Polynesie francaise

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Polynesie francaise

Polynésie française

Polynésie française
PƍrÄ«netia Farāni (ty)
Flag of French Polynesia.svg Coat of arms of French Polynesia.svg
Drapeau Armoiries
Carte de localisation de la Polynésie française
Administration
Statut politique Collectivité territoriale d'outre-mer française
Capitale Papeete
17°32â€ČS 149°34â€ČW / -17.533, -149.567
Gouvernement
- Président de la République
 - Haut-commissaire de la RĂ©p.
 - PrĂ©sident

Nicolas Sarkozy

Adolphe Colrat

Oscar Temaru
GĂ©ographie
Superficie 4 167 kmÂČ [1]
DĂ©mographie
Population  (2007) 259 706 hab.
DensitĂ© 65 hab./kmÂČ
Langue(s) officielle : français,
rĂ©gionale : Reo mā’ohi (tahitien, marquisien, paumotu, mangarĂ©vien...)
Économie
PIB (2003)
 Â· PIB/hab.
3,8 milliards de $US
17 500 $US (PPA)
Monnaie Franc CFP (XPF)
Autres
Fuseau horaire UTC -10
Domaine internet .pf
Indicatif téléphonique +689
Hymne La Marseillaise et Ia Ora ’O Tahiti Nui [2]
Devise {{{devise}}}

La PolynĂ©sie française est un ensemble de 5 archipels français, situĂ© dans le sud de l'OcĂ©an Pacifique, Ă  environ 6 000 km Ă  l’est de l’Australie. Elle comprend l'archipel de la SociĂ©tĂ© avec les Ăźles du Vent et les Ăźles Sous-le-Vent, l'archipel des Tuamotu, l'archipel des Gambier, l'archipel des Australes et celui des Marquises, ainsi que les immenses espaces maritimes adjacents[3]. Son code postal commence par 987.

Sommaire

Histoire

Peuplement des cinq archipels polynésiens

Article dĂ©taillĂ© : Peuplement de l'OcĂ©anie.

Il y a 5 000 ans (3 000 av. J.-C.), des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent Ă  traverser le dĂ©troit pour s'installer Ă  TaĂŻwan. Vers 2 000 avant J.-C., des migrations ont lieu de TaĂŻwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientĂŽt des Philippines vers CĂ©lĂšbes et Timor et de lĂ , les autres Ăźles de l'archipel indonĂ©sien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mĂšne des Philippines en Nouvelle-GuinĂ©e et au-delĂ , les Ăźles du Pacifique. Les AustronĂ©siens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanitĂ©.

Rencontre avec les Européens à la recherche de la Terre Australe de 1521 à 1767

Le 24 janvier 1521, le Portugais Fernand de Magellan dĂ©couvre Puka Puka dans les Tuamotu. En 1595, les Espagnols Álvaro de Mendaña et Pedro FernĂĄndez de QuirĂłs dĂ©couvrent les Marquises. Le 4 fĂ©vrier 1606, QuirĂłs dĂ©couvre le groupe ActĂ©on, puis le 10 fĂ©vrier 1606 Hao. En 1616, les NĂ©erlandais Jacob Le Maire et Willem Schouten sont Ă  Takaroa, Takapoto, Ahe et Rangiroa. Puis plus aucun contact avec les EuropĂ©ens pendant un siĂšcle.

Le 2 juin 1722, le NĂ©erlandais Jakob Roggeveen dĂ©couvre Makatea et, le 6 juin 1722, Bora Bora. Charles de Brosses nomme PolynĂ©sie les Ăźles des Terres australes en 1756. Le 5 juin 1606, le Britannique John Byron est Ă  Napuka et Tepoto. Le Britannique Samuel Wallis dĂ©couvre Tahiti en 1767, suivi par le Français Louis Antoine de Bougainville en 1768. Puis le Britannique James Cook en 1769 explore l'archipel de la SociĂ©tĂ© puis dĂ©couvre Rurutu. Il revient en 1773, 1774 et 1777. ParallĂšlement l'Espagnol Domingo de Boenechea arrive Ă  Tahiti en 1772, puis revient en 1774 pour installer une mission permanente. Cette mission Ă©choue comme le raconte MĂĄximo RodrĂ­guez, et tous repartent en 1775.

L'ascension des Pomare de Tahiti de 1767 Ă  1842

De 1743 à 1880, la famille royale Pomare profite habilement de la présence des Européens pour étendre son pouvoir.

Territoire outre-mer français de 1880 à aujourd'hui

La PolynĂ©sie française est annexĂ©e et colonisĂ©e par la France durant le XIXe siĂšcle, suite Ă  la signature du traitĂ© de protectorat entre le fils de la reine de Tahiti Pomare IV et la France en 1842. Le 29 juin 1880, le dernier souverain tahitien, Pomare V, fait don de ses territoires Ă  la France. Ceux-ci deviennent alors les « Ă‰tablissements français de l’OcĂ©anie Â», nom qu'ils portent jusqu’en 1958.

GĂ©ographie

Ce territoire comprend plusieurs groupes d’üles et d’atolls dont la plus importante et la plus peuplĂ©e est Tahiti.

Les Ăźles de PolynĂ©sie sont issues de l’activitĂ© volcanique de "points chauds" situĂ©s Ă  l’intersection de failles sismiques. Ces Ăźles suivent ensuite le mouvement de la plaque ocĂ©anienne (qui se dĂ©place vers le nord ouest), le "point chaud" restant, lui, fixe. En consĂ©quence, les cratĂšres que l’on peut encore deviner ne sont que des vestiges de l’activitĂ© volcanique et ne sont pas des volcans Ă©teints. Ces massifs volcaniques s’enfoncent progressivement dans le manteau terrestre, jusqu’à disparaĂźtre de la surface (la seule trace visible en est alors le rĂ©cif corallien, dont la croissance continue compense l’affaissement du support : les Ăźles sont alors appelĂ©es atolls, par opposition aux Ăźles hautes qui, elles, sont montagneuses). Il s’agit lĂ  toutefois d’un modĂšle qui, s’il dĂ©crit trĂšs bien la gĂ©ologie des Ăźles de la SociĂ©tĂ© (avec une Ăźle trĂšs jeune - Tahiti - situĂ©e au sud-est de l’Archipel, dont les planaires sont encore visibles, et des Ăźles plus anciennes, tels Raiatea ou Bora Bora - situĂ©es au nord-ouest) ne peut rendre compte Ă  lui seul de la situation des autres archipels polynĂ©siens.

French Polynesia relief map.svg

Nombre d'atolls, Ă  la surface Ă©mergĂ©e trĂšs rĂ©duite, sont inhabitĂ©s, ou seulement utilisĂ©s pour la pĂȘche et la culture perliĂšre.

Les trĂšs nombreux atolls des Tuamotu rendent la navigation dangereuse dans la rĂ©gion, et sont cĂ©lĂšbres pour leurs Ă©chouages. Leur lagon est alimentĂ© en eau ocĂ©anique par quelques passes (des ruptures de la barriĂšre corallienne), et les profonds cratĂšres offrent des eaux trĂšs froides et limpides contrastant avec les eaux chaudes des faibles fonds des plateaux lagunaires, qui abritent une faune et une flore marines riches. Par contre, sur les parties Ă©mergĂ©es, le manque ou parfois l’absence totale d’eau douce ne permet qu'une flore terrestre trĂšs pauvre, et ces atolls souvent trĂšs dĂ©solĂ©s ne sont peuplĂ©s que de crustacĂ©s et servent de refuges aux oiseaux.

À Tahiti, la plus grande Ăźle, les vestiges des deux volcans continuent Ă  culminer Ă  des hauteurs respectables (2 241 m pour l’Orohena, le plus haut mont de PolynĂ©sie française) autour de larges vallĂ©es et plaines alluvionnaires fertiles et sur les flancs desquelles se sont formĂ©s par endroits des massifs coralliens. Les cĂŽtes, protĂ©gĂ©es par les massifs coralliens sont faiblement Ă©rodĂ©es par la mer en raison d’un trĂšs faible marnage, et offrent de longues plages basaltiques. Tahiti et les autres Ăźles du Vent voisines sont situĂ©es, de façon unique au monde, sur un point ocĂ©anique oĂč l’effet de marĂ©e causĂ© par la lune est quasiment nul sauf en dĂ©but d'austral (pleine lune de la Toussaint).

Ce fait unique donne des plages trĂšs accessibles Ă  toute heure, mais des ports difficiles d’accĂšs (Ă  condition de franchir les passes ocĂ©aniques peu profondes et dangereuses Ă  cause de la houle), il permet par contre la culture des perles en eaux peu profondes sur les atolls polynĂ©siens grĂące Ă  la puretĂ© des eaux que traverse un faible mais rĂ©gulier courant ocĂ©anique. Il permet aussi l’installation de villages lacustres dans les lagons aux eaux limpides. Le trĂšs court et trĂšs abrupt plateau donne Ă  la houle ocĂ©anique une puissance qui donne de remarquables rouleaux prĂšs des plages, ce qui en fait un paradis pour les surfeurs.

En revanche aux Marquises dont la formation géologique est plus récente, les structures volcaniques sont faiblement érodées et offrent un paysage montagneux abrupt, constellé de vallées étroites aboutissant à des plages courtes aux eaux profondes. Les Marquises ne possÚdent pas de barriÚre de corail.

Leur paysage offre, vu de la mer, une allure de cathĂ©drales surgies de l’eau, d’oĂč s’écoulent des cascades alimentant de trĂšs courtes riviĂšres saumĂątres traversant les plages, la cĂŽte Ă©tant parsemĂ©e de petites criques cernĂ©es par une forĂȘt d’arbres tropicaux. La richesse de ces Ăźles a Ă©tĂ© prisĂ©e depuis l’antiquitĂ©, et les Marquises recĂšlent des sites archĂ©ologiques tĂ©moignant de la colonisation et des cultures polynĂ©siennes parmi les plus anciennes.

Politique et institutions

Statut

La PolynĂ©sie française est un pays d’outre-mer, actuellement rĂ©gie par la loi organique n° 2004-192 modifiĂ©e. Elle bĂ©nĂ©ficie d'une large autonomie politique.

NĂ©anmoins il ne s’agit pas d’une libre association d’États comme peuvent l’ĂȘtre les anciennes dĂ©pendances nĂ©o-zĂ©landaises. En tant que collectivitĂ© d’outre-mer française C.O.M., l'administration des fonctions rĂ©galiennes (dĂ©fense, police, justice, trĂ©sor) est assurĂ©e par l'État reprĂ©sentĂ© sur le territoire par un Haut-Commissariat de La RĂ©publique. La langue française reste obligatoire dans ces services, cependant dans la justice, les lois et les arrĂȘts peuvent ĂȘtre rendus en reo maohi avec une traduction française. D'ailleurs l’enseignement des langues natives polynĂ©siennes (tahitien, mangarevien, tuamote, marquisien) est organisĂ© dans l'ensemble des cycles scolaires et universitaires.

Haut-Commissariat de la RĂ©publique Ă  Papeete

Sur le plan éducatif, l'archipel est administré par un vice-rectorat mais de nombreuses compétences ont été transférées au ministÚre de l'éducation polynésien et ses deux grands services la D.E.P. (Direction des enseignements primaires) et la D.E.S. (Direction des enseignements secondaires).

Politique

La France a mené 46 essais nucléaires atmosphériques en Polynésie entre 1966 et 1974, suivis de plus de 150 essais souterrains[4].

Subdivisions

Communes et subdivisions administratives de la Polynésie française
Article dĂ©taillĂ© : Communes de la PolynĂ©sie française.

La PolynĂ©sie française est composĂ©e de 5 subdivisions administratives (listĂ©es ici du Nord-Est au Sud-Ouest) :

  • La subdivision des Ăźles Marquises au Nord-Est de la PolynĂ©sie Française (les plus proches au Sud d’Hawaii et Ă  l’Est de Kiribati), comprend deux groupes d’üles distincts :
    • le groupe Nord, autour de l’üle de Nuku Hiva (la plus grande et la plus peuplĂ©e des Marquises, et la troisiĂšme plus grande Ăźle de la PolynĂ©sie Française, qui est le siĂšge de la commune de Taiohae, le village chef-lieu des Marquises) et de l’üle de Ua Pou ;
    • le groupe Sud, autour de l’üle de Hiva Oa.
  • La subdivision des Tuamotu-Gambier, la plus grande des cinq, composĂ©e en fait de deux archipels :
  • L’archipel de la SociĂ©tĂ©, Ă  l’Ouest de la PolynĂ©sie française, est le plus peuplĂ© et divisĂ© administrativement en deux :
    • La subdivision des Ăźles Sous-le-Vent, la partie Ouest-Nord-Ouest de l’archipel, dont les Ăźles les plus connues sont :
    • La subdivision des Ăźles du Vent, la partie Est-Sud-Est de l’archipel, dont les Ăźles les plus connues sont :
      • Tahiti, la plus grande Ăźle et la plus peuplĂ©e de toute la PolynĂ©sie française, formĂ©e par deux volcans reliĂ©s par l'isthme de Taravao. Le Mont Orohena culmine sur la partie Nord-Ouest Tahiti Nui, « la grande Tahiti Â», qui est le siĂšge de la commune de Papeete, chef-lieu des Ăźles du Vent et capitale de la PolynĂ©sie française (la partie Sud-Est de l’üle est Tahiti Iti, « la petite Tahiti Â») ;
      • l’üle proche de Moorea, aussi appelĂ©e « l’üle sƓur Â», formĂ©e par le volcan du Mont Toheia et cernĂ©e d’une barriĂšre de corail ;
      • mais aussi les Ăźlots de Maiao et Mehetia et l'atoll de Tetiaroa.
  • La subdivision des Ăźles Australes, dans le tiers Sud de la PolynĂ©sie française, composĂ©es en fait de deux archipels :
    • les Ăźles TubuaĂŻ se formant au Sud-Ouest (du nom de sa plus grande Ăźle TubuaĂŻ et de sa commune chef-lieu est Tubuai comprenant aussi les communes Mataura associĂ©e Ă  celles de Taahueia et Mahu, et formant un chapelet s’étendant de l’üle Maria Ă  l’üle Raivavae via les Ăźles de Rimatara et Rurutu), Ă  l’Est de la partie principale (australe) des Ăźles Cook ;
    • les Ăźles de Bass, dont fait partie l’üle de Rapa ou Rapa Iti « petite Rapa Â» (Ă  ne pas confondre avec l’üle de PĂąques aussi appelĂ©e Rapa Nui « grande Rapa Â» trĂšs isolĂ©e et situĂ©e bien plus loin Ă  l’Est vers le Chili) et les Ăźles Marotiri (les plus mĂ©ridionales de toutes les Ăźles de la PolynĂ©sie française, et les plus isolĂ©es).

Population

La PolynĂ©sie française possĂšde l’un des taux de criminalitĂ© le plus bas de France (35,73‰ en 2006)[6].

La couverture mĂ©dicale est gĂ©nĂ©ralement bonne sur les Ăźles les plus importantes mais limitĂ©e dans les rĂ©gions plus lointaines ou moins peuplĂ©es. Les personnes ayant besoin de soins urgents ou souffrant de maladies graves sont souvent transfĂ©rĂ©es Ă  Tahiti pour y ĂȘtre soignĂ©es (on y trouve deux hĂŽpitaux et plusieurs cliniques privĂ©es).

DĂ©mographie

La PolynĂ©sie Française comptait 259 706 habitants au 20 aoĂ»t 2007[7], ce qui reprĂ©sente moins de 0,5% de la population de la France, mais 10% de la France d'outre-mer et 1 tiers de la population des collectivitĂ©s d'outre-mer.

On peut distinguer trois communautés ethniques principales [8]:

  • les PolynĂ©siens : 78%;
  • les EuropĂ©ens : 12%;
  • les Asiatiques (pour la plupart Chinois): 10%.

Économie

La PolynĂ©sie française possĂšde une Ă©conomie moyennement dĂ©veloppĂ©e, dĂ©pendante de l’importation de biens, du tourisme et de dotations financiĂšres de la part de la France, notamment la DGDE. Les complexes touristiques sont trĂšs prĂ©sents et souvent plus qu’à moitiĂ© vides sur les Ăźles les plus importantes.

La culture des perles pour la bijouterie est également trÚs développée.

Télécommunications

Du fait de sa faible population et de l'isolement géographique des archipels polynésiens, les entreprises en charge des télécommunications sont toutes historiquement publiques et en situation de monopole. En radiophonie et télévision, il existe un marché concurrentiel, et un second opérateur de téléphonie mobile doit faire son apparition en 2009. Par contre pour la téléphonie fixe et l'accÚs à internet aucune concurrence n'est envisagée.

Transports

Bien que les routes les plus importantes soient goudronnĂ©es et bien entretenues, beaucoup de routes secondaires n’ont pas ces avantages. Le trafic routier est particuliĂšrement dense Ă  Tahiti.

Article dĂ©taillĂ© : Transports en PolynĂ©sie française.

Tourisme

Article dĂ©taillĂ© : Tourisme en PolynĂ©sie française.

Culture

Article dĂ©taillĂ© : Musique polynĂ©sienne.

Des manifestations culturelles sont rĂ©guliĂšrement organisĂ©es afin d'entretenir la vivacitĂ© de la culture maohi et parfois la faire Ă©voluer. Les principales manifestations ont lieu lors des fĂȘtes du 14 juillet, le Heiva, oĂč ont lieu des concours de danse, de chant et de musique traditionnelle. Des compĂ©titions sportives ont Ă©galement lieu, comme la Hawaiki nui va'a en octobre, une importante course de pirogue polynĂ©sienne, ou des concours de porteurs d'oranges du plateau de Taravao, des lancers de javelots, le soulevĂ© de pierres ou des concours de hana de cocos (dĂ©bourrer). Des foires sont organisĂ©es afin d'assurer la commercialisation et faire connaĂźtre l'artisanat local : tatouages, sculptures marquisiennes, confection de pareo ou de tifaifai, etc. Des reconstitutions de cĂ©rĂ©monies religieuses "traditionnelles" sont parfois organisĂ©es.

FĂȘtes et jours fĂ©riĂ©s
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l’an FĂȘte civile lĂ©gale française.
5 mars FĂȘte de l'Évangile FĂȘte religieuse et fĂȘte lĂ©gale en PolynĂ©sie française, commĂ©morant l’arrivĂ©e des premiers missionnaires protestants de la London Missionary Society en PolynĂ©sie française (le 5 mars 1797).
Variable Vendredi Saint FĂȘte religieuse chrĂ©tienne, deux jours avant PĂąques (non appliquĂ©e lĂ©galement dans une grande partie de la mĂ©tropole).
Variable Lundi de PĂąques FĂȘte religieuse chrĂ©tienne, le lendemain de PĂąques, et fĂȘte lĂ©gale française.
1er mai FĂȘte du Travail FĂȘte civile lĂ©gale française (et internationale) pour le respect du droit des travailleurs.
8 mai FĂȘte de la victoire de 1945. FĂȘte civile lĂ©gale française. Le 8 mai 1945 revĂȘt une importance particuliĂšre en PolynĂ©sie. Les Ă©tablissements français de l’OcĂ©anie s’étaient en effet rangĂ©s trĂšs tĂŽt du cĂŽtĂ© de la France libre. De nombreux PolynĂ©siens se sont ainsi couverts de gloire durant les combats de la Seconde Guerre mondiale.
Variable Jeudi de l’Ascension FĂȘte religieuse chrĂ©tienne, fixĂ©e selon la date de PĂąques, et fĂȘte lĂ©gale française.
Variable Lundi de PentecĂŽte FĂȘte religieuse chrĂ©tienne, fixĂ©e selon la date de PĂąques, et fĂȘte lĂ©gale française.
29 juin FĂȘte de l’autonomie FĂȘte civile en PolynĂ©sie française. CĂ©lĂ©bration de l’autonomie.
14 juillet FĂȘte nationale FĂȘte civile lĂ©gale française, fĂȘte nationale. CĂ©lĂ©bration de la FĂȘte de la FĂ©dĂ©ration le 14 juillet 1790.
15 aoĂ»t Assomption FĂȘte religieuse catholique, et fĂȘte lĂ©gale française.
1er novembre Toussaint FĂȘte religieuse chrĂ©tienne, et fĂȘte lĂ©gale française.
11 novembre Armistice 1918 FĂȘte civile lĂ©gale française. CĂ©lĂ©bration de l’armistice du 11 novembre 1918 entre la France et l’Allemagne, marquant la fin de la PremiĂšre Guerre mondiale.
25 dĂ©cembre Jour de NoĂ«l FĂȘte religieuse chrĂ©tienne, et fĂȘte lĂ©gale française.

Religions

Le christianisme occupe une place centrale dans la sociĂ©tĂ© polynĂ©sienne contemporaine. En 1951, le recensement mentionnait cinq Églises et indiquait qu’un quart de la population Ă©tait catholique, un peu plus de la moitiĂ© protestante (54,81%), les Églises restantes – adventistes, Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours et CommunautĂ© du Christ, appelĂ©e localement « sanito Â», ne rassemblant Ă  elles trois que 6,41% des habitants de PolynĂ©sie française. En 1971, date du dernier recensement incluant l’appartenance religieuse, l’Église catholique avait nettement progressĂ© (34,5%), l’Église Ă©vangĂ©lique de PolynĂ©sie française (EEPF, protestante historique - 50,5%) un peu dĂ©clinĂ©. Au cours des annĂ©es 1980 de nouvelles Églises se sont dĂ©veloppĂ©es – pentecĂŽtistes notamment – tandis que les Églises adventiste et, surtout, l'Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours, progressent de maniĂšre trĂšs significative, aux dĂ©pens le plus souvent de l’EEPF. Les derniĂšres indications disponibles, publiĂ©es en 2006, montrent que dĂ©sormais prĂšs d’un PolynĂ©sien sur cinq n’appartient ni Ă  l’Église catholique ni Ă  l’EEPF (rebaptisĂ©e Église protestante ma’ohi en 2004).

L'Église protestante ma’ohi (EPM): L’EPM rassemble environ 38% de la population polynĂ©sienne. Elle est l’hĂ©ritiĂšre des premiĂšres missions protestantes en OcĂ©anie, qui ont introduit le christianisme Ă  Tahiti. Le 5 mars 1797, date Ă  laquelle les missionnaires du navire le Duff affrĂ©tĂ© par la London Missionary Society ont dĂ©barquĂ© dans la baie de Matavai, est inscrite depuis 1978 sur le calendrier des fĂȘtes officielles polynĂ©siennes et commĂ©morĂ©e chaque annĂ©e par l’EPM.

L'Église catholique : L’Église catholique reprĂ©sente elle aussi autour de 38% de la population. Les missions catholiques se sont implantĂ©es Ă  partir de 1834 dans les archipels qui forment aujourd’hui la PolynĂ©sie française : aux Ăźles Gambier (frĂšres de la CongrĂ©gation des SacrĂ©s CƓurs de JĂ©sus et de Marie, dite de Picpus) avec la conversion du roi Maputeoa en 1836, aux Ăźles Marquises (la premiĂšre mission est fondĂ©e en 1839 sur l’üle de Nuku Hiva), puis Ă  Tahiti. Depuis la fin des annĂ©es 1970, le Renouveau charismatique occupe une place importante dans la vie de l’Église catholique en PolynĂ©sie française : au moins un quart des fidĂšles.

L'Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours : 6,5% de la population. PremiĂšres missions mormones Ă  partir de 1844, dans les Ăźles Tuamotu et aux Ăźles Australes (Tubuai). Elle a connu une forte croissance au cours des annĂ©es 1980.

La CommunautĂ© du Christ, appelĂ©e localement « sanito Â» : 3,6% de la population.

L’Église adventiste (5,8%) : En PolynĂ©sie française, les adventistes sont surnommĂ©s « petania Â» (« Pitcairn Â» en tahitien), en rĂ©fĂ©rence aux habitants de l’üle de Pitcairn qui ont Ă©tĂ© les premiers adventistes en OcĂ©anie, dĂšs 1886, et au voilier Pitcairn dont l’escale en dĂ©cembre 1890 Ă  Tahiti marqua le dĂ©but de la mission adventiste dans les Ăźles de la SociĂ©tĂ©.

Autres Églises : Les pentecĂŽtistes depuis 1962 (d’abord dans la communautĂ© chinoise de Tahiti, puis Ă  partir des annĂ©es 1980 dans l’ensemble de la population – 1,5%).

Autres religions : Religion bahaĂŻsme, bouddhisme (chinois traditionnel et zen) et judaĂŻsme (une synagogue Ă  Tahiti) & trĂšs peu de Musulman.

Les témoins de Jéhovah (2%) sont présents depuis le début des années 1960.

Source : Y. Fer et G. Malogne-Fer, chapitre « French Polynesia Â» in Manfred Ernst (dir.), Globalization and the Re-Shaping of Christianity in Oceania, Suva (Fidji), PTC, 2006.

Tatouage

Article dĂ©taillĂ© : Tatouage en PolynĂ©sie.
Tatouage polynésien moderne

Au XVIIIe siĂšcle, les premiers explorateurs europĂ©ens rapportent leur dĂ©couverte du tatouage polynĂ©sien, marque essentielle de la place du PolynĂ©sien dans la sociĂ©tĂ©. Progressivement les missionnaires chrĂ©tiens vont arriver Ă  proscrire cette pratique. Mais pendant la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle, le tatouage polynĂ©sien redevient populaire auprĂšs des jeunes PolynĂ©siens, en quĂȘte d’un retour aux valeurs culturelles et traditionnelles.

Codes

La PolynĂ©sie française a pour codes :

Galerie

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. ↑ Les cinq archipels de PolynĂ©sie française sont au centre d'une zone Ă©conomique exclusive de plus de 2 500 000 kmÂČ.
  2. ↑ AdoptĂ© comme hymne par l'AssemblĂ©e de PolynĂ©sie française.
  3. ↑ Cette Ă©numĂ©ration rĂ©sulte de l'article premier de la loi organique n°2004-192 du 27 fĂ©vrier 2004 portant statut d'autonomie de la PolynĂ©sie française.
  4. ↑ Paul Benkimoun,« Les essais nuclĂ©aires polynĂ©siens responsables de cancers thyroĂŻdiens Â» dans Le Monde du 03/08/2006, [lire en ligne]
  5. ↑ Le terme d'Ăźles Raevski correspond pour certains[Qui ?] aux seules trois Ăźles inhabitĂ©es de Hiti, Tepoto et Tuanake.
  6. ↑ « Le taux de criminalitĂ© (c'est Ă  dire le nombre de faits constatĂ©s pour 1000 habitants) s'Ă©tablit Ă  35,73 (39,63 en 2005) soit un chiffre en nette diminution comparable Ă  celui de l'annĂ©e 2000 (Moyenne nationale : 62,35). Â», Haut-commissariat de la PolynĂ©sie française, Ouverture de la confĂ©rence de presse « SĂ©curitĂ© intĂ©rieure Â», 2 fĂ©vrier 2007, [lire en ligne]
  7. ↑ Recensement de la population de 2007 : Population lĂ©gale au 20 aoĂ»t 2007 [lire en ligne]
  8. ↑ Voir page 80 in Landfalls of Paradise: Cruising Guide to the Pacific Islands, Earl R. Hinz & Jim Howard, University of Hawaii Press, 2006
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