Pontivy


Pontivy

48° 04′ N 2° 59′ W / 48.07, -2.98

Pontivy
Les douves du château des Rohan.
Les douves du château des Rohan.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Arrondissement de Pontivy (chef-lieu)
Canton Canton de Pontivy (chef-lieu)
Code commune 56178
Code postal 56300
Maire
Mandat en cours
Jean-Pierre Le Roch
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Pontivy
Site web http://www.pontivy.fr/
Démographie
Population 14 695 hab. (2008[1])
Densité 591 hab./km²
Aire urbaine 24 387 hab. (2008)
Gentilé Pontivyen
Géographie
Coordonnées 48° 04′ Nord
       2° 59′ Ouest
/ 48.07, -2.98
Altitudes mini. 48 m — maxi. 192 m
Superficie 24,85 km2

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Pontivy, Pondi en breton, est une commune française, chef-lieu d'arrondissement, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Pontivyens[2].

Sommaire

Géographie

Situation

Pontivy est située au confluent des deux principaux canaux du centre Bretagne, le canal du Blavet (fleuve canalisé) et le canal de Nantes à Brest (Blavet supérieur et Doré, intégré au canal de jonction entre Oust et Blavet).

localisation de Pontivy dans le Morbihan.

Selon les définitions de l'INSEE, Pontivy est une commune urbaine du type "ville isolée" ; l'aire urbaine de Pontivy comprend 7 communes ; elle fait partie de l'espace urbain de Pontivy-Loudéac.

Lieux-dits et écarts

Stival, aujourd'hui paroisse de Pontivy, est une ancienne commune, annexée à Pontivy par Bonaparte, en 1804 ou en 1805[réf. nécessaire].

Histoire

Le moine devenu ensuite saint Ivy fonde Pontivy au VIIe siècle. Il fait construire un pont sur le Blavet qui donnera à la ville son nom Pond Ivy (pond étant le mot breton pour « pont Â»).

Tour du château

Le château actuel a été construit par Jean II de Rohan entre 1479 et 1485 à l'emplacement approximatif d'un ancien château. Lorsque les vicomtes de Rohan ont embrassé la foi réformée (protestante), la chapelle du château est devenu un des rares lieux de culte réformés de Bretagne. Le château a brièvement été occupé par des troupes espagnoles à la fin du XVIe siècle, le gouverneur de Bretagne (Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, membre de la famille des Guise) ayant refusé de reconnaître le protestant Henri IV comme roi de France et fait appel au soutien du roi d'Espagne. La chapelle réformée est redevenue catholique lorsque les Rohan ont cessé d'être protestants (avec le mariage de la duchesse Marguerite, protestante, et du sieur de Chabot, catholique). Suite aux restaurations du XXe siècle, cette chapelle a été rendue en 1972 au culte réformé (Église réformée de France). Un culte y a lieu tous les ans en septembre.

Pontivy est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675.

La Révolution

Pendant la Révolution, la ville accueille avec enthousiasme les premières nouvelles qui suivent la réunion des États généraux : réunion du Tiers et du clergé en Assemblée nationale constituante, puis la prise de la Bastille. Cet enthousiasme atteint son apogée le 14 juillet 1790, jour de la fête de la Fédération[3].

À partir de 1790, Pontivy est le chef-lieu d'un des districts créés dans le cadre du département du Morbihan et deviendra par la suite chef-lieu d'arrondissement.

Pendant toute la décennie révolutionnaire, elle reste un îlot républicain cernée par des campagnes et des bourgs acquis aux Chouans, sous la direction, notamment, de Pierre Guillemot, surnommé "le roi de Bignan". Le 15 mars 1793, elle est attaquée par les insurgés, mais défendue par les républicains, notamment l'administrateur du district, Victor Guépin : pour cette victoire, Pontivy est citée à l'ordre du jour de la Convention. Des exécutions capitales ont eu lieu pendant la période de la Terreur, la guillotine étant installée sur la place du Martray. À partir de juin 1793, Victor Guépin et plusieurs de ses collègues prennent parti pour les Girondins et sont arrêtés en 1794. La ville est alors sous le contrôle du représentant en mission Prieur de la Marne. Ils échappent cependant à la guillotine et sont libérés en novembre 1794.

La période napoléonienne : Napoléonville

Napoléon envisage de donner à Pontivy une grande importance en Bretagne centrale (cf. le cas analogue de La Roche-sur-Yon, Napoléon-Vendée, en Vendée) : il veut faire de la cité de 3 000 habitants « dans la paix, le centre d'un grand commerce, et dans la guerre, un centre militaire important Â». À partir du 18 brumaire an XII (9 novembre 1804), elle reçoit le nom de Napoléonville. Pour le premier consul, il s'agit de mettre en œuvre un dessein pacificateur et civilisateur dans une région en proie aux troubles civils depuis près de dix ans. Le préfet Jullien organise la nouvelle architecture de la ville. La première pierre est posée le 12 août 1807, en sa présence. Pontivy devient une ville moderne, parcourue de larges artères pavées et agrémentée de jardins. Beaucoup de rues reçoivent alors le nom de faits marquants ou de personnages de l'Empire. Un lycée impérial est créé en 1808 : le troisième lycée breton après ceux de Rennes (1803) et Nantes (créé en 1803, mais ouvert en 1808) ; le lycée de Pontivy a alors pour zone de recrutement les départements du Morbihan et du Finistère. Le quartier de cavalerie est fini en 1811, la maison d’arrêt en 1813, la mairie sera terminée en 1834, la sous préfecture en 1839 et le palais de justice en 1846. Aux édifices monumentaux répondent de vastes demeures bourgeoises. La commune, très peu étendue, est agrandie grâce à l'annexion de Stival et de parties d'autres communes limitrophes.

XIXe siècle

La ville demandera (sans l'obtenir) à s'appeler « Bourbonville Â» sous la première Restauration (1814-1815). Elle reprendra le nom de Pontivy après le retour définitif de Louis XVIII, puis de nouveau « Napoléonville Â» sous Napoléon III. Depuis 1870 la ville a retrouvé son nom originel.

XXe siècle

Un attentat a endommagé dans les années 1930 le monument de la Fédération bretonne-angevine, qui célébrait la réunion de délégués révolutionnaires des deux provinces en 1790. L'attentat a été revendiqué par le groupe clandestin autonomiste breton Gwenn-ha-du (Blanc et noir, couleurs de la Bretagne), qui a aussi détruit une statue devant la mairie de Rennes et perturbé une visite du président de la République en posant une bombe sur la voie de chemin de fer où devait passer son train. C'est une phrase figurant dans le texte gravé sur le monument, et qui disait « reconnaissant que nous ne sommes ni Bretons, ni Angevins, mais Français Â», qui a provoqué l'ire des nationalistes. Le monument a été restauré, contrairement à la statue rennaise, il est vrai quelque peu insultante pour la Bretagne (la Bretagne représentée par une femme humble et à genoux devant la France, représentée par une femme en majesté, le tout devant symboliser l'union des deux pays en 1532).

Enfin, c'est à Pontivy qu'est apparu pour la première fois, le 2 octobre 1963, le sigle FLB (Front de libération de la Bretagne), inscrit en signature d'inscriptions autonomistes sur la chaussée[4].

Héraldique

blason
  • De gueules aux neuf macles d'or, trois, trois, trois (le blason de la ville est le même que celui de la famille de Rohan)
blason

Certains[Qui ?] ont tenté de remplacer le vieux blason par un nouveau (en vain)[réf. nécessaire] :

  • d'azur au pont d'argent à trois arches maçonnées de sable, accompagné en chef de deux macles de même et en pointe d'une moucheture d'hermine de sable

(Dessiné dans l'encyclopédie Larousse 1949)

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Bourdonnay du Clézio[5]    
         
1995 en cours Jean Pierre Le Roch PS conseiller régional
Ancien professeur de mathématiques dans l'enseignement catholique

Démographie

Évolution démographique
(Source : Cassini[6] et INSEE[7])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 801 3 793 4 929 4 980 5 956 6 378 7 018 7 929 7 792
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 049 7 602 8 146 7 886 8 252 8 164 9 466 9 175 9 292
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 359 9 506 9 424 9 442 9 440 8 817 9 300 10 878 10 516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008  
10 410 11 412 12 578 12 675 13 140 13 508 14 632[8] 14 695[9]  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Culture

Langue bretonne

  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 4 août 2004.
  • A la rentrée 2007, 11,8% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[10].

Architecture

La ville compte plusieurs monuments historiques, un cinéma, une salle des fêtes, une discothèque, un bowling, une bibliothèque et bien d'autres lieux culturels. De plus, chaque année ont lieu plusieurs festivals de musique. Mais on peut tout aussi bien préférer à ces activités diverses une promenade paisible, le long des rives du Blavet.

L'été, la ville s'ouvre aux touristes, intéressés par le château médiéval de la fin du XVe siècle, partiellement restauré, abritant chaque année une exposition estivale, et tout au long de l'année une œuvre d'un artiste japonais, Koki Watanabe, œuvre d'art contemporain qui s'inscrit dans le cadre du festival de L'Art dans les chapelles.

L'architecture de Pontivy est caractérisée par deux époques : la place du Martray, la rue du Fil et la rue du Pont sont au cœur de l'axe médiéval, où se trouvent, le long de ruelles pavées, quelques maisons à colombages datant du Moyen Âge. La partie de ville construite sous l’Empire contraste fortement avec le quartier médiéval, avec ses rues tracées au cordeau et ses bâtiments institutionnels, tels que la caserne, le lycée Joseph Loth (1803), la mairie et le tribunal, qui tous deux se font face de part et d'autre de la place d'armes (actuellement la place Aristide-Briand, appelée couramment la Plaine), reflète une architecture classique.

Lieux et monuments

Mordelles présente un patrimoine bâti important. En effet, 98 édifices sont en effet recensés sur la base Mérimée dont 18 monuments historiques.

  • le château des Rohan (et ses douves) (chef d'œuvre de l'art militaire de la fin du XVe siècle), classé MH[11]
  • la basilique Notre-Dame-de-Joie, gothique, du XVe siècle, abritant un orgue Cavaillé-Coll ; l'église était primitivement dédiée à Saint Ivy, patron de la cité ; c'est au XVIIe siècle, suite à un voeu fait à la Vierge par la ville pour demander la fin d'une grave épidémie, que l'église a été dédiée principalement à Notre Dame de Joie ; l'église a été élevée au rang de basilique en 1950 (un vitrail rappelle ce couronnement)
  • la chapelle Saint-Ivy (sant Ivi en breton), du XVIIIe siècle, à proximité de la basilique
  • l'église Saint-Joseph, construite au XIXe siècle en néo-gothique, financée par un don personnel de Napoléon III ; la somme n'ayant pas suffit, l'église est partiellement inachevée (le clocher manque, des piliers n'ont pas de décor, de simples vitraux neutres ont été mis en place) ; de magnifiques vitraux contemporains remplacent désormais les vitraux neutres.
  • église Saint-Mériadec (sant Meriadeg en breton) à Stival (peintures murales du XVIe siècle), classée MH[12]
    • Dans la chapelle de Stival, une fresque du XVe siècle donne le mode d'emploi de l'objet qu'elle garde avec ferveur : une clochette en cuivre appelée le bonnet de Saint Mériadec. On secoue la cloche au-dessus de la tête du fidèle pour le guérir de sa surdité ou améliorer l'audition.
  • chapelle de Sainte-Tréphine (santez Trifin en breton) : beau plafond peint en style naïf racontant l'histoire de la sainte, classée MH[13].
  • chapelle de la Houssaie : retable en pierre peinte (la Passion du Christ), inscrite MH[14].
  • l'architecture médiévale dans le vieux quartier.
  • l'architecture Napoléonville, autour de l'ancienne place d'armes.
  • La péniche « Duchesse Anne Â», un chaland ponté gabarit breton rénové, de 26,80 m, datant de 1929, acquise en 2007 par Pontivy communauté aux fins d'accueillir l'office intercommunal de tourisme quai Niemen dès le début de la saison 2010[15]
  • Le pont de chez Robic, qui rejoint les deux rives du blavet devant le fameux hôtel-Restaurant Robic.
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Évènements

Quelques manifestations ont lieu chaque année :

  • la finale du Kan ar Bobl (chant du Peuple), un concours de musique bretonne.
  • le festival Rock a Vista qui rassemble 4 000 personnes par an.
  • la Foire aux oiseaux qui est la plus grande de France avec ses 12 000 visiteurs et ses 7 000 volatiles.

Économie

La ville se trouve au centre du principal axe routier nord-sud de la Bretagne, reliant les zones côtières du Morbihan à celles des Côtes-d'Armor.

Une importante industrie agro-alimentaire s'est développée autour des villes de Pontivy et Loudéac.

Pontivy est en outre un pôle administratif et commercial.

A noter enfin l'importance des établissements d'enseignement secondaire, ainsi que des établissements d'enseignement supérieur.

La ville dispose d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie du Morbihan.

Vie locale

Éducation

  • collège Romain Rolland Boulevard Romain Rolland[16]
  • collège Les Saint-anges 21 rue Jean-Marie de Lamennais 56300 Pontivy
  • collège Charles Langlais 4 rue Le Goff 56300 Pontivy
  • lycée professionnel du Blavet 43 rue Charles Gounod BP29 56300 Pontivy
  • lycée Joseph Loth 4 rue Jean-Marie de Lamennais 56300 Pontivy
  • lycée privé Jeanne d'arc-saint ivy 6 rue Théodore Botrel 56306 Pontivy

Sports

  • Pontivy possède deux clubs de football : la GSI Pontivy (CFA, groupe D) et le Stade Pontivyen (DSE).
  • Pontivy est aussi une grande ville de vélo avec plusieurs étapes du Tour de France passées dans les rues de la ville et des coureurs cyclistes y sont nés comme Ferdinand Le Drogo, Paul Le Drogo.
  • Pontivy est le siège de deux fédérations régionales celles de volley-ball et de tennis.

Personnalités liées à la commune

  • Julien Guégan, recteur de Pontivy au début de la Révolution, député à la Constituante. Lors de la création des départements, c'est lui qui proposa la dénomination de « Morbihan Â» au lieu de « Côtes du Midi Â» que certains avaient proposé.
  • Ange Guépin, médecin et homme politique, né à Pontivy en 1805
  • Louis-Adolphe Robin-Morhéry, médecin, chansonnier, humaniste et homme politique ; cousin d'Ange Guépin, il a été élève du lycée de Pontivy
Statue du général Frédéric Henri Le Normand de Lourmel place Aristide-Briand.

Ville de garnison

Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Pontivy:

Jumelages

Pontivy est jumelée avec[17] :

Notes et références

  1. ↑ Populations légales 2008 de la commune : Pontivy sur le site de l'Insee
  2. ↑ Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/07/2008.
  3. ↑ F. Le Lay, « La fête du 14 juillet 1790 à Pontivy Â», in Annales de Bretagne, volume 21, tome 2, 1905, p. 166
  4. ↑ Erwan Chartier et Alain Cabon : Le Dossier F.L.B., Editions Coop Breizh 2006
  5. ↑ F. Le Lay, op. cit., p. 167
  6. ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  7. ↑ Pontivy sur le site de l'Insee
  8. ↑ [1], consulté le 25 octobre 2010
  9. ↑ [2], INSEE Populations Légales pour l'année 2008.
  10. ↑ (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
  11. ↑ Notice no PA00091568, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  12. ↑ Notice no PA00091573, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  13. ↑ Notice no PA00091567, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  14. ↑ Notice no PA00091566, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  15. ↑ La Duchesse Anne est à Pontivy (56)
  16. ↑ Site du collège Romain Rolland de Pontivy
  17. ↑ Site du Comité des Jumelages et Amitiés des Pontivyens

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes


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