Pays Basque

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Pays Basque

Pays basque

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Basque Country location map.png
Armoiries basques.
Baie de Saint-SĂ©bastien dans le Pays basque espagnol.

Le Pays basque ou Euskal Herria (parfois eskual herria) en basque est un territoire qui s'Ă©tend de part et d'autre des PyrĂ©nĂ©es occidentales sur plusieurs rĂ©gions administratives dont le statut politique et juridique de chacune des provinces historiques varie en France et en Espagne, et couvre un peu plus de 20 500 kmÂČ[1] oĂč habitent environ 3 millions de personnes.[2]

Si par convention, on peut faire correspondre les 7 provinces traditionnelles (Zazpiak Bat), il est difficile d'en préciser avec exactitude les contours car les frontiÚres administratives ne coïncident pas toujours avec les frontiÚres ethniques et culturelles[3].

Le Pays basque se divise en trois entitĂ©s : deux communautĂ©s autonomes d'Espagne, la CommunautĂ© autonome du Pays basque (Ă©galement dĂ©notĂ©e « PaĂ­s Vasco Â» en Espagne), composĂ©e des trois territoires historiques d'Alava, Guipuscoa et Biscaye, qui constitue plus de 70% de la population totale, et la Navarre qui reprĂ©sente plus de 50% du territoire, et le Pays basque français (administrativement une portion du dĂ©partement des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques), pour moins de 10% de la population et 15 % du territoire.

Sommaire

Étymologie

C'est Ă  l'unitĂ© linguistique d'une grande partie de ses habitants que l'ensemble doit sont nom[4]. En basque, le nom du pays est aussi Ă©troitement liĂ© Ă  celui de sa langue. Pays basque se traduit par Euskal Herria (Pays basque) = Euskararen Herria (le pays de la langue basque), et Basque par euskaldun = Euskara dun (celui qui possĂšde la langue basque)[5]. TrĂšs peu de peuples se dĂ©signent et dĂ©signent leurs pays par la connaissance de leurs langues[5]. Quant au mot Euzkadi, inventĂ© par le pĂšre du nationalisme basque, Sabino Arana, au XIXe siĂšcle, il dĂ©signe la patrie basque. Les deux termes ont donc une portĂ©e diffĂ©rente. "Euskal Herria" est une notion plus gĂ©ographique et culturelle, alors que "Euzkadi" est une notion politique : elle dĂ©signe la nation basque.

À l'heure actuelle, Euskadi est le nom basque de la CommunautĂ© autonome du Pays basque formĂ©e les provinces de l'Alava, la Biscaye et le Guipuscoa.

Histoire et réceptions du concept

Des terres peuplées de Basques au territoire basque

La carte linguistique des « sept provinces basques Â» de Louis Lucien Bonaparte.

L'expression « Terre des Basques Â» apparaĂźt trĂšs prĂ©cocement dans les textes en français, ainsi la lit-on dĂ©jĂ  dans les « Chroniques Â» de Jean Froissart Ă©crites dans la deuxiĂšme moitiĂ© du XIVe siĂšcle[6]. Jusqu'au XVIIIe siĂšcle, l'expression « Pays des Basques Â» est utilisĂ©e pour dĂ©signer des espaces d'Ă©tendue variable peuplĂ©s de Basques.

En basque, la formule Euskal Herria est attestĂ©e Ă  partir du XVIe siĂšcle (chez Joanes Leizarraga en 1571). Comme pour les formes françaises, on dĂ©signe ainsi les rĂ©gions peuplĂ©es de Basques. En 1643 le traitĂ© de religion Gero de Pedro de Axular, en langue basque, est le premier document connu qui dĂ©crit territorialement ce « Pays Basque Â» en fournissant l'Ă©numĂ©ration des sept provinces qui le composent[7].

Une telle description gĂ©ographique demeure isolĂ©e. On note une nouvelle Ă©numĂ©ration des sept provinces (dĂ©signĂ©es comme « pays particuliers Â») constituant un Pays basque, cette fois en français sous la plume du Chevalier de BĂ©la dans son Histoire des Basques rĂ©digĂ©e entre 1761 et 1766[8].

Au XIXe siĂšcle, l'expression « Pays Basque Â» est dĂ©sormais d'usage courant en français[9], encore que son sens varie selon le contexte : rĂ©gion de langue basque, territoire des sept provinces ou territoire des trois provinces basques de France. Pendant cette mĂȘme pĂ©riode PaĂ­s Vasco reste rare en espagnol : les terres peuplĂ©es de Basques sont dĂ©signĂ©es comme PaĂ­s Vasco-navarro ou PaĂ­s euskaro[9] ou par l'expression basque Euskal Herria intĂ©grĂ©e Ă  la langue espagnole (sous des orthographes variĂ©es : Euskal-Erria, escualherria, ...)[7].

Ainsi dans la deuxiĂšme moitiĂ© du XIXe siĂšcle, sous des appellations assez variĂ©es, le territoire composĂ© des sept « provinces Â» traditionnelles est devenu un cadre conceptuel d'usage courant, bien au-delĂ  des cercles nationalistes selon l'AcadĂ©mie de la langue basque[7]. À titre d'exemple, on peut mentionner la carte des dialectes basques dressĂ©e en 1869 par Louis Lucien Bonaparte qui est intitulĂ©e : « Carte des sept provinces basques Â»[10].

Variantes

Les « sept provinces Â» comme projet national

Avec la montĂ©e en puissance du nationalisme basque, Sabino Arana invente un nouveau mot Ă  la fin du XIXe siĂšcle : Euskadi (ou Euzkadi). DĂ©signant le mĂȘme territoire que le « Pays basque Â», il fait plus que dĂ©crire la dĂ©limitation d'une rĂ©gion culturelle et sous-tend un projet politique pour ce territoire [7]. Un autre terme basque, Zazpiak Bat (« les sept font un Â») va fournir encore une autre façon, plus lyrique, de se rĂ©fĂ©rer Ă  ce projet politique[10].

D'autres contours pour le pays des Basques

On pourrait aussi dĂ©finir le Pays basque Ă  partir d'un critĂšre purement linguistique, et en retirer notamment le sud de l'Alava et de la Navarre. Ce point de vue est courant voire majoritaire au XIXe siĂšcle ; ainsi Ă  partir de cette dĂ©finition la Grande EncyclopĂ©die de Berthelot peut-elle Ă©crire au XIXe siĂšcle que « ni Bayonne, ni Pampelune, ni Bilbao ne sont basques Â». On retrouve encore ce mode de dĂ©finition tardivement au XXe siĂšcle comme dans Le Pays basque de Georges Viers, publiĂ© en 1975. Cette conception s'est toutefois essoufflĂ©e et n'est pratiquement plus dĂ©fendue de nos jours, oĂč l'identitĂ© basque est conçue comme transcendant largement la seule identitĂ© linguistique[11].

Plus anecdotique est le projet ultra-nationaliste de Federico Krutwig pour qui le Pays basque doit ĂȘtre une « grande Vasconie Â» incluant toutes les terres qui auraient Ă©tĂ© basques un jour : Gascogne, rĂ©gion de Jaca, Rioja et Bureba[12]. C'est ce qu'on dĂ©nomme en basque Orok Bat, qui signifie « Toutes unies Â»[13].

Oppositions

CÎté français

La validitĂ© du concept de « Pays basque Â» transnational, au sein duquel s'intĂšgre le Pays basque français, ne pose guĂšre question du cĂŽtĂ© nord de la frontiĂšre[14]. L'inclusion dans le territoire du Pays basque de zones oĂč la langue populaire Ă©tait l'occitan gascon (surtout Bayonne) a pu ĂȘtre une question polĂ©mique jusqu'au-delĂ  du milieu du XXe siĂšcle : en 1922 le choix du nom Ă  donner au « MusĂ©e basque et de la tradition bayonnaise Â» est l'objet de « vives discussions Â» avant d'aboutir Ă  un « compromis Â»[15], et en 1986 encore, Manex Goyhenetche juge nĂ©cessaire, dans son guide historique de Bayonne, de consacrer trois pages vĂ©hĂ©mentes Ă  affirmer la basquitude de la ville contre « certains auteurs Â» selon lui « non dĂ©pourvus parfois de sentiments anti-basques Â»[16]. Mais avec le temps, les reprĂ©sentations collectives Ă©voluent et, comme le note GisĂšle CarriĂšre-Prignitz, mĂȘme la rive droite de l'Adour, Ă  Boucau et Saint-Esprit, est aujourd'hui « intĂ©grĂ©e Â» au pays basque[17] ; les voix regrettant cet Ă©tat de fait semblent en ce dĂ©but de XXIe siĂšcle ĂȘtre peu audibles[18], mĂȘme si Barbara Loyer estime que « cette reprĂ©sentation de l’identitĂ© basque de l’agglomĂ©ration fĂąche ou inquiĂšte une partie de la population Â»[19].

CĂŽtĂ© espagnol : la question navarraise

En revanche une partie significative de l'opinion publique espagnole et particuliĂšrement navarraise refuse d'admettre la pertinence de ce concept de « Pays basque Â». Le chef de l'opposition espagnole, Mariano Rajoy va jusqu'Ă  dĂ©clarer, en avril 2006 : « La Navarre est la Navarre depuis des siĂšcles, Euskal Herria n'existe pas Â».[20]

La Navarre, dont la partie sud n'est pas bascophone, est l'objet d'un sentiment d'identitĂ© rĂ©gionale particuliĂšrement marquĂ© — Ă  tel point qu'on parle de navarrisme. Son articulation avec l'identitĂ© basque n'est pas simple et surtout pas univoque, si bien qu'on peut parler aujourd'hui de navarrismes au pluriel : un navarrisme qualifiĂ© d'« espagnoliste Â» par ses adversaires – qui revendique son ancrage Ă  l'Espagne et se construit en s'opposant aux revendications basquisantes – qui s'oppose Ă  un navarrisme basquiste – qui voit dans le projet politique national basque le cadre le plus appropriĂ© pour l'Ă©panouissement de l'identitĂ© navarraise[21].

Cette dualitĂ© de conceptions de l'identitĂ© navarraise se manifeste dans le sentiment populaire vis-Ă -vis du concept d'« Euskal Herria Â», et cette idĂ©e d'un grand Pays basque incluant leur province est rejetĂ©e par une bonne part de la population[22]. On a pu utiliser l'expression d'« Ulster basque Â» pour dĂ©crire l'Ă©cartĂšlement de l'opinion publique navarraise[23].

Pierre Letamendia fait remarquer que cette situation n'Ă©tait pas une fatalitĂ© historique : rapprochant la Navarre de l'Alava, il souligne la grande similitude culturelle entre les deux provinces, toutes deux non bascophones au sud, toutes deux marquĂ©es par le carlisme et trĂšs conservatrices au moment de la guerre civile, toutes deux rurales s'industrialisant seulement au milieu du XXe siĂšcle. Il isole des diffĂ©rences fortuites : l'Alava a adhĂ©rĂ© au statut de 1936, la Navarre a un passĂ© de royaume, mais considĂšre aussi comme essentiel le rĂŽle de la presse locale et notamment du Heraldo de Navarra dans la construction d'une identitĂ© navarraise en opposition Ă  l'identitĂ© basque[24].

Analyses

La conception extensive du territoire basque qui est l'objet de cet article n'est pas dĂ©pourvue de cohĂ©rence : ainsi dĂ©limitĂ©, le Pays basque est simplement la rĂ©union des sept provinces qui contiennent des locuteurs du basque. Pour Barbara Loyer, la formation sociale du territoire va de pair avec l'Ă©volution de l'identitĂ© basque. Dans un premier temps essentiellement linguistique, elle est alors « une reprĂ©sentation ethnique avant d'ĂȘtre politique Â» ; lorsque le nationalisme basque se dĂ©veloppe, l'existence d'institutions provinciales similaires dans les sept provinces constitue un Ă©lĂ©ment d'unitĂ© particuliĂšrement structurant pour la nouvelle idĂ©ologie[25], et cette focalisation sur les anciennes libertĂ©s et les fueros conforte l'installation de l'identitĂ© nationale basque dans la grille prĂ©existante des limites provinciales[26]. BĂ©atrice Leroy, en posant les difficultĂ©s de l'Ă©criture d'une histoire dans ce cadre prĂ©Ă©tabli, accepte l'exercice en rattachant la territorialitĂ© basque aux « normes de la gĂ©opolitique du XIXe siĂšcle Â»[27].

Les auteurs proches du nationalisme basque posent souvent le concept d'« Euskal Herria Â» comme une donnĂ©e, sans discussion de sa validitĂ© — mĂȘme dans des prĂ©sentations relativement longues de son territoire ou discussions de l'identitĂ© basque[28]. La question n'est toutefois pas systĂ©matiquement Ă©ludĂ©e par les nationalistes basques : ainsi Manex Goyhenetche, qui est d'abord un historien, en fait l'ouverture de son Histoire gĂ©nĂ©rale du Pays basque sous le titre provocateur « Le Pays basque existe-t-il ?  Â». Il conclut Ă  une communautĂ© de destin des habitants du territoire, qui malgrĂ© leur grande diversitĂ© « sont dĂ©finis par un ensemble de caractĂšres relativement stables susceptibles de confĂ©rer une personnalitĂ© collective, voire une identitĂ© collective Â»[29]. Plus rĂ©cemment, Jean-Louis Davant juge qu'il convient de « dĂ©battre du principe de la territorialitĂ© Â» puis dĂ©fend le cadre des sept provinces comme « le plus cohĂ©rent Â» pour reprĂ©senter le territoire basque[30].

La pensĂ©e de Pierre Letamendia est nuancĂ©e : pour lui « Ce n'est que par convention et par construction sociale et politique qu'on peut identifier le Pays basque et les sept provinces historiques traditionnelles. Ces derniĂšres ont incontestablement un enracinement historique et politique. Mais celui-ci n'est pas fondĂ© exclusivement ou mĂȘme principalement sur un substrat culturel basque Â»[3]. Il admet par ailleurs qu'« il est certain qu'une rĂ©elle parentĂ© culturelle rassemble, ou plutĂŽt a rassemblĂ© l'ensemble des Basques Â»[31].

La territorialitĂ© : enjeux contemporains

La gĂ©opoliticienne Barbara Loyer, fonciĂšrement hostile aux nationalismes rĂ©gionaux, propose une peinture trĂšs critique des enjeux territoriaux de la construction de l'identitĂ©. Pour elle « plus on prend en considĂ©ration des ensembles spatiaux vastes, plus on nĂ©glige les diversitĂ©s locales au profit des reprĂ©sentations Â». Dressant un tableau trĂšs pessimiste des consĂ©quences des revendications nationales et notamment linguistiques, elle fournit une lecture conflictuelle des inscriptions territoriales ; dans le cas spĂ©cifique de la Navarre, elle voit dans le projet national basque une volontĂ© de « faire coĂŻncider par une relation d’appartenance historique une langue et un territoire, sans tenir compte des locuteurs qui y viennent ou qui s’en vont Â». Pour elle, « rien n’est moins "naturel" qu’un territoire Â» : derriĂšre le choix d'une reprĂ©sentation territoriale, il y a des enjeux gĂ©opolitiques en termes de pouvoir[32].

Des auteurs plus ouverts au nationalisme basque sont beaucoup plus optimistes et voient au contraire dans la montĂ©e en puissance de la territorialisation de l'identitĂ© basque une chance. InterviewĂ© dans Lana, mensuel du parti nationaliste basque, Jean-Philippe Larramendy dĂ©clare « J'aime cette idĂ©e qu'il suffit d'habiter au Pays basque pour devenir basque Â»[33]. Une analyse de Thomas Pierre dĂ©crit l'Ă©volution de la pensĂ©e nationaliste qui, bĂątissant depuis les derniĂšres annĂ©es du XXe siĂšcle une nouvelle « identitĂ© territoriale Â», redĂ©finit ce que signifie ĂȘtre basque. S'Ă©loignant de la conception linguistique inadĂ©quate et de la conception ethnique qui a longtemps imprĂ©gnĂ© le mouvement national basque, elle se dĂ©barrasse ainsi d'une catĂ©gorie de pensĂ©e peu rigoureuse. Il est d'ailleurs selon Thomas Pierre intĂ©ressant de relever qu'au mĂȘme moment ce sont les opposants Ă  l'institutionnalisation de la culture basque qui, tout en dĂ©nonçant chez leurs adversaires des dĂ©rives ethnicistes fantasmĂ©es, sont paradoxalement ceux qui continuent Ă  raisonner dans des cadres ethniques pĂ©rimĂ©s[34].

GĂ©ographie

Extension du territoire

Les sept provinces du Pays basque

Traditionnellement, le Pays basque est décrit comme formé par la réunion de sept provinces, ou territoires historiques. Quatre au sud des Pyrénées forment le pays basque espagnol (ou pays basque sud) (Hegoalde) et trois au nord forment le pays basque français (ou pays basque nord) (Iparralde).

Au sud

Plaza de la Virgen Blanca Ă  Vitoria-Gasteiz.
Article dĂ©taillĂ© : Pays basque espagnol.

Le pays basque sud (Hegoalde), c'est-Ă -dire sa partie situĂ©e en Espagne est formĂ© de deux communautĂ©s autonomes :

  • La CommunautĂ© autonome basque (PaĂ­s Vasco en espagnol, Euskadi en basque) (7,234 kmÂČ)[35]. Elle est composĂ©e de trois provinces, qui portent l'appellation spĂ©cifique de « territoires historiques Â» :
    • l'Alava (Álava en espagnol, Araba en basque), dont la capitale est Vitoria-Gasteiz. Vitoria est aussi capitale de la communautĂ© autonome basque.
    • la Biscaye (Vizcaya en espagnol, Bizkaia en basque), dont la capitale est Bilbao.
    • le Guipuscoa (GuipĂșzcoa en espagnol, Gipuzkoa en basque), dont la capitale est Saint-SĂ©bastien.

Pour certaines sources, deux enclaves Ă  l'intĂ©rieur de la communautĂ© autonome basque font Ă©galement partie du Pays basque[36] : l'enclave de Treviño, enclave de la province de Burgos au sein de l'Alava (280 kmÂČ[37]) et Valle de Villaverde (20 kmÂČ), enclave de la Cantabrie en Biscaye.

  • La Navarre (Navarra en espagnol, Nafarroa en basque), dont la capitale est Pampelune (10,391 kmÂČ)[35] est une communautĂ© autonome rĂ©duite Ă  une province, qui porte l'appellation spĂ©cifique de « CommunautĂ© forale Â» en rĂ©fĂ©rence aux fors de Navarre. Il peut ĂȘtre utile de rappeler, comme dĂ©taillĂ© plus haut, qu'une partie significative de l'opinion publique navarraise n'accepte pas l'inclusion de la province dans le grand Pays basque qui est l'objet de cet article.

Au nord

Bayonne, centre économique du Pays basque français.
Article dĂ©taillĂ© : Pays basque français.

Le pays basque nord (Iparralde en basque), c'est-Ă -dire la partie du Pays basque situĂ©e en France, couvre la partie occidentale du dĂ©partement des PyrĂ©nĂ©es Atlantiques. Pour les sources rĂ©centes, il est composĂ© de l'arrondissement de Bayonne et des cantons de MaulĂ©on-Licharre et Tardets-Sorholus, les sources divergeant pour inclure ou exclure la commune d'Esquiule[38]. Si on accepte ces conventions[39], la superficie du pays basque français (y compris les 29 kmÂČ d'Esquiule) est de 2,995 kmÂČ[40].

Traditionnellement, le pays basque français est divisĂ© en trois provinces :

Une prĂ©sentation aussi sommaire est peu cohĂ©rente avec l'appartenance au Pays basque de communes du Bas-Adour difficilement rattachables aux anciens territoires des provinces, qui est gĂ©nĂ©ralement admise de nos jours ; il est sans doute plus exact de suivre Jean Goyhenetche dans sa description du pays basque septentrional comme formĂ© de « cinq entitĂ©s administratives : les deux provinces traditionnelles de Soule et Labourd, le royaume de (basse) Navarre, la ville de Bayonne, la principautĂ© fĂ©odale de Gramont Â»[41].

La RĂ©volution française ayant totalement refondu le systĂšme d'administration de la France, les trois provinces (augmentĂ©es de villes et villages du Bas-Adour) sont d'abord devenus des districts : celui d'Ustaritz pour le Labourd, celui de Saint-Palais pour la Basse-Navarre, celui de MaulĂ©on pour la Soule. Ces districts sont rĂ©unis Ă  trois districts bĂ©arnais pour former le nouveau dĂ©partement des Basses-PyrĂ©nĂ©es[42]. Au grĂ© des modifications ultĂ©rieures du dĂ©coupage interne du dĂ©partement, les provinces basques ont cessĂ© d'exister dans l'ordre administratif. Un mouvement trĂšs actif depuis les derniĂšres dĂ©cennies du XXe siĂšcle, milite pour la constitution d'un « dĂ©partement Pays basque Â» dont le territoire serait celui du pays basque nord (voir Ă  ce sujet l'article Batera).

Paysages

Paysage pyrénéen à Sainte-Engrùce dans la Soule.

Trois provinces se partagent la cĂŽte basque : le Labourd cĂŽtĂ© français et le Guipuscoa et la Biscaye cĂŽtĂ© espagnol. La rĂ©gion est trĂšs marquĂ©e par l'influence maritime et Bilbao et Bayonne en sont les deux villes rayonnantes. La cĂŽte basque commence au sud de l'Adour avec des plages de sables fins qui correspondent au prolongement de la cĂŽte landaise. À Anglet, Ă  la chambre d'Amour, les longues plages se terminent et laissent la place Ă  des falaises de 30 Ă  50 m de hauteur et Ă  des petites plages enfoncĂ©es dans des criques. Cette formation rocheuse provient du massif pyrĂ©nĂ©en qui rencontre le golfe de Gascogne au niveau de la frontiĂšre franco-espagnole (Pointe Sainte Anne, Cabo Higuer). Les formations gĂ©ologiques sont trĂšs hĂ©tĂ©rogĂšnes le long de la cĂŽte. On rencontre du grĂšs calcaire Ă  la pointe Saint-Martin, des marnes bleues sur la cĂŽte des basques, ou du flysh vers Bidart, dans la baie de Loya, Ă  Hendaye ou Ă  Zumaya. La cĂŽte est alors trĂšs dĂ©coupĂ©e et change inexorablement avec l'Ă©rosion des pluies et de la mer. Au milieu des ces falaises, on trouve des plages Ă©troites, assez rares et parfois composĂ©es de galets et des estuaires qui sont devenus les lieux privilĂ©giĂ©s d'urbanisme.

On observe une diffĂ©rence nette entre la cĂŽte basque française et la costa vasca (cĂŽte basque espagnole). L'expansion de l'urbanisme est importante cĂŽtĂ© français Ă  cause notamment du tourisme grandissant. Environ 5% de la cĂŽte est libre de construction[rĂ©f. nĂ©cessaire]. CĂŽtĂ© espagnol, la cĂŽte est plus prĂ©servĂ©e et moins urbanisĂ©e.

La plaine de l'Èbre à Mendavia, en Ribera de Navarre

La montagne domine tout le reste du territoire basque avec des hauteurs dĂ©passant 400 m sur plus de la moitiĂ© du pays. Ce sont les PyrĂ©nĂ©es qui sont dans le centre du Pays basque et coupent ce dernier en deux, formant la frontiĂšre entre la France et l'Espagne. Le point culminant des PyrĂ©nĂ©es basques est le pic d'Orhy Ă  2 017 m. À l'est, les PyrĂ©nĂ©es sont hautes et parsemĂ©es de forĂȘt et de pĂąturages d'altitude avec des vallĂ©es assez profondes. À l'ouest, la chaine PyrĂ©nĂ©ene est plus calme et forme des plateaux herbeux et des sommets arrondis jusqu'Ă  l'OcĂ©an. Au nord du massif, en Iparralde, les collines vertes dominent jusqu'Ă  l'Adour. On y trouve des prairies, des bois et des champs cultivĂ©s de maĂŻs. Au-dessus de l'Adour se forme une plaine alluviale marĂ©cageuse appelĂ©e les barthes. Au sud de la chaine axiale, en Navarre, les PyrĂ©nĂ©es sont prĂ©sentes tout le long de la frontiĂšre et se prolongent jusqu'Ă  la cĂŽte basque espagnole avec des vallĂ©es plus vertes et moins Ă©troites. À l'ouest, dans la communautĂ© autonome basque, on trouve la cordillĂšre Cantabrique qui se prolonge vers Bilbao. Elle est formĂ©e d'une succession de sierras : la sierra d'Aralar, la sierra d'Urbasa et la sierra d'Andia. Enfin, vers l'Èbre, les plateaux disparaissent au profit d'une grande vallĂ©e.

Climat

Le climat du Pays basque est variĂ© et fortement influencĂ© par l'ocĂ©an Atlantique. Le littoral bĂ©nĂ©ficie de l'influence du Gulf Stream, qui donne un climat tempĂ©rĂ© et des tempĂ©ratures douces. La tempĂ©rature annuelle moyenne est de 13 Â°C. Les vents dominants sont orientĂ©s d'ouest en est et amĂšnent des prĂ©cipitations rĂ©guliĂšres en hiver. Au sud, en Espagne, des vents du sud appelĂ©s localement haize hegoa permettent de rĂ©chauffer tout le pays. Les Ă©tĂ©s restent doux grĂące Ă  l'ocĂ©an. Les pluies sont assez abondantes et tombent trĂšs rapidement sous forme d'orages ce qui donne une vĂ©gĂ©tation riche et verte mĂȘme en Ă©tĂ©. Vers le sud du Pays basque en Espagne, le climat devient plutĂŽt mĂ©diterranĂ©en voire presque continental avec des hivers secs et froids et une vĂ©gĂ©tation plus dĂ©sertique.

Faune et flore

La faune est trĂšs variĂ©e sur ce vaste territoire. Les oiseaux sont trĂšs prĂ©sents sur le littoral. On retrouve l'hirondelle de rochers qui niche dans les falaises, l'ocĂ©anite tempĂȘte qui est un oiseau devenu rare, ou le tournepierre Ă  collier que l'on trouve trĂšs frĂ©quemment sur les plages et les rochers. Le cormoran, le goĂ©land, la mouette et l'huĂźtrier pie sont des oiseaux qui frĂ©quentent les cĂŽtes basques. C'est aussi un lieu d'hivernage pour le macareux moine, le guillemot de TroĂŻl et le pingouin torda. La montagne est le refuge de nombreux rapaces comme le milan noir, la buse variable ou le vautour fauve.

Des mammifÚres sont familiers du Pays basque. Autrefois, l'ours brun peuplait les montagnes. Maintenant, on trouve des cerfs, des sangliers, des pottoks et des renards. De nombreux lapins de garenne font le bonheur des chasseurs de la région.

La flore du Pays basque est variĂ©e et diffĂ©rente suivant l'altitude et le climat. Sur le littoral, la flore est adaptĂ©e aux conditions maritimes de vent et de sel. On y trouve de la lande et de la prairie maritime avec des ajoncs, de la bruyĂšre, de la sĂ©rapia langue et du crithme marin. Sur la cĂŽte espagnole, les dunes sont fixĂ©es grĂące Ă  des plantations de pins maritimes, des tamaris et de l'eucalyptus. Le paysage de collines est dominĂ© par des prairies herbeuses et de la lande. En paysage montagnard, on trouve essentiellement des forĂȘts de chĂȘnes et de hĂȘtres. Arbailles et Iraty sont les plus grandes forĂȘts de hĂȘtres d'Europe. Au-dessus de 1800 m, la lande reprend le relais ainsi que les pĂąturages d'estive. On y retrouve le rhododendron et la myrtille.

Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire des Basques.

De la préhistoire aux Romains

Restes préhistoriques à Okabe au SE de Saint-Jean-Pied-de-Port.

L'histoire du Pays basque commence Ă  la prĂ©histoire tels en tĂ©moignent les objets retrouvĂ©s dans les grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya. De nombreux peuples cĂŽtoient l'actuel Pays basque. De nombreux historiens romains relatent aussi l'existence de nombreuses tribus diffĂ©rentes des Celtes ou des Gaulois : Autrigons, Caristes, Vardules, BĂ©rones, Vascons et Aquitains. Ces derniers collaborent sans doute pleinement avec les Romains. Au Moyen Âge, les Romains sont supplantĂ©s par les Wisigoths qui ont envahi toute la pĂ©ninsule et les Francs qui se trouvent au nord des PyrĂ©nĂ©es. Au milieu se forme le territoire des Vascons. Ils ne se soumettent pas au roi des Francs et n'hĂ©sitent pas Ă  piller les villages au sud comme au nord. La particularitĂ© basque d'une sociĂ©tĂ© indĂ©pendante et trĂšs Ă©galitaire apparaĂźt alors Ă  cette pĂ©riode.

Au VIIIe siĂšcle, l'invasion musulmane provenant du sud prend le territoire des Basques. Se forme alors le royaume de Pampelune, prĂ©lude du royaume de Navarre. Charlemagne conquit la ville de Pampelune dĂ©truisant ses murailles. En 778 eut lieu la Bataille de Roncevaux, oĂč les Vascons qui, pour se venger, attaquĂšrent l'arriĂšre-garde de l'armĂ©e franque de Charlemagne, privant ainsi de sa protection la constitution d'une zone d'influence carolingienne[43] dans la vallĂ©e de l'Èbre, similaire aux marches hispaniques de Catalogne. Cette bataille donna naissance Ă  la fameuse Chanson de Roland.

Du Moyen-Âge Ă  la RĂ©volution française

Au IXe siĂšcle, c'est le dĂ©but de la reconquĂȘte des terres prises par les musulmans (Reconquista) et le Pays basque fut alternativement partie du royaume de Navarre et du royaume de Castille. Des conflits existaient entre les commerçants du Pays basque espagnol et les commerçants de Bayonne. C'est aussi le moment de la mise en place des fueros (fors). En Espagne, il s'agit d'une charte accordant aux populations des privilĂšges et des libertĂ©s et issue d'une synthĂšse entre les lois romaines et wisigothes. Elles sont conclues entre le roi et une vallĂ©e, une ville ou un village. Dans les provinces basques, il s'agit au contraire d'un texte que le seigneur jure de respecter pour obtenir l'obĂ©issance de son peuple. Les dĂ©putĂ©s des provinces basques y mettent par Ă©crit les libertĂ©s et les franchises que le peuple basque veut conserver.

La province de Navarre sera la plus prospĂšre sous le rĂšgne de Sanche le Grand au XIe siĂšcle s'Ă©tendant sur une partie de l'Aquitaine au nord et en Aragon Ă  l'est. Au XIIe siĂšcle, elle Ă©clate mais chaque province conserve son systĂšme de fueros. La Soule et le Labourd qui reviennent Ă  l'Aquitaine tombent sous domination anglaise avec le mariage d'AliĂ©nor d'Aquitaine et du roi d'Angleterre. Et durant la guerre de Cent Ans, le Pays basque est Ă©cartelĂ© entre la France et l'Angleterre.

À la fin du Moyen Âge, en 1521, la Navarre fut envahie par les troupes espagnoles et son territoire au sud des PyrĂ©nĂ©es fut annexĂ© Ă  l'Espagne, moyennant promesse royale de respecter les fors de Navarre. Le royaume de Navarre sous domination de la Maison de Foix se rĂ©duisait alors aux territoires au nord des PyrĂ©nĂ©es. En 1659 est signĂ© le traitĂ© des PyrĂ©nĂ©es Ă  Hendaye qui marque le rapprochement de l'Espagne et de la France, et la reconnaissance implicite de la frontiĂšre au Pays basque, qui sĂ©pare donc dĂ©finitivement en deux parties la Navarre.

Pendant ce temps, les Basques participĂšrent Ă  la conquĂȘte de l'AmĂ©rique grĂące Ă  la chasse Ă  la baleine qui les emmena jusqu'aux terres de la Nouvelle-France. De nombreux marins et explorateurs sont issus des territoires basques.

Le XIXe siĂšcle

La RĂ©volution française voit la rĂ©organisation administrative complĂšte du Pays basque français et la suppression des assemblĂ©es spĂ©cifiques des trois provinces du nord (Biltzar du Labourd, États de Navarre, Cour d'Ordre en Soule). Au sud, le pouvoir des fueros est contestĂ© par des Ă©conomistes qui y voient un frein au dĂ©veloppement Ă©conomique. Lors d'une guerre de succession entre Isabelle II d'Espagne et son oncle Don Carlos, les avis sont partagĂ©s sur les fueros entre ces deux hĂ©ritiers du trĂŽne. C'est la premiĂšre guerre carliste entre 1833 et 1876 qui dĂ©chirent l'Espagne. Des guĂ©rillas des populations basques s’opposent aux armĂ©es des gouvernements libĂ©raux espagnols. Mais en 1876 les fueros sont abolis par ordre du roi et le pouvoir central est affirmĂ©.

La fin du XIXe siĂšcle est marquĂ©e, cĂŽtĂ© espagnol, par la naissance du nationalisme basque. En 1895, un premier mouvement nationaliste basque , EAJ/PNV, voit le jour et rĂ©clame le retour des fueros et l'autonomie des provinces basques. En 1930, des mouvements de gauche et du Front populaire Ă©mergent dans les deux pays[rĂ©f. nĂ©cessaire]. En 1931, la rĂ©publique est dĂ©clarĂ©e en Espagne et la droite prend le pouvoir.

Le nationalisme au XXe siĂšcle

Article dĂ©taillĂ© : Nationalisme basque.
Affichage d'une revendication et expression du nationalisme basque (Zarautz, 2003).
Densité de population.

En 1936, dĂ©bute la guerre civile espagnole. Les rĂ©publicains pour s'assurer du soutien des basques dĂ©clarent l'autonomie du Pays basque. Mais, cela sĂšme la discorde entre les partisans du Pays basque. La Navarre anti-rĂ©publicaine soutient Franco tandis que la Biscaye et le Guipuscoa oĂč le Parti nationaliste basque (PNV) est puissant, soutiennent le pouvoir rĂ©publicain en place. Franco attaque le Pays basque en 1937 et le bombardement de Guernica (immortalisĂ© par un cĂ©lĂšbre tableau de Picasso) fait de nombreuses victimes civiles. Le gouvernement autonome prĂ©sidĂ© par JosĂ© Antonio Aguirre (PNV) s'exile Ă  Bayonne lorsque Bilbao est prise. De nombreux exilĂ©s rejoignent la partie française du Pays basque. Il ne fallut d'ailleurs pas attendre 1939 qui marque la victoire dĂ©finitive de Franco pour que commence la rĂ©pression franquiste.

La rĂ©sistance basque rejoint les territoires du nord et en plus du PNV deux mouvements se forment : l'ETA (Euskadi ta Askatasuna) en 1959 au sud, vite influencĂ© par les idĂ©es rĂ©volutionnaires, et Enbata en 1963 au nord. Les mouvements se radicalisent et appellent Ă  la violence. C'est le dĂ©but du terrorisme. Avec l'arrivĂ©e de Juan Carlos au pouvoir, des concessions sont faites par le gouvernement espagnol mais cela ne satisfait pas les rĂ©volutionnaires qui veulent un peuple basque libre et socialiste. En 1979, le statut de la communautĂ© autonome basque est signĂ© par les provinces sauf la Navarre. Depuis, des institutions basques (parlement, gouvernement, systĂšme Ă©ducatif, radio-TV) sont mises en place.

Économie

Tourisme

Bilbao, cƓur Ă©conomique du Pays basque espagnol.

Le tourisme est la principale Ă©conomie du Pays basque surtout pour la partie nord. Il reprĂ©sente 20% du PIB pour le Pays basque français tandis que l'industrie rĂ©duit cette proportion Ă  4% au Pays basque espagnol. Le tourisme est apparu au XIXe siĂšcle avec l'arrivĂ©e des premiers touristes Ă  Biarritz venant goĂ»ter aux bains marins. De nombreuses personnes cĂ©lĂšbres comme EugĂ©nie l'Ă©pouse de NapolĂ©on III, le roi Édouard VII d'Angleterre, Edmond Rostand et bien d'autres vedettes se rendront dans le Pays basque afin de profiter des bienfaits de la mer et du thermalisme. CĂŽtĂ© espagnol, la ville de Saint-SĂ©bastien attire le plus grand nombre de touristes. Bilbao tire aussi son Ă©pingle du jeu avec notamment son musĂ©e Guggenheim. La renommĂ©e de Saint-SĂ©bastien vient des premiers souverains espagnols puis des riches Espagnols qui allaient en vacances dans cette belle ville cĂŽtiĂšre. Enfin, les fĂȘtes de San Fermin, qui se dĂ©roulent au mois de juillet Ă  Pampelune, sont considĂ©rĂ©es comme l'une des plus grandes fĂȘtes du monde, et attire plus de 2 millions de personnes chaque annĂ©e.

L'attrait du Pays basque s'explique aussi par son climat clĂ©ment en Ă©tĂ©, mais aussi sa culture, ses traditions et son patrimoine. De nombreuses activitĂ©s et de nombreux loisirs attirent les touristes. La nature permet de pratiquer la chasse et la pĂȘche mais aussi les sports d'eau vive, la randonnĂ©e et le VTT.

PĂȘche

La pĂȘche est une activitĂ© Ă©conomique trĂšs prĂ©sente en Pays basque comme en tĂ©moigne les nombreux ports que l'on y trouve. Autrefois, les basques pĂȘchaient activement la baleine dont on extrayait de nombreux produits dĂ©rivĂ©s comme le savon et l'huile. Mais, avec la rarĂ©faction des baleines et l'interdiction de sa chasse, les basques se tournent vers la pĂȘche Ă  la morue au XIXe siĂšcle. Le port de Saint-Jean-de-Luz est typique et permet de retrouver toute l'ambiance d'un port basque. Son activitĂ© fut essentiellement tournĂ©e vers la sardine et le thon malgrĂ© les rivalitĂ©s avec les pĂȘcheurs bretons sur ces produits.

Au XXe siĂšcle, des rivalitĂ©s opposent les pĂȘcheurs espagnols aux pĂȘcheurs français qui dĂ©tĂ©riorent les conditions de travail. De plus la rĂ©glementation europĂ©enne et la rarĂ©faction des ressources provoquent une crise importante dans la profession. Les pĂȘcheurs s'organisent alors en coopĂ©ratives puis modifient leurs zones de pĂȘche en se dĂ©plaçant vers les cĂŽtes africaines. Les bateaux-usines se dĂ©veloppent pour permettre de rĂ©aliser de plus grandes campagnes de pĂȘche. Il existe tout de mĂȘme un fossĂ© entre les pĂȘcheurs français et espagnols car ces derniers pĂȘchent beaucoup plus que les pĂȘcheurs du Pays basque français.

Industrie

Quelques industries sont issues directement de l'artisanat du Moyen Âge comme la tannerie du cuir Ă  Hasparren, l'espadrille Ă  MaulĂ©on, le linge de table et les textiles dans le Pays basque français.

On trouve Ă  Saint-Jean-de-Luz au moins trois entreprises mondialement connues : la marque Quiksilver, le groupe Olano et le groupe mĂ©dical B. Braun. On y trouve aussi une grande clinique des yeux, premiĂšre en Aquitaine, travaillant en collaboration avec celle de Toulouse.

Au sud, l'ameublement et le travail du bois en Guipuscoa et en Biscaye sont trÚs présents.

Mais les plus grosses industries se situent autour du pÎle Bayonne-Anglet-Biarritz et la cÎte espagnole. Cette derniÚre regroupe les mines de fer de Biscaye qui assurent 10% de la production mondiale et la sidérurgie à Bilbao. CÎté français, le port de Bayonne est trÚs dynamique et assure les livraisons de soufre et du pétrole de Lacq vers l'extérieur. Il est aussi la plate-forme européenne de distribution des véhicules Ford et General Motors fabriqués en Espagne et au Portugal. Enfin, on retrouve à Anglet l'usine de Dassault Aviation et la technopole de Izarbel.

CÎté financier, Bilbao et Vizcaya se sont unis afin de créer la deuxiÚme place financiÚre de l'Espagne.

Agriculture

Le Pays basque est une région fortement rurale pour 90% de son territoire. Le maïs domine les cultures agricoles du Pays basque français et les Pyrénées-Atlantiques sont le deuxiÚme département au niveau national en termes de production de maïs. Mais, La production est fortement concurrentielle et subit des baisses du cours. Certains producteurs préfÚrent se tourner vers des productions plus rustiques et de qualité comme le piment d'Espelette, la cerise noire d'Itxassou, les pommes à cidre ou les produits biologiques.

Le vin était trÚs présent dans tout le Pays basque, seuls quelques terroirs demeurent aujourd'hui comme le vin d'Irouléguy les vins de la Rioja, de Navarre et le txakoli autour de Guetaria. Quelques cultures d'olivier (arbre)s sont visibles dans le bassin de l'Èbre. La Navarre est aussi une région de maraßchage.

Les régions montagneuses sont propices à l'élevage pour la production de fromage. Le Pays basque est notamment réputé pour la diversité des fromages de brebis, tant du coté nord que du coté sud avec des appellations protégées telle que l'Ossau-Iraty, le Roncal ou l'Idiazabal.

Outre un grand nombre de petits producteurs artisanaux, de grands groupes industriels sont installĂ©s notamment en Pays basque français telle que Lactalis (fromagerie PyrĂ©nĂ©from Ă  Larceveau produisant le fromage Istarra ou le Petit Basque) ou le groupe Bongrain (fromagerie des Chaumes Ă  MaulĂ©on avec l'Etorki). Parmi les races ovines typiques de la rĂ©gion, l'on trouve la manech tĂȘte noire, la manech tĂȘte rousse ou encore la basco-bĂ©arnaise.

Culture basque

Les Aquitains (Comme les Gascons), les Vardules, les Autrigons, les Caristes et surtout les Vascons sont à l'origine de la culture basque actuelle qui au cours des siÚcles, a subi d'innombrables influences mais dont la langue ainsi que certaines us et coutumes en sont les fondements. De nos jours, la culture basque vit un véritable renouveau.

Identité basque

Distribution de la population d’aprĂšs l’identitĂ© culturelle.

L'identitĂ© basque est comme partout, complexe et diffĂ©rente selon les individus. Elle est Ă  gĂ©omĂ©trie variable selon le lieu et le concept d'appartenance. L'influence navarraise, française ou espagnole est omniprĂ©sente et avoir une deux, voire trois identitĂ©s diffĂ©rentes est trĂšs rĂ©pandu dans la population. En Alava, par exemple oĂč seulement un quart de la population est bascophone, 79% se considĂšrent Basque, donc la langue est un facteur identitaire parmi d'autres.

La langue basque

Article dĂ©taillĂ© : Basque.

La langue basque, ou euskara est une des composantes importantes de la culture basque. C'est une langue vivante qui est parlĂ©e par plus de 800 000 personnes. On peut prĂ©sumer de son origine au palĂ©olithique si l'on se rĂ©fĂšre aux rĂ©centes recherches gĂ©nĂ©tiques et scientifiques, combinĂ©es Ă  la linguistique qui dĂ©montrent que les Basques d'aujourd'hui sont les descendants les plus fidĂšles d'un groupe humain qui vivait dans le Pays basque actuel durant cette pĂ©riode et qui survĂ©cut Ă  la derniĂšre glaciation[44]. On retrouve pourtant des liens grammaticaux avec de nombreuses langues de contrĂ©es lointaines (Caucase, Inde dravidienne, SibĂ©rie) mais aucun lien d'Ă©changes linguistiques avec la langue basque n'a encore Ă©tĂ© prouvĂ©. Le basque est complexe car sa structure grammaticale est basĂ©e sur les dĂ©clinaisons. Tous les groupes de mots d'une phrase se dĂ©clinent et leur terminaison est diffĂ©rente suivant leur rĂŽle dans la phrase. De plus, le basque est une langue agglutinante, c’est-Ă -dire que l'on peut cumuler plusieurs suffixes pour obtenir nuances et combinaisons de sens. Pour la conjugaison enfin, la forme du verbe dĂ©pend non seulement du temps , du mode et de la personne du sujet, mais elle peut aussi dĂ©pendre du complĂ©ment d'objet direct, de la personne du complĂ©ment d'attribution, et mĂȘme de la personne Ă  qui l'on parle.

Dans la communautĂ© autonome basque et le nord de la communautĂ© forale de Navarre, la langue basque est officielle avec l'espagnol, avec respectivement 99,4 % des enfants qui sont scolarisĂ©s dans une Ă©cole oĂč le basque est enseignĂ© et 41,4 % en Navarre. Les mĂ©dias aussi favorisent son expansion et son utilisation. Au contraire, en France, la langue est considĂ©rĂ©e comme une langue minoritaire et seules des associations locales font des efforts de sauvegarde et de transmission de la langue. Seuls 21,7 % des enfants français du Pays basque sont scolarisĂ©s dans une Ă©cole basque dont les Ă©coles maternelles reprĂ©sentent plus de 35,5 % du total pour l'annĂ©e scolaire 2004-2005.

Les fĂȘtes basques

Le Pays basque est connu pour ses fĂȘtes et festivals qui se dĂ©roulent toute l'annĂ©e. Cette particularitĂ© peut s'expliquer par la vie autrefois rurale des habitants du Pays basque, par le catholicisme et aussi par un renouveau traditionnel encouragĂ© par le tourisme important de la rĂ©gion.

La Soule est notamment réputée pour sa pastorale, représentation théùtrale. Elle est organisée chaque année par un village différent.

Il existe une communautĂ© basque aux États-Unis (prĂšs de 100 000 personnes), essentiellement regroupĂ©e dans les États de la Californie, le Nevada et l'Idaho. La ville d'Elko dans l'État du Nevada organise chaque mois de juillet un festival basque (National Basque Festival) avec des danses traditionnelles, des spĂ©cialitĂ©s culinaires, des courses de taureaux et des Ă©preuves de force. D'autres festivals tel que celui de Boise dans l'Idaho sont Ă©galement rĂ©putĂ©s. Il existe aussi une fĂȘte basque Ă  Saint-Pierre-et-Miquelon, car des familles de pĂȘcheurs basques y sont venues s'Ă©tablir.

Par ailleurs, la plus grande concentration de Basques se situe en Argentine (prĂšs de 3 millions et demi de personnes soit 10 % de la population totale du pays), qui organise chaque annĂ©e, la Semana Nacional Vasca (la Semaine Nationale Basque). Trente pour cent de la population chilienne porte un nom de famille basque et 30 % de la population uruguayenne a des origines basques.

La gastronomie

Article dĂ©taillĂ© : cuisine basque.

GrĂące Ă  sa pĂȘche traditionnelle on trouve sur les marchĂ©s du Pays basque une trĂšs grande variĂ©tĂ© de produits de la mer (anchois, daurades, louvines, crabes, araignĂ©es de mer
). Avec une agriculture traditionnelle faite de petites exploitations, un climat et une gĂ©ographie exceptionnels, le Pays basque dispose d’un large Ă©ventail de produits du terroir (fromages, agneau, piments, vins
) Cependant, des influences gasconnes et bĂ©arnaises se font sentir du cĂŽtĂ© de la France tandis qu'au sud on retrouve des influences espagnoles avec l'huile d'olive, la tomate et les poivrons.

Dans la culture basque les sociĂ©tĂ©s gastronomiques ont toujours jouĂ© un rĂŽle primordial. Lieux de rencontre, les sociĂ©tĂ©s gastronomiques sont des associations de village, de quartier, ou socioprofessionnelles qui allient les diffĂ©rentes structures de la culture basque (la langue basque, les danses et les chants basques, les sports basques, et bien sĂ»r la gastronomie basque). La rĂ©putation lĂ©gendaire des Basques pour les dĂ©fis et les concours fit le reste. Toutes les fĂȘtes et rassemblements populaires sont prĂ©textes Ă  des concours de cuisine, entre quartiers, villages, villes, sociĂ©tĂ©s gastronomiques ou entre amis. C’est ainsi que les tapas et pintxos (vĂ©ritables plats traditionnels en miniatures) se sont dĂ©veloppĂ©s. Dans les bars de Donostia (Saint-SĂ©bastien) comme dans tout le Pays basque on rivalise d’ingĂ©niositĂ© pour crĂ©er les meilleures tapas et gagner les diffĂ©rents concours.

La cuisine basque utilise des produits de la mer comme le thon rouge (marmitako, plat d'origine galienne) frit gĂ©nĂ©ralement servi avec une piperade (une compote de tomates, de poivrons ou idĂ©alement de piments doux, d'ail et d'oignons). La morue est cuisinĂ©e Ă  la Biscaye avec des tomates et des poivrons. D'autres spĂ©cialitĂ©s Ă  base de poissons sont cuisinĂ©es dans le Pays basque : le merlu koxkera, la daurade d'Oihartzun, le ttoro (soupe de poisson spĂ©cialitĂ© de Saint-Jean-de-Luz), les chipirons (sorte d'encornets cuisinĂ©s avec leur encre) et le txanguro qui est un crabe farci.

Le porc et l'agneau sont les viandes les plus consommées du Pays basque. Dans le Pays basque du sud, l'agneau est servi avec de la piperade et à Espelette on cuisine l'axoa qui est un plat à base de viande de veau avec du piment d'Espelette. La viande de porc est du cochon-pie qui a été élevé en semi-liberté et nourri de glands. Le poulet est consommé à la basquaise c'est-à-dire avec de la piperade.

Le fromage basque est un fromage de brebis frais au lait cru. Trois appellations contrĂŽlĂ©es distinguent les fromages basques : l'Ossau-Iraty, le roncal et le Idiazabal. Le jambon dit "de Bayonne" est en rĂ©alitĂ© bĂ©arnais et fabriquĂ© Ă  partir de porcs des vallĂ©es d'Ossau et d'Aspe. Ce jambon Ă©tait historiquement salĂ© Ă  Salies-de-BĂ©arn puis exportĂ© via l'Adour depuis le port de Bayonne d'oĂč l'appellation abusive jambon de Bayonne qui perdure aujourd'hui. Aujourd'hui d'ailleurs, l'essentiel du jambon de Bayonne est fabriquĂ© dans le BĂ©arn. Le porc, et en particulier le porc noir, n'a Ă©tĂ© introduit dans le Pays basque que dans les annĂ©es 1960 pour faire face Ă  une grave crise agricole. Le fƓhn, vent sec de cette rĂ©gion, permet lors du sĂ©chage de faire pĂ©nĂ©trer le sel Ă  l'intĂ©rieur du jambon. Enfin, moins connus, les chichons, sorte de rillons et la ventrĂšche (xingar ou chingare), poitrine sĂ©chĂ©e et pimentĂ©e sont aussi des spĂ©cialitĂ©s locales.

CĂŽtĂ© alcool, quatre appellations existent dans le Pays basque : le vin d'IroulĂ©guy appellation du Pays basque nord, le vin blanc de txakoli, les vins de la Rioja et les vins rouges de la rĂ©gion de Tudela, Tafalla et Estella. L'izarra et le patxaran sont des liqueurs basques.

Le cadre de vie basque

Au Pays basque les activités traditionnelles, force basque ou pelote basque cÎtoient les activités plus contemporaines comme le golf (8 parcours) ou le surf [45]. La pelote basque est un sport trÚs ancien possédant de nombreuses spécialités avec autant de rÚgles particuliÚres. Le jeu de base se joue à main nue

La maison basque ou etxe est typique et reprĂ©sentative du Pays basque. Mais, on observe des diffĂ©rences rĂ©gionales comme en Labourd oĂč la maison est asymĂ©trique au niveau de sa toiture ou en Basse-Navarre ou en Soule. Elle servait Ă  accueillir les hommes et les bĂȘtes sous le mĂȘme toit.

Notes et références

  1. ↑ Avec une prĂ©cision au kmÂČ prĂšs, chaque source ou presque fournit une valeur diffĂ©rente, ce qui peut s'expliquer d'une part par l'indĂ©termination des frontiĂšres exactes du pays basque français et d'autre part par le choix d'inclure ou non l'enclave de Treviño dans le calcul : on lit ainsi 20 551 kmÂČ dans Pierre Letamendia, Nationalismes au Pays basque, Presses Universitaires de Bordeaux, 1987 , p. 17; 20 587 kmÂČ dans (es) HAIZEA et Juan Antonio Saez (Ă©d.), Nosostros Los Vascos - Ama Lur - Geografia fisica y humana de Euskalherria, Lur, 1999 (ISBN 84-7099-415-8) , 20 657 kmÂČ dans l'article (en espagnol) Geografia de l' EncyclopĂ©die Auñamendi, 20 664 kmÂČ dans (es) Alexander Ugalde Zubirri et Gonzalo Martinez Azumendi, Euskal Herria - Un pueblo, Sua Edizioak, Bilbao (ISBN 84-8216-083-4) , p. 15, 20 725 kmÂČ dans EugĂšne Goyheneche, Notre terre basque : notions de gĂ©ographie, histoire et culture populaire, Ikas, 1961  (consultĂ© dans sa 2Ăšme Ă©dition, SociĂ©tĂ© nouvelle d'Ă©ditions rĂ©gionales et de diffusion, Pau, 1979)
  2. ↑ Rapport Gaindegia 2007: Indicateurs du Pays basque 2007 Statistiques les plus rĂ©centes sur la population totale.
  3. ↑ a  et b  Pierre Letamendia, article « Basques Â» dans l'Encyclopaedia Universalis, tome 2, p. 849, (ISBN 2-85229-550-4)
  4. ↑ Dictionnaire encyclopĂ©dique, Auzou 2004, noms communs, noms propres, de Emmanuel Le Roy Ladurie et un collectif d'auteurs, ISBN 2-7338-0723-4
  5. ↑ a  et b  ORHIPEAN, le Pays de la langue Basque, page 24, Édition Pamiela ISBN 84-7681-476-3
  6. ↑ Au volume 9 des chroniques : « et lendemain se dĂ©partirent et entrĂšrent en la terre des Bascles Â» [prĂ©sentation en ligne]
  7. ↑ a , b , c  et d  (es) Informe de la Real Academia de la Lengua Vasca sobre la denominación Euskal Herria
  8. ↑ Jean Goyhenetche, Les Basques et leur histoire - Mythes et rĂ©alitĂ©s Elkar Donostia (ISBN 290342134X), p. 96
  9. ↑ a  et b  Article PaĂ­s Vasco de l'Encyclopedia Auñamendi
  10. ↑ a  et b  Article Zazpiak Bat de l'Encyclopedia Auñamendi
  11. ↑ Manex Goyhenetche, Histoire gĂ©nĂ©rale du Pays basque, Elkarlanean, Donostia, 1998 (ISBN 2913156207) , tome 1, p. 8.
  12. ↑ Jean-Louis Davant, Histoire du peuple basque, Elkarlanean, Donostia, 2000 (ISBN 2913156231) , p. 33. La carte de la « Grande Vasconie Â» figure p. 240-241 dans Fernando Sarrailh de Ihartza, Vasconia, Herritar Berri/Astero, 2006 (ISBN 84-934099-5-2) 
  13. ↑ J.-P. Seilliez; « Langue basque et enseignement Â», dans le Bulletin du musĂ©e basque, n° 92, 1980, p. 86.
  14. ↑ (en) Eduardo J.Ruiz Vieytez et Markko Kallonen, Territorial Autonomy and European National Minorities: South Tyrol, Basque Country and Åland Islands, dans « European Yearbook of Minority Issues Â», 2 (2002/2003), Leiden, 2004.p. 253
  15. ↑ Panneau d'information prĂ©sentĂ© dans le musĂ©e.
  16. ↑ Manex Goyhenetche, Bayonne, guide historique, Elkar, 1986 (ISBN 2-903421-04-8) , p. 79-81
  17. ↑ GisĂšle CarrĂšre-Prignitz, « ReprĂ©sentations du Sud : enquĂȘte sociolinguistique au Pays basque et en BĂ©arn Â», dans GisĂšle CarrĂšre-Prignitz, VĂ©ronique DuchĂ©-Gavet et Yves Landerouin (coord.), Les PyrĂ©nĂ©es, une frontiĂšre ?, L'Harmattan, 2005, p. 245 (ISBN 274759663X)
  18. ↑ Parmi une centaine de personnalitĂ©s invitĂ©es Ă  s'exprimer sur les enjeux de la crĂ©ation d'un dĂ©partement basque dans l'ouvrage collectif Claude Perrotin, Pays basque, un dĂ©partement ?, Atlantica, 2002 (ISBN 978-2843944611) , une seule s'engage sur cette thĂ©matique : Jacques Betbeder, qui affirme : « Bayonne est loin d'ĂȘtre essentiellement basque Â» (p. 367).
  19. ↑ Barbara Loyer, « IdentitĂ©s et pouvoir local : le cas de la revendication d’un dĂ©partement Pays basque Â», dans HĂ©rodote, no 110, 2003 [texte intĂ©gral] 
  20. ↑ (es) « Batasuna dice que 'no hay soluciĂłn sin Navarra' y el Gobierno excluye el tema del debate Â», El Mundo, 26 avril 2006.
  21. ↑ Identidades y navarrismos, Miguel Izu, Diario de Noticias 7-2-2004.
  22. ↑ Selon un sondage rĂ©alisĂ© par Gizaker Encuestas (dont la fiche technique n'est pas fournie), 41,7 % des Navarrais interrogĂ©s rĂ©pondent "oui" Ă  la question de savoir si la Navarre fait partie d'Euskal Herria, contre 49,5 % rĂ©pondant "non". On peut rapprocher ce rĂ©sultat de celui obtenu au pays basque nord par la mĂȘme Ă©tude : lĂ , 75,3 % des personnes interrogĂ©es estiment que le pays basque français fait partie d'Euskal Herria, pour 11,2 % d'avis contraire.
  23. ↑ Pierre Letamendia, Nationalismes au Pays basque, Presses Universitaires de Bordeaux, 1987 , p. 124 qui attribue l'expression Ă  l'historien britannique Martin Blinkhorn.
  24. ↑ Pierre Letamendia, op. cit., p. 136 et suivantes
  25. ↑ Jean-Marie Izquierdo parle d'une « mythification Â» du foralisme qui assume une fonction « protonationaliste Â» La question basque, Éditions Complexe, 2000 (ISBN 978-2-87027-855-0) , p. 48-51
  26. ↑ Barbara Loyer, GĂ©opolitique du Pays Basque. Nations et nationalismes en Espagne, L'Harmattan, 1997 (ISBN 2-7384-5089-X) 
  27. ↑ BĂ©atrice Leroy, Histoire du Pays Basque, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2005 (ISBN 978-2877478304) , p. 5-6
  28. ↑ Pour un exemple issu du nationalisme de gauche, voir l'article Euskal Herria du (es) Iñaki Egaña, Diccionario histĂłrico-polĂ­tico de Euskal Herria, Txalaparta, 1996 (ISBN 84-8136-041-4)  ; pour deux exemples issus d'un nationalisme plus modĂ©rĂ©, voir les articles Euskalerria (tome XII, p. 194-195), GeografĂ­a ou PaĂ­s Vasco dans l'EncyclopĂ©die Auñamendi ((es) Encyclopedia general ilustrada del PaĂ­s Vasco, Editorial Auñamendi, 1993 (ISBN 84-7025-147-3) ), ou Jean-Philippe Larramendy, Être basque aujourd'hui : de Roncevaux au Guggenheim, Michalon, 2008 (ISBN 978-2841864713) 
  29. ↑ Manex Goyhenetche, Histoire gĂ©nĂ©rale du Pays basque, Elkarlanean, Donostia, 1998 (ISBN 2913156207) , t. 1, p. 7-11
  30. ↑ Jean-Louis Davant, Le ProblĂšme Basque en 20 Questions, Elkar, 2006 (ISBN 978-2913156784) , p. 78
  31. ↑ Pierre Letamendia, Nationalismes au Pays basque, Presses Universitaires de Bordeaux, 1987 , p. 15
  32. ↑ Barbara Loyer, « Langues nationales et rĂ©gionales : une relation gĂ©opolitique Â», dans HĂ©rodote, no 105, 2002 [texte intĂ©gral] 
  33. ↑ Lekin, numĂ©ro 131, p. 14-15.
  34. ↑ Thomas Pierre, « La revendication dĂ©partementaliste contemporaine en pays basque de France : l'ombre du mythe de l'ethnie basque Â», dans Bulletin du MusĂ©e basque, no 70, 2007 
  35. ↑ a  et b  Les superficies des communautĂ©s autonomes ont Ă©tĂ© relevĂ©es sur le site web de l'Instituto GeogrĂĄfico Nacional
  36. ↑ Ainsi, EugĂšne Goyheneche Ă©crit : « Treviño, partie intĂ©grante de l'Alava Â» EugĂšne Goyheneche, Notre terre basque : notions de gĂ©ographie, histoire et culture populaire, SociĂ©tĂ© nouvelle d'Ă©ditions rĂ©gionales et de diffusion, Pau, 1979 , p. 25.
  37. ↑ Cette valeur a Ă©tĂ© obtenue par addition des superficies de Condado de Treviño (261 kmÂČ) et La Puebla de ArganzĂłn (19 kmÂČ), telles que lues sur le site web de l'Instituto GeogrĂĄfico Nacional Population, area and density by municipalities
  38. ↑ Voir par exemple (es) Nosostros Los Vascos - Ama Lur - Gegrafia fisica y humana de Euskalherria, Lur, 1999 (ISBN 84-7099-415-8) ,F J Gomez Piñeiro et al. et , Pays Basque La terre les hommes Labourd, Basse-Navarre, Soule, Elkar, San Sebastian (ISBN 84-7407-091-0)  ou les donnĂ©es statistiques de la Banque de DonnĂ©es du Pays Basque, Gaindegia Association, pour des sources qui incluent Esquiule, et (es) Euskal Herria - Un pueblo, Sua Edizioak, Bilbao (ISBN 84-8216-083-4)  ou(eu) E. Asumendi et al. et , Munduko Atlasa, Elkar (ISBN 84-9783-1284)  pour des sources qui excluent Esquiule.
  39. ↑ Comme signalĂ© plus haut, l'appartenance au Pays basque de certaines zones du Bas-Adour, notamment Bayonne, suscite encore quelques rĂ©serves, cf. Barbara Loyer, « IdentitĂ©s et pouvoir local : le cas de la revendication d’un dĂ©partement Pays basque Â», dans HĂ©rodote, no 110, 2003 [texte intĂ©gral] 
  40. ↑ Ce rĂ©sultat a Ă©tĂ© obtenu par simple addition des superficies communales fournies par l'Institut GĂ©ographique National ; pour l'effectuer on s'est appuyĂ© sur les sous-totaux par province calculĂ©s par Banque de DonnĂ©es du Pays Basque, Gaindegia Association. Des valeurs plus faibles circulent en abondance, apparemment issues de donnĂ©es erronĂ©es pour certaines superficies communales : voir par exemple un tableau relatif aux communes du Labourd publiĂ© dans l'EncyclopĂ©die Auñamendi qui utilise une valeur aberrante pour la superficie de Briscous.
  41. ↑ (en) Jean Goyhenetche, Les Basques et leur histoire : mythes et rĂ©alitĂ©s, Elkar, Baiona, Donostia, 1993 (ISBN 2-903421-34-X) , p. 21
  42. ↑ Jean-Daniel Chaussier, Quel territoire pour le Pays Basque?: les cartes de l'identitĂ©, L'Harmattan, 1997 (ISBN 9782738441171) , p. 30
  43. ↑ La bataille de Roncevaux est une bataille de l'histoire de France qui a eu lieu le 15 aoĂ»t 778. Elle a Ă©tĂ© rendue cĂ©lĂšbre par l'Ɠuvre mĂ©diĂ©vale la Chanson de Roland. Charlemagne est en campagne contre les Sarrasins et il apprend que le chef saxon Widukind s'approche du Rhin. AprĂšs avoir fait raser les dĂ©fenses de Pampelune, il s'engage sur le chemin du retour. Alors que son armĂ©e traverse en file indienne les cols des PyrĂ©nĂ©es, des montagnards basques attaquent l'arriĂšre garde au col de Roncevaux oĂč se trouve notamment Roland, un marquis de la marche de Bretagne. Cet incident est d'abord chroniquĂ© dans les Annales royales, ainsi que dans la biographie de Charlemagne : Vita Karoli Magni rĂ©digĂ©e par le moine Eginhard
  44. ↑ Les Basques: donnĂ©es gĂ©nĂ©tiques actuelles et applications dans le domaine de l’hĂ©matologie
  45. ↑ Les spots de surf de la Cîte Basque Tourisme Pays basque

Voir aussi

Bibliographie

  • EugĂšne Goyheneche Le Pays basque SNERD Pau 1979
  • EugĂšne Goyheneche Notre terre basque
  • EugĂšne Goyheneche Historia de Iparralde

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