Patrimoine (culture)

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Patrimoine (culture)

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Le patrimoine est Ă©tymologiquement dĂ©fini comme l'ensemble des biens hĂ©ritĂ©s du pĂšre (de la famille, par extension). En effet, patrimonium signifie hĂ©ritage du pĂšre en latin ; la notion est apparue au XIIe siĂšcle.

En droit civil, le lĂ©gislateur l'entend comme l'ensemble des biens et des obligations d'une personne, envisagĂ© comme une universalitĂ© de droit, c'est-Ă -dire comme une masse mouvante dont l'actif et le passif ne peuvent ĂȘtre dissociĂ©s.

Le patrimoine fait appel à l'idée d'un héritage légué par les générations qui nous ont précédées, et que nous devons transmettre intactes aux générations futures, ainsi qu'à la nécessité de constituer un patrimoine pour demain. On dépasse donc la simple propriété personnelle.

« L'hĂ©ritage ne se transmet pas, il se conquiert. Â»

— AndrĂ© Malraux (1935)

Sommaire

GenĂšse de la notion de patrimoine

Émergence de l'idĂ©e de patrimoine pendant les LumiĂšres

DĂšs le XVIIIe siĂšcle, on commence Ă  considĂ©rer le patrimoine. C'est la RĂ©volution française qui lance la protection des biens culturels. Lors d'un de ses rapports Ă  la Convention, l'AbbĂ© GrĂ©goire (1750-1831), juriste et homme politique rĂ©volutionnaire, affirme que le respect public entoure particuliĂšrement les objets nationaux qui, n'Ă©tant Ă  personne, sont la propriĂ©tĂ© de tous (
) Tous les monuments de sciences et d'arts sont recommandĂ©s Ă  la surveillance de tous les bons citoyens.

Article dĂ©taillĂ© : Vandalisme.

Mais cette protection du patrimoine ne se fera que progressivement. Les premiers Ă©lĂ©ments intĂ©grĂ©s dans cette apprĂ©ciation sont les Ɠuvres d'art (tableaux et sculptures) conservĂ©es et parfois exposĂ©es dans les premiers musĂ©es et les livres. Les livres et plus gĂ©nĂ©ralement les bibliothĂšques sont protĂ©gĂ©s au titre de l'instruction du peuple. Les Ɠuvres architecturales, et notamment ecclĂ©siastiques ou seigneuriales, ne bĂ©nĂ©ficient quant Ă  elles lors de la RĂ©volution française d'aucune protection et sont bien souvent vendues Ă  des particuliers, libres de les dĂ©molir pour en revendre les matĂ©riaux de construction ou de les transformer en logements, usines, Ă©tables... En revanche, cette mĂȘme RĂ©volution s'attache Ă  la protection des biens culturels confisquĂ©s aux Ă©migrĂ©s, aux ordres religieux ainsi qu'aux institutions dissoutes : seuls parmi les biens nationaux, les objets d'art et le livres sont protĂ©gĂ©s de la vente et leur conservation est organisĂ©e : des dĂ©pĂŽts rĂ©volutionnaires sont crĂ©Ă©s dans chaque dĂ©partement, des comitĂ©s successifs sont chargĂ©s de s'assurer du traitement des livres qui font l'objet de circulaires et de conseils concernant leur conservation et leur catalogage. L'abbĂ© GrĂ©goire suit particuliĂšrement la gestion et le traitement des collections de livres, regroupĂ©es dans des dĂ©pĂŽts littĂ©raires dĂ©partementaux.

Claude Henri de Rouvroy de Saint-Simon fut l'un des principaux « promoteurs Â» de ce type d'entreprise.

Les premiĂšres structures de protection du patrimoine en France

En 1804, l'État confie les bibliothĂšques issues des dĂ©pĂŽts rĂ©volutionnaires aux municipalitĂ©s. Celles-ci, sous tutelle du ministĂšre de l'Instruction publique, font l'objet d'une grande attention des ministres successifs, en particulier Guizot et Salvandy. De nombreuses circulaires s'attachent Ă  Ă©viter les ventes, conseiller les Ă©changes, rĂ©clamer le catalogage, donner des instructions en matiĂšre de conservation, et par la voie des souscriptions le ministĂšre enrichit de dons ces bibliothĂšques. C'est en 1830, sous l'impulsion de François Guizot, alors ministre de l'IntĂ©rieur de Louis-Philippe Ier, qu'est instaurĂ©e en France l'Inspection gĂ©nĂ©rale des monuments historiques, chargĂ©e notamment de procĂ©der Ă  un inventaire du patrimoine architectural du pays. S'y succĂšdent en tant que premier inspecteur Ludovic Vitet (1830-1834) puis Prosper MĂ©rimĂ©e (1834-1870). Ce dernier structure cet outil de connaissance et de sauvegarde et organise des visites dans les rĂ©gions afin d'Ă©tablir des rapports sur l'Ă©tat des destructions dues Ă  la RĂ©volution. Un poste d'Inspecteur des bibliothĂšques est crĂ©Ă© Ă  la mĂȘme pĂ©riode et sa mission principale concerne les collections.

La Commission supérieure des monuments historiques, créée en 1837, est chargée de dresser la liste des édifices méritant une protection et dont les travaux bénéficieront de subventions ministérielles. Une premiÚre liste paraßt en 1840, suivie en 1841 de la premiÚre loi de protection des monuments historiques par le classement des bùtiments menacés.

Mondialisation de la notion de patrimoine culturel

C'est le philosophe Henri Bergson qui eut l'idĂ©e d'Ă©tendre la notion de patrimoine culturel en participant en 1921 Ă  la naissance de la Commission internationale de la coopĂ©ration intellectuelle, ancĂȘtre de l'Unesco.

En 1945, l'Unesco, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est créée, et a son siÚge international à Paris.

Au dĂ©part, l'expression patrimoine culturel dĂ©signait principalement le patrimoine matĂ©riel (sites, monuments historiques, Ɠuvres d'art,...). L'Unesco a Ă©tabli en 1972 une liste du patrimoine mondial, composĂ©e de plusieurs centaines de sites dans le monde.

En France, le dĂ©cret du 10 fĂ©vrier 1976 a officialisĂ© la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel adoptĂ©e par la 17e confĂ©rence de l’Unesco le 16 novembre 1972.

Les politiques de « conservation intĂ©grĂ©e Â» ont, elles, Ă©tĂ© dĂ©finies le 3 octobre 1985 : la Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l’Europe dite « Convention de Grenade Â»[1] conclue Ă  cette occasion est entrĂ©e en vigueur le premier dĂ©cembre 1987 et a fait l’objet du dĂ©cret n° 88-206 du 29 fĂ©vrier 1988 (JO du 4). Elle Ă©tablit les structures de la coopĂ©ration europĂ©enne pour la protection du patrimoine architectural.

À l'occasion de la constitution du RĂ©seau europĂ©en du patrimoine le thĂ©saurus a fourni une large dĂ©finition du Patrimoine architectural[2] Cette conception du patrimoine culturel a Ă©voluĂ© depuis une quinzaine d'annĂ©es. On lui a d'abord adjoint une liste MĂ©moire du monde (1992), qui recense les collections documentaires d'intĂ©rĂȘt universel (dĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen, instauration du systĂšme mĂ©trique, mĂ©moire du canal de Suez,...).

En 1997, la notion de patrimoine oral et immatériel de l'humanité a été définie par l'Unesco.

L’article 1er de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l'Europe, dĂ©finit l'expression «patrimoine architectural» en affirmant qu’elle intĂšgre les biens immeubles ci-aprĂšs :

  1. les monuments: toutes rĂ©alisations particuliĂšrement remarquables en raison de leur intĂ©rĂȘt historique, archĂ©ologique, artistique, scientifique, social ou technique, y compris les installations ou les Ă©lĂ©ments dĂ©coratifs faisant partie intĂ©grante de ces rĂ©alisations;
  2. les ensembles architecturaux: groupements homogĂšnes de constructions urbaines ou rurales remarquables par leur intĂ©rĂȘt historique, archĂ©ologique, artistique, scientifique, social ou technique et suffisamment cohĂ©rents pour faire l'objet d'une dĂ©limitation topographique;
  3. les sites: Ɠuvres combinĂ©es de l'homme et de la nature, partiellement construites et constituant des espaces suffisamment caractĂ©ristiques et homogĂšnes pour faire l'objet d'une dĂ©limitation topographique, remarquables par leur intĂ©rĂȘt historique, archĂ©ologique, artistique, scientifique, social ou technique.

On s'oriente donc progressivement vers une conception du patrimoine qui inclut Ă  la fois un patrimoine matĂ©riel, mais aussi un patrimoine culturel immatĂ©riel (PCI). Les traditions vivantes (carnaval de Binche par exemple) et documentaires sont reconnues au mĂȘme titre que les monuments et Ɠuvres d'art du passĂ©.

Le Réseau européen du patrimoine

C’est un programme rĂ©alisĂ© sous l’égide du Conseil de l’Europe avec le soutien de l’Union europĂ©enne et d’un consortium de partenaires publics et privĂ©s[3].

Origine du programme : La 4e confĂ©rence europĂ©enne des ministres responsables du patrimoine culturel organisĂ©e Ă  Helsinki par le Conseil de l’Europe en mai 1996 a recommandĂ© : « â€Šd’étudier la mise en place d’un systĂšme permanent d’information (RĂ©seau europĂ©en d’information sur le patrimoine) Ă  la disposition des administrations, des professionnels, des chercheurs et des spĂ©cialistes de la formation pour connaĂźtre l’évolution du patrimoine dans les divers pays, en utilisant l’acquis du rapport sur les politiques du patrimoine architectural en Europe prĂ©cĂ©demment Ă©tabli par le Conseil de l’Europe
 Â».

Les thĂšmes prĂ©sentĂ©s : Les systĂšmes de protection en vigueur ; Les inventaires Ă©tablis ou en cours d’établissement ; La protection proprement dite ; Le financement public/privĂ© ; Les modalitĂ©s de rĂ©alisation des travaux de restauration ; Les savoir-faire impliquĂ©s ; Les politiques menĂ©es en matiĂšre d’information et de communication vis-Ă -vis du public ; Diverses remarques sur la mise en Ɠuvre de la politique de « conservation intĂ©grĂ©e Â», couvrant son application pratique comme ses perspectives.[4]

Le patrimoine aujourd'hui, en France

Depuis les années 1970, le sens du patrimoine a été largement étendu. Il ne se limite plus au cadre strict des éléments architecturaux remarquables et au patrimoine écrit et graphique, mais se consacre également aux éléments faunistiques et floristiques, paysagers, mais aussi aux langues locales ou encore au patrimoine écrit, notion qui recouvre aussi bien les manuscrits et livres rares que les collections constituées dans un but de conservation (fonds régionaux, collections thématiques...)[5].

L'article L 110 du Code de l'urbanisme affirme que Le territoire français est le patrimoine commun de la Nation, et intÚgre ainsi dans le droit la notion élargie de patrimoine.

Les monuments historiques

  • La loi du 31 dĂ©cembre 1913 propose de classer les immeubles dont la conservation prĂ©sente, au point de vue de l'histoire ou de l'art, un intĂ©rĂȘt public en totalitĂ© ou en partie.
  • La loi du 2 mai 1930 permet de protĂ©ger les monuments naturels, les sites de caractĂšre artistique, historique, scientifique, lĂ©gendaire ou pittoresque. À ce titre, les peintures murales font partie de ce patrimoine.
  • À cela s'ajoute la loi du 25 fĂ©vrier 1943 incluant les monuments mĂ©galithiques, les terrains qui renferment des stations ou gisements prĂ©historiques et les immeubles dont le classement est nĂ©cessaire pour isoler, dĂ©gager ou assainir un immeuble classĂ© ou proposĂ© pour le classement. Elle prĂ©voit aussi un pĂ©rimĂštre de visibilitĂ© de 500m autour des monuments classĂ©s afin de protĂ©ger leurs abords.

Les secteurs sauvegardés

La loi Malraux du 4 aoĂ»t 1962 permet de protĂ©ger un secteur urbain caractĂ©ristique lorsqu'il prĂ©sente un caractĂšre historique, esthĂ©tique ou de nature Ă  justifier la conservation, la restauration ou la mise en valeur de tout ou une partie d'un ensemble d'immeubles bĂątis ou non. (la mention ou non ayant Ă©tĂ© ajoutĂ©e par la loi SRU du 13 dĂ©cembre 2000). Il peut ĂȘtre instaurĂ© Ă  l'initiative d'une commune ou de l'État, par l'intermĂ©diaire de la commission nationale des secteurs sauvegardĂ©s. Il comprend un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), qui est un document de planification et qui a le statut de document d'urbanisme. Ce dernier permet principalement de prĂ©senter le site et de fixer les conditions de conservation des immeubles et du cadre urbain.

Les ZPPAUP

Les Zones de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager permettent d'assurer la protection du patrimoine architectural et urbain. InstituĂ©es par la loi du 7 janvier 1983, complĂ©tĂ©e par la loi du 8 janvier 1993 pour l'aspect paysager (elles sont aujourd'hui codifiĂ©es dans le code du patrimoine), elles visent Ă  protĂ©ger et mettre en valeur les sites pour des motifs d'ordre esthĂ©tique, historique ou culturel. Ces zones permettent d'adapter la protection Ă  l'espace Ă  protĂ©ger et leur procĂ©dure associe Ă©troitement les communes. Le pĂ©rimĂštre de 500m aux abords des monuments historiques n'a donc plus lieu ; les ZPPAUP se constituent sur mesure par rapport au monument. Elle constitue une servitude d'utilitĂ© publique annexĂ©e au Plan local d'urbanisme (PLU).
Tous les travaux, dans ces zones, de construction, démolition, déboisement, transformation ou modification des immeubles existants requiÚrent une autorisation donnée par la commune aprÚs avis du SDAP et de l'Architecte des bùtiments de France (ABF). En cas de désaccord entre la mairie et l'architecte, le préfet tranchera. Si cette procédure n'est logiquement applicable que dans les espaces qui n'ont pas encore fait l'objet d'une mesure de protection, elle peut néanmoins concerner des espaces protégés au titre des lois de 1913, relatif aux monuments historiques et de 1930, sur la législation des sites.

Le petit patrimoine

Article dĂ©taillĂ© : Patrimoine rural.
  • Comme le reste du mobilier urbain, ces modestes tĂ©moins du passĂ© subissent ce que l'on groupe sous le nom de: vandalisme, phĂ©nomĂšne qui Ă  prĂ©sent concerne Ă©galement les petites villes, voire les villages.
  • Ce petit patrimoine, si important pour mieux comprendre notre passĂ©, ne fait pas encore assez l'objet de la part des collectivitĂ©s territoriales, d'un entretien et d'une protection efficace, voire d'un classement au titre des objets.

Le patrimoine Ă©crit

Cette notion a dĂ©sormais remplacĂ© celle de "livres anciens, rares et prĂ©cieux" utilisĂ©e dans les textes. Le patrimoine Ă©crit est confiĂ© Ă  la garde des municipalitĂ©s (bibliothĂšques municipales et bibliothĂšques municipales classĂ©es), aux bibliothĂšques universitaires, aux bibliothĂšques spĂ©cialisĂ©es ainsi qu'Ă  des Ă©tablissements autonomes comme la BibliothĂšque nationale de France. Des collections de livres sont conservĂ©es dans des musĂ©es et des dĂ©pĂŽts d'archives. Les archives historiques font aussi partie de ce patrimoine Ă©crit : elles sont conservĂ©es dans les archives municipales, archives dĂ©partementales, services d'archives spĂ©cialisĂ©s et mĂȘme privĂ©s ainsi qu'aux Archives nationales.

LĂ©gislation (France)

  • Le lĂ©gislateur a rĂ©affirmĂ© cette notion Ă©largie Ă  travers diverses lois, comme la loi SRU (« solidaritĂ© et renouvellement urbains Â») no 2000-1208 du 31 dĂ©cembre 2000, ou encore la loi dite Urbanisme et Habitat no 2003-590 du 2 juillet 2003 (notamment pour la mise en valeur du patrimoine rural ou la restauration de bĂątiments en ruine). L'objectif est de gĂ©rer le territoire de maniĂšre intĂ©grĂ©e, en prenant en compte l'ensemble des enjeux le touchant (Ă©conomiques, environnementaux, sociaux, etc).
  • D'autres lois plus thĂ©matiques comme la Loi Montagne (9 janvier 1985) ou la Loi littoral (3 janvier 1986) dĂ©veloppent l'idĂ©e de prĂ©servation du patrimoine. De mĂȘme, diverses directives europĂ©ennes comme la Directive oiseaux (6 avril 1979) traitent Ă©galement du patrimoine au sens large du terme.
  • La loi Defferre (1983), dite loi de dĂ©centralisation, donne plus de responsabilitĂ©s aux collectivitĂ©s territoriales pour gĂ©rer leur patrimoine et encourage le DĂ©veloppement local.
  • Le Code du patrimoine a rĂ©uni et complĂ©tĂ© les articles concernant essentiellement le patrimoine Ă©crit (livres, manuscrits, ...).
  • Les archives sont rĂ©gies par la loi sur les archives.

Organisation en France

Le patrimoine culturel est gĂ©rĂ© de plus en plus localement depuis la loi de dĂ©centralisation de 1983. Le ministĂšre de la Culture et de la Communication maintient cependant des Directions rĂ©gionales des affaires culturelles, dont se sont dĂ©tachĂ©s rĂ©cemment divers services concernant le patrimoine bĂąti. Au niveau dĂ©partemental (services dĂ©concentrĂ©s de l'État), une partie des missions est assurĂ©e par les Sdap, Services dĂ©partementaux de l'architecture et du patrimoine dirigĂ©s par un Architecte des BĂątiments de France.

PrĂ©servation du patrimoine aux États-Unis

Article dĂ©taillĂ© : culture amĂ©ricaine.
Un exemple de bĂątiment inscrit au National Historic Landmark : First Bank of the United States, Philadelphie, 1797

Le patrimoine historique est protĂ©gĂ© par la loi dite National Historic Preservation Act promulguĂ©e en 1966 et destinĂ©e Ă  inventorier les lieux intĂ©ressants. Aujourd'hui, des dizaines de milliers de lieux sont classĂ©s aux États-Unis[6]. Il existe trois niveaux de classement :

  1. Inscription simple au National Register of Historic Places qui interdit la destruction de l'Ă©difice et offre des subventions locales pour l'entretien du bĂątiment ;
  2. Le patrimoine reconnu d'importance national est aussi inscrit au National Register of Historic Places ; il bĂ©nĂ©ficie de subventions fĂ©dĂ©rales ;
  3. Le National Historic Landmark concerne 2 500 édifices importants[7] comme les capitoles, les musées, les résidences des gouverneurs, etc.

La restauration des Ă©difices historiques est dĂ©cidĂ©e Ă  l'Ă©chelon des États fĂ©dĂ©rĂ©s, par le State Historic Preservation Office. La prĂ©servation du patrimoine historique a Ă©galement lieu dans le cadre des municipalitĂ©s : par exemple, la ville de New York veille Ă  la conservation de 23 000 bĂątiments et 82 secteurs[8], soumis Ă  une rĂ©glementation draconienne.

Patrimoine culturel et technologies de l'information

Article dĂ©taillĂ© : Patrimoine culturel immatĂ©riel.

Un élargissement au patrimoine culturel immatériel (PCI) s'est fait jour avec le développement de l'informatique.

Voir aussi

Notes

  1. ↑ Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l’Europe
  2. ↑ (thĂ©saurus) DĂ©finition du « patrimoine architectural Â»
  3. ↑ RĂ©seau europĂ©en du patrimoine
  4. ↑ Éditeur responsable des rapports initiaux (1996) : service du Patrimoine culturel du Conseil de l’Europe. ChargĂ©s d’études des rapports initiaux (1996) : Peter Rupp, chargĂ© de mission honoraire dĂ©partement des Affaires internationales, ministĂšre de la Culture et de la communication, France, et RenĂ© Dinkel, Conservateur rĂ©gional des monuments historiques, ChargĂ© de mission honoraire Ă  l’École d’architecture de Paris La Villette, Direction de l’architecture et du patrimoine, ministĂšre de la Culture et de la communication, France. Documentation / information : JoĂ«lle Bouteiller. Coordinateur du projet : Antoine Littler, Bull SA - TĂ©lĂ©phone : 01 39 66 61 37 (info@european-heritage.net ). Contact au Conseil de l’Europe : Nicolas Dautier - TĂ©lĂ©phone : 03 90 21 45 37 (nicolas.dautier@coe.int).
  5. ↑ Voir RaphaĂ«le Mouren, Manuel du patrimoine en bibliothĂšque, Paris, Ed. du Cercle de la Librairie, 2007
  6. ↑ FrĂ©dĂ©ric Martel, De la culture en AmĂ©rique, Paris, Gallimard, 2006, (ISBN 2070779319), p.204
  7. ↑ FrĂ©dĂ©ric Martel, De la culture en AmĂ©rique, Paris, Gallimard, 2006, (ISBN 2070779319), p.205
  8. ↑ FrĂ©dĂ©ric Martel, De la culture en AmĂ©rique, Paris, Gallimard, 2006, (ISBN 2070779319), p.206

Bibliographie

  • Code du Patrimoine - partie lĂ©gislative, Éditions des journaux officiels, Paris, 2005 
  • Françoise BercĂ©, Des Monuments historiques au Patrimoine, Flammarion, Paris, 2000 
  • Jean-Michel Leniaud, L'Utopie française, essai sur le patrimoine, MengĂšs, Paris, 1992 
  • Jean-Michel Leniaud, Les archipels du passĂ© : le patrimoine et son histoire, Fayard, Paris, 2002 
  • RaphaĂ«le Mouren et al., Manuel du patrimoine en bibliothĂšque, Ed. du Cercle de la Librairie, Paris, 2007 
  • Philippe Poirrier, L'État et la culture en France au XXe siĂšcle, Le Livre de Poche, Paris, 2006 
  • Philippe Poirrier, Art et pouvoir de 1848 Ă  nos jours, Cndp, 2006 
  • Philippe Poirrier, Les politiques culturelles en France, La Documentation française, Paris, 2002 
  • Philippe Poirrier (Ă©d.), Politique culturelle et patrimoines, Culture & MusĂ©es, 2007.
    n°9
     
  • Dominique Poulot, MusĂ©e et musĂ©ographie, La DĂ©couverte, Paris, 2006 
  • Dominique Poulot, Patrimoine et musĂ©e : l'institution de la culture, Hachette, Paris, 2001 

Liens internes

Autres aspects de la culture

Acteurs

Histoire

Généralités sur le patrimoine culturel

Europe / États-Unis

Autres types de patrimoines

Liens externes

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