Puig-Aubert

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Puig-Aubert
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Puig-Aubert Portail du rugby à XV
Photo de la statue en mémoire de Puig Aubert
Fiche d'identité
Nom complet Robert Aubert Puig[Note 1]
Naissance 24 mars 1925
à Andernach (Allemagne)
D√©c√®s 3 juin 1994 (69 ans)
à Carcassonne (France)
Taille 1,65 m (5‚Ä≤ 5‚Ä≥)
Poids 60 à 90 kg
Surnom Pipette
Position arrière
Carrière en junior
P√©riode √Čquipe
1941-1943 USAP
Carrière en senior
P√©riode √Čquipe M (Pts)*
Rugby à XV
1943-1944

Rugby à XIII
1944-1952
1952-1953
1953-1959
1959-1960

USAP


AS Carcassonne XIII
Celtic de Paris
XIII catalan
RC Castelnaudary

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Carrière en équipe nationale
P√©riode √Čquipe M (Pts)**
Rugby à XIII
1946-1956

Drapeau : France France

46 (361)
Carri√®re d'entra√ģneur
Rugby à XIII
1969-????

Drapeau : France France

* Matchs joués et points marqués dans chaque équipe comptant
pour les compétitions nationales et continentales officielles.
** Matchs joués et points marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Puig-Aubert dit Pipette, de son vrai nom Robert Aubert Puig, n√© le 24 mars 1925 √† Andernach en Allemagne et mort le 3 juin 1994 √† Carcassonne, est un joueur de rugby √† XIII international fran√ßais √©voluant au poste d'arri√®re.

Il commence par jouer au rugby à XV et devient champion de France en 1944 avec l'Union sportive arlequins perpignanais. La même année, il passe au rugby à XIII en signant pour l'AS Carcassonne XIII. Il marque profondément l'histoire de ce sport en étant le principal artisan de la tournée victorieuse de l'équipe de France en Australie en 1951. Considéré comme l'un des meilleurs buteurs de tous les temps, il est vice-champion du monde lors de la première coupe du monde qui a lieu en France en 1954. En club, il remporte le championnat de France de rugby à XIII à cinq reprises sous les couleurs de l'AS Carcassonne XIII et du XIII catalan. Puig-Aubert détient le record du nombre de points marqués en équipe de France de rugby à XIII.

En 1951, il est d√©sign√© champion des champions fran√ßais par le journal L'√Čquipe et devient durant cette d√©cennie, l'un des sportifs les plus populaires de France en raison de ses performances sportives mais aussi de sa personnalit√© de bon vivant. En 1988, il est nomm√© chevalier de la L√©gion d'honneur et est introduit au temple de la renomm√©e du rugby √† XIII.

Sommaire


Repères biographiques

Photo de la façade du Lycée François-Arago
Puig-Aubert est au lycée Arago de Perpignan de 1941 à 1943.

N√© le 24 mars 1925 √† Andernach en Allemagne[1], son p√®re est alors militaire et fait partie des troupes d'occupation qui s√©journent outre-Rhin. Les Puig retournent ensuite en France dans leur village familial d'Arles-sur-Tech[2]. L'ann√©e de ses 10 ans, sa famille part habiter √† Perpignan dans le quartier de la gare o√Ļ ses parents ouvrent un magasin d'alimentation[3]. Puig-Aubert entre alors au coll√®ge, √† l'institution Saint-Louis de Gonzague, dans lequel il d√©couvre le sport et plus particuli√®rement le football par l'interm√©diaire du p√®re pr√©fet[3]. Il joue aussi au rugby √† XV dans l'√©quipe du quartier. √Ä 14 ans, il s'essaye √† l'athl√©tisme et notamment au saut √† la perche. Il devient champion du Languedoc-Roussillon de saut √† la perche junior, √† 15 et 16 ans, en 1940 et 1941, avec un record personnel √† 3,05 m[4]. Il joue aussi au tennis de table et devient finaliste de la zone occup√©e[5]. De 1941 √† 1943, il est √©l√®ve au lyc√©e Arago de Perpignan. Le 30 ao√Ľt 1945, il √©pouse Andr√©e Bousquet √† Carcassonne[6] et a quatre filles pr√©nomm√©es Chantal, Claude, Catherine et Michelle[7].

Carrière sportive

Débuts avec l'USAP et premiers titres

Puig-Aubert joue dans l'√©quipe de quartier de l'Avenir Sportif perpignanais lorsqu'il est rep√©r√© par No√ęl Braz√®s, joueur de l'USA Perpignan. Ce dernier le recommande √† Paul Izern, dirigeant du club catalan, qui fait signer ce joueur prometteur le 29 juin 1941 √† l'√Ęge de 16 ans[8]. Durant la saison 1942-1943, il gagne avec l'√©quipe junior la coupe Frantz Reichel de la zone libre, en dominant Tarbes en finale sur le score de 14 √† 8[9],[10]. En 1943, il fait ses d√©buts en √©quipe premi√®re en affrontant Agen. Il remplace au pied lev√© l'arri√®re titulaire Got, victime d'un accident de moto juste avant le coup d'envoi. L'USAP bat Agen sur le score de 8 √† 0 gr√Ęce √† deux drops de Puig-Aubert dont un de 45 m√®tres[11]. Le 26 mars 1944, il remporte le bouclier de Brennus avec Perpignan en battant largement 20 √† 5 l'Aviron bayonnais de Jean Dauger[12],[13]. L'arri√®re catalan √©clate aux yeux du grand public et le lendemain, le quotidien sportif l'Auto, titre √† la une : ¬ę On attendait le torero Jean Dauger, on vit le prodige catalan Puig-Aubert ¬Ľ[11].

Passage au rugby à XIII mouvementé

Photo de la porte d'entrée du stade Albert-Domec
Entrée du stade Albert-Domec de Carcassonne.

Le rugby √† XIII, interdit en 1941 par le gouvernement de Vichy, rena√ģt de ses cendres en 1944. Les dirigeants treizistes tentent pour renforcer leurs √©quipes d'enr√īler les meilleurs joueurs de rugby √† XV[14]. Le joueur perpignanais int√©resse de nombreux clubs treizistes comme Carcassonne, Albi, Toulouse et le XIII catalan[15]. Mais, son p√®re, Jean Puig, membre de l'USA Perpignan, est oppos√© √† son d√©part vers le rugby √† XIII. Le 12 novembre 1944, dans la matin√©e, profitant de l'absence du p√®re parti chasser, trois dirigeants de l'AS Carcassonne XIII rendent visite √† son fils et lui proposent 150 000 francs ainsi qu'un travail de repr√©sentant en vins et spiritueux pour signer dans le club de la pr√©fecture audoise[16]. Puig-Aubert, qui vient de rater son baccalaur√©at, et sa m√®re sont s√©duits par cette proposition des dirigeants carcassonnais. Il se rend √† Carcassonne pour jouer l'apr√®s-midi m√™me avec l'√©quipe au stade Albert-Domec. Rentrant de la chasse, Jean Puig, apprend la nouvelle et entre dans une grande col√®re. Il va √† la gendarmerie d√©poser une plainte contre X pour enl√®vement d'enfant[14].

Alors que le coup d'envoi de la rencontre est imminent, les gendarmes font irruption au stade Domec. Paul Barri√®re, dirigeant √† la f√©d√©ration fran√ßaise de rugby √† XIII, invite les forces de l'ordre √† assister √† la partie[14]. De ce fait, l'arri√®re usapiste joue son premier match de rugby √† XIII contre l'AS B√©ziers[Note 2] et √† partir de ce moment-l√†, il est radi√© par la FFR XV et ne peut plus jouer au rugby √† XV[Note 3]. Apprenant que son p√®re a port√© plainte pour enl√®vement, Puig-Aubert t√©l√©phone le soir m√™me √† sa m√®re et le lendemain, Jean Puig, retire sa plainte et envoie le 14 novembre 1944, l'autorisation parentale permettant √† son fils d'obtenir une licence pour jouer √† l'AS Carcassonne XIII[16]. Sept de ses anciens co√©quipiers de l'USA Perpignan partent eux-aussi jouer au rugby √† XIII : Louis Carr√®re et Fr√©d√©ric Trescazes l'accompagnent √† Carcassonne, Marcel Blanc et Michel Trilles vont √† Albi, Joseph Crespo et Lucien Barris √† Roanne et enfin Ambroise Ulma au XIII catalan[17].

Débuts au rugby à XIII

En 1945, Puig-Aubert, bien qu'auteur de deux transformations et d'une p√©nalit√©, perd la finale de la Coupe de France avec son club de Carcassonne contre le XIII catalan, sur le score 27 √† 18. Son √©quipe remporte n√©anmoins le championnat en s'imposant face √† Toulouse 13 √† 12 avec 2 transformations de Puig-Aubert[18]. L'ann√©e suivante, Carcassonne r√©alise son premier doubl√© coupe-championnat. Le club audois remporte de nouveau le championnat contre Toulouse en gagnant la finale 12 √† 0, dont 2 transformations de Puig-Aubert[18]. Le club s'adjuge √©galement la coupe en prenant sa revanche contre le XIII catalan qu'il bat 27 √† 7 en finale. Puig-Aubert est l'auteur de trois transformations, d'une p√©nalit√© et d'un drop[19]. En 1946, outre son premier doubl√© coupe-championnat, Puig-Aubert conna√ģt sa premi√®re s√©lection en √©quipe de France, en affrontant le 23 f√©vrier, l'Angleterre √† Swinton[20]. L'AS Carcassonne XIII d√©croche √† nouveau la coupe de France en 1947 contre le Sporting olympique avignonnais XIII sur le score de 24 √† 5 dont trois transformations de Puig-Aubert et en 1951 face √† Lyon sur le score de 22 √† 10 avec 2 transformations de Puig-Aubert. Le club remporte aussi un deuxi√®me championnat en 1950 face √† Marseille : la finale est gagn√©e par 21 points √† 7 dont trois transformations de Puig-Aubert[21]. Le 1er janvier 1948, il fait partie de la s√©lection des Catalans de France qui affronte la Nouvelle-Z√©lande. Les Kiwis[Note 4] remportent la rencontre 10 √† 7[22]. En 1949, Puig-Aubert remporte pour la premi√®re fois la coupe d'Europe avec l'√©quipe de France, en comptabilisant trois victoires et une d√©faite face √† l'Angleterre et au pays de Galles.

Tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande

maillot porté par les joueurs de l'équipe de France de rugby à XIII en 1951
Maillot de l'équipe de France de rugby à XIII en 1951.

En 1951, sur l'initiative du pr√©sident de la f√©d√©ration fran√ßaise, Paul Barri√®re, l'√©quipe de France, aur√©ol√©e du titre de championne d'Europe acquis en avril, part en tourn√©e pour quatre mois[Note 5] en Australie et en Nouvelle-Z√©lande[23]. Il s'agit alors de la premi√®re √©quipe de rugby repr√©sentant la France √† se d√©placer dans l'h√©misph√®re sud dans une nation du Commonwealth[Note 6]. Puig-Aubert fait partie du groupe de 27 joueurs s√©lectionn√©s pour cette tourn√©e. Avant d'affronter la s√©lection de Sydney au Sydney Cricket Ground, l'√©quipe de France sort victorieuse de trois matchs face √† des s√©lections r√©gionales de Nouvelle-Galles du Sud : Monaro, Newcastle et Province Ouest. Le 2 juin, la France arrache un match nul 19 partout face √† Sydney, pourtant men√©e 19 √† 17, Puig-Aubert r√©ussit une ultime p√©nalit√© du milieu du terrain, apr√®s que la cloche a sonn√©[Note 7],[24]. Le lendemain, la presse australienne encense la performance et le style de jeu de l'√©quipe de France qui leur vaut le surnom de Flying Frenchmen et Puig-Aubert est consid√©r√© comme un joueur exceptionnel[25]. Apr√®s une premi√®re d√©faite face √† Riverina, le premier des trois test matchs contre l'Australie de Clive Churchill a lieu le 10 juin devant 60 000 spectateurs r√©unis au Sydney Cricket Ground. La France l'emporte sur le score de 26 √† 15[26] dont 14 points de Puig-Aubert[27].

Apr√®s la Nouvelle-Galles du Sud, l'√©quipe de France pose ses bagages dans l'√Čtat voisin du Queensland. Le 15 juin, elle affronte la s√©lection du Queensland √† Brisbane. Men√© 20 √† 0 √† la pause, le XIII fran√ßais arrache de nouveau un nul 22 √† 22[28]. Le 29 juin au Gabba Park de Brisbane, se d√©roule le second test entre la France et l'Australie mais cette fois-ci, les Kangourous ont le dernier mot et gagnent ce match houleux 23 √† 11[29]. Puig-Aubert marque 8 points au cours de ce second test-match[30]. Le 4 juillet, encore √† Brisbane mais cette fois contre la s√©lection de la capitale du Queensland, la France est men√©e 16 √† 15 alors que la cloche retentit, les joueurs de Brisbane s'empressent de d√©gager le ballon en touche, mais celui-ci est r√©cup√©r√© par Puig-Aubert, d√©j√† auteur dans ce match d'un essai et de trois buts. Alors qu'il est √† 52 m√®tres des poteaux adverses et √† 14 m√®tres du bord de la touche, Puig-Aubert r√©ussit un drop-goal et permet √† la France de gagner 17 √† 16[Note 8],[31],[32]. Apr√®s une d√©faite face √† Toowoomba, la France quitte le Queensland pour revenir en Nouvelle-Galles du Sud o√Ļ elle remporte un match contre la C√īte Nord au cours duquel Puig-Aubert r√©ussit √† marquer un essai, trois transformations et deux p√©nalit√©s. √Ä la fin de cette partie, Puig-Aubert bat le record des points marqu√©s au cours d'une tourn√©e internationale. Le record pr√©c√©dent appartient au gallois Jim Sullivan, avec 133 points[Note 9], Puig-Aubert en totalise alors 135[33]. Le lendemain, il re√ßoit un t√©l√©gramme de f√©licitation de l'arri√®re gallois[34].

Photo de la tribune Member's Stand du Sydney Cricket Ground
Le Sydney Cricket Ground.

Apr√®s le match contre Sydney et le premier test disput√© contre les Australiens, les Bleus retrouvent le Sydney Cricket Ground pour y d√©fier la Nouvelle-Galles du Sud. Gr√Ęce √† six p√©nalit√©s et un drop r√©ussis par Puig-Aubert, la France m√®ne 14 √† 12 √† cinq minutes de la fin mais les Australiens √©galisent dans les derni√®res secondes par l'interm√©diaire d'une p√©nalit√© de Pidding[35]. Le troisi√®me test d√©cisif entre la France et l'Australie, qui d√©cide du vainqueur de la s√©rie et du r√©cipiendaire du Courtney Goodwill Trophy a lieu le 21 juillet 1951. Cette fin de tourn√©e a laiss√© des traces sur les organismes des joueurs et nombre d'entre eux sont bless√©s, notamment Jean Dop, le demi de m√™l√©e tricolore[35]. N√©anmoins, les Fran√ßais s'imposent largement face aux Australiens par 35 points √† 14, dont 14 points de Puig-Aubert[36] et l'√©quipe de France devient officieusement championne du monde en remportant le Goodwill Trophy[37]. Jusqu'√† ce jour, l'Australie n'avait jamais encaiss√© 35 points. Puig-Aubert, avec 18 coups de pied r√©ussis dans une s√©rie de tests, pulv√©rise l'ancien record de l'Australien Dally Messenger de 11 buts r√©ussis en 1910 face √† la Grande-Bretagne[37], et il totalise 161 points marqu√©s sur toute la tourn√©e en Australie. Apr√®s ce troisi√®me test, Puig-Aubert acquiert une grande popularit√© en Australie : la presse le d√©signe comme le plus grand arri√®re de ces 25 derni√®res ann√©es et affirme qu'il a totalement surclass√© son homologue Clive Churchill[38].

Le 25 juillet, les Fran√ßais d√©barquent en Nouvelle-Z√©lande pour jouer sept matchs dont un contre l'√©quipe nationale, les Kiwis. Les Bleus remportent six matchs mais √©chouent face √† la Nouvelle-Z√©lande √† Auckland sur le score de 16 √† 15[39] dont 6 points de Puig-Aubert[40]. Mais la tourn√©e n'est pas termin√©e pour autant puisque l'Australie d√©sire jouer une quatri√®me rencontre face √† la France. Ce quatri√®me test hors programme, a lieu le 18 ao√Ľt √† Melbourne et pour la troisi√®me fois, la France d√©fait l'Australie 34 √† 17 dont 19 points de Puig-Aubert[41]. Dans le m√™me temps, face aux performances de l'arri√®re fran√ßais, le club de St George lui offre 8 millions d'anciens francs pour rester trois ans en Australie, ainsi qu'une mensualit√© de 100 000 francs, un pavillon et le voyage aller-retour pour sa femme et sa petite fille mais Puig-Aubert refuse[42]. Pour son ultime partie de leur p√©riple australien √† Perth, la France bat largement l'Australie-Occidentale, 70 √† 23, dont 20 points de Puig-Aubert. √Ä cette occasion, il bat le record du nombre total de points lors d'une tourn√©e avec 231 points inscrits sur l'ensemble de la tourn√©e en Australasie[Note 10]. Le bilan de cette tourn√©e pour la France est de 20 victoires, 3 nuls et 4 d√©faites. Puig-Aubert ne manque que deux matchs : le premier, parce qu'il ne respecte pas l'heure d'extinction des feux et se trouve puni √† titre d'exemple, et, le second, √† cause d'une rage de dent n√©cessitant l'extraction d'une de ses molaires √† Auckland[43]. Le retour en France, se fait en bateau et dure un mois avant d'atteindre Marseille o√Ļ les joueurs fran√ßais partis dans l'anonymat sont accueillis par des dizaines de milliers de personnes venues les c√©l√©brer sur le Vieux-Port et la Canebi√®re[44],[45].

Titre de vice-champion du monde

Article d√©taill√© : Coupe du monde de rugby √† XIII 1954.

L'ann√©e 1951 est celle de la cons√©cration pour Puig-Aubert : avec 434 points marqu√©s lors de cette saison[Note 11] il est d√©sign√© par le journal sportif L'√Čquipe comme le sportif fran√ßais de l'ann√©e[46] devant le cycliste Louison Bobet et l'athl√®te Georges Damitio[47]. L'arri√®re catalan reprend les quinze kilos perdus en Australie[Note 12] et continue √† briller en club et en √©quipe de France. Les Bleus prennent leur revanche face aux N√©o-Z√©landais en les battant par deux fois : une premi√®re victoire 8 √† 3 le 23 d√©cembre √† Paris puis une seconde le 30 d√©cembre √† Bordeaux sur le score de 17 √† 7[48]. En 1952, il remporte avec l'AS Carcassonne son second doubl√© coupe-championnat. La m√™me ann√©e, il remporte avec l'√©quipe de France, sa seconde coupe d'Europe des nations, suite √† une victoire sur le pays de Galles √† Bordeaux. Apr√®s un petit d√©tour au Celtic de Paris, Puig-Aubert retourne dans sa r√©gion d'origine et signe en faveur du XIII catalan en 1953[49].

En 1954, la premi√®re √©dition de la coupe du monde a lieu en France et Puig-Aubert est d√©sign√© capitaine du XIII tricolore. La premi√®re rencontre de la comp√©tition se d√©roule le 30 octobre 1954 au stade du Parc des Princes de Paris et oppose la France √† la Nouvelle-Z√©lande. Malgr√© un premier essai des Kiwis marqu√© d√®s la quatri√®me minute de jeu par l'ailier Jim Edwards, la France s'impose finalement sur le score de 22 √† 13 dont cinq buts de Puig-Aubert. Le 7 novembre au Stadium de Toulouse, les Bleus affrontent les Lions britanniques. Devant 37 471 spectateurs payants, ce qui constitue un record d'affluence pour un match de rugby √† XIII sur le sol fran√ßais[50], les deux formations se quittent sur un match nul 13 partout au cours duquel le natif d'Andernach marque deux buts. Pour son dernier match de poule o√Ļ les deux meilleures √©quipes sont qualifi√©es pour la finale, la France affronte l'Australie √† Nantes. Gr√Ęce √† trois essais de Raymond Contrastin, Jacques Merquey et Vincent Cantoni, ainsi qu'√† trois buts de Puig-Aubert, la France se qualifie pour la finale o√Ļ elle est confront√©e √† la Grande-Bretagne. Le samedi 13 novembre au Parc de Princes devant 30 368 spectateurs, l'√©quipe de France s'incline face √† son homologue britannique sur le score de 16 √† 12 malgr√© trois buts du joueur catalan. Avec 26 points marqu√©s, il est le second meilleur r√©alisateur de la comp√©tition, derri√®re le Britannique Jimmy Ledgard, auteur de 29 points[51].

Fin de carrière

En 1955, suite √† une blessure au bras gauche en demi-finale de la coupe de France, le joueur catalan ne peut pas participer √† la seconde tourn√©e de l'√©quipe de France en Australie et en Nouvelle-Z√©lande[52]. Le 10 mai 1956, √† Lyon, face √† l'Angleterre, il dispute son dernier match international et de ce fait ne dispute pas la coupe du monde de 1957 se d√©roulant en Australie. En 1957, Puig-Aubert remporte le championnat avec le XIII catalan. En 1958, malgr√© un poids approchant les 90 kg, Pipette signe son dernier grand match en Coupe Martini face √† Marseille XIII o√Ļ il inscrit treize points dont un essai[53]. En 1959, le petit et bedonnant arri√®re quitte le rugby de haut-niveau pour jouer √† Castelnaudary. Le 1er janvier 1959, il dispute √† Perpignan son jubil√© au milieu de plusieurs vedettes du rugby √† XIII et sa carri√®re de rugbyman s'ach√®ve d√©finitivement en 1960. Apr√®s sa carri√®re de joueur, le jeune retrait√© travaille dans la repr√©sentation commerciale pour la soci√©t√© Paul Ricard tout en menant une carri√®re d'entra√ģneur. Il prend ainsi en charge l'√©quipe junior de Carcassonne d√®s 1961 puis devient s√©lectionneur de l'√©quipe de France de rugby √† XIII en 1969. En 1976, Puig-Aubert se pr√©sente au comit√© directeur de la f√©d√©ration fran√ßaise de rugby √† XIII mais n'est pas √©lu[54]. Il revient par deux fois en Australie o√Ļ, depuis son passage triomphal de 1951, sa photo grandeur nature orne pendant trente ans le grand mur plac√© entre les deux escaliers d'honneur du Hall of fame du stade du Sydney Cricket Ground[55]. La premi√®re fois, en 1976, il s'y rend en tant que s√©lectionneur de l'√©quipe de France. La seconde, en 1982, l'ancien arri√®re fran√ßais anime des soir√©es-d√©bats devant une moyenne de 500 personnes et donne des cours d'une heure par jour monnayant 200 dollars australiens par semaine[56]. Des enseignants australiens lui racontent que certaines dict√©es de coll√©giens reprennent les passages d'articles de ses exploits r√©dig√©s en 1951[56]. Puig-Aubert meurt le 3 juin 1994, √† 69 ans, des suites d'un cancer li√© √† son tabagisme.

La Légende Pipette

Ayant une forte addiction au tabac, Puig-Aubert est surnomm√© Pipette car il roule de minuscules m√©gots baptis√©s pipettes[10]. Outre ses performances sportives, sa notori√©t√© et son personnage se sont fa√ßonn√©s aussi autour de son hygi√®ne de vie, pour donner une v√©ritable image d'√Čpinal. En effet, il refuse toute discipline alimentaire, tout entra√ģnement s√©rieux et fume beaucoup[57]. Son poids passe aux alentours de 60 kg en d√©but de carri√®re √† pr√®s de 90 kg en 1958. Il refuse sans doute de signer pour un club australien car il savait que tous ces plaisirs de la vie allaient lui √™tre strictement interdits[58]. Lors de la tourn√©e de 1951, les journalistes australiens ont √©t√© surpris par ses exc√®s, le Sydney Morning Herald titre : ¬ę La merveille des merveilles √©tait pr√©cis√©ment l'arri√®re Puig-Aubert. Or il fume comme un feu de brousse, boit de tout, et a horreur de l'entra√ģnement. ¬Ľ[59]

¬ę Tout est original chez ce gar√ßon tout rond, auquel un examinateur ignorant de son pass√© et de ses r√©elles possibilit√©s ne d√©livrerait pas le permis d'acc√®s aux vestiaires. Il est vrai qu'√† peine la trentaine, il prom√®ne √† la ville et dans les stades une brioche de quinquag√©naire d√©bonnaire. L'amusant est que cette silhouette, que l'on dirait √©chapp√©e d'un carton de Carrizey, pla√ģt au public. Mais oui ! Malheur au critique qui oserait traiter au s√©rieux et d√©noncer le tour de taille de Puig. Le ventre - ou l'estomac - de ce joueur hilare, c'est son chapeau de prestidigitateur. ¬Ľ

‚ÄĒ Fernand Albaret, Pratviel (2004), p.17

Puig-Aubert est connu aussi pour √™tre un buteur d'une grande pr√©cision, qualit√© qu'il travaille durement en tentant de 150 √† 200 coups de pied √† chaque entra√ģnement sp√©cifique[60]. Au cours des s√©ances d'entra√ģnement, il s'amuse souvent √† tirer du point de corner avec un taux de r√©ussite important[60]. Pierre Albaladejo, international fran√ßais de rugby √† XV et grand botteur, affirme que du point de corner, Puig-Aubert peut exp√©dier trois ballons sur cinq entre les poteaux, alors que les autres buteurs en r√©ussissent un sur six ou sept[61].

Sa qualit√© de buteur va de pair avec son souci du d√©tail. Il donne beaucoup d'importance √† la position du ballon lors de son coup de pied. Il positionne le ballon droit pour un tir facile afin que celui-ci monte vite. En revanche, pour les tirs lointains, il pose la pointe du ballon vers le buteur afin d'obtenir une ascension douce et progressive. Sa prise d'√©lan est elle-aussi bien calcul√©e : deux pas pour le tir de pr√®s, quatre pour les lointains et trois lorsqu'il prend une prise de risque. Il pr√©f√®re jouer avec un ballon un peu rond et bien gonfl√©. Il accorde aussi une attention particuli√®re √† ses chaussures et √† son confort. Il porte des chaussures dures, carr√©es au bout et l√©g√®rement enfonc√©es √† la pointe, qu'il commande aupr√®s d'un cordonnier de Carcassonne au rythme de deux paires par an[60]. √Ä la fin de sa carri√®re dans une interview donn√©e √† un journaliste, il d√©clare : ¬ę Je suis de toute fa√ßon persuad√© que l'efficacit√© du buteur s'obtient essentiellement gr√Ęce √† la d√©tente, bien plus qu'avec la puissance. Moi, j'√©tais tout aussi performant avec 68 kg sur la bascule qu'avec 80 ou 85 kg. J'ai longtemps pratiqu√© l'athl√©tisme et ma d√©tente y fut un atout de premier ordre ¬Ľ.

Dou√© avec ses pieds, il l‚Äôest aussi avec ses mains et dans le jeu. Dot√© d‚Äôune morphologie particuli√®re[Note 13], l‚Äôarri√®re fran√ßais peut effacer par ses crochets ou acc√©l√©rations, les d√©fenseurs qui se pr√©sentent sur une moiti√© de terrain[62]. Son adresse acquise d√®s le plus jeune √Ęge quand il s‚Äôamusait √† rattraper au vol les boites de conserve du magasin d‚Äôalimentation maternel[63], lui permet de r√©ceptionner les balles hautes qui tentent de le lober[62]. Dans le jeu de passe, Pipette est capable d‚Äôadresser pr√©cis√©ment une longue passe √† un joueur lanc√© en pleine course[64]. √Ä ce jeu complet, Puig-Aubert ajoute une touche de panache, de provocation et de facilit√© qui font de lui une coqueluche du public[62].

De nombreuses expressions dans le Midi de la France font r√©f√©rence √† Pipette[65] :

  • ¬ę Vas-y Pipette ! ¬Ľ, expression √©quivalente pour le rugby de ¬ę vas-y Bobet ¬Ľ ou ¬ę vas-y Poulidor ¬Ľ et qui s'adresse au buteur anonyme ;
  • ¬ę H√©, maladroit, ach√®te les gants de Pipette ! ¬Ľ, expression qui vise une personne gauche ;
  • ¬ę H√©, Pipette, vise le bouchon ! ¬Ľ, aux joueurs de p√©tanque qui tirent une boule ;
  • ¬ę Tu es le Pipette de la finance ! ¬Ľ, √† celui qui refuse une transaction juteuse par prudence ;
  • ¬ę Tu as le panache de Pipette ! ¬Ľ, √† ceux qui sont capables d'un acte fort.

Postérité

En 1988, il devient le premier joueur de rugby √† XIII √† √™tre fait chevalier de la l√©gion d'honneur et est introduit au temple de la renomm√©e du rugby √† XIII[66]. Deux stades portent son nom, celui de Pennautier depuis mai 1993 et celui d'Arles-sur-Tech depuis avril 1998[66]. Le complexe sportif de Carcassonne o√Ļ se trouve le stade Albert-Domec porte √©galement son nom[66]. En 2000, √† l'occasion de son intronisation dans les gloires du sport fran√ßais, une st√®le avec son nom est appos√©e au stade Pierre-de-Coubertin √† Paris[66]. La m√™me ann√©e, aux abords du stade Albert-Domec de Carcassonne, une statue en bronze de 300 kg pour 170 centim√®tres de haut est inaugur√©e en son honneur. Cet hommage est √† l'instigation de l'amicale des anciens de l'AS Carcassonne, qui rassemblent 28 000 euros de dons pour sa r√©alisation[67],[68]. Sur la plaque fix√©e en dessous de la statue, on peut lire :

Symbole du Rugby à XIII.

Champion du monde 1951-1952.

Champion des champions.

En 2004, Bernard Pratviel, journaliste √† La D√©p√™che du Midi lui consacre le livre Immortel Pipette[69]. Puig-Aubert donne son nom √† la promotion 2005-2008 du Lyc√©e Fran√ßois-Arago de Perpignan o√Ļ il fut √©l√®ve[70]. Enfin, le 24 janvier 2010, pour la c√©l√©bration des 70 ans de l'AS Carcassonne XIII, il est nomm√© par les supporters dans l'√©quipe de l√©gende du club[71].

Palmarès

En club

Rugby à XV

Rugby à XIII

En équipe nationale

Puig-Aubert participe √† une coupe du monde, celle de 1954 qui a lieu en France, o√Ļ il atteint la finale en tant que capitaine. Il remporte √©galement trois coupe d'Europe des nations. Lors de la tourn√©e dans l'h√©misph√®re sud, il s'octroie le Goodwill Trophy et la coupe Tattersall en gagnant la s√©rie de trois test-matchs face aux Australiens.

Coupe du monde

Détails du parcours de Puig-Aubert en Coupe du monde.
√Čdition Rang R√©sultats France R√©sultats Puig-Aubert Matchs Puig-Aubert
France 1954 Vice champion du monde 2 v 1 n 1 d 2 v 1 n 1 d 4/4

L√©gende : v = victoire ; n = match nul ; d = d√©faite.

Coupe d'Europe des nations

Détails du parcours de Puig-Aubert en Coupe d'Europe des nations.
√Čdition Rang R√©sultats France R√©sultats Puig-Aubert Matchs Puig-Aubert
1945-1946 2 1 v 0 n 1 d 1 v 0 n 1 d 2/2
1946-1947 3 1 v 0 n 3 d 1 v 0 n 3 d 4/4
1947-1948 2 2 v n 2 d 1 v 0 n 1 d 2/4
1948-1949 1 3 v 0 n 1 d 3 v 0 n 0 d 3/4
1947-1948 2 2 v n 2 d 1 v 0 n 1 d 2/4
1948-1949 1 3 v 0 n 1 d 3 v 0 n 0 d 3/4
1949-1950 4 1 v 0 n 2 d 1 v 0 n 2 d 3/3
1950-1951 1 2 v n 1 d 2 v 0 n 1 d 3/3
1951-1952 1 2 v n 1 d 2 v 0 n 1 d 3/3
1952-1953 4 0 v 0 n 3 d 0 v 0 n 3 d 3/3
1953-1954 3 1 v 0 n 2 d 0 v 0 n 2 d 2/3
1955-1956 2 1 v 0 n 1 d 1 v 0 n 0 d 1/2

L√©gende : v = victoire ; n = match nul ; d = d√©faite.

Tournée en Australie et Nouvelle-Zélande

Détails du parcours de Puig-Aubert lors de la tournée en Australie et Nouvelle-Zélande.
√Čdition Adversaire R√©sultats France R√©sultats Puig-Aubert Matchs Puig-Aubert
1951 Australie 2 v 0 n 1 d 2 v n 1 d 3/3
1951 Nouvelle-Zélande 0 v 0 n 1 d 0 v 0 n 1 d 1/1

L√©gende : v = victoire ; n = match nul ; d = d√©faite.

Statistiques

Puig-Aubert est sélectionné 46 fois en équipe de France, ce qui le place en seconde position des joueurs les plus capés derrière Gilbert Benausse et ses 49 sélections, à égalité avec Claude Mantoulan[72]. Il est le meilleur réalisateur de l'histoire du XIII de France avec 361 points inscrits[73].

Notes et références

Notes

  1. ‚ÜĎ Le nom de Puig-Aubert est utilis√© par les journaux, sans doute pour le diff√©rencier d'autres sportifs homonymes.
  2. ‚ÜĎ De 1946 √† 1950, l'AS B√©ziers, en conflit majeur avec la f√©d√©ration fran√ßaise de rugby √† XV, passe dans le camp treiziste.
  3. ‚ÜĎ √Ä cette √©poque, la r√®gle √©dict√©e par la FFR est que tout joueur de rugby √† XV ayant jou√© au moins un match de rugby √† XIII, est radi√© de la f√©d√©ration.
  4. ‚ÜĎ C'est le surnom de l'√Čquipe de Nouvelle-Z√©lande de rugby √† XIII.
  5. ‚ÜĎ Le d√©part de Marignane a lieu le 14 mai et le retour √† Marseille le 18 septembre.
  6. ‚ÜĎ La premi√®re tourn√©e de l'√©quipe de France de rugby √† XV dans l'h√©misph√®re sud a lieu en Afrique du Sud sept ans plus tard, en 1958.
  7. ‚ÜĎ En Australie, ce n'est pas l'arbitre qui chronom√®tre la partie, mais un juge sp√©cial qui fait retentir une cloche pour signaler que le temps est √©coul√©. Lorsque ce signal est donn√©, l'arbitre doit siffler la fin du match d√®s que le premier arr√™t de jeu intervient.
  8. ‚ÜĎ Un drop vaut deux points en 1951.
  9. ‚ÜĎ Jim Sullivan √©tablit ce record lors de la tourn√©e de l'√©quipe de Grande-Bretagne en h√©misph√®re sud de 1932.
  10. ‚ÜĎ Le total est de 231 points si l'on comptabilise les 19 points marqu√©s contre l'Australie √† Melbourne lors du quatri√®me test match hors programme.
  11. ‚ÜĎ Les 434 points se r√©partissent comme suit : 173 points en championnat et en coupe avec l'AS Carcassonne, 30 points dans les rencontres internationales jou√©es en Europe et 231 points lors de la tourn√©e en Australie et en Nouvelle-Z√©lande.
  12. ‚ÜĎ Il p√®se 81 kg en arrivant en Australie.
  13. ‚ÜĎ Il a les pieds carr√©s, des jambes v√©loces et de longs bras.

Références

  1. ‚ÜĎ Aubert Puig, encyclopedie-larousse.fr, consult√© le 10 f√©vrier 2010.
  2. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 33.
  3. ‚ÜĎ a et b Pratviel (2004), p 34.
  4. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 41.
  5. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 42.
  6. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 48.
  7. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 143.
  8. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 37.
  9. ‚ÜĎ Robert Puig-Aubert, usapmania.free.fr, consult√© le 10 f√©vrier 2010.
  10. ‚ÜĎ a et b Pratviel (2004), p 39.
  11. ‚ÜĎ a et b Pratviel (2004), p 40.
  12. ‚ÜĎ Finales du championnat, spiritrugby.com, consult√© le 10 f√©vrier.
  13. ‚ÜĎ Fiche de Puig-Aubert, finalesrugby.com, consult√© le 10 f√©vrier 2010.
  14. ‚ÜĎ a, b et c Schaller & Labrunie (2006), p 458.
  15. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 43.
  16. ‚ÜĎ a et b Pratviel (2004), p 44.
  17. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 49.
  18. ‚ÜĎ a et b Passamar (1984), p 24.
  19. ‚ÜĎ Passamar (1984), p 38.
  20. ‚ÜĎ a et b Passamar (1984), p 57.
  21. ‚ÜĎ Passamar (1984), p 25.
  22. ‚ÜĎ Passamar (1984), p 54.
  23. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 59.
  24. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 67.
  25. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 69.
  26. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 92.
  27. ‚ÜĎ (en) Australia vs France 1951 Series, rugbyleagueproject.org, consult√© le 18 f√©vrier 2010.
  28. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 101.
  29. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 108.
  30. ‚ÜĎ (en) Australia vs France 1951 Series, rugbyleagueproject.org, consult√© le 18 f√©vrier.
  31. ‚ÜĎ (en) The Sydney Morning Herald du 4 juillet 1951, news.google.com, consult√© le 25 avril 2010.
  32. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 111.
  33. ‚ÜĎ (en) The Sydney Morning Herald du 12 juillet 1951, news.google.com, consult√© le 25 avril 2010.
  34. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 115.
  35. ‚ÜĎ a et b Garcia (1960), p 117.
  36. ‚ÜĎ (en) Australia vs France 1951 Series, rugbyleagueproject.org, consult√© le 18 f√©vrier 2010.
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  38. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 127.
  39. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 132.
  40. ‚ÜĎ (en) New Zealand vs France 1951, rugbyleagueproject.org, consult√© le 18 f√©vrier 2010.
  41. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 135.
  42. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 134.
  43. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 64.
  44. ‚ÜĎ Un peu d'histoire, rugby-association-marseille.com, consult√© le 13 f√©vrier 2010.
  45. ‚ÜĎ Demelin (1996), p 96.
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  47. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 92.
  48. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 75.
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  51. ‚ÜĎ World Cup 1954 - Squads, rugbyleagueproject.org, consult√© le 25 avril 2010.
  52. ‚ÜĎ Garcia (1960), p 149.
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  54. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 103.
  55. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 16.
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  57. ‚ÜĎ Passamar (1984), p 131.
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  60. ‚ÜĎ a, b et c Pratviel (2004), p 97.
  61. ‚ÜĎ Le buteur, rugby-nomades.qc.ca, consult√© le 10 f√©vrier 2010.
  62. ‚ÜĎ a, b et c Pratviel (2004), p 14.
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  65. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 94.
  66. ‚ÜĎ a, b, c et d Pratviel (2004), p 124.
  67. ‚ÜĎ Puig Aubert: le monument historique, ladepeche.fr, consult√© le 28 janvier 2010.
  68. ‚ÜĎ Pratviel (2004), p 126.
  69. ‚ÜĎ PRATVIEL Bernard, crl.midipyrenees.fr, consult√© le 28 janvier 2010
  70. ‚ÜĎ Amicale des anciens d'Arago, anciensdarago.com, consult√© le 28 janvier 2010.
  71. ‚ÜĎ 800 personnes pour les 70 ans de l'ASC XIII, ladepeche.fr, consult√© le 28 janvier 2010.
  72. ‚ÜĎ Passamar (1984), p 78.
  73. ‚ÜĎ Quelques noms (Archive, Wikiwix, que faire ?), quid.fr, consult√© le 10 f√©vrier 2010.

Annexes

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Bibliographie

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