Peche (halieutique)

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Peche (halieutique)

PĂȘche (halieutique)

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MatĂ©riel traditionnel europĂ©en et produit de la pĂȘche en eau douce, peints par Johannes Fabritius

La pĂȘche est l'activitĂ© consistant Ă  capturer des animaux aquatiques (poissons, mais aussi crustacĂ©s, cĂ©phalopodes...) dans leur milieu naturel (ocĂ©ans, mers, cours d'eau, Ă©tangs, lacs, mares). Elle est pratiquĂ©e par les pĂȘcheurs, comme loisir ou profession. Les techniques et engins de pĂȘche sont nombreux, dĂ©pendant de l'espĂšce recherchĂ©e, du milieu, des bateaux. La pĂȘche est plus ou moins encadrĂ©s par une rĂ©glementation qui tend Ă  se renforcer pour protĂ©ger la ressource de l'Ă©puisement.

La FAO estimait en 2005, qu'environ 38 millions de pĂȘcheurs et d'aquaculteurs fournissaient dans le monde des emplois directs et indirects Ă  environ 200 millions de personnes. Chaque humain consommait en moyenne 14,4 kg/an de poissons sauvages issus de la pĂȘche, ainsi que 7,4 kg issus de pisciculture[1].

Vocabulaire : Dans le cas des cĂ©tacĂ©s (baleine, cachalot, ou dauphin encore consommĂ© au Japon, on parlera plutĂŽt de « chasse Â» ; on parle aussi de chasse sous-marine pour le tir au harpon de poissons ou la collecte de crustacĂ©s).

Le qualificatif halieutique dĂ©signe la connaissance de la biologie et de l'exploitation des ressources de la pĂȘche.

Sommaire

Histoire

PĂȘcheurs. Photo de Carlo Naya

La pĂȘche, sans doute aussi vieille que l'humanitĂ© a toujours Ă©tĂ© et reste une source vitale de protĂ©ines animales pour l'homme et une ressource Ă©conomique pour de nombreux pays cĂŽtiers. La croissance des volumes pĂȘchĂ©s se heurte aujourd'hui Ă  l'Ă©puisement des ressources naturelles. AprĂšs un report vers les espĂšces de la faune abyssale des grands-fonds, c'est la pisciculture marine ou d'eau douce qui devra sans doute dans le futur rĂ©pondre Ă  la croissance de la demande qui accompagne l'Ă©volution dĂ©mographique et l'augmentation du niveau de vie.

La pĂȘche de loisir est rĂ©glementĂ©e, nĂ©cessitant dans la plupart des pays un permis et/ou une carte-pĂȘche. La pĂȘche de loisirs en mer l'est encore peu, notamment dans les eaux internationales. La pĂȘche professionnelle est de plus en plus rĂ©glementĂ©e pour protĂ©ger efficacement les ressources.

Types de pĂȘche

PĂȘche maritime et fluviale

On les distingue gĂ©nĂ©ralement sur un critĂšre de salinitĂ© de l'eau, distinction qui entraĂźne notamment une rĂ©glementation diffĂ©rente. En France, on parle de la « limite de salure des eaux Â» qui conditionne le rĂ©gime juridique entre ces deux types de pĂȘche. Cette limite, purement administrative, dĂ©coule du dĂ©cret du 9 janvier 1852 sur l'exercice de la pĂȘche et pose de grands problĂšmes en pratique, car bien des animaux ont la capacitĂ© de la franchir dans les deux sens.

PĂȘche professionnelle

Chalutier de pĂȘche artisanale

On trouve plusieurs types de pĂȘche professionnelle.

La distinction entre artisans et industriels fait aujourd’hui l’objet de dĂ©bats, dans l'Union europĂ©enne.

  • Certains tentent de restreindre la notion de navire artisan.
  • D’autres estiment que, si distinction il doit y avoir, elle doit se situer entre ceux qui savent adapter leur activitĂ© en fonction des disponibilitĂ©s de la ressource (et qui peuvent le prouver) et ceux qui estiment que le vivier est sans fond.

PĂȘche artisanale et pĂȘche industrielle

La vision historique française privilĂ©gie la notion de « patron propriĂ©taire embarquĂ© Â». Elle distingue :

  • La pĂȘche artisanale, qui est la plus diversifiĂ©e, et occupe de nombreuses personnes. Un artisan est un armateur qui possĂšde au maximum deux navires, d'une longueur maximale de 24 mĂštres. La pĂȘche artisanale concerne donc des bateaux de petite et moyenne taille (6 Ă  24 mĂštres) et de nombreuses techniques. En son sein, il convient de distinguer encore :
    • La pĂȘche artisanale cĂŽtiĂšre. Elle concerne les bateaux les plus petits (6 Ă  16 mĂštres), avec 1 Ă  4 hommes Ă  bord, qui font des marĂ©es courtes (de quelques heures Ă  3 journĂ©es).
    • La pĂȘche artisanale hauturiĂšre. On parle de pĂȘche hauturiĂšre lorsque le bateau passe plus de 96 heures d'affilĂ©e en mer. La pĂȘche hauturiĂšre peut donc ĂȘtre artisanale. Elle concerne les navires de 16 Ă  24 mĂštres, avec un Ă©quipage de 5 ou 6 hommes, qui font des marĂ©es plus longues (de 8 Ă  15 jours).
  • La pĂȘche industrielle. Elle fournit l'essentiel des captures en poisson et autres ressources halieutiques.
    • La pĂȘche au large se pratique surtout sur des chalutiers de 30 Ă  50 mĂštres pour des marĂ©es de 10 Ă  15 jours, sur la plupart des plateaux continentaux et façades maritimes (dans les petites mers telle que la MĂ©diterranĂ©e, les sorties sont souvent rĂ©duites Ă  24 heures). Le poisson est trĂšs souvent conditionnĂ© Ă  bord. On compte 10 Ă  25 hommes par bateau.
    • La grande pĂȘche se pratique en haute mer pour des campagnes pouvant durer plusieurs mois, sur des bateaux atteignant 110 mĂštres de long, avec un Ă©quipage comptant jusqu'Ă  60 hommes dans le cas des navire-usine transformant le poisson Ă  bord.

Pour la lĂ©gislation française, les genres de pĂȘche sont :

  • Petite pĂȘche : absence infĂ©rieure Ă  24 heures.
  • PĂȘche cĂŽtiĂšre : absence comprise entre 24 heures et 96 heures.
  • PĂȘche au large : absence comprise entre 96 heures et 20 jours.
  • Grande pĂȘche : navires de jauge > 1000 tx ou absence supĂ©rieure Ă  20 jours pour les navires de plus de 150 tx de jauge[2].

Outils

La pĂȘche professionnelle en mer demande un Ă©quipement et un navire adaptĂ©s Ă  l'espĂšce cible et Ă  la haute mer. On distingue la pĂȘche aux traĂźnants, comme les dragues, les chaluts, la senne danoise, de la pĂȘche aux dormants, comme les filets dĂ©rivants ou les casiers ainsi que d'autres spĂ©cialitĂ©s comme la senne coulissante (ou bolinche) qui est un filet que l'on tourne autour du banc de poissons. La plupart du temps, un navire est adaptĂ© pour pĂȘcher diffĂ©rents types de poissons afin d'assurer un cycle saisonnier et de suivre les diffĂ©rentes rĂ©glementations de pĂȘche. Les technologies modernes permettent de faciliter les captures et d'amĂ©liorer le rendement des pĂȘches (contrĂŽle Ă©lectronique du train de pĂȘche, sondeurs multifaisceaux, sonars, radars, bouĂ©es de localisation par satellite ou simplement la rĂ©ception de donnĂ©es par tĂ©lĂ©communications par satellite en gĂ©nĂ©ral). Ces technologies laissent de moins en moins de chance Ă  la proie et contribuent Ă  la surpĂȘche.

Banc de hareng

Outils de pĂȘche professionnelle :

  • outils de pĂȘche actifs
    • engins traĂźnants comme les chaluts de fond et les chaluts pĂ©lagiques. Ce sont des outils constituĂ©s d'un filet en forme de poche dans lequel les prises viennent se loger.
    • filets tournants sont des engins permettant d'encercler les poissons pĂ©lagiques. Ce sont reprĂ©sentĂ©s par la senne tournante non coulissante et la senne tournante coulissante.
  • outils de pĂȘche passifs
    • filets sont des outils verticaux dans lesquels les prises viennent se coincer. Ils sont reprĂ©sentĂ©s par les filets maillants et les trĂ©mails.
    • lignes et les palangres, qui sont constituĂ©es d'un fil auquel est accrochĂ© un hameçon et un leurre ou un appĂąt. On distingue les palangres de fond des palangres flottantes.
    • piĂšges, qui sont des outils passifs tels que nasses et casiers.

PĂȘche sportive ou de loisir

Article dĂ©taillĂ© : PĂȘche sportive.

PĂȘche Ă©lectrique

La pĂȘche Ă©lectrique, rĂ©servĂ©e en Europe aux seules autoritĂ©s halieutiques compĂ©tentes, consiste Ă  faire passer un courant de faible intensitĂ© dans le cours d'une riviĂšre Ă  l'aide d'une perche conductrice terminĂ©e par un anneau alimentĂ©e par une batterie. Le poisson, lĂ©gĂšrement choquĂ© vient alors flotter Ă  la surface d'oĂč il peut facilement ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ© grĂące Ă  une Ă©puisette. Cette technique de pĂȘche n'est utilisĂ©e que pour rĂ©aliser des Ă©tudes sur les ressources halieutiques : comptage, mesures, pesĂ©e et Ă©ventuellement baguage. C'est donc une mĂ©thode Ă  seul but scientifique et les poissons, aprĂšs avoir retrouvĂ© leurs « esprits Â» et avoir Ă©tĂ© rĂ©-oxygĂ©nĂ©s sont relĂąchĂ©s dans leur milieu naturel.

En bateau

La palangrotte

La pĂȘche Ă  la palangrotte se pratique au mouillage. La palangrotte est composĂ©e d'une ligne mĂšre et de quatre ou cinq hameçons placĂ©s au bout de brassoles espacĂ©s entre eux d'environ un mĂštre. Les appĂąts sont descendus sur le fond Ă  l'aide d'un lest, dĂšs que le plomb placĂ© en bout de palangrotte touche le fond on le remonte un peu pour tendre la ligne. Cette pĂȘche se pratique Ă  la main ou avec une canne courte. On peut, sur un mĂȘme bateau, pĂȘcher avec plusieurs palangrottes.

En MĂ©diterranĂ©e les poissons recherchĂ©s sont les girelles, les sarrans, les rascasses, les vieilles. C'est le mode de pĂȘche prĂ©fĂ©rentiel de la bouillabaisse.

Sur le bas de ligne sont placées à intervalle régulier plusieurs potences armées d'hameçon de taille 8 à 12.

Les appĂąts pour la palangrotte : Principalement des vers de mer (nĂ©rĂ©ide, mourron, ver amĂ©ricain), des morceaux de poisson et des tronçons d'encornet.

La traĂźne

Article dĂ©taillĂ© : PĂȘche Ă  la traĂźne.

La pĂȘche aux cormorans

Cormoran

Type de pĂȘche pratiquĂ©e par exemple en Chine sur le lac Eir dans le Yunnan ou sur la riviĂšre Li. Le cou du cormoran est ligaturĂ© afin que celui-ci rĂ©gurgite le poisson attrapĂ© au pĂȘcheur.

Sous l'eau

Une technique de pĂȘche relativement marginale au niveau professionnel, mais nĂ©anmoins historique, est Ă  noter : il s'agit de celle que pratiquent les Amas, ces femmes japonaises pĂȘchant des coquillages en apnĂ©e. Cette technique est Ă©galement utilisĂ©e dans les lagunes languedociennes et sur le littoral notamment pour le biju (ou violet), la chasse et la pĂȘche sous-marine Ă©tant strictement interdites aux plongeurs avec bouteilles. Si cette tradition tend Ă  disparaĂźtre, le fait de plonger pour se nourrir ou faire du commerce a certainement Ă©tĂ© le premier type de pĂȘche. On trouve des traces de cette activitĂ© datant de la prĂ©histoire en MĂ©diterranĂ©e, en CorĂ©e et en Terre de feu. Aujourd'hui, il s'agit majoritairement d'un loisir ou d'un sport. Voir l'article Chasse sous-marine.

RĂ©glementation

La rĂšglementation varie selon les pays et les pĂȘcheries, et selon le fait que le navire pĂȘche dans des eaux territoriales ou internationales.

Internationale

Lire notamment l'article droit de la mer et OMI

Communautaire (Union européenne)

845 rĂšglements et dĂ©cisions communautaires concernent directement ou indirectement la pĂȘche professionnelle maritime[3]. La politique commune de la pĂȘche (ou PCP) est entrĂ©e en vigueur en 1983. Elle pourrait ĂȘtre revue aprĂšs l'adoption fin avril 2009 par la Commission europĂ©enne de son livre Vert de la pĂȘche, sous titrĂ© « RĂ©forme de la politique commune de la pĂȘche Â»[4] qui reconnait que «88% des stocks europĂ©ens sont surexploitĂ©s (contre une moyenne mondiale de 25%) et 30% sont «hors des limites biologiques de sĂ©curité». L'Europe a lancĂ© une consultation publique qui sera close le 31 dĂ©cembre 2009[5].

Organisation commune du marchĂ© des produits de la pĂȘche et de l'aquaculture

CrĂ©Ă©e dans le cadre de la PAC, elle comprend quatre Ă©lĂ©ments :

  • les normes communes de commercialisation des produits de la pĂȘche (qualitĂ©, emballage, Ă©tiquetage) ;
  • les organisations de producteurs destinĂ©es Ă  contribuer Ă  la stabilisation des marchĂ©s ;
  • le soutien des prix, qui fixe des minimums au-dessous desquels il est interdit de vendre les produits de la pĂȘche ;
  • des rĂšglements portant sur le commerce avec les pays tiers.

Le 12 juillet 2005, la Cour de justice europĂ©enne a condamnĂ©, Ă  la demande de la Commission europĂ©enne, la France Ă  une amende pour violation de la lĂ©gislation communautaire concernant la protection des stocks de poissons risquant de disparaĂźtre. La France doit rĂ©gler une somme forfaitaire de 20 millions d'euros pour avoir failli « de façon grave et persistante Ă  ses obligations communautaires en matiĂšre de pĂȘche Â». Elle doit aussi payer 57,8 millions d'euros supplĂ©mentaires pour chaque pĂ©riode de violation de six mois en plus.

Nationale

PĂȘcheurs sur Ă©chasses, Sri Lanka

Tous les pays disposent d'une réglementation particuliÚre.

La rĂ©glementation de la pĂȘche, en France, relĂšve du ministĂšre de l'Environnement et du ministĂšre de l'Agriculture et de la PĂȘche.

On peut notamment citer :

voir aussi zone Ă©conomique exclusive

Au niveau français, les pĂȘcheurs maritimes professionnels disposent conformĂ©ment Ă  la loi du 2 mai 1991 d'une organisation reprĂ©sentative chargĂ©e entre autres d'informer les pĂȘcheurs en matiĂšre de rĂ©glementation.

Locale

En France, les pĂȘcheurs professionnels se sont toujours auto-imposĂ©s une rĂ©glementation adaptĂ©e aux spĂ©cificitĂ©s de chaque zone, notamment via des GPB (guides de bonnes pratiques) ainsi qu'au travers d'organisations issues de la loi du 2 mai 1991 qui sont les ComitĂ©s rĂ©gionaux et locaux des pĂȘches maritimes et des Ă©levages marins (CRPMEM et CLPMEM) et en MĂ©diterranĂ©e via des prud'homies de pĂȘcheurs.

Les contrĂŽles

Ils prennent des formes diffĂ©rentes selon les pays mais visent gĂ©nĂ©ralement Ă  la fois Ă  limiter le braconnage et la surpĂȘche. Les contrĂŽleurs veillent Ă  la conformitĂ© des lieux et saisons de pĂȘche, des tailles des prises, du lieu, profondeur, et durĂ©e d'immersion de l'engin de pĂȘche et du nombre et type d'engin (type de filet et de maillage et des dispositifs auxiliaires, nombre de lignes et d'hameçons, etc.). Ils vĂ©rifient quand ils le peuvent le respect des TACs, du rejets des prises accessoires et des captures de poisson sous-dimensionnĂ©, du journal de bord et du le registre de production, etc. avec signalement d'indice d'infraction apparente) et Ă  Ă©viter la concurrence dĂ©loyale ainsi qu'Ă  amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des pĂȘcheurs. Dans certains cas, des observateurs Ă  bord peuvent ĂȘtre prĂ©sent (USA, Canada, Europe
) pour veiller au respect de la loi du pays, de normes internationales et/ou du pays Ă©trangers dans les eaux duquel la pĂȘche est pratiquĂ©e, avec gĂ©nĂ©ralement un rĂŽle complĂ©mentaire d'acquisition de donnĂ©es scientifiques (prĂ©lĂšvements, analyses de taille, parasitoses, etc.)[6]. Ils se font in situ, Ă  partir des dĂ©clarations faites par les pĂȘcheurs et en France sous le contrĂŽle des affaires maritimes et des prĂ©fets maritimes. L'imagerie et les outils satellitaires commencent Ă  ĂȘtre utilisĂ©s. Par exemple, en France, le Centre rĂ©gional opĂ©rationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) d'Étel est chargĂ© de surveiller les pĂȘches françaises du monde entier par satellite. En 2008, environ 1000 navires français de plus de 15 m sont ainsi suivis (position, cap, vitesse) via Immarsat ou Argos. En zone Ă  risque de piratage, les donnĂ©es sont aussi communiquĂ©es Ă  la marine de guerre qui peut assurer la sĂ©curitĂ© des pĂȘcheurs. Cette approche devrait se dĂ©velopper dans le cadre du projet Kopernikus. La France a Ă©tĂ© condamnĂ© le 12 juillet 2005 Ă  payer 20 millions € par la Cour europĂ©enne de justice pour manquement grave aux dispositions de la PCP (Politique commune des pĂȘches), avec astreinte semestrielle de 57 millions d'euros.[7].

Aspects Ă©conomiques

Chalutier Ă  quai

La production de poisson est en constante augmentation depuis les annĂ©es 1950[8]. Selon la FAO, en 2000 la pĂȘche 142,5 millions de tonnes de poissons ont Ă©tĂ© pĂȘchĂ©s, dont 96,7 destinĂ©es Ă  l'alimentation humaine, soit 16,2 kg par habitant. En 2004, la production a encore augmentĂ© avec 155,8 millions de tonnes[9].

Sur ce total de 130,4 millions de tonnes, 94,8 sont pĂȘchĂ©es (pĂȘche continentale ou marine) et 35,6 (soit 27 %) viennent de l'aquaculture. L'exploitation des poissons des grands fonds s'est sensiblement accrue mais le total des captures est en rĂ©gression, comme la ressource.

La Chine est le premier producteur mondial avec 16,6 mio de tonnes en 2002, suivie par le PĂ©rou (8,8 mio), les États-Unis, le l'IndonĂ©sie, le Japon et le Chili (4 Ă  5 mio). Les dix principaux pays producteurs se partagent 60% des prises. L'ocĂ©an Pacifique fournit 60% des ressources, l'Atlantique 27% et l'ocĂ©an Indien 10%. Les poissons pĂȘchĂ©s proviennent Ă  90% du plateau continental[10].

Les principales espĂšces pĂȘchĂ©es ont Ă©tĂ© en 2000 :

En France, selon les chiffres de l'Ofimer (2004), le secteur de la pĂȘche emploie 21 000 marins pour 6 000 navires. 40 criĂ©es rĂ©parties le long du littoral gĂšrent les produits pĂȘchĂ©s, d'une valeur globale de 1,12 milliard d'euros. Ceux-ci sont distribuĂ©s par 380 entreprises de mareyage et 290 entreprises de transformation.

Cependant, les poissons (d'eau douce et/ou marins) vendus doivent respecter des critÚres stricts tant sur le plan sanitaire [2] que médicamenteux [3]. Ces législations semblent mieux respectées en eau de mer qu'en eau douce. L'accompagnement des filiÚres, quand il existe, ne semble pas avoir été suffisant pour leur permettre de respecter l'évolution législative en France et dans d'autres pays.

En 2004, la flotte de pĂȘche mondiale comportait environ 4 millions d'unitĂ©s, dont 1,3 mio d'embarcations pontĂ©es et 2,7 mio non-pontĂ©es. Parmi ces derniĂšres, un tiers Ă©taient mĂ©canisĂ©es (moteur hors-bord le plus souvent), le reste Ă©tant des bateaux traditionnels Ă  voile ou Ă  rame. Parmi les bateaux pontĂ©s, 86% opĂšrent en Asie, 7,8% en Europe, 3,8% en AmĂ©rique du Nord et AmĂ©rique centrale, 1,3% en Afrique, 0,6% en AmĂ©rique du Sud et 0,4% en OcĂ©anie. Depuis la forte expansion des annĂ©es 1970 Ă  1980, la flotte tend Ă  se stabiliser, surtout dans les pays dĂ©veloppĂ©s[11].

SoutenabilitĂ© de la pĂȘche, environnement et Ă©puisement des ressources halieutiques

la pĂȘche est confrontĂ©e aux dĂ©rĂšglements climatiques, mais aussi Ă  la modification du pH des ocĂ©ans
Les modifications de teneur de l'eau en ion carbonate pourraient aussi influer sur la composition et la répartition des peuplements halieutiques

Les premiers symptĂŽmes de surexploitation des ressources halieutiques apparaissent au XIXe siĂšcle avec la rĂ©gression de certains cĂ©tacĂ©s (baleines, cachalots) et poissons (saumons en particulier) puis avec la quasi disparition des baleines victimes de la surpĂȘche des navires baleiniers. Dans les annĂ©es 1970, la morue des Grands Bancs de Terre-Neuve, pĂȘchĂ©e Ă  une Ă©chelle presque industrielle depuis plus de 200 ans et qui semblait une ressource inĂ©puisable, disparaĂźt Ă  son tour. Depuis les annĂ©es 1950, l'envolĂ©e dĂ©mographique et Ă©conomique du XXe siĂšcle a entraĂźnĂ© une croissance des pĂȘcheries qui butte dĂ©sormais dans de nombreuses rĂ©gions sur la disparition du poisson. Le nombre de bateaux et de pĂȘcheurs a diminuĂ© dans nombre de pays, mais ils sont bien plus efficaces et mieux Ă©quipĂ©s, ce qui a aggravĂ© la pression sur les stocks halieutiques. Les flottes de pĂȘche industrielle se sont alors tournĂ©es (annĂ©es 1980-1990) vers des poissons moins connus ou moins apprĂ©ciĂ©s du public, quitte Ă  les transformer avant leur mise sur le marchĂ© (surimi). Elles exploitent des poissons des grands fonds et explorent les mers les plus Ă©loignĂ©es des ports (archipel des Kerguelen, etc.) mais ces ressources lentement renouvelables sont elles-mĂȘmes dĂ©jĂ  menacĂ©es de surexploitation. Des expĂ©riences de pĂȘche plus sĂ©lective et diminuant les prises accessoires ou accidentelles de cĂ©tacĂ©s (par les pingers notamment) sont tentĂ©e pour une « pĂȘche durable Â».

Dans les annĂ©es 1970 Ă  2000, sous l'Ă©gide de l'ONU et de la FAO, de nombreux pays dĂ©veloppĂ©s ont renforcĂ© leur rĂ©glementation pour limiter les volumes pĂȘchĂ©s (politique de quotas ou TACs), et encouragĂ© une pĂȘche plus sĂ©lective, en s'appuyant sur une approche Ă©cosystĂ©mique[12],[13] et des analyses scientifiques de l'Ă©tat des stocks halieutiques et de leur renouvelabilitĂ©. Les poissons de grands fonds font partie de ceux qui rĂ©gressent le plus vite. Le 28 octobre 2008 et pour 2 ans, le Conseil de l'Europe a dĂ©cidĂ© de rĂ©duire ses quotas de pĂȘche ou TAC (Total autorisĂ© de capture)[14] pour les grands fonds. Les TAC pour le requins des profondeurs ont Ă©tĂ© rĂ©duites de 50 % et seront nulles en 2010. La pĂȘche du poisson empereur pourrait ĂȘtre interdite en 2010 aussi et les quotas devraient pour le grenadier ĂȘtre rĂ©duits de 15 % en 2009 et de 5 % en 2010. Sur certaines zones un observateur devra ĂȘtre Ă  bord lors de la pĂȘche Ă  la lingue bleue qui fera aussi l'objet d'une rĂ©duction de quotas[15].

Des écosociolabels tels que le MSC (Marine Stewardship Council) ont été créés pour y contribuer.

Pour Greenpeace, l'Ă©tat du stock de thon rouge en mĂ©diterranĂ©e est un constat d'Ă©chec des dispositifs de gouvernance de la ressource par les Organisations rĂ©gionales des pĂȘcheries (ORP).

Quelques espĂšces en forte rĂ©gression suite Ă  la surpĂȘche font l'objet de plans de restauration (incluant Ă©ventuellement des rĂ©introductions) visant Ă  restaurer une population viable par la mise en Ɠuvre d'actions coordonnĂ©es sur tout ou partie de leur aire de rĂ©partition (exemples : esturgeon europĂ©en, cabillaud ou anguille d'Europe par exemple).

En France

Le nombre d'emplois Ă  bord et en dĂ©clin (environ 10 % de perte en 10 ans) surtout dans le secteur de la pĂȘche artisanale

La pĂȘche française est une activitĂ© Ă©conomiquement importante pour certains ports (ex : Boulogne-sur-Mer) et certaines rĂ©gions littorales (Bretagne, Nord-Pas-de-Calais, DOM) fortement soutenue par le ministĂšre chargĂ© de la pĂȘche et par les gouvernements successifs.

La filiĂšre halieutique française a su se moderniser, et s’exporter mais elle est confrontĂ©e aux consĂ©quences de la surpĂȘche mondiale, de la dĂ©gradation des stocks, aux quotas et ne reprĂ©sente plus qu'environ 15 % de la consommation française, avec un chiffre d'affaires qui malgrĂ© les subventions et aides fiscales Ă©tait dans les annĂ©es 2005 Ă  peine plus Ă©levĂ© que celui de la filiĂšre française de la tomate [16]. Selon les statistiques de l'OFIMER et du ministĂšre en charge de la pĂȘche, le nombre de marin-pĂȘcheurs continue Ă  diminuer dans le secteur artisanal, sans ĂȘtre compensĂ© par les crĂ©ations d'emplois de la pĂȘche industrielle. En 2007, 25 215 marin-pĂȘcheurs français travaillaient Ă  87% sur des navires immatriculĂ©s en mĂ©tropole (dont 28% immatriculĂ©s en Bretagne) pour un Ă©quivalent de 6 571 214 jours travaillĂ©s (soit 260 jours par emploi pour l’annĂ©e 2007 en moyenne). 74% de ces marins ont naviguĂ© 6 mois et plus, et 15% occasionnellement (moins de 3 mois pour l’annĂ©e 2007). La rĂ©partition des emplois par rĂ©gion d’immatriculation a peu variĂ© pour ceux qui ont naviguĂ© 3 mois ou plus, mais de 1999 Ă  2007 ce secteur a perdu environ 10 % de ses emplois (en mĂ©tropole pour les postes non occasionnels) avec des diffĂ©rences rĂ©gionales fortes (+ 42 % de 1999 Ă  2007 en Aquitaine, Ă  - 31,9% en Poitou-Charentes et presque stable en Languedoc-Roussillon (-4,2%)[17]. OFIMER statistiques import-export 2007

Au 31 dĂ©cembre 2007, la flotte française comportait 7 631 navires actifs dont 5 187 immatriculĂ©s en mĂ©tropole (dont 20% en Bretagne), et 2 444 dans les dĂ©partements d’Outre Mer (DOM) dont 14 % en Martinique (14%). Si l'on observe les immatriculations Ă  une Ă©chelle gĂ©ographique plus fine (quartiers maritimes), les zones ayant le plus de navires immatriculĂ©s sont : Fort-de-France (14% des immatriculations de la flotte française), Pointe-Ă -Pitre (11%), SĂšte (7%) puis Cherbourg (5%).
La flotte française est numĂ©riquement constituĂ©e de navires de moins de 10 mĂštres de longueur hors tout (70% des navires au 31 dĂ©cembre 2007, 13% mesurant de 10 et 12 mĂštres, et 14% de 12 et 24 mĂštres pour seulement 3% dĂ©passant 24 mĂštres). cette flotte a en 2007 d'abord dĂ©clarĂ© des nasses ou casiers ; pour 29 % des navires (mais en fait essentiellement utilisĂ©es dans les DOM [18]). Ce sont ensuite les filets qui sont l'outil principal dans 21% des navires, Ă  Ă©galitĂ© avec le chalut pour 21% des cas. Au total 69% des engins principaux dĂ©clarĂ©s Ă©taient statiques et 25% Ă©taient remorquĂ©s. En mĂ©tropole le chalut est l'engin maintenant le plus dĂ©clarĂ© comme engin principal (30%) devant le filet (27%). 91% des bateaux de pĂȘche immatriculĂ©s dans les DOM n'atteignent pas 10 mĂštres de long, contre 59% en mĂ©tropole. puissance totale estimĂ©e au 31 dĂ©cembre 2007, Ă©tait de 1 070 628 kW dont 77% pour les navires immatriculĂ©s en mĂ©tropole. Le poids de la mĂ©tropole est encore plus important en termes de capacitĂ© avec 92% d'un total de 210 754 GT de capacitĂ© (au 31 dĂ©cembre 2007), L’ñge moyen des bateaux immatriculĂ©s est de 20 ans (12 ans dans les DOM, et 23 ans en mĂ©tropole). La tendance est Ă  une diminution du nombre et de la taille des navires et d'une rĂ©duction du nombre de marins Ă  bord : Entre 1995 et fin 2007, le nombre de bateau a diminuĂ© de 21,3% en mĂ©tropole. Les bateaux de 12 Ă  24 m sont ceux qui sont le moins remplacĂ©s et construits (- 30,9%, contre - 19,3% pour les bateaux de moins de 12 m et - 8,5% pour les plus de 24 m. Ceci se traduit par une diminution de puissance (-17,4% de 1995 Ă  2007), mais le nombre de bateaux diminue moins vite que la puissance totale de la flotte, et les progrĂšs techniques font que la diminution de puissance ne se traduit pas par une diminution Ă©gale d'intensitĂ© de pĂȘche.

Un rapport du SĂ©nat intitulĂ© MarĂ©e amĂšre ; pour une gestion durable de la pĂȘche[19] rĂ©alertait fin 2008 sur la menace que la surpĂȘche fait peser sur l'alimentation mondiale. Selon ce rapport, la pĂȘche a « trĂšs certainement Â» dĂ©jĂ  atteint sur presque toute la planĂšte « les limites de l’exploitation halieutique Â» alors que la capacitĂ© de pĂȘche augmente d'environ 4 % par an. Son influence dĂ©passe dans presque toutes les mers les facteurs naturels alors qu'il n’y « a plus de stock pouvant soutenir une nouvelle croissance des captures Â» et que l'aquaculture telle qu'elle existe « accroĂźt la pression sur les espĂšces sauvages et contribue Ă  la destruction des milieux naturels Â».

Ce rapport propose de renouer le dialogue entre pĂȘcheurs, scientifiques et dĂ©cideurs ; pour « construire les outils de la dĂ©cision politique Â», sur la base d'une approche Ă©cosystĂ©mique et d'aires marines protĂ©gĂ©es ; en donnant aux pĂȘcheurs les moyens d'ĂȘtre acteurs et gestionnaires d’une pĂȘche responsable et durable, ce qui implique d'accepter et respecter les quotas proposĂ©s par les scientifiques et lutter contre les fraudes. Les pouvoirs publics doivent exercer leurs prĂ©rogatives de contrĂŽle et mieux informer les citoyens pour les rendre responsables, qu'ils puissent choisir des poissons impactant moins la ressource, de taille lĂ©gale, Ă©colabellisĂ©s MSC ou Ă©quivalent, en favorisant les initiatives de pĂȘche durable mises en place par avec les pĂȘcheurs, sans oublier de rĂ©duire l'impact de la pĂȘche rĂ©crĂ©ative « qui ne doit plus ĂȘtre mĂ©sestimĂ© Â».

Notes et références

  1. ↑ Statistiques de la FAO sur la pĂȘche
  2. ↑ [pdf][1]
  3. ↑ http://www.objectifm.eu/SFPManuelFR/
  4. ↑ Livre vert de la pĂȘche (UE, 2004)
  5. ↑ Site ouvert pour la consultation publique europĂ©enne sur l'avenir de la pĂȘche
  6. ↑ Exemple ;RĂšglement (CE) n° 3069/95 du Conseil, du 21 dĂ©cembre 1995, Ă©tablissant un programme pilote d'observation de la CommunautĂ© europĂ©enne applicable aux bateaux de pĂȘche de la CommunautĂ© qui opĂšrent dans la zone de rĂ©glementation de l'Organisation des pĂȘches de l'Atlantique du Nord-Ouest
  7. ↑ Source : prĂ©fet maritime)
  8. ↑ Voir grapheFAO
  9. ↑ Voir quantitĂ© totale de la production mondiale de pĂȘche sur le site de la FAO
  10. ↑ Jean-Michel Cousteau / Philippe Vallette, Atlas de l'ocĂ©an mondial, Éditions Autrement, 2007, p. 30.
  11. ↑ Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, La situation mondiale des pĂȘches et de l'aquaculture, 2006, p. 7.
  12. ↑ Document FAO Directives techniques pour une pĂȘche responsable, suppl. « AmĂ©nagement des pĂȘches, §2. L’approche Ă©cosystĂ©mique des pĂȘches Â», Rome, 2003 (ComplĂ©ment au « Code de conduite de la FAO pour une pĂȘche responsable Â»)
  13. ↑ Site (Ifremer) dĂ©diĂ© Ă  l'approche Ă©cosystĂ©mique des pĂȘches (AEP)
  14. ↑ vocabulaire normalisĂ© officiel du domaine de la pĂȘche en France
  15. ↑ Journal Le Marin, 31 oct 2008, page 4
  16. ↑ Le chiffre d’affaires des poissons frais dĂ©clarĂ©s et dĂ©barquĂ©s dans les ports français s’est Ă©levĂ© Ă  629 millions € en 2004 ; celui de la production de tomates en France Ă  624 millions €. Source : Rapport Tanguy : Les PĂȘches maritimes françaises : entre le dĂ©fi du marchĂ© et le dĂ©fi de l’amĂ©nagement du territoire, publiĂ© en juin 2006 et dont le rapporteur Ă©tait HĂ©lĂšne Tanguy, dĂ©putĂ©e du FinistĂšre
  17. ↑ Statistiques OFIMER 2007
  18. ↑ En 2007, Sur 2 444 navires des DOM 1 601 ont dĂ©clarĂ© la nasse ou le casiers comme engin principal de pĂȘche
  19. ↑ Rapport du sĂ©nateur Marcel-Pierre ClĂ©ach ; http://www.senat.fr/rap/r08-132/r08-132.html Rapport], et sa synthĂšse en 4 pages

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