Art Byzantin

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Art Byzantin

Art byzantin

Histoire de l'art
Série art byzantin
Périodes
Premier art byzantin
Iconoclasme
Dynastie macédonienne
Dynastie Comnène
Intermède latin
Dynastie paléologue
Productions
Architecture
Mosa√Įque byzantine
Objets de luxe à Byzance
Peinture byzantine

L'art byzantin s'est développé dans l'Empire byzantin entre la disparition de l'Empire romain d'Occident en 476, et la chute de Constantinople en 1453. L'art produit auparavant dans la même région est confondu avec l'art paléochrétien.

Le terme peut √©galement √™tre utilis√© pour d√©signer l'art des √Čtats orthodoxes contemporains √† l'Empire byzantin, dont la culture a subi son influence, sans en faire partie r√©ellement (certains historiens parlent du Commonwealth byzantin), comme le premier empire bulgare, le premier √Čtat serbe ou la Rus' de Kiev. Mais aussi, pour partie, l'art de la R√©publique de Venise et du Royaume de Sicile, qui avaient des liens √©troits avec l'Empire byzantin.

L'art produit par les chr√©tiens orthodoxes d'Orient vivant dans l'Empire ottoman est souvent appel√© ¬ę post-byzantin ¬Ľ.

Certaines traditions artistiques qui ont leur origine dans l'Empire byzantin, en particulier en ce qui concerne l'iconographie et l'architecture des églises, se sont maintenues en Grèce, Bulgarie et Russie et dans d'autres pays orthodoxes d'Orient à l'époque actuelle.

Sommaire

Origines

Tout comme l'Empire byzantin est le prolongement politique de l'Empire romain, l'art byzantin se développe à partir de l'art romain, lui-même profondément influencé par l'art grec antique. L'art byzantin a toujours conservé en mémoire cet héritage classique.

La capitale, Constantinople, est ornée d'un grand nombre de sculptures classiques[1], qui ont pu devenir un objet d'étonnement pour certains de ses habitants[2]. En fait, l'art produit au cours de l'empire byzantin, bien que marqué par des retours périodiques à une esthétique classique, est surtout marquée par le développement d'une nouvelle esthétique.

Miniatures du 6e si√®cle des √Čvangiles de Rabula montrant l'aspect abstrait et symbolique de l'art byzantin.

La caract√©ristique la plus marquante de cette nouvelle esth√©tique est qu'elle est abstraite, non naturaliste. Si l'art classique est marqu√© par la tentative de cr√©er des repr√©sentations de la r√©alit√© les plus fid√®les possibles, l'art byzantin semble avoir renonc√© √† cette tentative en faveur d'une approche plus symbolique. La nature et les causes de cette transformation, qui a eu lieu essentiellement au cours de l'antiquit√© tardive, sont un sujet de d√©bat pour les savants depuis des si√®cles[3]. Giorgio Vasari l'attribue √† une baisse du niveau et des comp√©tences artistiques. Bien que ce point de vue soit occasionnellement r√©affirm√©, notamment par Bernard Berenson[4], les chercheurs modernes ont tendance √† avoir une vision plus positive de l'esth√©tique byzantine. Alo√Įs Riegl et Josef Strzygowski, √©crivains du d√©but du XXe si√®cle, ont jou√© un r√īle important dans cette r√©√©valuation de l'art de l'antiquit√© tardive[5]. Riegl la voit comme une √©volution naturelle des tendances pr√©-existantes dans l'art roman, tandis que Strzygowski la consid√®re comme le r√©sultat des influences ¬ę orientales ¬Ľ. Parmi les r√©centes contributions au d√©bat, il y a √©galement celles de Ernst Kitzinger[6].

En tout √©tat de cause, le d√©bat est purement moderne : la plupart des t√©moins byzantins ne consid√®rent pas leur art comme abstrait ou non naturaliste. Comme Cyril Mango l'a fait remarquer, ¬ę notre propre appr√©ciation de l'art byzantin provient en grande partie du fait que cette technique n'est pas naturelle, mais les Byzantins eux-m√™mes, √† en juger par leurs d√©clarations, la consid√©raient comme √©tant tr√®s naturaliste et comme √©tant directement dans la tradition de Phidias, Apelle et Zeuxis ¬Ľ[7].

Vierge avec l'enfant entre l'empereur Jean II Comnène et l'impératrice Irène

Les th√®mes principaux de l'art byzantin sont essentiellement le religieux et l'imp√©rial : ils sont souvent associ√©s, comme dans les portraits des empereurs byzantins qui d√©corent l'int√©rieur de l'√©glise Sainte-Sophie. Ces th√®mes dominants sont le r√©sultat, en partie, de la pi√©t√© et de la nature autocratique de la soci√©t√© byzantine et, en partie, du fait de sa structure √©conomique : les richesses de l'Empire √©tant concentr√©es entre les mains de l'√Čglise et de l'Empereur, ils avaient donc les moyens de mettre √† ex√©cution des commandes artistiques monumentales.

L'art religieux n'est cependant pas limit√© √† la d√©coration monumentale des int√©rieurs d'√©glises. L'un des principaux genres de l'art byzantin est l'ic√īne, une image du Christ, la Vierge, ou d'un saint, objets de v√©n√©ration dans les √©glises orthodoxes et les maisons priv√©es. Les ic√īnes sont de nature religieuse, en particulier apr√®s la fin de l'iconoclasme, elles sont assimil√©es √† la manifestation de la ¬ępr√©sence¬Ľ unique du personnage repr√©sent√© par le biais d'une ¬ęressemblance¬Ľ soigneusement entretenue par les canons de la repr√©sentation[8]

L'enluminure des manuscrits est une autre facette de l'art byzantin. Le plus souvent les textes illustr√©s sont religieux, soit les Saintes √Čcritures elles-m√™mes (en particulier les Psaumes), soit des textes th√©ologiques ou de d√©votion (comme les hom√©lies de Gr√©goire de Nazianze). Les textes la√Įcs sont √©galement enlumin√©s comme le Roman d'Alexandre ou le Synopsis historiarum de Jean Skylitz√®s .

Bague de mariage, VIIe siècle, or et nielle.

Les arts ¬ę mineurs ¬Ľ ou de ¬ę luxe ¬Ľ (c'est-√†-dire des ivoires, st√©atite, √©maux, bijoux, orf√®vrerie, c√©ramique, etc) sont produits en grand nombre dans l'ensemble de la p√©riode byzantine. Beaucoup d'entre eux √©taient √©galement de nature religieuse, mais un grand nombre d'objets sont r√©alis√©s avec des d√©cors la√Įcs ou non-figuratifs : par exemple, des ivoires, repr√©sentant des th√®mes de la mythologie classique, et la c√©ramique d√©cor√©e avec des figures qui proviennent de l'√©pop√©e de Dig√©nis Akritas.

Périodes

Le premier art byzantin

Article d√©taill√© : premier art byzantin.
Feuille d'un diptyque en ivoire de Areobindus, consul à Constantinople, 506. Areobindus, en haut, préside les jeux à l'Hippodrome, en dessous.

Le premier art byzantin est produit entre le IVe si√®cle (r√®gne de Constantin) et le VIIe si√®cle (d√©but de l'iconoclasme). Il conna√ģt son apog√©e sous le r√®gne de Justinien (527-565), alors qu'a lieu une reconqu√™te temporaire de l'Italie, et se caract√©rise par un m√©lange de tradition romaine, de tradition orientale et de christianisme. L'urbanisme de Constantinople et les monuments de Ravenne illustrent l'importante architecture richement d√©cor√©e de mosa√Įque, tandis que la production d'ivoires, d'orf√®vrerie et de peinture sur bois se d√©veloppe. La sculpture, quant √† elle, vit ses derni√®res heures de gloire, dans la lign√©e de la sculpture antique.

Deux √©v√©nements sont d'une importance fondamentale dans le d√©veloppement du premier art byzantin. D'abord, l'√Čdit de Milan, publi√© par les empereurs Constantine I et Licinius en 313 et autorisant le culte chr√©tien, conduit √† l'√©laboration de l'art chr√©tien monumental. Ensuite, la cons√©cration de Constantinople comme ¬ę nouvelle Rome ¬Ľ, en 330, cr√©e un nouveau centre artistique pour la moiti√© orientale de l'Empire et, qui plus est, sp√©cifiquement chr√©tien. D'autres traditions artistiques ont prosp√©r√© dans des villes rivales comme Alexandrie, Antioche ou Rome, mais n'ont pas surv√©cu √† la chute de ces villes - due aux Arabes pour les deux premi√®res et aux Goths pour Rome ‚Äď ce qui a permis √† Constantinople d'√©tablir sa supr√©matie.

Constantine a consacr√© beaucoup d'efforts √† la d√©coration de Constantinople, ornant les espaces publics avec des statues antiques[9] et construisant un forum domin√© par une colonne de porphyre portant sa statue[10]. Les √©glises majeures de Constantinople construites sous Constantin et son fils, Constance II comprennent les premi√®res fondations de Sainte-Sophie et l'√©glise des Saints-Ap√ītres de Constantinople [11].

La grande campagne de construction suivante est initiée par Théodose Ier. Le monument survivant le plus important de cette période est l'obélisque et sa base érigés par Théodose dans l'Hippodrome[12]. L'église la plus ancienne de Constantinople est l'église Saint-Jean Baptiste du Monastère du Stoudion, construite au Ve siècle[13]. En raison des destructions et reconstructions successives, relativement peu de monuments de Constantinople du premier art byzantin ont survécu. Cependant, son développement peut toujours être retracé à travers les structures survivantes dans d'autres villes. Par exemple, d'importantes églises anciennes se trouvent à Rome (comme l'église Sainte-Sabine et la basilique Sainte-Marie-Majeure )[14] et à Thessalonique (l'Arc de Galère et l'église de l'Acheiropoiètos)[15].

Vergilius Vaticanus. Construction d'une ville (Enéide, livre I, v. 419)

Un nombre important de manuscrits enluminés, à la fois sacré et séculier, nous sont parvenus de cette période du premier art. Des auteurs classiques, comme Virgile (le Vergilius Vaticanus et le Vergilius Romanus[16][17]) et Homère (l'Iliade ambrosienne), ont été illustrés avec des peintures narratives. D'autres manuscrits bibliques enluminés de cette période, ne survivent que par des fragments: par exemple, l'Itala de Quedlinbourg est une petite partie de ce qui doit avoir été une copie richement illustré du Premier livre des Rois[18].

Le premier art byzantin est √©galement marqu√©e par le travail de l'ivoire[19]. Des Diptyques en ivoire, souvent richement d√©cor√©s, sont offerts en cadeau par des consuls nouvellement nomm√©s[20]. La vaisselle d'argent est une autre forme importante d'art de luxe[21] : parmi les plus luxueux de cette √©poque se trouve le Missorium de Th√©odose[22]. Les sarcophages continuent √† √™tre produits en grand nombre.

L'époque Justinienne

Des modifications importantes dans l'Art Byzantin co√Įncident avec le r√®gne de Justinien (527-565). Il a √©galement permis la fondation de l'absolutisme imp√©rial et de l'√Čtat Byzantin, en codifiant ses lois et en imposant par la loi ses opinions religieuses √† tous ses sujets[23].

Mosa√Įque de Saint Vitale √† Ravenne, L'Empereur Justinien et l'√©v√™que Maximien de Ravenne entour√©s de clercs et de soldats.

Une composante majeure du projet imp√©rial de Justinien √©tait un programme massif de constructions, projet d√©crit par l'historien de la cour de Justinien, Procope de C√©sar√©e, dans son ouvrage Sur les monuments[24]. Justinien a reconstruit, r√©nov√© ou fond√© d'innombrables √©glises au sein de Constantinople, parmi lesquelles Sainte-Sophie (Hagia Sophia)[25], qui fut d√©truite pendant les √©meutes de Nika, l'√Čglise des Saints Ap√ītres[26], et la Petite Hagia Sophia[27]. Justinien a √©galement construit quelques √©glises et fortifications en dehors de la capitale imp√©riale, parmi lesquelles le Monast√®re Sainte Catherine sur le Sina√Į[28], et la Basilique Saint-Jean en Eph√®se[29].

Quelques √©glises majeures de cette √©poque ont √©t√© construites dans les provinces par des √©v√™ques locaux sur le mod√®le des nouvelles fondations de Constantinople. La Basilique Saint-Vital √† Ravenne a √©t√© construite par l'√©v√™que Maximien de Ravenne. La d√©coration de Saint-Vital comporte d'importantes mosa√Įques de Justinien et de l'imp√©ratrice, Th√©odora, bien qu'aucun d'eux n'ait jamais visit√© la basilique[30].

Les d√©couvertes arch√©ologiques des XIXeet XXe si√®cles ont d√©terr√© de nombreuses mosa√Įques pr√©-byzantines dans le Moyen-Orient. Les provinces de l'empire Romain de l'est et du futur Empire Byzantin ont h√©rit√© une grande tradition artistique provenant de l'Antiquit√©. Les mosa√Įques d'art catholiques ont prosp√©r√© dans cette zone √† partir du IVe si√®cle. La tradition de la mosa√Įque provient de l'√®re Umayyad jusqu'√† la fin du VIIIe si√®cle. Les exemples les plus importants nous √©tant parvenus sont la Carte de Madaba, les mosa√Įques du Mont Nebo, le Monast√®re sainte-Catherine du mont Sina√Į et l'√©glise de Saint-St√©phane dans l'ancien Kastron Mefaa (aujourd'hui Umm ar-Rasas).

Les premiers manuscrits bibliques enlumin√©s enti√®rement pr√©serv√©s datent de la premi√®re moiti√© du VIe si√®cle, tout particuli√®rement la Gen√®se de Vienne[31], l'√©vangiliaire de Rossano[32], et le Codex Sinopensis[33]. Le Dioscoride de Vienne est un trait√© de botanique somptueusement illustr√©, offert √† l'aristocrate byzantine Julia Anicia[34].

Cette √©poque est √©galement celle des sculptures en ivoire, dont celle de Barberini, qui d√©peint probablement Justinien lui-m√™me, [35] et l'ivoire dit de l'Archange, aujourd'hui au British Museum[36]. Des assiettes en argent ont √©t√© d√©cor√©es avec des sc√®nes tir√©es de la mythologie classique ; par exemple, une assiette conserv√©e au Cabinet des m√©dailles √† Paris repr√©sente H√©racl√®s combattant le lion de N√©m√©e.

La crise du septième siècle

Mosa√Įque datant fin 7√®me, d√©but 8√®me si√®cle repr√©sentant Saint Demetrius avec des donateurs.

L'√©poque de Justinien fut suivie d'un d√©clin politique: la plupart de ses conqu√™tes furent perdues et l'Empire fit face √† une crise aigu√ę notamment de par les invasions des Avars, Slaves, Persans et Arabes au septi√®me si√®cle. Constantinople fut √©glament ruin√©e par un conflit religieux et politique[37].

Les projets monumentaux les plus significatifs de cette √©poque ayant surv√©cus ont √©t√© entreprises en dehors de la capitale imp√©riale. L'√©glise de Hagios Demetrios a Thessaloniki a √©t√© reconstruite apr√®s avoir subi un incendie mi-septi√®me si√®cle. Les nouvelles parties comportent des mosa√Įques r√©alis√©es dans un style remarquablement abstrait[38]. L'√©glise de Koimesis √† Nic√©e (aujourd'hui Iznik), d√©truite au d√©but du vingti√®me si√®cle mais continuant de vivre gr√Ęce √† des photographies, d√©montre l'existence simultan√©e d'un style plus classique en mati√®re de d√©coration d'√©glises[39].

L'iconoclasme (717-842)

Article d√©taill√© : art sous l'iconoclasme.

La crise iconoclaste a lieu entre les r√®gnes de L√©on III (717-741) et Th√©ophile (829-842). La destruction, parfois violente, des images repr√©sentant la divinit√© intervient en r√©action face au d√©veloppement incroyable et incontr√īlable du culte des ic√īnes, qui frise l'animisme. P√©riode souvent d√©crite comme particuli√®rement pauvre en production artistique, notamment en architecture, l'iconoclasme a toutefois vu un d√©veloppement des arts somptuaires (tissus, orf√®vrerie).

La renaissance macédonienne (867-1056)

Article d√©taill√© : art de la dynastie mac√©donienne.

Sous les Macédoniens a lieu une véritable renaissance artistique, qui cherche ses références dans l'art de la Grèce antique. L'architecture religieuse se développe, avec l'invention du plan en croix grecque inscrite et le développement du monachisme. Les arts somptuaires prennent un essor considérable, visible à travers notamment une production éphémère de pièces en ivoire.

Le maniérisme comnène (1058-1185)

Article d√©taill√© : art de la dynastie comn√®ne.

Sous la dynastie Comn√®ne a lieu une seconde renaissance artistique, dans la lign√©e de celle des Mac√©doniens. L'architecture se d√©veloppe, tendant √† lib√©rer l'espace int√©rieur et √† en augmenter les dimensions, tandis que sentiments et expressions sont exacerb√©s dans les peintures, les mosa√Įques et l'orf√®vrerie.

L'intermède latin (1204-1261)

Article d√©taill√© : Art lors de l'interm√®de latin.

La prise de Constantinople par les Crois√©s en 1204 m√®ne au sac de la ville et √† la mise en place d'une √©ph√©m√®re lign√©e occidentale. L'art est compl√®tement paralys√© dans la capitale, o√Ļ les destructions et les pillages se multiplient, mais quelques objets sont produits, notamment dans les parties recul√©es de l'empire (Gr√®ce)... Des influences occidentales se remarquent, comme des blasons ou des repr√©sentations de saints chevaliers dans les ic√īnes, et c'est √† partir de cette p√©riode qu'arrivent en Europe occidentale des √©l√©ments byzantins, qui influeront par exemple sur la pr√©-Renaissance italienne particuli√®rement dans ce qu'on nomme la peinture byzantine.

La dynastie paléologue (1261-1453)

Article d√©taill√© : Art de la dynastie Pal√©ologue.

La dynastie Paléologue, qui reprend le pouvoir après avoir chassé les Croisés, donne lieu à une troisième renaissance artistique. Cependant, le recul territorial de l'empire byzantin et les problèmes politiques empêchent l'art de s'épanouir autant que sous les Macédoniens et les Comnène. La prise de Constantinople par le sultan Ottoman Mehmet II met fin à l'empire byzantin, mais ses influences artistiques se retrouvent dans l'art ottoman et en Russie.

Héritage

L'empire byzantin √† proprement parler prit fin avec la chute de Constantinople, conquise par l'Empire Ottoman en 1453 ; mais √† cette √©poque, l'h√©ritage culturel byzantin s'√©tait d√©j√† export√©, notamment par la diffusion du christianisme orthodoxe, vers la Bulgarie, la Serbie, la Roumanie et, de fa√ßon plus importante, vers la Russie, qui devint le centre du monde orthodoxe apr√®s la conqu√™te des Balkans par les Ottomans. M√™me sous l'autorit√© ottomane, les traditions byzantines, en particulier en mati√®re iconographique, surv√©curent √† moindre √©chelle. En Cr√®te, alors sous l'√©gide de Venise, un style ¬ę post-byzantin ¬Ľ s'imposa pour un peu plus de deux si√®cles, sous l'influence de plus en plus importante de l'Ouest. El Greco, dans sa jeunesse, a √©t√© form√© dans la tradition byzantine.

L'influence de l'art byzantin fut sensible en Europe occidentale d√®s le r√®gne de Charlemagne, qui entretenait des relations √©troites avec Byzance. Elle s'est ensuite manifest√©e, notamment en Italie, dans l'architecture religieuse, lors du d√©veloppement du style roman aux Xe si√®cle et XIe si√®cle si√®cles. La contribution des intellectuels byzantins √©migr√©s lors de la chute de Constantinople fut √©galement tr√®s importante √† la Renaissance.

Voir aussi

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Notes

  1. ‚ÜĎ S. Bassett, The urban image of late antique Constantinople (Cambridge, 2004).
  2. ‚ÜĎ C. Mango, "Antique statuary and the Byzantine beholder," Dumbarton Oaks Papers 17 (1963), 53-75.
  3. ‚ÜĎ O. Brendel, Prolegomena to the study of Roman art (New Haven, 1979).
  4. ‚ÜĎ B. Berenson, The Arch of Constantine; or, the decline of form (London, 1954).
  5. ‚ÜĎ J. Elsner, "The birth of late antiquity: Riegl and Strzygowski in 1901," Art History 25 (2002), 358-79.
  6. ‚ÜĎ E. Kitzinger, Byzantine art in the making (Cambridge, 1977).
  7. ‚ÜĎ C. Mango, "Antique statuary," page 65.
  8. ‚ÜĎ H. Belting, tr. E. Jephcott, Likeness and presence: a history of the image before the era of art (Chicago, 1994).
  9. ‚ÜĎ S. Bassett, The urban image of late antique Constantinople (Cambridge, 2004)
  10. ‚ÜĎ G. Fowden, "Constantine's porphyry column: the earliest literary allusion," Journal of Roman Studies 81 (1991), 119-31; F.A. Bauer, Stadt, Platz und Denkmal (Mainz, 1996).
  11. ‚ÜĎ T. Mathews, The early churches of Constantinople: architecture and liturgy (University Park, 1971); N. Henck, "Constantius ho Philoktistes?," Dumbarton Oaks Papers 55 (2001), 279-304 (available online).
  12. ‚ÜĎ B. Kiilerich, The obelisk base in Constantinople (Rome, 1998).
  13. ‚ÜĎ T. Mathews, The early churches of Constantinople: architecture and liturgy (University Park, 1971)
  14. ‚ÜĎ R. Krautheimer, Rome: profile of a city (Princeton, 2000).
  15. ‚ÜĎ J.-M. Spieser, Thessalonique et ses monuments du IVe au VIe si√®cle (Athens, 1984); S. ńÜurńćińá, Some observations and questions regarding early Christian architecture in Thessaloniki (Thessaloniki, 2000).
  16. ‚ÜĎ D.H. Wright, The Vatican Vergil (Berkeley, 1993).
  17. ‚ÜĎ D.H. Wright, The Roman Vergil and the origins of medieval book design (Toronto, 2001).
  18. ‚ÜĎ I. Levin, The Quedlinburg Itala (Leiden, 1985).
  19. ‚ÜĎ W.F. Volbach, Elfenbeinarbeiten der Sp√§tantike und des fr√ľhen Mittelalters (Mainz, 1976).
  20. ‚ÜĎ R. Delbrueck, Die Consulardiptychen und verwandte Denkm√§ler (Berlin, 1929).
  21. ‚ÜĎ E.C. Dodd, Byzantine silver stamps (Washington, 1961).
  22. ‚ÜĎ M. Almagro-Gorbea, ed., El disco de Teodosio (Madrid, 2000).
  23. ‚ÜĎ M.Maas, ed., The Cambridge Companion to the age of Justinian (Cambridge, 2005).
  24. ‚ÜĎ TR. H.B. Dewing, Procopius VII (Cambridge, 1962). English text online.
  25. ‚ÜĎ R.J. Mainstone, Hagia Sophia: Architecture, structure, and liturgy of Justinian's great church (New York, 1997).
  26. ‚ÜĎ K. Dark and F. √Ėzg√ľm√ľŇü, "New evidence for the Byzantine Church of the Holy Apostles from Fatih Camii, Istanbul," Oxford Journal of Archaeology 21 (2002), 393-413.
  27. ‚ÜĎ J. Bardill, "The Church of Sts. Sergius and Bacchus in Constantinople and the monophysite refugees," Dumbarton Oaks Papers 54 (2000), 1-11; T. Mathews, "The palace church of Sts. Sergius and Bacchus in Constantinople," in J.J. Emerick and D.M. Delliyannis, eds., Archaeology in architecture: studies in honor of Cecil L. Striker (Mainz, 2005).
  28. ‚ÜĎ G.H. Forsyth and K. Weitzmann, The monastery of St. Catherine at Mount Sinai: the church and fortress of Justinian (Ann Arbor, 1973).
  29. ‚ÜĎ A. Thiel, Die Johanneskirche in Ephesos (Wiesbaden, 2005).
  30. ‚ÜĎ F.W. Deichmann, Ravenna: Hauptstadt des sp√§tantiken Abendlandes (Wiesbaden, 1969).
  31. ‚ÜĎ E. Wellesz, The Vienna Genesis (London, 1960).
  32. ‚ÜĎ G. Cavallo, Codex purpureus Rossanensis (Rome, 1992).
  33. ‚ÜĎ A. Grabar, Les peintures de l'√©vang√©liaire de Sinope (Biblioth√®que nationale, Suppl. gr. 1286) (Paris, 1948).
  34. ‚ÜĎ O. Mazal, Der Wiener Dioskurides: Codex medicus Graecus 1 der √Ėsterreichischen Nationalbibliothek (Graz, 1998).
  35. ‚ÜĎ A. Cutler, "Barberiniana: notes on the making, content, and provenance of Louvre OA. 9063," in Tesserae : Festschrift f√ľr Josef Engemann, Jahrbuch f√ľr Antike und Christentum, Erg√§nzungsband 18 (1993) 329-339.
  36. ‚ÜĎ D. Wright, "Justinian and an archangel," Studien zur sp√§tantiken Kunst Friedrich Wilhelm Deichmann gewidmet, (Mainz 1986), III.75-79.
  37. ‚ÜĎ J. Haldon, Byzantium in the seventh century: the transformation of a culture (Cambridge, 1997).
  38. ‚ÜĎ L. Brubaker, "Elites and patronage in early Byzantium: the evidence from Hagios Demetrios in Thessalonike," in J. Haldon et al., eds., The Byzantine and early Islamic Near East: elites old and new (Princeton, 2004), 63-90.
  39. ‚ÜĎ C. Barber, ‚ÄúThe Koimesis Church, Nicaea: the limits of representation on the eve of iconoclasm,‚ÄĚ Jahrbuch der √∂sterreichischen Byzantinistik 41 (1991), 43-60.

Bibliographie

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Liens externes

Références


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