Pretoria


Pretoria
Pretoria
Blason de Pretoria
Héraldique
Drapeau de Pretoria
Drapeau

CentralPretoria.jpg
Administration
Pays Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud
Région Transvaal
Province Gauteng
Municipalité Tshwane
Géographie
Coordonnées 25° 44′ 42″ Sud
       28° 11′ 25″ Est
/ -25.745, 28.190278
Altitude 1 523 m
Superficie 51 300 ha = 513 km2
Démographie
Population 525 387 hab. (2001[1])
Densité 1 024,1 hab./km2
Localisation
South Africa location map.svg
City locator 14.svg
Pretoria

Pretoria (prononcez Prétoria[2]) est une ville d'Afrique australe et la capitale administrative de l'Afrique du Sud. Elle fut également de 1860 à 1902 la capitale de la république sud-africaine du Transvaal. Elle est située aujourd'hui dans la province du Gauteng.

Son surnom est la ville des Jacarandas en référence aux centaines de milliers d'arbres qui fleurissent lors du printemps austral et donnent une teinture mauve à la ville.

Située à quelque 1 500 m d'altitude, Pretoria fait partie de la municipalité de Tshwane, conurbation qui englobe 13 anciennes structures administratives dont les villes anciennement blanches de Centurion et Prétoria et les anciens townships de Temba ou Hammanskraal.

Sommaire

Autres noms dans les différentes langues locales

La ville de Pretoria est connue sous différents noms dans les 11 langues sud-africaines suivantes :

Devise de la ville

« Praestantia Praevaleat Pretoria Â» (« Que Pretoria soit la première en excellence Â»).

Démographie

Pretoria est une ville majoritairement blanche et afrikaner. Selon le recensement de 2001[1], la ville compte 525 387 habitants.

On y dénombre 355 631 blancs (67,69% de la population), 128 791 noirs (24,51%), 32 727 coloureds (6,23%) et 8 238 indiens ou asiatiques (1,57%). La population noire est notamment majoritaire dans Pretoria Central (77% des habitants [3]) mais aussi dans la zone industrielle [4] et dans la banlieue du grand ouest de la ville tandis que la population blanche est largement majoritaire dans les quartiers résidentiels tels Pretoria North [5] ou Pretoria Gardens[6].

La population est à 61,17% de langue maternelle afrikaans contre 15,01% de langue maternelle anglaise et 5,49% de langue maternelle sepedi.

Les deux principaux townships de Pretoria sont Mamelodi (256 117 habitants[7]) et Atteridgeville (43 706 habitants [8]).

Pretoria fait partie de la conurbation de Tshwane qui comprend en tout 2 millions d'habitants (75 % de Noirs, 22 % de Blancs - dont 82 % d'Afrikaners - et 3 % de couleur).

Histoire

Voortrekker Monument à Pretoria

C'est en 1840 que s'installe le premier habitant blanc dans la future aire métropolitaine de Prétoria. C'était un fermier du nom de J.G.S. Bronkhorst. Il fut suivi dans les années qui suivirent par plusieurs familles boers (descendants de colons hollandais) qui baptisèrent l'endroit au nom d'Elandspoort puis en 1854, en firent le lieu où se dressait l'église du centre Transvaal où se célébraient les baptêmes et les mariages de la région. En 1855, on compte alors 300 habitants et 80 maisons disséminés sur la zone.

Après avoir hésité entre différents noms de baptême comme "Pretoriusdorp", "Pretorium", "Pretoriusstad" ou encore "Pretoria-Philadelphia", la ville de Pretoria est officiellement fondée le 16 novembre 1855 par les Boers. Son nom est alors choisi en hommage à Andries Pretorius, colon boer, vainqueur de la bataille de Blood River contre les Zoulous en 1838 lors du Grand Trek. Son fils Marthinus Wessel Pretorius (président provisoire de la république naissante du Transvaal) avait mis deux ans à persuader les douze membres du Volksraad (le parlement boer) de reconnaitre le statut de ville à la congrégation religieuse de Prétoria-Philadelphia (fraternité de Pretoria) établie sur Elandspoort sur les terres de la ferme d'Andries van der Walt. Cette zone, entourée de colline, avait été choisie par Pretorius pour y bâtir la ville car le climat y était tempéré et la terre fertile grâce à la rivière Apies toute proche. Les premiers bâtiments furent alors dressés sur la rive ouest de la rivière Apies.

Le Raadsaal sur Church square vers 1890

L'aire géographique de Prétoria s'est ensuite étendue quand Andries du Toit, conseiller présidentiel de Pretorius, acheta pour un poney les terrains du futur quartier d'Arcadia qu'aménagea Stephanus Meintjies.

Devenue rapidement la principale ville du district, Prétoria évinça Potchefstroom en tant que capitale de la république du Transvaal le 1er mai 1860. Elle prit le surnom de cité des roses du fait que le climat favorisait la culture de cette fleur qui recouvrait en abondance les jardins et parcs de la ville. En 1888, des jacarandas furent importés de Rio de Janeiro par J.D. Cilliers, un jardinier amateur de Pretoria. Pas moins de 50 000 jacarandas allient par la suite être alignées le long des rues de la ville et la cité des roses devint la cité des jacarandas. Symbole de la résistance Boer aux Britanniques lors de la Seconde Guerre des Boers de 1899 à 1902, Prétoria devient la capitale administrative du pays en 1910 lors de la formation de l'Union Sud Africaine.

Ville très majoritairement afrikaner, elle devient le symbole de l'apartheid lors de la seconde partie du XXe siècle. Après les élections de 1994, la ville est située dorénavant dans la nouvelle province du Gauteng.

En 2000, Pretoria et 12 autres municipalités fusionnent pour former la conurbation de Tshwane, mettant fin à l'existence de la municipalité de Pretoria.

La bataille toponymique de Pretoria

Le centre-ville de Pretoria
Union Buildings et statue de Louis Botha

En 2003, les autorités ANC de la nouvelle municipalité tentent de faire rebaptiser Pretoria du nom de Tshwane même. Elles finissent par suspendre leur décision devant les torrents de protestations des habitants afrikaners de la ville.

En 2005, avec un coût estimé à 256 millions de dollars (197 millions d'euros), les élus de la majorité ANC de la municipalité, appuyé par l'extrême gauche du PAC, font avaliser sans surprise le choix de Tshwane comme nom officiel de la ville et capitale d'Afrique du Sud malgré l'opposition unanime de tous les autres partis politiques et de la majorité des habitants de la ville elle-même. Selon cette décision, la conurbation métropolitaine de Tshwane deviendrait une ville et le centre urbain qui s'appelait jusque-là Prétoria cesserait d'exister et par conséquent serait débaptisé et démantelé. Le nom de Prétoria serait conservé pour désigner un quartier, en l'occurrence le centre-ville actuel connu jusqu'à présent sous le nom de « Capital Central Â». Avec Centurion, qui conserve son unité territoriale, et les quartiers actuels de Prétoria (Arcadia, Sunnyside, Brooklyn…), ils deviendraient tous alors directement des quartiers de Tshwane.

Tshwane serait alors la seule conurbation d'Afrique du Sud à prendre le statut de ville à part entière et deviendrait en titre la capitale sud-africaine en dépit de son morcellement territorial et géographique.

Vue sur Pretoria depuis le siège de la présidence

Le maire confirma rapidement qu'il ne consulterait pas les habitants de Pretoria ni par pétition ni par le recours à un référendum, alors qu'en quelques jours, plus de 30 000 résidents de Pretoria signaient une pétition s'opposant au changement de nom, et qu'une grande manifestation était organisée le 21 mai 2005.

L'affaire prit aussi l'allure d'une véritable débâcle pour la municipalité quand des chefs Ndébélés démentirent la réalité des justifications historiques ayant abouti à choisir le nom de Tshwane et dont l'existence même fut contestée.

Le 6 mai 2005, c'est cependant sans surprise, en dépit de l'opposition des Prétoriens et des mises en garde de Frederik de Klerk sur le coup porté à la nation multiculturelle, que la décision municipale fut confirmée à l'unanimité des vingt membres du Conseil des noms géographiques sud-africain (SAGNC) dont le propre président avait dispensé par avance la municipalité de Tshwane de consulter les habitants de la ville au motif que celle-ci avait eu lieu en 2000 lors de la formation de la municipalité.

La municipalité reconnut ensuite elle-même avoir sous-estimé les coûts, établi à l'origine à 150 000 rands et aujourd'hui à 1,5 million de rands, supportés principalement par les 90 % des contribuables blancs et le secteur des affaires.

La recommandation du SAGNC ne fut pas immédiatement validée par le gouvernement sud-africain. C'est en effet le ministre de la culture, Pallo Jordan, autorisé par le cabinet, qui doit ratifier ou non les recommandations du SAGNC. C'est à tort que certains journaux africains ou guides européens désignèrent la capitale sud-africaine par tout autre nom que celui de Prétoria.

En février 2006, en marge du sommet sur la gouvernance progressiste, le président sud-africain Thabo Mbeki évoqua pour la première fois cette bataille toponymique. Se demandant si les résidents voulaient continuer à habiter une ville baptisée en l'honneur de Andries Pretorius, il reconnut que ce nom avait une signification importante pour une partie importante de la population sud-africaine qui le considère comme un héros. (Voir également Tshwane pour plus de détails)

Lors des élections municipales du 1er mars 2006 transformé par les partis d'opposition en référendum sur le nom de Prétoria, les habitants de la ville donnent une très large majorité à l'Alliance démocratique (58,90 % des suffrages) et au Front de la liberté (8,84 %) contre seulement 25,06 % à l'ANC. Mais au niveau de la municipalité de Tshwane, avec 56 % des suffrages et la perte de 8 sièges (principalement d'anciens élus du Nouveau Parti national), l'ANC se situait bien en deçà de sa moyenne nationale.

Le 12 mai 2006, Pallo Jordan annonça d'abord lors d'un entretien à la radio que le nom de Prétoria était conservé pour désigner la capitale sud-africaine. Quelques heures plus tard, son ministère rectifiait en précisant qu'aucune décision officielle n'avait encore été prise mais confirmait que Prétoria demeurait toujours le nom officiel de la capitale.

Le 29 janvier 2010, le ministre de la Culture, Lulama Xingwana, fait mentionner brièvement et discrètement dans le Journal officiel sud-africain le changement de nom de Pretoria avant de tout annuler par un correctif publié le 5 février suivant[9]. En novembre 2011, le maire de la municipalité, Kgosientso Ramokgopa, annonce que, quelque soit le coût et les oppositions, Pretoria serait rebaptisée Tshwane avant la fin 2012 ainsi que 21 voies de la ville à commencer par son artère principale, church street[10].

Administration

Floraisons des Jacarandas à Pretoria
Hôtel de ville de Pretoria et statue d'Andries Pretorius

Dominé par le parti sud-africain puis par le parti uni, Pretoria fut géré des années 50 jusqu'en 1994 par une majorité municipale issue du parti national (NP). Lors de la dernière élection municipale réservée aux blancs en 1988, le parti national remporta 23 des 42 sièges du conseil municipal contre 19 sièges remportés par des candidats du parti conservateur d'Afrique du Sud.
En 1995, Peter Holmes Maluleka est le premier maire noir nommé pour diriger le conseil de transition mis en place pour la structure urbaine formant le conseil métropolitain du grand Pretoria.
Lors des premières élections municipales non raciales de 1995, le parti national (NP) se retrouva au coude à coude avec le congrès national africain au conseil municipal de la ville de Pretoria et au conseil métropolitain, le reste des sièges se répartissant entre les autres partis dont le front de la liberté (FF). Suite à un accord, les deux formations dominantes se partagent la ville (pour l'ANC) et la métropole (pour le NP). En novembre 1996, un accord électoral entre le NP et le FF permet au NP de reprendre la ville de Pretoria tandis qu'au conseil métropolitain, le FF apporte son soutien à Nombuyiselo Joyce Ngele, la candidate de l'ANC, contre le maire métropolitain sortant Piet Olivier (NP).

En décembre 2000, les conseils municipaux de la sous-structure (Pretoria et 12 autres municipalités dont 5 de l'ancien bantoustan du Bophuthatswana) sont dissous et amalgamés avec le conseil métropolitain de Pretoria dans la nouvelle municipalité de Tshwane avec 151 conseillers municipaux élus, supprimant ainsi toutes les anciennes structures urbaines et sub-urbaines dont les conseils municipaux de Pretoria et de Centurion.

En décembre 2000, les élections municipales sont remportées par l'ANC avec 57 % des suffrages contre 36 % à l'opposition de l'Alliance démocratique (DA) bien que celle-ci soit restée majoritaire dans le Pretoria historique. En mars 2006, la domination de l'ANC sur la municipalité est confirmée tout comme celle de la DA sur Pretoria.

De 19 mars 2006 à 2010, le maire de la municipalité de Tshwane est Gwen Ramokgopa (ANC), élue par 96 voix contre 45 voix à Fred Nel (DA) et 7 voix à Rentia Landman (Front de la liberté). Elle succédait alors au père catholique Smangaliso Mkhatshwa (ANC), premier maire de la nouvelle municipalité métropolitaine.

Économie

La Dacia Sandero, dont la logo est remplacé par celui de Renault, est assemblée à Pretoria.

La construction automobile est présente dans la ville avec l'usine du japonais Nissan, qui y assemble conçue ou adaptée pour les marchés émergents, et y produit également des Sandero de son partenaire et actionnaire français Renault[11], et celle de Ford, dans le quartier de Silverton, dont les modèles sont destinés à l'exportation[12].

Urbanisme

La ville de Prétoria comporte plusieurs quartiers dont :

  • Capital Central: le centre historique avec Church Square
  • Arcadia: le quartier des Unions Buildings et des ambassades
  • Hatfield: quartier étudiant
  • Sunnyside: quartier commerçant et populaire
  • Brooklyn: quartier commercial et branché
  • Pretoria North: quartier industriel.
  • Pretoria West
  • Capital Park
Strijdom Square (2000)
  • Waterkloof: quartier résidentiel et blanc.
  • Groenkloof: quartier juif.
  • Menlyn: quartier-mall géant, premier centre de commerce et loisirs en Afrique.
  • Bryntirion: quartier des hauts fonctionnaires avec ses maisons luxueuses
  • Laudium : quartier à majorité Hindou-Pakistanaise.

Les axes principaux (est-ouest) de la ville sont Church Street longue de 26 km, Pretorius street et Schoeman Street.

Les axes principaux (Nord-Sud) sont Potgieter St, Bosman St, Paul Kruger St, Andries St, Van der Walt St et Nelson Mandela Av.

Les deux seuls townships de l'aire urbaine de Pretoria sont Atteridgeville et Mamelodi. Ils sont situés à l'ouest et au nord-est de la ville.

Historique de l’urbanisation de Prétoria

L'ancienne banque néerlandaise (1896), l'ancienne chambre des lois du Transvaal (vers 1885) et le Café Riche (1905) dans le Centre de Pretoria

Petite capitale du Transvaal, Prétoria ne doit rien à l'or et bien que fondé en 1855, elle ne doit son développement qu'à partir du moment où elle est devenue la capitale de l'Union d'Afrique du Sud. Ville de fonctionnaires blancs, elle comptait, en 1921, 110 000 habitants dont la moitié étaient des noirs.

Les autorités municipales commencèrent alors de manière désordonnée à tenter de contrôler l'immigration et l'implantation urbaine des africains.

En 1950, l'aire urbaine de Prétoria ne comptait cependant que deux quartiers à majorité non blanche, Marabastad et surtout Lady Selborne, où cohabitaient en pleine propriété une trentaine de milliers de noirs, de métis, d'indiens et une cinquantaine de blancs.

En 1952, la municipalité comptabilisait quelque 133 000 squatteurs (36% de la population totale de Pretoria) dans l'aire urbaine mais l'application de l'apartheid allait modifier les données géographiques et démographiques de la ville. Le quartier de Lady Selborne et les camps de squatteurs furent détruits et les Africains relogés dans deux nouveaux townships, Atteridgeville et Mamelodi. Les indiens furent envoyés dans celui de Laudium et les métis dans celui d'Eersterus. Les zones d'activités industrielles furent localisées pour être une zone de tampon entre les quartiers noirs et les quartiers blancs.

Carte de Church square à Pretoria
1: Monument à Paul Kruger
2: Ancien parlement du Transvaal 1888
3: Théâtre
4: Banque néerlandaise (1896)
5: Chambre des lois du Transvaal
6: Café Riche (1905)
7: Palais de justice
8: Reserve bank (1934) et Old Mutual Building (1929)
9: Ons Eerste Volbank (1934)
10: Ancienne banque nationale (1939)
11: Bâtiments Tudor (1904)
12: Standard Bank (1934)
A: Poste générale (1887)
B: Bâtiment de la monnaie (1890)
C: Banque d'Afrique 1906 devenu le musée de la poste en 1996

À partir de 1960, Prétoria était devenu un modèle d'apartheid urbain avec la prise en compte de la politique de bantoustanisation. De nouveaux townships comme Garankuwa, Mabopane et Temba furent construits hors de la zone urbaine de Prétoria, à l'intérieur des frontières du bantoustan du Bophuthatswana ou sur des terrains destinés à y être intégrés. Celui de Shoshanguve, regroupant les populations sotho, shangaan et venda resta cependant attaché à la ville de Prétoria après le refus du Bophuthatswana d'intégrer ce township non tswana.

Dans les années 1980, toute la région environnante du Winterveld était devenue une immense zone dortoir de plus d'un million de personnes, transformé en une véritable région urbaine, phagocytant les villages ruraux.

La ville de Prétoria contrastait avec son environnement immédiat. Ville paisible sise au milieu de ses collines dont les plus hautes furent coiffées de bâtiments officiels (Union Buildings, université d'Afrique du Sud) ou de monuments (Voortrekker Monument), avec ses rues tirées au cordeau, Prétoria était depuis longtemps fréquenté par tous les groupes raciaux, du moins, durant la journée. Ses banlieues résidentielles blanches furent longtemps peu murées et certaines d'entre elles à l'instar de Verwoerdburg finirent pas constituer une municipalité à part entière.

En 1994, Prétoria comptait 31 % de fonctionnaires alors que 45 % de salariés blancs travaillaient pour le gouvernement.

Universités

Prétoria est le siège de la plus grande université au monde par correspondance (université d'Afrique du Sud - UNISA) avec 130 mille étudiants inscrits.

L'université de Pretoria est également une des plus importantes universités du pays avec ses 30 mille étudiants annuels. Autrefois université exclusivement de langue afrikaans, elle s'est ouverte depuis 1994 aux autres langues et autres races. En 2001, 69 % de ses étudiants sont blancs mais le pourcentage d'africain croit d'année en année alors que seulement 54% des étudiants préféraient suivre un enseignement en afrikaans contre 46% en anglais.

Desserte

L'aéroport international de Prétoria est le même que celui de Johannesburg connu sous le nom de Aéroport international de Johannesburg (ex-Jan Smuts).

Un autre aéroport de taille petite se situe à Midrand, ainsi qu'une importante base aérienne militaire située à la périphérie de la cité.

Tourisme

Prétoria présente un véritable intérêt touristique ; elle ne souffre pas autant de l'insécurité qui sévit à Johannesburg et peut aussi se visiter en grande partie à pied pour atteindre ses principaux points d'intérêt. C'est pourquoi souvent les touristes préfèrent y séjourner avant de se lancer à la découverte des réserves du Transvaal.

La meilleure saison pour la visiter est le printemps austral (octobre-novembre) quand les jacarandas sont en fleurs, donnant une couleur indigo aux rues de la ville.

Monuments et lieux remarquables

Statue de Paul Kruger par le sculpteur Anton van Wouw et le Raadsaal sur Church Square
Statue de James B. Hertzog devant les Union Buildings

L'artère principale de Pretoria est church street, et le centre de la ville est Church square.

  • C'est sur church square que fut érigée la première église de Pretoria. La place est entourée de monuments afrikaner typique. On y trouve :
    • la statue de Paul Kruger au centre de la place. Véritable statue symbole de la ville, elle fut réalisée par Anton van Wouw.
    • le Raadsaal (ancien parlement du Transvaal) datant de 1889,
    • le palais de Justice (1902) où fut jugé Nelson Mandela en 1963,
    • le bâtiment moderne de l’administration provinciale (1963),
    • la poste principale (1910)
    • le Café Riche (1905),
  • Melrose House sur Jacob Maré St. est actuellement un musée. C'est dans cette maison que fut signé le Traité de Vereeniging consacrant la fin de la Seconde Guerre des Boers et la soumission des deux républiques boers en 1902.
  • la maison de Paul Kruger, 60 Church Street West, qui renferme plusieurs objets personnels de l'ancien président du Transvaal, le carrosse présidentiel, la calèche de voyage et le wagon-salon privé[1]. Inscrit au registre des monuments nationaux depuis 1936.
  • l'église réformée néerlandaise de Church Street West, également connue sous le nom d'église du Président ou église de Kruger, de style renaissance néerlandaise et construite en 1896-1897. Monument national depuis 1979.
  • le vieux cimetière où sont enterrés Kruger, Hendrik Verwoerd et autres Prétoriens.
  • Strijdom Square (Lilian Ngoyi Square), autrefois dominé par un buste en bronze de J.G. Strijdom (transféré à Nysltroom après l'effondrement de la coupole qui le surplombait) et par la sculpture des chevaux galopant de Danie de Jager (transférée depuis 2008 sur le campus de l'université de Pretoria).
  • le City Hall : l'hôtel de ville de Pretoria, célèbre pour son carillon et ses 32 cloches, fut inauguré en 1935. Une statue équestre d'Andries Pretorius et une statue en bronze de son fils Marthinus Wessel Pretorius, fondateurs de la ville, se situent dans le jardin (Pretorius square) qui sépare l'hotel de ville du Transvaal Museum. En 2006, une statue en bronze de 6 mètres de haut du chef Tshwane a été inauguré juste devant l'entrée de l'hotel de ville[13].
  • le Transvaal Museum, sur Paul Kruger street, consacré principalement à la géologie, à l’archéologie et à l’histoire naturelle,
  • Barton Keep, sur Jacob Mare Street. Maison de style victorien érigé en 1888 et propriété de Edmund Francis Bourke, maire de Pretoria en 1903. Cette maison est l'un des derniers vestiges des maisons résidentielles de Pretoria caractéristiques de la fin du XIXe siècle. Elle est monument national depuis 1982.
  • Hamilton Primary School (ancienne Staatsmeisjesskool), 328 Visagie Street. Monument national depuis 1977,
  • les jardins publics comme le Burgers Park (1882), le Princes Park, le Springbok Park et les jardins botaniques,
  • Austin Roberts Bird Sanctuary, quartier de New Muckleneuk. Parc protégé regroupant 170 espèces d'oiseaux, ouvert en 1958 et inscrit au patrimoine national depuis 1980,
  • le Pretoria Art Museum (1962-1964) qui présente une collection d’art sud-africain,
  • la gare centrale à l'architecture néo coloniale, œuvre d'Herbert Baker (1908),
  • le Zoo de la ville,
  • le "National Cultural History and Open Air Museum" présente une collection d’art rupestre préhistorique et un département consacré aux ethnies et pionniers afrikaners du Transvaal.
  • le siège du gouvernement (Union Buildings) a été édifié par l'architecte Herbert Baker en 1910. Il propose un point de vue sur la ville mais est fermé au public. Les jardins en contrebas contiennent une statue équestre célèbre de Louis Botha, ainsi qu'un monument aux morts de la Première Guerre mondiale.
  • le Voortrekker Monument, inauguré en 1949, le monument le plus visité de la ville, est une sorte de Panthéon de l'Histoire Afrikaner et se trouve sur une colline qui surplombe Prétoria.
  • Menlyn Park, le plus grand centre commercial d'Afrique[citation nécessaire]
  • le musée Pierneef, qui présente une vaste collection de du peintre sud-africain, Jacobus Hendrik Pierneef,
  • le musée de la police sud-africaine,
  • la maison de Anton van Wouw, première maison de ce sculpteur sud-africain devenu un musée,
  • Fort Klapperkop: ancienne base militaire Boer aujourd'hui musée militaire consacré à la Seconde Guerre mondiale, il surplombe Prétoria offrant un panorama à 360 degrés sur toute la ville. Il abrite de nombreuses statues et la station hydraulique de la capitale.
  • Hartbeespoort Dam, à 40 km à l'ouest de Prétoria, constitue un but d’excursion des amateurs de sports nautiques. Un parc animalier a été aménagé aux abords et à quelques kilomètres de là, un téléphérique emmène les visiteurs au sommet du Magaliesberg.
  • La mine Cullinan, à 40 km à l’est de Prétoria, où fut découvert en 1905 le plus gros diamant du monde, le « Cullinan Â» de 3 106 carats dont sont issus 9 gros diamants et 96 pierres certaines ornant les joyaux de la Couronne britannique.

Archevêché

Jumelages

Personnalités liées à la ville

Bibliographie

  • Philippe Gervais-Lambony, « Pretoria et son aire fonctionnelle Â» dans L'Afrique du Sud et les États voisins, p 136-139, Armand Collin, 1997

Notes et références

  1. ↑ a et b Recensement 2001
  2. ↑ Terme recommandé par la Commission générale de terminologie et de néologie, et publié au Journal officiel de la République française le 24 septembre 2008. Legifrance
  3. ↑ Recensement 2001 Centre-ville de Pretoria
  4. ↑ Recensement Pretoria Industrial
  5. ↑ Recensement Pretoria North
  6. ↑ Recensement Pretoria Gardens
  7. ↑ Recensement 2001 de Mamelodi
  8. ↑ Recensement 2001 Atteridgeville
  9. ↑ http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/pretoria-a-failli-changer-de-nom_856566.html?xtor=RSS-182
  10. ↑ Tshwane it will be – mayor, IOL, 22 novembre 2011
  11. ↑ Renault en Afrique du Sud, Renault, 16 février 2009. Consulté le 27 août 2010
  12. ↑ Le secteur automobile en Afrique du Sud, South Africa.info, 16 février 2009. Consulté le 16 février 2010
  13. ↑ Pretoria City Hall

Liens externes


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