Parti socialiste suisse

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Parti socialiste suisse
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Parti socialiste suisse
Sozialdemokratische Partei der Schweiz
Partito socialista svizzero
Partida socialdemocrata da la Svizra
Logo du parti socialiste suisse 
Président Christian Levrat
Fondation 21 octobre 1888
Siège Spitalgasse 34
Case postale 7876
3001 Berne
Vice-présidents Cédric Wermuth
Marina Carobbio
Pascale Bruderer
Jacqueline Fehr
Stéphane Rossini
Secrétaire général Thomas Christen
Repr√©sentation du parti
Conseillers nationaux
Conseillers aux √Čtats
Conseillers fédéraux Micheline Calmy-Rey
Simonetta Sommaruga
Idéologie Social-démocratie, Gauche
Affiliation internationale Internationale socialiste
Couleurs* rouge, rose
Site Web www.sp-ps.ch/
voir aussi

Politique de la Suisse
Conseil fédéral
Président de la Confédération
Partis politiques suisses

Le Parti socialiste suisse (PSS), en allemand Sozialdemokratische Partei der Schweiz (SPS), en italien Partito socialista svizzero (PSS) et en romanche Partida socialdemocrata da la Svizra (PSS), est un parti politique suisse de gauche, fond√© le 21 octobre 1888, membre de l'Internationale socialiste et membre associ√© du Parti socialiste europ√©en.

Il est l'un des quatre partis int√©gr√©s au Conseil f√©d√©ral o√Ļ il compte deux membres depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Il permet notamment l'introduction en Suisse des assurances sociales obligatoires et continue d'en faire une de ses pr√©occupations premi√®res.

Sommaire

Résultats électoraux

Aux √©lections f√©d√©rales du 19 octobre 2003, le parti remporte 23,3% des voix, am√©liorant son score de 1999 (22,5%). Le Parti socialiste est ainsi le deuxi√®me parti de Suisse, sur le plan f√©d√©ral, derri√®re l'Union D√©mocratique du centre (UDC), qui avait emport√© 26,6 % des suffrages aux √©lections f√©d√©rales de 2003. Le PSS obtient 52 des 200 si√®ges du Conseil national (dont 46% de femmes) et 9 des 46 si√®ges du Conseil des √Čtats (dont 44% de femmes). Le groupe parlementaire socialiste est ainsi le deuxi√®me deuxi√®me groupe de l'Assembl√©e f√©d√©rale, avec 61 √©lus, derri√®re l'UDC, qui en compte 63. Le conseiller f√©d√©ral Moritz Leuenberger est en charge de l'environnement, des transports, de l'√©nergie et de la communication et Micheline Calmy-Rey des affaires √©trang√®res.

Au niveau cantonal, le PSS occupe en 2007 562 sièges dans les différents parlements cantonaux (2e parti politique derrière le Parti démocrate-chrétien) et 33 mandats dans les différents gouvernements cantonaux (3e parti politique derrière le Parti démocrate-chrétien et le Parti radical-démocratique).

De la naissance du parti socialiste suisse jusqu'à la scission d'avec les communistes[1]

La naissance du socialisme en Suisse s'ins√®re dans le mouvement socialiste europ√©en du XIXe et d√©but du XXe si√®cle.

Les id√©es socialistes sont apparues en Suisse vers les ann√©es 1830 lorsque des groupes d'ouvriers allemands s'y r√©unissaient afin de discuter de questions sociales et politiques. En 1838, une trentaine d'ouvriers, employ√©s de commerce et √©tudiants fond√®rent la Soci√©t√© du Gr√ľtli √† Gen√®ve. En 1864, Jean-Philippe Becker constitua une section Suisse de l'Internationale socialiste fra√ģchement fond√©e √† Londres. En 1870, le "parti socialiste suisse" lui-m√™me fut fond√© √† Zurich avec le soutien de la soci√©t√© du Gr√ľtli.

A la différence des autres partis, qui avaient commencé par se constituer sur le plan cantonal avant de devenir des grands partis nationaux, le parti socialiste se forma immédiatement au-dessus des frontières cantonales, organisant dans les différents cantons des sections dépendant du comité central. (Jean-Charles Biaudet) A l'inverse des autres mouvements politiques suisses, le mouvement politique socialiste s'est développé du haut, de la sphère internationale, vers le bas, les cantons.

Le premier congr√®s ouvrier suisse r√©unissant notamment le parti socialiste, la soci√©t√© du Gr√ľtli, les syndicats fut tenu √† Olten en 1873. Il en sortit une association d'ouvriers qui se transformera plus tard en Union syndicale suisse. Le nombre des adh√©rents ne cessait de cro√ģtre dans un mouvement adh√©rant tr√®s nettement √† la lutte des classes et au marxisme, chapeaut√© politiquement par le parti socialiste. En 1874, le parti socialiste demandait la r√©vision de la Constitutions de 1848. Entre 1890, date de son entr√©e au Conseil national, et 1914, le parti socialiste put accro√ģtre sa d√©putation √† 17 parlementaires f√©d√©raux.

Au cours de la premi√®re guerre mondiale, le parti socialiste suisse, sous l'influence forte du marxisme, r√©affirma le programme de l'av√®nement politique du socialisme par la r√©volution. L√©nine, r√©fugi√© en Suisse de 1914 √† avril 1917, √©tait alors membre du parti socialiste suisse et entretenait des liens √©troits avec l'aile gauche dirig√©e par son ami Platten. Sa pr√©sence en Suisse √©tait marqu√©e par de nombreuses interventions publiques. En 1917, L√©nine retourna en Russie pour la r√©volution avec l'aide de ses amis Robert Grimm et Platten. Les √©l√©ments socialistes r√©volutionnaires exploitaient le m√©contentement social r√©sultant du rationnement et des privations caus√©s par la guerre et sa longueur, intensifiant les men√©es anti-mililtaristes. En 1917, en pleine guerre mondiale, le parti socialiste suisse refusait le budget militaire et appela au refus de servir. La m√™me ann√©e, de connivence avec le Conseiller f√©d√©ral Arthur Hoffmann des membres du parti socialiste tent√®rent de faciliter une paix s√©par√©e entre l'Allemagne et la Russie r√©volutionnaire. Cette manŇďuvre outragea l'opinion publique suisse et conduisit √† la d√©mission de Hoffmann et son remplacement par le Genevois Gustave Ador. En 1918, cette politique de la confrontation sociale culmina dans la gr√®ve g√©n√©rale d√©cr√©t√©e par le Comit√© d'Olten, impliquant 250 000 gr√©vistes[2],[3],[4],[5].

En effet, le Comit√© d'Olten, le conseil sup√©rieur de l'Extr√™me gauche sous la pr√©sidence de Robert Grimm et la l√©gation des Soviets √† Berne sous la direction de Berzine (Winter de son vrai nom) chef de mission de l'URSS √† Berne et second√© de Zalkinde (parent de Leon Trotsky), encourag√©s par la r√©volution russe collaboraient activement √† la subversion du r√©gime constitutionnel et du gouvernement suisse afin de permettre l'av√®nement de la dictature rouge en Suisse. La r√©volution socialiste suisse devait √©clater le 10 novembre 1918 sur l'ordre de Moscou. L√©nine lui-m√™me avait d√©j√† nomm√© le camarade Radeck (Sobelsohn de son vrai nom) dictateur de la Suisse. L√©nine projetait d'engager la r√©volution socialiste en Europe et dans le monde √† partir de la Suisse. Il s'ensuivit une propagande intense dans les milieux ouvriers et dans l'arm√©e conduisant √† des √©meutes fr√©quentes √† travers le pays. L'audace des r√©volutionnaires socialistes, appuy√©s par la pr√©sence de 30'000 d√©serteurs et r√©fractaires √† la guerre de 14-18 et ayant trouv√© refuge en Suisse, s'engag√®rent dans de nombreux coups de force, dont la tentative de s'emparer des arsenaux de Zurich et Berne, de b√Ętiments publics, d'usines √©lectriques et de banques les 6-7 novembres 1918. Le 6 novembre, les troupes militaires furent mises en √©tat d'alerte et repouss√®rent les actions r√©volutionnaires. Le 10 novembre, le Comit√© d'Olten, gouvernement r√©volutionnaire parall√®le en marge des institutions, proclama la gr√®ve g√©n√©rale, exigeant la d√©mission du Conseil f√©d√©ral et la dissolution du parlement, le droit de vote des femmes, le travail obligatoire et la socialisation de l'arm√©e. Le 11 novembre, le Conseil f√©d√©ral donna mission √† l'arm√©e de r√©tablir l'ordre int√©rieur. Dans les jours qui suivirent, l'arm√©e dut faire face aux √©meutes, si√®ges d√©cr√©t√©s dans les principales villes et aux combats de rue. Le 13 novembre, le Conseil f√©d√©ral ordonna l'expulsion vers l'Allemagne de la l√©gation des Soviets y compris de Berzine. (Certains historiens voient dans l'expulsion de la l√©gation des Soviets davantage le r√©sultat de pressions des alli√©s qui refusaient de voir la Suisse tomber dans la r√©volution communiste que le r√©sultat d'une implication de la l√©gation dans les agitations de novembre dont la r√©alit√© est controvers√©e[6].) Le Comit√© d'Olten capitula le 14 novembre et lendemain la r√©volution fut stopp√©e, permettant au travail de reprendre √† travers le pays. S'en suivit une campagne m√©diatique haineuse dans les journaux socialistes vis-√†-vis des institutions et l'arm√©e de milice (cf. par exemple l'article du 18 novembre 1918 "La grippe [qui avait d√©cim√© les rangs de l'arm√©e] venge les travailleurs" anonyme mais attribuable au r√©volutionnaire Humbert-Droz[7] publi√© dans le journal "La Sentinelle" dirig√© par Paul Graber[8])[9],[10].

Malgré l'échec de la grève générale, celle-ci conduisit au renouvellement anticipé du Conseil national en 1919 sur la base du système proportionnel qui venait ainsi remplacer le système majoritaire prévalant jusqu'alors. Ce changement de régime permit au parti socialiste de prendre 41 mandats.

Toutefois, les meneurs de la grève générale, 3500 personnes, en particulier les dirigeants du comité d'Olten, seront jugés et 147 d'entre eux seront condamnés. Robert Grimm verra son immunité parlementaire levée et sera condamné à 6 mois de prison, période pendant laquelle il écrira son ouvrage "Histoire de la Suisse en termes de lutte des classes". L'épisode de la grève générale servira pendant des décennies à diaboliser la gauche suisse. L'histoire revisitée dans la foulée de 1968 permettra l'avènement d'un oeil bienveillant sur ces évènements de 1918 qui constituent le plus grand évènement social de l'histoire de la Suisse[11].

Alors que le parti radical perdait une partie de ses adhérents touchés par la cherté de la vie au parti socialiste, la montée en force du parti socialiste ainsi que les tentatives des radicaux de reprendre à leur compte une partie des préoccupations de son électorat susceptible de partir vers les socialistes vit l'émergence d'une nouvelle force politique sur l'aile droite des radicaux, le parti des paysans, artisans et bourgeois ou parti agrarien qui devint par la suite l'Union démocratique du centre (UDC), trouvant son origine dans les associations professionnelles paysannes (1897), constituées en 1918 en parti politique entrant avec 30 députés au Conseil national. Depuis ce jour, l'UDC fut l'adversaire constant des socialistes.

En 1920, suite √† l'√©chec de la r√©volution suisse, le parti socialiste refusa d'adh√©rer √† la IIIe Internationale, ce qui entra√ģna la scission du parti avec son aile gauche qui alla former le parti communiste en 1921. Le parti socialiste abandonna l'id√©e de la r√©volution violente et se pronon√ßa pour la voie l√©gale pour poursuivre ses buts marxistes, c'est-√†-dire la substitution de la propri√©t√© priv√©e par la propri√©t√© collective, la nationalisation des grandes entreprises et des banques et la socialisation de tous les moyens de production. Le Parti communiste nouvellement cr√©√©, poursuivant les m√™mes objectifs marxistes que le parti socialiste, conserva le principe de la r√©volution et de la dictature du prol√©tariat afin de les atteindre.

Histoire - les dates importantes

  • 1838 : Fondation de la Soci√©t√© du Gr√ľtli √† Gen√®ve.
  • 1864 : Fondation de la section Suisse de l'Internationale socialiste
  • 1870 : Fondation du "parti socialiste suisse" √† Zurich avec le soutien de la soci√©t√© du Gr√ľtli.
  • 1873 : Le premier congr√®s ouvrier suisse pr√©curseur de l'Union syndicale suisse r√©unissant notamment le parti socialiste, la soci√©t√© du Gr√ľtli, les syndicats se r√©unit √† Olten.
  • 1888 : La Conf√©rence ouvri√®re suisse du 21 octobre d√©cide √† Berne la cr√©ation du Parti socialiste suisse.
  • 1890 : Jakob Vogelsanger (Zurich) est le premier socialiste √©lu au Conseil national.
  • 1904 : Le Congr√®s d'Aarau adopte le programme marxiste du PSS √©labor√© par Otto Lang (juge cantonal √† Zurich).
  • 1911 : Les 18 socialistes √©lus au Conseil national constituent pour la premi√®re fois un groupe parlementaire.
  • 1912 : Au Congr√®s de Neuch√Ętel sont adopt√©s des mesures qui obligent notamment le PSS et ses organes √† utiliser toutes les possibilit√©s ¬ę d'agir pour l'instauration du droit de vote des femmes ¬Ľ.
  • 1913 : Le PSS d√©pose une nouvelle initiative pour l'introduction de la proportionnelle au Conseil national. Celle-ci sera accept√©e par le peuple en 1918.
  • 1917 : L√©nine, r√©fugi√© en Suisse et membre du parti socialiste suisse, retourne en Russie pour la r√©volution.
  • 1917 : Le parti socialiste suisse refuse le budget militaire et appelle au refus de servir en pleine guerre mondiale.
  • 1918 : Le Comit√© d'Olten, fond√© par le PSS et l'Union syndicale suisse (USS) et pr√©sid√© par Robert Grimm, r√©pond √† la lev√©e de troupes, d√©cid√©e par le Conseil f√©d√©ral √† l'instigation du g√©n√©ral Ulrich Wille, par un appel √† la gr√®ve g√©n√©rale sur la base de 9 revendications (la fin de la gr√®ve est d√©cid√©e apr√®s 3 jours suite √† un ultimatum du Conseil f√©d√©ral)
  • 1919 : Lors des premi√®res √©lections au Conseil national √† la proportionnelle, le PSS double ses mandats passant de 20 √† 41 si√®ges. Le si√®ge central du PSS est d√©plac√© de Zurich √† Berne.
  • 1921 : Les 21 conditions pour l'entr√©e √† la Troisi√®me Internationale sont refus√©es lors du Congr√®s et lors de la votation √† la base. La gauche du parti, forte de 5 000 membres environ, quitte le parti. Cette aile gauche cr√©e ensemble le Parti communiste suisse.
  • 1924 : La loi Schulthess est refus√©e par le peuple. Le r√©f√©rendum lanc√© par un comit√© form√© du PSS, de l'USS et de l'ensemble des associations d'employ√©s est parvenu √† faire √©chouer la tentative de remettre en question la semaine de 48 heures.
  • 1926 : Entr√©e du PSS √† la Internationale ouvri√®re socialiste. Le Congr√®s d√©cide de mettre sur pied une commission de lutte contre le militarisme et pr√©conise √©galement que les socialistes du Conseil national refusent d√©sormais le budget militaire en bloc.
  • 1927 : La Conf√©rence f√©minine du PSS exige l'introduction d'une assurance-maternit√©.
  • 1931 : Apr√®s les √©lections au Conseil national, le PSS devient le premier parti du pays.
  • 1932 : Le 9 novembre, des recrues tirent sans sommation sur une manifestation ouvri√®re antifasciste √† Gen√®ve. Cette fusillade fait 13 morts et 63 bless√©s.
  • 1933 : Le Congr√®s refuse le front commun avec le Parti communiste suisse. Lors des √©lections √† Gen√®ve est √©lu le premier gouvernement cantonal √† majorit√© socialiste sous la direction de L√©on Nicole.
  • 1935 : Le nouveau programme du PSS, accept√© au Congr√®s de Lucerne, rejette la notion de ¬ę dictature du prol√©tariat ¬Ľ et reconna√ģt la d√©fense nationale. Le Congr√®s se prononce pour une transformation √©conomique et sociale de la Suisse capable d'assurer √† l'ensemble du peuple suisse une existence d√©cente.
  • 1939 : L√©on Nicole est exclu du PSS √† cause de ses positions favorables au Pacte germano-sovi√©tique. Il fonde la F√©d√©ration socialiste suisse.
  • 1942 : Fort des exp√©riences des ann√©es 1930, de la crise et du fascisme, le Congr√®s adopte un programme d'action intitul√© La nouvelle Suisse et applicable d√®s la fin de la guerre.
  • 1943 : Victoire aux √©lections du Conseil national avec 56 si√®ges sur 194, le PSS constitue alors le groupe le plus important de la chambre basse. Ernst Nobs entre au conseil f√©d√©ral.
  • 1944 : Fondation du Parti du Travail (PdT), compos√© d'anciens communistes, de dissidents du PSS et d'ind√©pendants de gauche.
  • 1947 : L'article constitutionnel sur l'AVS est accept√© par le peuple. Une des revendications de la gr√®ve nationale de 1918 est ainsi adopt√©e.
  • 1949 : Ernst Nobs premier pr√©sident socialiste de la Conf√©d√©ration. Il g√®ra le d√©partement des finances du 1er janvier 1944 au 31 d√©cembre 1951.
  • 1953 : Max Weber quitte le Conseil f√©d√©ral le jour du rejet par le peuple du projet de r√©forme des finances f√©d√©rales. Le parti se retrouve alors dans l'opposition.
  • 1959 : Le Congr√®s de Winterthour adopte un nouveau programme, en se reconnaissant clairement comme un parti de socialisme r√©formiste ¬ę fond√© sur la d√©mocratie ¬Ľ.
  • 1963 : Lancement du bimensuel Domaine public par des membres actifs de sections cantonales romandes du PSS.
  • 1965 : Emma Kammacher est √©lue pr√©sidente du Grand Conseil genevois. Elle est la premi√®re femme socialiste √† pr√©sider un parlement cantonal.
  • 1972 : Le Congr√®s rejette le soutien de l'initiative du PdT pour une s√©curit√© sociale unique et g√©n√©ralis√©e et soutient la solution des trois piliers.
  • 1978 : Lancement de l'initiative sur les banques lors du Congr√®s de B√Ęle et soutien - contre la volont√© du comit√© central et du conseiller f√©d√©ral Willi Ritschard - √† l'initiative anti-atomique.
  • 1982 : Le Congr√®s de Lugano adopte le nouveau programme du PSS, encore en vigueur aujourd'hui.
  • 1983 : L'√©chec de la candidate officielle du PSS au Conseil f√©d√©ral Lilian Uchtenhagen, battue par Otto Stich, suscite une vague d'indignation et conduit aux plus vastes d√©bats que le parti ait connu sur la participation au gouvernement.
  • 1984 : Le congr√®s extraordinaire du PSS de Berne d√©cide le maintien au gouvernement par 773 voix contre 511.
  • 1990 : Le PSS formule sa politique d'int√©gration europ√©enne avec des mesures compensatoires en politique int√©rieure.
  • 1991 : Le PSS demande une ouverture rapide des n√©gociations d'adh√©sion √† la CEE.
  • 1992 : Au Congr√®s de Gen√®ve, le PSS soutient l'adh√©sion √† l'Espace √©conomique europ√©en (refus√©e en votation populaire) comme premier pas en direction de l'adh√©sion √† la CEE et adopte des th√®ses qui pr√©voient la d√©criminalisation de la consommation, la remise m√©dicalement contr√īl√©e et la l√©galisation √† long terme de la drogue.
  • 1993 : Apr√®s le retrait du conseiller f√©d√©ral Ren√© Felber, la majorit√© bourgeoise du parlement √©lit Francis Matthey au Conseil f√©d√©ral, au lieu de la candidate socialiste officielle Christiane Brunner. Apr√®s la renonciation de Matthey, c'est la secr√©taire syndicale Ruth Dreifuss qui est √©lue une semaine plus tard, le 10 mars, comme premi√®re conseill√®re f√©d√©rale socialiste.
  • 1994 : L'initiative populaire ¬ę Pour la protection des r√©gions alpines contre le trafic de transit ¬Ľ que soutient le PSS est accept√©e par le peuple. Le Congr√®s extraordinaire de Berne adopte un vaste programme en mati√®re √©conomique. Le PSS d√©cide de combattre le rel√®vement de l'√Ęge de la retraite des femmes dans le cadre de l'AVS.
  • 1995 : Le peuple suisse rejette 3 projets en mati√®re de politique agricole que le PSS combattait, et donne ainsi un signe politique clair contre la politique agricole men√©e jusqu'alors, ainsi que pour l'√©cologisation de l'agriculture. Lors des √©lections f√©d√©rales, le PSS gagne 13 si√®ges au Conseil national et 6 au Conseil des √Čtats et devient le plus important parti au Conseil national.
  • 2003 : Le PSS devient le 2e parti de Suisse avec 23,3% des voix.
  • 2007: Le PSS subit une d√©faite lors de la votation populaire du 11 mars 2007 sur l'initiative populaire "Pour une caisse maladie unique et sociale", avec seulement 28,8% pour le Oui contre 71,2% pour le Non.
  • 2007: Le PSS perd les √©lections au Conseil national (-9 si√®ges) mais conserve int√©gralement ses positions au Conseil des √Čtats avec 9 si√®ges. Ses d√©put√©s contribuent √† l'√©viction de Christoph Blocher du Conseil f√©d√©ral.
  • 2008: la loi sur l'imposition des entreprises que le PS combattait est accept√©e d'extr√™me justesse par 50,5 % des voix alors que les sondages pr√©voyaient une acceptation plus large.
Emblème du parti jusqu'en 2009.

Dirigeants

Le positionnement politique du PS en 2007

Comité directeur

Dirigeants historiques

Présidents du PSS

Présidents du groupe parlementaire

Conseillers fédéraux

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Jean-Charles Biaudet, Les partis politiques, dans: La d√©mocratie suisse 1848-1948 (Ouvrage comm√©moratif par A. Schwengeler & P. Grellet), Morat 1948, pp. 146-148
  2. ‚ÜĎ L√©nine en Suisse et ailleurs
  3. ‚ÜĎ Gilliard/Bouquet, Que Sais-Je No 140 - Histoire de la Suisse, France 1978, p.112
  4. ‚ÜĎ Georges Andrey, L'histoire de la Suisse pour les nuls, Paris 2007, p. 419
  5. ‚ÜĎ Suter/Castella, Histoire de la Suisse, Einsiedeln 1928, p. 439 et 442-443
  6. ‚ÜĎ Georges Andrey, L'histoire de la Suisse pour les nuls, Paris 2007 p. 419 et 421
  7. ‚ÜĎ Fonds Jules Humbert-Droz
  8. ‚ÜĎ Fonds Ernest-Paul Graber
  9. ‚ÜĎ Charles Gos, G√©n√©raux suisses - Commandants en chef de l'arm√©e suisse de Marignan √† 1939, Morges 1990, pp. 224-236
  10. ‚ÜĎ Suter/Castella, Histoire de la Suisse, Einsiedeln 1928, p. 439-440
  11. ‚ÜĎ Georges Andrey, L'histoire de la Suisse pour les nuls, Paris 2007 p. 422

Lien externe



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Parti socialiste suisse de Wikipédia en français (auteurs)


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