Ponts de Lyon

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Ponts de Lyon

Liste des ponts et passerelles de Lyon sur le Rh√īne et la Sa√īne, ordonn√©s d'amont en aval.

Pont de l'√éle Barbe Pont Schuman Passerelle Masaryk Pont Clemenceau Pont KŇďnig Passerelle de l'Homme de la Roche Passerelle Saint-Vincent Pont la Feuill√©e Pont du change et pont Mar√©chal Juin Passerelle du Palais de Justice Pont Bonaparte Passerelle Paul Couturier Pont d'Ainay Pont Kitchener-Marchand Viaduc de l'A6 Viaduc de la Quarantaine Ponts de la Mulati√®re Pont Raymond Poincar√© Viaduc SNCF Passerelle de la Cit√© Internationale Pont Winston Churchill Pont de Lattre de Tassigny Pont Morand Passerelle du Coll√®ge Pont Lafayette Pont Wilson Pont de la Guilloti√®re Pont de l'Universit√© Pont Gallieni Viaduc de Perrache Pont des Girondins Pont Pasteur Pont Raymond BarrePontsdelyon.svg
À propos de cette image

Sommaire

Sur le Rh√īne

Pont Raymond Poincaré (1939-1989)

Le pont Raymond Poincaré, en 2008

Il est compt√© parmi les ponts de Lyon m√™me s'il est en fait en dehors de la limite de la ville : sur la rive droite, on se trouve √† Caluire-et-Cuire, sur la rive gauche √† Villeurbanne. Ce pont ne fut construit que tardivement, en liaison avec la mise en place du boulevard p√©riph√©rique initi√© par le pr√©sident du Conseil G√©n√©¬≠ral Laurent Bonnevay, dont il porte aujourd'hui le nom.

En 1937, on commença l'édification d'un ouvrage classique en béton reposant sur 4 piles. Dès le début, on le dédia à Raymond Poincaré, président de la République de 1913 à 1921, président du Conseil de 1926 à 1929, pério­de pendant laquelle il doit dévaluer le franc, qui devient le franc Poincaré.

Le 6 février 1939, il est baptisé Pont Raymond Poincaré. En 1940, les travaux du pont reprennent, mais le pont est détruit par l'offensive des forces allemandes. La guerre ralentit les travaux mais ceux-ci recommencent immédiatement jusqu'à la destruction totale des arches dynamitées par les Allemands avant leur retraite.

Le pont est reconstruit en 1950. Suite √† une inspection de contr√īle, on d√©couvre des fissures dans le b√©ton du pont qui est ferm√© √† la circulation. Les travaux reprennent et le pont est ouvert en 1954, mais 10 ans plus tard, des fissures apparaissent au-¬≠dessus des voies de chemin de fer. Il est remplac√© par un pont provisoire en fer qui reste en place jusqu'√† la r√©ouverture du pont dans son √©tat actuel en 1989. Plus r√©cemment encore, on l'a √©largi et modifi√© √† ses deux extr√©mit√©s pour le raccorder √† l'√©changeur du p√©riph√©rique Nord et par un gigantesque giratoire au boulevard Laurent Bonnevay.

Il est encore aujourd'hui tr√®s fr√©quent√©, mais le p√©riph√©rique Nord, qui est gratuit dans le franchissement du Rh√īne, l'a soulag√© d'une partie de son trafic.

Viaduc SNCF (1857)

Le viaduc SNCF (1857) en 2008

Le viaduc ferroviaire en fonte est construit de 1854 à 1857 pour supporter la ligne Lyon-Genève qui fusionne cette même année avec la PLM. Il permet le passage aujourd'hui, par le tunnel de Collonges, vers l'ouest de la France et vers Paris, puisque le TGV l'emprunte. Il se trouve à quelques mètres en parallèle du pont routier Raymond Poincaré.

Les piles reposent toujours sur des pieux enfonc√©s dans le Rh√īne, et la construction de la Cit√© internationale de Lyon, qui a r√©tr√©ci le lit et augment√© le niveau de l'eau, a √©t√© l'occasion d'une refonte, d'un renforcement complet de leurs bases prot√©g√©es par des massifs de b√©ton. En 1856, lorsque les travaux √©taient tr√®s avanc√©s, on les avait arr√™t√©s car on soup√ßonnait le pont d'avoir fait barrage et augment√© le niveau de l'inondation. On obligea les constructeurs √† remplacer l'extr√©mit√© occidentale de la digue qui limite le parc de la T√™te d'Or par plusieurs trav√©es permettant le passage des eaux. Cette disposition est toujours tr√®s visible.

Endommagé par les Allemands en 1944, il est totalement rouvert au trafic en 1946.

Passerelle de la Cité Internationale (à l'étude)

Le Grand Lyon a pr√©vu de construire une passerelle entre la Cit√© internationale et la place basse Demonchy du parc de Saint-Clair (commune de Caluire-et-Cuire)[1]. Le premier projet, con√ßu en 1994, n'a pas √©t√© r√©alis√© √† cause d'un diff√©rend juridique avec l'un des candidats √† la ma√ģtrise d'Ňďuvre. Un nouveau projet, con√ßu par l'architecte autrichien Dietmar Feichtinger[2], a √©t√© relanc√© en 2009. Les travaux de cette passerelle longue de 220 m devraient commencer en 2010 pour √™tre achev√©s en 2012.

Pont Winston Churchill (1982)

Le pont W. Churchill en 2008

En 1862, le Maréchal de Castellane fait construire un pont constitué de bateaux afin de relier le Grand-Camp (La Doua) au camp de Sathonay. Ce pont volant est remplacé par une passerelle métallique qui est emportée en 1874.

En 1899, un nouveau pont aussi de type m√©tallique, avec une silhouette inhabituelle √† Lyon car il est constitu√© de deux grandes arches a√©riennes, reposant sur deux piles interm√©diaires, le remplace sous le nom de Pont de la Boucle, en raison de la grande courbe que d√©crit le Rh√īne contre les balmes de Caluire. Il est long de 280 m, avec une largeur faible de 10,80 m pour seulement 5,40 m de chauss√©e, encadr√©e par deux trottoirs de 2,70 m. Cette √©troitesse cause sa perte. Il ne supporte plus qu'un tonnage limit√© √† 7,5 tonnes, ce qui est tr√®s insuffisant pour les besoins de la circulation.

Reconstruit après les bombardements de 1944, il rouvre en 1946 et il est rebaptisé pont Winston Churchill le 28 janvier 1966. Il est finalement démoli en 1981 et remplacé par le pont actuel en béton en 1982.

Pont de Lattre de Tassigny (1956)

Pont de Lattre de Tassagny, en 2008

Un premier pont, le pont √Čgyptien, fut jet√© sur le Rh√īne en 1846. L'origine de son nom venait des huit colonnes √©gyptiennes qui supportaient les c√Ębles du pont. Il √©tait long de 200 m avec une chauss√©e de 4,80 m encadr√©e par deux trottoirs de 1,10 m. Cet ouvrage d'art, rebaptis√© pont Louis-Philippe vers 1849, fut emport√© par un moulin lors d'une crue en 1854.

Le pont rouvre au public le 30 mars 1856. Construit dans un style plus sobre, il est aussi l√©g√®rement plus √©troit (4,90 m de chauss√©e et deux trottoirs de 90 cm). Appel√© pont Saint-Clair (attest√© en 1875), il est renomm√© pont Va√Įsse le 21 d√©cembre 1931 en hommage √† Claude-Marius Va√Įsse.

En 1952, le percement du tunnel de la Croix-Rousse est achev√© ; on d√©truit alors le pont Va√Įsse en 1953 et on reconstruit en 1956 un peu plus en aval dans l'alignement du tunnel un nouveau pont nomm√© en hommage √† Jean-Marie de Lattre de Tassigny. Ce pont en b√©ton est long de 150 m et large de 25 m (chauss√©e de 20 m et trottoirs de 2,50 m).

Pont Morand (1976)

Pont Morand vers 1900
Pont Morand (2009)

Construit √† l'origine en bois, par l'architecte urbaniste Jean-Antoine Morand de Jouffrey, en 1774, c'est le deuxi√®me plus ancien des ponts sur le Rh√īne. Il est long de 208 m et large de 12 m. Il a port√© plusieurs noms : pont Saint-Clair, pont Rouge ou de Bois √† l'origine, pont Affranchi en 1793, pont des Victoires en 1794, puis pont Morand (attest√© en 1810). En 1825, le pont s'√©croule ; il est alors remplac√© par un pont volant pendant sa reconstruction. En 1854, il r√©siste √† la crue qui emporte le pont Saint-Clair qui vient heurter ses piles et bloquer les eaux.

Mais dans les ann√©es 1880, le pont v√©tuste menace de tomber en ruine et doit √™tre limit√© √† la circulation. Dans les ann√©es 1890, il est remplac√© par un pont √† structure m√©tallique reposant sur des piles de ma√ßonnerie. Il est long de 214,50 m, avec une chauss√©e de 11 m et deux trottoirs de 4,50 m. L'arche centrale est d√©truite par les Allemands en 1944. Le 3 f√©vrier 1945, un pont provisoire en bois, le pont du B√Ętiment, est ouvert pour permettre la circulation pendant les travaux de reconstruction du pont Morand. Il est constitu√© d'un tablier de 205 m reposant sur dix piles sur pilotis. Le pont d√©finitif est rouvert le 3 avril 1948.

Il est d√©moli √† son tour en 1974 dans le cadre des travaux du m√©tro. En 1976, le pont actuel en b√©ton pr√©contraint long de 187 m est inaugur√©. Il permet au m√©tro de circuler √† l'int√©rieur du tablier, tandis que les automobiles et les pi√©tons sont en surface sur une chauss√©e de 15,50 m de large et deux trottoirs de 2 m. Con√ßu √† l'origine comme le premier de deux ponts jumeaux, il est dans l'alignement du projet de la perc√©e Morand-Martini√®re, √† la diff√©rence des ponts pr√©c√©dents, qui √©taient dans l'alignement du cours Franklin-Roosevelt (ancien cours Morand). Ce projet ayant √©t√© abandonn√©, le deuxi√®me pont Morand n'a jamais √©t√© construit.

Passerelle du Collège (1844)

Passerelle du Collège

Ce pont suspendu tire son nom du Lycée Ampère car elle débouche rive droite sur le passage Ménétrier inclus dans le collège du même nom, autrefois appelé le Grand Collège sous l'Ancien Régime, le Petit Collège étant sur la place du même nom dans le Vieux-Lyon.

Elle fut construite sur la pression des habitants de la rive gauche qui ne disposaient pas de lyc√©e public (celui de jeunes filles n'apparut qu'√† la fin du XIXe si√®cle et celui du Parc qu'apr√®s la guerre de 1914) ; la passerelle permettait aux √©l√®ves de ne pas faire le d√©tour par les ponts Morand ou Lafayette et de traverser en s√©curit√©.

La compagnie des ponts du Rh√īne fut mise en demeure en 1842 et fut oblig√©e √† la r√©alisation et un projet est approuv√© d√®s le mois de juillet. La passerelle en "fils de fer" repose toujours sur trois piles, dont les enrochements sont renouvel√©s de temps √† autre, et comporte trois trav√©es de 96 m au centre et de 42,5 m sur les c√īt√©s dont la largeur est de 4 m.

La construction fut marqu√©e par un accident tragique : les travaux √©taient presque achev√©s, lorsque le 7 d√©cembre 1844 un boulon retenant un c√Ęble dans sa gaine se cassa. La passerelle s'√©croula et 8 ouvriers se noy√®rent. Les travaux repri¬≠rent imm√©diatement et on put circuler sur l'ouvrage le 3 septembre 1845.

La passerelle est en partie détruite en 1944, une des piles est reconstruite quasiment à l'identique en pierres appareillées (celle du milieu porte une inscription commémorative). La passerelle est enfin ouverte au public le 3 septembre 1945. Depuis lors, ce passage pour piétons du quai Jean-Moulin au quai Général-Sarrail est très fréquenté.

Pont Lafayette (1890)

C'est le troisi√®me plus ancien pont sur le Rh√īne. En 1826, est construit un premier pont, le Pont Charles X ou pont du Concert √† partir de 1828. Long de 214 m et large de 13 m, il est constitu√© d'une charpente en bois reposant sur des cul√©es et des piles en ma√ßonnerie.

Le 5 septembre 1829, Lafayette fait une entrée triomphale dans Lyon en empruntant le pont qui est rebaptisé en son honneur le 19 septembre 1830. Il est emporté par des crues en 1840, puis en 1856.

Trop vétuste, il est remplacé en 1890 par le pont actuel, à structure métallique reposant sur des piles en pierres de Porcieu-Amblagnieu. L'arche centrale, détruite en septembre 1944, est reconstruite et le pont rouvre en 1946.

Pont Wilson (1918)

Le pont Wilson

Un premier pont, le pont de l'H√ītel-Dieu ou de l'H√īpital fut construit en 1837-1839 par l'entrepreneur Clauzel, pour le compte de la compagnie des ponts du Rh√īne. Ce pont suspendu, d'une longueur de 210 m, repose sur des piles en b√©ton massif, prot√©g√© par un enrochement.

En 1887, l'√©tat du pont est jug√© alarmant et il est finalement d√©moli en 1912. Il est remplac√© par un pont en bois provisoire, puis par le pont Wilson inaugur√© le 14 juillet 1918. Le nouveau pont est beaucoup plus large que l'ancien (20 m contre 7 auparavant) ; les trottoirs passent ainsi de 1,10 m √† 4,50 m. Il est √† l'√©poque d'un structure r√©volutionnaire puisque dot√© d'un tablier en b√©ton arm√© reposant sur des piles en ma√ßonneries en pierre de la Villette. Le pont est endommag√© en septembre 1944 et il rouvre d√©finitivement en 1948.

Pont de la Guillotière (1953)

Article d√©taill√© : Ordre des fr√®res pontifes.
Pont de la Guillotière, 2009

Le pont de la Guilloti√®re, d√©nomm√© aussi autrefois pont du Rh√īne est le plus ancien des ponts sur le Rh√īne. Le pont du Moyen √āge reposait sur une for√™t de pieux en ch√™ne, qui ont compliqu√© le percement du tunnel du m√©tro, dans les ann√©es 1980. Quelques arches ont √©t√© combl√©es sur la rive gauche, dans les ann√©es 1820. Ceci explique l'anomalie lyonnaise qui fait qu'on appelle Place du Pont (aujourd'hui place Gabriel P√©ri) une place qui est √† une centaine de m√®tres du d√©but du pont. Le pont a √©t√© d√©truit lors de la retraite de l'arm√©e allemande, en septembre 1944. Il a √©t√© d√©moli en 1952 et remplac√© par un pont plus large et dot√© d'une structure m√©tallique en 1953.

Pont de l'Université (1903)

Pont de l'Université, 2009

Ce pont fut construit √† l'emplacement d'un ancien bac pour desservir les b√Ętiments universitaires √©rig√©s entre 1876 et 1898. Lors de son inauguration en 1903, l'ouvrage fut baptis√© pont des Facult√©s, mais il fut rapidement renomm√© pont de l'Universit√©. Endommag√© en 1944, un pont provisoire en bois est mis en place, puis le pont est d√©finitivement rouvert en 1947. Le pont, long de 267,50 m pour 20 m de large, est constitu√© de trois arches m√©talliques fondues √† Longwy et reposant sur des piles en pierres de Porcieu-Amblagnieu.

Pont Gallieni (1965)

Le pont Gallieni en 2008

Un projet, esquiss√© d√®s 1830, pr√©voyait la construction d'un axe est-ouest, constitu√© de chaque c√īt√© de l'actuel cours de Verdun d'un pont sur la Sa√īne (actuel pont Kitchener-Marchand) et de deux ponts sur le Rh√īne. Ces franchissements, nomm√©s tous les deux pont Seguin, furent termin√©s en 1847 et ouverts au public en 1849.

Le nouveau pont sur le Rh√īne est compos√© de deux ouvrages construits de parts et d'autres de l'√ģle B√©chevelin. Le pont principal sur le Rh√īne est constitu√© de deux piles supportant une trav√©e centrale de 60 m de long et 7,4 m de large relay√©e par deux trav√©es lat√©rales de respectivement 39 et 67 m. Il prit le nom de pont Napol√©on, puis pont S√©guin (1849), pont du Rh√īne (1852) et enfin pont du Midi vers 1871. Cette m√™me ann√©e, la l√īne B√©chevelin est combl√©e.

Le pont principal en tr√®s mauvais √©tat est d√©truit en juin 1889. Il est reconstruit entre 1889 et 1891. Comme les ponts Morand et Lafayette construits √† la m√™me √©poque, ce nouveau pont est constitu√© de trois arches m√©talliques. Il est large de 20 m et long de 209 m. Il est inaugur√© le 13 juillet 1891 sous le nom de pont du Midi, mais il est rebaptis√© Gallieni le 17 juillet 1916. Il fut d√©truit en 1944, reconstruit, puis finalement d√©moli en 1962-1965 pour √™tre remplac√© par un pont en acier plus large (28,5 m), mais moins long (204,8 m), inaugur√© le 30 octobre 1965. Depuis 2001, le nombre de voies r√©serv√©es √† la circulation automobile a √©t√© r√©duit afin de faire passer les deux lignes de tramway T1-T2.

Viaduc de Perrache (1856)

Viaduc de Perrache en 2008

Ce pont ferroviaire est construit entre 1852 et 1856 afin de relier la gare de Perrache √† la gare des Brotteaux. Il est aussi d√©nomm√© pont de la M√©diterran√©e car il fait partie de l'art√®re ¬ę imp√©riale ¬Ľ de la compagnie PLM.

Il fut d'abord construit sur 2 voies en même temps que l'on perçait le tunnel Saint-Irénée afin de relier la gare de Perrache à la gare de Vaise, et au-delà à la gare de Paris-Lyon.

Ses arches en fonte fabriquées à Givors reposent sur des piles assises sur des pieux selon les anciennes techniques mais refaites et renforcées plusieurs fois, particulièrement lors de son doublement en acier en 1926. Il ne fut que peu endommagé en 1944, d'abord le 26 mai par une bombe alliée, puis par les artificiers allemands.

Dans les premiers jours de la Libération, les Américains remblayèrent les voies restées en place pour faire passer les convois lourds; les véhicules montaient sur le pont par des rampes installées dans la gare de Perrache.

Pont des Girondins (à l'étude)

Un projet de nouveau franchissement du Rh√īne est envisag√© dans le cadre du projet Lyon Confluence. Il permettrait de relier Perrache et Gerland √† la hauteur de la rue des Girondins. Le principal obstacle √† la construction de cet ouvrage est la pr√©sence de l'autoroute A7 sur les quais du Rh√īne √† Perrache.

Pont Pasteur (1952)

Le pont Pasteur

Un premier ouvrage provisoire, la passerelle de l’Exposition, est construit pour l’exposition universelle à Gerland en 1914.

Cette passerelle prend ensuite le nom de pont des Abattoirs (la halle Tony-Garnier). Elle est emport√©e par une crue en octobre 1918. Un nouveau pont √† trois arches m√©talliques (et non en b√©ton comme il est r√©p√©t√© partout) est construit pour le remplacer. Il est baptis√© pont Pasteur par le conseil municipal dans sa d√©lib√©ration du 5 mars 1923 et il est finalement inaugur√© le 14 juillet 1923. Long de 225 m√®tres, il est dot√© de trottoirs tr√®s larges (5,25 m√®tres pour une chauss√©e de 11 m√®tres).

Le pont est totalement d√©truit par les Allemands le 2 septembre 1944. Le pont actuel est alors construit par l‚Äôing√©nieur Mogaray. Inaugur√© en 1952, cet ouvrage est constitu√© de trois arches, chacune comprenant trois arcs en b√©ton arm√©, de port√©es 64 ‚Äď 70 ‚Äď 64 m√®tres ; il est prolong√© sur les rives par des fausses cul√©es. Il est plus large que l‚Äôancien (plus de 18 m√®tres), les trottoirs √©tant cependant ramen√©s √† une largeur de 3,32 m√®tres.

Pont Raymond Barre (en phase préparatoire)

Vers 2014, la ligne de tramway T1 doit √™tre prolong√©e entre Montrochet, son terminus actuel, et la station de m√©tro Debourg √† Gerland. Afin de franchir le Rh√īne, un nouvel ouvrage d'art, con√ßu par l‚Äôarchitecte Alain Spielmann, sera construit en aval du pont Pasteur. Il pourra √™tre emprunt√© par les tramways, les pi√©tons et les cyclistes. Il sera long de 260 m pour 17,50 m de large. Ce pont bow-string sera constitu√© de trois trav√©es : une trav√©e centrale de 150 m encadr√©e par deux autres de 72 m et 38 m. Les travaux doivent d√©buter en octobre 2011 pour √™tre achev√©s fin 2013[3]. Cet ouvrage,avec son architecture tr√®s moderne, marquera joliment l'entr√©e de Lyon car il sera visible depuis l'A7 tout comme le mus√©e des Confluences.

Sur la Sa√īne

Pont de l'Île Barbe (1827)

Le pont de l'Île-Barbe en 2008

Le pont suspendu est construit de part et d'autre de la pointe de √éle Barbe en 1827 par Marc Seguin (de surcro√ģt un lyonnais du quartier d'Ainay)[4]. L'ancien pont appel√© autrefois le pont Cotton[r√©f. n√©cessaire] (attest√© au XVIIe si√®cle) ne traversait que le bras c√īt√© Saint-Rambert en prolongement de la rue du Pont Cotton.

C'est le plus ancien de Lyon encore en service. Il est suivi par la passerelle Masaryk (1831) et par la passerelle Saint-Vincent (1832).

Pont Schuman (à l'étude)

Un nouveau franchissement de la Sa√īne est pr√©vu pour 2013[5] afin de relier le quartier de Vaise au 4e arrondissement de Lyon en amont de la passerelle Masaryk, qui serait alors r√©serv√©e √† la circulation pi√©tonne et cycliste. Ce pont sera construit dans le prolongement de la rue de la Gare d‚ÄôEau.

Passerelle Masaryk (1831)

Passerelle Masaryk

Ce pont suspendu, financ√© par les riverains est ouvert au public le 17 mai 1831. Il est constitu√© de deux trav√©es retenues par des haubans fix√©s √† trois piles en pierre de Couzon, d'ouverture √©gale de 85,20 m ; les c√Ębles, plusieurs fois renouvel√©s, supportent un tablier de 6,50 m de large, dont deux trottoirs d'1 m. Limit√© √† 2,5 tonnes, il supporte sans probl√®me tant√īt une, tant√īt deux voies de circulation, selon les n√©cessit√©s du trafic du secteur.

Il s'appelait √† l'origine pont de Vaise (attest√© en 1838) ou pont de la gare de Vaise (attest√© en 1842) en r√©f√©rence √† la gare d'eau en service dans ce quartier de 1830 √† 1974. Son nom actuel lui a √©t√© attribu√© le 1er janvier 1931 en l'honneur de Tom√°Ň° Masaryk (1854-1937), fondateur de la r√©publique tch√©coslovaque et ami d'√Čdouard Herriot.

De construction presque identique au pont de l'Île-Barbe, il fut édifié très peu de temps après lui et avec la même technique de construction. Son utilité était liée à la présence un peu en amont, sur la rive droite, de la gare d'eau créée en 1827 pour les besoins de la navigation fluviale et qui ne sera comblée qu'en 1966 par les déblais du tunnel de Fourvière.

La pile centrale posa quelques problèmes de fondations car elle est basée sur des pieux de bois protégés par des enrochements que l'on doit périodiquement renforcer, mais elle a résisté depuis à toutes les crues et même aux artificiers allemands en 1944.

Sa silhouette √©l√©gante n'a pas chang√© de physionomie depuis l'origine et c'est ainsi la plus ancienne de toutes les piles de pont de la ville. Elle est aussi un des √©l√©ments patrimoniaux de cette partie de la ville qui marque l'entr√©e du cŇďur urbain de Lyon.

Pont Clemenceau (1952)

Pont Clemenceau

En 1847, un premier pont, le pont Mouton, fut construit sur la Sa√īne entre Vaise et Serin. Endommag√© par les bombardements en 1944, il est reconstruit apr√®s la guerre. Comme le pont Va√Įsse, il est d√©truit en 1952 et remplac√© par un nouveau pont construit dans l'alignement du tunnel de la Croix-Rousse, l'actuel pont Clemenceau, artisan de la victoire de 1918, principal n√©gociateur fran√ßais du Trait√© de Versailles.

Construit en acier, pratiquement plat, il est constitu√© de trois trav√©es in√©gales (64,25 m au centre, 39,80 m sur la rive droite, 35,25 m sur la rive gauche) et sa largeur est de 25 m√®tres dont 18 pour la chauss√©e. Des tr√©mies furent am√©nag√©es sur les deux rives, ce qui fut une premi√®re √† Lyon.

Ce pont devait constituer un axe majeur de circulation en se prolongeant par une autoroute urbaine surélevée à la hauteur du premier étage de la rue Marietton, une des fameuses LY envisagées dans les années 1950 mais elles furent rapidement abandonnées.

Depuis la réalisation du périphérique Nord, on a réduit à deux voies le passage automobile sur la rue Marietton. C'est ce projet qui permet de comprendre la forme étrange et assez disgracieuse des piles qui se prolongent en dehors de la chaussée car elles devaient accueillir les bases de la travée supérieure.

Pont KŇďnig (1972)

Pont KŇďnig et vue du Fort Saint-Jean, en 2008

Un premier pont, le pont Serin ou pont d'Halincourt[6](attest√© en 1789) est construit par Degerando entre 1745 et 1749, pour le compte des Hospices Civils de Lyon, propri√©taire de l'ouvrage. Le pont s'√©croule en 1780 et il est remplac√© par un pont en bois, compos√© de sept arches, qui est emport√© √† son tour par une crue de la Sa√īne le 17 janvier 1789. Il est remplac√© par un nouveau pont en bois large d'un peu plus de 9 m et constitu√© de cinq arches, construit √† partir de 1811 sous la direction de l'ing√©nieur Kermengan et inaugur√© le 2 juillet 1815. En 1844, les cintres en bois, v√©tustes, sont remplac√©s par des arches en pierre. Tr√®s peu endommag√© par les Allemands, il est rapidement rouvert apr√®s la guerre.

Incompatible avec les exigences de la circulation fluviale dans l'optique de l'am√©nagement de l'axe Rhin-Rh√īne, il est d√©moli en 1968. Il est remplac√© en 1972 par un nouveau pont en acier, le pont KŇďnig, long de 108 m et constitu√© d'une seule arche. Ce pont est dot√© d'une chauss√©e de 14 m et deux trottoirs de 2,50 m.

Passerelle de l'Homme de la Roche (1989)

Passerelle de l'Homme de la Roche en 2008

Un pont est construit en 1911-1912 entre le quai Saint-Vincent et la place de l'Homme de la Roche[7]. Long de 97 m, ce pont est constitu√© d'une chauss√©e de 5 m et de deux trottoirs de 1,25 m. C'est un pont √† trois arches du type "cantilever" con√ßu par l'ing√©nieur Ernest Fabr√®gue. En 1913, apr√®s le passage de la "Guillotine", tramway reliant Lyon √† Neuville-sur-Sa√īne, le quai Saint-Vincent s'effondre depuis le pont de Serin jusqu'au pont de l'Homme de la Roche. Cet effondrement est contenu par le pont qui, ainsi comprim√©, prend en plan une l√©g√®re forme en zig-zag et voit d√©railler ses appuis √† rouleaux de la cul√©e de la rive gauche. Il ne fut jamais r√©par√©, ce qui explique sa d√©t√©rioration progressive.

Il est le seul pont sur la Sa√īne, avec la passerelle Saint-Vincent, √† ne pas √™tre d√©truit le 2 septembre 1944 par les forces allemandes (rappelons que chaque pont √©tait min√© sommairement √† l'aide de bombes d'avion). Le pont de l'Homme de la Roche √©tait gard√© par un unique soldat muni d'un fusil mitrailleur. Au passage du dernier camion de l'arm√©e en retraite, il devait d√©clencher la mise √† feu et sauter dans le camion. Il pleuvait et les passants glissaient et d√©rangeaient les planches prot√©geant les cordons d√©tonnants. Le soldat les remettaient consciencieusement en place. Un alsacien qui habitait l'immeuble voisin (il avait t√©l√©graphi√© √† Londres pendant toute la guerre), entamant la conversation, d√©couvrit que le soldat √©tait autrichien. Il lui expliqua combien il √©tait inutile de remettre sans cesse en place ces cordons d√©tonnants et c'est ainsi que le pont ne sauta pas. Ce qui aida donc la 1√®re division fran√ßaise libre √† entrer dans Lyon le 3 septembre 1944 pour lib√©rer la ville. Comme le pont avait atteint un stade dangereux, le Grand Lyon se d√©cida √† le reconstruire. Il est d√©moli en 1986 et remplac√©, en attendant la construction du nouveau pont, par une passerelle m√©tallique provisoire, fabriqu√©e √† Villefranche-sur-Sa√īne et achemin√©e par une barge. Mais ce pont ayant la particularit√© de joindre deux cul-de-sac, au pied d'un c√īt√© de la colline de la Croix-Rousse et de l'autre de celle de Fourvi√®re, la reconstruction du pont est remise √† plus tard et la passerelle provisoire pour pi√©tons est toujours en place. Gilbert Lamboley, ma√ģtre d'Ňďuvre de l'op√©ration, d√©couvrait lors des √©tudes g√©ologiques pour le nouvel ouvrage que la Sa√īne passait en fait dans une large fracture s√©parant Fourvi√®re de Croix Rousse. Cela explique le coude qui incurve le cours de la rivi√®re de sa direction nord-sud vers l'est-nord-est (l'une des directions du syst√®me de fracturation du socle cristallin).

Passerelle Saint-Vincent (1832)

Passerelle Saint-Vincent et les quais de Sa√īne

Le premier pont, construit en 1637 par l'ing√©nieur Jean Christophe Marie, est emport√© par les glaces en 1643. Un nouveau pont le remplace en 1656, mais il conna√ģt le m√™me sort que son pr√©d√©cesseur en 1711. Il est √† nouveau remplac√© en 1777 par un nouveau pont, long de moins de 80 m et large de 7 m. Dans les ann√©es 1830, un projet est √©labor√© afin de remplacer le pont Saint-Vincent, trop v√©tuste et mal plac√©. On propose alors de construire un nouveau pont plus en aval et de remplacer le pont Saint-Vincent par une simple passerelle. En 1827, on confie √† l'entreprise Tarpin le soin de construire les deux ouvrages. La passerelle Saint-Vincent est ouverte au public √† la fin de l'ann√©e 1832. En 1840, le tablier du pont est endommag√© par les crues. Il est r√©par√© et n'a pas n√©cessit√© de travaux majeurs depuis cette date. La passerelle est longue de 76,50 m et large de 2,80 m.

Pont la Feuillée (1949)

Pont la Feuillée en 2008

Le premier pont de la Feuill√©e est ouvert au public le 28 septembre 1831. Large de 7 m, il est constitu√© d'une trav√©e centrale de 67 m environ reposant sur deux piles situ√©es √† proximit√© imm√©diate des berges. Endommag√© lors des crues en 1840, il est reconstruit et rouvert le 21 novembre 1841. En 1887, son √©tat est jug√© pr√©occupant, mais il faut attendre 1910 pour qu'il soit d√©moli. Deux ans plus tard, un nouvel ouvrage m√©tallique avec des piles en pierres de Porcieu-Amblagnieu est construit. En 1936, une p√©niche heurte une pile du pont qui s'√©croule, emportant avec lui des passants dont la plupart finissent noy√©s. Il est alors remplac√© par un pont en acier √† arcs multiples, totalement d√©truit par les Allemands en 1944. L'ing√©nieur Mogaray reconstruit en 1949 un pont plus large, constitu√© de doubles cantilevers encastr√©s dans les cul√©es de rive recouvertes de pierres de taille.

Pont du Change (disparu) et pont Maréchal Juin (1973)

Le pont Maréchal juin

Le premier pont sur la Sa√īne est construit vers 1070 notamment avec des pierres provenant des ruines antiques de Fourvi√®re et de la Croix-Rousse. Consacr√© en 1076 par Humbert, archev√™que de Lyon, il permet de relier les deux points centraux de la cit√©, avec d'un c√īt√© la rue Merci√®re et l'√©glise Saint-Nizier, de l'autre la place du Change, au cŇďur du Vieux-Lyon, o√Ļ se tiennent les foires et les transactions commerciales. Ce pont b√Ęti en pierre est compos√©e de huit arches tr√®s solides car ancr√©e sur une base rocheuse qui barre la Sa√īne[8]. Situ√©e √† proximit√© de la rive gauche, une seule arche, surnomm√©e "l'Arche merveilleuse" (ou des merveilles) ou "le rapide de la mort qui trompe", permet le passage des navires. Les entr√©es du pont sont couvertes de maisons hautes de trois √† quatre √©tages[9] et abritant principalement des orf√®vres. En son centre, on √©rigea un chapelle qui fut remplac√©e au d√©but du XIXe si√®cle par un √©dicule destin√© aux pompiers.

En 1842, le pont est d√©moli. Il est remplac√© en 1847 par un nouveau pont b√Ęti quelques m√®tres en aval et plus compatible avec les exigences de la navigation fluviale. L'ann√©e suivante, il est √©largi gr√Ęce √† des encorbellements et passe √† une largeur d'environ 14,5 m. Au cours des si√®cles, il change plusieurs fois de nom : pont de Pierre (attest√© au XIIIe si√®cle, mais aussi au vers 1810), pont de Sa√īne (vers 1680), pont de Nemours (nom attest√© en 1844 et officiellement attribu√© le 15 janvier 1852), pont de la Libert√© (vers 1849). Finalement, c'est le nom de pont du Change, attest√© d√®s le XIe si√®cle, qui s'impose d√©finitivement.

Trop g√™nant pour la navigation fluviale et ne r√©pondant pas aux exigences de la circulation automobile, il est d√©moli en 1974 et remplac√© par le pont Mar√©chal juin construit 200 m en aval afin d'√™tre dans l'alignement de la rue Grenette. Le nouveau pont dessin√© par l'architecte Gilbert Lamboley est construit entre 1971 et 1973 sous la direction de l'ing√©nieur Merlin. Il est inaugur√© le 8 d√©cembre 1973. Long de 131,80 m, il est dot√© d'une chauss√©e de 14 m encadr√©e par des trottoirs de 4 m.

Passerelle du Palais de Justice (1983)

La passerelle du Palais de Justice, son pylone unique et ses haubans

Un premier pont semble avoir √©t√© √©tabli en 1638 √† cet emplacement. Constitu√© de dix arches, il est d√©truit en 1778 du fait de son d√©labrement avanc√©. Il est remplac√© en 1780 par un pont constitu√© d'une cha√ģne de douze bateaux, dont deux mobiles. Nomm√© couramment pont Volant, il est √©galement appel√© pont de Bois ou pont des C√©lestins. Ce pont-volant est emport√© en partie par la fonte des glaces le 18 janvier 1789, puis totalement pendant l'hiver 1795.

Il est remplac√©e en 1797 par un pont de bois construit √† l'initiative de Guillaume Niogret. Ce pont garde l'appellation de pont volant, mais il est √©galement nomm√© le pont Neuf. Il est endommag√© par les retomb√©es d'un feu d'artifice en 1820, puis par les crues de 1824. Il est finalement d√©truit en 1833 et fait place √† une passerelle construite par la compagnie S√©guin en 1833-1834 pour desservir le Palais de Justice. L'arche centrale, d'une port√©e de 90 m, est d√©truite par les crues de 1840. Le pont, reconstruit en 1844, est compos√© de deux piles ancr√©es √† proximit√© des berges sur lesquelles viennent s'appuyer une arche centrale de 47,70 m relay√©e par deux trav√©es lat√©rales d'environ 20 m. La largeur de la chauss√©e du nouveau pont est de 4 m et celle des deux trottoirs de 1 m. L'arche centrale est d√©truite par les forces allemandes en septembre 1944. Le pont est rouvert en janvier 1945.

Le service de la Navigation obtient en 1968 la destruction du pont du Change et de la passerelle du Palais de Justice remplac√©s par le pont Mar√©chal juin. En 1983, a √©t√© inaugur√©e une nouvelle passerelle con√ßue par Gilbert Lamboley. Large de 4 m, sa trav√©e de 136 m est suspendue par des haubans plant√©s dans un m√Ęt unique ancr√© sur la rive gauche de la rivi√®re.

Pont Bonaparte (1950)

Le pont Bonaparte qui mène au Vieux Lyon

Un premier pont en bois, le pont de l'Archev√™ch√© (ou pont de Bois, des Comtes, Bellecour ou des Chanoines), est construit entre 1634 et 1642 par l'ing√©nieur Jean Christophe Marie. Le pont est r√©guli√®rement victime des crues et en 1709 cinq arches et quatre pal√©es sont emport√©es. Le pont est reconstruit en 1732 pour √™tre d√©moli 49 ans plus tard. Les travaux d'un nouveau pont commencent, mais ils sont r√©guli√®rement interrompus. La construction d√©bute v√©ritablement en 1786 pour se finir en 1807 sous la direction de l'ing√©nieur Carron. Le conseil municipal baptise l'ouvrage pont Tilsit. Construit en pierre de Villebois, le pont est constitu√© de cinq arches atteignant 148 m de long. Les piles du pont s'appuient sur des enrochements provenant du creusement du quai Pierre Scize. L'itin√©raire de la "grande route de Provence" est alors d√©vi√© du pont du Change vers le Pont Tilsit. Le pont, trop bas, se transforme en barrage lors des fr√©quentes crues de la Sa√īne. Il est donc d√©moli et remplac√© par un pont plus haut construit en 1863-1864.

En septembre 1944 les forces allemandes dynamitent le pont qui perd ses arches et une des piles. Trop endommagé, il est remplacé par le pont actuel construit entre 1946 et 1950. Il est composé de trois arches en béton armé recouvertes de pierre de Hauteville. Son nom actuel lui a été attribué le 27 janvier 1964.

Passerelle Paul Couturier (1853)

Passerelle Paul Couturier

Autrefois appel√© passerelle Saint-Georges, cet ouvrage reliant Ainay et Saint-Georges est ouvert au public le 21 octobre 1853. Il est constitu√© d'une trav√©e de 87 m suspendue par des haubans fix√©s dans des m√Ęts ancr√©s dans les deux piles plac√©es √† 10 m des rives.

D√©truite en 1944, la passerelle est reconstruite √† l'identique. Le 17 mars 2003, elle est renomm√©e passerelle Paul Couturier en l'honneur de ce pr√™tre, n√© √† la Guilloti√®re le 29 juillet 1881 et d√©c√©d√© le 29 mars 1953, qui contribua aux √©changes interconfessionnels.

Pont d'Ainay (disparu)

Le pont d'Ainay vers 1900

Un premier pont en bois est construit en 1745-1749 par Degerando pour le compte des Hospices civils de Lyon au confluent du Rh√īne et de la Sa√īne (avant le recul de celui-ci plus au sud dans les ann√©es 1780). Il est baptis√© pont d'Ainay, Carron ou de l'Arsenal. Il est endommag√© par les crues en 1791 et surtout par le si√®ge de Lyon en 1793, notamment par l'explosion de l'arsenal. Le pont est d√©pec√© par les habitants qui r√©cup√®rent le bois dont il est fait ; ses restes sont vendus en 1795.

Plusieurs projets de reconstruction du pont se succèdent en vain. Finalement en 1817, les Hospices Civils de Lyon chargent l'ingénieur Latombe de terminer les travaux du pont, qui ouvre le 13 octobre 1818. Il est composé de cinq arches en bois s'appuyant sur des piles en pierre.

Ce pont est √©galement nomm√© pont Saint-Clair (vers 1848) ou pont Saint-Georges avant la construction des ponts portants le m√™me nom. Le pont est endommag√© par les crues de 1840 et 1856 malgr√© la protection offerte par le pont Tilsit en amont. Son √©tat est jug√© pr√©occupant. Un nouveau pont, constitu√© de trois arches m√©talliques (119 m) reposant sur deux piles en pierre, est reconstruit entre 1897 et 1899. Dynamit√© par les Allemands le 3 septembre 1944, il n'est pas reconstruit. On peut encore voir la trace du d√©part des arches sur les quais Tilsit et Fulchiron.

Pont Kitchener-Marchand (1959)

Pont Kitchener-Marchand

Vers 1828, Monsieur Boisson de Chazournes fait construire un pont de bois afin d'acheminer la terre nécessaire à l'aménagement du confluent et à l'aménagement du futur quartier de Perrache. Ce pont est détruit lors des émeutes de 1834. Il est reconstruit et à nouveau détruit cette fois par les crues de 1840.

Un projet, esquiss√© d√®s 1830, pr√©voyait la construction d'un axe est-ouest, constitu√© de chaque c√īt√© de l'actuel cours de Verdun d'un pont sur la Sa√īne et de deux ponts sur le Rh√īne (actuel pont Galli√©ni). Ces franchissements, nomm√©s tous les deux pont S√©guin, furent termin√©s en 1847 et ouverts au public en 1849, le 10 mars pr√©cis√©ment pour le pont sur la Sa√īne.

Le pont est constitu√© d'une grande trav√©e centrale de 128 m, accroch√©e √† deux piles. Large de 7 m, le pont permit l'am√©nagement d'une chauss√©e de 4,80 m et deux trottoirs de 1,10 m chacun. En 1852, les ponts sont rebaptis√©s pont Napol√©on √† l'instar du cours de la R√©publique (actuel cours de Verdun) renomm√© en 1849. Ils deviennent ponts et cours du Midi en 1871.

Le pont est jug√© trop fragile. En 1888, l'ouvrage est renforc√© par la mise en place de piliers en ma√ßonnerie et d'un tablier rigide. Le 17 juillet 1916, le pont sur la Sa√īne devient pont Kitchener (mar√©chal britannique, ministre de la guerre en 1914). Son tablier est d√©truit le 1er septembre 1944. Il est rouvert en 1949. Entre 1950 et 1959, un nouveau pont en b√©ton, qui prend le nom de pont Kitchener-Marchand en 1954, est construit. Il est long de 115,80 m avec une chauss√©e de 15 m et deux trottoirs de 4,50 m.

Viaduc de l'A6 (1971)

Ce pont autoroutier est une portion de l'autoroute française A6. Il a été construit entre le tunnel de Fourvière et le centre d'échanges de Perrache.

Viaduc de la Quarantaine (1856)

Le viaduc de la Quarantaine en 2008.

Cet ouvrage ferroviaire est inclus dans cette liste des ponts de Lyon même si son nom n'est pas officiel, son histoire mérite d'être rappelée.

Il fut commenc√© en 1854 en ma√ßonnerie mais le 29 novembre de cette ann√©e, sans qu'une crue importante ait lieu, ses deux arches rive gauche basculent sans doute par manque de fondation solide et barrent la rivi√®re. Il faut vite le remplacer pour relier la gare de Vaise √† celle de Perrache alors en construction et la PLM choisit une solution simple et inesth√©tique : celle d'une simple poutre m√©tallique pos√©e sur une pile unique au milieu de la Sa√īne, termin√©e d√®s la fin de 1856.

Au d√©but du XXe si√®cle, la ville de Lyon estime que sa silhouette d√©pare l'entr√©e de la ville et demande sa reconstruction. La compagnie PLM, tr√®s r√©ti¬≠cente, finit par s'ex√©cuter ; on b√Ętit alors un pont m√©tallique, on √©largit aux frais de la Ville les passages inf√©rieurs sur les quais et on obtint la physionomie actuelle qui ne sera que peu alt√©r√©e en 1944 car les artificiers allemands ne jug√®rent pas utile de d√©truire compl√®te¬≠ment le passage.

Ponts de la Mulati√®re (XXe si√®cle)

Viaducs: le pont routier et ferroviaire en 2008

Un premier pont est construit par la compagnie Perrache entre 1776 et 1782. Officiellement baptis√© pont Bellevue, il est appel√© couramment pont de la Mulati√®re du nom du hameau qui devient commune en 1885. Moins d'un an apr√®s sa construction, ce pont est emport√© par une crue le 15 janvier 1783. L'ing√©nieur Lallier reconstruit un nouveau pont de bois long de 250 m et constitu√© de onze trav√©es. Il est ouvert par la compagnie de Perrache en 1792, mais l'ann√©e suivante il est gravement endommag√© lors du si√®ge de Lyon.

√Ä la fin des ann√©es 1820, la construction de la ligne de chemin de fer Lyon Saint-√Čtienne n√©cessite le percement du tunnel de la Mulati√®re et la construction d'un pont ferroviaire. La compagnie S√©guin fait construire un nouveau pont mixte rail-route dans l'alignement du tunnel et d√©truit l'ancien pont en tr√®s mauvais √©tat. Le pont, officiellement baptis√© pont d'Orl√©ans mais qu'on continue d'appeler pont de la Mulati√®re, est ouvert √† la circulation le 1er octobre 1830.

Le nouveau pont, constitu√© de six arches en bois, est large de 18 m et long de 151,20 m. Il est emport√© comme de nombreux ponts lyonnais par la crue de 1840. Un nouveau pont est rapidement construit, puis deux nouveaux ponts suspendus, mais sans succ√®s. En 1846, un pont plus solide est enfin construit. En 1856, la Compagnie du Chemin de Fer de Saint-√Čtienne √† Lyon fait construire un pont compos√© d'un tablier m√©tallique reposant sur des piles de ma√ßonnerie en pierre de Porcieu-Amblagnieu.

Au d√©but du XXe si√®cle, le pont mixte est surcharg√© et en mauvais √©tat. En 1915, le pont est reconstruit et, en 1916, la circulation ferroviaire est d√©tourn√©e sur un nouveau pont ferroviaire de 190,60 m de long construit par Maurice Koechlin et dont la structure est enti√®rement m√©tallique. En 1936, le pont routier est reconstruit en b√©ton arm√© et passe √† 17 m de large. Endommag√©s pendant la Seconde Guerre Mondiale, les ponts sont op√©rationnels √† partir de 1946. En 1960-1972, le quai Perrache est transform√© en autoroute (A7). Un nouveau pont est accol√© √† l'ancien, formant un ensemble de 38 m de large pour 182,31 m de long.

Bibliographie

  • Ouvrage collectif, Le pont de la Guilloti√®re : Franchir le Rh√īne √† Lyon, Lyon, Documents d'Arch√©ologie en Rh√īne-Alpes, 1991, 196 p. (ISBN 2.906190.09.8) 
  • Agence d'urbanisme de Lyon, Lyon ville fluviale : Une politique d'am√©nagement pour les fleuves, Lyon, Communaut√© urbaine de Lyon, 1986, 18 p. 

Liens externes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Informations compl√©mentaire sur le site du Grand Lyon.
  2. ‚ÜĎ AFP
  3. ‚ÜĎ Site du Sytral
  4. ‚ÜĎ page 27
  5. ‚ÜĎ Les orientations retenues pour le futur pont Schuman √† Lyon
  6. ‚ÜĎ En r√©f√©rence √† Charles de Neufville de Villeroy, marquis d'Halincourt et gouverneur du Lyonnais, du Forez et du Beaujolais en 1606.
  7. ‚ÜĎ . La place et la passerelle tirent leur nom d'une statue √©rig√©e en 1849 en l'honneur de Jean Kleberger, dit ¬ę  le bon Allemand  ¬Ľ
  8. ‚ÜĎ Cette barre rocheuse a √©t√© d√©truite entre 1846 et 1852 pour faciliter la navigation
  9. ‚ÜĎ Voir la reconstitution en 3 D du pont par le laboratoire map-aria.


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