Ptolemee

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Ptolemee

Ptolémée

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Ptolémée
Ptolémée d'aprÚs une gravure allemande du XVIe siÚcle
Ptolémée d'aprÚs une gravure allemande du XVIe siÚcle
Naissance Vers 90
Haute-Égypte (Province romaine de l’Égypte)
DĂ©cĂšs 168
Canope (Province romaine de l’Égypte)
Champ(s) Astronomie, mathématiques, géographie, astrologie
CĂ©lĂšbre pour Almageste

Claudius Ptolemaeus (en grec : ΚλαύΎÎčÎżÏ‚ Î Ï„ÎżÎ»Î”ÎŒÎ±áż–ÎżÏ‚), communĂ©ment appelĂ© PtolĂ©mĂ©e (PtolĂ©maĂŻs de ThĂ©baĂŻde (Haute-Égypte) vers 90 - Canope vers 168) Ă©tait un astronome et astrologue grec qui vĂ©cut Ă  Alexandrie (Égypte). Il est Ă©galement l’un des prĂ©curseurs de la gĂ©ographie. Sa vie est mal connue. Son cognomen (surnom) PtolĂ©mĂ©e semble indiquer des origines grĂ©co-Ă©gyptiennes, et son nomen (nom) Claudius une citoyennetĂ© romaine. Son praenomen (prĂ©nom) est inconnu.

PtolĂ©mĂ©e fut l’auteur de plusieurs traitĂ©s scientifiques, dont deux ont exercĂ© par la suite une trĂšs grande influence sur les sciences islamique et europĂ©enne. L’un est le traitĂ© d’astronomie, qui est aujourd’hui connu sous le nom d’Almageste (arabisation de ጩ ÎœÎ”ÎłÎŹÎ»Î· ÎŁÏÎœÏ„Î±ÎŸÎčς, La Grande Composition puis Ὴ ÎŒÎ”ÎłÎŻÏƒÏ„Î·, La TrĂšs Grande, al-Mijisti, mais dont le titre original en grec Ă©tait ΜαΞηΌατÎčÎșÎź σύΜταΟÎčς, Composition mathĂ©matique). L’autre est la GĂ©ographie, qui est une discussion approfondie sur les connaissances gĂ©ographiques du monde grĂ©co-romain.

L’Ɠuvre de PtolĂ©mĂ©e est un sommet et l’aboutissement d’une longue Ă©volution. Avec l’Ɠuvre d’Aristote, c’est essentiellement Ă  travers elle, transmise Ă  la fois par les Arabes et les Byzantins, que l’Occident redĂ©couvrira la science grecque au Moyen Age[N 1] et Ă  la Renaissance[1], laissant leurs prĂ©dĂ©cesseurs dans l’obscuritĂ©[2]. Pourtant PtolĂ©mĂ©e ne manque pas de faire abondamment rĂ©fĂ©rence Ă  ceux-ci[N 2] dans ses Ă©crits.

Sommaire

Astronomie

Article dĂ©taillĂ© : Almageste.
SystÚme de Ptolémée

L’Almageste est le seul ouvrage complet sur l’astronomie de l’antiquitĂ© qui nous soit parvenu. Les astronomes babyloniens avaient mis au point des techniques de calcul pour la prĂ©vision de phĂ©nomĂšnes astronomiques. Surtout, ils avaient consignĂ© soigneusement, pendant des siĂšcles, de prĂ©cieuses observations (positions des astres, Ă©clipses
)[N 3] Les astronomes grecs, tels qu’Eudoxe de Cnide et surtout Hipparque, avaient intĂ©grĂ© ces observations et les leurs dans des modĂšles gĂ©omĂ©triques (thĂ©orie des Ă©picycles) pour calculer les mouvements de certains corps cĂ©lestes. Dans son traitĂ©, PtolĂ©mĂ©e reprend ces diffĂ©rents modĂšles astronomiques et les perfectionne[3], notamment en ajoutant la notion d’équant[4]. Ses observations, jointes aux donnĂ©es antĂ©rieures dont il disposait, couvrent ainsi une pĂ©riode de prĂšs de neuf siĂšcles. Ses « tables Â» de donnĂ©es, indispensables pour dĂ©terminer la position des astres, ont en effet comme point de dĂ©part le premier jour du calendrier Ă©gyptien de la premiĂšre annĂ©e du rĂšgne de Nabonassar, c’est-Ă -dire le 26 fĂ©vrier 747 av. J. C.[5]. PtolĂ©mĂ©e consacre donc le modĂšle gĂ©ocentrique d’Hipparque, qui lui fut souvent attribuĂ©[N 4] et qui fut acceptĂ© pendant plus de mille trois cents ans, quoique de maniĂšre discontinue. En Europe occidentale, en effet, il sombra dans l’oubli au dĂ©but du Moyen Age, avant d’ĂȘtre redĂ©couvert Ă  la fin de cette pĂ©riode. Cet hĂ©ritage fut cependant prĂ©servĂ© dans le monde arabe et, avec des hauts et des bas, dans l’Empire romain d’Orient et plus spĂ©cifiquement Ă  Byzance[6]. Sa mĂ©thode et son modĂšle de calcul ont d’ailleurs Ă©tĂ© adoptĂ©s avec quelques modifications dans le monde arabophone et en Inde car ils Ă©taient d’une prĂ©cision suffisante pour satisfaire les besoins des astronomes, des astrologues, des dĂ©tenteurs de calendriers et des navigateurs.

PtolĂ©mĂ©e rĂ©alisa aussi une sorte de manuel essentiellement pratique, appelĂ© « Les tables faciles Â» ou parfois « Les tables manuelles Â» (ΠρόχΔÎčÏÎżÎč ÎșαΜόΜΔς), dĂ©rivĂ© de l’Almageste[N 5] et destinĂ© Ă  rĂ©aliser des calculs de position des astres et d’éclipses.

Contrairement Ă  une idĂ©e reçue, PtolĂ©mĂ©e ne reprit pas Ă  son compte l’idĂ©e d’Aristote selon laquelle les astres Ă©taient placĂ©s sur des sphĂšres de cristal[7]. Il dit mĂȘme expressĂ©ment que « les astres nagent dans un fluide parfait qui n’oppose aucune rĂ©sistance Ă  leurs mouvements[8]". On ignore si cette vision, proche de la notion de vide, Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sente chez Hipparque ou si elle doit ĂȘtre mise au crĂ©dit de PtolĂ©mĂ©e. Pour celui-ci, dĂ©fĂ©rents et Ă©picycles sont donc immatĂ©riels. Nicolas Halma considĂšre en outre que son choix du systĂšme des Ă©picycles plutĂŽt que de celui des excentriques rĂ©sulte davantage d’une volontĂ© de rendre les calculs plus commodes, que d’une foi dans la rĂ©alitĂ© matĂ©rielle du systĂšme[N 6].

Durant les treize siĂšcles qui suivirent, l’astronomie ne progressa plus guĂšre. L’Almageste et les tables faciles ne reçurent que des corrections mineures, bien qu’elles aient fait l’objet, Ă  la fin de l’AntiquitĂ©, de nombreuses publications de la part des « commentateurs"[9], dont le plus connu est ThĂ©on d’Alexandrie. Ce furent donc les tables et les textes de PtolĂ©mĂ©e qui furent utilisĂ©s directement ou indirectement comme rĂ©fĂ©rences[10] jusqu’à ce que les progrĂšs des instruments d’observation et la thĂ©orie Ă©laborĂ©e par Nicolas Copernic et perfectionnĂ©e par Johannes Kepler n’entraĂźnent son abandon. Mais ce fut Ă  grand peine : le systĂšme hĂ©liocentrique de Copernic (1543), appuyĂ© par GalilĂ©e fut rejetĂ© par l’Église catholique et ce dernier fut condamnĂ© Ă  abjurer en 1633.

L’Almageste contient Ă©galement un catalogue de 1022 Ă©toiles et une liste de quarante-huit constellations. Bien que ne couvrant pas toute la sphĂšre cĂ©leste, ce systĂšme fut la rĂ©fĂ©rence pendant de nombreux siĂšcles. PtolĂ©mĂ©e a aussi dĂ©crit l’astrolabe, inventĂ© probablement par Hipparque.

GĂ©ographie

Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie (PtolĂ©mĂ©e).
La carte du monde de PtolĂ©mĂ©e, reconstituĂ©e au XVe siĂšcle Ă  partir de sa GĂ©ographie, indique les pays de Serica, Sinae (Chine) Ă  l’extrĂȘme droite, au-delĂ  de l’üle de Taprobane (Sri Lanka, trop grande) et l’Aurea Chersonesus (Asie du Sud-Est)

Sa GĂ©ographie est une autre Ɠuvre majeure. Il s’agit d’une compilation des connaissances de la gĂ©ographie du monde Ă  l’époque de l’empire romain sous le rĂšgne d’Hadrien (125). PtolĂ©mĂ©e s’est essentiellement appuyĂ© sur les travaux d’un autre gĂ©ographe, Marinus de Tyr[N 7], et sur les index gĂ©ographiques des empires romain et perse, mais la plupart de ses sources au-delĂ  du pĂ©rimĂštre de l’empire Ă©taient d’origines douteuses.

La premiĂšre partie de la GĂ©ographie est une discussion sur les donnĂ©es et les mĂ©thodes qu’il a utilisĂ©es. Comme pour le modĂšle du systĂšme solaire dans l’Almageste, PtolĂ©mĂ©e unifia dans un grand ensemble toutes les informations dont il disposait. Il attribua des coordonnĂ©es Ă  tous les lieux et particularitĂ©s gĂ©ographiques qu’il connaissait, dans une grille qui couvrait le globe. La latitude Ă©tait mesurĂ©e Ă  partir de l’équateur, comme aujourd’hui, mais PtolĂ©mĂ©e prĂ©fĂ©rait l’exprimer selon la durĂ©e du jour le plus long plutĂŽt qu’en degrĂ©s (la durĂ©e du solstice d’étĂ© passe de 12 h Ă  24 h au fur et Ă  mesure qu’on s’éloigne de l’équateur vers le cercle polaire). Il fixa le mĂ©ridien de longitude 0 au point le plus Ă  l’ouest qu’il connaissait, les Ăźles « Fortunata Â» (ou Ăźles des Bienheureux), qui correspondent sans doute aux Ăźles du Cap Vert, et non aux Canaries, comme on l’a souvent affirmĂ©[N 8].

PtolĂ©mĂ©e imaginait aussi et fournissait des mĂ©thodes pour dessiner des cartes, Ă  la fois de tout le monde habitĂ© (Ă©coumĂšne) et des provinces romaines. Dans la deuxiĂšme partie de la GĂ©ographie, il fournissait les listes topographiques nĂ©cessaires, et des lĂ©gendes aux cartes. Son Ă©coumĂšne couvrait 180 degrĂ©s de longitude des "Ăźles des Bienheureux" (dans l’ocĂ©an Atlantique) jusqu’à la Chine, et environ 80 degrĂ©s de latitude de l’Arctique aux Indes et loin en Afrique. PtolĂ©mĂ©e Ă©tait bien conscient que ses connaissances ne couvraient qu’un quart du globe.

Reproduction d’une carte de PtolĂ©mĂ©e imprimĂ©e au XVe siĂšcle

Malheureusement, les plus vieilles cartes des manuscrits de la Géographie de Ptolémée ne datent que de 1300 environ, aprÚs la redécouverte du texte par le Byzantin Maximus Planudes.

Des cartes fondĂ©es sur des critĂšres scientifiques ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es depuis l’époque d'ÉratosthĂšne, mais PtolĂ©mĂ©e amĂ©liora les techniques de projection cartographique. Une carte du monde dĂ©veloppĂ©e sur la base de sa GĂ©ographie fut exposĂ©e Ă  Autun en France Ă  la fin de l’époque romaine. À partir du XVe siĂšcle, les premiĂšres reproductions sur papier imprimĂ© firent leur apparition. Le premier exemplaire de la GĂ©ographie de PtolĂ©mĂ©e fut Ă©ditĂ© avec les cartes Ă  Bologne en 1477, rapidement suivi par une Ă©dition romaine de 1478.

Cet ouvrage fut jusqu’au XVIe siĂšcle le guide de tous les voyageurs qui, Ă  chaque dĂ©couverte, croyaient reconnaĂźtre quelque contrĂ©e dĂ©jĂ  indiquĂ©e par celui-ci. PtolĂ©mĂ©e estimait la circonfĂ©rence de la terre, Ă  laquelle il donnait une forme sphĂ©rique, Ă  180 000 stades (environ 33 345 km). Pour la partie habitable, il assignait une longitude de 72 000 stades et une latitude de 40 000 stades[11].

Astrologie

Article dĂ©taillĂ© : Tetrabiblos.

Le traitĂ© de PtolĂ©mĂ©e sur l’astrologie, le Tetrabiblos (tetra signifie en grec « quatre Â» et biblos « livre Â»), Ă©tait l’ouvrage astrologique le plus cĂ©lĂšbre de l’antiquitĂ© mais qui n’atteignait pas le statut de l’Almageste. Il exerça une grande influence dans l’étude des corps cĂ©lestes dans la sphĂšre sublunaire. Ainsi, il fournissait des explications des effets astrologiques des planĂštes, en fonction de leurs effets chauffant, rafraĂźchissant, mouillant, et sĂ©chant. Celui-ci traite en particulier de l’astrologie horoscopique en quatre livres qui consiste en une interprĂ©tation thĂ©matique Ă  l’aide de l’érection d’une carte basĂ©e sur un tableau dĂ©terminant l’emplacement des sept planĂštes (Soleil compris) connues de l’époque Ă  un moment donnĂ©.

PtolĂ©mĂ©e estimait que l’astrologie est comme la mĂ©decine qui est hypothĂ©tique en raison de nombreux facteurs variables Ă  prendre en compte. Ces facteurs Ă©taient pour lui principalement, la race, le pays et l’éducation qui devaient affecter une personne au mĂȘme titre que la position des planĂštes dans le ciel au moment de la naissance.

A la diffĂ©rence de Vettius Valens, il semble aujourd’hui que PtolĂ©mĂ©e, surtout connu pour son traitĂ© sur l’astronomie, Ă©tait un compilateur (un thĂ©oricien) en astrologie[12].

DĂ©tail de L’École d’AthĂšnes de RaphaĂ«l, montrant Zoroastre et PtolĂ©mĂ©e.

Musique

PtolĂ©mĂ©e a Ă©galement Ă©crit les Harmoniques, un traitĂ© de musicologie de rĂ©fĂ©rence sur la thĂ©orie et les principes mathĂ©matiques de la musique[13]. AprĂšs une critique des approches de ses prĂ©dĂ©cesseurs, PtolĂ©mĂ©e y plaide pour baser des intervalles musicaux sur des proportions mathĂ©matiques (contrairement aux partisans d’AristoxĂšne) soutenus par observation empirique (contrairement Ă  l’approche purement thĂ©orique de l’École pythagoricienne). Il a prĂ©sentĂ© ses propres divisions du tĂ©tracorde et de l’octave, qu’il a dĂ©rivĂ©s avec l’aide d’un monocorde. L’intĂ©rĂȘt de PtolĂ©mĂ©e pour l’astronomie apparaĂźt Ă©galement dans une discussion sur la musique des sphĂšres.

Les Harmoniques contribua trĂšs largement au dĂ©veloppement de la thĂ©orie musicale au XVIe siĂšcle.

Mathématiques

Article dĂ©taillĂ© : ThĂ©orĂšme de PtolĂ©mĂ©e.

Ptolémée a découvert un théorÚme qui dit que dans un quadrilatÚre convexe inscrit dans un cercle, le produit des diagonales est égal à la somme des produits des cÎtés opposés[14].

Dans sa Composition mathématique (Almageste), Ptolémée veut suivre la méthode rigoureuse de la géométrie et procéder par la démonstration introduite par les mathématiciens de la GrÚce antique.

Autres travaux

  • Dans l’Optique, PtolĂ©mĂ©e traite des propriĂ©tĂ©s de la lumiĂšre notamment, la rĂ©flexion, la rĂ©fraction et la couleur. Ce travail est une partie importante de l’histoire de l’optique.

Notes et références

Notes

  1. ↑ Essentiellement au XIIe siĂšcle, avec GĂ©rard de CrĂ©mone pour les sources arabes.
  2. ↑ En particulier Ă  Hipparque. Voir par exemple Almageste, IV, 2, oĂč il souligne la qualitĂ© de ses observations de l’anomalie lunaire. Mais GĂ©rard de CrĂ©mone dans sa traduction de l’Almageste ne reconnaĂźt pas Hipparque sous son appellation arabe Abrachir.
  3. ↑ De nombreuses tablettes en cunĂ©iformes avec ce type de contenu nous sont parvenues. Les plus anciennes dont nous disposons sont du VIIe siĂšcle av. J.-C.
  4. ↑ On parle souvent du « systĂšme de PtolĂ©mĂ©e Â». Ce n’est pas faux, si l’on entend par lĂ  « le systĂšme utilisĂ© par PtolĂ©mĂ©e Â», mais l’expression donne Ă  croire qu’il en est l’initiateur, ce qui est inexact. PtolĂ©mĂ©e lui-mĂȘme, dans l’Almageste, parle des Ă©picycles d’Hipparque dans plusieurs passages relevĂ©s dans la prĂ©face de N. Halma.
  5. ↑ Certaines tables y sont cependant plus prĂ©cises que dans l’Almageste, allant parfois jusqu’à la sixte d’angle (la tierce vaut 1/60 de seconde, la quarte 1/60 de tierce etc.). Ceci montre que PtolĂ©mĂ©e, mĂȘme aprĂšs la publication de l’Almageste, n’a cessĂ© d’affiner son travail. Les « Tables faciles Â» figurent Ă©galement dans l’édition Halma, oĂč elles sont considĂ©rĂ©es comme une sorte d’appendice Ă  l’Almageste. Mais elles sont clairement postĂ©rieures.
  6. ↑ Voir sur ce point l’analyse trĂšs pointue de Halma, prĂ©face : "(PtolĂ©mĂ©e) ne regardoit pas, lui-mĂȘme, les siennes (ses hypothĂšses), comme rĂ©elles, mais seulement comme des moyens d’expliquer l’ordre cĂ©leste qu’il avoit paru impossible Ă  Hipparque d’expliquer autrement que par cette complication de cercles. Nous pensons, dit-il dans son liv. III, qu’il convient de dĂ©montrer les phĂ©nomĂšnes par les hypothĂšses les plus simples, pourvu que ce qu’elles supposent ne paroisse contredit en rien d’important par les observations (
) Elle se trouve confirmĂ©e par la maniĂšre dont PtolĂ©mĂ©e Ă©nonce ces hypothĂšses et les dĂ©ductions qu’il en tire. Il se sert presque toujours du futur ጔσαÎč sera, ou du conditionnel au lieu du temps prĂ©sent, comme dans le ch. 4 du liv. IV, oĂč il dit que les similitudes non seulement des rapports, mais encore des temps de l’un et de l’autre mouvement seroient ainsi sauvĂ©es (ÎŽÎčÎ±ÏƒÏŽÎ¶ÎżÎčÎœÏ„Îż ጄΜ). Le choix arbitraire qu’il propose dans son liv. III, de l’excentrique ou de l’épicycle pour expliquer le mouvement du soleil, montre bien qu’il ne regardoit pas l’un comme plus rĂ©el que l’autre. Il a choisi dans les moyens que la gĂ©omĂ©trie lui fournissoit, ceux qu’il jugeoit les plus propres Ă  reprĂ©senter les effets dont il vouloit rendre compte, « La gĂ©omĂ©trie n’est qu’un instrument dans les mains de l’astronome Â», dit Bailly, cet instrument ne crĂ©e rien, mais en se prĂȘtant Ă  l’usage qu’on en fait sur de bonnes observations, il donne des rĂ©sultats justes."
  7. ↑ Marinus intĂšgre lui-mĂȘme les apports d’EratosthĂšne et d’Hipparque. Voir Histoire de la gĂ©ographie.
  8. ↑ Voir Ă  ce sujet [1]. Cette interprĂ©tation est d’ailleurs visiblement celle qui est adoptĂ©e sur les cartes reproduites dans l’article.

Références

  1. ↑ Voir Renaissances mĂ©diĂ©vales.
  2. ↑ Sciences grecques- Moyen Âge - Figure de la Terre dans l’AntiquitĂ© - L. GĂ©nicot, Les lignes de faĂźte du Moyen Age, Casterman, 1961
  3. ↑ Ces faits sont indiquĂ©s, par petites touches, dans l’Almageste elle-mĂȘme et soulignĂ©s dans la prĂ©face de l’édition Halma (Voir bibliographie).
  4. ↑ Voir gĂ©ocentrisme.
  5. ↑ Astronomie babylonienne - J. Mogenet, A. Tihon, R. Royez, A. Berg, NicĂ©phore GrĂ©goras : Calcul de l’éclipse de soleil du 16 Juillet 1330, Corpus des astronomes byzantins, I, Gleben, 1983, page 96 - PtolĂ©mĂ©e, Almageste III, 6.
  6. ↑ Voir Sciences et techniques dans l'empire byzantin
  7. ↑ P. Couderc, Histoire de l’astronomie, Que sais-je n°165, pp.56 et ss.
  8. ↑ Almageste, XIII,12. - Halma, Op. cit., prĂ©face, pp. 15-16.
  9. ↑ A. Tihon, ThĂ©on d’Alexandrie et les « Tables Faciles Â» de PtolĂ©mĂ©e, Archives internationales d’histoire des sciences, 1985 (35), n° 1124-115, p. 106-123. ISSN 0003-9810.
  10. ↑ Comme exemple de l’emploi tardif des textes de PtolĂ©mĂ©e, on peut trouver les dĂ©tails d’un calcul d’éclipse selon l’Almageste et selon les Tables faciles dans J. Mogenet, A. Tihon, R. Royez, A. Berg, Op. cit.
  11. ↑ Nouvelle biographie gĂ©nĂ©rale depuis les temps les plus reculĂ©s jusqu’à nos jours. De Hoefer (Jean ChrĂ©tien Ferdinand), tome 41, page 161 (Firmin Didot, Paris - 1866)
  12. ↑ Source: (en) A history of horoscopic astrology, par James Herschel Holden, American Federation of Astrologers, 2e Ă©dition, 1996)
  13. ↑ Études sur le TimĂ©e de Platon. Thomas Henri Martin, Plato. Tome I, page 412 (Ladrange, Paris - 1841)
  14. ↑ (fr) PtolĂ©mĂ©e sur le site personnel de Serge Mehl

Bibliographie

ƒuvres de Claude PtolĂ©mĂ©e

  • L’Almageste (vers 140), ÉditĂ©e et traduite par l’abbĂ© N. Halma, Paris, 2 vol., 1813-1817, puis rĂ©imprimĂ©e en 2 volumes (Hermann, Paris - 1927). « Transcrite Â» dans Ptolemy's Almagest, G. J. Toomer, Londres, 1984 (rĂ©Ă©d. Princeton, 1998) et repris dans Le livre unique de l’astrologie (synthĂšse de l’Ɠuvre de PtolĂ©mĂ©e), Ă©ditions Nil, 2000, ISBN 2-84111-159-8. L’édition Halma est tĂ©lĂ©chargeable : [2]
  • Les tables faciles, dans Halma (cf. supra).
  • Les sentences : Claude PtolĂ©mĂ©e, La tĂ©trabible ou les quatre livres des jugements des astres, suivi de Le centiloque ou les cent sentences, traduction de Nicolas Bourdin. Paris, Culture, Art, Loisirs, 1974, 285 p.
  • La TĂ©trabible, Loge Astrologique de France, 1985. La bible de l’astrologie antique (Jean-Baptiste Morin de Villefranche fera la bible de l’astrologie classique). Extraits : Manuel d’astrologie. La TĂ©trabible, introduction de Elizabeth Teissier, Les Belles Lettres, collection « Aux sources de la tradition Â», 1993.
  • TraitĂ© de gĂ©ographie. Claude PtolĂ©mĂ©e (Ebherhart, Paris - 1828)
  • ThĂ©orie harmonique, relevant de l’ouvrage originel Les Harmoniques. Texte en grec Ă©ditĂ© par Ingemar DĂŒring, Die Harmonielehre des Klaudios Ptolemaios, Göteborg, Elander, 1930.

Études sur Claude PtolĂ©mĂ©e

  • Germaine Aujac, Claude PtolĂ©mĂ©e, astronome, astrologue, gĂ©ographe, ComitĂ© des travaux, 1995.
  • Pierre Costabel, PtolĂ©mĂ©e (Claude) IIe siĂšcle aprĂšs J.-C., dans EncyclopĂŠdia Universalis, Paris, av. 1989 ; mis Ă  jour ap. 1993 [consultĂ© dans l’éd. de 2004].
  • PrĂ©face et notes de l’édition Halma (cf. supra).

Hommages

Voir aussi

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