Pink Floyd

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Pink Floyd
Pink Floyd
Pink Floyd en concert. De gauche √† droite : David Gilmour, Nick Mason, Roger Waters et Richard Wright.
Pink Floyd en concert √† Earls Court le 18 mai 1973.
De gauche √† droite : David Gilmour √† la guitare, Nick Mason √† la batterie, Roger Waters √† la basse et Richard Wright aux claviers.

Surnom The Pink Floyd
The Pink Floyd Sound
Pays d‚Äôorigine Drapeau du Royaume-Uni Londres, Royaume-Uni
Genre musical Rock progressif
Rock psychédélique
Acid rock
Hard rock
Space rock
Ann√©es d'activit√© 1964 √† 1996
(Réunions sporadiques entre 2003 et 2007)
Labels EMI, Harvest
Capitol, Columbia
Site officiel www.pinkfloyd.com

Anciens membres Syd Barrett (‚Ć)
David Gilmour
Nick Mason
Roger Waters
Richard Wright (†)
Entourage Bob Ezrin
Dick Parry
Alan Parsons
Gerald Scarfe
Storm Thorgerson
Clare Torry
Snowy White

Pink Floyd est un groupe de rock progressif et psych√©d√©lique britannique form√© en 1964. Il est reconnu pour sa musique planante et exp√©rimentale, ses textes philosophiques et satiriques, ses albums-concept et ses performances en concert originales et √©labor√©es. De ses d√©buts √† aujourd'hui, le groupe a vendu plusieurs centaines de millions d'albums √† travers le monde[1],[2]. Aux √Čtats-Unis seulement, les ventes des albums de Pink Floyd sont d√©nombr√©es par la RIAA √† hauteur de 74,5 millions d'exemplaires[3].

Initialement men√© par le guitariste Syd Barrett, le groupe conna√ģt un succ√®s modeste au milieu des ann√©es 1960, puis devient l'un des groupes underground londoniens les plus populaires de la sc√®ne psych√©d√©lique. Cependant, le comportement de plus en plus instable de Barrett conduit les autres membres √† le remplacer par David Gilmour, un ami d'enfance de Barrett. Apr√®s le d√©part de ce dernier, le bassiste Roger Waters devient progressivement le meneur du groupe, composant la plupart des chansons et signant toutes les paroles √† partir de 1972. Pink Floyd acquiert l'ann√©e suivante une c√©l√©brit√© mondiale avec The Dark Side of the Moon (1973), l'un des albums les plus vendus de tous les temps.

Le groupe encha√ģne les succ√®s au cours des ann√©es 1970 avec Wish You Were Here (1975), Animals (1977) et The Wall (1979), ce dernier donnant lieu √† une adaptation cin√©matographique. Mais des tensions dans le groupe apparaissent au fil du temps et, en 1980, le clavi√©riste Richard Wright est exclu du groupe par Roger Waters, qui en prend enti√®rement le contr√īle. Apr√®s un album, The Final Cut (1983), dont il est l'unique auteur, il annonce la fin du groupe en 1985. David Gilmour et Nick Mason, les membres restants, d√©cident d'enregistrer un nouvel album sans Waters et en r√©int√©grant Rick Wright. Le groupe produit A Momentary Lapse of Reason (1987) et The Division Bell (1994) tout en recommen√ßant √† se produire en concert, puis met ses activit√©s en veilleuse en 1996.

Les diff√©rents membres se r√©unissent ensuite √† quelques occasions dans les ann√©es 2000. Pink Floyd dans sa formation la plus connue (avec Gilmour, Mason, Waters et Wright) donne sa derni√®re prestation publique le 2 juillet 2005 lors du Live 8 √† Londres. L'√©v√©nement suscite de nombreuses rumeurs de reformation du groupe, d√©menties par David Gilmour et devenues caduques avec la mort de Syd Barrett en 2006 puis de Richard Wright en 2008.

Sommaire

Membres

Ici figurent les principaux membres du groupe, autrement dit ceux ayant participé à la carrière discographique du groupe. Pour plus d'informations sur eux, leur collaboration à d'autres projets et leur production solo, le lecteur peut se référer aux articles détaillés les concernant.

Nick Mason a r√©sum√© l'√©volution du groupe avec humour : ¬ę √Ä bord du Floyd, [j'√©tais] sous les ordres de capitaines exigeants et parfois intransigeants. Le premier fut le dingue capitaine [Syd] Barrett. Ses yeux brillants d'histoires de tr√©sor et de visions √©tranges ont failli nous mener √† la catastrophe, jusqu'√† ce que la mutinerie nous pousse sous le commandement du cruel Roger [Waters]... Un peu plus tard, Roger allait s'infliger le supplice de la planche et se faire remplacer par le matelot deuxi√®me classe [David] Gilmour. [‚Ķ] Je me suis maintenu au poste de cuisinier du navire ¬Ľ[a 1].

La composition de Pink Floyd au fil du temps.

Histoire

1960-1966 : pr√©lude

Au d√©but des ann√©es 1960, Roger Waters, Syd Barrett et David Gilmour habitent la m√™me ville, Cambridge. Ils s'initient mutuellement √† l'apprentissage de la guitare folk et rock. Roger Waters fait la connaissance de Nick Mason et Richard Wright alors qu'il poursuit ses √©tudes √† la Polytechnique de Londres. Syd Barrett pr√©pare les Beaux-Arts et David Gilmour, dont les parents ont √©migr√© aux √Čtats-Unis, s'installe en France.

En automne 1965, Waters, Mason et Wright forment un groupe de pop, les Architectural Abdabs, apr√®s un essai manqu√© sous le nom de Sigma 6. Le groupe se compose √©galement de Clive Metcalf (guitare), Juliette Gale et Keith Noble (chant). Le style de cette formation est plut√īt Rock-Rhythm and blues.

Le groupe se retrouve chez un de leurs professeurs à la Polytechnique de Londres, Mike Leonard, et prend le nom de Leonard's Lodgers pour un temps. Leonard fabrique des machines à éclairage projetée sur les murs, formant des formes psychédéliques. Le groupe décide de commencer à jouer de leurs instruments en s'inspirant des formes affichées sur le mur[a 2].

Au printemps 1966, les Architectural Adbads ou Leonard's Lodgers, qui ont aussi changé de nom pour Screaming Adbads et Tea Set, se séparent car Keith Noble et Clive Metcalf abandonnent. Juliette Gale épouse Richard Wright. Ce dernier, avec Waters et Mason, décide de reformer un nouveau groupe. Ils engagent un guitariste de jazz, Bob Klose, qui ne restera avec eux qu'une quinzaine de jours, puis font appel à l'ami d'enfance de Waters, Syd Barrett.

1966-1968 : p√©riode psych√©d√©lique

Le groupe se constitue donc en 1966 autour de Syd Barrett (guitare), Richard Wright (claviers), Roger Waters (basse) et Nick Mason (batterie et percussions). La formation commence à se produire dans la région de Cambridge. Pendant ce temps, David Gilmour joue en France au sein des Flowers.

Un des noms originaux du groupe, Tea Set, est abandonn√© apr√®s que le groupe se fut trouv√© √† l'affiche avec un autre groupe du m√™me nom. Barrett propose sur le coup une alternative, The Pink Floyd Sound, une r√©f√©rence √† deux musiciens de blues, Pink Anderson et Floyd Council[a 3]. Contrairement √† une id√©e re√ßue persistante, Pink Floyd ne signifie donc pas ¬ę flamant rose ¬Ľ, ¬ę flamant ¬Ľ se traduisant en anglais par ¬ę flamingo ¬Ľ[4]. Le Sound est vite abandonn√©, et le The finira par l'√™tre aussi. Propuls√© au-devant de la sc√®ne underground londonienne gr√Ęce au p√©riodique International Times et aux concerts √† l'UFO Club organis√©s par John Hopkins et Joe Boyd, le groupe d√©veloppe des compositions principalement dues √† Syd Barrett, qui proposent un m√©lange de rock psych√©d√©lique am√©ricain, de whimsy britannique et d'un peu de blues, particuli√®rement dans les solos de guitare.

1967 : Interstellar Overdrive, Arnold Layne, See Emily Play, The Piper at the Gates of Dawn

Le 6 mars 1967, le groupe passe pour la première fois à la télévision britannique, sur Granada TV, à Manchester, et y interprètent Interstellar Overdrive.

Le groupe signe un contrat avec la maison de disques EMI en 1967 et sort deux singles, Arnold Layne le 11 avril et See Emily Play le 16 juin. Arnold Layne est banni des ondes radio pour ses paroles supposément explicites, mais atteint quand même le top 20.

Sorti le 5 ao√Ľt 1967, le premier album du groupe, The Piper at the Gates of Dawn (nom tir√© d'un chapitre du Vent dans les saules de Kenneth Grahame), est consid√©r√© comme un exemple typique de psych√© folk britannique. L'album est un succ√®s au Royaume-Uni, mais pas aux √Čtats-Unis. Le 14 novembre, le groupe entame une tourn√©e avec Jimi Hendrix - ce qui lui vaut une certaine notori√©t√© - les Move, Amen Corner et les Nice. Au Royal Albert Hall de Londres, le guitariste des Nice, David O'List, remplace Syd Barrett, diminu√© depuis son retour des √Čtats-Unis.

1968 : d√©part de Syd Barrett, A Saucerful of Secrets

En 1968, Syd Barrett souffre d'une d√©pression nerveuse attribu√©e notamment √† l'usage prolong√© de drogues psych√©d√©liques (essentiellement le LSD), √† la pression de la vie de groupe, aux enregistrements et aux tourn√©es permanentes[5]. Il s'av√®re √©galement que Syd souffre depuis le d√©but de schizophr√©nie, qui se serait manifest√©e tardivement, peut-√™tre d√©clench√©e par l'usage de drogues, la fatigue et le stress. Ses performances sc√©niques se limitent √† jouer la m√™me note pendant toute la soir√©e. Le comportement de Barrett dans la vie courante est devenu impr√©visible : il oublie o√Ļ il se trouve, ne se rend pas aux concerts. Pendant un concert, en plein bad trip d'acide, il arrache les cordes de sa guitare et s'enfuit en courant[6]. Pour permettre tout de m√™me au groupe de jouer, les autres membres invitent le guitariste David Gilmour, revenu √† Londres, √† rejoindre le groupe afin de pouvoir assurer les spectacles. Il est officiellement int√©gr√© √† la formation le 18 f√©vrier. Gilmour doit prendre en charge les parties de guitare et de chant normalement assur√©es par Barrett. Pink Floyd joue ainsi √† cinq pendant une tr√®s courte p√©riode, jusqu'√† ce que Syd Barrett, devenu totalement incapable de jouer sur sc√®ne, soit exclu d√©finitivement le 6 avril.

Alors que Barrett a √©crit la majeure partie du premier disque, The Piper at the Gates of Dawn, il contribue peu au second, A Saucerful of Secrets, qui para√ģt en 1968, for√ßant le groupe √† prendre une nouvelle direction. Avec la perte de leur principal compositeur et fondateur, David Gilmour reste pour maintenir l'int√©grit√© du groupe. Avec son arriv√©e, le son se durcit un peu.

1969-1973 : More, Ummagumma

En 1969, le groupe compose la bande originale du film More de Barbet Schroeder. Cette derni√®re se distingue par un son acid folk et m√™me heavy metal avec The Nile Song. La bande originale para√ģt le 27 juillet chez Columbia.

Le disque suivant, Ummagumma (septembre-octobre 1969), est un mélange d'enregistrements de prestations scéniques et d'expérimentations avant-gardistes signées séparément par chacun des membres. Après cet album, Pink Floyd s'écarte de son style underground pour un son rock un peu moins psychédélique et plus conventionnel confirmé dans les trois albums suivants.

Ils participent √† la musique du film Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni dont la bande originale sort en avril 1970. Malgr√© une certaine insatisfaction du r√©alisateur, qui ne garde finalement que quelques-uns des morceaux propos√©s par le groupe, la th√©matique et l'esth√©tique du film correspondent tout √† fait √† ce que Pink Floyd faisait √† l'√©poque.

1970 : Atom Heart Mother

Atom Heart Mother, sorti le 10 octobre 1970, est un exemple d'album rock avant-garde avec la suite √©ponyme instrumentale longue de 23 minutes, √† laquelle participe un orchestre classique, et une autre pi√®ce instrumentale, Alan's Psychedelic Breakfast, collage de sons d'un petit d√©jeuner (pris par Alan Stiles, un roadie du groupe) entrecoup√©s de courts passages musicaux. Stanley Kubrick aurait demand√© √† Roger Waters la permission d'utiliser Atom Heart Mother pour son film Orange m√©canique (1971). Cette permission lui est refus√©e car le groupe consid√®re que, sortie de son contexte, la musique n'aurait aucun sens. Le groupe aurait par la suite regrett√© cette d√©cision apr√®s avoir visionn√© l'Ňďuvre de Kubrick.

1971 : Meddle (l'ascension)

Sorti le 5 novembre 1971, Meddle est probablement l'album qui a consacr√© Pink Floyd comme un des groupes majeurs de l'√©poque gr√Ęce √† One of These Days, devenu un classique de leurs concerts, et surtout Echoes, un titre long de 23 minutes, avec des passages instrumentaux longs et planants. Une l√©gende persistante veut que Echoes, le dernier morceau de l'album, soit synchronis√© avec la derni√®re section du film 2001, L'Odyss√©e de l'espace r√©alis√© par Stanley Kubrick, sorti trois ans plus t√īt[7]. Par ailleurs, c'est Meddle qui d√©finit le son de Pink Floyd comme progressif, c'est-√†-dire de longues pi√®ces complexes et souvent divis√©es en plusieurs mouvements.

1972 : Obscured by Clouds

Finalement, Obscured by Clouds (1972), bande sonore pour un nouveau film de Barbet Schroeder, La Vall√©e, confirme la voie emprunt√©e par le groupe. Cette m√™me ann√©e, le groupe tourne un concert √† Pomp√©i en Italie qui d√©tonne par son absence totale de public : le groupe joue seul au milieu des ruines de la cit√© romaine. Pour beaucoup, ce concert, sorti en salles de cin√©ma en 1972, est le type m√™me du ¬ę son Pink Floyd ¬Ľ, progressif et planant. Lors de ce concert, le groupe, reprenant le concept de la chanson Seamus (sur Meddle), fait ¬ę chanter ¬Ľ un chien en jouant tr√®s probablement sur la sensibilit√© acoustique de ces animaux aux saturations d'un harmonica : le titre Mademoiselle Nobs reste musicalement √©trange. Il faut rappeler qu'√† cette √©poque Pink Floyd jouait ses nouvelles compositions sur sc√®ne avant de les enregistrer en studio, aussi leur noms ont-ils vari√© jusqu'√† la publication des disques. Ceci fut vrai jusqu'√† Animals, ou Sheeps, Dogs et Pigs ont √©t√© jou√©s en tourn√©e bien avant la sortie de l'album, comme Dark Side Of The Moon. Le Mademoiselle Nobs est une r√©miniscence de ce proc√©d√©[8].

1973 : The Dark Side of the Moon (les ann√©es glorieuses)

Le fameux prisme de la pochette de l'album The Dark Side of the Moon.

C'est le 23 mars 1973 que sort The Dark Side of the Moon, qui, avec les trois albums suivants, Wish You Were Here, Animals et The Wall, forme une suite d'albums souvent consid√©r√©s comme les plus aboutis de la carri√®re de Pink Floyd. David Gilmour r√©fute les accusations de tentation commerciale lorsque l'album The Dark Side of the Moon conna√ģt un succ√®s massif en 1973, notamment gr√Ęce au titre Money. Cet album reste dans le top 200 am√©ricain pendant 1007 semaines au total, soit plus de dix neuf ans. C'est encore aujourd'hui un record historique[9]. C'est le troisi√®me album le plus vendu de tous les temps avec 45 millions d'exemplaires. Sa pochette, Ňďuvre de la firme graphique de Storm Thorgerson (Hipgnosis), ami du groupe qui a r√©alis√© les pochettes des albums pr√©c√©dents, repr√©sentant la dispersion de la lumi√®re au travers d'un prisme, est rest√©e c√©l√®bre. The Dark Side of the Moon est un album-concept dont les th√®mes dominants sont la vieillesse (Time), la folie (Brain Damage) et la mort (The Great Gig in the Sky). C'est un album techniquement tr√®s √©labor√©, avec l'utilisation d'un nouvel enregistreur 16 pistes aux studios Abbey Road, le talent de l'ing√©nieur du son et producteur Alan Parsons, les titres sont m√©ticuleusement encha√ģn√©s, la guitare de David Gilmour est envo√Ľtante ; Richard Wright joue de ses synth√©tiseurs de mani√®re tellement innovante qu'elle va donner l'exemple √† tout un courant musical, en particulier en Allemagne.

Apr√®s le succ√®s remport√© par The Dark Side of the Moon, le groupe ne trouve plus d'inspiration, malgr√© sa volont√© de produire un album qui constituerait un ¬ę digne successeur ¬Ľ de leur pr√©c√©dent opus. Il se lance donc, fin 1973, dans des sessions d'enregistrement pour un nouvel album qui ne contiendrait aucun instrument conventionnel, utilisant uniquement des ustensiles de m√©nage pour cr√©er la musique et appel√© provisoirement The Household Objects. Les membres du groupe se lancent dans des exp√©riences avec diff√©rents objets communs, tels des rouleaux de ruban adh√©sif, des bouteilles de vin et des a√©rosols. Roger Waters explique :

¬ę On a essay√© de faire un album sans utiliser aucun instrument de musique. √áa semblait √™tre une bonne id√©e √† ce moment-l√†, mais √ßa n'a pas abouti. Nous avions besoin de prendre une pause, car nous √©tions fatigu√©s et las. On a cru que parce que Dark Side of the Moon avait eu autant de succ√®s, c'√©tait la fin. Nous avions atteint le but que nous visions depuis que nous √©tions ados, et pour nous, il n'y avait plus rien d'autre √† faire en termes de rock 'n' roll ¬Ľ[10].

1975 : Wish You Were Here

Finalement, le groupe laisse tomber le projet The Household Objects au profit de la chanson Shine On You Crazy Diamond, qui formera la pièce majeure du prochain album, Wish You Were Here, sorti en 1975.

Des tensions commencent √† √©merger lors de l'enregistrement dudit album, qui auraient pu conduire √† la dissolution du groupe, mais les efforts des membres g√©n√®rent un album touchant. Le morceau principal, Shine On You Crazy Diamond, est un long hommage √† Syd Barrett dont l'esprit semble continuer √† hanter le groupe. Welcome to the Machine et Have a Cigar sont des critiques acerbes de l'industrie du disque, tenue pour responsable de la d√©ch√©ance de Barrett. La chanson-titre, ode acoustique aux absents, conclut en quelque sorte l'album, encha√ģnant avec la seconde partie de Shine On. Pendant l'enregistrement de cet album, Syd est apparu dans le studio. Les membres du groupe ne l'ont initialement pas reconnu tant il avait chang√©[11],[a 4].

1977 : Animals

En 1977, l'album Animals sort, en r√©action au fait que le groupe est de plus en plus critiqu√© et stigmatis√© par le mouvement punk pour qui il symbolise l'avachissement et la pr√©tention du rock, bien loin de la simplicit√© des d√©buts du rock 'n' roll. La guitare a cependant une influence nettement plus importante sur cet album que sur ses pr√©d√©cesseurs, et est bien plus rock. Il contient de longs morceaux li√©s par un th√®me commun, emprunt√© en partie √† La Ferme des animaux de l'√©crivain George Orwell, o√Ļ les cochons (Pigs on the Wing, Pigs (Three Different Ones)), les chiens (Dogs) et les moutons (Sheep) sont une m√©taphore de la soci√©t√© contemporaine. La pochette de l'album repr√©sente la Battersea Power Station survol√©e par un √©norme cochon command√© pour l'occasion √† une fabrique hollandaise de zeppelins. Le fil reliant le cochon au sol ayant c√©d√©, le ballon s'envole et est finalement retrouv√© dans un champ pr√®s de Canterbury. La pochette de certaines √©ditions de l'album contient d'ailleurs des copies de coupures de presse expliquant que la Royal Air Force est intervenue pour intercepter ¬ę le cochon volant ¬Ľ[12]. Ledit cochon gonflable devient par la suite un √©l√©ment r√©current des concerts du groupe, parfois adapt√© aux circonstances. Ainsi, les cochons de la tourn√©e qui suit The Wall sont noirs et arborent l'embl√®me des marteaux crois√©s sur le flanc.

Lors du concert de la tourn√©e de promotion d'Animals (intitul√©e In the Flesh) √† Montr√©al, le 6 juillet 1977, Roger Waters, rendu furieux par le comportement chahuteur du public, crache √† la figure d'un spectateur particuli√®rement bruyant[13],[14]. Cet √©pisode lui inspire l'id√©e d'un artiste qui b√Ętirait un mur entre lui et son public, id√©e qui deviendra le pivot de l'album The Wall[15].

1979 : The Wall - la domination de Roger Waters

√Ä la fin de 1978, Roger Waters pr√©sente aux autres membres du groupe deux projets d'albums : The Wall dont les th√®mes principaux sont le ¬ę mur ¬Ľ s√©parant l'artiste de ses fans et l'ali√©nation de l'individu par la soci√©t√©, et The Pros and Cons of Hitch Hiking qui d√©crit ses propres fantasmes. Trouvant ce dernier trop personnel, ils choisissent The Wall ; le second fera l'objet d'un album solo de Waters enregistr√© en 1984.

La critique salue avec enthousiasme The Wall lorsque l'album sort en novembre 1979. Quelques phrases extraites des textes vont marquer les esprits, comme We don't need no education, we don't need no thought control (¬ę nous n'avons pas besoin d'√©ducation, nous n'avons pas besoin de gens qui pensent pour nous ¬Ľ) sur Another Brick in the Wall (Part 2). Il marque le d√©but d'une collaboration entre le groupe, le compositeur Michael Kamen et le producteur Bob Ezrin. Cet album pr√©lude √† une s√©rie de concerts dont la logistique est tellement lourde que la tourn√©e ne couvrira que quatre lieux et sera immortalis√©e en 2000 par la sortie d'un double album live Is There Anybody Out There?, t√©moigne de l'influence grandissante de Roger Waters, malgr√© l'√©norme travail musical, souvent sous-estim√©, de David Gilmour. Les autres membres du groupe subissent la volont√© de domination de Waters, non sans heurts, et Richard Wright est finalement exclu du groupe par Waters durant les s√©ances d'enregistrement de l'album, jouant toutefois comme musicien d'accompagnement lors de la tourn√©e[9]. Ironiquement, il sera le seul √† retirer un b√©n√©fice de la tourn√©e, les trois autres membres du groupe ayant d√Ľ payer de leur poche les lourds frais engendr√©s.

Le film The Wall, inspir√© de l'album √©ponyme et r√©alis√© par Alan Parker, sort en salles en 1982, mettant en vedette Bob Geldof dans le r√īle de Pink. Il a la particularit√© de ne contenir quasiment aucun dialogue conventionnel, laissant la place aux morceaux de l'album. Les sc√®nes film√©es alternent avec des animations de Gerald Scarfe.

1983 : The Final Cut

En 1983 sort l'album The Final Cut, album sombre et atypique qui n'a d'album de Pink Floyd que le nom, puisqu'on peut lire sur la pochette que c'est une Ňďuvre ¬ę de Roger Waters interpr√©t√©e par Pink Floyd ¬Ľ sans Richard Wright. Le bassiste y d√©veloppe plusieurs id√©es d√©j√† pr√©sentes dans The Wall, comme la douleur caus√©e par l'absence de son p√®re (√† qui l'album est d√©di√©), et attaque violemment Margaret Thatcher qui vient alors de lancer le Royaume-Uni dans la guerre des Malouines contre l'Argentine. Les relations entre les membres du groupe sont alors devenues d√©testables. Nick Mason est m√™me remplac√© par un autre batteur sur la derni√®re chanson de l'album, Two Suns in the Sunset, tandis que Gilmour est rel√©gu√© √† son r√īle de guitariste et ne chante qu'une chanson, Not Now John. Bien qu'il atteigne la premi√®re place des charts au Royaume-Uni, l'album ne se vend pas tr√®s bien.

1985 : Roger Waters dissout le groupe

Waters estime finalement que le groupe n'a plus vraiment de raison d'être. Ne pouvant légalement dissoudre le groupe, il annonce qu'il quitte Pink Floyd en 1985, en se disant que celui-ci ne survivra pas à son départ puisqu'il en est devenu la seule force créatrice[a 5]. Il produit dans la foulée The Pros and Cons of Hitch Hiking qui, comme les autres albums solos, est un échec commercial. Waters remplit malgré cela les salles en reprenant d'anciens titres de Pink Floyd (tournées The Dark Side of The Moon et The Wall).

√Ä partir de l'album The Dark Side of the Moon, Roger Waters s'impose comme unique parolier du groupe alors que, sur les albums pr√©c√©dents, cette fonction √©tait souvent partag√©e avec Gilmour et Wright. Malgr√© sa mainmise sur les paroles et le fait qu'il signe 70 % des paroles et des musiques de The Wall seul, Waters ne r√©alise pas que l'√Ęme du groupe n'est pas dans les paroles mais dans l'osmose entre les diff√©rents membres du groupe, qui se retrouve dans la musique, ce qui explique ses futurs √©checs commerciaux quand il quittera le groupe. Car m√™me si The Final Cut peut √™tre consid√©r√© comme le premier album solo de Roger Waters, le fait que Mason et Gilmour jouent dessus - Richard Wright ayant √©t√© √©vinc√© du groupe lors des sessions de The Wall -, m√™me en tant qu'interpr√®te, assure une musicalit√© que Waters ne retrouvera pas, m√™me en jouant live note √† note les partitions des autres membres du groupe lors de ses tourn√©es en solo.

Apr√®s la dissolution forc√©e du groupe par Waters, tous ses membres se consacrent √† des projets solo. En mars 1984 para√ģt ainsi About Face de Gilmour, suivi en avril par l'unique album du groupe Zee (form√© de Wright et de Dave Harris), Identity. L'ann√©e suivante, Mason sort l'album Profiles en collaboration avec Rick Fenn.

1986 : David Gilmour relance Pink Floyd

Ce n'est pas l'avis de David Gilmour qui, en 1986, d√©cide de relancer le groupe avec Nick Mason. Des batailles juridiques s'engagent entre eux et Roger Waters, qui leur conteste le droit au nom du groupe sans sa pr√©sence. Cette bataille affecte profond√©ment les membres, notamment Nick Mason qui d√©clare : ¬ę C'est malheureux de devoir arr√™ter les conflits par les tribunaux. ¬Ľ

1987 : Retour de Richard Wright (A Momentary Lapse of Reason)

C'est pourtant sous le nom de Pink Floyd que le duo sort en 1987 l'album A Momentary Lapse of Reason, ayant √©t√© entre-temps rejoints par Richard Wright, officiellement r√©int√©gr√© apr√®s la tourn√©e qui suit l'album. Du fait de l'absence de Waters, principal parolier du groupe depuis une d√©cennie, le groupe doit se faire √©pauler √† l'√©criture et √† l'enregistrement par un certain nombre de musiciens externes, dont Tony Levin, bassiste et violoncelliste de Peter Gabriel, et Scott Page, saxophoniste, guitariste et fl√Ľtiste entre autres du groupe Supertramp durant leur tourn√©e de 1983 ainsi que sur l'album Brother Where You Bound (1985), auquel avait particip√© David Gilmour. Ce dernier admit plus tard que les contributions de Nick Mason et de Richard Wright √† cet album √©taient des plus minimes, et bon nombre de critiques estiment que A Momentary Lapse of Reason devrait plut√īt √™tre consid√©r√© comme un album solo de Gilmour, tout comme The Final Cut pour Waters.

1994 : The Division Bell

C'est un groupe plus soud√© qui sort The Division Bell en 1994, sur lequel on note √† nouveau la participation de Michael Kamen et l'apport important aux paroles de Polly Samson, la femme de Gilmour qui co-signe sept titres sur onze. Cet album, propulse √† nouveau le groupe num√©ro un des ventes aux √Čtats-Unis et replace le groupe au sommet, tant au niveau critique que commercial. Il est le pr√©lude √† une gigantesque tourn√©e mondiale, immortalis√©e par l'album P¬∑U¬∑L¬∑S¬∑E sorti en 1995. Le fait que cet album ait √©t√© un r√©el succ√®s et que Wright, Gilmour et Mason n'aient plus eu rien √† prouver quant au Pink Floyd post Waters, explique certainement pourquoi il fut le dernier album de Pink Floyd.

La force d'évocation musicale de Pink Floyd résidant en Gilmour et Wright, on peut néanmoins la retrouver dans la tournée solo de Gilmour en 2006, auquel Wright participe et lors de laquelle des classiques moins connus comme Arnold Layne, Echoes, Fat old Sun, Wot's the deal, Breathe et Time qui sont repris en renouant avec l'esprit d'improvisation et d'osmose musicale des concerts de Pink Floyd des années 1970. Mason se joignit même au groupe lors de quelques concerts et Waters, bien qu'invité, refusa officiellement pour des raisons de planning.

1996 : Rock'n'Roll Hall of Fame

Le 17 janvier 1996, Pink Floyd entre au Rock'n'Roll Hall of Fame, musée de Cleveland dans l'Ohio. La cérémonie d'intronisation se déroule à New York mais Waters est une nouvelle fois absent.

En 1997, un ast√©ro√Įde est nomm√© (19367) Pink Floyd en l'honneur du groupe[16], et en 2004, l'album phare The Dark Side of the Moon est remasteris√© et r√©√©dit√© en son multicanal sous le format de pointe Super Audio CD. L'√©dition est st√©r√©o et multicanale hybride, par cons√©quent lisible en qualit√© st√©r√©o Compact Disc sur toute platine CD conventionnelle (incapable de reproduire la piste sonore haute d√©finition du Super Audio CD). Cette r√©√©dition, bien que pr√©sent√©e sous un format peu connu du grand public, s'est vendue l'ann√©e m√™me √† plus de 800 000 exemplaires dans le monde.

2005 : Live 8 - Apoth√©ose et conclusion de Pink Floyd

David Gilmour dans le film P·U·L·S·E.
Roger Waters en 2006.

David Gilmour, Nick Mason, et Richard Wright rejoignent Roger Waters le temps d'un concert √† l'occasion du Live 8 le 2 juillet 2005 √† Hyde Park (Londres). Le groupe est alors au complet[17]. Avant d'entamer Wish You Were Here, Roger rend hommage √† son ami d'enfance Syd Barrett en ces termes :

¬ę C'est un moment √©mouvant, debout ici avec ces trois gars, apr√®s toutes ces ann√©es. Debout avec vous tous. Quoi qu'il en soit, nous le faisons pour ceux qui ne sont pas l√†, en particulier pour Syd, bien s√Ľr. ¬Ľ

Le nombre de spectateurs de ce concert des Pink Floyd est estim√© √† trois milliards[9]. Durant la semaine qui suivit, les albums du groupe connaissent un regain de vente : selon la cha√ģne de magasins HMV les ventes de Echoes: The Best of Pink Floyd ont cr√Ľ de 1 343 %[18], et Amazon indique que les ventes de The Wall ont augment√© de 3 600 %, celles de Wish You Were Here de 2 000 %, celles de The Dark Side of the Moon de 1 400 % et celles de Animals de 1 000 %. David Gilmour d√©clare par la suite qu'il reversera la part des profits due √† ce boom des ventes √† des Ňďuvres de charit√©, et a incit√© les autres artistes ayant particip√© au concert √† faire de m√™me[19].

Apr√®s le concert, des rumeurs d'une √©ventuelle reformation de Pink Floyd circulent, mais sont d√©menties par David Gilmour qui d√©clare au quotidien italien La Repubblica, alors que beaucoup de fans croyaient dur comme fer que Pink Floyd redonnerait des concerts avant la fin de l'ann√©e 2005 :

¬ę Le groupe ? C'est termin√©. On s'est juste r√©unis pour la bonne cause, mais franchement je n'en ai plus du tout envie‚Ķ Et √ßa n'a rien √† voir avec Roger Waters, parce que m√™me sans lui je ne reformerai pas Pink Floyd. Jouer avec Pink Floyd demanderait trop de travail, et j'en ai marre des pressions. Je pense que maintenant √ßa suffit. J'ai 60 ans et je n'ai plus la volont√© pour travailler autant d√©sormais. Pink Floyd √©tait une partie importante dans ma vie, j'ai pass√© un moment merveilleux, mais c'est fini. Pour moi il est beaucoup moins compliqu√© de travailler seul. Maintenant j'ai une vie tranquille. Je pr√©f√®re bosser seul, et je le vis tr√®s bien[20]. ¬Ľ

David Gilmour d√©clare dans le magazine The Word que rejouer avec le groupe, ¬ę c'√©tait comme dormir aupr√®s de son ex-femme ¬Ľ, et qu'il n'y avait ¬ę pas de futur pour Pink Floyd ¬Ľ[21]. Il a depuis confirm√© √† plusieurs reprises ne plus vouloir rejouer avec le groupe, notamment lors de la promotion de son album Live in GdaŇĄsk (2008)[22].

Selon le magazine Rock & Folk d'ao√Ľt 2006 (num√©ro 468), David Gilmour a invit√© Roger Waters pour le dernier concert de sa tourn√©e On an Island √† Londres. Selon Nick Mason, ¬ę David a invit√© Roger au Royal Albert Hall, mais ce dernier r√©p√©tait et ne pouvait se rendre disponible. ¬Ľ

Le 31 mai 2006, lors du dernier concert de David Gilmour au Royal Albert Hall à Londres, il est rejoint par Nick Mason sur les deux titres finaux, Wish You Were Here et Comfortably Numb, reconstituant ainsi le groupe de la période Gilmour le temps de deux morceaux. En effet, Richard Wright faisait partie du groupe de tournée de Gilmour, de même que Jon Carin, Guy Pratt (tous deux ayant participé aux tournées 1987 et 1994 de Pink Floyd) et Dick Parry (saxophoniste sur plusieurs albums du groupe).

2006 : mort de Syd Barrett

Le 7 juillet 2006, Syd Barrett meurt √† Cambridge des suites de complications li√©es √† un cancer du pancr√©as. Il a 60 ans. Le 10 mai 2007, Roger Waters participe au concert hommage √† Syd Barrett au Barbican Centre de Londres. Plus tard dans la soir√©e sont annonc√©s ¬ę Rick Wright, David Gilmour, Nick Mason ¬Ľ. Pink Floyd est donc de nouveau r√©uni sur sc√®ne pour interpr√©ter Arnold Layne, avec la participation de tous les artistes de la soir√©e pour Bike. Cependant, Roger Waters n'est pr√©sent sur aucun de ces titres, et il est le seul √†, finalement, ne pas participer.

2008 : mort de Richard Wright

Richard Wright meurt le 15 septembre 2008, √† 65 ans, apr√®s un court combat contre le cancer. L'id√©e d'une reformation de Pink Floyd est d√©finitivement abandonn√©e. N√©anmoins, Roger Waters et David Gilmour se r√©unissent le 10 juillet 2010 pour un concert de charit√© pour l'association Hoping Foundation[23]. Ces signes de r√©chauffement entre le guitariste et le bassiste peuvent laisser esp√©rer, √† d√©faut d'une reformation, des collaborations ponctuelles. Dans un interview au magazine Rolling Stone de d√©cembre 2010, Roger Waters confie qu'il projette au moins un concert de Pink Floyd durant sa tourn√©e The Wall : ¬ę David, Nick et moi pourrions faire un show quelque part‚Ķ mais pas question de nous lancer dans une tourn√©e. ¬Ľ Chose faite le 12 mai 2011 √† Londres, Waters a √©t√© rejoint pendant sa tourn√©e The Wall Live par Gilmour et Mason √† l'O2 Arena pour interpr√©ter Comfortably Numb.

EMI, la maison de disques de Pink Floyd depuis 1967, lance une campagne d√©di√©e au catalogue du groupe. √Ä partir du 26 septembre 2011, l‚Äôensemble des albums studios remasteris√©s sont disponibles, √† l‚Äôunit√© ou dans un coffret int√©gral. Trois albums cultes b√©n√©ficient de nouvelles √©ditions Deluxe et de coffrets Collector : The Dark Side of the Moon le 26 septembre, Wish You Were Here le 7 novembre et The Wall le 27 f√©vrier 2012. Enfin, un double Best of, A Foot in the Door, est publi√© le 7 novembre 2011.

Ňíuvre

Discographie

Article d√©taill√© : Discographie de Pink Floyd.

Albums enregistrés en studio

Albums enregistrés en concert

Bandes originales

Compilations

Autres enregistrements

Filmographie

Notes et références

  • Autres sources
  1. ‚ÜĎ (en) ¬ę Pink Floyd founder Syd Barrett dies at home ¬Ľ, Adam Fresco, The Times, 11 juillet 2006. Consult√© le 22 juin 2010.
  2. ‚ÜĎ (en) ¬ę Floyd "true to Barrett's legacy" ¬Ľ, 2006, BBC News. Consult√© le 22 juin 2010.
  3. ‚ÜĎ (en) ¬ę Top Selling Artists ¬Ľ, RIAA. Consult√© le 22 juin 2010.
  4. ‚ÜĎ ¬ę Les Pink Floyd sont des flamants roses ¬Ľ sur tatoufaux.com
  5. ‚ÜĎ The Observer
  6. ‚ÜĎ Article sur B-side Rock
  7. ‚ÜĎ Dr. Weiss, ¬ę Y'a de l'Echoes... ¬Ľ sur Samples en Talons, 2009
  8. ‚ÜĎ Lire √† ce sujet Le Livre du Pink Floyd d'Alain Dister paru en 1978.
  9. ‚ÜĎ a, b et c Pink Floyd : 30 years of the band in 17 Minutes - September 29, 2011 By Rolling Stone Magazine
  10. ‚ÜĎ The Wish You Were Here Songbook, Pink Floyd Music Publishers Ltd, 9 p. (ISBN 0-8256-1079-6) 
  11. ‚ÜĎ ¬ę Une histoire de Syd Barrett ¬Ľ
  12. ‚ÜĎ When pigs fly (¬ę quand les cochons voleront ¬Ľ) est le pendant anglais de l'expression ¬ę quand les poules auront des dents ¬Ľ.
  13. ‚ÜĎ Description des √©v√©nements lors du spectacle
  14. ‚ÜĎ Ce concert a √©t√© enregistr√© ill√©galement et est disponible en bootleg sous le titre Who Was Trained Not to Spit on the Fan. Ce titre est une ligne des paroles de la chanson Dogs (chanson) et signifie ¬ę √Ä qui l'on a appris √† ne pas cracher vers le ventilateur ¬Ľ, mais peut aussi prendre le sens de ¬ę √Ä qui l'on a appris √† ne pas cracher sur le fan ¬Ľ (fan signifiant √©galement ¬ę ventilateur ¬Ľ).
  15. ‚ÜĎ Voir la fin de cet article
  16. ‚ÜĎ Liste de plan√®tes et d'ast√©ro√Įdes
  17. ‚ÜĎ (en) Pink Floyd and Roger Waters Reunite for the Live 8 Concert in London sur The Pink Floyd Hyperbase. Consult√© le 17 f√©vrier 2008.
  18. ‚ÜĎ Lib√©ration, 5 juillet 2005.
  19. ‚ÜĎ BBC News, 5 juillet 2005.
  20. ‚ÜĎ Article dans La Repubbica
  21. ‚ÜĎ Sur le site brain-damage.co.uk.
  22. ‚ÜĎ ¬ę David Gilmour ne veut pas faire revivre le groupe Pink Floyd ¬Ľ.
  23. ‚ÜĎ Blog de David Gilmour.

Voir aussi

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Bibliographie

Travaux universitaires

  • Olivier Curtil, Pink Floyd : Les trois premi√®res ann√©es, m√©moire de licence en musicologie, universit√© Lyon 2, 1981, 78 pages.
  • Emmanuel Joly, sous la direction de Martin Lalibert√©, Le savant et le populaire dans la musique de Pink Floyd : l‚Äôexemple d‚Äô¬ę Atom Heart Mother ¬Ľ (1970), m√©moire de ma√ģtrise en musicologie, Universit√© de Dijon, 251 pages en 2 volumes.
  • S√©bastien Lauvernet, sous la direction de G√©rard Le Vot, Pink Floyd : une monographie, m√©moire de ma√ģtrise en musicologie, universit√© Lyon 2, 1997.
  • Kathy Mouton, sous la direction de Fabien G√©rard, Alan Parker : un coup de poing dans le ¬ę mur ¬Ľ. Analyse critique du film Pink Floyd ‚Äď The Wall. M√©moire de licence en journalisme, Universit√© libre de Bruxelles (Belgique), 1994, 190 pages.
  • Michel Nierenberger, sous la direction de Jean-R√©my Julien, Contribution √† la connaissance de l‚Äôorchestration des Pink Floyd, m√©moire de ma√ģtrise en musique et musicologie, Universit√© Paris IV, 1987, 131 pages.
  • Alain Pire, sous la direction de Philippe Dubois, The Wall (Le mur de Berlin) : un clip vid√©o, m√©moire de licence en cr√©ation vid√©o, Arts et sciences de la communication, Universit√© de Li√®ge (Belgique), 1988, 57 pages + annexes.
  • Xavier Proena, sous la direction de Fran√ßois Decarsin, Approche de ¬ę The Wall ¬Ľ (Pink Floyd, 1979), m√©moire de ma√ģtrise en musique et musicologie, universit√© Aix-Marseille I, 2001.

Livres

  • J√©r√īme Alberola, Anthologie du rock progressif : Voyages en ailleurs, Camion blanc, 2010, 808 p. (ISBN 978-2-357790-73-5)  (7 albums chroniqu√©s)
  • Mark Blake (trad. Fr√©d√©ric Vallon), Pigs Might Fly : L'histoire cach√©e de Pink Floyd, Mascara/Tournon, 2008, 518 p. + 16 p. de photos p. (ISBN 978-2-35144-084-1) 
  • Alain Dister, Jacques Leblanc, Udo Woehrle, Le livre du Pink Floyd, Albin Michel collection Rock & Folk (grand format), 1978 (ISBN 2-226-00622-2) 
  • Fran√ßois Ducray, Pink Floyd, Librio-EJL, 2000, 92 p. (ISBN 2-290-30646-0) 
  • Aymeric Leroy, Pink Floyd : plong√©e dans l'Ňďuvre d'un groupe paradoxal, Le Mot et le Reste, 2009 (ISBN 978-2-915-37881-8) 
  • Nick Mason et Philip Dodd (trad. Sylviane Lamoine, √Člisabeth Luc, Dominique Mathieu, Delphine N√®gre, David Th√©paut-Lindbergh), Pink Floyd : l'histoire selon Nick Mason, EPA-Ch√™ne , 1re √©dition en 2005, reli√©e, 360 p. (ISBN 2-85120-621-4) / r√©√©dition en 2007, broch√©e et en format plus petit, photos diff√©rentes, 240 p. (ISBN 2-85120-656-5)
  • Jean Michel Oullion, Pink Floyd : une √©pop√©e cosmique, l'Express/Musicbook Portrait, 2003, 304 p. (ISBN 2-84343-171-9) 
  • Jean Michel Oullion, Pink Floyd : magiciens, alchimistes et milliardaires, Les carnets de l'info, 2009, 292 p. (ISBN 978-2-9166-2830-1) 
  • Glenn Povey (trad. Denis-Armand Canal), Pink Floyd, Place des Victoires, coll. Rock & Pop (reli√©), 2009, 368 p. (ISBN 978-2-8099-0092-7) 
  • Glenn Povey et Ian Russell (trad. David Stryker), Pink Floyd : haute tension, Seuil (reli√©), 1997, 256 p. (ISBN 2-02-031250-6) 
  • (en) Mick Rock, Psychedelic Renegades, Genesis Publications, 2001, 160 p.  (recueil de 120 photos 1969-71 de Syd Barrett, format 29 x 24 en √©dition reli√©e de luxe et tirage limit√© d√©dicac√© par l'auteur)

Liens externes


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