Pelote basque


Pelote basque
Pelote Basque
Basque pelota pictogram.svg
Fédération internationale Fédération internationale de pelote basque (fondée en 1929)
Clubs 313 (en France en 2010)
Joueurs licenciés 19 968 (en France en 2010)
Pelote basque Bidart juillet 2008.jpg

Joueur s'apprêtant à frapper à main nue la pelote (Bidart)
Partie de pelote basque à Hossegor dans les Landes.

La pelote basque regroupe plusieurs jeux traditionnels issus du jeu de paume. En Europe, elle se pratique principalement dans le sud-ouest de la France, au Pays basque, dans les Landes, en Béarn, en Bigorre, en Gironde ou encore à La Réunion, ainsi qu'en Espagne, dans les provinces du Pays basque (Alava, Biscaye et Guipuzcoa) et de Navarre. Elle est également pratiquée dans un grand nombre de pays d'Amérique ayant vécu une forte immigration basque.

Elle est reconnue par le ministère des sports français comme une discipline de haut niveau pour la période 2009-2013[1].

En France, on rencontre des aires de jeux dans des villes aussi éloignées du Pays basque que Paris, Marseille, Grasse, Lille, Tourcoing ou à Santa Maria Poghju (Corse).

Les jeux de pelote basque se répartissent en sept grandes spécialités :

  • le rebot ;
  • le pasaka ;
  • la main nue ;
  • le xare ;
  • le chistera : joko garbi, grand chistera, remonte et cesta punta ;
  • la pala pelote de cuir : pala larga, pala corta, grosse pala et paleta cuir ;
  • la paleta gomme : paleta gomme espagnole (pelote pleine) et paleta gomme argentine (baline, pelote creuse).

Il faut ajouter une dernière spécialité plus récente, le « frontenis », jeu national mexicain, qui se joue en fronton mur à gauche court de 30 mètres. Son nom évoque le tennis dont il utilise la raquette, renforcée car la frappe y est plus violente et la balle plus dure, et le fronton où il se joue.

Ces jeux se disputent sur trois aires de jeu :

  • le fronton « place libre » : main nue, rebot, joko-garbi, grand chistera, grosse pala, paleta cuir, paleta gomme espagnole ;
  • le trinquet : main nue, pasaka, paleta cuir, paleta gomme espagnole « pleine », paleta gomme argentine « baline » creuse, xare ;
  • le fronton « mur à gauche » :
    • court (30 m) : paleta gomme argentine, frontenis ;
    • court (36 m) : main nue, pala corta, paleta cuir, paleta gomme espagnole, joko garbi ;
    • long « jaï-alaï » (54 à 60 m de long) : cesta-punta, remonte, pala larga.

Sommaire

Les terrains de jeu

Article détaillé : Fronton (pelote basque).

L'aire de jeu ou cancha, correspondant à la surface de jeu, est délimitée au sol par des lignes blanches. Les dimensions du terrain, longueur, largeur et hauteur, varient selon la discipline. La longueur peut atteindre 100 m en place libre pour une largeur de 16 m. Un mur de face de taille variable, le fronton ou frontis, est placé à l'extrémité du terrain.

Le fronton « place libre »

Fronton place libre.

La place libre est une zone non couverte composée d'un mur de face, le fronton, ou de deux (un à chaque extrémité), sur laquelle se jouent les spécialités suivantes : main nue, rebot, joko-garbi, grand chistera, grosse pala, paleta cuir, paleta gomme espagnole. Le fronton mesure environ 10 mètres de large et de 6 à 10 mètres de haut. La surface au sol appelée cancha varie de 35 mètres à 100 mètres selon les spécialités. Le terrain est dessiné en forme de bouteille au sol et la forme particulière en goulot à l'approche du mur resserre l'aire de jeu sur les côtés. Le jeu de rebot se joue sur une surface de 100 mètres de long et généralement le sol est en terre battue mais peut être également en ciment ou en enrobé[2]. Au Pays basque, on en trouve quasiment un dans chaque village où il fait souvent office de place centrale principale. En basque, on appelle cet endroit plaza.

Règles[3] :

  • Les limites ou raies latérales sont hors du jeu (falta). Une pelote heurtant une de ces limites en saillie et renvoyée à l'intérieur du jeu est fausse.
  • Dans une place dont la limite latérale ou partie de celle-ci est constituée par un mur, toute pelote touchant de volée ce mur sera jugée « fausse ». De même si ce même mur a été touché par la pelote après le rebond, celle-ci n'est pas jouable.
  • La pelote touchant, après le rebond sur le terrain de jeu, un grillage, une toile ou des gradins limitant le fond ou les côtés de la place, ne peut être reprise et le point est perdu pour le camp du joueur qui avait à la rattraper.
  • La pelote touchant de volée un grillage, une toile ou des gradins limitant le fond de la place est fausse pour le camp du joueur qui vient de la frapper.
  • Quand, au cours d'échanges et dans sa trajectoire vers le mur ou au retour du mur, elle touche de volée le feuillage des arbres. la pelote est fausse pour le camp du joueur qui vient de la frapper
  • Pour tous les jeux de blaid (jeux indirects), toute la surface du mur de jeu est bonne au-dessus de la raie horizontale, même l'arête du mur. Au sol, le terrain du jeu est limité sur les côtés par deux lignes parallèles resserrées au pied du mur de jeu.
  • Pour les jeux directs, mêmes limites que ci-dessus, excepté la raie horizontale inexistante et le carré du rebot qui ne sert de limite que pour le but. Celui-ci joué, toute la surface du terrain de jeu est valable.

Les frontons mur à gauche

Mur à gauche 30m, partie de frontenis féminin.
Mur à gauche 36m, partie de main nue.
Jai alai.

Ce type de fronton, originaire de la partie espagnole du Pays basque, est constitué d'un mur de face et d'un mur latéral. La cancha est divisée en cuadros matérialisés par des lignes séparées de 3,5 m (ou 4 m pour le jai alai). Au but, il faut envoyer la pelote entre la ligne falta et la ligne pasa. Trop courte le point revient à l'adversaire. Trop longue, le but est à refaire comme au tennis. Pour le reste, les règles sont les mêmes qu'en place libre.

Il existe des murs très différents les uns des autres selon l'époque et le lieu de leur construction. Ils ne disposent pas tous d'un mur du fond, c'est le cas des plus anciens situés en extérieur.

La Fédération internationale de pelote basque (FIPV) et la Fédération française de pelote basque (FFPB) reconnaissent 3 types de murs à gauche dont les dimensions sont réglementées[4].

  • Le mur à gauche de 30 m. Sur ce fronton se jouent les spécialités suivantes (spécialités d'origine sud-américaine) : paleta gomme argentine, frontenis.
  • Le mur à gauche de 36 m. Communément dénommé « mur à gauche », ce terrain de jeu est plus fréquemment rencontré en France et en Espagne. Sur ce fronton se jouent les spécialités suivantes : main nue, pala corta, paleta cuir, paleta gomme espagnole, joko-garbi.
  • Le jaï alaï (ou fronton mur à gauche long) mesure 54 m. Sur ce fronton se jouent les spécialités suivantes : cesta punta, remonte, pala larga[2]. Le mot jai alai signifie en basque « jeu allègre ».


Le trinquet

Trinquet, partie de pala.

C'est une surface de jeu, héritée du jeu de paume, possédant quatre murs (un mur à droite, le frontis, un mur à gauche et un mur de fond). Le mur de gauche et le mur de fond sont couverts en partie par un tambour ou planche. Le frontis possède un trou en bas à droite appelé xilo et un chanfrein appelé pan coupé sur l'arête frontis/mur de droite.

S'y jouent les spécialités suivantes : main nue, pasaka, paleta cuir, paleta gomme espagnole, paleta gomme argentine, xare.

Selon les recommandations de la FFPB[5], le trinquet est constitué :

  • de la cancha (surface jouable au sol de 28,5 m de long pour 9,3 m de large) ;
  • du frontis (mur de face de 9,30 m de large pour 8,5 m de haut équipé d'un raie à 80 cm de haut) ;
  • du xilo carré de 60 cm de côté ;
  • du pan coupé de 33 cm de côté, sur la partie droite du frontis ;
  • du mur de fond (9,30 m de large, 5,5 m de haut) ;
  • des murs de gauche et de droite (28,5 m de long pour 5,5 m de haut, 8,5 m de haut au niveau des oreilles) ;
  • de la planche ou tambour de 1,3 m de large incliné, selon une pente de 27%, à 1,9 m de haut du côté jeu (le tambour recouvre la partie gauche et le fond de la cancha, la partie arrière peut être enlevée pour imiter les trinquets d’Amérique du sud et permettre la pratique des spécialités internationales).

Le trinquet de la Cavalerie[6] à Paris (XVe arrondissement) est le plus ancien établissement couvert au nord du Pays basque. Construit en 1929, il est une réplique parfaite des trinquets argentins et le jeu pratiqué est la paleta gomme argentine (creuse), dénommée généralement baline.

Matériel et équipement

Tenue du pelotari (joueur de pelote)

Le pelotari est vêtu d'un pantalon blanc, de chaussures de teinte blanche et du polo du club. Il est équipé également de lunettes de protection dans les spécialités de pala, paleta, frontenis et xare, et d'un casque pour les spécialités jouées en intérieur avec pelote de cuir.

Les pelotes

La pelote est la balle utilisée pour les jeux de pelote basque. Il en existe de différentes tailles, poids et compositions qui varient selon la discipline pratiquée.

La pelote est constituée d'un noyau en buis de 20 à 36 mm de diamètre (1). Il est entouré d'un fil élastique (2) (main nue française, paleta, pala place libre, joko garbi ou grand chistera), pour constituer le noyau dont le poids est réglementé selon le jeu et l'âge des joueurs. Ce noyau peut-être aussi en latex (3) : cesta punta, xare, pala corta, remonte.

Un fil de pure laine vierge (4) est ensuite enroulé en contrôlant scrupuleusement son tassement tout au long du processus de fabrication. Un réseau de fil de coton (5) est cousu en surface pour maintenir la laine et éviter qu'elle ne regonfle. Des « huit » en peau de chèvre (6) sont découpés et cousus ensemble à la main (7) en 1 ou 2 couches. Ces « huit » sont taillés dans du parchemin (cuir non tanné) pour la cesta punta, le xare ou le remonte[7].

Dans certains cas cette différence se fait dans une même discipline en fonction de la catégorie : de poussin à senior. La dimension de la pelote est réglementée très précisément. Elle varie de 5 à 10 centimètres de diamètre, et son poids va de 52 à 230 grammes.

Les instruments de jeu

Les chisteras

Un chistera est un panier (xistera en basque et cesta en espagnol) en osier fixé à la main du joueur par un gant en cuir.

Il fut inventé en 1857 par Jean Dithurbide (dit Gantxiki) à Saint-Pée-sur-Nivelle[8] pour remplacer les lourds gants de cuir d’origine, utilisés pour attraper et renvoyer les pelotes. Plus léger, le chistera permet d’envoyer la pelote plus loin et fatigue moins le bras. Un atelier de fabrication s’est ouvert à Ascain et les chisteras font leur apparition en partie à Espelette en 1862. Depuis 1887, à Bayonne, puis Anglet, la famille Gonzalez, de père en fils, continue de façonner et tresser, à la main, des chisteras de châtaignier et d’osier. Ils sont les seuls fabricants côté français alors qu'on compte une vingtaine de fabriques côté espagnol.

On distingue trois types de chisteras selon leur taille et leur profondeur :

  • Le petit chistera, petit gant, joko garbi : petit chistera au panier peu profond, se joue en fronton mur à gauche ou en place libre. Il faut préciser qu'une des règles de base est de ne pouvoir prendre ni relancer la pelote en avant du joueur, de plus le joueur n'a pas le droit de marcher avec la pelote dans le panier. La pelote ne doit pas rebondir dans le chistera. La traduction du nom basque de cette spécialité (joko garbi) est « jeu propre/pur ».
Série d'images d'un mouvement lors d'une partie de rebot. Les deux joueurs sont équipés d'un petit gant.
  • Le grand chistera : chistera à grand panier, se joue en place libre ou en jai alai (fronton mur à gauche profond), le joueur peut faire quelques pas avant de relancer.
  • Le remonte : chistera typique espagnol à panier peu profond (comme le joko) mais plus long. Il y a une petite différence au niveau des matériaux utilisés, de l'osier pour le joko et le grand chistera, du rotin pour le remonte.
Fabrication d'un grand chistera

La naissance d'un chistera commence en lisière de forêt par le choix très strict des pièces de châtaignier de 8 cm de diamètre environ, coupées à la lune descendante pour une meilleure souplesse et mises à sécher. Le châtaignier est une essence de bois qui allie souplesse, solidité et résistance aux insectes. Les meilleures parties longitudinales sont prélevées en évitant le cœur du bois et l'aubier. Un travail de cintrage et de calibrage créé l'armature du chistera.

Les côtes qui donneront la forme à la coque, sont taillées en lanières, dans des tiges préalablement cintrée de châtaigner et rabotées pour obtenir la forme et la taille qui diffèrent selon la place qu'elles occupent. Elles sont en nombre impair (une lame centrale et six paires de lames latérales) pour que les éclisses d'osier se croisent lors du tressage. La forme de la coque est ainsi précisément adaptée à la morphologie du joueur et à son style de jeu.

Avant le tressage, les éclisses d'osier sont soigneusement calibrées en largeur à l'aide d'un rabot de gabarit, et en épaisseur en passant sous une lame retournée. Les éclisses sont humidifiées pour avoir la souplesse nécessaire lors du tressage qui peut demander 10 à 12 heures de travail et l'utilisation de 100 à 140 éclisses. Pour chaque chistera, il faut compter 20 à 25 heures de travail, réparties sur les différentes saisons de l'année pour aboutir à une pièce unique d'un gant de joko garbi ou d'un grand chistera au creux plus prononcé[9].

Les palas et paletas

Paleta gomme ou pala ancha
Xare

Les palas et paletas sont des raquettes en bois permettant de frapper la pelote. Il en existe également plusieurs types, se différenciant par la forme, la taille et le poids :

  • La paleta gomme, familièrement appelée pala ancha : raquette en bois peu épaisse, d'une masse comprise entre 410 et 500 g, se joue avec une pelote en gomme (noire en extérieur et blanche en intérieur), cette discipline se pratique en fronton mur à gauche, place libre ou trinquet.
  • La paleta cuir : raquette plus épaisse et moins large que la pour la paleta gomme, pèse entre 510 et 600 g, se joue avec une petite pelote en cuir et se joue en place libre ou en mur à gauche ou en trinquet.
  • La pala corta : La plus épaisse des raquettes mais aussi la plus lourde, allant parfois jusqu'à 900 g, se joue avec des grosses pelotes.

Xare

  • Le xare : Arceau de bois courbé à son bout avec du fil tressé en forme de toile d'araignée en son centre, les règles sont les mêmes qu'en joko garbi. Le xare se joue dans un trinquet argentin, c’est-à-dire sans galerie au fond.

Les gants de pasaka, laxoa et rebot

Dans tout le Pays basque, trois personnes seulement fabriquent les gants de pasaka et de laxoa, également utilisés par les cordiers au rebot. Deux d'entre eux, âgés de plus de 70 ans résident en Espagne et le troisième réside en France, à Saint-Jean-de-Luz.

La forme et la taille des gants varient en fonction de la discipline, de la morphologie du joueur ou encore de sa place dans le jeu (avant ou arrière). L'artisan choisit ses dépouilles de vachettes à l'abattoir pour obtenir les peaux les plus adaptées à la fabrication des gants. Il prépare ses peaux lui-même. Après humidification, la peau est tendue sur une forme de bois, copie de gants anciens. Trois couches sont successivement posées en respectant des périodes de séchage intermédiaires. Elles sont ensuite cousues avec un fil tressé, poissé à la main et terminé à une extrémité par une soie de sanglier permettant de le passer dans les trous préparés dans l'épaisseur de peau. Le gant proprement dit est ensuite cousu à l'arrière du panier. L'intérieur de ce panier est ciré pour permettre à la balle de bien glisser pendant le jeu.

Lunettes protectrices obligatoires pour le frontenis

Les protections

Les pelotes pouvant atteindre des vitesses très élevées (300 km/h en cesta punta), les joueurs sont munis de casques et/ou de lunettes afin de protéger la tête de tout impact avec la pelote.

Les spécialités

À chaque instrument correspond une spécialité de la pelote basque, qui porte généralement le nom de l'instrument utilisé. Par exemple, on appelle xare la spécialité de la pelote basque se jouant avec l'instrument du même nom ; idem pour grand gant (ou grand chistera).

Les jeux directs dérivés des jeux de paume

Rebot

Comme à longue paume, le rebot se joue en plein air sur un fronton en place libre, plat d’environ 100 m de long et de 17 à 20 m de large. Il oppose deux équipes de cinq joueurs qui se font face de part et d’autre d’une ligne tracée à 35 m du mur de rebot (fronton), délimitant ainsi deux camps inégaux. Entre le fronton et la ligne se tiennent les défenseurs. Au-delà de la ligne, les attaquants prennent place dans le grand espace, limité parfois par un mur de fond. Les joueurs équipés d'un petit chistera (de joko garbi) ou d’un gant de cuir (de pasaka) doivent empêcher les adversaires de rattraper la balle ou de la renvoyer dans les limites du terrain pour marquer des points. La partie se joue en 13 jeux et le décompte des points (15, 30, 40 et jeu) est issu du jeu de paume, proche de celui du tennis. L'engagement se fait au centre du terrain de jeu par le rebond de la pelote sur un guéridon en bois à 3 pieds, suivi d'une service à main nue.

Pasaka

Jeu direct dérivé de la courte paume, il se pratique en trinquet avec un filet médian à 1,20 mètre de hauteur, séparant deux équipes composées de deux joueurs chacune. La pelote est envoyée, à l'aide d'un gant en cuir, par un coup glissé instantané. Les effets et l'utilisation des murs chicanes en font un véritable jeu de billard. Le décompte des points est identique à celui du rebot.

Laxoa

Partie de Laxoa sous les remparts de Fontarabie, Gustave Colin, 1863. Musée basque.

Ce jeu direct, issu de la longue paume, a quasiment disparu en France. Cependant, on peut encore voir quelques parties dans la vallée de Baztan[10]. Il ressemble au rebot, mais le gant utilisé est en cuir et plus long que celui de la pasaka. La partie se joue en 9, 10 ou 12 jeux ; le décompte est identique à celui du rebot (15, 30, 40, jeu).

Les jeux indirects ou jeux de blaid

Main nue

Spécialité de base de la pelote basque, c’est aussi la plus naturelle puisque l’on ne recourt à aucun instrument. Elle se joue en fronton place libre, trinquet et mur à gauche court. Elle se pratique en individuel (« mano a mano » ou « tête à tête ») ou en équipe de deux joueurs (un avant, un arrière).

Xare

Le xare (nom du filet cordé de l’instrument), appelé aussi raquette argentine en raison de son origine, se pratique essentiellement en trinquet. Le geste s’apparente à celui du joko garbi, avec une réception plus souple du fait du filet non tendu qui interdit le revers.

Joko garbi (petit gant)

Il se pratique surtout en France en fronton place libre d’au moins 50 mètres de long. Le renvoi de la pelote dès sa réception dans le gant entraîne un jeu rapide et vif. Il oppose deux équipes de trois joueurs composées de deux avants et d’un arrière. Dans sa variante à mur à gauche court, qui se développe depuis une vingtaine d’années, il oppose deux équipes de deux joueurs (un avant, un arrière).

Grand chistera

Il ne se joue qu’en France, sur des frontons en place libre de 80 mètres de long. La forme du gant (courbure accentuée et poche) facilite la réception, le blocage de la pelote, la décomposition du geste et la possibilité de prendre son élan pour le renvoi.

Cesta punta

Créée récemment, cette spécialité se joue dans un fronton mur à gauche long dénommé jai alai. C’est la déclinaison du grand chistera en mur à gauche avec une pelote plus vive et plus rapide. C’est la discipline internationale la plus connue, spectaculaire, rapide, lucrative (nombreux débouchés professionnels notamment aux USA dans les Frontons Casinos). Cette discipline se joue aux championnats du Monde amateurs. Elle oppose deux équipes composées d’un avant et d’un arrière.

Remonte

Ce jeu est pratiqué seulement en Espagne, surtout en Guipuzcoa et Navarre, en jai alai, avec un chistera en rotin, qui permet de frapper la pelote, celle-ci glissant ensuite dans la gouttière étroite et peu courbée. Discipline rapide et très technique, il n'y a pas de temps mort lors de la réception de la pelote.

Pala avec pelote de cuir

Grosse pala (place libre) et pala corta (mur à gauche court)

Descendante des raquettes, triquets et battoirs du jeu de paume, la grosse pala est une sorte de massue plate, de 600 à 800 g en bois (frêne ou hêtre), avec laquelle on frappe la pelote de la main droite ou de la main gauche (plutôt que de revers). En place libre, uniquement pratiquée en France, elle oppose deux équipes de deux joueurs, comme en mur à gauche où elle s’appelle pala corta, discipline internationale présente aux championnats du monde amateur. En place libre, cette discipline est de moins en moins pratiquée.

Pala larga

Dans cette spécialité pratiquée uniquement par des professionnels en jai alai, côté espagnol, la pala est un peu plus longue, épaisse et lourde que la grosse pala.

Paleta cuir

La paleta et la pelote sont plus légères et maniables que dans les spécialités précédentes, accroissant la rapidité et la vivacité du jeu. Elle se joue en trinquet et en mur à gauche, par équipe de deux joueurs. Ces deux variétés se jouent aux championnats du monde amateurs. La paleta cuir trinquet est un jeu très dur techniquement, où les joueurs renvoient les pelotes à très grande vitesse en ricochant sur les murs latéraux.

Paleta avec pelote de gomme

Paleta gomme pleine ou gomme espagnole

Plus familièrement dénommée « pala » ou parfois « pala ancha », c’est le jeu de pelote le plus facilement abordable, tant du point de vue technique et physique que financier, et le plus pratiqué en France. La paleta est légère et la pelote est une simple balle de gomme pleine. Elle se joue en place libre, en trinquet et en mur à gauche court, mais elle n’est pas reconnue comme discipline internationale.

Paleta gomme creuse ou paleta gomme argentine ou « baline »

Originaire d'Argentine, cette spécialité se joue avec un « paleton » (paleta spécifique) et une pelote de gomme creuse, vive, aux multiples effets, en trinquet ou en fronton mur à gauche de 30 m, par équipes composées de deux joueurs (un avant, un arrière). Elle fait partie des spécialités internationales. Elle peut également se jouer en individuel en fronton mur à gauche en Amérique du sud.

Frontenis

Le frontenis est le mariage du tennis et de la pelote basque. Cette spécialité d'origine mexicaine se joue avec une balle très vive et des raquettes de tennis dont le cordage est renforcé. Elle se pratique uniquement en fronton mur à gauche de 30m. Les joueurs utilisent tout particulièrement les grands rebonds et les effets pour gagner le point. Le frontenis fait partie des spécialités internationales.

Les règles du jeu

Stade Chiquito de Cambo à Paris
Complexe couvert de pelote basque à Pau

La pelote basque est un jeu alliant force et habileté. Elle se joue de façon indirecte le plus souvent (sauf au rebot et à pasaka). Les joueurs s'affrontant doivent renvoyer la pelote, chacun à son tour ou au tour de son équipe, à la volée ou après le premier rebond au sol, le but étant de la relancer sur le fronton et de la faire retomber « à bon » dans l'aire de jeu. Le joueur ou équipe qui ne peut ramener la pelote sur le fronton directement perd le point. Si le joueur envoie la balle hors de la surface de jeu, il perd le point et le but (engagement) est à l'adversaire.

Au but, le joueur doit dépasser une ligne minimum, appelée Falta pour que le but soit validé au risque de perdre le point; il y a aussi une limite maximum, appelée Pasa, que le joueur n'a le droit de ne dépasser qu'une fois : la première fois, le but est à remettre, la seconde le point est à l'adversaire.

Les limites de but dépendent du terrain de jeu et de la spécialité pratiquée. Elles sont aussi adaptées aux catégories d'âges et de sexe[11].

Terminologie de jeu[12]

  • Jo : jeu (annonce le service)
  • Sakea : le but, le service
  • Ados, berdinketa : égalité
  • Falta : pelote fausse
  • Ona : pelote bonne
  • Berriz : pelote à rejouer
  • A la novia : à la fiancée (le dernier point)
  • Pumpa  : contraire de atxiki, rebond de la pelote dans le gant (c'est une faute technique)
  • Pik  : la pelote rebondit contre le mur du fond et le sol en même temps, celle-ci roule sans possibilité de jeu ;c'est un point gagnant pour toutes les disciplines.
  • Atxiki : pelote gardée dans le gant ou dans la main
  • Errebot : la balle rebondit et touche le mur du fond
  • Paret : la balle touche directement le mur du fond après avoir touché celui de devant.
  • À vous : zuri
  • À moi : eni
  • Laisse ou laissez : utzi ou bego
  • Derrière ou loin : gibel
  • Devant : aitzin
  • Raie (à la) : marra
  • Lève : alxa
  • À droite : eskuin
  • À gauche : ezker
  • J'y suis ou si tu veux : bai ou eni
  • Non : ez
  • Suis : segi
  • À la volée : aire
  • Attention : kasu
  • Qu'est ce que c'est : zer da
  • Les juges : jujak
  • Le point : tanto

Pour les juges également, en réponse à une réclamation : zer da ou zer da pilota (« pelote bonne ou fausse ? »), ils doivent répondre : jo, segi, ona, falta, berriz ou en français : « jouez, continuez, bonne, fausse, à refaire ! ».

Compétitions

En France

Au niveau amateur, il existe 11 ligues régionales (Pays basque, Béarn, Landes, Midi-Pyrénées, Côte d'Argent, Réunion, Saint-Pierre-et-Miquelon, Nouvelle-Calédonie, Île-de-France, Nord, Côte d'Azur-Corse) qui organisent des championnats régionaux. Ceux-ci permettent d'accéder ensuite aux phases finales des championnats de France, par élimination directe jusqu'aux finales. Les parties finales du championnat de France, disputées pour l'obtention du titre, se déroulent sur une semaine, au mois d'août, dans le cadre de " la grande semaine de la pelote basque ". En 2009, la 87e édition s'est déroulée du 8 au 16 août.

La principale ligue est celle du Pays basque qui organise ses propres finales au mois de juillet. La semaine des finales de la ligue du Pays basque débute toujours par une partie de rebot à Hasparren.

Il existe également un circuit professionnel de compétition à main nue, parrainé par la Fédération française de pelote basque (FFPB) : le circuit Elite pelote basque (EPB).

Espagne

En Espagne, deux ligues professionnelles (appelés empresa ou entreprise) existent, Aspe et Asegarce et organisent des paris sur les parties (en France, seul le complexe de pelote de Pau situé sur les terrains de l'hippodrome est autorisé à organiser des paris sur des parties de pelote).

Compétitions internationales

Jeux olympiques de 1900 à Paris.
Cette discipline est mal connue à Paris. Pourtant, la pelote basque est un sport professionnel pratiqué du Pays basque à l'Argentine. Pour attirer les joueurs professionnels, le comité d'organisation cherche à doter le concours de prix susceptibles de les attirer. Mais le budget global ne dépasse pas 3 000 francs et les joueurs ne se précipitent pas. Trois équipes seulement participent à la compétition (2 espagnoles et une française).
Les épreuves disputées à Neuilly-sur-Seine les 17, 19 et 21 juin attirent un public nombreux d'environ 1 000 spectateurs, curieux de découvrir cette discipline.
Cette compétition voit la révélation du jeune joueur Chiquito de Cambo bien que médaillé de bronze. L'actuel centre de pelote basque de Paris porte son nom.

Un peu d'histoire

Les jeux de balle sont parmi les plus anciens et les plus répandus au monde. Dès l'Antiquité, les Grecs s'adonnent à la phoenida (jeux de dupes), l'apporharis (avec utilisation indirecte d'un mur) puis à la sphéristique. Les Romains, quant à eux, s'illustrent au follis, à l'harpaste, puis à la pila, qu'ils répandent dans leur empire. C'est le mot qui a donné naissance au mot « pelote » en français et au mot « pilota » en euskara, d'où le nom de pilotari pour les joueurs, déformé en pelotari. L’expansion de l’Empire Romain entraîna le développement de la pila, dont dériva le jeu de paume, ancêtre direct des jeux de pelote basque.

A l’époque du jeu de paume, le jeu est direct, les deux équipes se faisant face pour envoyer et recevoir la pelote. De nos jours, le jeu indirect par renvoi de la pelote sur un mur est beaucoup plus pratiqué.. On distingue deux types de jeu de paume : la longue paume et la courte paume.

Au XIIIe siècle, la longue paume se joue à l’extérieur, surtout par les gens du peuple, probablement à la main nue (qui a donné le jeu de « bota luze » au Pays basque), mais aussi avec des gants de cuir (mahai jokoa, laxoa) qui protègent la main et donnent plus de force et de vitesse à la pelote. Le jeu de rebot, discipline de la pelote basque, provient du jeu de longue paume. Il en a gardé les règles et la façon de compter les points.

Le jeu de courte paume, dont dérive le jeu de pelote basque à pasaka encore pratiqué, se jouait à l’intérieur d’une salle de «jeu de paume», il était davantage pratiqué par les rois et la noblesse, à la différence de la longue paume. Au XVIe siècle, ces salles où l’on joue à la courte paume à main nue, avec des gants, des battoirs puis des raquettes, reçoit le nom de « tripot » qu’il conserve jusqu’au XVIIIe siècle, ancêtre du trinquet actuel de la pelote basque. Il y a eu énormément de tripots en France et dans une grande partie de l’Europe, où se jouaient d’importantes sommes d’argent. La mode passant, leurs accès sont ensuite interdits, sauf pour la noblesse. Les tripots sont transformés et détruits et la Révolution porte un coup décisif à ce jeu. Mais les jeux de paume eurent le temps de se développer un peu partout en France et au Pays basque. Les Basques perpétuent les jeux de paume en trinquet en les adaptant. Ils jouent avec un gant de cuir et une grosse pelote, c’est le  »pasaka » ou le « laxoa » en extérieur.

Au XIXe siècle, le caoutchouc récemment découvert entre dans la fabrication des pelotes qui deviennent plus vives avec des rebonds plus importants. Le jeu en opposition directe, en face à face, devient difficile, voire. Impossible. C’est ainsi que se sont développés les jeux indirects, avec renvoi de la pelote contre un mur.

Les gants d’osier (chisteras) apparaissent officiellement en 1862, suite à une invention de Jean Dithurbide (dit Gantxiki), de Saint-Pée-sur-Nivelle, en 1857. Plus légers, plus maniables, ils s’imposent dans les jeux indirects, face aux gants de cuir qui maintiennent leur supériorité à pasaka Plat et court, le chistera sert à lancer la pelote en la fouettant immédiatement d’un coup de poignet : c’est le début du « joko garbi », jeu propre. Le chistera est surtout utilisé en coup droit, le revers n’est qu’un geste défensif jusqu’à ce qu’un joueur (Samperio) ait l’idée de s’aider du bras gauche pour appuyer la main droite, gagnant ainsi en puissance. Le revers devient alors un geste d’attaque. En 1888, à Buenos Aires, le joueur Melchior Curutchague se casse le poignet, qui ne récupère pas toute sa vigueur et sa souplesse. Il confectionne un nouveau chistera, plus long, plus recourbé, jouant presque toujours du revers. Le grand chistera est né, modifiant le jeu et son esprit. Dans tous les jeux de pelote, celle-ci est frappée ou fouettée instantanément. Là, au grand chistera, cueillie dans ce panier, elle doit être bloquée et relancée après un temps d’arrêt, l’atxiki honni des autres jeux, notamment du « joko garbi » (jeu propre)  !


Le xare, appelé aussi « raquette argentine », est apparu 1860. La paleta cuir et la pala ancha (paleta gomme) commencent à être pratiquées dans les années 1930. Pendant la guerre quelques femmes jouent à la pelote avec les hommes. Ce n’est qu’en 1975 que le premier tournoi fédéral féminin est organisé. Dans les temps anciens, la pelote ne se pratiquait que sous forme de défis. Ce n’est qu’en 1921, lors de la création de la FFPB que la pelote est réglementée. En 1922 le Comité de Pelote du Pays basque est créé. Les premiers statuts ne sont déposés à la sous-préfecture de Bayonne qu’en 1953.

Chronologie

VIIIe siècle av. J.‑C. : l'Homme est comme une pelote dans la main de Dieu (Isaïe).

  • Les Grecs jouent à la sphéristique, les Romains à la pila, les Gaulois d'Europe à la paume, les Basques à leur paume (bote-luzea, mahi-jokoa, laxua-largo).
  • 1740 : introduction du latex en Europe.
  • 1789/1793 : disparition de la paume à Paris à cause de la Révolution.
  • 1820 : vulcanisation du latex, transformé en caoutchouc.
  • 1830 : apogée du jeu de largo ou laxua (gant de cuir court et plat).
  • 1820/1850 : introduction du caoutchouc dans la confection des pelotes. Les Basques continuent à jouer à la paume qu'ils « basquisent » petit à petit, par des transformations successives.
  • 1850 : le meunier de Mauléon utilise pour la première fois un gant de cuir plus long.
  • 1850/1870 : les Basques abandonnent peu à peu les jeux rappelant la paume pour jouer de plus en plus contre les murs.
  • 1857 : découverte du gant d'osier à St Pée sur Nivelle.
  • 1860 : apparition du xare ou « raquette argentine ».
  • 1862 : première apparition officielle du gant d'osier à Espelette.
  • 1884 : départ à Buenos-Aires de Chiquito de Eibar qui fait connaître le chistera d'osier et instaure le professionnalisme.
  • 1887 : création du revers offensif à deux mains au petit gant par Samperio à Buenos-Aires.
  • 1888/1890 : naissance et expansion du « grand chistera ».
  • 1892/1893 : apogée du grand chistera et du xare.
  • 1893/1902 : abus de l'atxiki avec le grand chistera que les puristes appellent sucio
  • 1903 : Juanito Moya fabrique un chistera plat, peu profond, en réaction contre le chistera sucio : le « remonte » est né.
  • 1910/1920 : âge d'or du remonte.
  • 1921 : création de la Fédération de Pelote.
  • 1924 : la pelote basque aux Jeux olympiques de Paris.
  • 1929 : création de la Fédération internationale de pelote basque.
  • 1952 : premiers championnats du Monde de pelote Basque à Saint-Sébastien.
  • 1955 : championnats du Monde à Montevideo.
  • 1958 : championnats du Monde à Bayonne-Biarritz-Hossegor.
  • 1962 : championnats du Monde à Pampelune.
  • 1966 : championnats du Monde à Montevideo.
  • 1968 : la pelote basque aux Jeux olympiques de Mexico.
  • 1970 : championnats du Monde à Saint-Sébastien.
  • 1974 : championnats du Monde à Montevideo.
  • 1978 : championnats du Monde à Bayonne-Biarritz-St Pierre d'Irube.
  • 1982 : championnats du Monde à Mexico.
  • 1986 : championnats du Monde à Vitoria
  • 1990 : championnats du Monde à Cuba
  • 1992 : la pelote basque aux Jeux olympiques de Barcelone
  • 1994 : championnats du Monde à Saint-Jean-de-Luz
  • 1998 : championnats du Monde à Mexico
  • 2002 : championnats du Monde à Pampelune
  • 2006 : championnats du Monde à Mexico
  • 2010 : championnats du Monde à Pau

Quelques pilotaris ou "pelotaris"

Nés au XIXe siècle
Nés au XXe siècle
  • Amédée Arcé - Né à Saint-Étienne-de-Baïgorry en 1900, il sera quatre fois champion de France, et champion du monde en 1927 ;
  • Édouard Arrayet - Né à Ciboure en 1904, neveu des frères Dongaïtz, il devient champion de France en trinquet avec son frère Ernest ;
  • Prosper Saint-Martin - Né à Mendionde en 1909, il devient champion de France en 1939 ;
  • Jean Urruty - Né à Saint-Palais en 1912, champion de France à main nue junior à 17 ans, puis champion de France sénior à joko garbi, rebot, main nue et pasaka. Il remporte la coupe Wendel en 1930 ;
  • Jean-Baptiste Aguer - Né à Cambo-les-Bains en 1912, c'est un joueur de joko garbi et de main nue ;
  • Jean Lemoine - Né à Sare en 1913, c'est un joueur de rebot et joko garbi, rival de Jean Urruty ;
  • Jean-Baptiste Harrambillet - Né à Espelette en 1917, il est champion de France et du monde en trinquet, à main nue ;
  • Joseph Laduche - Né à Ascain en 1919, père de Pampi et Philippe Laduche, il devient champion de France en fronton en 1941 ;
  • Robert Mousseigt - Né à Salies-de-Béarn en 1924, champion de France à grand chistéra, il remporte les premiers championnats du monde en 1952. Disparu en 2008, un tournoi lui rend hommage, avec la mise en jeu d’un trophée portant son nom et convoité par les formations de nationale A ;
  • Pierre Vivier - Né à Villefranque en 1924, il est sept fois champion de France à main nue entre 1939 et 1944, puis en 1951 et 1956 en trinquet, en 1953 en mur à gauche ;
  • Édouard Detchart - Né à Hasparren en 1942, il est de nombreuses fois champion de France et champion du monde à Montevidéo( 1966) en main nue trinquet ;
  • Philippe Laduche - Né à Ascain en 1945, il devient champion du monde en trinquet en 1972 ;
  • Robert Dufourcq - Né à Villefranque en 1948, six fois champion de France, il obtient une médaille d'argent au championnat du monde en Uruguay en 1974 ;
  • Michel Etcheverry - Né à Hélette en 1948, il obtient 4 titres de champion de France de pelote basque a main nue ainsi que deux titres de vice champion du monde.
  • Pampi Laduche - Né à Ascain en 1955, il est champion du monde en trinquet en 1974 ;
  • Marie-Christine Rollet (Frontenis) ;
À classer
  • Maître Maurice Abeberry (Biarritz, 1926 - Larrun, 1988) membre fondateur du Biarritz Athletic Club, président de la Fédération Française de Pelote Basque (1972-1988);
  • San José (Champion du monde de main nue) ;
  • Waltary Agusti (Main nue) ;
  • Jean-François Susbielle, dit « Sussu » (pala corta) ;
  • Mariano Juaristi Mendizabal, dit « Atano III » ;
  • Joseph Berrotaran (3 fois champion du monde, 2 fois champion olympique et plusieurs fois champion de France) ;
  • Guillaume Laloo ;
  • Panpi Thicoipe (main nue) ;
  • Pierre Etchalus (champion du monde) ;
  • Philippe Etcheverry (grand chistera, Cesta) 4 fois champion de France, finaliste du premier championnat de France PRO-AM en 2007 et finaliste championnat de France en 2007 à Cannes ;
  • Pierre Marmouyet (chistéra) ;
  • Serge Camy (cesta) ;
  • Jean-Pierre Marmouyet (cesta) ;
  • Lilou Echeverria (cesta) ;
  • Alain Garcia (grosse pala et paleta gomme pleine), dit Cortada.

Notes et références

  1. Lien vers les disciplines reconnues de haut niveau par le ministère des sports pour 2009-2013: http://www.sports.gouv.fr/IMG/xls/7_liste_disciplines_HN_2009-2013_actualisee_02-07-2010.xls
  2. a et b La pelote basque, sur le site Tourisme-Pays-Basque.fr
  3. Règlement sportif, sur le site de la Fédération française de pelote basque (FFPB).
  4. Aires de jeu reconnues par la fédération internationale de pelote basque
  5. Recommandations FFPB trinquet
  6. Visite virtuelle du trinquet de la Cavalerie
  7. Source : Jean-Paul Mendiharat, ancienne fabrique de pelotes Pumpa à Saint-Pée-sur-Nivelle
  8. Pierre Sabalo, La pelote basque, Saint-Cyr-sur-loire, Alan Sutton, 2003, 1re éd. (ISBN 2-84253-882-X) 
  9. Source : fabrique de chisteras Onena à Anglet
  10. Pierre Sabalo, La pelote basque, Saint-Cyr-sur-loire, Alan Sutton, 2003, 1re éd. (ISBN 2-84253-882-X), p. 43 
  11. Règlement divers, tableau des caractéristiques des pelotes et des instruments, des points et des limites de but, sur le site de la FFPB
  12. Règlement Sportif, sur le site de la FFPB

Bibliographie

  • Jean-Pierre Allaux, La pelote basque, de la paume au gant, J&D éditions, 1993 
  • Jean Barbat, Histoire de la pelote basque à Royan, Bonne Anse, 2006 
  • Gaston Bénac et Édouard Vogt, La pelote basque par Chiquito de Cambo, Privilèges Atlantica, Biarritz 2006 (ISBN 2 35165 020 4) 
  • Bota, La pelote basque, son art, ses secrets, ses règles, Solar, sports 2004 
  • Louis Toulet (Eskutik), La pelote basque Histoire, technique et pratique, Editions de Vecchi, 1982 
  • Louis Toulet (Eskutik), La fabuleuse histoire de la pelote basque, Edisud, 1984 (ISBN 2-851177-093-4) 
  • Louis Toulet (Eskutik), Guide de la pelote basque, Elkar, 1990 
  • Louis Etcheto dit « Chipitey », Ils étaient les meilleurs, Porche, 1985 
  • Carole Garcia, La pelote basque, C.M.D., Questions de mémoire, 1999 
  • Pierre Sabalo, La pelote basque, Saint-Cyr-sur-loire, Alan Sutton, 2003, 1re éd. (ISBN 2-84253-882-X) 

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