Porifère

ÔĽŅ
Porifère

Porifera

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir √Čponge.
Comment lire une taxobox
Porifera (Spongiaires)
 Clathrina clathrus (Porifera) (Croatie)
Clathrina clathrus (Porifera) (Croatie)
Classification classique
Règne Animalia
Sous-règne Parazoa
Embranchement
Porifera
Grant in Todd, 1836
 Une √©ponge des √ģles Cayman

Une √©ponge des √ģles Cayman

Wikispecies-logo.svg Retrouvez ce taxon sur Wikispecies

Commons-logo.svg D'autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons
Parcourez la biologie sur Wikip√©dia :
AlphaHelixSection (blue).svg
Symbole-faune.png
Salmobandeau.jpg
PCN-icone.png
Icone botanique01.png
P agriculture.png
Patates.jpg
Extracted pink rose.png

Les éponges constituent l’embranchement (vraisemblablement paraphylétique) des Spongiaires et sont des animaux sans organes ou appareils bien définis.
Leur corps n’est formé que par deux couches de cellules (ectoderme et endoderme). Leurs cellules, animales, sont hétérotrophes, c’est-à-dire qu'elles doivent se procurer de la matière organique à partir d'autres organismes.

Longtemps consid√©r√©es comme des v√©g√©taux, ce sont des animaux poss√©dant des caract√®res tr√®s primitifs ; certains zoologistes voient dans ces organismes une √©tape entre les √©tats uni- et pluricellulaires.

De r√©partition mondiale, les √©ponges ont colonis√© les eaux marines, douces et saum√Ętres, de profondeurs faibles jusqu'√† plus de 5 000 m de fond, sous tous les climats. Elles ont une importante action dans la filtration de l'eau.

Sommaire

Morphologie

Les √©ponges sont des animaux g√©n√©ralement fix√©s. Elles peuvent avoir un port rampant (forme encro√Ľtante) ou dress√© (en coupe, en amphore, en boule ou ramifi√©e). Chez les esp√®ces ramifi√©es, les rameaux peuvent se disposer en touffe (formation de ramification dans tous les plans de l'espace) ou sur un seul plan (forme en √©ventail, ex Janthella) ; les rameaux peuvent rester isol√©s, ou s'anastomoser (ex Clathrina).

Elles sont g√©n√©ralement color√©es, en jaune, brun, rose, rouge, violet, bleu ou vert, mais elles peuvent aussi √™tre blanches ou blanc gris√Ętre. La coloration peut √™tre due √† des pigments, mais aussi √† des sels m√©talliques (de fer par exemple), voire √† des algues ou bact√©ries symbiotes[1].

Les éponges forment l'organisation la plus simple: ce sont des colonies de cellules peu différenciées, sans agencement fixe. Ce sont des animaux qui ne possèdent ni appareil génital, ni appareil respiratoire, ni appareil excréteur. Le système nerveux est très primitif et diffus[2]. Elles ne possèdent ni bouche, ni anus, ni d'ailleurs aucun organe différencié.

La fonctionnalité essentielle acquise par les éponges est simple: c'est la capacité qu'ont leurs cellules de se spécialiser et de vivre en société. La capacité pour des cellules de se différencier suivant leur position dans un groupe est déjà observable chez les protozoaires, mais les éponges systématisent cette organisation, et la rendent permanente.

Les différents groupes d'éponge au sens strict se caractérisent par la nature du squelette interstitiel (spicules) que ces colonies utilisent pour acquérir une structure plus rigide: calcaire, chitine ou silice. L'avantage sélectif d'une structure rigide est dans la protection qu'elle apporte (elle est plus difficile à brouter pour un prédateur) mais aussi, pour les espèces à port dressé, de se maintenir au-dessus des particules sédimentaires des fonds marins, susceptibles d'encombrer les ostia. Ce squelette interne, qui apporte à l'animal une certaine fermeté, est cependant généralement souple et permet à l'éponge de s'adapter aux contraintes de l'environnement.

La texture de leur surface d√©pend de la pr√©sence ou non de spicules sur l'animal. Une surface lisse correspond √† l'absence de spicules dans la couche p√©riph√©rique de l'√©ponge (ectoderme). Un aspect "hirsute" (hispide) est g√©n√©ralement d√Ľ √† la pr√©sence de spicules en surface, faisant saillie. Ces spicules peuvent √™tre dress√©s de fa√ßon al√©atoire, ou selon une organisation qui conf√®re √† la surface un aspect g√©om√©trique ou r√©gulier[1].

La consistance de l'√©ponge, leur duret√© et leur r√©sistance m√©canique d√©pendent de la nature du squelette interne (nature, densit√© et disposition des spicules), mais aussi d'autres facteurs, tels que la teneur de l'√©ponge en collag√®ne ou en spongine : par exemple, seules les √©ponges poss√©dant de la spongine sont √©lastiques. De plus, certaines √©ponges sont visqueuses ou collantes du fait de la production de s√©cr√©tions diverses par des cellules sp√©cialis√©es[1].

Les dimensions des éponges sont variables. Les éponges calcaires sont généralement de petite taille (elles dépassent rarement 5 cm), les démosponges ont des dimensions centimétriques à métriques, et les éponges siliceuses décimétriques à métriques.

Anatomie

Les √©ponges sont des organismes diploblastiques { √Ä v√©rifier, voir la rubrique "discussion"}. Elles ne pr√©sentent g√©n√©ralement pas d'√©l√©ment de sym√©trie (mais il y peut appara√ģtre chez certaines esp√®ces une sym√©trie axiale).

Structure compar√©e des types :
‚ÄĘ ascono√Įde (A),
‚ÄĘ sycono√Įde (B),
‚ÄĘ leucono√Įde (C).
  1. spongocoele ou atrium
  2. oscule
  3. tube vibratile ou tube radiaire
  4. corbeille vibratile
  5. pore inhalant ou ostiole
  6. canal inhalant.

Les choanocytes sont figurés en rouge

Les différents types d'organisation

L'√©volution a fait en sorte qu'il est possible de reconna√ģtre trois formes corporelles chez les porif√®res.

  • La forme ascono√Įde, la plus simple des trois, ne se rencontre que chez les plus petites √©ponges (calcaires) et se caract√©rise par des pores inhalants (ou ostia) menant directement au spongocoele, lequel est tapiss√© de choanocytes.
  • La forme sycono√Įde repr√©sente une √©volution par rapport √† la premi√®re forme, car les choanocytes ne tapissent plus le spongocoele mais plut√īt une multitude de petits canaux radiaires, ou tubes vibratiles, qui ont pour avantage d'augmenter la surface de contact entre l'eau et les cellules de l'animal, permettant une plus grande absorption de nourriture.
  • La forme leucono√Įde est la plus complexe. Les choanocytes sont rassembl√©s en corbeilles vibratiles qui communiquent avec la spongocoele et les ostia au travers de canaux. Cette organisation a pour effet de ralentir le courant ce qui facilite le filtrage de la mati√®re organique. On ne rencontre cette forme que chez les grosses √©ponges coloniales et siliceuses.

La structure histologique {en discussion, voir la rubrique "discussion"}

Structure histologique d'un Porifera de type ascono√Įde, vue en coupe

Les √©ponges, animaux diploblastiques, sont constitu√©es de deux couches de cellules :

  • L'ectoderme, aussi appel√© feuillet externe ou couche dermale, est constitu√© de cellules √©pidermiques appel√©es pinacocytes. Elles forment un √©pith√©lium unistratifi√©, √† une seule couche de cellules. Ces derni√®res sont plates, jointives, et recouvertes d'une tr√®s fine cuticule. Elles laissent par endroit place √† l'ouverture d'un pore inhalant.
  • L'endoderme, aussi appel√© feuillet interne ou couche gastrale, est form√© de cellules √† collerette appel√©es choanocytes, qui pr√©sentent une ressemblance troublante avec des choanoflagell√©s. Le flagelle des choanocytes est utilis√© pour assurer une circulation d‚Äôeau dans l'√©ponge, assurant ainsi indirectement la capture de nourriture, l'apport en dioxyg√®ne et l'√©jection des d√©chets. Le choanocyte a aussi un r√īle direct dans la nutrition (voir le paragraphe Alimentation)

Ces deux couches cellulaires sont séparées par une couche sans réelle structure, semblable à de la gelée, la mésoglée, qui contient différents types de cellules:

Synthèse d'un spicule calcaire triactine par des scléroblastes chez une éponge calcaire (Calcarea)
Différents types de spicules, classés selon l'appartenance systématique
  • Les porocytes, qui sont des cellules creuses, permettent le passage de l'eau entre l'ectoderme et l'endoderme. Dans le type ascono√Įde, les porocytes mettent directement en communication la cavit√© interne (atrium ou spongocoele) avec l‚Äôext√©rieur. Dans les types plus complexes (sycono√Įde et leucono√Įde), l'eau entre par des orifices inhalants (ostia), reli√©s √† des canaux inhalants qui desservent les pores inhalants des porocytes ; l'eau passe alors dans une corbeille vibratile tapiss√©e de choanocytes (endoderme), puis sort dans l'atrium par un canal exhalant. La multitude de pores permet √† l‚Äôeau de traverser les diff√©rents tissus cellulaires pour arriver dans l‚Äôatrium. L‚Äôeau est ainsi filtr√©e puis √©vacu√©e dans l'atrium puis vers l'ext√©rieur par un orifice plus gros (l‚Äôoscule). Selon la complexit√© de l‚Äô√©ponge, celle-ci peut pr√©senter un ou plusieurs oscules.
  • Les amibocytes (ou amŇďbocytes) sont des cellules capables de se d√©placer comme des amibes, d'o√Ļ leur nom. Peu diff√©renci√©es, ces cellules seront capables de se d√©diff√©rencier en arch√©ocytes, cellules totipotentes, qui elles-m√™mes pourront se diff√©rencier en n'importe quelle cellule sp√©cialis√©e, comme par exemple en gonocytes (qui assurent la reproduction), en phagocytes (qui assurent l'alimentation), en myocytes (cellules contractiles, essentiellement pr√©sentent autour de l'oscule, servant √† la contraction musculaire), etc.
  • Les cellules nerveuses forment un tissu nerveux diffus et tr√®s rudimentaire. Elles relient les pinacocytes de surface avec les choanocytes.
  • Les collencytes sont des cellules dont les ramifications anastomos√©es s√©cr√®tent la gel√©e polysaccharidique qui constitue la m√©sogl√©e.

Comportement

Alimentation

La tr√®s grande majorit√© des √©ponges sont suspensivores et consomment principalement des bact√©ries, des d√©bris organiques et des algues unicellulaires. Une √©ponge d'un volume de 10 cm¬≥ peut filtrer 22 litres d'eau par jour[2]. Certaines esp√®ces pourraient m√™me filtrer 10 000 √† 20 000 fois leur volume d'eau en une seule journ√©e[4]. Seules les particules de diam√®tre inf√©rieur √† 50 ¬Ķm seront aspir√©es. Celles dont le diam√®tre varie entre 1 et 50 ¬Ķm seront phagocyt√©es par des amibocytes, celles dont le diam√®tre est inf√©rieur √† 1 ¬Ķm seront phagocyt√©es par des choanocytes.


1: l'eau, chargée de particules en suspension, entre par les pores inhalants.
2: les grosses particules sont phagocytées par les amibocytes.
3 et 6: les particules organiques subissent une digestion intracellulaire dans les vacuoles digestives des amibocytes.
4: les particules inorganiques (par exemple les grains de sable) sont expulsées vers le pore exhalant.
5: les petites particules parviennent jusqu'√† la corbeille vibratile, o√Ļ elles sont phagocyt√©es par les choanocytes, puis transf√©r√©es √† des amibocytes.

Processus de nutrition par filtration de l'eau d'une √©ponge sycono√Įde ou leucono√Įde (a: pore inhalant; b: particule organique; c: particule inorganique; d et f: amibocyte (phagocyte); e: choanocyte; g: vacuole digestive; h: corbeille vibratile; i: pore exhalant)

Cette strat√©gie ne demande ni structure complexe, ni mouvement coordonn√©. Cependant une d√©couverte r√©cente fait √©tat de l'existence d'une √©ponge carnivore, qui capture de petits crustac√©s gr√Ęce √† ses spicules, qui agissent comme des crochets sur la carapace de ses proies[5].

Capacités de résistance et de régénération

Les √©ponges sont capables de se r√©g√©n√©rer, m√™me si elles sont √©cras√©es, r√Ęp√©es et tamis√©es afin de dissocier compl√®tement les cellules (exp√©rience de Wilson, Galstoff et Faur√©-Fr√©miet): les cellules sont capables de se r√©associer spontan√©ment pour former de nouveaux individus.
Ces capacit√©s sont utilis√©es pour multiplier les √©ponges de toilette par une m√©thode appel√©e "bouturage" (qui diff√®re du bouturage chez les v√©g√©taux): les individus de bonne taille et de bonne qualit√© sont coup√©s en morceaux (en g√©n√©ral en 4 ou 8), puis taill√©s en forme sph√©rique ; chaque morceau redonnera un individu entier en reprenant sa croissance.

Elles peuvent aussi subir une déshydratation importante (être hors de l'eau) pendant plusieurs années et revivre une fois replongées dans leur biotope naturel. Elles possèdent aussi une forme de résistance et d'attente appelée gemmule (voir le paragraphe "Reproduction asexuée"). En revanche, elles sont généralement très sténohalines (elles ne supportent pas les variations de salinité).

Selon des √©tudes r√©centes, les √©ponges peuvent atteindre des √Ęges tr√®s avanc√©s, surtout celles vivant dans les oc√©ans froids et qui ont une croissance tr√®s lente. Cette √©tude estime l'√Ęge des Cinachyra antarctica (D√©mosponges) de grandes tailles √† environ 1 550 ans (entre 1 050 et 2 300 ans), et celles des plus grandes Scolymastra joubini (Hexactinellides de la famille des Rossellidae) √† au moins 13 000 ans (√Ęge minimum donn√© par la mod√©lisation) et au plus 15 000 ans (√Ęge au-del√† duquel la zone de vie des specimens √©tudi√©s √©tait exond√©e)[6],[7],[8]. Cela ferait de ces √©ponges les plus vieux √™tres vivants au monde.

Reproduction

Reproduction sexuée

Les √©ponges peuvent √™tre gonochoriques (cas g√©n√©ral chez les √©ponges calcaires) ou hermaphrodites (cas g√©n√©ral chez les √©ponges siliceuses). Les gam√®tes (spermatozo√Įdes et ovules) proviennent de la diff√©renciation de certains amibocytes[2]. Selon d'autres auteurs, ils proviendraient d'amibocytes ou de choanocytes d√©diff√©renci√©s[9].

Si, dans ce groupe, la spermatogenèse est classique, l'ovogenèse présente des particularités. Lorsque les ovocytes I sont formés, chacun s'associe à deux choanocytes dédifférenciés qui seront annexés par l'ovocyte.

Autre particularit√©, les √©ponges pr√©sentent une f√©condation indirecte : les spermatozo√Įdes, expuls√©s par un individu et ayant p√©n√©tr√© dans une autre √©ponge, seront captur√©s par des choanocytes diff√©renci√©s. Ces derniers se d√©diff√©rencient en arch√©ocytes, deviennent alors mobiles, p√©n√®trent dans la m√©sogl√©e o√Ļ se trouvent les ovules, et y transportent les spermatozo√Įdes.

Les √©ponges sont le plus souvent vivipares : apr√®s la f√©condation, l‚ÄôŇďuf se d√©veloppe dans la m√©sogl√©e puis devient une larve nageuse (larve amphiblastula chez la plupart des esp√®ces, ou parenchymula chez certaines √©ponges siliceuses), recouverte de flagelles, qui est lib√©r√©e dans le milieu ext√©rieur. La faible proportion de larves qui r√©ussissent √† survivre vont se fixer sur un support et se m√©tamorphoser en √©ponge adulte[2].

Reproduction asexuée

Les √©ponges peuvent aussi se reproduire ainsi de fa√ßon asexu√©e. Des fragments d√©tach√©s peuvent reformer une √©ponge enti√®re (voir le paragraphe "R√©g√©n√©ration"). Elles peuvent aussi produire des bourgeonnements de cellules indiff√©renci√©es, prot√©g√©es par une coque solide, l'ensemble √©tant appel√© gemmule (sauf chez certaines Hexactinellides, o√Ļ ces "bourgeons" poss√®dent des cellules d√©j√† diff√©renci√©es et sont appel√©es sorites). Les gemmules (ou sorites) sont g√©n√©ralement lib√©r√©es √† la mort de l'individu et, si les conditions sont favorables, s'ouvriront et donneront de nouveaux individus[2].

Répartition et habitat

Euplectella aspergillum, une espèce d'éponge siliceuse des eaux profondes

Répartition

Les éponges sont des animaux aquatiques. La plupart sont marines, mais il existe une cinquantaine d’espèces d'éponges d'eaux douces, toutes de la famille des Spongillidae. Par exemple, la spongille Spongilla lacustris vit fixée sur les cailloux, des branches immergées ou des végétaux aquatiques, en eau douce.

Leur répartition couvre tous les océans du globe et mers attenantes.

Les √©ponges calcaires sont plus courantes dans les eaux temp√©r√©es, alors que les d√©mosponges sont g√©n√©ralement pr√©sentes dans les eaux plus chaudes. Ces deux groupes se rencontrent le plus souvent dans les eaux peu profondes, mais certaines d√©mosponges vivent plut√īt, de m√™me que les haxactinellides, dans les zones bathyales et abyssales, o√Ļ elles s'ancrent au s√©diment meuble gr√Ęce √† des spicules sp√©cialis√©s. Les esp√®ces de d√©mosponges vivant dans les eaux plus froides contiennent beaucoup moins de spongine, qui peut alors se r√©duire √† de simples plaques basales ou juste enrober les spicules siliceux[1].

Habitat

Les √©ponges sont, sauf exceptions, sessiles c'est √† dire des animaux s√©dentaires qui vivent sur un support. Ce dernier peut √™tre de nature vari√©e : roche dure, s√©diment meuble, coquilles, carapaces de crustac√© d√©capode, polypiers, etc.

Elles sont particuli√®rement bien repr√©sent√©es dans les zones littorales o√Ļ la nourriture est abondante, entre 6 et 20 m√®tres de profondeur, mais certaines esp√®ces peuvent vivre jusqu'√† 8 600 m de profondeur[10].

R√īle √©cologique des Porifera

Commensalisme et mutualisme

Les √©ponges peuvent servir d‚Äôabris √† de multiples animaux dits commensaux qui profitent des apports en nourriture que leur fournit l'√©ponge h√īte, comme des crevettes avec les esp√®ces du genre Euplectella, ou les larves de certains insectes N√©vropt√®res qui s'abritent dans certains Spongillidae, ou certaines esp√®ces de Cnidaires du genre Parazoanthus, qui s'installent sur des √©ponges pour profiter du courant d'eau permanent g√©n√©r√© par ces derni√®res[11]. Il peut aussi exister des associations de type mutualisme, comme par exemple Suberites domuncula, qui peut se fixer sur la coquille abritant un bernard l'ermite: ce dernier se trouve ainsi prot√©g√© par l'√©ponge immangeable, qui, elle, profite des d√©bris alimentaires et reliefs de repas du crustac√©. Certaines √©ponges peuvent s'associer avec des algues unicellulaires (comme par exemple Spongilla lacustris avec des chlorelles), sans que cette association prenne un caract√®re obligatoire[9]. La plupart des √©ponges marines s'associent avec des bact√©ries (principalement des genres Pseudomonas et Aeromonas) ; chez certaines (ordre des Verongida), la masse bact√©rienne peut atteindre 40% de la masse corporelle de l'√©ponge. Les √©ponges sont aussi les seuls animaux connus √† vivre en symbiose avec des cyanobact√©ries[12]. Wilkinson (1983) a d√©montr√© que six des dix esp√®ces d'√©ponges les plus communes de la Grande barri√®re de corail sont, gr√Ęce √† leurs symbiotes photosynth√©tiques, davantage producteurs primaires que consommateurs, et qu'elles d√©gagent trois fois plus de dioxyg√®ne gr√Ęce √† cette photosynth√®se qu'elles n'en consomment par respiration[13].

Parasitisme et lutte contre la prédation

Il existe d‚Äôautre part des √©ponges parasites comme Cliona celata qui se fixe sur des coquilles d‚Äôhu√ģtres et peut les transpercer.

Certaines éponges sont connues pour être très toxiques pour certains organismes marins. C'est le cas notamment des Aaptos aaptos, Chondrilla nucula, Tethya actinia, Spheciospongia vesparium et Suberites domuncula.

[réf. nécessaire]

De plus, les spicules qui forment le squelette de certaines √©ponges les prot√®gent d'un grand nombre de pr√©dateurs, du fait du caract√®re nocif des aiguilles de calcaire ou de silice pour la muqueuse intestinale. Les tortues imbriqu√©es sont les seuls t√©trapodes √† √™tre spongivores[14]. La patelle, le bigorneau, certaines √©toiles de mer, certains poissons et les Dorididae sont r√©guli√®rement spongivores. Une esp√®ce d'√©ponge littorale de la mer des Antilles, Fibula nolitangere provoque par contact de dangereuses inflammations, d'o√Ļ son nom scientifique[9] (fibula est l'√©pingle en latin, et nolitangere signifie ne touchez pas).

D'autres substances permettant de se d√©fendre contre des pr√©dateurs ou micro-organismes parasites ont √©t√© d√©couvertes. Ces substances pr√©sentent un int√©r√™t pharmacologique : la spongopurine poss√®de des propri√©t√©s antivirales

[r√©f. n√©cessaire], la theonelladine A ‚ąľ D (une pyridine) pr√©sente des propri√©t√©s antitumorales[15]. D‚Äôautres mol√©cules poss√®dent des propri√©t√©s antibiotiques[16].

Cycle biogéochimique du calcium

Certaines √©ponges ont particip√© √† des bioconstructions dans l'histoire de la Terre: constructions √† arch√©ocyathid√©s du Cambrien, r√īle pr√©pond√©rant des stromatopores dans les zones les plus turbulentes des r√©cifs siluro-d√©voniens, biohermes (r√©cifs bioconstruits) √† spongiaires de l'Oxfordien... A l'inverse, certaines √©ponges, comme les esp√®ces du genre Cliona, ont un r√īle dans le cycle biog√©ochimique du calcium dans les oc√©ans en d√©composant les roches ou les coquilles calcaires. La masse de s√©diments produite √† partir de cette bio√©rosion par les √©ponges perforantes est consid√©rable.

Place des éponges dans le monde animal


Etymologie

Les termes éponge et Spongiaires proviennent tous les deux du latin Spongia, signifiant éponge.

Porifera vient du latin porus, signifiant petit trou, ou pore et le verbe ferre, signifiant porter

Systématique

Une des phylogénies possibles des Porifera

Les spongiaires sont un groupe très ancien, très abondant dans les sédiments paléontologiques.

Ce n'est qu'en 1765 que les éponges, jusqu'alors considérées comme des végétaux, sont reconnues comme étant des animaux[9]. Dans les années 1970, des fossiles anciens ont permis d'attribuer aux spongiaires divers groupes autrefois considérés comme des cnidaires. Au début des années 2000, avec le développement de la systématique moléculaire, il a été possible de vérifier les hypothèses concernant l'homologie morphologique et les hypothèses évolutives qui en découlent. Un fragment de l'ARNr 28S de plusieurs espèces d'Astrophorida a été séquencé. Celles qui ont été examinées présentaient de nombreuses particularités morphologiques et certains de ces caractères ont pu être réévalués d'après les données moléculaires. Les résultats sur l'ordre des Astrophorida sont en contradiction avec la classification historique. La classification risque d'en être bouleversée[17].

Les spongiaires ou √©ponges repr√©sentent environ 9000 esp√®ces r√©parties dans diff√©rents ensembles :

  • Les √©ponges siliceuses
    • Les d√©mosponges : poss√®dent des spicules siliceux √† une, trois ou quatre pointes, ou un m√©lange de spicules siliceux et de fibres de spongine, ou uniquement des fibres de spongine. L'√©ponge de toilette fait partie des d√©mosponges.
    • Les hexactinellides ou √©ponges de verre : ont des spicules siliceux √† six pointes. Elles sont rares √† moins de 200 m de profondeur. Elles atteignent leur plus grande diversit√© entre 200 m et 600 m (zone bathyale).
  • Les √©ponges calcaires : ont un squelette de carbonate de calcium. De taille r√©duite, les calcisponges sont plus abondantes et plus diversifi√©es dans les eaux peu profondes (< 100 m).
  • Les arch√©ocyathid√©s est un groupe disparu √† la fin du cambrien.

Leurs noms scientifiques en classification classique sont:

Fossiles

Une éponge fossile de l'époque crétacé, Raphidonema (2,8 cm de diamètre)

Les plus anciens fossiles d'éponge connus ont longtemps été ceux de la faune de Burgess, datant du Cambrien (genre Vauxia). Des études ont montré qu'il s'agissait de démosponges, éponges évoluées, ce qui prêtait à penser que ce groupe existait en fait depuis beaucoup plus longtemps[18]. En 1996, Gehling and Rigby identifièrent et décrivirent une éponge, Paleophragmodictya, de la faune d'Ediacara en Australie, datant de la fin du Précambrien (Ediacarien). Les spécimens révélaient un réseau de spicules ressemblant à celui existant dans les hexactinellides[19].

Les √©ponges du pal√©ozo√Įque et du m√©sozo√Įque participaient activement √† la construction de massifs r√©cifaux sous-marins, et vivaient dans des eaux marines peu profondes[20]. Au Jurassique, les hexactinellides ont disparu des eaux peu profondes pour coloniser des profondeurs qui sont, sauf exception, d'au moins 200 m.

La structure histologique fondamentale des √©ponges n'est pas perceptible √† l'√©tat fossile, et la d√©termination de l'esp√®ce doit se faire par l'√©tude microstructurale, ce qui oblige √† conna√ģtre l'ensemble des √©ponges existantes lors du processus de biomin√©ralisation. Les spicules, dans certaines roches, sont si abondants qu'ils peuvent en constituer l'√©l√©ment principal. C'est le cas des gaizes et spongolites.

Les éponges et l'homme

Les éponges naturelles

Une éponge de toilette naturelle

Les spongiaires sont utilisés depuis plusieurs siècles comme éponges.

L’éponge commercialisée n’est en fait que le squelette d’une démosponge (Spongia par exemple) qui provient des mers tempérées chaudes. Ce squelette est constitué d'un réseau de fibres entremêlées composées d'une matière organique, la spongine.

La spongine est une scléroprotéine iodée qui a comme particularité d'absorber l'eau et, ce faisant, de gonfler, acquérant douceur et élasticité. Elle est alors capable d'absorber d'autres liquides, même non aqueux.

Les espèces les plus couramment utilisées comme éponges naturelles sont celles du genre Spongia, mais d'autres espèces d'origines différentes peuvent aussi être utilisées, comme par exemple celles du genre Hippospongia[21],[2].

Pêche et préparation des éponges

Autrefois effectu√©e √† mains nues et en apn√©e, la p√™che √† l'√©ponge se pratique de nos jours g√©n√©ralement √† l'aide de scaphandres autonomes ou non. Cette p√™che se pratique essentiellement en M√©diterran√©e, mais aussi en Mer Rouge, le long des c√ītes d'Am√©rique centrale et en Australie.
Une fois remontées, les éponges sont lavées à grande eau et pressées pour débarrasser le squelette de spongine de toutes les parties vivantes. Puis elles subissent de nouveaux lavages, notamment dans des solutions chlorées afin de les blanchir[21].

Les expressions françaises utilisant le terme "éponge"

  • La capacit√© d'absorption de l'√©ponge est mise en exergue dans les expressions "√™tre imbib√© comme une √©ponge" ou "boire comme une √©ponge", o√Ļ l'individu est consid√©r√© comme imbib√© d'alcool. De m√™me, dans l'expression "√™tre une vrai √©ponge", l'analogie r√©side dans la capacit√© d'un individu √† absorber les connaissances ou savoir-faire.
  • "passer l'√©ponge" renvoie au fait qu'on utilisait une ardoise pour noter les dettes d'un individu √† la craie. Passer l'√©ponge consistait donc √† effacer les dettes... et les oublier.

Les éponges dans l'Antiquité

Selon la mythologie grecque, le dieu Glaucos aurait √©t√©, √† l'√©poque o√Ļ il √©tait encore mortel, le premier p√™cheur d'√©ponge et aurait m√™me cr√©√© un v√©ritable centre de p√™che √† l'√©ponge en mer Eg√©e[21].

Dans l'Antiquit√©, outre l'utilisation pour la toilette, l'usage des √©ponges √©tait multiple :

  • elles pouvaient servir pour porter des liquides √† la bouche, comme par exemple de l'eau, du vin ou de la posca. Selon la Bible, un soldat romain donne √† boire √† J√©sus crucifi√© √† l'aide d'une √©ponge[22]. Cette √©ponge devint une relique sous le nom de Sainte Eponge. Elles pouvaient aussi √™tre imbib√©es de miel et donn√©es aux enfants en guise de sucette[21];
  • elles pouvaient √™tre plac√©es dans les casques ou sous les armures, afin d'amortir les chocs[21];
  • Elles √©taient aussi utilis√©es pour laver et soigner les blessures, ou comme pessaire. Lors d'√©pid√©mie, elles √©taient utilis√©es comme masque et on s'en servait aussi comme fumigatoire en les br√Ľlant (ce qui devait avoir une certaine efficacit√©, vu leur forte teneur en iode)[9]
  • on les utilisait pour effacer les √©crits sur les papyrus et parchemins[21].

Autres usages des éponges

Les éponges à spicules siliceux ont elles aussi été utilisées dans l'histoire humaine. Les jeunes filles russes, par exemple, se frottaient autrefois les joues pour les rougir avec une poudre constituée de spicules siliceux d'éponge broyés. Les indiens d'Amérique du Sud mêlaient des fragments d'éponge à l'argile utilisée pour fabriquer leurs poteries, pour rendre le matériau plus résistant et plus compact[9].

Les éponges sont de nos jours aussi utilisées en chirurgie, pour le tannage des cuirs, la céramique et (dans le cas des éponges les plus fines) en bijouterie et en lithographie[21].

Les éponges et la culture

Peinture à l'éponge


Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Beaumont A et Cassier P, Biologie animale Tome 1, Dunod universit√©, Paris, 1981 (r√©impr. 1991), 93-110 p. (ISBN 2-04-011432-7) 
  • Collectif, La nature, Encyclop√©die en 14 volumes (1982) Hachette, ISBN 2-245-01629-7
  • Collectif, Grande encyclop√©die Atlas des animaux (1984), Atlas, Paris ISBN 2-7312-0226-2
  • Lecointre G. Le Guyader H. Classification phylog√©n√©tique du vivant, Belin 2001 ISBN 2-7011-2137-X

Références externes

Liens externes

Notes

  1. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ et d‚ÄČ Collectif, Grande encyclop√©die alpha des sciences et techniques, Zoologie tome I (1974), Grange Bateli√®re, Paris.
  2. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ, d‚ÄČ, e‚ÄČ et f‚ÄČ Beaumont A, Cassier P (1981) Biologie animale, tome 1, Dunod universit√©, Paris
  3. ‚ÜĎ Nagabhushanam R. et Thompson MF. (1997) Fouling organisms of the Indian Ocean: biology and control technology, CRC Press, ISBN 90-5410-739-1
  4. ‚ÜĎ Porifera: Life History and Ecology sur le site de l'University of California Museum of Paleontology
  5. ‚ÜĎ Vacelet Jean; Boury-Esnault Nicole, ¬ę A new species of carnivorous deep-sea sponge (Demospongiae: Cladorhizidae) associated with methanotrophic bacteria ¬Ľ, dans Cahiers de biologie marine, vol. 43, no 2, 2002, p. 141-148 (ISSN 0007-9723) [r√©sum√©] 
  6. ‚ÜĎ Dur√©e de vie de Cinachyra antarctica sur AnAge
  7. ‚ÜĎ Dur√©e de vie de Scolymastra joubini sur AnAge
  8. ‚ÜĎ Pdf : Gatti S. (2002) The R√īle of Sponges in High-Antarctic Carbon and Silicon Cycling, a Modelling Approach p38-39
  9. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ, d‚ÄČ, e‚ÄČ et f‚ÄČ Collectif, Grande encyclop√©die Atlas des animaux (1984), Atlas, Paris ISBN 2-7312-0226-2
  10. ‚ÜĎ Lecointre G. Le Guyader H. Classification phylog√©n√©tique du vivant, Belin 2001 ISBN 2-7011-2137-X, p196-200
  11. ‚ÜĎ Parazoanthus sur le site DORIS
  12. ‚ÜĎ Brusca R.C. et Brusca G.J. (2003) Invertebrates Sinauer Associates Inc., Sunderland, MA
  13. ‚ÜĎ Wilkinson C.R. (1983) Net primary productivity in coral reef sponges, Science, 219:410-412
  14. ‚ÜĎ (en) Anne Meylan, ¬ę Spongivory in Hawksbill Turtles: A Diet of Glass ¬Ľ, dans Science magazine, American Association for the Advancement of Science, no 239, 19/1/1998, p. 393‚Äď395 [r√©sum√©] 
  15. ‚ÜĎ Extrait de l'article Theonelladins A ‚ąľ D, novel antineoplastic pyridine alkaloids from the Okinawan marine sponge Theonella swinhŇďi
  16. ‚ÜĎ Extrait de l'article A new antibiotic chloro-sesquiterpene from the caribbean sponge Smenospongia aurea
  17. ‚ÜĎ Chombard Catherine, Tillier Simon, Les Demospongiae √† asters : phylog√©nie mol√©culaire et homologie morphologique, Mus√©um national d'histoire naturelle, 2006 
  18. ‚ÜĎ The New Middle Cambrian Sponge Vauxia magna from the Spence Shale of Northern Utah and Taxonomic Position of the Vauxiidae, J. Keith Rigby, Journal of Paleontology, Vol. 54, No. 1 (Jan., 1980), pp. 234-240 R√©sum√© de l'article
  19. ‚ÜĎ Gehling J.G. et Rigby K.J., (1996), "Long expected sponges from the neoproterozoic ediacara fauna of South Australia.", Journal of Paleontology, 2: 185-195
  20. ‚ÜĎ Article sur les √©ponges fossiles sur le site de l'University of California Museum of Paleontology
  21. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ, d‚ÄČ, e‚ÄČ, f‚ÄČ et g‚ÄČ Collectif, La nature, Encyclop√©die en 14 volumes (1982) Hachette, ISBN 2-245-01629-7
  22. ‚ÜĎ La Bible, Evangile de Jean, chapitre 19, verset 28
  • Portail de la biologie marine Portail de la biologie marine
  • Portail de l‚Äôorigine et de l‚Äô√©volution du vivant Portail de l‚Äôorigine et de l‚Äô√©volution du vivant
  • Portail du monde maritime Portail du monde maritime
  • Portail de la zoologie Portail de la zoologie

Ce document provient de ¬ę Porifera ¬Ľ.

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Porifère de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • porifere ‚ÄĒ PORIF√ČRE s. n. pl. spongieri. (< germ. Poriferen) Trimis de raduborza, 15.09.2007. Sursa: MDN ‚Ķ   Dic»õionar Rom√Ęn

  • Alfred Hart Everett ‚ÄĒ est un fonctionnaire britannique en poste en Asie, n√© en 1848 et mort en 1898. Il r√©colte de tr√®s nombreux sp√©cimens d‚Äôhistoire naturelle, notamment des Philippines et de Sarawak, qu‚Äôil fait parvenir √† divers naturalistes comme Arthur Hay,… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Halieutica ‚ÄĒ Halieutiques (Oppien)  Ne doit pas √™tre confondu avec Halieutique. Les Halieutiques est un po√®me didactique d‚ÄôOppien de Corycos (IIe si√®cle) qui comprend 3506 vers. Les deux premiers chants d√©crivent les poissons et les trois chants suivants ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Halieutica (Halieutiques, Oppien) ‚ÄĒ Halieutiques (Oppien)  Ne doit pas √™tre confondu avec Halieutique. Les Halieutiques est un po√®me didactique d‚ÄôOppien de Corycos (IIe si√®cle) qui comprend 3506 vers. Les deux premiers chants d√©crivent les poissons et les trois chants suivants ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Halieutiques (Oppien) ‚ÄĒ  Ne doit pas √™tre confondu avec Halieutique. Les Halieutiques est un po√®me didactique d‚ÄôOppien de Corycos (IIe si√®cle) qui comprend 3506 vers. Les deux premiers chants d√©crivent les poissons et les trois chants suivants sont sur l art de la… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Oppien d'Anazarbe ‚ÄĒ Oppien de Corycos Pour les articles homonymes, voir Oppien. Oppien, dit Oppien de Corycos ou Oppien d Anazarbe, est un auteur gr√©co latin n√© en Cilicie, √† Corycos/Anazarbe (aujourd hui Korghos), qui vivait au IIe si√®cle. On conna√ģt tr√®s peu… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Oppien de Corycos ‚ÄĒ Pour les articles homonymes, voir Oppien. Oppien, dit Oppien de Corycos ou Oppien d Anazarbe, est un auteur gr√©co latin n√© en Cilicie, √† Corycos/Anazarbe (aujourd hui Korghos), qui vivait au IIe si√®cle. On conna√ģt tr√®s peu de choses de sa… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Oppien de corycos ‚ÄĒ Pour les articles homonymes, voir Oppien. Oppien, dit Oppien de Corycos ou Oppien d Anazarbe, est un auteur gr√©co latin n√© en Cilicie, √† Corycos/Anazarbe (aujourd hui Korghos), qui vivait au IIe si√®cle. On conna√ģt tr√®s peu de choses de sa… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • porifer ‚ÄĒ PORIF√ČR, ńā, poriferi, e, adj. (Rar) Care provoacńÉ porozitatea unui material. ‚Äď Din fr. poriph√®re. Trimis de pd74, 05.06.2002. Sursa: DEX 98 ÔĽŅ PORIF√ČR adj. porigen. (Material porifer.) Trimis de siveco, 05.08.2004. Sursa: Sinonime ÔĽŅ porif√©r adj. m ‚Ķ   Dic»õionar Rom√Ęn

  • spongieri ‚ÄĒ SPONGI√ČRI s.m.pl. √éncrengńÉturńÉ de animale nevertebrate, av√Ęnd ca tip buretele; (la sg.) animal din aceastńÉ √ģncrengńÉturńÉ. [pron. gi eri, sg. spongier. / < fr. spongiaires, cf. lat. spongia ‚Äď burete]. Trimis de LauraGellner, 13.09.2007. Sursa:… ‚Ķ   Dic»õionar Rom√Ęn


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.