Petru Groza

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Petru Groza
Petru Groza
Petru Groza joben.jpg
Mandats
Président de la Grande Assemblée nationale de la République populaire roumaine
12 juin 1952 ‚Äď 7 janvier 1958
Premier ministre Gheorghe Gheorghiu-Dej
Chivu Stoica
Prédécesseur Constantin Ion Parhon
Successeur Ion Gheorghe Maurer
48e Premier ministre roumain
6 mars 1945 ‚Äď 30 d√©cembre 1947
Monarque Mihai Ier
Pr√©d√©cesseur Nicolae RńÉdescu
Successeur Lui-même
30 d√©cembre 1947 ‚Äď 2 juin 1952
Président Constantin Ion Parhon
(président de la Grande Assemblée nationale)
Prédécesseur Lui-même
Successeur Gheorghe Gheorghiu-Dej
Biographie
Nom de naissance Ion Gheorghe Iosif Maurer
Date de naissance 7 d√©cembre 1884
Lieu de naissance Flag of Romania.svg BńÉcia, Roumanie
Date de d√©c√®s 7 janvier 1958
Lieu de décès Flag of Romania (1952-1965).svg Bucarest (Roumanie)
Nationalité roumaine
Parti politique Front des laboureurs
Profession Avocat

Kingdom of Romania - Small CoA.svg Coat of arms of the Popular Republic of Romania (1952-1965).svg
Premiers ministres roumains
Présidents de Roumanie


Petru Groza (7 d√©cembre 1884 - 7 janvier 1958), homme politique et homme d'affaires roumain, avait √©t√© une figure publique importante de l'entre-deux-guerres dans le Royaume de Roumanie. Il fut le chef du gouvernement de coalition (6 mars1945 ‚ÄĒ 1952), qui s'est mis au service des communistes soutenus par les autorit√©s sovi√©tiques d'occupation (le Parti ouvrier roumain); il assura, d'abord sous une apparence d√©mocratique, la transition rapide de la Roumanie vers le r√©gime communiste. Petru Groza a √©t√© ensuite le chef de l'√Čtat, aux pouvoirs symboliques, en sa qualit√© de pr√©sident de la Grande Assembl√©e nationale (2 juin 1952 - 7 janvier 1958).

Groza, qui fonde une organisation radicale paysanne nomm√©e le Front des laboureurs (Frontul Plugarilor) pendant la Grande D√©pression, devient chef du gouvernement en 1945 au moment o√Ļ le g√©n√©ral Nicolae RńÉdescu, qui assure bri√®vement le pouvoir √† la fin de la Seconde Guerre mondiale, est forc√© √† d√©missionner par la d√©l√©gation sovi√©tique dirig√©e par le fameux commissaire du Peuple adjoint pour les Affaires √©trang√®res de l'Union sovi√©tique, Andrei Y. Vishinsky[1].

Avec Groza comme Premier ministre soumis aux communistes, et apr√®s des essais d√©sesp√©r√©s d'opposition (la "gr√®ve royale" entre ao√Ľt 1945 - janvier 1946) , le roi Mihai Ier est forc√© d'abdiquer le 31 d√©cembre 1947, et la nation devient officiellement la R√©publique populaire roumaine.

Apr√®s avoir √©t√© compromis par son r√īle de compagnon de route des communistes et de l'Union sovi√©tique, Groza, en qualit√© de Premier ministre, pr√©side √† la consolidation de la loi communiste en Roumanie, et est remplac√© en 1952 par Gheorghe Gheorghiu-Dej, qui √©tait d√©j√† de facto depuis 1945 le v√©ritable homme fort du pays[1].

Sommaire

Son enfance et sa carrière

N√© de parents ais√©s √† BńÉcia, une commune pr√®s de Deva en Transylvanie, Groza a de nombreuses opportunit√©s dans sa jeunesse et dans sa carri√®re d'√©tablir des relations et un degr√© de notori√©t√© qui se montreront tr√®s utiles pour la suite dans sa carri√®re politique. Groza commence ses √©tudes sup√©rieures √† l'universit√© de Budapest, avant de les continuer √† Leipzig et √† Berlin[1].

√Ä la veille de la Premi√®re Guerre mondiale, Groza termine ses √©tudes et retourne √† Deva pour y travailler comme avocat. En 1918, Groza √©merge sur la sc√®ne politique en obtenant un poste au Conseil dirigeant de Transylvanie (Consiliul Dirigent), qu'il garde les deux ann√©es suivantes. Pendant cette p√©riode de sa vie, Groza √©tablit une collection de contacts politiques, en travaillant dans diverses organisations religieuses et politiques de Transylvanie. De 1919 √† 1927, par exemple, Groza obtient le poste de repr√©sentant au Synode et au Congr√®s de l'√Čglise orthodoxe roumaine.

D√©but 1920, Groza commence √† occuper le poste de ministre pour la Transylvanie et de ministre des Travaux publics et des Communications[1]. A cette √©poque, il amasse une fortune personnelle en tant que propri√©taire terrien ais√© et s'√©tablit une r√©putation importante comme la√Įc dans l'√Čglise orthodoxe roumaine, un poste qui lui servira plus tard au Parti communiste roumain qui tente d√©sesp√©r√©ment d'attirer le soutien de l'√Čglise d'Orient qui est l'autorit√© religieuse la plus populaire de la nation en 1945[1].

La montée au pouvoir

Malgr√© son retrait bref de la vie publique en 1928 apr√®s avoir tenu des postes politiques mineurs, Groza revient sur le devant de la sc√®ne en 1933, en fondant une organisation politique radicale √† base paysanne, le Front des laboureurs. Bien que le mouvement commen√ß√Ęt d'abord √† s'opposer aux niveaux d'endettement toujours plus hauts des paysans roumains pendant la r√©cession et √† l'incapacit√© du Parti national paysan de porter assistance √† la classe paysanne la plus marginalis√©e, en 1944 l'organisation est principalement sous contr√īle des communistes[2].

Alors que le Parti communiste a un peu plus d'un millier d'adh√©rents officiels en 1944, les chefs communistes roumains sont mis dans la situation d'√©tablir une large coalition d'organisations politiques. Cette coalition comprend quatre organisations majeures : la Soci√©t√© roumaine pour l'amiti√© avec l'Union sovi√©tique, l'Union des patriotes de Roumanie, la D√©fense patriotique de Roumanie et, de loin le plus r√©pandu dans le peuple, le Front des laboureurs de Groza. Gr√Ęce √† sa position comme chef politique de la plus grande organisation du front communiste, Groza peut rester √©minent dans la sph√®re politique roumaine lorsque le Front des laboureurs rejoint le Parti communiste roumain pour cr√©er le Front national d√©mocratique en octobre 1944[3].

La position √©minente de Groza √† l'int√©rieur du Front national d√©mocratique lui offre l'occasion de devenir chef de gouvernement, quand en janvier 1945, le gouvernement du g√©n√©ral Nicolae RńÉdescu rencontre l'opposition farouche des communistes Ana Pauker et Gheorghe Gheorghiu-Dej, en raison de la faute av√©r√©e de RńÉdescu de n√©gocier correctement avec les sympathisants fascistes.

Les communistes mobilisent alors les travailleurs pour monter une s√©rie de manifestations contre RńÉdescu, et en f√©vrier les manifestations d√©g√©n√®rent en √©meutes violentes. Alors que les communistes pr√©tendent l√©g√®rement que l'arm√©e est responsable de la mort de civils innocents, RńÉdescu minimise son propre soutien populaire, lorqu'il d√©clare que les communistes seraient des √©trangers sans Dieu ni nation[3]. En r√©ponse, une d√©l√©gation sovi√©tique men√©e par Andrei Y. Vishinsky, le commissaire adjoint aux Affaires √©trang√®res, arrive √† Bucarest pour forcer RńÉdescu √† d√©missionner et installe Groza comme chef du gouvernement le 6 mars 1945[3].

Le gouvernement Groza

Pour confirmer l'installation de Groza comme chef du gouvernement roumain, des √©lections sont tenues le 19 novembre 1946. Malgr√© le fait que le Front des laboureurs est devenu une partie de la coalition qui a √©chou√© pour constituer une majorit√© √† la Grande Assembl√©e nationale, les √©lections truqu√©es "confirment" Groza comme chef de gouvernement, en d√©pit des vives protestations des √Čtats-Unis et du Royaume-Uni qui croient que, compte tenu des accords sign√©s √† la Conf√©rence de Yalta en 1945, que seules des autorit√©s gouvernementales int√©rimaires repr√©sentatives de la population devraient √™tre soutenues par les plus grandes puissances[4].

En cons√©quence, le gouvernement Groza est consid√©r√© de fa√ßon permanente comme ill√©gitime aux √Čtats-Unis et au Royaume-Uni, qui soutenaient, sans la moindre chance, les partis bourgeois "historiques" et le camp monarchiste autour du roi Michel Ier.

Malgr√© les protestations des deux puissances, la repr√©sentation communiste directe au sein du gouvernement Groza n'est pas encore tellement plus visible que celle des autres partis roumains traditionnels. Les figures importantes du Parti communiste roumain, Ana Pauker and Gheorghiu-Dej, plaident pour que le gouvernement Groza maintienne une fa√ßade de gouvernement de coalition, et fonctionne de telle mani√®re √† ce que le parti communiste puisse √† la fin gagner la confiance des masses, car la sympathie pour la doctrine communsite dans l'imm√©diat apr√®s-guerre est relativement faible parmi la population g√©n√©rale, avec seulement un millier de membres du parti en ao√Ľt 1944.

C'est pourquoi des leaders communistes comme Pauker et Gheorghiu-Dej n'ont pas encore de postes officiels dans le gouvernement de la dite "large concentration démocratique" de Groza[5]. Groza maintient l'illusion d'un gouvernement de coalition, en nommant des membres de diverses formations politiques à des postes dans son cabinet et en insistant sur les buts immédiats du gouvernement dans des termes génériques et non idéologiques. Il déclare dans une réunion de cabinet le 7 mars 1945, par exemple, que le gouvernement va chercher à garantir la sécurité et l'ordre pour la population, appliquer les lignes politiques populaires de réforme agraire, et se concentrer sur le "nettoyage rapide" de la bureaucratie de l'état, en pourchassant les criminels de guerre et les responsables des crimes de guerre commis sous le gouvernement fasciste de Ion Antonescu[6].

Le chef de gouvernement

Dans ses premiers jours de chef de gouvernement, Groza obtient son premier succ√®s important. Le 10 mars 1945, l'Union sovi√©tique est d'accord avec la r√©unification √† la Roumanie du nord de la Transylvanie, un territoire qui a d√©j√† fait partie de la Roumanie de 1918 √† 1940. Groza, lui m√™me bon connaisseur de la langue hongroise, promet que les droits de chaque groupe ethnique sera garanti (particuli√®rement ceux des Hongrois). Jusque l√† , selon l'opinion de Joseph Staline, le gouvernement roumain pr√©c√©dent du general RńÉdescu avait permis un tel degr√© de sabotage et de terrorisme dans la r√©gion qu'il ne serait pas possible pour l'URSS d'accepter √† livrer le territoire aux Roumains. En cons√©quence, sur la seule garantie de Groza, le gouvernement sovi√©tique d√©cide de satisfaire √† la p√©tition du gouvernement roumain. L'acquisition de ce territoire, environ cinquante-huit pour cent popul√© par des Roumains en 1945, est consid√©r√© comme un succ√®s majeur du r√©gime Groza[7].

Groza continue d'améliorer l'image de son gouvernement en renforçant la position du Parti communiste avec une série de réformes politiques. Ainsi il élimine tout élément antagoniste dans la bureaucratie du gouvernement et dans le territoire nouvellement acquis de Transylvanie, il renvoie trois préfets, y compris celui de la capitale de la région, celui de Cluj. Les préfets renvoyés sont immédiatement remplacés par des officiels du gouvernement, directement engagés par Groza, de façon à renforcer les éléments loyalistes dans le gouvernement local de la région. Groza promet aussi une série de réformes agraires au profit des personnels militaires, par confiscation des propriétés des traitres et des collaborateurs pendant l'occupation hongroise sous Miklós Horthy, le régime de Ferenc Szálasi, et l'Allemagne nazie[8].

En d√©pit de l'apparence de lib√©ralisme suite √† l'accord sur le vote des femmes, Groza poursuit des r√©formes qui tentent de museler l'activit√© des m√©dias dissidents politiques de la nation. Durant le premier mois de sa pr√©sidence, Groza manŇďuvra pour fermer Romania NouńÉ, un journal populaire publi√© par des sources proches de Iuliu Maniu, le chef du traditionnel Parti National Paysan,et qui √©tait en d√©saccord profond avec les r√©formes de Groza. En un mois, Groza ferme neuf journaux de province et une s√©rie de p√©riodiques qui, selon des dires de Groza, √©taient les produits de ceux qui avaient servi le fascisme et l'Hitl√©risme[9].

Groza continue sa répression en limitant le nombre des partis politiques. Bien qu'il avait promis de purger uniquement des individus de la bureaucratie gouvernementale et des corps diplomatiques juste après sa prise de pouvoir, les communistes sous les auspices du gouvernement Groza, commencent en juin 1947 à s'attaquer à des organisations politiques entières, en arrêtant des membres clés du Parti national paysan, et emprisonne Maniu pour ses crimes politiques contre le peuple roumain[10].

En ao√Ľt de la m√™me ann√©e, le Parti national paysan et le Parti national lib√©ral de Roumanie sont dissous et en 1948, la coalition gouvernementale incorpore ouvertement le Parti des travailleurs roumains (nouveau nom du Parti communiste, apr√®s l'union des communistes avec une fraction fid√®le du Parti social-d√©mocrate et l'Union populaire hongroise), donnant un coup fatal √† toute opposition politique dans l'√Čtat[11].

Les communistes et Groza avec eux arrivent √† se heurter alors aux dernieres forces oppositionnelles de prestige du pays, la monarchie. Bien que ses puissances soient devenues minimes sous le r√©gime Groza, le roi symbolise la m√©moire de la monarchie traditionnelle roumaine, et fin 1945, le roi presse Groza de d√©missionner. Le roi soutient que la Roumanie doit respecter les accords de Yalta, en soulignant la necessit√© de former en Roumanie, avec l'accord des puissances alli√©es, d'un gouvernement de coalition plus large, plus repr√©sentatif. Groza rejette platement la demande, et les relations entre les deux hommes restent tendues les ann√©es suivantes ; Groza et le roi ne s'entendent pas, parmi autres, sur la poursuite des criminels de guerre et sur l'accord de la citoyennet√© roumaine √† titre honoraire √† Staline, en ao√Ľt 1947[12]. Finalement, en d√©cembre 1947, les communistes et Groza forcent le roi Michel √† abdiquer, et abolissent la monarchie en proclamant la "R√©publique Populaire Roumaine".

Les résultats de Groza

Apr√®s que Gheorghiu-Dej prenne lui-m√™me la t√™te du gouvernement en 1952, Groza occupe le position honorifique de chef de l'√Čtat (president de la Grande Assembl√©e nationale) pendant six ans jusqu'en 1958, et meurt de complications op√©ratoires √† l'estomac en 1958[1]. Bien que n'√©tant pas un membre officiel du Parti communiste, Groza permit l'introduction graduelle d'un r√©gime communiste en Roumanie. En jouant un r√īle difficilement ind√©pendant des Sovi√©tiques et des chefs du Parti communiste, Groza permit le mise de la h√©g√©monie du Parti communiste sur des bases plus solides, et, √† travers la r√©pression de la presse et des organisations politiques, limita toute forme d'opposition ou de dissidence dans l'√Čtat. Par avoir √©liminer l'opposition et le roi , le gouvernement de pr√©tendue "large concentration d√©mocratique" presid√© par Petru Groza masqua la transition vers le r√©gime communiste. En fait l'homme fort du pays √©tait d√©j√† depuis 1945 le leader communiste Gheorghe Gheorghiu Dej, avec une p√©riode de direction collegiale jusqu'en 1952.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a, b, c, d, e et f Petru Groza of Rumania Dies; Chief of State of Red Regime, 72. New York Times; January 8, 1958; ProQuest Historical Newspapers The New York Times (1851-2002) pg. 47
  2. ‚ÜĎ Saiu, Liliana, The Great Powers and Rumania, 1944-1946, New York: Columbia University Press, 1992. p. 39
  3. ‚ÜĎ a, b et c Crampton, R. J., Eastern Europe in the Twentieth Century - And After, New York: Routledge, 1997. p. 229
  4. ‚ÜĎ Winkler, Paul, Interim Government, The Washington Post; March 22, 1945; ProQuest Historical Newspapers The Washington Post (1877-1989). p. 6
  5. ‚ÜĎ Fischer-Galati, Stephen, The New Rumania: From People's Democracy to Socialist Republic, Cambridge: Massachusetts Institute of Technology Press, 1967. p. 29-30.
  6. ‚ÜĎ Groza Pledges Order, New York Times; March 8, 1945; ProQuest Historical Newspapers The New York Times (1851-2002). p. 4
  7. ‚ÜĎ Transylvanian Area Restored to Romanians, Chicago Daily Tribune; March 11, 1945, ProQuest Historical Newspapers Chicago Tribune (1849 ‚Äď 1985). p. 8.
  8. ‚ÜĎ Sweeping Reform Begins in Rumania, New York Times; March 12, 1945, ProQuest Historical Newspapers The New York Times (1851-2002) p. 5.
  9. ‚ÜĎ Sulzberger, C. L., 2 Moves by Groza Spurring Reforms, New York Times; March 25, 1945; ProQuest Historical Newspapers The New York Times (1851-2002) p. 16
  10. ‚ÜĎ Fischer-Galati, Stephen, The New Rumania: From People's Democracy to Socialist Republic, Cambridge: Massachusetts Institute of Technology Press, 1967). p. 35
  11. ‚ÜĎ Crampton, R. J., Eastern Europe in the Twentieth Century - And After, New York: Routledge, 1997. p. 231
  12. ‚ÜĎ Lawrence, W. H., Chamber Ratifies Rumanian Treaty, The New York Times; August 24, 1947, ProQuest Historical Newspapers The New York Times (1851-2002) p. 43.

Bibliographie

  • B√ģtfoi, Dorin-Liviu, Petru Groza, ultimul burghez. O biografie, Bucarest, Compania, 2004.
  • Fischer-Gala»õi, Stephen, The New Rumania: From People's Democracy to Socialist Republic, Cambridge: Massachusetts Institute of Technology Press, 1967.
  • Saiu, Liliana, The Great Powers and Rumania, 1944-1946, New York: Columbia University Press, 1992.



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