Armorique

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Armorique

48° 10â€Č 00″ N 1° 00â€Č 00″ W / 48.1667, -1

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L'Armorique, avec la Loire et la Seine en rouge.

Le nom d'Armorique, d'un mot gaulois latinisĂ© en Aremorica ou en Armorica, est donnĂ© dans l'AntiquitĂ© classique Ă  une large rĂ©gion cĂŽtiĂšre de la Gaule, allant de Pornic au sud de l'estuaire de la Loire Ă  Dieppe dans le pays de Caux. Les auteurs de la fin de la RĂ©publique et du dĂ©but de l'Empire romain la prĂ©sentent comme peuplĂ©e de tribus celtes regroupĂ©es au sein d'une ConfĂ©dĂ©ration armoricaine. AprĂšs la conquĂȘte, Rome n'a cependant pas repris cette division dans son dĂ©coupage provincial (Belgique, Lyonnaise, Aquitaine) de la Gaule. Mais au IV° siĂšcle, face aux menaces venues de la mer, est crĂ©Ă© un secteur militaire, le Tractus armoricanus comprenant les territoires littoraux de l'embouchure de la Garonne Ă  celle de la Somme.

Les géographes grecs Posidonios et Strabon décrivent les Armoricains (Armoricani) comme ayant leur origine dans le groupe des Gaulois belges qui auraient été obligés d'émigrer à cause de l'invasion de Germains cisrhénans en Gaule belgique[1].

Sommaire

Attestations textuelles de l’Armorique et des Armoricains dans l’AntiquitĂ©

Dans le dictionnaire français-latin de rĂ©fĂ©rence « Gaffiot Â» (Hachette, 1934), l’entrĂ©e « Armoric- Â» renvoie Ă  « Aremoric- Â» oĂč l'on trouve :

  • Aremorica, -ae, fĂ©minin, l’Armorique (province occidentale de la Gaule), Pline 4, 105
  • Aremoricus, -a, -um, de l’Armorique, CĂ©sar, G., 5, 53
  • Aremoricanus, -a, -um (dĂ©cadent).

Donc, selon FĂ©lix Gaffiot, la forme normale en latin pour Armorique est Aremorica, tandis qu’Armorica est une variante. En ce qui concerne les rĂ©fĂ©rences littĂ©raires disponibles, on trouve les Ă©noncĂ©s suivants (dans l’ordre chronologique)

  • CĂ©sar, La Guerre des Gaules, V, 53 :

« In his ab Lucio Roscio, quem legioni tertiae decimae praefecerat, certior factus est magnas Gallorum copias earum civitatum, quae Armoricae appellantur, oppugnandi sui causa convenisse neque longius milia passuum octo ab hibernis suis afuisse, sed nuntio allato de victoria Caesaris discessisse, adeo ut fugae similis discessus videretur. Â»

« Il apprit notamment de Lucius Roscius, qu’il avait mis Ă  la tĂȘte de la treiziĂšme lĂ©gion, que des forces gauloises importantes, appartenant aux citĂ©s qu’on nomme Armoricaines, s’étaient rĂ©unies pour l’attaquer et Ă©taient venues jusqu’à huit milles de son camp, mais qu’à l’annonce de la victoire de CĂ©sar elles s’étaient retirĂ©es avec tant de hĂąte que leur retraite ressemblait Ă  une fuite. Â»

  • CĂ©sar, ibid°, VII, 75 (il s’agit des contingents demandĂ©s pour apporter de l’aide Ă  VercingĂ©rorix assiĂ©gĂ© dans AlĂ©sia) :

« ...[XXX milia] universis civitatibus, quae Oceanum attingunt quaeque eorum consuetudine Armoricae appellantur, quo sunt in numero Curiosolites, Redones, Ambibarii, Caletes, Osismi[2], Lemovices, Venelli. Â»

« ...trente mille (hommes demandĂ©s) Ă  l’ensemble des peuples qui bordent l’OcĂ©an et qui selon leur habitude se donnent le nom d’Armoricains : Coriosolites, Redons, Ambibarii, CalĂštes, Osismes, LĂ©movices, Unelles. Â»

  • Pline l’Ancien, IV, 105 :

« Gallia omnis Comata uno nomine appellata in tria populorum genera dividitur, amnibus maxime distincta : a Scalde ad Sequanam Belgica, ab eo ad Garunnam Celtica eademque Lugdunensis, inde ad Pyrenaei montis excursum Aquitanica, Aremorica antea dicta. universam oram. Â»

« L’ensemble de la Gaule, appelĂ©e du nom de Chevelue, est divisĂ©e en trois genres de peuples sĂ©parĂ©s principalement par des riviĂšres : de l’Escaut Ă  la Seine, la Belgique ; de ce fleuve Ă  la Garonne, la Celtique ou Lyonnaise ; de lĂ  jusqu’à la montagne des PyrĂ©nĂ©es, l’Aquitaine, auparavant dite Armorique. Â»

CĂ©sar emploie dans les deux cas l'adjectif armoricus Ă  propos de certaines citĂ©s gauloises (civitates quae appellantur Armoricae) Ă©numĂ©rĂ©es au moins en partie dans la seconde citation. Dans sa liste, deux noms font problĂšmes : les Ambibarii (?Ambiliati) et les Lemovices (?Lexovii), sinon il s'agit bien de citĂ©s situĂ©es le long du littoral de la Gaule (quae Oceanum attingunt) depuis le pays ambilatre (sous rĂ©serve) ou osisme Ă  celui des CalĂštes. En ce qui concerne Pline, il utilise le nom Aremorica, mais il l'assimile Ă  l'Aquitaine, non pas la province d'Aquitaine qui atteignait la Loire, mais l'Aquitaine de CĂ©sar, qui s'arrĂȘtait Ă  la Garonne. Il y donc une discordance des deux auteurs sur la situation gĂ©ographique de l'Armorique. MalgrĂ© tout, le mot Aremorica Ă©tait incontestablement utilisĂ© par les Romains pour parler d'une partie de la Gaule.

Étymologie

Cette partie maritime de la Gaule avec son arriĂšre-pays se nommait alors[3] en celtique continental ou gaulois Aremorica « le pays qui fait face Ă  la mer Â», le pays des Aremorici « ceux qui habitent devant la mer, prĂšs de la mer Â» : Armorica est la latinisation de ce terme.

On peut distinguer les trois éléments celtiques suivants:

  • are issu de l’indo-europĂ©en p°ri- « devant, auprĂšs Â» (cf. irlandais air, ar, sur / devant; gallois er, sur / Ă  / pour; breton war ou ar, sur),
  • mori « mer Â» (irlandais muir, gĂ©nitif mara; thĂšme en « i Â» ; gallois et breton : mor, d'oĂč le composĂ© arvor « pays de la mer Â» cf. CĂŽtes-d'Armor, avec mutation de /m/ Ă  /v/ caractĂ©ristique des langues celtiques modernes)
  • suffixe -iko- (pluriel -ici « ceux qui Â») comme dans Mediomatrici, Arecomici, Latobici, etc. et -ika qui sert Ă  crĂ©er des substantifs que l'on retrouve dans des noms de pays Utica (pays d'Ouche), Pertica (Perche), etc.

« Aremorici : antemorini quia are ante, more mare, morici marini. Â»

— Glossaire d'Endlicher, bibliothĂ©caire de la BibliothĂšque Palatine, Vienne, Autriche, 1836

« Aremorici, antemarini quia are ante; cf. arm. mod. « arvor Â». Â»

— Joseph Loth, Chrestomathie bretonne, armoricain, gallois, cornique, Paris, Émile Bouillon Libraire-Ă©diteur, 1890

« Aremorici, (tardif : armorici) « antemarini Â», var. aremurici (Glossaire de Vienne) ; irl. « air Â», gall. bret. « ar- Â» « sur Â». Â»

— Georges Dottin, La Langue gauloise, grammaire, texte et glossaire, Paris, C.Klincksieck, 1920

« En gaulois "Aremorica", anciennement " Paremorica ", " le (pays) devant la mer ", nom de la pĂ©ninsule qui deviendra la Bretagne. Étaient dits aussi Armoricains Ă  l'Ă©poque de CĂ©sar, les peuples riverains de la Manche. Â»

— Paul-Marie Duval, Les Celtes, Gallimard, Paris, 1977

PremiĂšres populations celtiques

À l'Ă©poque gauloise, l'Armorique Ă©tait une vaste confĂ©dĂ©ration de peuples gaulois s'Ă©tendant sur les cinq dĂ©partements de la Bretagne historique (Morbihan, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, FinistĂšre et CĂŽtes-d'Armor), la partie nord-ouest de la rĂ©gion Pays de la Loire (Anjou, Sarthe, Mayenne), la quasi-totalitĂ© des dĂ©partements modernes de l'actuelle Normandie (Manche, Calvados, Eure, peut-ĂȘtre une partie de la Seine-Maritime) et leurs territoires limitrophes.

Les frontiĂšres de cette « confĂ©dĂ©ration armoricaine Â» ne sont pas dĂ©finies si prĂ©cisĂ©ment. D'autres auteurs proposent des hypothĂšses diffĂ©rentes :

  • pour certains, l'Armorique allait de l'embouchure de la Gironde[4] jusqu'Ă  l'embouchure de la Seine, car Ă  l'Ă©poque du « tractus Armoricanus et Nervicanus Â» (380), la province romaine d'Armorique s'Ă©tendait jusqu'Ă  l'estuaire de la Gironde.
  • pour d'autres elle Ă©tait rĂ©duite Ă  la Bretagne plus les dĂ©partements de la Manche (presqu'Ăźle du Cotentin) et du Calvados jusqu'Ă  la Seine avec peut-ĂȘtre un petit bout de l'Orne.

Ces derniĂšres configurations peuvent difficilement ĂȘtre retenues car on sait d'une part que les Pictons (du Poitou) et les Santons (de la Saintonge), ennemis jurĂ©s des VĂ©nĂštes, n'ont jamais Ă©tĂ© nommĂ©s Armoricains, et d'autre part que les CalĂštes (celtique Caleti, du pays de Caux, des environs de Dieppe Ă  l'estuaire de la Seine) sont parfois considĂ©rĂ©s comme Armoricains.

L'Armorique Ă©tait habitĂ©e Ă  l'ouest par les Osismes (celtique Osismii), que le navigateur grec PythĂ©as connaĂźt sous le nom d'Ostimioi. Leur nom signifie « les plus hauts Â» ou « ceux du bout du monde Â». Au sud se trouvaient les VĂ©nĂštes (celtique Veneti) qui impressionnaient CĂ©sar par leur puissance :

« Par leur marine considĂ©rable, leur supĂ©rioritĂ© nautique bien reconnue et leurs relations commerciales avec l'Île de Bretagne, les VĂ©nĂštes Ă©taient devenus un peuple trĂšs puissant, dont l'autoritĂ© s'Ă©tendait au loin sur tout le littoral de la Gaule et de la Bretagne insulaire. Ils possĂ©daient un petit nombre de ports situĂ©s sur cette mer ouverte et orageuse Ă  de grandes distances les uns des autres et rendaient tributaires presque tous les navigateurs obligĂ©s de passer dans leurs eaux. Â»

— CĂ©sar, Guerre des Gaules, III,8

Les VĂ©nĂštes, peuples de commerçants et de marins avaient une forte organisation et Ă©taient dotĂ©s d'un SĂ©nat. Ils avaient aussi une flotte importante qui favorisait la richesse de l'Armorique. Ils commerçaient des Îles britanniques jusqu'en Italie dont ils diffusaient les produits : des perles (SuĂ©tone, CĂ©sar, 47), des situles, des vases de bronze, des coupes, des ƓnochoĂ©s, des statuettes de dieux, des bijoux et des parures de luxe, des armes. Ces marchandises qui accompagnaient les amphores de vin et d'huile Ă©taient chargĂ©es Ă  Ostie, Pouzzoles ou Ansedonia (Orbetello) et Ă©taient ensuite acheminĂ©s sur des navires vers Narbonne d'oĂč elles gagnaient l'Atlantique par voie de terre en passant par le seuil du Lauragais, Toulouse et enfin Bordeaux. Une autre voie commerciale existait qui suivait la vallĂ©e du RhĂŽne puis celle de la Loire[5].

Au dĂ©part de Bordeaux et de Nantes les navires longeaient les cĂŽtes en faisant du cabotage vers Vannes et tous les autres ports pour alimenter la grande pĂ©ninsule jusqu'Ă  atteindre la rĂ©gion malouine Ă  Alet. De ce port les marchandises Ă©taient convoyĂ©es vers les cĂŽtes sud de la Bretagne insulaire et notamment vers l'emporion d'Hengistbury Head non loin de Bournemouth dans le Dorset actuel[6], oĂč l'on a retrouvĂ© quantitĂ© de tessons d'amphores Ă  vin romaines et de cĂ©ramiques osismes et coriosolites et beaucoup de monnaies de la grande pĂ©ninsule armoricaine, pour la plupart coriosolites.

Par l'intermĂ©diaire des VĂ©nĂštes, la pĂ©ninsule armoricaine vendait aux Romains et aux Italiens l'Ă©tain et le cuivre de la Bretagne insulaire[7], de l'ambre, des esclaves[8], des chiens de chasse, du plomb (de Poullaouen), du sel, des peaux, de l'or, entre autres productions ; les salaisons et les charcuteries armoricaines Ă©taient dĂ©jĂ  bien connues et apprĂ©ciĂ©es Ă  Rome.

Les VĂ©nĂštes rĂ©sidaient dans le Morbihan actuel et donnĂšrent leur nom Ă  la ville de Vannes ; ils portent curieusement le mĂȘme nom que les autres VĂ©nĂštes qui fondĂšrent une autre puissante citĂ© commerçante et maritime : Venise. (A rapprocher Ă©galement de la rĂ©gion du Gwynedd au Pays de Galles).

Dans la pĂ©riode prĂ©cĂ©dant la conquĂȘte romaine, les VĂ©nĂštes et les Lexoviens Ă©taient gouvernĂ©s par un SĂ©nat, sans doute une expression politique d'une "bourgeoisie" de commerçants et/ou de guerriers. Les peuples de la Gaule Ă©taient dirigĂ©s auparavant par une noblesse de type archaĂŻque avec les diffĂ©rentes strates de sa hiĂ©rarchie. Cette noblesse s'Ă©tait constituĂ©e tout au long des temps « hĂ©roĂŻques Â» lors de diffĂ©rentes guerres ou d'expĂ©ditions lointaines. La noblesse gauloise, de type fĂ©odal, avait sous ses ordres une foule de vassaux et de clients dont la fidĂ©litĂ© Ă©tait absolue. Au bas de la pyramide sociale se trouvait les esclaves. Ce sont ces nouvelles bourgeoisies commerçantes gauloises qui en diffĂ©rents lieux de la Gaule ont choisi de collaborer avec le conquĂ©rant romain pour prĂ©server leurs affaires et leur rang social. Ces vellĂ©itĂ©s de trahison, de « collaboration Â» avec l'occupant romain ne se passĂšrent pas toujours trĂšs bien pour les nouveaux oligarques celtes puisque tous les membres des sĂ©nats des Aulerques, des Lexoviens et des Éburovices furent massacrĂ©s jusqu'au dernier par les princes et les nobles de leurs peuples. Il semblerait que la bourgeoisie vĂ©nĂšte n'a pas suivi la mĂȘme dĂ©marche car elle avait compris que les Romains voulaient s'emparer de ses marchĂ©s et qu'elle avait tout Ă  perdre avec la conquĂȘte romaine.

Au sud des VĂ©nĂštes se trouvaient les NamnĂštes qui demeuraient dans l'embouchure de la Loire et donnĂšrent leur nom Ă  la ville de Nantes. « Les NamnĂštes sont appelĂ©s "Samnites" par Strabon et par PtolĂ©mĂ©e Â»[9]. Les NamnĂštes furent pendant longtemps une simple tribu des VĂ©nĂštes.

Au nord et Ă  l’est de l'actuelle Bretagne se trouvait les Coriosolites, « Coriosolitae Â» en latin. Leur nom comporte la racine Corio, « armĂ©e Â». Ils rĂ©sidaient dans l'est des actuelles CĂŽtes-d'Armor et donnĂšrent leur nom Ă  la ville de Corseul. Leur capitale fut Arvii puis Corseul (Fanum Martis en latin). Les Redones qui demeuraient dans l'actuel Ille-et-Vilaine donnĂšrent leur noms aux villes de Rennes et Redon.

Au sud de la Normandie actuelle se trouvaient les Bajocasses, capitale Augustodurum - Bayeux - et les Abrincates, « gens des abers Â», nommĂ©s en celtique Abrincatui ou Ambivariti par Pline l'Ancien) qui ont donnĂ© leur nom Ă  Avranches, qu'ils sont supposĂ©s avoir bĂąti. Au IXe siĂšcle av. J.‑C., ils occupent cette ville prospĂšre de l'Ă©poque, qui, suite Ă  l'invasion des Romains, va changer de statut et se dĂ©velopper. Au nord de la Normandie actuelle il y avait les Unelles, dans le Cotentin, dont le chef-lieu Ă©tait Cosedia (aujourd'hui Coutances) et les Lexoviens (en celtique Lexovii) qui Ă©taient Ă©tablis au sud de l'embouchure de la Seine, le long de la cĂŽte normande. Ils donnĂšrent leur nom Ă  Lisieux devenue citĂ© romaine sous son nom gaulois de Noviomagus (le nouveau marchĂ©) et au Lieuvin. Encore aujourd'hui, on nomme les habitants de Lisieux, les Lexoviens. On trouve aussi les Esuvii (Bessin et pays de SĂ©ez), les Viducasses (Vieux-la-Romaine au sud-ouest de Caen), les CalĂštes, pays de Caux, dont la capitale est fondĂ©e Ă  Lillebonne Ă  l'Ă©poque romaine (du celtique Caleti = « les durs Â», « les vaillants Â»[10]), les Andecavi, (Anjou), les Aulerci Diablintes, sur le Maine oriental avec Jublains en Mayenne, les Aulerci Cenomanni avec Le Mans, les Aulerci Eburovices avec Évreux, les VĂ©liocasses avec Rouen, les Arves dans la Sarthe et Argentan.

Époque gallo-romaine

La conquĂȘte romaine

Les Romains semblent avoir profitĂ© de leurs longues relations commerciales avec les Armoricains pour faire de l'espionnage Ă©conomique et Ă©valuer les richesses des territoires de ces peuples. La conquĂȘte militaire semble avoir Ă©tĂ© principalement motivĂ©e par des raisons mercantiles et le dĂ©sir de s'emparer du potentiel Ă©conomique gaulois et de ses rĂ©seaux commerciaux.

Rome ne voulait plus d'intermĂ©diaires entre elle et les derniers acheteurs de ses produits. Elle ne voulait plus que Marseille et la Narbonnaise continuent de servir de relais vers la Gaule ni que les Armoricains revendent ses produits italiens aux Bretons insulaires voire aux Belges. Rome voulait tout contrĂŽler et tout gĂ©rer en direct. Il fallait aussi trouver de nouvelles terres pour les plĂ©bĂ©iens romains et de nouveaux terrains de chasses pour les banquiers italiens, les commerçants, les « publicains Â» et autres « hommes d'affaires Â» en quĂȘte de nouvelles aventures Ă©conomiques. La future Guerre des Gaules fut avant tout une affaire d'argent pour s'emparer de l'Ă©conomie gauloise.

Car Ă  cette Ă©poque (-57) la Gaule Ă©tait devenue un pays trĂšs riche. Sa bourgeoisie marchande avait accumulĂ© Ă©normĂ©ment de numĂ©raire mais avait oubliĂ© de dĂ©velopper ses forces armĂ©es au mĂȘme niveau que ses activitĂ©s commerciales. Le monde avait changĂ© depuis l'Ă©poque oĂč les Gaulois pouvaient envahir l'Italie et piller Rome sans prendre le soin d'occuper et de coloniser le pays. Rome avait compris la leçon et avait dĂ©veloppĂ© un État, une armĂ©e et une Ă©conomie capables de la protĂ©ger des agressions Ă©trangĂšres. MorcelĂ©e en de nombreuses tribus indĂ©pendantes et sans organisation militaire efficace pour protĂ©ger son territoire et ses trĂ©sors, la Gaule Ă©tait une proie tentante et facile pour les appĂ©tits romains.

L'aristocratie militaire, colonne vertébrale de la société celtique, était en déclin.

La faiblesse organisationnelle de l'outil militaire gaulois Ă©tait flagrante puisque "les Gaules" n'Ă©taient mĂȘme pas capables de se dĂ©fendre elles mĂȘmes contre les incursions germaniques et devaient faire appel Ă  l'aide de l'armĂ©e romaine, mĂȘme pour rĂ©gler ses querelles internes. La Gaule, qui s'Ă©tait enrichie s'Ă©tait aussi terriblement amollie et se trouvait en pleine dĂ©cadence. Sans outils politiques et militaires efficaces et organisĂ©s pour la protĂ©ger, la richesse Ă©conomique devient la proie des autres puissances.

Les prĂ©textes d'intervention furent tous trouvĂ©s quand des peuples gaulois, alliĂ©s des Romains, les SĂ©quanes et les Eduens, demandĂšrent aux Romains, en toute inconscience du danger, de bien vouloir intervenir pour s'opposer Ă  l'arrivĂ©e massive du peuple des HelvĂštes qui venaient de quitter leur territoire au nombre de 368 000 avec toutes leurs familles au complet Ă  la suite du vote d'une loi pour leur dĂ©part et aprĂšs avoir incendiĂ© et dĂ©truit tous leurs biens en HelvĂ©tie afin de rendre ce dĂ©part dĂ©finitif. Les Romains attaquĂšrent les HelvĂštes et les massacrĂšrent sur les bords de la SaĂŽne. Les rescapĂ©s retournĂšrent en HelvĂ©tie.

Un peu plus tard, en 58 av. J.-C., le Conseil des Gaules, qui regroupait les plus grands chefs des tribus gauloises demanda Ă  CĂ©sar d'intervenir contre Arioviste et ses troupes de Germains qui s'Ă©taient installĂ©s chez les SĂ©quanes et menaçaient de faire de mĂȘme chez les Eduens. Les lĂ©gions romaines de CĂ©sar Ă©crasĂšrent les Germains d'Arioviste prĂšs du Rhin et passĂšrent l'hiver chez les SĂ©quanes Jusque-lĂ , CĂ©sar se comportait en protecteur de la Gaule contre des peuples qui l'agressaient. Tout allait bien dans le meilleur des mondes celtiques et les peuples Gaulois amis des Romains n'avaient qu'Ă  se fĂ©liciter de l'efficacitĂ© d'un protecteur aussi puissant.

Mais en -57, CĂ©sar changea complĂštement son attitude de dĂ©fenseur de la Gaule contre les attaques des Germains : il lança soudainement une campagne contre la puissante ConfĂ©dĂ©ration des peuples belges puis contre la ConfĂ©dĂ©ration des peuples armoricains.

C'en Ă©tait fait de l'indĂ©pendance gauloise. La guerre de conquĂȘte de la Gaule avait commencĂ© et fut menĂ©e Ă  son terme jusqu'Ă  l'asservissement de la Gaule tout entiĂšre. Pline l'Ancien dans le livre VII de son Histoire Naturelle (§ 91-99) Ă©value Ă  1 200 000 morts les pertes subies par les peuples gaulois Ă  seule fin de la conquĂȘte de la Gaule par Jules CĂ©sar. "Je ne peux placer parmi ses titres de gloire, Ă©crit Pline l'Ancien, un si grave outrage fait au genre humain". Plutarque, pour sa part, (dans PompĂ©e 67,10, et CĂ©sar 15,5) retient le chiffre de 1 000 000 de morts et de 1 000 000 de prisonniers emmenĂ©s pour servir d'esclaves. Jules CĂ©sar profitera de la complicitĂ© des peuples gaulois pro-romains qui lui fournissent des ressources :

« Les Pictons Ă©taient hostiles aux VĂ©nĂštes comme on peut le dĂ©duire de leur liaison avec le Proconsul Julius Caesar dĂšs sa premiĂšre campagne[11] et des navires construits ou fournis aux Romains par eux, par les Santons et d'autres peuples gaulois pour leur faciliter la ruine des VĂ©nĂštes. Â»

— CĂ©sar, Guerre des Gaules, III, 11.

En Armorique, en 56 av. J.-C., les navires de Jules César fournis par d'autres peuples gaulois détruisent la flotte vénÚte au cours de la bataille du Morbihan. Jules César rapporte qu'aprÚs la bataille, le "sénat" de ce peuple est mis à mort et le reste vendu à l'encan. De Bello Gallico de Jules César est à lire avec précaution car c'est avant tout un plaidoyer pro domo et, bien que son témoignage soit précieux et irremplaçable, il s'y met en valeur, avec le peuple romain, montrer sa toute puissance de chef militaire sur le destin des peuples vaincus.</ref>.

Les Romains donnĂšrent le nom d'Armorique Ă  un grand commandement militaire « Tractus Armoricanus Â» embrassant un groupe considĂ©rables de peuples qui tous paraissent avoir Ă©tĂ© jadis membres de la ConfĂ©dĂ©ration Armoricaine. Julius CaĂ©sar s'exprime ainsi :

« â€Š Toutes les citĂ©s armoricaines voisines de l'ocĂ©an qui se donnent le nom d'Armoricains (Aremorici) et au nombre desquels figurent les Coriosolites, les Redones, les Ambibarii, les CalĂštes, les Osismes, les LĂ©movices[12], les VĂ©nĂštes, les Unelles, devaient fournir 6000 hommes. Â»

— CĂ©sar, Guerre des Gaules, VII, page 35.

Romanisation de la région

Comme dans toutes les régions de l'Empire, les Romains employÚrent en Armorique une politique de diffusion de leur propre culture au sein des élites locales. L'accÚs à la citoyenneté romaine (exemple de T. Flavius Postuminus à Rennes) et l'ouverture de possibilités d'ascension sociale étaient conditionnés à la connaissance du latin et à l'acceptation des coutumes romaines. Ceci contribua, par effet de tache d'huile, à romaniser la région.

Il est certain que l'Armorique du Haut-Empire était, par son économie développée et sa population abondante, parfaitement intégrée à l'Empire romain, mais que cette romanisation était limitée comme le montre la faible présence de l'épigraphie latine dans la région. L'étude anthroponyme montre qu'à cette époque, les habitants de l'Armorique portaient encore des noms purement celtiques (tels "Moricus", "Smertulitanus", "Rextugenos", "Vertros", etc.).

La conquĂȘte ne modifia donc pas fondamentalement les structures de la sociĂ©tĂ© et le latin ne pĂ©nĂ©tra pas ailleurs que dans les villes, oĂč se concentrait la faible population allogĂšne. Lors de l'Ă©vangĂ©lisation de la rĂ©gion, les rusticani Ă©taient encore trĂšs fortement attachĂ©s Ă  leur culture ancestrale, malgrĂ© une indiscutable Ă©volution technique liĂ©e Ă  la romanisation, et ils constituĂšrent une grande partie de l'opposition Ă  l'Église.

AprÚs l'appel de légionnaires bretons (insulaires) par les Romains chargés de défendre la péninsule contre les pirates germaniques, puis aprÚs l'immigration de Bretons fuyant les attaques et les tentatives de colonisation des Irlandais sur l'ouest de l'ßle de Bretagne, une partie de l'Armorique maritime fut appelée Petite Bretagne (Britannia minor) puis simplement Bretagne.

Haut Moyen Âge

Article dĂ©taillĂ© : Armorique au Haut Moyen Âge.

Émigration bretonne

Article dĂ©taillĂ© : Émigration bretonne en Armorique.
Établissements bretons au VIe siùcle.

L'Ă©migration bretonne en provenance des Ăźles Britanniques a pu avoir lieu Ă©galement sur tout le territoire « normand Â» de l’Aremorica, notamment le Cotentin et le dĂ©partement du Calvados particuliĂšrement la rĂ©gion autour de Caen, comme l'ont confirmĂ© les recherches du professeur LĂ©on Fleuriot[13]. Les liens du territoire qui devint plus tard la Normandie avec l’üle de Bretagne avaient toujours Ă©tĂ© des plus Ă©troits[14].

La Normandie a Ă©tĂ© particuliĂšrement riche en saints bretons : sa cĂŽte faisant face Ă  celle de la Grande-Bretagne, il serait invraisemblable que les immigrĂ©s des Ve siĂšcle et VIe siĂšcle aient Ă©vitĂ© systĂ©matiquement ses rivages. Saint Patrick, saint irlandais d'origine bretonne (nĂ© en Bretagne insulaire) est honorĂ© dans plus de six paroisses normandes. Saint MĂ©en dans trois d’entre elles. L’ exemption de Sainte-MĂšre-Église est une enclave de cinq paroisses du DiocĂšse de Bayeux[15]survivance d’un ancien monastĂšre de Saint Mewen (forme bretonne moderne MĂ©en, cornique Mewan). Sainte Anne, Saint Armel, Saint Aubin[16], Saint MĂ©en et Saint Samson sont honorĂ©s dans de nombreux lieux de Normandie. Le nombre de toponymes Ă©voquant le culte de saints bretons en Normandie est remarquable, comme par exemple Saint-Maclou curieusement latinisĂ© en Macutus, et qui n'est autre que Saint-Malo :

Ou encore Saint-Turiaf (Ă©vĂȘque de Dol au VIIIe siĂšcle), devenu Saint-Thurien (Eure, Sainct Turioult en 1376, Sanctus Thuriavus 1566).

Quatre paroisses situĂ©es Ă  l'embouchure de la Seine, en plus du monastĂšre de Pentale-Saint-Samson (Pental=Talben, pen=tĂȘte, tal=front), restĂšrent dĂ©pendantes de l’évĂȘchĂ© de la mĂ©tropole de Dol en tant qu’enclaves de Neustrie et des bords de la Seine, comme exemption de Dol, jusque 1790:

La mĂ©tropole bretonne de Dol-de-Bretagne Ă©tait la plus ancienne et la plus importante abbaye-Ă©vĂȘchĂ© bretonne de type celtique datant des premiers temps de l'Ă©migration.

Le morcellement et la grande Ă©tendue des possessions et dĂ©pendances du diocĂšse de Dol, qui est le seul diocĂšse breton dans ce cas (ce qui prouve son anciennetĂ© et son importance) s'explique par la dispersion des premiĂšres colonies bretonnes des premiers temps de l'Ă©migration des Ve et VIe siĂšcles, dont elle avait la charge et pour lesquelles elle devait ĂȘtre un grand centre spirituel, sur les cĂŽtes de la Bretagne et la Normandie actuelles. Le Havre, Ă  l'embouchure de la Seine, fut aussi un grand centre d'Ă©migration bretonne, dans la deuxiĂšme moitiĂ© du XIXe siĂšcle et la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle, notamment par bateau Ă  vapeur au dĂ©part de Morlaix.

Si l'on compte aussi la participation de l'armĂ©e bretonne du duchĂ© de Bretagne sous le commandement du duc Alain IV de Bretagne Ă  la bataille de Hastings et Ă  la conquĂȘte de l'Angleterre avec l'armĂ©e normande de Guillaume le ConquĂ©rant le 14 octobre 1066, cela fait un ensemble de liens historiques et culturels communs trĂšs anciens et trĂšs nombreux entre les deux parties les plus importantes de l'ancienne Aremorica que sont la Bretagne et la Normandie actuelles.

Époque contemporaine

Le mot est restĂ© courant dans deux sens, dont l'un est erronĂ© :

  • Il s'emploie dans l'expression « massif armoricain Â» pour dĂ©signer le massif montagneux qui s'Ă©tend de la Bretagne aux collines de Normandie.
  • il est souvent donnĂ© comme synonyme de « Bretagne Â» par assimilation fautive avec le mot breton « ar mor Â», la mer, et les nombreux noms de lieux « Armor Â» en Bretagne. Le mot « mor Â» breton provient d'une Ă©tymologie proche, mais ne recouvre pas la mĂȘme dĂ©finition.

L'erreur « Armorique = Bretagne Â» est frĂ©quente dans les guides touristiques, il semblerait qu'elle apparaisse aussi dans certains livres relatant l'histoire de la Bretagne qui, de ce fait, entretiennent la confusion. Il est par contre exact de dire que la Bretagne recouvre l'ancienne pĂ©ninsule armoricaine.

Voir aussi

Notes et références

  1. ↑ Tacite explique, sous l'effet de migrations germaniques : "Les premiers [Germains] qui passĂšrent le Rhin et chassĂšrent les Gaulois, et qui maintenant se nomment Tongres, se nommĂšrent alors Germains. Ce nom, bornĂ© d'abord Ă  une simple tribu, s'Ă©tendit peu Ă  peu, et, crĂ©Ă© par la victoire pour inspirer plus de crainte, il fut bientĂŽt adoptĂ© par la nation tout entiĂšre", Tacite, MƓurs des Germains II.
  2. ↑ Le site utilisĂ© pour cette citation latine C. IVLI CAESARIS COMMENTARIORVM DE BELLO GALLICO LIBER SEPTIMVS indique les Veneti, mais il semble que ce peuple soit absent de la liste.
  3. ↑
  4. ↑ Voire jusqu'aux PyrĂ©nĂ©es selon Pline l'Ancien, L'Histoire naturelle, (2.17.105)
  5. ↑ Strabon, IV, 1, 14
  6. ↑ Strabon, IV, 1, 4
  7. ↑ Strabon, GĂ©ographie Bordeaux., IV,5,2.
  8. ↑ CicĂ©ron, ad Att.,IV,16,13
  9. ↑ CĂ©sar, Guerre des Gaules, II, c-8.
  10. ↑ Gallois : caled, vieil-irlandais : calath, « hĂ©roĂŻque Â», breton : kalet
  11. ↑ CĂ©sar, Guerre des Gaules, VIII, 26
  12. ↑ A noter que les LĂ©movices est le nom des Gaulois installĂ©s dans l'actuel Limousin, ce qui donne une idĂ©e large de l'Armorique.
  13. ↑ ThĂšse contestĂ©e, car aucun Ă©lĂ©ment archĂ©ologique, ni linguistique ne vient confirmer ses affirmations.
  14. ↑ Camille Jullian Hist. de la Gaule
  15. ↑ Il s'agit de Sainte-MĂšre-Église, Neuville-au-Plain, Chef-du-Pont, Vierville et Lieusaint, dont on notera qu'aucune Ă©glise paroissiale n'est sous le vocable d'un saint breton, voire celtique et dont aucun toponyme n'est d'origine bretonne, ce qui est tout de mĂȘme curieux si l'on accepte cette thĂ©orie. Il n'y en a d'ailleurs aucun dans tout le dĂ©partement de la Manche, ni mĂȘme ailleurs en Normandie. Cf. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Manche, p. 21, 42 et 44, Ă©ditions Picard 1986.
  16. ↑ Dans la plupart des cas, il s'agit d'une rĂ©fĂ©rence Ă  Saint Aubin en tant qu'Ă©vĂȘque d'Angers au VIe siĂšcle, sans rapport avec l'origine bretonne du personnage.

Compléments

Toute l'histoire de Bretagne, chapitre La civilisation de l'Armorique Romaine, de Paul Boutouiller, Jacques BRIARD, Christian BRUNEL, Corentin CANÉVET, SĂ©bastien CARNEY, Jean-Christophe CASSARD, Yves-Pascal CASTEL, Patrick GALLIOU, Claude GESLIN, Pierre GRALL, Jean KERHERVÉ, Pierre-Yves LE RHUN, Jean-Jacques MONNIER, Alain PENNEC, Yann-Ber PIRIOU, Charles ROBERT, Jean TANGUY, Jean-Yves VEILLARD, Ă©ditions Skol Vreizh.

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