Pas de Calais

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Pas de Calais
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Pas de Calais
Carte de localisation du pas de Calais.
Carte de localisation du pas de Calais.
GĂ©ographie humaine
Pays cĂŽtier(s) Drapeau de France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Subdivision(s)
territoriale(s)
Pas-de-Calais
Kent
Tunnel(s) Tunnel sous la Manche
GĂ©ographie physique
Type DĂ©troit
Localisation Mer du Nord-Manche (océan Atlantique)
CoordonnĂ©es 51° 00â€Č N 1° 27â€Č E / 51, 1.4551° 00â€Č Nord
       1° 27â€Č Est
/ 51, 1.45
  
Largeur
· Minimale 33,3 km
Profondeur
· Moyenne 30 m

GĂ©olocalisation sur la carte : Royaume-Uni

(Voir situation sur carte : Royaume-Uni)
Pas de Calais

GĂ©olocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Pas de Calais

Le pas de Calais (Strait of Dover ou Dover Strait en anglais) est le détroit qui marque la limite entre la Manche et la mer du Nord, et sépare la Grande-Bretagne (ville de Douvres) de l'Europe continentale (ville de Calais). Il a donné son nom au département du Pas-de-Calais (qui prend une majuscule à Pas et comporte deux traits d'union).

Les conditions de navigation y cumulent plusieurs facteurs de dangerositĂ© ; vents (196 bulletins mĂ©tĂ©orologiques spĂ©ciaux signalant des vents supĂ©rieurs Ă  7 beaufort ont Ă©tĂ© Ă©mis par MĂ©tĂ©o France en 2007) et courants forts et rĂ©gime des marĂ©es plus vif en raison du goulot que crĂ©e le dĂ©troit. Ces 3 facteurs influent sur la cinĂ©matique et manƓuvrabilitĂ© des navires en avarie ou en action de pĂȘche ou ceux que le tirant d'eau expose au courant ou au vent. De plus, de nombreux bancs, sont susceptibles de se dĂ©placer, le trafic maritime est intense (25% du trafic mondial de marine marchande et passagers selon le CROSS). C'est pourquoi les flux de grands navires doivent s'insĂ©rer dans un dispositif de sĂ©paration du trafic (DST) qui organise le trafic longitudinal du dĂ©troit sur plus de 120 milles de long[1], avec une voie montante cĂŽtĂ© français et une voie descendante cĂŽtĂ© anglais. Des bancs naturels de sable servent de sĂ©parateurs. Des zones de moins de 12 mĂštres deprofondeur sont localement signalĂ©es sur les cartes marines (banc de Bassurelle dans la voie N-E) afin que les navires Ă  grand tirant d’eau (jusqu'Ă  22,60 m) les Ă©vitent.

Sommaire

Caractéristiques géographiques

Vue satellite du pas de Calais
Le port de Douvres, principal terminal des ferries, cÎté anglais
Audresselles, l'une des communes littorales de la partie la plus étroite du détroit, cÎté français

Dans sa plus petite largeur, entre la ville de Douvres en Angleterre et le cap Gris-Nez en France, ce dĂ©troit mesure 33,3 km, mais le chenal navigable ne dĂ©passe pas 28 km. GĂ©ographiquement, le pas de Calais marque la limite entre Manche et mer du Nord mĂȘme si la limite maritime gĂ©odĂ©sique entre la mer du Nord et la Manche est dĂ©limitĂ©e par les points suivants :

  • point terrestre britannique : South Foreland (au nord de Douvres) : 51°08'25" N et 1°22'16" E ;
  • point terrestre français : phare de Walde (au nord de Calais) : 50°59'40" N et 1°54'55" E.

De relativement faible profondeur (20 Ă  30 m), le dĂ©troit abrite aussi un rĂ©seau de dunes sous-marines (ou « dunes hydrauliques Â») qui se dĂ©placent (de 40 Ă  70 m par an) et se modifient sous l'effet des courants et des marĂ©es.

Perpendiculairement au courant, les ridens rocheux sont également un habitat écologique rare qui abrite de nombreuses espÚces inféodées à ce milieu.
En raison de l'effet « goulot d'Ă©tranglement Â» du dĂ©troit, les courants y sont rapides (parmi les plus rapides au monde), la turbiditĂ© moyenne y est Ă©levĂ©e, et les surcotes de haute ou basse mer peuvent ĂȘtre importantes.

C’est aussi la voie d’accĂšs vers les grands ports du Nord de l’Europe comme Rotterdam, Anvers, Hambourg ou Dunkerque ; qui gĂ©nĂšrent des flux de marchandises importants vers l’intĂ©rieur du continent. Enfin, le trafic transmanche de passagers entre les ports français de Calais et Boulogne-sur-Mer et les ports anglais de Douvres et Folkestone est un des plus intenses en Europe et dans le monde.

Caractéristiques biogéographiques

Depuis la derniÚre glaciation, la mer a remonté de plus de 100 m de hauteur dans cette région.

Il y a 10 000 ans, la Grande-Bretagne Ă©tait reliĂ©e au continent, et ce dĂ©troit n'Ă©tait qu'une vallĂ©e, traversĂ©e, par les animaux, y compris des mammouths dont on trouve encore des dents, remontĂ©es par les chaluts.

Le dĂ©troit abrite encore une population relictuelle de phoques, mais voit de moins en moins passer de baleines ou autres cĂ©tacĂ©s (peut-ĂȘtre gĂȘnĂ©s par une pollution sonore sous-marine croissante, et la pĂȘche au chalut).

Ce couloir biogĂ©ographique reste nĂ©anmoins une voie de migration aviaire majeure ; d'importance paneuropĂ©enne pour la zone palĂ©arctique nord-occidentale. Ces migrations peuvent ĂȘtre gĂȘnĂ©es par certaines installations littorales et portuaires et en particulier par la pollution lumineuse. C'est aussi une zone volontiers empruntĂ©e par certains oiseaux pour circuler entre France et Angleterre.

Une désignation de sites du réseau Natura 2000 en mer est obligatoire et prévue avant mi-2008[2]

Histoire

Vue de Douvres depuis la cÎte française

De tout temps, le détroit fut un enjeu militaire et commercialement stratégique.
C'est lĂ  que Jules CĂ©sar a tentĂ© d'envahir l'Angleterre[3]. Du Moyen Âge aux deux guerres mondiales de nombreuses batailles s'y sont dĂ©roulĂ©es, d'oĂč de nombreuses sĂ©quelles de guerre : blockhaus, traces du mur de l'Atlantique, sites criblĂ©s de trous d'obus (cap Blanc-Nez, cap Gris-Nez
), plus de 70 Ă©paves sous-marines, avec de nombreuses munitions immergĂ©es ou perdues en mer, qui rĂ©apparaissent ou que les pĂȘcheurs peuvent rĂ©cupĂ©rer dans leurs filets (En 2007, le CROSS Gris-Nez a dĂ» superviser la gestion de 62 dĂ©couvertes d'engins dangereux (opĂ©rations NEDEX)[4]).

Joindre la France Ă  l'Angleterre par les airs, par un pont ou par un tunnel...

Ce fut un projet plusieurs fois conçu, tentĂ© et conclu par Eurotunnel :
Ainsi Louis Barron Ă©voquait en 1899 cet « Admirable projet, plusieurs fois conçu en 1750, en 1802, en 1838, essayĂ© en 1868, dĂ©montrĂ© possible et retardĂ©, hĂ©las! par d'invincibles prĂ©ventions, mais que tĂŽt ou tard les peuples, dĂ©sabusĂ©s, abjurant les haines sĂ©culaires, sauront rĂ©aliser pour leur bien commun. On verra peut-ĂȘtre alors surgir du milieu, du dĂ©troit sur le banc de. sable de Varne, exhaussĂ© par les ingĂ©nieurs, une ville internationale, merveilleusement agencĂ©e pour servir de refuge aux innombrables vaisseaux qui sillonnent incessamment le passage ocĂ©anique le plus frĂ©quentĂ© du monde! Â»[5].

  • 1785 : le 7 janvier Blanchard et Jefferyes traversent le dĂ©troit en MontgolfiĂšre et atterrissent dans la forĂȘt de GuĂźnes. On Ă©lĂšve une colonne dans la forĂȘt pour marquer cette premiĂšre traversĂ©e rĂ©ussie et le ballon et la nacelle sont transportĂ©s au MusĂ©e de Calais [6].
  • 1888 : le 1er janvier, selon le journal Le Moniteur des ingĂ©nieurs des grandes usines du Creusot dessinent les plans et prĂ©parent les devis du pont sur la Manche proposĂ© par l'amiral ClouĂ© (ancien ministre de la marine). Ce pont devrait reposer sur d’énormes pilastres maçonnĂ©s de 50 mĂštres de haut pour que les plus grands navires puissent passer dessous. Le pont lui-mĂȘme serait en fer et prĂ©parĂ© au Creusot. Il partirait du Cran aux ƒufs, au sud du Griz-Nez pour conduire Ă  Folkestone ; ce tracĂ© n'est pas le plus court, mais il touche les fonds les moins profonds. Selon le journal, le ministre des travaux publics français a favorablement accueilli l'idĂ©e d'un pont entre la France et l'Angleterre.
  • Le dĂ©troit (ou channel en anglais) devient l'un des symboles de l’entente cordiale conclue entre la France et le Royaume-Uni, notamment concrĂ©tisĂ©e par l'ouverture du tunnel sous la Manche qui a fait dire que « la France n'Ă©tait plus une Ăźle Â» pour l'Angleterre.

Ce tunnel a considérablement allégé le trafic transversal des ferrys mais a contribué à encore augmenter les flux transmanche de passagers et de touristes.

Prospective et gouvernance

Lors du dĂ©bat public sur le projet de Port Calais 2015, une « Maison du DĂ©troit, sorte de confĂ©rence permanente des acteurs (Boulonnais, Calaisiens, Dunkerquois), mais aussi ouverte Ă  nos voisins anglais, belges et nĂ©erlandais Â» ? a Ă©tĂ© proposĂ©e par un intervenant et encouragĂ©e par la Commission nationale du dĂ©bat public CNDP[7]..

Sécurité maritime

La circulation maritime dans le pas de Calais est une des plus importantes du monde avec jusqu'Ă  800 navires par jour dont 250 dangereux ou transportant des matiĂšres dangereuses (« navires Ă  dĂ©claration obligatoire Â»). Le risque de collision entre deux navires est en thĂ©orie maximal lors des tempĂȘtes ou grandes marĂ©es et dans les zones de croisement du DST ainsi que dans les « eaux resserrĂ©es Â». En 2006, « 59 navires de commerce ont signalĂ© au CROSS des avaries ou Ă©vĂ©nements restreignant leurs capacitĂ©s normales de navigation Â»[8].Ce chiffre est stable et concerne le plus souvent des avaries bĂ©nignes sur le moteur principal et les systĂšmes associĂ©s, mais le risque d'un accident grave et/ou trĂšs polluant est permanent.

Les navires circulent de plus Ă  des vitesses trĂšs diffĂ©rentes (4 Ă  26 nƓuds) dans une mĂȘme voie de circulation, et en se croisant. Le CROSS a suggĂ©rĂ© que l'Organisation maritime internationale puisse proposer la crĂ©ation d'« un couloir dĂ©diĂ© au trafic traversier des navires Ă  passagers sur l'axe au 300°/120° (cap Blanc-Nez – Douvres) Â»[1];
Le CROSS Gris-Nez et son partenaire anglais veillent au respect des rĂšgles de navigation mais s'ils peuvent s'appuyer sur le systĂšme Vessel Monitoring System (VMS) de localisation des navires de pĂȘche de plus de 15 mĂštres, ce dernier ne fonctionne qu'avec un dĂ©calage de 90 minutes[8] et de nombreux petits bateaux ne sont pas identifiables Ă  distance ; dans cette zone les navires montant et descendant doivent s'insĂ©rer le plus harmonieusement possible dans les « rails » du dispositif de sĂ©paration du trafic (DST). Ce problĂšme est en passe d'ĂȘtre rĂ©solu par la gĂ©nĂ©ralisation de l'emport de systĂšme d'identification automatique sur les navires. Le CROSS et le MRCC Douvres Ă©changent des personnels dans le cadre de leur coopĂ©ration. Ils diffusent des renseignements utiles Ă  la sĂ©curitĂ© maritime et fournissent si nĂ©cessaire une aide ponctuelle Ă  la navigation et dans le cadre du MĂ©morandum d’entente de Paris (MOU) [9]. Le CROSS doit signaler aux autoritĂ©s compĂ©tentes les navires dont le comportement laisse supposer une non-conformitĂ©s aux normes de sĂ©curitĂ© en vigueur (19 signalements en 2006[8], et 41 en 2007, annĂ©e durant la quelle des constats pour 31 infractions aux rĂšgles de navigation ont Ă©tĂ© suivies de poursuites[1].). Le CROSS peut ĂȘtre assistĂ© du sĂ©maphore de Boulogne-sur-Mer ou demander une assistance nautique ou aĂ©rienne.
À ce trafic nord-Sud dĂ©jĂ  intense se superpose et croise celui des plaisanciers, des pĂȘcheurs et surtout des ferrys et vedettes rapides assurant la traversĂ©e entre la France et l'Angleterre et notamment entre Calais et Douvres (les deux premiers ports mondiaux en termes de trafic de passagers)[8]. En 2006, la pĂȘche professionnelle Ă©tait couramment pratiquĂ©e dans le DST, et dans les couloirs d’évolution des ferries entre Calais et Douvres, dans la bande des 12 milles, frĂ©quemment sans activation de l’AIS... et le CROSS se plaignait encore en 2006 du fait que les « professionnels ont pris l’habitude de ne pas rĂ©pondre aux interrogations VHF de Gris-Nez : cela n’est plus acceptable. En permanence le cross est confrontĂ© Ă  l’absence de rĂ©ponse de la part des pĂȘcheurs lorsqu’il tente un contact Â» En 2006, la DRAM de Boulogne a saisi le prĂ©fet maritime pour qu'il impose (par arrĂȘtĂ©) une veille VHF obligatoire[8].
Un autre problĂšme signalĂ© par les CROSS dont celui du Gris-Nez est la mauvaise comprĂ©hension de l’anglais maritime par les plaisanciers et patrons-pĂȘcheurs français. « Est-il encore acceptable que deux navigants ne puissent pas se comprendre sur des termes maritimes usuels simples ? Â» s'interrogeait le CROSS en 2006[8].

Les accidents Ils sont rares dans le détroit qui est l'un des plus surveillés au monde, mais le risque reste élevé.

Selon le CROSS. En dĂ©cembre 2002, la collision du Tricolor, transporteur d'automobiles norvĂ©gien avec deux navires avant de s'Ă©chouer Ă  faible profondeur a rappelĂ© que de grands navires pouvaient encore se percuter, malgrĂ© les progrĂšs des radars et tĂ©lĂ©communications (pour Ă©liminer l'Ă©pave, dangereux obstacle Ă  la navigation, il a fallu la dĂ©couper sur place). En 2006 le Star Herdla a percutĂ© le Cap Bradley chargĂ© de 30 000 tonnes de naphte. Le chalutier Maria Magdalena a percutĂ© le tanker Ceylon le 17/5/2006 et le chalutier Le PrĂ©curseur a percutĂ© le cargo Paper star le 2 juin 2006[8]. En 2007, entre autres abordages, le cross signale le 5 mars, au niveau de la bouĂ©e Ridens (point tournant), un accrochage entre le porte-conteneur « MSC KATHERINE ANN Â» (184m de long, de port en lourd 20169 tonnes) et l' « OOCL QINGDAO Â», long de 322,9 m, de port en lourd 99539 tonnes) Ă  14 milles dans le Sud-Ouest du cap Gris-Nez. Les dĂ©gĂąts ne sont heureusement que mineurs mais l'accident aurait pu ĂȘtre plus grave et toucher une zone Natura 2000 en mer.

Les produits dangereux transitant par le dĂ©troit posent un risque majeur ; Selon le CROSS Griz-Nez, pour la seule annĂ©e 2006, et selon les dĂ©clarations faites par les navires ; 276 867 940.94 t (plus de 276 millions de t) de produits dangereux y ont transitĂ©, rĂ©parties comme suit[8],[1] :

  • IMO 1 (explosif) : 340 645.81 t en 2007 (0,12% des marchandises dangereuses) et 284 105,76 t en 2008 (0.09% des marchandises dangereuses) ;
  • IMO 2 (gaz) : 15 398 854.61 t en 2007 (5,6% des marchandises dangereuses) et 12 776 292,68 t en 2008en 2008 (3.92% des marchandises dangereuses) ;
  • IMO 3 (liquide inflammable): 217 861 580.33 t en 2007 (78,7% des marchandises dangereuses) et 203 976 910,55 t en 2008 (62.6% des marchandises dangereuses) ;
  • IMO 4 (solide inflammable) : 4 621 440.43 t en 2007 (1,7% des marchandises dangereuses) et 60 264 793,44 t en 2008en 2008 (18.48% des marchandises dangereuses) ;
  • IMO 5 (oxydant) : 1 382 265.89 t en 2007 (0,5% des marchandises dangereuses) et 1 414 865,46 tt en 2008 (0.43% des marchandises dangereuses) ;
  • IMO 6 (matĂ©riaux toxiques et substances infectieuses) : 2 616 712.56 t en 2007 (0,9% des marchandises dangereuses) et 1 619 362,47 t en 2008en 2008 (0,5% des marchandises dangereuses) ;
  • IMO 7 (matĂ©riaux radioactifs) : 86 132.45 t en 2007 (0,03% des marchandises dangereuses) et 102 631,95 t en 2008 (0,03% des marchandises dangereuses) ;
  • IMO 8 (matĂ©riaux corrosifs) : 5 941 882.24 t en 2007 (2,14% des marchandises dangereuses) et 5 652 489,51 t en 2008 (1.73% des marchandises dangereuses) ;
  • IMO 9 (divers) : 28 618 426.62 t en 2007 (10,33% des marchandises dangereuse) et 39 936 650,80 t en 2008 (12.25% des marchandises dangereuses) ;

832 navires Ă  grand tirant d’eau (tirant d’eau de plus de 16 mĂštres) et de 322 convois de remorquage ont nĂ©cessitĂ© en 2006 un suivi plus particulier en raison de leurs faibles capacitĂ©s de manƓuvre[8]. Ils Ă©taient 1088 (navires Ă  grand tirant d’eau) et 302 (convois de remorquage) en 2007.

Trafic Nord/Sud et transversal

Trafic longitudinal : Le dĂ©troit est traversĂ© depuis 1994 par le tunnel sous la Manche, cependant le trafic maritime a continuĂ© Ă  croĂźtre. Depuis 1998, une rĂ©solution[10] de l’OMI confie au CROSS Gris-Nez et Ă  son homologue anglais (Dover Coastguard) la mise en Ɠuvre conjointe du systĂšme de compte-rendu de navires obligatoire depuis le 1er juin 1999 pour les navires transitant dans le DST et ses eaux adjacentes. Ces derniers doivent signaler systĂ©matiquement au CROSS, leur identitĂ©, leur voyage le volume et les catĂ©gories de marchandises dangereuses transportĂ©es Ă  bord. En 2006, ce sont ainsi 59 674 navires (dont 44 421 navires « CRO Â»[11] (et 45.023 en 2007, soit + 1,35% en 1 an[1]) rien que dans la voie montante qui ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s dans le DST du Pas de Calais. Ceci correspondait en 2006 Ă  163 navires/jour en moyenne remontant vers le nord, soit + 3.5% par rapport Ă  2005). Les anglais en enregistrent chaque annĂ©e un nombre approchant pour la voie descendante, soit un total de plus de 88000 navires par an, rien que pour la circulation longitudinale en 2006 (243 navires/jour en moyenne en 2006[8] et 246 navires/jour en 2007).

Types de navires (par ordre de fréquence)[8]

Trafic longitudinal

  • cargos polyvalents (18 227 en 2006, 16 858 en 2007) ;
  • porte-conteneurs (12.045 en 2006, 12.370 en 2007) ;
  • navires-citernes (15.723 en 2006, 15.816 en 2007) ; La loi[12] demande aux pĂ©troliers de plus de 600 tonnes de port en lourd naviguant dans la zone maritime particuliĂšrement vulnĂ©rable des eaux d’Europe occidentale de se dĂ©clarer ; ils Ă©taient 1.829 en 2008.
  • vraquiers (9.585 en 2006, 5.881 en 2007)...

... pour seulement 487 navires Ă  passagers dans le sens longitudinal
En 2007 et 2008, 22 à 23% des navires transitant dans le DST sont des navires destinés à exclusivement transporter des matiÚres dangereuses (pétrole, produits chimiques, méthane et autres substances inflammables, explosives ou toxiques...). Et en 2008, selon le CROSS, plus de 36% des navires empruntant le DST étaient ùgés de plus de 15 ans.

Trafic transversal (« trans-manche Â») : Les navires de passagers et transbordeurs ont en 2006, selon le Cross Gris-Nez effectuĂ© Ă  eux seuls 18.001 rotations pour l'annĂ©e 2007 et 19.095 pour l'annĂ©e 2008 (plus de 90 navires par jour en mer).

Pavillons les plus fréquents pour la flotte marchande

Selon le CROSS[8], en 2006, les pavillons les plus frĂ©quents Ă©taient souvent des pavillons europĂ©ens ou de complaisance ;

ContrĂŽle des pĂȘches

Il est effectuĂ© par les services de l'Ă©tat, sous l'Ă©gide du CROSS Gris-Nez qui participe depuis dĂ©cembre 2005 Ă  des opĂ©rations franco-britannique de contrĂŽle des pĂȘche (la premiĂšre a durĂ© 2 jours avec 8 navires de 4 pays contrĂŽlĂ©s ; tous ont fait l'objet d’un PV d’infraction). En 2007 ; 266 inspections physiques ont Ă©tĂ© menĂ©es en 2007 (pour un total de 733 ayant mis en Ă©vidence 624 infractions dans les 3 rĂ©gions couvertes par le CROSS)

Pollutions marines

Elles sont souvent le fait d'avaries (pertes d'huiles par l'arbre d'hĂ©lice par exemple) ou de rejets illicites. Dans ce dernier cas, le CROSS est chargĂ© de la recherche des preuves, sous l’autoritĂ© du procureur de la RĂ©publique compĂ©tent et du prĂ©fet maritime. En 2007, sur 27 observations aĂ©riennes (220 heures de vol) ou satellitaires, seules 3 ont pu ĂȘtre attribuĂ©es Ă  un responsable. Sur demande du juge du tribunal correctionnel spĂ©cialisĂ© du Havre (pour la zone Manche), le CROSS peut dĂ©router un navire pour inspection et enquĂȘte.
Des exercices POLMAR (Lutte anti-pollution en mer) sont pratiquĂ©s pĂ©riodiquement (ex : 25 mai 2007 au large de Boulogne-sur-Mer).

Notes et références

  1. ↑ a, b, c, d et e Bilan 2007 du CROSS Gris-Nez
  2. ↑ Natura 2000 en mer, Diren Nord-Pas-de-Calais
  3. ↑ Jules CĂ©sar, Commentaires sur la Guerre des Gaules, V, 2 [lire en ligne]
  4. ↑ Bilan 2007 du CROSS Gris-Nez pdf, (fr)
  5. ↑ Louis Barron, Le Nouveau voyage de France de 1899 / Le Nouveau voyage de France de 1899, consultable sur Gallica
  6. ↑ ÉphĂ©mĂ©rides sur l’histoire de Calais et de ses environs par J. Goutier
  7. ↑ Bilan du dĂ©bat public Calais Port 2015 Septembre 2009 - Janvier 2010 Ă©tabli par le PrĂ©sident de la Commission nationale du dĂ©bat public (CNDP) Consulter en ligne, voir chapitre "Le port, Ă©lĂ©ment central de la culture et de l’activitĂ© du Calaisis. L'histoire de Calais se confond avec celle du port"
  8. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Bilan 2006 du Cross Gris-Nez (PDF, (fr))
  9. ↑ MĂ©morandum d'entente de Paris sur le contrĂŽle des navires par l'Ă©tat du port pdf, 65 pages, (fr)
  10. ↑ RĂ©solution MSC 85(70) adoptĂ©e le 7 dĂ©cembre 1998
  11. ↑ CRO : acronyme de Compte rendu obligatoire pour la RĂ©solution MSC 85(70) de l'OMI)
  12. ↑ « DĂ©clarations WETREP Â» (Western European Tanker Report), en application de la rĂ©solution MSC190 (79) du 6 dĂ©cembre 2004 relative au systĂšme de comptes-rendus des pĂ©troliers

Voir aussi

Bibliographie

  • Colbeaux J.P., Dupuis C., Robaskzynski F., Auffret J.P., Haesaerts P., & Somme J., 1980 - Le dĂ©troit du Pas de Calais : un Ă©lĂ©ment dans la tectonique de blocs de l’Europe nord-occidentale. Bulletin d’Information des GĂ©ologues du Bassin de Paris, 17, 41-54.
  • Melville C.P., Levret A., Alexandre P., Lambert J., & Vogt J., 1996 ; Historical seismicity of the Strait of Dover-Pas de Calais. Terra Nova, 8, 626-647.
  • MĂŒller, Y. (2004). Mieux connaĂźtre les peuplements benthiques associĂ©s aux substrats durs au large du littoral Nord-Pas-de-Calais. Commission rĂ©gionale de biologie RĂ©gion Nord-Pas-de-Calais: France. 92 pp
  • MĂŒller, Y. (2004). Coastal fauna and flora of the Nord, Pas-de-Calais and Belgium: inventory [Faune et flore du littoral du Nord, du Pas-de-Calais et de la Belgique: inventaire]. Commission rĂ©gionale de biologie RĂ©gion Nord-Pas-de-Calais: France. 307 pp.

Articles connexes

Liens externes

  • Beach, projet europĂ©en portant sur les pollutions cĂŽtiĂšres issues de l'agriculture
  • WIRED, projet europĂ©en sur les zones cĂŽtiĂšre du Sud de la mer du Nord]
  • « Channel coast change 2100 Â», projet europĂ©en sur l'Ă©rosion du trait de cĂŽte

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Regardez d'autres dictionnaires:

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  • Pas-de-Calais — Region Nord Pas de Calais 
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  • Pas de Calais — (spr. Pah d CalĂ€h), 1) Departement in Nordfrankreich, gebildet aus der Grafschaft Artois u. den Landschaften Boulonnais, Calaisis u. Ardresis; grenzt an die Meerenge von Calais, den Kanal (la Manche) u. die Departements Nord u. Somme; 120,92 QM.; 
   Pierer's Universal-Lexikon

  • Pas de Calais — (spr. pa dö kalǟ, engl. Strait of Dover, das alte Fretum Gallicum), die nach der Stadt Calais benannte Meerenge, die als engster Teil des Kanals (la Manche) die SĂŒdostkĂŒste Englands von der NordkĂŒste Frankreichs trennt und den Atlantischen Ozean… 
   Meyers Großes Konversations-Lexikon

  • Pas-de-Calais — dĂ©p. français.; 6 639 kmÂČ; 1 433 203 hab.; ch. l. Arras . V. Nord Pas de Calais (RĂ©g.) 
   EncyclopĂ©die Universelle

  • Pas-de-Calais —   [pɑdka lɛ], DĂ©partement in der Region Nord Pas de Calais, Nordfrankreich, am Ärmelkanal, 6 671 km2, 1,44 Mio. Einwohner; Verwaltungssitz ist Arras.   
   Universal-Lexikon

  • Pas de Calais — (Pa dö KalĂ€), die schmalste Stelle des Canals zwischen England u. Frankreich (8 Lieues); seit 1851 ist zwischen Dover u. Cap Grisnez ein unterseeischer elektrischer Telegraph gelegt. – P., der Name eines franz. Departem., das auf 121 QM. beinahe… 
   Herders Conversations-Lexikon

  • Pas-de-Calais — (spr. pa dö kalǟ), Departement in Nordfrankreich, nach der gleichnamigen Meerenge (s. oben) benannt, aus der ehemaligen Grafschaft Artois und Teilen der Pikardie gebildet, grenzt westlich an den Kanal (la Manche), nördlich an die Meerenge P. und… 
   Meyers Großes Konversations-Lexikon

  • Pas-de-Calais — (spr. pa dĕ kalĂ€h), der engste Teil des Kanals (s.d. und Karte: Europa I, 4); danach benannt das franz. Dep. P., 6752 qkm, (1901) 955.391 E., gebildet aus der Grafsch. Artois und Teilen der Pikardie; Steinkohlengewinnung; Hauptstadt Arras 
   Kleines Konversations-Lexikon


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