Pic de La Mirandole

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Pic de La Mirandole

Jean Pic de la Mirandole

Jean Pic de la Mirandole
Philosophe italien
Renaissance
Jean Pic de la Mirandole, Galerie des Offices
Jean Pic de la Mirandole, Galerie des Offices
Naissance : 24 f√©vrier 1463 (Ch√Ęteau de Mirandole)
D√©c√®s : 17 novembre 1494 (Florence)
√Čcole/tradition : Humanisme (n√©oplatonicien, puis p√©ripat√©ticien, puis nominaliste)
Principaux int√©r√™ts : Th√©ologie, M√©taphysique, Magie, Astrologie
Ňíuvres principales : 900 conclusions philosophiques, cabalistiques et th√©ologiques ;
Discours de la dignit√© de l'homme ;
L'être et l'un
Influenc√© par : Orphisme, Herm√®s Trism√©giste, Kabbale, Pythagore, Platon, Aristote, P√©ripat√©tisme, Plotin, N√©oplatonisme, Bo√®ce, Averro√®s, Thomas d'Aquin, Ficin

Jean Pic de la Mirandole (Giovanni Pico della Mirandola) (24 f√©vrier 1463 - 17 novembre 1494) √©tait un humaniste italien, troisi√®me fils d'une vieille famille comtale.

Jeune héritier d'une fortune considérable, il eut le loisir d'étudier et de voyager à sa guise, et consacra sa vie au savoir. Néoplatonicien et adepte de la philosophie naturelle, il fut élève de Ficin, avant de revenir au péripatétisme. Pic de la Mirandole voulut effectuer une synthèse d'Aristote et de Platon à partir de la foi chrétienne, ou encore concilier arts libéraux, philosophie morale et théologie, ce qui lui valut d'être considéré comme hérétique par le pape Innocent VIII. Il est aussi l'un des fondateurs de la kabbale chrétienne (ou cabale philosophique de la Renaissance).

Yves Hersant, pr√©sentant sa traduction de l'ouvrage De la dignit√© de l'homme, explique :

¬ę Lorsqu'il √©crit l'Oratio de hominis dignitate, qui aurait d√Ľ introduire ses Neuf cents th√®ses philosophiques, th√©ologiques et cabalistiques, Pic de la Mirandole a vingt-quatre ans. Bien conscient du fait que ¬ę ses fa√ßons ne r√©pondent ni √† son √Ęge, ni √† son rang ¬Ľ, c'est pourtant une philosophie nouvelle qu'il propose √† ses a√ģn√©s ; philosophie ouverte, accueillant tout ce qui, depuis les Myst√®res antiques jusqu'aux religions r√©v√©l√©es, √©mane de ce que l'on pourrait appeler la ¬ę volont√© de v√©rit√©.¬Ľ L'homme est au centre de cette philosophie, en ce que le divin a d√©pos√© en lui ce ¬ę vouloir ¬Ľ, cette volont√© dont il use √† sa guise, le cr√©ant ¬ę cr√©ateur de lui-m√™me ¬Ľ.[1] ¬Ľ

Sommaire

Jeunesse et études

Jean Pic de la Mirandole na√ģt √† Fossa, √† proximit√© de Mod√®ne. Il est le plus jeune fils de la famille des comtes de Mirandola et de Concordia, seigneurs f√©odaux d'un petit domaine dans la r√©gion d'√Čmilie-Romagne. Enfant pr√©coce dou√© d'une m√©moire stup√©fiante, il fait tr√®s jeune des √©tudes en latin, peut-√™tre m√™me en grec. Sa m√®re le destinant √† l'√Čglise, il est nomm√© protonotaire apostolique √† l'√Ęge de dix ans, et va √©tudier le droit canonique √† Bologne en 1477.

Quand sa mère meurt subitement deux ans plus tard, Pic renonce au droit canonique pour entreprendre des études de philosophie à l'Université de Ferrare. Durant un bref séjour à Florence, il fait la connaissance d'Ange Politien, du poète de cour Girolamo Benivieni et probablement du jeune moine dominicain Savonarole. Il restera toute sa vie très attaché à ses trois amis, y compris à Savonarole, au tempérament ascétique et violemment anti-humaniste. Pic fut probablement l'amant de Politien[2],[3].

De 1480 √† 1482, il poursuit ses √©tudes √† l'Universit√© de Padoue, un centre majeur de philosophie aristot√©licienne en Italie. D√©j√† tr√®s √† l'aise en latin et en grec, il √©tudie √† Padoue l'h√©breu et l'arabe aupr√®s d'√Člie del Medigo, un averro√Įste juif, qui lui fait √©galement lire des manuscrits aram√©ens. Del Medigo traduit √©galement pour Pic des manuscrits juifs de l'h√©breu au latin, comme il va continuer de le faire pendant plusieurs ann√©es. √Ä Padoue, Pic √©crit aussi des sonnets ‚ÄĒ aussi bien en italien qu'en latin ‚ÄĒ qu'il d√©truira toutefois √† la fin de sa vie.

Il passe les quatre ann√©es suivantes tant√īt chez lui, tant√īt √† fr√©quenter les centres humanistes d'Italie. En 1485, il se rend √† l'Universit√© de Paris, le plus important centre de th√©ologie et de philosophie scolastique d'Europe ‚ÄĒ et un bouillon de culture de l'Averro√Įsme latin. C'est probablement √† Paris que Pic entreprend la r√©daction de ses 900 Th√®ses et con√ßoit l'id√©e de les d√©fendre au cours d'un d√©bat public.

En 1486, de retour √† Florence, il fait la connaissance de Laurent de M√©dicis et de Marsile Ficin, le jour m√™me o√Ļ ce dernier termine sa traduction en latin des oeuvres de Platon, sous le patronage enthousiaste de Laurent. Tous deux sont subjugu√©s par le charme de Pic. Laurent, jusqu'au jour de sa mort, soutiendra et prot√©gera Pic durant les p√©riodes tr√®s difficiles que ce dernier conna√ģtra. En fait, sans Laurent, il est peu probable que l'oeuvre de Pic lui e√Ľt surv√©cu.

Le syncrétisme humaniste de Pic de la Mirandole

Florence vers 1490, estampe, Chroniques de Nuremberg, 1493.

Pic part pour Rome, avec l'intention de publier ses 900 Th√®ses et d'organiser une rencontre o√Ļ des √©rudits de toute l'Europe pourront en d√©battre. Mais en chemin, lors d'une halte √† Arezzo, il s'embrouille dans une affaire amoureuse avec l'√©pouse d'un des cousins de Laurent de M√©dicis. Cela lui co√Ľte presque la vie. Pic tente de s'enfuir avec la dame, mais il est rattrap√©, bless√© et jet√© en prison par le mari. Il ne doit d'√™tre rel√Ęch√© qu'√† l'intervention de Laurent lui-m√™me. Cet incident illustre bien le temp√©rament souvent audacieux de Pic, en m√™me temps que la loyaut√© et l'affection qu'il pouvait n√©anmoins inspirer.

Pic passe plusieurs mois √† P√©rouse et √† Fratta, situ√©e tout pr√®s, o√Ļ il se remet de ses blessures. C'est l√†, comme il l'√©crit √† Ficin, qu'il d√©couvre ¬ę certains livres qui, par une divine providence, me sont tomb√©s entre les mains. Ce sont des livres chalda√Įques ... d'Esdras, de Zoroastre et de Melchior, des oracles des mages o√Ļ se trouve une interpr√©tation, br√®ve et aride, de la philosophie chald√©enne, mais pleine de myst√®re ¬Ľ[4]. C'est encore √† P√©rouse que Pic s'initie √† la mystique juive de la Kabbale, qui le fascine, tout comme les derniers auteurs classiques de l'Herm√©tisme, tel Herm√®s Trism√©giste. √Ä cette √©poque, on pensait que la kabbale et l'herm√©tisme √©taient aussi anciens que l'Ancien Testament, de sorte que Pic leur accorde presque autant de valeur qu'aux √Čcritures. Il est le premier penseur ext√©rieur au juda√Įsme √† avoir introduit la kabbale dans les √©tudes philosophiques, notamment dans son Heptaple, consacr√© √† l'interpr√©tation kabbalistique des sept jours de la Cr√©ation.

Pic se proposait toujours de faire le tour complet d'un sujet et de le consid√©rer autant que possible sous plusieurs angles, afin de s'en faire une id√©e qui f√Ľt le plus conforme possible √† la r√©alit√©. Pour Pic, le syncr√©tisme consistait √† observer un m√™me absolu de plusieurs points de vue diff√©rents, une approche scolastique aux r√©sonances tr√®s modernes.

Pic fondait ses id√©es principalement sur Platon, tout comme son ma√ģtre Ficin, mais il gardait un profond respect pour Aristote. Bien qu'il f√Ľt lui-m√™me le produit de l'√©tude des humanit√©s (la studia humanitatis), Pic √©tait par nature un √©clectique, et repr√©sentait √† certains √©gards une r√©action contre les exag√©rations de l'humanisme pur ; ainsi, en 1485, dans une longue et c√©l√®bre lettre √† Hermolao Barbaro, il d√©fend ce qu'il y avait de meilleur √† ses yeux chez les commentateurs m√©di√©vaux et arabes d'Aristote, comme Averro√®s et Avicenne. Ce fut toujours l'objectif de Pic que de r√©concilier les partisans de Platon et ceux d'Aristote, car il √©tait convaincu que l'un et l'autre exprimaient les m√™mes concepts, mais avec des mots diff√©rents. Voil√† peut-√™tre la raison pour laquelle ses amis le surnommaient ¬ę princeps concordiae ¬Ľ, c'est-√†-dire ¬ę prince de la concorde ¬Ľ, (un jeu de mots, ¬ę Concordia ¬Ľ √©tant l'un des fiefs de sa famille)[5]. De m√™me, Pic pensait qu'une personne instruite devait aussi √©tudier les sources h√©bra√Įques et talmudiques, ainsi que l'Herm√©tisme, parce qu'il √©tait convaincu qu'elles pr√©sentaient, en d'autres mots, la m√™me image de Dieu que l'Ancien Testament.

Il termine son Discours sur la dignité de l'homme, qu'il se propose d'annexer à ses 900 Thèses, puis il se rend à Rome pour donner suite à son projet de les défendre. Il les fait publier à Rome en décembre 1486 sous le titre Conclusiones philosophicae, cabalasticae et theologicae et offre de défrayer les dépenses de tout érudit qui viendrait à Rome pour en débattre publiquement.

Débats avec l'Eglise, exil et retour en Italie

En f√©vrier 1487, le pape Innocent VIII interdit le d√©bat propos√©, et charge une commission de v√©rifier l'orthodoxie des th√®ses. Bien que Pic r√©ponde aux accusations dont elles font l'objet, treize d'entre elles sont condamn√©es. Pic s'engage par √©crit √† les retirer, mais ne change pas d'opinion quant √† leur validit√©, et entreprend, pour les d√©fendre, d'√©crire une Apologie (Apologia J. Pici Mirandolani, Concordiae comitis, publi√©e in 1489), qu'il d√©die √† Laurent. Inform√© de la circulation de ce manuscrit, le pape institue un tribunal d'Inquisition, for√ßant Pic √† renoncer √©galement √† l'Apologie ‚ÄĒ ce qu'il consent encore une fois √† faire.

N√©anmoins, le pape d√©clare ses th√®ses non orthodoxes, affirmant : ¬ę Elles sont pour partie h√©r√©tiques, et pour partie fleurent l'h√©r√©sie; d'aucunes sont scandaleuses et offensantes pour des oreilles pieuses ; la plupart ne font que reproduire les erreurs des philosophes pa√Įens ... d'autres sont susceptibles d'exciter l'impertinence des juifs ; nombre d'entre elles, enfin, sous pr√©texte de philosophie naturelle veulent favoriser des arts ennemis de la foi catholique et du genre humain ¬Ľ[4]. L'un des d√©tracteurs de Pic soutient m√™me que ¬ę Kabbale ¬Ľ est le nom d'un auteur impie hostile √† J√©sus-Christ.

Pic s'enfuit en France en 1488, o√Ļ il est arr√™t√© par Philippe II de Savoie, √† la demande du nonce apostolique, et emprisonn√© √† Vincennes. Gr√Ęce √† l'intercession de plusieurs princes italiens ‚ÄĒ tous pouss√©s par Laurent ‚ÄĒ le roi Charles VIII le fait rel√Ęcher et le pape se laisse persuader d'autoriser Pic √† revenir √† Florence pour y r√©sider sous la protection de Laurent. Ce n'est toutefois qu'en 1493, apr√®s l'accession d'Alexandre VI (Rodrigo Borgia) √† la papaut√©, qu'il est lib√©r√© des censures et restrictions impos√©es par le pape.

Pic est profondément ébranlé par cette expérience. Il se réconcilie avec Savonarole, à qui il demeure très attaché, et persuade même Laurent d'inviter Savonarole à Florence. Mais Pic ne renoncera jamais à ses convictions syncrétistes.

Il s'installe pr√®s de Fiesole, dans une villa que Laurent a am√©nag√©e pour lui, o√Ļ il √©crit et publie le Heptaplus id est de Dei creatoris opere (1489) et le De Ente et Uno (1491). C'est l√† √©galement qu'il r√©dige son autre ouvrage le plus c√©l√®bre, les Disputationes adversus astrologiam divinicatrium, qui ne sera publi√© qu'apr√®s sa mort. Pic y condamne s√©v√®rement les pratiques des astrologues de son temps, et sape les fondements intellectuels de l'astrologie elle-m√™me. Pic s'int√©ressait √† la haute magie, celle qui rehausse la dignit√© de l'homme et renforce sa volont√©, et il n'y avait pas de place dans une telle conception pour le d√©terminisme astral.

Apr√®s la mort de Laurent de M√©dicis, en 1492, Pic s'installe √† Ferrare, bien qu'il continue de fr√©quenter Florence, o√Ļ l'instabilit√© politique accro√ģt l'influence grandissante de Savonarole, dont le style et l'opposition r√©actionnaire √† l'expansion de la Renaissance ont d√©j√† suscit√© l'hostilit√© envers la famille des M√©dicis (ils seront finalement expuls√©s de Florence) et vont conduire √† la destruction g√©n√©ralis√©e de livres et de tableaux. Pic devient malgr√© tout un disciple de Savonarole, d√©truisant ses propres po√®mes et se d√©partant de sa fortune, avec l'intention de se faire moine, projet qu'il n'accomplira toutefois jamais.

Décès et funérailles

Pic meurt en 1494, dans des circonstances longtemps restées mystérieuses. La rumeur court alors que, trop proche de Savonarole, il aurait été empoisonné par son propre secrétaire à l'instigation des Médicis[4]. Cet empoisonnement est confirmé en 2008 par une équipe scientifique qui analyse les restes exhumés de Pic et de Politien[2],[3]. Les scientifiques dirigés par Giorgio Gruppioni, professeur d'anthropologie à Bologne, concluent à un empoisonnement des deux hommes à l'arsenic, probablement commandité par Pierre de Médicis et exécuté dans le cercle des proches de Pic, probablement par son propre secrétaire, Cristoforo da Calamaggiore[6].

On l'enterre √† Saint-Marc de Florence et c'est Savonarole qui prononce l'oraison fun√®bre. Ficin √©crit : ¬ę Notre cher Pico nous a quitt√©s le jour m√™me o√Ļ Charles VIII entrait dans Florence, et les pleurs des lettr√©s compensaient l'all√©gresse du peuple. Sans la lumi√®re apport√©e par le roi de France, peut-√™tre Florence n'e√Ľt-elle jamais vu jour plus sombre que celui o√Ļ s'√©teignit la lumi√®re de la Mirandole. ¬Ľ[4].

Pic de la Mirandole, Pascal et Voltaire

Pascal critiqua le projet humaniste de Pic de la Mirandole d'une culture g√©n√©rale en tant que simple √©talage d‚Äôune √©rudition superficielle. Il se moque ainsi implicitement de lui dans Les Pens√©es, en faisant allusion √† ceux qui pr√©tendent discourir ¬ę de omni re scibili ¬Ľ (¬ę de toute chose connaissable ¬Ľ)[7] ; ce √† quoi Voltaire ajouta ¬ę et quibusdam aliis ¬Ľ (¬ę et sur quelques autres ¬Ľ).

Selon Louis Valcke, ¬ę Telle est la l√©gende de Pic; accumulant des faits pour la plupart v√©ridiques, mais d√©form√©s et magnifi√©s par le prisme de la m√©moire comme par l‚Äôexpectative des historiens, elle donne de son h√©ros une image essentiellement fallacieuse, tout en oblit√©rant la place v√©ritable qui lui revient de droit dans l‚Äôhistoire des id√©es.. ¬Ľ[8]

Voltaire s'int√©ressa donc √† Pic de la Mirandole, pour en √©tablir en fin de compte un bilan globalement n√©gatif dans son Essai sur les mŇďurs et l'esprit des nations[9] :

¬ę Il est encore plus extraordinaire que ce prince, ayant √©tudi√© tant de langues, ait pu √† vingt-quatre ans soutenir √† Rome des th√®ses sur tous les objets des sciences, sans en excepter une seule. On trouve √† la t√™te de ses ouvrages quatorze cents conclusions g√©n√©rales sur lesquelles il offrit de disputer. Un peu d'√©l√©ments de g√©om√©trie et de la sph√®re √©taient dans cette √©tude immense la seule chose qui m√©ritait ses peines. Tout le reste ne sert qu'√† faire voir l'esprit du temps. C'est la Somme de saint Thomas ; c'est le pr√©cis des ouvrages d'Albert, surnomm√© le Grand; c'est un m√©lange de th√©ologie avec le p√©ripat√©tisme. On y voit qu'un ange est infini secundum quid : les animaux et les plantes naissent d'une corruption anim√©e par la vertu productive. Tout est dans ce go√Ľt. C'est ce qu'on apprenait dans toutes les universit√©s. Des milliers d'√©coliers se remplissaient la t√™te de ces chim√®res, et fr√©quentaient jusqu'√† quarante ans les √©coles o√Ļ on les enseignait. On ne savait pas mieux dans le reste de la terre. Ceux qui gouvernaient le monde √©taient bien excusables alors de m√©priser les sciences, et Pic de La Mirandole bien malheureux d'avoir consum√© sa vie et abr√©g√© ses jours dans ces graves d√©mences (...) L'histoire du prince de La Mirandole n'est que celle d'un √©colier plein de g√©nie, parcourant une vaste carri√®re d'erreurs, et guid√© en aveugle par des ma√ģtres aveugles. ¬Ľ

M√™me le don apparent de Pic pour les langues le laisse sceptique :

¬ę On dit qu'a l'√Ęge de dix-huit ans, il savait vingt-deux langues. Cela n'est certainement pas dans le cours ordinaire de la nature. Il n'y a point de langue qui ne demande environ une ann√©e pour bien la savoir. Quiconque dans une si grande jeunesse en sait vingt-deux, peut √™tre soup√ßonn√© de les savoir bien mal, ou, plut√īt il en sait les √©l√©ments, ce qui est ne rien savoir. ¬Ľ

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Yves hersant, Pr√©face √† l'√©dition De la dignit√© de l‚Äôhomme, √©d. de l'√Čclat, en ligne
  2. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ (en)Medici writers exhumed in Italy, in BBC News, 28/07/2007, (consult√© le 02/05/2008).
  3. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ Vincent Noce, Pic de la Mirandole, victime de la syphilis ou du poison ?, in Lib√©ration.fr, 01/08/2007, (consult√© le 02/05/2008)
  4. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ et d‚ÄČ Yves Hersant, Biographie, pr√©face √† De la dignit√© de l'homme, Editions de l'√Čclat, 1993.
  5. ‚ÜĎ (en) Paul Oskar Kristeller, Eight Philosophers of the Italian Renaissance, Stanford University Press, Stanford (California), 1964, p. 62.
  6. ‚ÜĎ Malcolm Moore, Medici philosopher's mystery death is solved, article du Daily Telegraph, 07/02/2008, (consult√© le 02/05/2008)
  7. ‚ÜĎ C'√©tait la devise m√™me de Pic.
  8. ‚ÜĎ Dossier Jean Pic de la Mirandole, sur le site L'Encyclop√©die de l'Agora.
  9. ‚ÜĎ Voltaire, Essai sur les mŇďurs et l'esprit des nations, vol. II, tome XII, chap. CIX, en ligne

Bibliographie

Ňíuvres traduites (du latin et de l'italien)

(par ordre chronologique)

  • 12 sonnets (vers 1480 ss.), choisis et traduits de l'italien par Fran√ßoise Graziani, in Po√©sie, n¬į 72, Paris, Belin, 1995 [√©puis√©].
  • Commentaire sur une chanson d'amour de J√©r√īme Benivieni (1486), √©d. et trad. Patricia Mari-Fabre, Paris, √©d. Guy Tr√©daniel, 1991, contient l'√©d. bilingue fran√ßais-italien de Chanson d'amour / J√©r√īme Benivieni] ; Commento, √©d. et trad. St√©phane Toussaint, Lausanne, L'√āge d'homme, "Contemplation", 1989.
  • Discours de la dignit√© de l'homme (1486), in Ňíuvres philosophiques, √©d. et trad. Olivier Boulnois, Giuseppe Tognon, Paris, PUF, coll. "√Čpim√©th√©e", 1993, √©d. bilingue latin-fran√ßais pour 2 des textes : Sur la dignit√© de l'homme ; L'√ätre et l'Un) ; De la dignit√© de l'homme, Oratio de hominis dignitate, pr√©s. et trad. Yves Hersant, Paris, L'√Čclat, "Philosophie imaginaire", 1993.
  • 900 conclusions philosophiques, cabalistiques et th√©ologiques (d√©c. 1486), trad. Bertrand Schefer, Paris, √©d. Allia, 1999, √©d. bilingue latin-fran√ßais ; Conclusiones sive Theses DCCCC. Romae anno 1486 publice disputandae, sed non admissae, Gen√®ve, Droz, "Travaux d'humanisme et Renaissance", 1973 [latin-fran√ßais].
  • Apologie (1487) : Une Controverse sur Orig√®ne √† la Renaissance [r√©unit "Discussion sur le salut d'Orig√®ne", extraite de l'Apologie de Pic de La Mirandole, et "13e conclusion apolog√©tique" des D√©terminations magistrales de P. Garcia. - texte latin et traduction fran√ßaise en regard], Paris, Vrin, "De P√©trarque √† Descartes", 1977 [√©puis√©].
  • Heptaplus (1489). Extraits dans Les cahiers d'Herm√®s II, 2007 : "Pic de la Mirandole et l'Heptaplus" [1]
  • L'√ätre et l'Un (1491), in Ňíuvres philosophiques, √©d. et trad. Olivier Boulnois, Giuseppe Tognon, Paris, PUF, coll. "√Čpim√©th√©e", 1993, √©d. bilingue latin-fran√ßais pour 2 des textes : Sur la dignit√© de l'homme ; L'√ätre et l'Un) ; in St√©phane Toussaint, L'esprit du quattrocento, √©dition bilingue, Paris, H. Champion, 1995.
  • Disputation contre l'astrologie (Disputationes adversus astrologiam divinitricem, 1492, 1√®re √©d. posthume 1496). Texte latin et trad. italienne Eugenio Garin, Florence, 1946-1952, 2 t. Voir √Čric WEIL, La Philosophie de Pietro Pomponazzi, Pic de la Mirandole et la critique de l'astrologie, Paris, Vrin, "Probl√®mes et controverses", 1985.


À noter: de Jean-François Pic de la Mirandole, neveu et éditeur du précédent:

  • De l'imagination. De imaginatione, √©d. Christophe Bouriau, Chamb√©ry, Compact, "La biblioth√®que volante", 2005.

Essais et biographies

(par ordre alphabétique)

  • Michel Desforges, Jean Pic de la Mirandole, Saint-Paul, L. Souny, 2004.
  • L√©on Dorez, Louis Thusane, Pic de la Mirandole en France : 1485-1488, Gen√®ve, Slatkine, 1996.
  • Eugenio Garin, Herm√©tisme et Renaissance, trad. Bertrand Schefer, Paris, Allia, "Petite collection", 2001.
  • Henri de Lubac, Pic de la Mirandole, Paris, Aubier-Montaigne, 1974 [non disponible].
  • Jos√© V. de Pina Martins, Jean Pic de la Mirandole. Un portrait inconnu de l'humaniste, Paris, PUF, 1976 [√©puis√©].
  • Jacques Qu√©ron, Pic de la Mirandole. Contribution √† la connaissance de l'humanisme philosophique renaissant, Aix-en-Provence, Universit√© Aix-Marseille I, 1986 [non disponible].
  • Karine Safa, L'humanisme de Pic de la Mirandole. L'esprit en gloire de m√©tamorphoses, Paris, Vrin, "Philologie et Mercure", 2001.
  • Sanford encyclopedia of philosophy, 2008 [2]
  • Louis Valcke, Roland Galibois, Le p√©riple intellectuel de Jean Pic de La Mirandole, suivi de Discours de la dignit√© de l'homme, et de L'√ätre et l'Un, Sainte-Foy (Qu√©bec), Presses de l'Universit√© Laval, 1994.
  • Louis Valcke, Pic de la Mirandole : un itin√©raire philosophique, Paris, Les Belles Lettres, "Le miroir des humanistes", 2005.
  • Cha√Įm Wirszubski, Pic de la Mirandole et la Cabale suivi de Consid√©rations sur l'histoire des d√©buts de la cabale chr√©tienne par Gershom Scholem, traduit de l'anglais et du latin par Jean-Marc Mandosio, Paris-Tel Aviv, √Čditions de l'√Čclat, 2007. ISBN 2-84162-132-4.
  • A. Perifano (ed.); "La Sorci√®re. Dialogue en trois livres sur la tromperie des d√©mons. Dialogus in tres libros divisus: titulus est Strix, sive de ludificatione Daemonum (1523)", Turnhout, 2007, Brepols Publishers, ISBN 978-2-503-52662-1

Quelques variations romanesques

  • √Čric Deschodt, Jean-Claude Latt√®s, Marguerite et les enrag√©s : meurtre √† Florence, roman, Paris, Seuil, 2004 / " Points ", 2005
  • Catherine David, L'homme qui savait tout : le roman de Pic de la Mirandole, Paris, Seuil, 2001 / " Points ", 2002
  • Catherine d'Oultremont, Le prince de la Concorde : la vie lumineuse de Jean Pic de la Mirandole, roman, pr√©f. Louis Valcke, Bruxelles, Le Cri, "Roman", 2006
  • Guillaume de Sardes, Giovanni Pico, Paris, Hermann, 2007 (Prix Ulysse 2008 du premier roman).

Voir aussi

Liens externes

Sources

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