Petanque

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Petanque

PĂ©tanque

Cochonnet à cÎté de la boule

Pictogramme sports de boules.svg La pĂ©tanque (de l'occitan pĂšs: pieds, et tancar: stopper) est un jeu de boules dĂ©rivĂ© du jeu provençal. C'est le huitiĂšme sport en France par le nombre de licenciĂ©s : 362 867 joueurs recensĂ©s (fin 2007)[1] ; il existe de nombreuses fĂ©dĂ©rations nationales affiliĂ©es Ă  la fĂ©dĂ©ration internationale. Fin 2007, on compte 558 898 licenciĂ©s rĂ©partis dans 78 pays, de l'AlgĂ©rie au ViĂȘt Nam. À ces chiffres, il convient de rajouter les pratiquants occasionnels, en vacances notamment, c'est-Ă -dire plusieurs millions d'amateurs.

C'est un sport principalement masculin (seulement 14 % des licenciĂ©s sont des femmes en France). NĂ©anmoins, c'est l'un des rares sports oĂč des compĂ©titions mixtes sont organisĂ©es.

À travers le monde, la pĂ©tanque est un vĂ©ritable symbole de la culture mĂ©diterranĂ©enne.

Sommaire

Historique

Joueurs de pétanque à Cannes

Le jeu de boules est aussi ancien que la civilisation des loisirs, passant d'Égypte en GrĂšce et aurait Ă©tĂ© introduit en Gaule par les Romains. Les boules ont d'abord Ă©tĂ© en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier. Mais, aprĂšs les « bouleurs Â» du Moyen Ăąge, l'Ăąge d'or des boules en tous genres fut certainement la Renaissance oĂč la noblesse s'empare du jeu au mĂȘme titre que le bilboquet et le jeu de paume (qui deviendra le tennis). Pour des raisons obscures, il semblerait que le jeu de boules ait Ă©tĂ© interdit au peuple de 1629 Ă  la RĂ©volution.

En 1850, la premiĂšre sociĂ©tĂ© officielle, « le Clos Jouve Â», fut fondĂ©e dans la rĂ©gion de Lyon puis, en 1906, la FĂ©dĂ©ration lyonnaise et rĂ©gionale ouvre la voie en 1933 Ă  la FĂ©dĂ©ration nationale des boules qui deviendra FĂ©dĂ©ration française de boules (FFB) en 1942. Bien que regroupant nombre de jeux de boules (« boule des berges Â», « boule en bois Â», « jeu provençal Â»), la FFB fut dominĂ©e par le jeu de boule lyonnaise (128 000 joueurs en 1945), jusqu'au dĂ©but du XXe siĂšcle.

Au XIXe siĂšcle, alors que chaque rĂ©gion, ou presque, introduit une variante d'usage, les mĂ©ridionaux se passionnent pour la longue ou jeu provençal avec des rĂšgles simplifiĂ©es, le libre choix du terrain, mais oĂč les tireurs font trois pas de course pour prendre leur Ă©lan. C'est ce jeu que Marcel Pagnol dĂ©crit dans ses souvenirs d'enfance (Le temps des amours) et qui fut intĂ©grĂ© dans le film Le chĂąteau de ma mĂšre.

En 1904, un Alsacien du nom de FĂ©lix Rofritsch entreprit la fabrication des premiĂšres « boules cloutĂ©es Â» (en bois recouvert d'une carapace de mĂ©tal, formĂ©e de clous) dans son atelier de la rue des Fabres, Ă  Marseille, sous le label de « La Boule Bleue Â».

Le jeu provençal donnera naissance en 1907 Ă  la pĂ©tanque, lors de la partie historique Ă  La Ciotat oĂč un champion de jeu provençal, Jules Hugues dit « Lenoir Â», ne pouvant plus jouer Ă  son jeu prĂ©fĂ©rĂ© Ă  cause de ses rhumatismes, s’est mis un jour, Ă  tracer un rond, envoyer le but Ă  5-6 m, et, les « pieds tanquĂ©s Â», Ă  jouer ses boules pour se rapprocher du cochonnet. Ceci se passait sur le terrain de boules d’un cafĂ© « La boule Ă©toilĂ©e Â» (terrain baptisĂ© ainsi en clin d'Ɠil aux boules cloutĂ©es de l'Ă©poque) dont les propriĂ©taires s'appelaient Ernest et Joseph Pitiot. Les deux frĂšres comprirent vite l'intĂ©rĂȘt de ce sport, notamment Ernest qui s'appliqua Ă  en finaliser les rĂšgles. La pĂ©tanque Ă©tait nĂ©e ![rĂ©f. nĂ©cessaire]

Il faudra nĂ©anmoins attendre le premier concours officiel Ă  La Ciotat en 1910 pour que le mot soit officialisĂ©. Le terme vient des mots de l'occitan provençal pĂš « pied Â» et tanca « pieu Â», donnant en français rĂ©gional l'expression « jouer Ă  pĂ©tanque Â» ou encore « pĂ©s tanquĂ©s Â», c’est-Ă -dire avec les pieds joints et ancrĂ©s sur le sol, par opposition au jeu provençal oĂč le joueur peut prendre de l'Ă©lan. Les innovations sont les suivantes :

  • le jeu se pratique sur un terrain plus court ;
  • le joueur lance sa boule sans Ă©lan ;
  • les pieds joints, Ă  partir d'un cercle tracĂ© au sol.

Ainsi, une idĂ©e gĂ©nĂ©reuse et humanitaire (on songe aux paralympiques !), allait faire le tour du monde, mĂȘme si son succĂšs est probablement liĂ© Ă  la simplicitĂ© des rĂšgles et la sociabilitĂ© avec la proximitĂ© des joueurs ensemble qui se parlent et s'interpellent.

La premiĂšre boule en acier aurait Ă©tĂ© fabriquĂ©e en 1927 Ă  Saint-Bonnet-le-ChĂąteau, qui abrite Ă  prĂ©sent le MusĂ©e international pĂ©tanque et boules. La mĂȘme annĂ©e, les rĂšgles de la pĂ©tanque furent codifiĂ©es, mais ce n'est qu'en 1930 que les traditionnelles boules en bois cloutĂ©es furent remplacĂ©es par celles en acier. C'est Ă  Jean Blanc que l'on doit cette Ă©volution.

La FĂ©dĂ©ration française de pĂ©tanque et de jeu provençal (FFPJP)[2] voit le jour le 31 juillet 1945 quand, forte de ses 10 000 membres, elle peut enfin quitter la section provençale de la FFB . Quant Ă  la FĂ©dĂ©ration internationale, elle fut fondĂ©e le 8 mars 1958 Ă  Marseille, mĂȘme si c'est en Belgique, Ă  Spa, que ses premiĂšres bases furent jetĂ©es, un an plus tĂŽt.

Championnats du monde

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Les Championnats du monde de pétanque ont été disputés 42 fois en Seniors, 11 fois en catégorie Jeunes et 10 fois en catégorie Féminines depuis le début à Spa (Belgique) en 1959. Tous les championnats se déroulent en triplettes. La France a gagné 35 fois avec 68 médailles (toutes catégories confondues). Les Championnats du monde de tir de précision se disputent depuis 2000.

PalmarĂšs seniors :

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  • 24 fois France : 1959, 1961, 1963, 1972, 1974, 1976, 1977, 1985, 1988, 1989, 1991 Ă  1996, 1998, 2001 Ă  2008 ;
  • 6 fois Maroc : 1983, 1984, 1986, 1987, 1990, 1997 ;
  • 4 fois Suisse : 1965, 1966, 1973, 1980 ;
  • 3 fois Italie : 1975, 1978, 1979 ;
  • 2 fois Belgique : 1981, 2000 ;
  • 1 fois AlgĂ©rie : 1964 ;
  • 1 fois Espagne : 1971 ;
  • 1 fois Madagascar : 1999 ;
  • 1 fois Monaco : 1982 ;

Les 44e championnats du monde seniors ont eu lieu à Dakar, au Sénégal du 13 au 16 novembre 2008, et la France a remporté la finale 13 à 0 face à la Thaïlande.

Les 9e championnats du monde de tir de précision ont été remportés par Abdel El Mankari Maroc face à François N'Diaye Sénégal.

En demi-finale le Sénégalais a battu le record du monde avec 63 points.

PalmarĂšs seniors, tir de prĂ©cision :

PalmarĂšs jeunes :

Les 11es championnats mondiaux jeunes ont eu lieu à Suwa, Japon du 13 au 15 juillet 2007, et la France a remporté la finale 15 à 3 face à l'Espagne.

PalmarĂšs jeunes, tir de prĂ©cision :

  • Danemark : 2001
  • Belgique : 2003
  • France : 2005
  • ThaĂŻlande : 2007

Les 4es championnats mondiaux jeunes de tir de précision ont eu lieu à Suwa, Japon du 13 au 15 juillet 2007. Sarayoot Kaewpudpong, Thaïlande a remporté la finale 29 à 26 face à Lorenzo Mendez, Espagne.

PalmarĂšs fĂ©minines :

Les 10es championnats mondiaux féminins ont eu lieu à Grenoble, en France du 20 au 24 septembre 2006, et la Thaïlande remporta la finale 15 à 7 face à la Tunisie.

PalmarĂšs fĂ©minin, tir de prĂ©cision :

  • Espagne : 2002
  • ThaĂŻlande : 2004
  • France : 2006 (AngĂ©lique Papon)

Les 3es championnats mondiaux de tir de précision féminins ont eu lieu à Grenoble, en France du 20 au 22 septembre 2006. Angélique Papon (France) remporta la finale sur le score de 50 à 36 face à Thongsi Thamakord, Thaïlande.

Équipement

  • Des boules en mĂ©tal (acier), d’un diamĂštre compris entre 70,5 et 80 mm et d'un poids entre 650 et 800 grammes.
  • Une boule en bois, appelĂ©e but (ou familiĂšrement le cochonnet), d’un diamĂštre de 30 mm.

Les boules sont trempées, creuses et non lestées.

Fabrication

Un cylindre d'acier, le lopin, est transformé à chaud par forgeage en un disque, la galette. Les galettes sont embouties en forme d'hémisphÚre et les hémisphÚres obtenues sont soudées par paires puis rectifiées. AprÚs personnalisation (gravure du nom du propriétaire, par exemple) les boules brutes sont nervurées, puis elles subissent des traitements thermiques de trempe et de recuit avant de subir une finition qui leur donnera leur aspect final.

Les boules de loisir

Destinées aux joueurs occasionnels, elles ont en général un poids et un diamÚtre uniques, pour convenir aux mains et aux forces de tous ùges et sexes.

Le poids varie entre 600 et 800 grammes, et la fabrication est régie par la NORME NF S 52-200.

Ces boules sont interdites en compétition.

Les boules de compétition

Les boules doivent ĂȘtre agrĂ©es par la FIPJP et rĂ©pondre aux caractĂ©ristiques suivantes :

  • Être en mĂ©tal
  • Avoir un diamĂštre compris entre 7,05 cm et 8 cm (entre 6,5 cm et 8 cm pour les jeunes de moins de 11 ans dans leurs compĂ©titions spĂ©cifiques)
  • Avoir un poids compris entre 650 g et 800 g (entre 600 g et 800 g pour les jeunes de moins de 11 ans dans leurs compĂ©titions spĂ©cifiques)
  • La marque du fabricant et les chiffres correspondant au poids doivent ĂȘtre gravĂ©s sur les boules et lisibles
  • Elles sont creuses et ne doivent pas ĂȘtre truquĂ©es (lestĂ©es = « farcies Â» dans le langage spĂ©cifique des joueurs), contrairement Ă  celles des boules lyonnaises.

Le nom et/ou prĂ©nom ou surnom du joueur ou ses initiales peuvent y ĂȘtre gravĂ©es.

Choix de la boule

Le diamĂštre de la boule est normalement fonction de la taille de la main (pour permettre une bonne prĂ©hension). Cela dit, ce diamĂštre a aussi des impacts sur le comportement de la boule, et certains joueurs peuvent choisir un diamĂštre infĂ©rieur ou supĂ©rieur :

  • un pointeur choisira plutĂŽt un petit diamĂštre, qui avantage le point (masse volumique supĂ©rieure, qui rend la boule moins sensible aux aspĂ©ritĂ©s du terrain lors de sa course au sol, et qui raccourcit cette derniĂšre)
  • un tireur choisira plutĂŽt un gros diamĂštre, qui avantage le tir (section plus grosse, qui donne plus de chances de toucher la boule cible)
  • un milieu choisira plutĂŽt le diamĂštre correspondant Ă  sa main, qui offre le meilleur compromis.

Le choix du poids est trĂšs liĂ© au rĂŽle du joueur :

  • un pointeur choisira une boule « lourde Â» : au moins 710 g en gĂ©nĂ©ral (mĂȘme raison que pour le choix du diamĂštre)
  • un tireur choisira une boule « lĂ©gĂšre Â» : au plus 690 g en gĂ©nĂ©ral (cela permet de fournir un effort moindre)
  • un milieu choisira une boule de poids mĂ©dian : entre 690 et 710 g en gĂ©nĂ©ral, ce qui offre un bon compromis

La duretĂ© de la boule influe sur son comportement, tant au point qu'au tir : plus une boule est tendre, plus elle absorbe les chocs (en se dĂ©formant), ce qui offre un avantage au joueur :

  • au point car ces boules se comportent mieux au moment de l’impact avec le sol
  • au tir oĂč les carreaux sont plus nombreux (et les reculs moins nombreux)

On distingue classiquement trois niveaux de duretĂ© :

  • boule dure
  • boule demi-tendre
  • boule tendre

Si les boules dures peuvent se conserver pendant de longues annĂ©es, il n’en va pas de mĂȘme pour les demi-tendres et les tendres, qui s’abiment Ă  chaque choc : les boules tendres ne tiennent en gĂ©nĂ©ral qu’une saison pour une utilisation rĂ©guliĂšre.

D’autres niveaux sont proposĂ©s par certaines marques :

  • boule trĂšs tendre
  • boule + : qui offre le comportement d’une boule trĂšs tendre mais avec un niveau d’usure Ă©quivalent Ă  une demi-tendre

La striation est une affaire de goĂ»t : une boule striĂ©e accroche plus dans la main.

Le prix est Ă©galement un critĂšre de choix : si les boules de loisir sont peu onĂ©reuses, le prix de boules de compĂ©tition peut atteindre 250 euros. Un budget entre 50 et 150 euros (suivant la duretĂ© souhaitĂ©e) permet d’acquĂ©rir de trĂšs bonnes boules de compĂ©tition, les prix supĂ©rieurs sont dus Ă  l’emploi d’aciers inoxydables spĂ©ciaux.

Enfin, il faudra choisir la marque en fonction des types de boules proposĂ©s, et le cas Ă©chĂ©ant, de l’affinitĂ© personnelle.

Le but

Les buts en bois de buis sont les prĂ©fĂ©rĂ©s des joueurs de pĂ©tanque, car ce sont les plus lourds ; ainsi :

  • on peut mieux contrĂŽler le lancer du but,
  • le comportement du but lors d’un dĂ©placement de celui-ci pendant la mĂšne est plus prĂ©visible et moins chaotique qu’avec un but en bois plus lĂ©ger.

Les buts peuvent ĂȘtre peints, de façon Ă  mieux les distinguer. Les buts vendus dĂ©jĂ  peints sont trĂšs rarement en buis.

RĂšgles du jeu

PĂ©tanque sur la plage de Nice

À la pĂ©tanque, l'objectif est de marquer des points en plaçant ses boules plus prĂšs du but que son adversaire.

Équipes 
Dans ce sport, trois combinaisons sont possibles. La triplette (trois contre trois), la doublette (deux contre deux) et le tĂȘte-Ă -tĂȘte (un contre un). Toute autre formule est interdite par le rĂšglement officiel. En triplette, chaque joueur dispose de deux boules. Dans les autres configurations, chaque joueur en a trois.
Distance 
En catégorie sénior le jeu doit se dérouler entre 6 et 10 mÚtres.
Le terrain 
La pĂ©tanque se pratique sur tous les terrains. La plupart du temps en compĂ©tition, des « cadres Â» (un cadre est un terrain sur lequel doit se dĂ©rouler une partie) sont tracĂ©s ; les dimensions officielles sont alors de 15 mĂštres de longueur pour 4 de largeur, et a minima de 12 mĂštres sur 3.
Le cercle (de lancer) 
C'est un rond, tracé sur le sol, dans lequel le joueur doit se tenir pour lancer sa boule. Son diamÚtre est compris entre 35 et 50 cm.
DĂ©but de la partie 
L'Ă©quipe qui gagne le tirage au sort trace le cercle, lance le but et la premiĂšre boule.
DĂ©roulement 
Une Ă©quipe lance ses boules tant qu'elle en a, et jusqu'Ă  ce qu'elle place une de ses boules plus prĂšs du but que celles de l'Ă©quipe adverse. Elle (re)prend alors le point et c'est Ă  l'Ă©quipe adverse de jouer, si elle a encore des boules.
DĂ©compte 
Lorsque l'ensemble des boules sont lancées, on comptabilise toutes les boules d'une équipe qui se trouvent plus prÚs du but que la plus proche des boules adverses.
Fin de la partie
Une partie se joue en 13 points, éventuellement en 11, pour les parties de poules. Jusqu'en 2007 les finales des championnats du monde se déroulaient en 15 points.
But nul 
Si le but est sorti en dehors des limites autorisĂ©es (gĂ©nĂ©ralement suite Ă  un tir) ou s’il n’est pas visible (cachĂ© par un arbre, de l’herbe, etc.) — sauf si c'est une boule qui le cache — ou encore s’il flotte librement dans une mare d’eau, on distingue deux cas : si les deux Ă©quipes ont encore des boules, ou si, au contraire aucune des deux n'en a plus, la mĂšne est nulle ; sinon, l'Ă©quipe qui a encore des boules comptabilise autant de points qu'elle a de boules en main.

Les rÚgles du jeu sont édictées par la Fédération internationale.

Stratégie

PĂ©tanque au square des Batignolles Ă  Paris

Une Ă©quipe de pĂ©tanque comprend :

  • en triplette, un pointeur, un milieu et un tireur
  • en doublette, un pointeur et un tireur
  • en tĂȘte Ă  tĂȘte

Ces rĂŽles ne sont pas intangibles : en cours de partie, l’équipe peut dĂ©cider de modifier la « formation Â», en cas de mĂ©forme d’un des joueurs. En gĂ©nĂ©ral, lorsqu’une boule doit ĂȘtre pointĂ©e, c’est le pointeur qui joue, s’il n'a plus de boules, c’est le milieu, et si ce dernier n’a plus de boules, c’est le tireur. Lorsqu’une boule doit ĂȘtre tirĂ©e, c’est la mĂȘme chose dans l’ordre inverse. Dans certains cas (assez rares), cet ordre n’est pas respectĂ© pour des raisons tactiques.

Au point, une boule placĂ©e devant le but a plus de valeur qu’une boule placĂ©e derriĂšre Ă  la mĂȘme distance, car :

  • elle gĂȘne l'adversaire, qui peut accidentellement la pousser et donc amĂ©liorer sa position,
  • elle peut ĂȘtre poussĂ©e par la suite par un coĂ©quipier pour amĂ©liorer sa position,
  • une boule placĂ©e derriĂšre peut permettre Ă  l'Ă©quipe adverse de rĂ©aliser un devant de boule (voir ce terme dans la section « Vocabulaire spĂ©cifique Â»).

On considÚre donc qu'une boule placée devant le but, entre 0 et 50 cm (indicatif, dépend du terrain) de distance, est bien jouée.

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Dans certains cas, le pointeur ne cherchera pas Ă  s'approcher le plus prĂšs possible du but. Il peut :

  • essayer de placer sa boule en position de contre (i.e. prĂšs d'une boule adverse, ce qui met cette derniĂšre en danger si la premiĂšre boule est tirĂ©e),
  • essayer de placer sa boule Ă  quelque distance du but : cette tactique peut ĂȘtre appliquĂ©e dans le cas oĂč l'Ă©quipe adverse fait beaucoup de carreaux, ainsi que sa propre Ă©quipe (donc Ă  haut niveau – en revanche, si l'Ă©quipe adverse tire bien mais sans faire de carreaux, on prĂ©fĂšrera trĂšs bien pointer pour fatiguer le tireur, ou du moins, faire passer ses boules) : les carreaux ne sont alors plus une valeur ajoutĂ©e, et si l'Ă©quipe adverse dĂ©cide de pointer, l'Ă©quipe du premier pointeur prend le tir et peut marquer.

À chaque Ă©tape du jeu, aprĂšs lancement de la premiĂšre boule, l'Ă©quipe qui n'a pas le point doit dĂ©cider s’il vaut mieux pointer ou tirer. Parmi les facteurs Ă  considĂ©rer :

  • proximitĂ© de la boule adverse au but,
  • difficultĂ© du terrain (il est plus facile de reprendre un point Ă  30 cm sur un terrain bien amĂ©nagĂ© que sur un terrain caillouteux),
  • positions de contre, ou difficultĂ© du tir envisagĂ© (tir « Ă  la sautĂ©e Â», boules collĂ©es, etc.),
  • nombre de boules restant en main dans chaque Ă©quipe, et nombre de boules qui « comptent Â» (qui sont bien placĂ©es) dans le jeu. Un mauvais jugement de ce facteur peut conduire une Ă©quipe Ă  se dĂ©couvrir (voir « Vocabulaire spĂ©cifique Â»).

Le lancer du but est un Ă©lĂ©ment qui ne doit pas ĂȘtre nĂ©gligĂ©. Deux degrĂ©s de libertĂ© sont Ă  exploiter au mieux :

  • la distance : elle est souvent choisie en fonction des qualitĂ©s des 2 tireurs : on pourra le jeter :
  • Ă  une distance oĂč le tireur adverse est moins Ă  l’aise,
  • alternativement Ă  6 et 10 m de façon Ă  « dĂ©rĂ©gler Â» le tireur adverse dans le cas oĂč il est bon Ă  toutes distances,
  • Ă  une distance qui ne pĂ©nalise pas le tireur de son Ă©quipe ;
  • la direction (et la distance) : elle est souvent choisie en fonction des qualitĂ©s des 2 pointeurs :
  • certains endroits peuvent ĂȘtre plus difficiles Ă  atteindre selon qu’on est gaucher ou droitier,
  • on essaiera de privilĂ©gier son pointeur en faisant en sorte qu’il dispose d’une bonne donne pour son coup le mieux maitrisĂ© (demi-portĂ©e, portĂ©e, etc.),
  • on conservera une distance oĂč on s’aperçoit que son Ă©quipe pointe mieux que l’équipe adverse,
  • dans le cas oĂč l’on n’est pas limitĂ© par un cadre, on pourra « changer de terrain Â», c’est-Ă -dire envoyer le but Ă  un endroit diffĂ©rent de celui oĂč on est habituĂ© Ă  jouer depuis le dĂ©but de la partie. Souvent lorsqu’une Ă©quipe est malmenĂ©e, elle cherche Ă  marquer pour prendre le but et « changer de terrain Â», pour essayer de reprendre la partie en main. Quelquefois, plusieurs mĂšnes sont nĂ©cessaires pour arriver au terrain convoitĂ© (rappelons que le cercle doit ĂȘtre tracĂ© autour du point oĂč se trouvait le but Ă  la mĂšne prĂ©cĂ©dente).

Ce ne sont bien sûr que les idées générales.

Au haut niveau, les mÚnes se jouent trÚs souvent à 10 m, distance à laquelle une différence peut éventuellement se faire au tir.

Vocabulaire spécifique

Il existe un vocabulaire spĂ©cifique Ă  la pĂ©tanque. Qui ne connaĂźt pas le fameux « Tu tires ou tu pointes ? Â».

  • Bouchon ; cochonnet ; petit ; tĂȘt ; gari (en provençal) : le but.
  • Pointer : lancer la boule pour la rapprocher le plus possible du but. L'action de pointer s’appelle le « point Â» ou l’« appoint Â».
  • Tirer : lancer la boule afin de chasser une boule adverse. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, la boule tirĂ©e est perdue, sauf en cas de carreau ou de palet.

Vocabulaire lié au point

  • Avoir le point : possĂ©der une boule (ou plus) mieux placĂ©e que celles des adversaires.
  • Reprendre le point : placer une boule en faisant mieux que l'adversaire qui avait le point.
  • Faire un biberon, un tĂȘtard : la boule colle le but (ou "bibe"). Voir aussi "bouchonner".
  • Devant de boule : se placer devant une boule adverse en s'y collant. Ceci est gĂȘnant pour l’adversaire car ce sont des boules difficiles Ă  tirer (la plupart du temps, la boule qui est devant reste en place, et c’est la boule qui se trouve derriĂšre qui s’en va).
  • Faire un bec : heurter une boule dĂ©jĂ  placĂ©e pour faire dĂ©vier la sienne vers le but.
  • La donnĂ©e ou La donne : zone d'impact au sol de la boule pointĂ©e. La recherche d'une bonne donnĂ©e est primordiale sur des terrains difficiles.
  • Jouer en demi-portĂ©e : pointer en lançant la boule environ Ă  mi-distance (cette distance variant suivant le terrain et la hauteur Ă  laquelle la boule est envoyĂ©e) entre le cercle de lancer et le but. C'est le style d'appoint le plus rĂ©pandu et le plus facile Ă  rĂ©aliser.
  • Porter, Plomber ou Envoyer : pointer en lançant la boule trĂšs haut, afin qu'elle roule le moins possible en retombant sur le sol (on dit qu’on assomme la boule). Ce style d'appoint demande une trĂšs grande maitrise. L’envoi est l’action d'envoyer.
  • Faire glisser (ou Faire rouler) : pointer en lançant la boule assez prĂšs du cercle de lancer. Ce coup peut ĂȘtre avantageux sur des terrains bien particuliers, en gĂ©nĂ©ral lisses et qui rĂ©pondent mal aux boules piquĂ©es.
  • Jouer une boule nature : Jouer la boule sans lui donner d’effet.
  • Tenir (ou Serrer) une boule : au point, donner un effet rĂ©tro Ă  la boule, de sorte qu'elle roule moins qu'une boule jouĂ©e nature (sans effet). On dit des joueurs qui maitrisent cette technique qu'ils jouent « au poignet Â». On dit de ceux qui la maitrisent Ă  son maximum qu’ils « bloquent Â» la boule (car Ă  la tombĂ©e, la boule est comme bloquĂ©e, puisqu'elle avance trĂšs peu).
  • LĂącher la boule : au point, jouer un peu plus fort que la normale, soit volontairement, soit involontairement.
  • Piquer la boule : la faire frapper le sol avec un angle assez important. La distinction boule piquĂ©e / non piquĂ©e se fait sur les coups en demi-portĂ©e : la courbe est plus en cloche pour une boule piquĂ©e.
  • Jouer haut, bas, au jeu : lorsque le terrain est penchĂ© latĂ©ralement (ce qui est trĂšs souvent le cas), on distingue le haut (le cĂŽtĂ© le plus haut) et le bas (le cĂŽtĂ© le plus bas). Ainsi, jouer :
  • au jeu est jouer sur la trajectoire idĂ©ale passant par le cochonnet,
  • plus haut que jeu est jouer sur toute trajectoire passant plus haut que le cochonnet,
  • plus bas que jeu est jouer sur toute trajectoire passant plus bas que le cochonnet.
  • Donner de l’effet Ă  ou Tourner une boule : Lancer la boule en lui imprimant un effet de rotation latĂ©rale grĂące Ă  un mouvement des doigts. Bien maitrisĂ©, ce geste est d’une grande utilitĂ© lorsque :
  • une boule se trouve « en plein jeu Â» (c.-Ă -d. lorsqu’elle se trouve sur la trajectoire idĂ©ale qui permet d’atteindre le but) : dans ce cas, le pointeur envoie sa boule par cĂŽtĂ© et la « ramĂšne Â» vers le but grĂące Ă  l’effet imprimĂ©.
  • le terrain est trĂšs difficile et que les donnĂ©es sont rares: parfois les seules donnĂ©es acceptables ne sont pas « au jeu Â» et l’effet est nĂ©cessaire pour « ramener Â» la boule vers le but.
  • RĂ©pondre : La rĂ©ponse d’une boule est son comportement Ă  la tombĂ©e, lorsque le joueur lui a donnĂ© un effet. Une boule peut bien rĂ©pondre si le comportement est celui attendu, ou mal dans le cas contraire. Comme la rĂ©ponse d’une boule est en fait due au terrain, on parle aussi de rĂ©ponse du terrain (ou d’une zone de terrain).
  • Jouer (ou Rentrer) une boule : Pointer dans l’intention de pousser une boule de son Ă©quipe qui est devant le but mais qui n’est pas assez prĂšs pour marquer (idĂ©alement, aprĂšs le coup, la boule poussĂ©e et la boule jouĂ©e marquent). Tout l’art de ce coup est de doser la force de façon Ă  ce que si la boule visĂ©e est ratĂ©e, le point soit pris quand mĂȘme.
  • Faire un demi-coup : Jouer la boule plus fort que ce que demanderait un appoint normal (on dit « plus fort que jeu Â») afin de venir heurter des boules (ou le but) pour les dĂ©placer sur une faible distance. Il s'agit d'un coup entre le point et le tir, d’oĂč son nom. Il peut ĂȘtre utilisĂ© pour sĂ©parer deux boules collĂ©es.
  • Serrer : Pointer toutes les boules restantes du mieux possible. La plupart du temps, on serre lorsqu'on n'a pas rĂ©ussi Ă  tirer une boule adverse qui est trĂšs prĂšs du cochonnet. On se rĂ©signe donc Ă  laisser la mĂšne Ă  l'adversaire, mais on l’empĂȘche de marquer trop de points.
  • Faire un Palouf : (ou aussi : palouffer) se dit lorsqu'un joueur envoie une boule beaucoup trop courte.
  • Jouer volontiers : c'est, Ă  l'inverse du palouf, une boule jouĂ©e trop fort.
  • Faire un nari (accent tonique sur le a) : rater complĂštement son appoint.
  • Escamper ses boules : rater complĂštement ses appoints dans une mĂšne.
  • DĂ©marquer : dans le cas oĂč l'Ă©quipe adverse n'a plus de boule, oĂč au moins un point est dĂ©jĂ  acquis, et oĂč l’on pointe pour « ajouter Â» (des points), c’est donner le point Ă  l'adversaire (soit en chassant la boule (ou les boules) de son Ă©quipe qui avait (avaient) le point, soit en « rentrant Â» une boule adverse, c'est-Ă -dire en la poussant de telle sorte qu’elle marque). On peut aussi se dĂ©marquer en tirant.
  • Ne pas jouer pour le perdre : lorsqu'un joueur parvient Ă  reprendre le point Ă  l'adversaire alors que le pointage est difficile, on dit qu'il n'a pas jouĂ© pour le perdre.
  • Ne pas jeter sa boule : rĂ©ussir une boule utile (sans forcĂ©ment prendre le point). Au contraire, on dit qu'un joueur a jetĂ© sa boule lorsqu'il joue un mauvais coup.
  • Faire un vol (on entend souvent: « C’est du vol ! Â») : lorsqu'une boule mal jouĂ©e embarque le cochonnet, ou heurte involontairement une boule bien pointĂ©e, bref, on dit qu'il y a vol dĂšs qu'une boule mal jouĂ©e parvient Ă  faire reprendre le point Ă  son Ă©quipe.
  • RĂ©tropissette: technique de pointage permettant de s'affranchir des irrĂ©gularitĂ©s du terrain en donnant Ă  la boule un effet rĂ©tro.
  • Le point de l'Anglais ou La boule piĂšge : se dit d'un point suffisamment mauvais pour que l'Ă©quipe adverse croie pouvoir le reprendre facilement, en vain.

Vocabulaire lié au tir

  • Tirer au fer : lancer une boule directement sur la boule visĂ©e. Il s'agit de la façon « classique Â» de tirer.
  • Tirer devant : lancer une boule Ă  30 cm (indicatif) maximum devant la boule visĂ©e. Ce tir peut se pratiquer sur des terrains qui ne « sautent Â» pas (c-Ă -d. oĂč les boules ne rebondissent pas aprĂšs l’impact), ou bien par des tireurs qui lancent leur boule (trajectoire ou effet spĂ©cifique) de maniĂšre Ă  ce qu'elle rebondisse trĂšs peu.
  • Tirer Ă  la raspaille (ou Ă  la rafle), raspailler : contraire du tir au fer, la boule roule avant de toucher la ou les boules visĂ©es. Cette technique est gĂ©nĂ©ralement assez mal vue par les puristes.
  • Faire un carreau : terme employĂ© quand il y a « tir au fer Â». La boule de tir lancĂ©e reste dans un rayon maximum de 50 cm (indicatif) autour de l'impact. Trois situations sont dĂ©crites par des termes spĂ©cifiques :
  • on rĂ©alise un carreau parfait ou un arrĂȘt lorsque la boule tirĂ©e prend la place exacte de la boule cible,
  • on rĂ©alise un carreau allongĂ© lorsque la boule tirĂ©e roule vers l’avant aprĂšs l'impact sur la boule cible,
  • on rĂ©alise un recul lorsque la boule tirĂ©e repart en arriĂšre aprĂšs l'impact sur la boule cible.
  • Faire un palet : tirer une boule sur le jeu en tirant « Ă  la raspaille Â» ou en « tir devant Â» : la boule lancĂ©e reste dans un rayon maximum de 50 cm (indicatif) autour de l'impact. Deux situations sont dĂ©crites par des termes spĂ©cifiques :
  • on rĂ©alise un palet parfait ou un arrĂȘt lorsque la boule tirĂ©e prend la place exacte de la boule cible,
  • on rĂ©alise un palet allongĂ© lorsque la boule tirĂ©e roule vers l’avant aprĂšs l'impact sur la boule cible.
  • Faire un trou : tirer Ă  cĂŽtĂ© de la boule visĂ©e (c'est un tir ratĂ©).
  • Faire un Ă©cart : faire un trou en tapant trop Ă  gauche ou trop Ă  droite.
  • Faire un brochet ou Faire un crocheton : faire un Ă©cart important.
  • Faire une casquette : frapper une boule sur sa « tĂȘte Â» (partie supĂ©rieure). La boule cible reste Ă  sa place ou bouge trĂšs peu.
  • Faire une sautĂ©e (ce dit aussi Trier) : frapper une boule qui se trouve quelques centimĂštres derriĂšre une autre (sans toucher cette derniĂšre) : ce tir demande bien sĂ»r une prĂ©cision absolue en distance.
  • Faire un choisi (ce dit aussi Trier) : frapper une boule qui se trouve Ă  cĂŽtĂ© d'une autre boule, sans dĂ©loger cette derniĂšre.
  • Tirer sur l’oreille : frapper une boule sur le cĂŽtĂ©, de façon Ă  la faire partir de travers.
  • Faire un sifflet ou Faire un ciseau : chasser deux boules adverses en un seul tir. Ce coup requiert de heurter la premiĂšre boule selon l'angle adĂ©quat afin de chasser la deuxiĂšme par ricochet.
  • Tuer le chien : tirer une boule de sa propre Ă©quipe, de façon non intentionnelle.
  • Avoir un contre : tirer la bonne boule, mais de telle façon que celle-ci ou la boule jouĂ©e aille percuter – et dĂ©marquer – une boule de sa propre Ă©quipe. On parle de position de contre lorsqu’un contre a une probabilitĂ© non nĂ©gligeable d’arriver en cas de tir. On parle de contre sec lorsque la boule adverse heurte la boule de sa propre Ă©quipe en plein et donc prend sa place : ce cas-lĂ  est Ă©videmment trĂšs mauvais pour l'Ă©quipe du tireur.
  • Tirer le but (avec toutes les dĂ©clinaisons de but) : parfois, si une Ă©quipe est mal embarquĂ©e dans une mĂšne elle peut essayer de tirer le but pour annuler celle-ci. On dit alors qu'elle tire le but.
  • Pet de vieille : il s'agit d'un tir qui n'est pas au fer, et qui se contente d'effleurer la boule visĂ©e sans la faire bouger suffisamment selon les puristes (on qualifie de pet parfait un pet de vieille qui ne permet pas de reprendre le point).
  • Se dĂ©couvrir : tirer trop de boules, de sorte Ă  s’exposer Ă  « prendre une grosse mĂšne Â» si l'Ă©quipe adverse rĂ©ussit ses tirs.
  • Faire une ferret : tirer les boules de son partenaire.
  • tchiquer une boule:tirer sur une boule et la toucher sans la faire partir suffisamment ou qu'elle revienne a sa place.

Expressions diverses

  • Embrasser Fanny, Faire fanny, Être fanny ou (Se) Prendre une fanny : perdre une partie sur le score de 13 Ă  0. L'Ă©quipe ayant gagnĂ© peut alors se prĂ©valoir d'avoir mis une grosse mine Ă  ses adversaires. À l'origine, les perdants devaient alors embrasser les fesses d'une femme postiche nommĂ©e Fanny, reprĂ©sentĂ©e sous forme de tableau, de poterie ou de sculpture.
  • Mettre une fanny : gagner une partie sur le score de 13 Ă  0.
  • Une valise, valoche : se dit lorsqu'on prend 5 ou 6 points dans une mĂšne.
  • Un sac Ă  main : se dit lorsqu'on prend 4 points dans une mĂšne.
  • Un portefeuille : se dit lorsqu'on prend 3 points dans une mĂšne.
  • Faire la musique ou Faire la chanson : essayer de dĂ©stabiliser l’adversaire en discutant entre les points, soit avec lui, soit avec ses propres partenaires.
  • Une valise, valoche de un : Se dit lorsqu'une Ă©quipe aurait pu faire une valise, valoche et n'a finalement mis qu'un point. Expression de soulagement d'une Ă©quipe plutĂŽt mal partie.

Idées reçues

Pour beaucoup de gens, la pétanque est un jeu, elle est pratiquée en vacances, en tongs, prisée par les retraités, et accompagnée d'un verre de pastis.

Mais c'est un vrai sport, qui demande beaucoup d'entraĂźnement pour parvenir au haut niveau. Simplement, c'est un sport populaire, convivial, sans contre-indications pour la santĂ©, pouvant ĂȘtre pratiquĂ© Ă  tous Ăąges et avec un matĂ©riel peu onĂ©reux.

La pétanque à l'école

MĂȘme si pratiquer la pĂ©tanque dans le cadre de l'Ă©ducation physique et sportive peut prĂȘter Ă  sourire, ce sport permet de travailler des compĂ©tences spĂ©cifiques :

  • la concentration
  • la prĂ©cision du lancer
  • la coordination
  • la stratĂ©gie
  • l'humour, la camaraderie et la sociabilitĂ©
  • le respect

Parfois, cette activitĂ© est l'unique occasion pour certains enfants de se distinguer dans le domaine sportif, notamment pour les joueurs peu athlĂ©tiques. C'est aussi un domaine oĂč garçons et filles sont sur un pied d'Ă©galitĂ©.

Notes et références

  1. ↑ http://www.linternaute.com/sport/pratique/classement/les-sports-qui-comptent-le-plus-de-licencies/n-8-la-petanque.shtml
  2. ↑ Site de la FFPJP, dont le siĂšge se trouve 13, rue de Trigance, 13002 Marseille. Son prĂ©sident actuel est Alain Cantarutti, Ă©lu le 7 mars 2009 pour 4 ans, succĂ©dant Ă  Claude AzĂ©ma.

Voir aussi

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Voir « pĂ©tanque Â» sur le Wiktionnaire.

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Liens externes

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  • Petanque — Pe|taÌŁn|que 〈n.; s; unz.âŒȘ ein dem Boule entsprechendes Spiel in Spanien * * * PĂ©|tanque [pe tĂŁk; frz. pĂ©tanque, zu provenz. pĂšs = FĂŒĂŸe (< lat. pedes; Pl. von: pes = Fuß) u. tancar (aus dem Vlat.) = (die FĂŒĂŸe) schließen, also eigtl. = (mit)… 
   Universal-Lexikon

  • petanque — â–ș sustantivo masculino MINERALOGÍA Mineral de plata. * * * petanque m. Miner. Cierto *mineral de *plata. * * * petanque. m. Ingen. Mineral de plata nativa 
   Enciclopedia Universal


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