la comĂ©die musicale jouĂ©e le plus longtemps sans interruption dans cet important thĂ©Ăątre de Londres, dĂ©passant le prĂ©cĂ©dent record Ă©tabli par Grease[43].

Le lancement de la comĂ©die musicale a coĂŻncidĂ© avec le jubilĂ© de la reine Elizabeth II. Entre autres Ă©vĂšnements prĂ©vus pour la cĂ©lĂ©bration du jubilĂ©, Brian May a exĂ©cutĂ© un solo de guitare sur God Save the Queen, dĂ©jĂ  prĂ©sent sur l’album A Night at the Opera, depuis le toit de Buckingham Palace. L’enregistrement de ce solo a Ă©tĂ© utilisĂ© pour la vidĂ©o de cette mĂȘme chanson sur le DVD du trentiĂšme anniversaire de A Night at the Opera.

Sean Bovim a de plus créé Queen at the Ballet en hommage à Freddie Mercury. Bovim utilise des musiques de Queen comme bande sonore pour un spectacle de danse, les danseurs donnant leur interprétation des histoires racontées par Bohemian Rhapsody, Radio Ga Ga et Killer Queen.

Autres utilisations du catalogue

En collaboration avec Electronic Arts, Queen sort en 1998 le jeu vidĂ©o Queen: The Eye, Ă©chec commercial et critique. La musique elle-mĂȘme - des morceaux du vaste catalogue de Queen, dans beaucoup de cas remixĂ©s dans de nouvelles versions instrumentales - est globalement bien reçue, mais l’expĂ©rience de jeu est gĂąchĂ©e par une faible durĂ©e de vie. De plus, le jeu a souffert d’un temps de dĂ©veloppement extrĂȘmement long, donnant aux graphismes un aspect dĂ©passĂ© dĂšs la sortie du jeu.

Sous la surveillance de Brian May et de Roger Taylor, nombre de projets de restauration de la qualitĂ© sonore sont venus Ă©toffer le catalogue audiovisuel de Queen. À leur sortie en DVD, leurs cĂ©lĂšbres concerts, Ă  Wembley en 1986 (nommĂ© Live At Wembley Stadium) et Ă  Milton Keynes en 1982 (Queen On Fire: Live At The Bowl) et les deux Greatest Video Hits (retraçant respectivement les annĂ©es 1970 et 1980) ont vu leur musique remixĂ©e en 5.1 et passer en son DTS Surround. À ce jour, deux des albums les plus unanimement acclamĂ©s de Queen, A Night At The Opera et The Game, ont Ă©tĂ© totalement remixĂ©s en son haute rĂ©solution surround sur DVD Audio. Connus pour leurs arrangements complexes et leur goĂ»t des pistes multiples, ce type de support semble fait sur mesure pour la musique de Queen. Brian May a rĂ©cemment dĂ©clarĂ© qu’il aimerait voir le rĂ©pertoire entier de Queen reproduit dans ce format, car il correspond au mieux Ă  ce que le groupe avait envisagĂ© pour leur travail il y a des annĂ©es.

Le logotype de Queen

Logo Queen

Le logotype de Queen, connu en anglais sous le nom de « Queen crest Â», a Ă©tĂ© dessinĂ© par Mercury, par ailleurs titulaire d’un diplĂŽme en illustration et crĂ©ation graphique du Ealing Art College de Londres, avant la sortie de leur premier album. Ce logo comprend les signes du zodiaque des quatre membres : deux lions pour les Lions Deacon et Taylor, un crabe symbolisant le Cancer pour May, et deux fĂ©es pour la Vierge, signe de Mercury.

Les lions se situent de part et d’autre d’une lettre Q majuscule stylisĂ©e, le crabe Ă©tant sur cette mĂȘme lettre, directement sous des flammes s’en Ă©levant, les fĂ©es semblant pour leur part s’abriter sous chacun des lions. On trouve Ă©galement une couronne au centre de la lettre, le tout Ă©tant surmontĂ© d’un immense phĂ©nix dĂ©ployant ses ailes. Mercury a indiquĂ© qu’il voyait ce logo comme « un symbole de l’époque Â»[44], Ă  savoir les annĂ©es 1970. Il Ă©tait souvent visible sur le devant de la grosse caisse de Taylor lors de leurs premiers concerts.

Records, récompenses et hommages notables

Records de classements et volume de ventes

En 2005, selon le Livre Guinness des records, les albums de Queen ont passĂ© un total de 1422 semaines, soit 27 ans dans les classements du Royaume-Uni dans son ensemble ; plus longtemps qu’aucun autre groupe ou artiste, y compris les Beatles et Elvis Presley[45].

Records de longévité dans les classements, R-U
Artiste Temps passé dans les classements
Queen 1422 semaines / 27,3 ans
The Beatles 1293 semaines / 24,8 ans
Elvis Presley 1280 semaines / 24,6 ans
U2 1150 semaines / 22,1 ans
Dire Straits 1136 semaines / 21,8 ans
Simon and Garfunkel 1114 semaines / 21,4 ans
Madonna 1032 semaines / 19,8 ans
David Bowie 1005 semaines / 19,3 ans
Elton John 989 semaines / 19,0 ans
Michael Jackson 966 semaines / 18,6 ans


En outre la mĂȘme annĂ©e, avec la sortie de son album live avec Paul Rodgers, Queen est entrĂ© Ă  la troisiĂšme place des records de longĂ©vitĂ© de prĂ©sence dans les classements britanniques ; le fait que les listes Ă©taient plus courtes dans les annĂ©es 1960 n’est cependant pas pris en compte[46].

Records de longévité dans les classements, G-B
Artiste Temps passé dans les classements
Elvis Presley 2074 semaines / 39,9 ans
Cliff Richard 1982 semaines / 38,1 ans
Queen 1755 semaines / 33,7 ans
The Beatles 1749 semaines / 33,6 ans
Madonna 1660 semaines / 31,9 ans
Elton John 1626 semaines / 31,2 ans

En 2006, la compilation de succĂšs Greatest Hits est devenue l’album le mieux vendu de tous les temps au Royaume-Uni et en Irlande, avec 5 407 587 exemplaires vendus. En outre, leur album Greatest Hits II s’était alors vendu Ă  3 631 321 exemplaires.

Records de ventes d’albums, Irlande et Royaume Uni
Artiste Album Nombre d’exemplaires vendus
Queen Greatest Hits 5 407 587
The Beatles Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band 4 803 292
Oasis (What’s the Story) Morning Glory? 4 304 504
Dire Straits Brothers in Arms 3 946 931
ABBA ABBA Gold: Greatest Hits 3 932 316
Pink Floyd The Dark Side of the Moon 3 759 958
Queen Greatest Hits II 3 631 321
Michael Jackson Thriller 3 570 250
Michael Jackson, Bad 3 549 950
Madonna The Immaculate Collection 3 364 785


En ce qui concerne le volume de ventes total du groupe, les estimations varient grandement. En 2001 on estime celui-ci Ă  environ 100 millions de disques dans le monde[47],[48],[49]. Cependant, selon un communiquĂ© de presse officiel paru deux ans plus tard, Queen aurait « Ă©tabli un record avec plus de 150 millions [d’albums Ă©coulĂ©s] Ă  travers le monde Â»[50]. L’annĂ©e suivante, lors de leur entrĂ©e au UK Music Hall of Fame, on Ă©voque « plus de 190 millions d’albums Â»[51]. Plusieurs sites parlent quant Ă  eux de plus de 300 millions de disques vendus[52],[53]. À en croire la RIAA, le total des ventes d’albums de Queen aux États-Unis s’élevait Ă  35,5 millions en 2004[54].

RĂ©compenses obtenues au Royaume-Uni

  • 1975 - Mercury se voit dĂ©cerner le prix Ivor Novello pour Killer Queen.
  • 1976 - Mercury reçoit Ă  nouveau le prix Ivor Novello, pour Bohemian Rhapsody.
  • 1977 - Queen reçoit un Brit Award pour le « meilleur single des 25 derniĂšres annĂ©es Â», Bohemian Rhapsody[55].
  • 1990 - Queen reçoit un Brit Award pour « contribution exceptionnelle Ă  la musique britannique Â».
  • 1992 - Queen reçoit un Brit Award pour le single : These Are the Days of Our Lives.
  • 1992 - Mercury reçoit un Brit Award posthume pour sa « contribution exceptionnelle Ă  la musique britannique Â».
  • 1997 - May reçoit le prix Ivor Novello pour le titre Too Much Love Will Kill You.

RĂ©compenses obtenues en France

Le groupe de rock Queen a, Ă  de nombreuses occasions durant sa carriĂšre, obtenu des rĂ©compenses de type disque d'or en France grĂące au succĂšs commercial de leurs albums :

Album RĂ©compense AnnĂ©e Ventes certifiĂ©es[56] Ventes rĂ©elles[rĂ©f. nĂ©cessaire]
Greatest Hits II Disque de diamant 1991 1 000 000 1 172 900
Made in Heaven Double disque de platine 1995 600 000 686 300
Live at Wembley '86 Disque de platine 1992 300 000 340 200
Innuendo Disque de platine 1991 300 000 324 000
The Platinum Collection Double disque d'or 2004 200 000 403 400
Greatest Hits Double disque d'or 1997 200 000 241 200
News of the World Disque d'or 1977 100 000 553 600
A Kind of Magic Disque d'or 1986 100 000 206 000
Five Live Disque d'or 1993 100 000 196 600
Jazz Disque d'or 1978 100 000 176 300
Greatest Hits II Disque d'or 1997 100 000 168 700
The Miracle Disque d'or 1989 100 000 163 000
Greatest Hits vol. I & II Disque d'or 1994 100 000 100 000
Queen Rocks Disque d'or 1997 100 000 100 000

D'autre part, les singles de Queen sont rĂ©guliĂšrement apparus dans le Top 50, classement français des 50 meilleures ventes de singles sur une semaine :

N° Titre Entrée Meilleure place
(Nombre de semaines)
Classé
(Nombre de semaines)
1 Somebody to Love 1977-01-14 54 12
2 We Will Rock You 1977-12-09 1 (2) 38
3 We Are the Champions 1978-03-17 15 22
4 Spread Your Wings 1978-06-02 31 8
5 Bicycle Race 1978-11-17 7 12
6 Don't Stop Me Now 1979-02-16 49 10
7 Crazy Little Thing Called Love 1979-11-09 24 14
8 Play the Game 1980-07-18 41 12
9 Another One Bites the Dust 1980-10-17 22 15
10 Flash's Theme 1981-01-16 11 14
11 Body Language 1982-06-11 58 3
12 Radio Ga Ga 1984-03-18 24 15
13 Under Pressure 1981-12-25 49 10
14 I Want to Break Free 1984-11-11 15 16
15 A Kind of Magic 1986-03-29 5 28
16 One Year of Love 1986-09-20 57 13
17 I Want It All 1989-05-21 46 12
18 Innuendo 1991-02-22 83 16
19 Bohemian Rhapsody 1991-11-22 23 23
20 We Will Rock You 1991-11-22 87 6
21 Crazy Little Thing Called Love 1991-11-22 88 6
22 The Show Must Go On 1991-11-29 1 (2) 32
23 We Are the Champions 1992-11-04 15 32
24 Somebody to Love (Queen + George Michael) 1993-04-25 22 21
25 Heaven for Everyone 1995-10-15 7 19
26 You Don't Fool Me 1996-02-11 7 20
27 We Are the Champions 1998-07-26 13 15
28 Another One Bites the Dust (Queen + Wyclef Jean) 1998-11-01 46 17
29 We Will Rock You 2003-05-02 91 34
30 We Are the Champions 2003-05-02 90 16

Hommages internationaux

International : sondages de popularitĂ©

  • 1975 - Sounds Readers’ Poll Awards :
    • Meilleur groupe : Queen ;
    • Meilleur album pour A Night at the Opera ;
    • Meilleur single pour Bohemian Rhapsody.
  • 1999 - Le groupe est Ă©lu second meilleur groupe de l’histoire musicale[64].
  • 2005 - La performance du groupe au Live Aid est Ă©lue, par un vaste jury composĂ© de musiciens et de critiques, « meilleure performance live de tous les temps Â»[65].
  • 2007 - Queen est dĂ©signĂ©, dans un sondage populaire, « meilleur groupe britannique de tous les temps Â»[66].
  • 2007 - Freddie Mercury est rĂ©Ă©lu plus grande lĂ©gende du rock, d'aprĂšs un sondage publiĂ© suite Ă  la parution du jeu Guitar Hero II[67].
  • 2008 - Queen est Ă  nouveau dĂ©signĂ© « plus grand groupe britannique de tous les temps Â» par les auditeurs de la chaĂźne anglaise BBC Radio 2[68].
  • 2009 - Mercury est Ă©lu « Ultime Dieu du Rock Â» par l'institut de sondage britannique OnePoll, sur une liste des 4 000 plus grandes figures du rock. Il devance ainsi Elvis Presley de quelques voix, tandis que Brian May figure Ă  la 17e place[69].

Principaux titres

Notes et références

  1. ↑ Paul Rodgers, Queen Split: “It Was Never a Permanent Arrangement”, Idiomag, 13 mai 2009. ConsultĂ© le 30 juin 2009.
  2. ↑ Voir le classement de (en) Top of the Pops publiĂ© par la British Broadcasting Corporation
  3. ↑ Voir la description du jeu vidĂ©o SingStar Queen par Sony Computer Entertainment
  4. ↑ Put Chicago in the Rock and Roll Hall of Fame, The Brazil Times, 28 September 2009
  5. ↑ http://montreuxmusic.com/mmm/content/view/88/143/lang,french/
  6. ↑ (en) Queen Voted Best British Band Of All Time sur le site contactmusic.com.
  7. ↑ Pour plus d’informations sur les dĂ©buts du groupe, se rĂ©fĂ©rer Ă  l’ouvrage de Mark Hodkinson : (en) Queen — The Early Years, Music Sales Limited (ISBN 1844490122) 
  8. ↑ « their debut album is superb Â», Rolling Stone du 6 dĂ©cembre 1973, N°149.
  9. ↑ Voir queen.musichall.cz (en) pour quelques anecdotes concernant cet album et les suivants.
  10. ↑ « [an] above average debut Â», the Herald paru Ă  Chicago, Illinois le 7 dĂ©cembre 1973
  11. ↑ Greg Prato, du site de rĂ©fĂ©rence allmusic.com, dira d’eux qu’ils sont « l’un des groupes de hard rock les plus sous-estimĂ©s de tous les temps Ă  ses dĂ©buts Â» (« one of the most underrated hard rock debuts of all time Â»).
  12. ↑ a, b et c (en) Commentaire audio, Queen: Box of Flix, coffret double VHS paru chez EMI video en octobre 1991.
  13. ↑ (en) Voir l’estimation de queenzone.com
  14. ↑ « Queen hasn’t the imagination to play jazz — Queen hasn’t the imagination, for that matter, to play rock & roll Â», Dave Marsh pour Rolling Stone Magazine du 8 fĂ©vrier 1979, article consultable sur le site officiel du magazine (en)
  15. ↑ (en) Guitars sur le site brianmaycentral.net
  16. ↑ May et Taylor l’ont plus tard confirmĂ© dans le spectacle radiophonique intitulĂ© In the Studio with Redbeard, qui consacra un numĂ©ro Ă  la genĂšse de cet album.
  17. ↑ (en) Voir le site queenconcerts.com pour plus de dĂ©tails concernant leurs tournĂ©es et concerts uniques.
  18. ↑ (en) Brian May sur le site http://www.unplugged-cafe.org/
  19. ↑ (en) C’est-Ă -dire mĂ©langeant Noirs et Blancs. Voir, concernant cette controverse, cette biographie de Mercury
  20. ↑ (en) 12.01.1985 - Concert: Queen in Rock In Rio festival, Rio de Janeiro, Brazil sur le site http://www.queenconcerts.com
  21. ↑ (en) Queen win greatest live gig poll sur le site de la BBC
  22. ↑ Queen - History
  23. ↑ (en) Greatest Hits, Vols. 1 & 2 - Editorial Reviews
  24. ↑ (en) Record Collector, Ă©dition anglophone internationale, avril 1991.
  25. ↑ (en) Voir ce billet sur le site personnel de Brian May : « It was edited in such a way that it looked as if I was purely negative Â» (« [l'Ă©mission] a Ă©tĂ© montĂ©e de telle façon que tout avait l'air purement nĂ©gatif Â») - Brian May, 12 avril 2006.
  26. ↑ (en) USA Convention Story and Queen and Paul Rodgers Heading Towards a Studio Assignation sur le site officiel de Brian May
  27. ↑ (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  28. ↑ (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  29. ↑ (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  30. ↑ (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com
  31. ↑ (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  32. ↑ (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  33. ↑ (en) « the comparisons to Freddie Mercury are fine Â» - « les comparaisons avec Freddie Mercury me vont trĂšs bien Â», voir entretien sur le site de la BBC.
  34. ↑ (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  35. ↑ (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  36. ↑ (en) Fiche de l'artiste sur allmusic.com.
  37. ↑ Dans cet entretien vidĂ©o, Mercury parle de Mickael Jackson.
  38. ↑ (fr) Discographie du groupe sur Lycos
  39. ↑ (fr) Queenrock, site français consacrĂ© Ă  Queen
  40. ↑ Plus de dĂ©tails sur la version de Moroder et sa bande originale sur cette page personnelle, trĂšs dĂ©taillĂ©e.
  41. ↑ Voir la bande originale de la version de Moroder et les commentaires associĂ©s sur www.amazon.com.
  42. ↑ Gaiman, Neil et Pratchett, Terry, De bons prĂ©sages, traduction de l'anglais par Patrick Marcel, Éditions J'ai Lu, 1995, (ISBN 2-290-31586-9), p. 18.
  43. ↑ Voir les informations sur We Will Rock You sur le site londontheatre.co.uk.
  44. ↑ « A sign of the times Â»
  45. ↑ (en) Queen top UK album charts league sur le site de la BBC, publiĂ© le 4 juillet 2005, consultĂ© le 12 fĂ©vrier 2007
  46. ↑ (en) Queen closer to King as UK chart-toppers, sur http://news.scotsman.com, publiĂ© le 10 dĂ©cembre 2005, consultĂ© le 12 fĂ©vrier 2007
  47. ↑ Selon l'agence Reuters citĂ©e sur planetout.com (en).
  48. ↑ Note sur l'entrĂ©e de Queen au Rock and Roll Hall of Fame, confirmant Ă©galement le chiffre de 100 millions d'albums vendus, sur queenzone.com (en).
  49. ↑ Autre article sur l'entrĂ©e au Rock and Roll Hall of Fame, sur cnn.com (en).
  50. ↑ Quelques chiffres complĂ©mentaires sur brianmay.com (en).
  51. ↑ Site officiel du UK Music Hall of Fame sur channel4.com (en).
  52. ↑ Chiffre citĂ©, sans plus de prĂ©cisions, sur le site ohmynews.com (en).
  53. ↑ Voir le site officiel de Brian May, brianmay.com (en).
  54. ↑ Comme tend à le prouver cet objet de collection disponible sur le site de venteeil.com (en).
  55. ↑ (en) Voir the Story of Bohemian Rhapsody sur le site de la BBC
  56. ↑ Certifications SNEP
  57. ↑ (en) Queen sur le site du Rock and Roll Hall of Fame
  58. ↑ (en) Queen honoured with Hollywood star sur le site de la BBC
  59. ↑ (en) 2003 Awards and Induction Ceremony sur le site du Songwriters Hall of Fame
  60. ↑ (en) UK Music Hall of Fame sur le site de Channel 4
  61. ↑ (en) Hall of Fame sur le site des Grammys
  62. ↑ (en) Guitar Center's Hollywood Rockwalk
  63. ↑ (en) Honories et 2006 sur le site de VH1
  64. ↑ (en) Music of the Millenium sur le site http://mr-mercury.co.uk
  65. ↑ (en) Queen win greatest live gig poll sur le site de la BBC
  66. ↑ (en) Queen Voted Best British Band Of All Time sur le site du Post Chronicle
  67. ↑ RĂ©sultats du sondage et explications sur Showbizz.net.
  68. ↑ Queen : le plus grand groupe britannique de tous les temps
  69. ↑ (en) Voir cette brùve sur Yahoo News.

Bibliographie, sources et liens

Quelques ouvrages consacrés à Queen

En français :

En anglais :

  • Queen — The Early Years par Mark Hodkinson (2005) chez Music Sales Limited - (ISBN 1844490122)
  • Queen Live: A Concert Documentary par Greg Brooks (1995, rĂ©Ă©d. 2005) chez Omnibus Press - (ISBN 1844496600)
  • Queen: As It Began, par Jacky Gunn et Jim Jenkins (1992) chez Sidgwick & Jackson - (ISBN 0283060522)

Liens externes

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