Parti Socialiste (France)

ï»ż
Parti Socialiste (France)

Parti socialiste (France)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir PS.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres articles nationaux, voir Parti socialiste.
Parti socialiste
La rose au poing, logo du parti socialiste 
PremiÚre secrétaire Martine Aubry
Fondation 1905 : SFIO
1969 : PS
Disparition {{{disparition}}}
SiÚge 10, rue de Solférino
75007 Paris
Porte-parole BenoĂźt Hamon
Secrétaire national chargé de la rénovation Arnaud Montebourg
Secrétaire national chargé de la coordination Harlem Désir
Conseiller politique auprÚs de la premiÚre secrétaire François Lamy
{{{option-5}}} {{{valeur-5}}}
{{{option-6}}} {{{valeur-6}}}
PrĂ©sidents du groupe
au SĂ©nat Jean-Pierre Bel[2]
Ă  l'AssemblĂ©e Jean-Marc Ayrault[1]
au Parlement europĂ©en Martin Schulz[3]
ReprĂ©sentation du parti
Députés [4]
SĂ©nateurs [5]
Députés européens [6]
Idéologie Social-démocratie, Socialisme démocratique, Social-libéralisme (minoritaire)
FĂ©dĂ©ralisme europĂ©en[rĂ©f. nĂ©cessaire]
Écologisme Progressisme
Affiliation européenne Parti socialiste européen
Affiliation internationale Internationale socialiste
Couleurs Rose, rouge
Site Web www.parti-socialiste.fr
voir aussi

Constitution française
Politique de la France
Gouvernement français
Président français
Partis politiques français
Élections en France

Le Parti socialiste (PS) est un parti politique français de gauche et de centre-gauche[7], dont l'actuelle premiÚre secrétaire est la maire de Lille, Martine Aubry.

Le PS est issu du courant de pensĂ©e socialiste, en particulier de la Section française de l'Internationale ouvriĂšre (SFIO), fondĂ©e en 1905. Sa crĂ©ation remonte Ă  1969, lors du congrĂšs d'Alfortville, mais c'est surtout en 1971, au congrĂšs d'Épinay, appelĂ© « congrĂšs d'unification des socialistes Â», que le PS s'Ă©largit en intĂ©grant d'autres forces politiques socialistes (mais pas le PSU), fonde son action politique sur l'union de la gauche et l'Ă©laboration d'un programme commun de gouvernement avec le PCF, et dĂ©signe comme premier secrĂ©taire François Mitterrand.

Ses alliĂ©s traditionnels sont le Parti radical de gauche, le Parti communiste français, et plus rĂ©cemment le Mouvement rĂ©publicain et citoyen et les Verts. Il s'agit en 2007 du deuxiĂšme parti politique français en nombre d'adhĂ©rents revendiquĂ©s (203 000 en aoĂ»t 2009[8]dont 64 000 Ă  jour de cotisation fin septembre 2009[9]), ainsi qu'en nombre d'Ă©lus.

Sommaire

Fondements idéologiques et philosophiques

DĂ©claration de principe

Le projet de la nouvelle déclaration de principes du PS[10] a été élaboré par le Bureau national en avril 2008. Elle est adoptée à une trÚs large majorité en juin[11].

Les courants du Parti socialiste

Les courants structurent la vie interne du Parti socialiste. HĂ©ritiers des clubs et groupes politiques prĂ©cĂ©dant la rĂ©unification d'Épinay, ils se sont largement modifiĂ©s au cours du temps. Officiellement, les courants se structurent autour des motions, c'est-Ă -dire des grands textes d'orientation rĂ©digĂ©s Ă  chaque congrĂšs. Officieusement, chaque motion est subdivisĂ©e en multitudes de sensibilitĂ©s, parfois liĂ©es Ă  un leader charismatique, ou tout simplement Ă  une maniĂšre de faire de la politique et d'analyser la sociĂ©tĂ©.

Organisation interne

Les adhérents

De par une longue confrontation avec les communistes, les socialistes ont largement entretenu une tradition militante de terrain . Toujours Ă  l'heure actuelle, le Parti socialiste reste un grand Ă©diteur de tracts, mais aussi de journaux internes, de publications externes et d'autres brochures.

L'Ăąge minimal d'adhĂ©sion est de 15 ans. L'adhĂ©sion au parti est libre et chaque adhĂ©rent y possĂšde thĂ©oriquement les mĂȘmes droits, que ce soit le premier secrĂ©taire ou le militant de base. Le Parti socialiste revendique 280 000 adhĂ©rents en dĂ©cembre 2006 ; en dĂ©cembre 2005, il en revendiquait 150 000, mais le Canard enchaĂźnĂ© a rĂ©vĂ©lĂ© qu'il en comptait 133 831[12], puis 161 404 en mars 2008 (adhĂ©rents de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente)[13]. Le chiffre arrĂȘtĂ© au 30 septembre 2008 pour le vote du CongrĂšs de Reims, en novembre 2008, est de 232 511 militants[14]. En septembre 2009, 48 000 adhĂ©rents "inactifs" (en retard de deux ans de cotisation) sont radiĂ©s, portant le nombre d'adhĂ©rents Ă  203 000 selon la direction du parti[15]. Le Parti socialiste est un parti qui pratique trĂšs largement la dĂ©mocratie interne. Ce sont les militants qui dĂ©signent les responsables Ă  tous les niveaux : au niveau de la section locale, de la fĂ©dĂ©ration dĂ©partementale et au niveau national. Les militants votent pour les textes d'orientation Ă  chaque congrĂšs et dĂ©signent aussi les candidats socialistes Ă  chaque Ă©lection. Plus rĂ©cemment, une procĂ©dure de consultation interne a Ă©tĂ© mise en place afin que les militants dĂ©cident de la ligne politique du parti sur une question prĂ©cise. D'autres innovations Ă  l'adresse des sympathisants devaient permettre que ces derniers, sous l'appellation « adhĂ©rents du projet Â», puissent participer trĂšs concrĂštement Ă  l'Ă©laboration du projet socialiste. Ce processus a Ă©tĂ© mis en sommeil suite au 29 mai 2005. Aussi, des Ă©vĂšnements traditionnels rythment la vie du Parti, comme l'UniversitĂ© d'Ă©tĂ© de la Rochelle doublĂ©e de quelques universitĂ©s de rentrĂ©e dĂ©partementales, comme la Galette rĂ©publicaine au mois de janvier ou les multiples fĂȘtes de la Rose qui ont lieu au dĂ©but de l'Ă©tĂ©.

Le profil des adhĂ©rents socialistes, dĂ©signĂ©s comme au PCF, Ă  LO ou la LCR par le sobriquet amical « camarades Â», a peu Ă©voluĂ© au cours du temps. Le Parti socialiste n'a jamais Ă©tĂ© rĂ©ellement un parti d'ouvriers. La base de recrutement s'est toujours situĂ©e parmi les classes moyennes, surtout les enseignants, parmi les cadres territoriaux et fonctionnaires, ainsi que les salariĂ©s de bas Ă©chelon et cadres du secteur privĂ©.

Par une longue tradition de synthÚse entre un centre-gauche modéré et européen et une gauche protestataire, le PS a toujours su rassembler au-delà de cette base, ce qui fait de lui le centre de gravité de la gauche parlementaire.

L'Ă©lectorat socialiste se chiffre entre 17 % et 26 % des suffrages exprimĂ©s. En 2002, Lionel Jospin obtenait 16,18 % des suffrages au premier tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle.

Les structures locales

La section est la structure de base du Parti socialiste et peut ĂȘtre locale ou thĂ©matique. En gĂ©nĂ©ral, elle s'organise au sein d'un canton, d'une commune ou d'un quartier. Ce sont elles qui constituent le gros des bataillons du parti. Cependant, il existe Ă©galement des sections organisĂ©es autour d'une entreprise, voire autour de thĂšmes comme les NTIC ou la culture au sein de la FĂ©dĂ©ration de Paris. Actuellement, les sections d'entreprise tendent Ă  disparaĂźtre mais des sections universitaires (section ENS, section Sciences Po, section Sciences Po Lille et section Sorbonne), se constituent selon la mĂȘme logique. D'autres encore, reprĂ©sentant des expatriĂ©s, sont organisĂ©es autour d'un pays.

Le cadre de la section permet le militantisme le plus direct. Ce sont les sections qui organisent les collages d'affiche, les distributions de tract, les porte-Ă -porte, etc. Ce sont elles Ă©galement qui constituent le relai essentiel entre le « national Â» (direction nationale), la « fĂ©dĂ© Â» (fĂ©dĂ©ration dĂ©partementale) et les militants. C'est Ă©galement au niveau de la section que se pratique le dĂ©bat interne, que ce soit dans le cadre d'un congrĂšs ou d'une consultation interne. Lorsque la section comporte en son sein des Ă©lus, ces derniers peuvent partager avec les militants les solutions et perspectives Ă  donner Ă  une politique municipale par exemple.

Le premier secrĂ©taire de section est Ă©lu Ă  bulletins secrets et au scrutin uninominal majoritaire Ă  deux tours par la premiĂšre assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des adhĂ©rents de la section suivant le congrĂšs national. Il est l'animateur de la section dont il est le porte-parole. Il peut ĂȘtre secondĂ© par un secrĂ©taire adjoint et un secrĂ©tariat de section.

Les sections ont également réussi à s'ouvrir davantage au-delà des simples adhérents. Beaucoup de sections peuvent ainsi compter avec l'existence d'une association citoyenne, qui réunit bien souvent des citoyens sympathisants et qui demeure souvent trÚs active lors des élections municipales. Les sections connaissent pourtant des difficultés récentes, car leur découpage et leur rapport au territoire a été trÚs largement bouleversé par la nouvelle donne territoriale. Les sections socialistes devront ainsi s'adapter à la réalité des nouvelles communautés de commune et d'agglomération, et à quelques changements liés à la décentralisation ou aux évolutions des lieux de vie.

La fĂ©dĂ©ration met en Ɠuvre la politique du parti au niveau local. Il existe une fĂ©dĂ©ration pour chaque dĂ©partement mĂ©tropolitain, chaque dĂ©partement ou territoire d'outre-mer, plus une pour les français de l'Ă©tranger. Les instances de la fĂ©dĂ©ration sont renouvelĂ©es Ă  chaque congrĂšs. Le conseil fĂ©dĂ©ral (CF) est l'instance de dĂ©cision de la fĂ©dĂ©ration. Il dĂ©lĂšgue certaines de ses prĂ©rogatives au bureau exĂ©cutif fĂ©dĂ©ral (BEF). Le secrĂ©tariat fĂ©dĂ©ral assure la gestion politique de la fĂ©dĂ©ration, en liaison avec le secrĂ©tariat national du parti, et agit par dĂ©lĂ©gation de la CF ou du BEF. Le secrĂ©tariat fĂ©dĂ©ral est constituĂ© de membres choisis par le premier secrĂ©taire fĂ©dĂ©ral, parmi la majoritĂ© politique de la fĂ©dĂ©ration. Les secrĂ©taires fĂ©dĂ©raux ont la charge de le seconder dans la gestion courante de la fĂ©dĂ©ration et dans l'application des dĂ©cisions du CF. Les secrĂ©taires fĂ©dĂ©raux ont la charge d'un ou plusieurs secteurs d'activitĂ© ; ils peuvent ĂȘtre assistĂ©s d'un ou plusieurs dĂ©lĂ©guĂ©s fĂ©dĂ©raux.

Le premier secrétaire fédéral est élu au scrutin majoritaire à deux tours par les militants lors d'une deuxiÚme session aprÚs la tenue du congrÚs national. Tout candidat au poste de premier secrétaire fédéral doit présenter un plan d'action fédéral. Le secrétaire fédéral est l'animateur politique de la fédération et son porte-parole. Il assure la liaison avec le secrétariat national aux fédérations. Il préside les réunions du secrétariat fédéral, du BEF ou du CF, devant lequel il rend compte de ses activités.

L'union rĂ©gionale regroupe les fĂ©dĂ©rations d'une mĂȘme rĂ©gion. Elle est dirigĂ©e par un comitĂ© rĂ©gional du parti qui dĂ©termine la politique du parti concernant les problĂšmes propres Ă  la rĂ©gion et veille Ă  son application en liaison avec les Ă©lus. Le comitĂ© rĂ©gional est Ă©lu par une convention rĂ©gionale qui se rĂ©unit dans la quinzaine de jours suivant le congrĂšs national. La convention rĂ©gionale procĂšde Ă  l'Ă©lection du secrĂ©taire rĂ©gional au scrutin majoritaire Ă  deux tours. Celui-ci ne peut cumuler sa fonction avec celle de premier secrĂ©taire d'une fĂ©dĂ©ration de sa rĂ©gion..

Instances nationales

Les membres du conseil national sont désignés par les délégués au congrÚs national réunis en assemblées de motion, proportionnellement aux résultats obtenus par les différentes motions. Le conseil national est composé de 204 membres élus par le congrÚs national et de 102 premiers secrétaires fédéraux. Le conseil national exécute et fait exécuter la motion d'orientation adoptée par le congrÚs national. Il se réunit au moins quatre fois par an. Il constitue en quelque sorte le parlement interne du parti, car il est le reflet direct de la réalité des sensibilités et des courants du PS. Le président actuel du Conseil national est Michel Destot.

Le bureau national assure l'administration et la direction du parti dans le cadre des attributions que lui dĂ©lĂšgue le conseil national. Ses membres sont dĂ©signĂ©s selon les mĂȘmes procĂ©dures que les membres du conseil national. Il comprend 54 membres sous la direction du premier secrĂ©taire et se rĂ©unit tous les mardis en fin d'aprĂšs-midi.

Les membres du secrĂ©tariat national sont Ă©lus par le conseil national sur proposition du premier secrĂ©taire. Ils ont la charge de la mise en Ɠuvre des dĂ©cisions prises par le conseil national et le bureau national. Le secrĂ©tariat national, dont les rĂ©unions ont lieu le mercredi matin, assure la gestion du parti. Chaque secrĂ©taire national a en charge un secteur d'activitĂ© du parti et rend compte devant le conseil national de l'activitĂ© de son secteur. À l'occasion du congrĂšs national, la direction nationale du parti rend compte de son activitĂ© dans un rapport statutaire soumis aux militants. Les secrĂ©taires nationaux sont assistĂ©s par des dĂ©lĂ©guĂ©s nationaux ayant en charge une partie du secteur de chaque secrĂ©tariat.

Les désignations

Pour les Ă©lections internes, voir : congrĂšs du PS

Les dĂ©signations des scrutins de liste se font par les militants concernĂ©s. Le vote peut ĂȘtre national (ex : europĂ©ennes 99), rĂ©gional (ex : Ă©lections rĂ©gionales, europĂ©ennes 2004), dĂ©partemental (sĂ©natoriales), municipal
 On vote pour la liste prĂ©sentĂ©e par la fĂ©dĂ©ration ou une liste alternative. La procĂ©dure est comparable pour les Ă©lections au scrutin uninominal: cantonales et lĂ©gislatives. Les Ă©lecteurs du secteur concernĂ© votent pour le candidat de leur choix.

Tous les adhérents, ayant plus de six mois d'ancienneté, à jour de leur cotisation, électeurs dans la zone concernée (plus les étrangers privés du droit de vote), ont le droit de vote.

Depuis 1995, le candidat à l'élection présidentielle est désigné par un vote de tous les militants. Lionel Jospin est alors désigné candidat pour la présidentielle de 1995, l'emportant face à Henri Emmanuelli aprÚs le forfait de Jacques Delors. Mais le candidat de la droite, Jacques Chirac, l'emporte avec 52,64% des suffrages. Deux ans plus tard, suite à la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par Chirac, la gauche plurielle remporte les élections législatives. Jospin est nommé Premier ministre, mettant en place un gouvernement de gauche plurielle. C'est la troisiÚme cohabitation sous la CinquiÚme République.

Structures internationales

Le Parti socialiste est membre de l'Internationale socialiste (IS), qui est l'organisation mondiale des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes.

Au niveau européen, le Parti socialiste, ainsi que l'ensemble des militants du PS adhÚrent au Parti socialiste européen (PSE).

Organisations associées

Le Parti socialiste travaille quotidiennement avec des organismes dont l'action participe Ă  la rĂ©alisation de ses objectifs. Ils peuvent ĂȘtre liĂ©s organiquement au Parti socialiste ou en ĂȘtre partenaire.

  • La FĂ©dĂ©ration nationale des Ă©lus socialistes et rĂ©publicains rĂ©unit, comme son nom l'indique, les Ă©lus membres du Parti socialiste et ceux qui en sont proches. Elle exerce auprĂšs d'eux des activitĂ©s d'information, de documentation, de communication et de conseil. Elle a, en outre, un rĂŽle d'impulsion et de rĂ©flexion pour l'Ă©laboration de textes (de lois par exemple).
  • Le Mouvement des jeunes socialistes est une structure autonome qui rĂ©unit les jeunes qui souhaitent y adhĂ©rer, de 15 Ă  29 ans.
  • La Fondation Jean-JaurĂšs, crĂ©Ă©e par Pierre Mauroy en 1992, dĂ©veloppe trois secteurs d'intervention :
      • CoopĂ©ration internationale : organisation de stages de formation, de sĂ©minaires, de colloques avec des partenaires Ă©trangers
      • Études et Recherches : organisation de colloques et confĂ©rences ; publication de la Lettre de la Fondation, de notes et d'ouvrages
      • Histoire et mĂ©moire : du « Centre d'archives socialistes Â» (dĂ©positaire et gestionnaire des archives du PS depuis 1971), publications et manifestations liĂ©es Ă  l'histoire du mouvement socialiste
  • L'Office universitaire de recherche socialiste, crĂ©Ă© en 1969, rĂ©unit une Ă©quipe de citoyens (militants, chercheurs, journalistes, etc.) venus d'horizons diffĂ©rents et attachĂ©s aux valeurs du socialisme dĂ©mocratique.
  • L'association HomosexualitĂ©s et socialisme (HES) crĂ©Ă©e en 1983, qui traite des questions LGBT.
  • L'Association dĂ©mocratique des Français de l'Ă©tranger, crĂ©Ă©e en 1980 reprĂ©sente la gauche avec le soutien du PS lors des Ă©lections Ă  l'AssemblĂ©e des Français de l'Ă©tranger, dont les 155 membres Ă©lisent les 12 sĂ©nateurs des français rĂ©sidant hors de France.

Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire du Parti socialiste (France).

1831-1905 : le mouvement ouvrier et les origines du socialisme français

Les thĂ©ories dĂ©veloppĂ©es dans la premiĂšre partie du XIXe siĂšcle par les premiers penseurs socialistes (Saint-Simon, Fourier, Cabet, Leroux) au sein d'une bourgeoisie Ă©clairĂ©e influencent peu les milieux populaires. Ces thĂ©oriciens qualifiĂ©s d'utopistes par la suite se dĂ©marquent ainsi du socialisme historique, dĂ©veloppĂ© par la suite par Karl Marx avec son analyse de la sociĂ©tĂ© industrielle. Au-delĂ  de l'utopie, la rĂ©alitĂ© est imprimĂ©e au fer chaud de la RĂ©volution industrielle : les nouvelles conditions de travail engendrĂ©es par celle-ci entraĂźnent des rĂ©voltes vite rĂ©primĂ©es : rĂ©volte des canut lyonnais en 1831, journĂ©es de juin 1848, Commune de Paris en 1871
 La “question sociale” est mise au premier plan, mais la rĂ©volution de 1848 fait dĂ©jĂ  apparaĂźtre des divergences entre les dĂ©mocrates socialistes rĂ©formistes (Ledru-Rollin, Louis Blanc) et les partisans de la rĂ©volution (Blanqui, BarbĂšs), qui considĂšrent la violence comme le seul moyen permettant un changement profond du systĂšme Ă©conomique et social. Le combat pour la rĂ©publique, contre la monarchie censitaire et contre le second Empire, se conjugue alors avec la lutte contre les nouvelles conditions de travail et de vie engendrĂ©es par la rĂ©volution industrielle. La gauche rĂ©publicaine s'organise et cherche Ă  effectuer une synthĂšse entre la tradition montagnarde de la rĂ©volution de 1789-1794 et les questions sociales que le mouvement ouvrier naissant fait surgir.

La DeuxiĂšme Internationale est constituĂ©e en 1889 Ă  Paris et l'influence des idĂ©es de Karl Marx y est dominante. Cependant, les idĂ©es libertaires et anarcho-syndicalistes continuent Ă  influencer une partie du mouvement ouvrier, qui manifeste sa mĂ©fiance Ă  l'Ă©gard de la politique. AprĂšs la reconnaissance du droit syndical en 1884, la ConfĂ©dĂ©ration gĂ©nĂ©rale du travail (CGT) se constitue en 1895. En 1906, elle adopte la « Charte d'Amiens Â» qui consacre le principe de l'indĂ©pendance du syndicalisme par rapport aux partis politiques. De lĂ  dĂ©coule l'absence de liens organiques entre partis et syndicats qui distingue fortement le socialisme français de la social-dĂ©mocratie de l'Europe du Nord.

Le socialisme politique en France s'unifie en 1905 sur injonction de l'Internationale, au congrĂšs du Globe avec la fusion des diffĂ©rents courants socialistes (« guesdistes Â», « blanquistes Â», « rĂ©formistes Â»â€Š) dans la nouvelle Section française de l'internationale ouvriĂšre (SFIO). Peu Ă  peu, le dĂ©putĂ© du Tarn Jean JaurĂšs s'impose comme la figure majeure du socialisme français, par son combat pour l'unitĂ©, par sa volontĂ© de synthĂšse entre la rĂ©publique et le socialisme, entre le patriotisme et l'internationalisme, entre les idĂ©es marxistes et la tradition de la RĂ©volution française libĂ©rale. La SFIO, qui se veut parti ouvrier, a acquis une large base Ă©lectorale (en particulier avec le socialisme municipal) et militante : les paysans, les ouvriers, les artisans cĂŽtoient les intellectuels et les fonctionnaires.

1905-1920 : de l'union Ă  la scission

Pour la pĂ©riode 1905-1969, voir aussi : Section française de l'Internationale ouvriĂšre

Les principes de l'internationalisme et du pacifisme portés jusqu'alors par le mouvement ouvrier et la IIe Internationale sont remis en question par l'adhésion de la SFIO et de la majorité de la CGT à la politique d'union sacrée. Cependant, la durée de la guerre, les sacrifices et désillusions qu'elle entraßne, vont faire croßtre une opposition qui s'organise lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915, autour de la minorité des dirigeants socialistes de différents pays ayant refusé l'union sacrée, qu'ils considÚrent comme une trahison des idées socialistes et internationalistes. En 1917, la révolution russe accentue une poussée à gauche dans le parti et suscite de plus en plus de sympathie. La SFIO, profondément traumatisée et divisée, se trouve donc devant le choix de l'adhésion à la IIIe Internationale, dirigée par Lénine et les bolchéviques.

Le congrĂšs de Tours de dĂ©cembre 1920 survient aprĂšs l'Ă©chec Ă©lectoral de 1919 (chambre « bleu horizon Â») et l'Ă©chec syndical des grandes grĂšves de 1920, mais Ă©galement aprĂšs la fin de la guerre qui avait vu la majoritĂ© des dirigeants socialistes soutenir le gouvernement au nom de l'union sacrĂ©e. Par ailleurs, les bolchĂ©viques dĂ©fendent la possibilitĂ© d'une rĂ©volution mondiale et tentent par les 21 conditions d'adhĂ©sion Ă  la IIIe Internationale de se constituer une avant-garde rĂ©volutionnaire dans chaque pays.

Les conditions d'une scission sont rĂ©unies : le congrĂšs voit l'opposition entre un socialisme rĂ©formiste (basĂ© sur le parlementarisme), position dĂ©fendue par Blum ; un courant plus rĂ©volutionnaire mais refusant de s’affilier Ă  l’Internationale de LĂ©nine, position dĂ©fendue par Jean Longuet (qui, au niveau international, sera reprĂ©sentĂ©e par l’Union des partis socialistes pour l'action internationale) ; et une volontĂ© rĂ©volutionnaire d’adhĂ©sion Ă  la IIIe Internationale. Les trois-quarts des congressistes votent la motion d’adhĂ©sion Ă  l’Internationale Communiste (mais les « 21 conditions Â» ne sont pas votĂ©es), puis crĂ©ent la Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC, puis Parti communiste). La « Vieille Maison Â» SFIO est maintenue autour de LĂ©on Blum, Jean Longuet, et de quelques 20 000 adhĂ©rents


1921-1938 : le Cartel des Gauches, le Front populaire

Livret d'adhésion au Parti Socialiste (SFIO) d'un menuisier du Bas-Rhin (1925)

Le cartel des gauches entre 1924 et 1926 signe une majorité de gauche à l'Assemblée autour de la SFIO et des radicaux. Les socialistes pratiquent alors pour la premiÚre fois le soutien sans participation au gouvernement.

La stalinisation du PC s’accompagne de nombreuses exclusions et de dĂ©parts de militants qui, pour certains, reviennent Ă  la SFIO - laquelle redevient ainsi la principale organisation de gauche.

Le Front populaire est constituĂ© en 1935. AprĂšs les Ă©lections victorieuses de mai 1936, une grĂšve gĂ©nĂ©rale spontanĂ©e permet d'obtenir un large ensemble de rĂ©formes sociales (augmentation des salaires, conventions collectives, congĂ©s payĂ©s, semaine de 40 heures au lieu de 48, etc.). Le gouvernement dirigĂ© par LĂ©on Blum se constitue en juin 1936. Les difficultĂ©s Ă©conomiques et les rigiditĂ©s de l'appareil de production amĂšnent le gouvernement Ă  pratiquer une « pause Â» dans les rĂ©formes sociales. La politique de non-intervention dans la guerre d'Espagne divise les socialistes, tandis que les premiĂšres rĂ©formes Ă©tant rĂ©alisĂ©es, le soutien des radicaux faiblit. Les derniers mois du gouvernement Blum voient une dĂ©gradation de la situation. Mis en minoritĂ© devant le SĂ©nat en juin 1937, le gouvernement dĂ©missionne.

1939-1958 : de la RĂ©sistance Ă  la IVe RĂ©publique

Les socialistes français restĂ©s fidĂšles Ă  la RĂ©publique se ressaisissent et s'organisent dĂšs 1940 sous l'impulsion, notamment, de Daniel Mayer dans des rĂ©seaux de rĂ©sistance. Le parti socialiste SFIO est reconstituĂ© dans la clandestinitĂ© entre mars 1941 et mars 1943. LĂ©on Blum, avant d'ĂȘtre dĂ©portĂ©, l'illustre par son comportement au cours du procĂšs de Riom, obligeant Vichy Ă  l'interrompre le 11 avril 1942. Sa prison est le point de ralliement des socialistes rĂ©sistants, et il les exhorte inlassablement Ă  l'action, jusqu’à ce qu'il soit dĂ©portĂ©. Les socialistes sont un des courants politiques les plus surreprĂ©sentĂ©s dans la RĂ©sistance, formant, comme l'a remarquĂ© Marc Sadoun (voir bibliographie) le premier groupe de la RĂ©sistance non communiste, mais, contrairement au Parti communiste, ils ne lient pas la reconstitution du parti et la formation des groupes de combat (sauf en Provence, avec le rĂ©seau Brutus et en Bretagne avec l'action de Tanguy Prigent), ce qui limite leur visibilitĂ©. Ils sont hĂ©gĂ©moniques dĂšs le dĂ©but Ă  LibĂ©ration Nord, majoritaires Ă  LibĂ©ration-Sud et dans les MUR dĂšs leur constitution, influents Ă  Ceux de la RĂ©sistance, au sein l'Organisation civile et militaire et, Ă  partir de 1942, dans le mouvement Combat. Seuls Brutus et LibĂ©ration Nord sont des relais solides pour le Parti socialiste clandestin.

Des membres de la SFIO siĂšgent au Conseil national de la rĂ©sistance (CNR) mais aussi quelques-uns dans les arcanes de Vichy. La SFIO pratique une Ă©puration interne sĂ©vĂšre. Elle Ă©dicte des rĂšgles sĂ©vĂšres quant Ă  la rĂ©intĂ©gration des cadres du parti, mais l’application locale est plus dĂ©licate. Les fĂ©dĂ©rations sont plus indulgentes que les instances nationales du parti. Sur les 168 parlementaires (dĂ©putĂ©s, sĂ©nateurs) d’avant guerre, 53 sont rĂ©intĂ©grĂ©s sans conditions : les 32 dĂ©putĂ©s encore vivants ayant votĂ© non le 10 juillet 1940 (François Camel, Marx Dormoy, Georges PĂ©ziĂšres, LĂ©on Roche sont morts durant l’occupation), et 21 rĂ©intĂ©grĂ©s en vertu de leur « attitude rĂ©sistante indiscutable Â». 84 Ă©lus sont dĂ©finitivement exclus du parti, pour avoir votĂ©s les pleins pouvoirs au gouvernement dirigĂ© par PĂ©tain, pour s’ĂȘtre abstenus, ou pour manque de RĂ©sistance. L’épuration est l’occasion d’un renouvellement important des cadres : parlementaires, direction nationale, secrĂ©taires fĂ©dĂ©raux[16]. De plus, elle coincide avec un rajeunissement des cadres. L'ascension rapide de Georges Brutelle, rĂ©sistant de vingt-cinq ans Ă  peine qui devient secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint en 1947, en tĂ©moigne de maniĂšre spectaculaire. Certains exclus de la SFIO crĂ©ent, avec l'ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Paul Faure, Charles Spinasse et d'autres militants ayant, de prĂšs ou de loin, collaborĂ© avec le rĂ©gime de Vichy, un Parti socialiste dĂ©mocratique qui rejoint le RGR.

Les socialistes participent au gouvernement avec de Gaulle jusqu'en janvier 1946 puis, selon la formule du tripartisme (SFIO, PCF, MRP), jusqu'en mai 1947. Les rĂ©formes de structure rĂ©alisĂ©es Ă  la LibĂ©ration et pendant le tripartisme continuent de modeler le visage de la France moderne : vote des femmes, nationalisations, SĂ©curitĂ© sociale (Ă  l'initiative du ministre communiste Ambroise Croizat), comitĂ©s d'entreprise. La SFIO a jouĂ© un rĂŽle essentiel dans la rĂ©daction du programme du CNR.

La SFIO connaĂźt une brĂšve pĂ©riode d'euphorie dans l'immĂ©diat aprĂšs-guerre. En mai 1945, la plupart des maires socialistes Ă©lus lors des Ă©lections municipales prĂ©cĂ©dentes (1935) sont rĂ©Ă©lus, et plusieurs grandes villes basculent dans le camp socialiste, comme Bordeaux, Grenoble, Cherbourg et mĂȘme la trĂšs conservatrice Nice. En janvier 1946, c'est un socialiste, FĂ©lix Gouin, qui succĂšde au gĂ©nĂ©ral De Gaulle Ă  la tĂȘte du gouvernement provisoire. Cette annĂ©e-lĂ , la SFIO compte environ 350 000 adhĂ©rents, record historique jamais Ă©galĂ© depuis.

Mais elle se trouve rapidement confrontĂ©e, Ă  l'intĂ©rieur, au problĂšme de la concurrence du PCF et, Ă  l'extĂ©rieur, Ă  la constitution des deux grands blocs antagonistes. Aux Ă©lections lĂ©gislatives de 1945, le PCF dĂ©passe pour la premiĂšre fois la SFIO (26 contre 24 %). Le congrĂšs de septembre 1946 se tient alors que le parti traverse une grave crise d'identitĂ©. Guy Mollet anime une tendance de gauche composite qui met en minoritĂ© la direction sortante (Daniel Mayer) soutenue par LĂ©on Blum. Guy Mollet affirme sa fidĂ©litĂ© Ă  la doctrine marxiste, Ă  la lutte des classes, Ă  l'unitĂ© d'action avec le PCF et condamne les « rĂ©visionnismes Â».

Pour Léon Blum et les socialistes assurant des responsabilités gouvernementales, le souci majeur reste l'instauration du nouveau régime parlementaire sur le plan intérieur et, à l'extérieur, la recherche d'une troisiÚme voie entre le protectorat américain et la dictature stalinienne. Ainsi se comprennent les efforts pour créer une Europe forte et indépendante. En mai 1947, le PCF quitte le gouvernement, refusant à la fois la politique indochinoise et le partage de responsabilités gouvernementales de plus en plus lourdes du fait de la grave situation économique et sociale. DÚs l'automne 1947, le PCF mÚne une virulente campagne anti-socialiste et s'affirme toujours plus comme parti totalement stalinien.

La SFIO, engluĂ©e dans la 3e force (alliance avec les radicaux et le MRP en opposition Ă  la fois aux gaullistes et aux communistes), connaĂźt un effritement de ses positions Ă©lectorales et un dĂ©clin militant. En 1954, c'est Pierre MendĂšs France, alors radical socialiste, qui paraĂźt incarner le renouveau de la gauche non communiste. Les difficultĂ©s et les drames de la dĂ©colonisation amĂšnent les socialistes Ă  prendre la direction d'un gouvernement de Front rĂ©publicain en janvier 1956, en ayant menĂ© campagne contre la guerre d'AlgĂ©rie. Outre le traitĂ© de Rome sur la CEE, la troisiĂšme semaine de congĂ©s payĂ©s
, l'action politique du gouvernement de Guy Mollet est marquĂ©e par la guerre d'AlgĂ©rie. Mollet ne parvient pas Ă  imposer ses idĂ©es Ă  l'AssemblĂ©e et aux colons, trĂšs hostiles Ă  toute idĂ©e de discussions avec le FLN et a fortiori d'indĂ©pendance, et il fait voter en 1956 par l'AssemblĂ©e les pouvoirs spĂ©ciaux Ă  l'armĂ©e (loi adoptĂ©e par presque tous les groupes reprĂ©sentĂ©s au parlement, du Parti communiste au CNIP), ce qui va permettre en particulier une gĂ©nĂ©ralisation de la torture. Le service militaire est Ă©galement portĂ© Ă  27 mois, et le nombre de soldats français en AlgĂ©rie passe de 100 000 en 1955 Ă  600 000 en septembre 1956. Le durcissement de la guerre qui s'ensuit conduisent Pierre MendĂšs France et Alain Savary Ă  quitter le gouvernement. La SFIO sort profondĂ©ment divisĂ©e et coupĂ©e de la jeunesse. Le « Molletisme Â» de la vieille S.F.I.O. est largement critiquĂ©. La IVe RĂ©publique ne survit pas au coup de force des militaires qui, en mai 1958, ramĂšne de Gaulle au pouvoir.

1958-1971 : la gauche se cherche

L'attitude vis-Ă -vis du rĂ©gime de Charles de Gaulle divise encore. Une minoritĂ© de la SFIO ainsi que d'autres Ă©lus de la gauche non communiste comme François Mitterrand et Pierre MendĂšs France, se dressent contre le « coup d'État Â». Certains minoritaires de la SFIO quittent le parti et fondent le Parti socialiste autonome, dirigĂ© par Édouard Depreux et Alain Savary. En 1960, le PSA fusionne avec de petits mouvements de chrĂ©tiens de gauche et de dissidents communistes, l'Union de la gauche socialiste (Gilles Martinet, Claude Bourdet), Tribune du Communisme (Jean Poperen) pour former le Parti socialiste unifiĂ© (PSU).

François Mitterrand crĂ©e la Convention des institutions rĂ©publicaines (CIR) avec Charles Hernu et Louis Mermaz en 1964, alors que la mĂȘme annĂ©e le mouvement syndical annonce son renouvellement : la CFTC se divise, aboutissant Ă  la crĂ©ation de la CFDT sous l'impulsion d'EugĂšne Descamps. Cette pĂ©riode voit naĂźtre un grand nombre de clubs politiques de gauche, Club Jean-Moulin, Vie Nouvelle (Jacques Delors)


À l'approche de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 1965, Gaston Defferre, soutenu par le centre et le centre gauche, songe un moment Ă  ĂȘtre candidat : la candidature de Monsieur X et son idĂ©e de « grande fĂ©dĂ©ration Â» socialisto-centriste Ă©chouent du double fait du MRP et de la SFIO. DĂšs 1965, François Mitterrand et la CIR proposent une candidature de gauche non communiste. Un rassemblement s'opĂšre avec la FĂ©dĂ©ration de la gauche dĂ©mocrate et socialiste (FGDS) qui aboutit Ă  la candidature de François Mitterrand. Il sera soutenu par le PCF, puis, Ă  un degrĂ© moindre, par le PSU.

François Mitterrand obtient 32 % des voix au premier tour, mettant ainsi de Gaulle en ballotage Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale, et 45 % des voix au second tour. En 1966, la FGDS publie son programme et passe avec le PCF un accord Ă©lectoral de dĂ©sistement au profit du candidat de gauche le mieux placĂ©. Cet accord est efficace puisqu'il amĂšne l'opposition Ă  un siĂšge de la majoritĂ© lors des Ă©lections lĂ©gislatives de 1967. C'est mĂȘme un succĂšs en voix, puisque la gauche obtient 46 % des suffrages exprimĂ©s, contre 42,6 % pour les gaullistes et leurs alliĂ©s, qui ne gardent le contrĂŽle de l'AssemblĂ©e nationale que grĂące au dĂ©coupage des circonscriptions Ă©lectorales. En fĂ©vrier 1968, l'accord entre FGDS et PCF est Ă©largi et laisse supposer une vĂ©ritable union de la gauche lors des Ă©lections suivantes.

Mais les mouvements de mai 1968 affaiblissent la FGDS, qui, surprise, n'a pas pu prendre en charge les interrogations du moment. AprĂšs l'Ă©chec du rĂ©fĂ©rendum et le dĂ©part de De Gaulle en 1969, le nouveau Parti socialiste, fondĂ© au CongrĂšs d'Alfortville le 4 mai 1969, dĂ©signe Gaston Defferre comme candidat Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique. L'Ă©chec du tandem formĂ© par Gaston Defferre et Pierre MendĂšs France (un peu plus de 5 % des voix, tandis que Michel Rocard, alors candidat du PSU obtient 3,6 % des voix) prĂ©cipite la recomposition du parti. Le PS s'Ă©largit au CongrĂšs d'Issy-les-Moulineaux du 11 au 13 juillet 1969 : formĂ© de la SFIO (Guy Mollet, Pierre Mauroy, Gaston Defferre, Jean-Pierre ChevĂšnement) de l'UCRG (Alain Savary) de l'UCGS (Jean Poperen), il fait de l'unitĂ© de la gauche un axe politique.

1971-1995 : l'Ăšre Mitterrand

1971-1981 : rĂ©novation et reconquĂȘte Ă©lectorale

C'est le congrĂšs d'Épinay, en 1971, qui marque l'Ă©tape la plus importante de l'unitĂ© et de la rĂ©novation du socialisme. Au PS s'agrĂšgent dĂ©sormais la CIR et une partie du « courant chrĂ©tien Â». Le congrĂšs d'Épinay Ă©lit François Mitterrand comme premier secrĂ©taire et donne mandat Ă  sa direction de prĂ©parer un accord de gouvernement avec le PCF. En mars 1972, le congrĂšs de Suresnes adopte le programme « changer la vie Â». Le 27 juin, le « programme commun de gouvernement Â» est signĂ© avec le PCF et contresignĂ© par les radicaux de gauche peu aprĂšs. En mars 1973, les Ă©lections donnent plus de 48 % des voix Ă  la gauche et le PS rattrape le PCF pour la premiĂšre fois de l'aprĂšs-guerre. En 1974, aprĂšs la mort de Georges Pompidou, François Mitterrand est Ă  nouveau le candidat unique de la gauche. Il Ă©choue de peu face Ă  ValĂ©ry Giscard d'Estaing (49,6 % des voix au second tour) et ce rĂ©sultat marque la progression des socialistes et de la gauche dans le pays.

Les Ă©lections cantonales de 1976 et de 1979, ainsi que les Ă©lections municipales de 1977, sont un succĂšs pour la gauche et surtout pour les socialistes, qui devancent nettement les communistes : en mars 1976, le PS obtient 26 % des suffrages exprimĂ©s contre 23 % au PCF, quatorze prĂ©sidences de conseils gĂ©nĂ©raux basculent Ă  gauche, dont neuf pour les socialistes, trois pour les radicaux de gauche et deux pour les communistes ; un an plus tard, la gauche remporte 157 des 221 villes de plus de 30 000 habitants, dont 81 pour le parti socialiste (44 en 1971) ; en 1979, la gauche enregistre un gain net de deux conseils gĂ©nĂ©raux.

Cette dynamique prĂ©cipite le rassemblement des courants socialistes, qui se concrĂ©tise aux « Assises du socialisme Â», en octobre 1974, avec l'entrĂ©e d'une partie d'adhĂ©rents du PSU (Michel Rocard, Robert Chapuis), de membres de la CFDT (Jacques ChĂ©rĂšque, Jacques Delors) et de la 3e composante (Vie nouvelle, groupes d'action municipale, objectif socialiste
) qui rejoignent, pour l'essentiel, la majoritĂ© du parti.

Au congrÚs de Pau, en 1975, le CERES de Jean-Pierre ChevÚnement cesse de faire partie de la majorité du parti et constitue désormais la minorité.

1981-1995 : la prĂ©sidence de François Mitterrand : rĂ©ussites et Ă©preuves

Le 10 mai 1981, l'Ă©lection de François Mitterrand Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique ouvre une pĂ©riode nouvelle dans l'histoire du socialisme français. C'est la premiĂšre alternance politique entre la gauche et la droite sous la Ve RĂ©publique. Les Ă©lections lĂ©gislatives de juin sont un triomphe pour les socialistes : pour la premiĂšre fois de son histoire, il obtient la majoritĂ© absolue Ă  l'AssemblĂ©e nationale et devance nettement le PCF qui enregistre un recul certain. Pierre Mauroy forme un gouvernement auquel participent quatre ministres communistes.

Lionel Jospin succĂšde Ă  François Mitterrand Ă  la direction du parti. Dans un premier temps, le gouvernement Pierre Mauroy mĂšne une politique de relance et profondes rĂ©formes, conforme aux 110 Propositions du candidat Mitterrand (abolition de la peine de mort, augmentation sensible du SMIC, du minimum vieillesse et des allocations familiales, rĂ©duction du temps de travail Ă  39 heures, possibilitĂ© de prendre sa retraite Ă  60 ans, nationalisations, dĂ©centralisation, nouveaux droits des travailleurs, dĂ©pĂ©nalisation de l'homosexualitĂ©, libĂ©ration des mĂ©dias, radios libres, FĂȘte de la Musique etc.).

Mais rapidement, la crise Ă©conomique internationale, le refus opposĂ© par Ronald Reagan et Margaret Thatcher de soutenir une politique de relance coordonnĂ©e et les faiblesses persistantes des entreprises françaises conduisent le gouvernement de Pierre Mauroy Ă  opter dĂšs 1982, et surtout en 1983, pour une politique de « rigueur Ă©conomique Â». Ces dĂ©cisions dĂ©coulent certes du choix fondamental de l'Ă©conomie ouverte et de la construction europĂ©enne, mais aussi indĂ©niablement des profondes rĂ©formes de 1981. Dans le domaine europĂ©en, les socialistes français jouent un rĂŽle trĂšs important, sous l'impulsion du prĂ©sident Mitterrand, comme leurs prĂ©dĂ©cesseurs l'avaient fait sous la IVe RĂ©publique.

L'inflation est maßtrisée, l'économie française modernisée, mais les effets positifs de cette politique sont sérieusement limités sur le front du chÎmage. Le PS perd du terrain aux élections municipales de 1983 et surtout aux élections cantonales de 1985. Aux européennes de 1984, si la baisse est assez limitée, le parti communiste voit son score réduit de moitié. En juillet 1984, Laurent Fabius remplace Pierre Mauroy comme Premier ministre et forme un gouvernement auquel les communistes refusent de participer.

En politique intérieure, les socialistes achÚvent la décentralisation, réforment la formation professionnelle et infléchissent la politique d'aménagement du territoire (loi Montagne et loi Littoral).

Le congrĂšs de Toulouse, en 1985, traduit l'Ă©volution idĂ©ologique et politique du parti en particulier vers la culture de gouvernement. Jacques Delors parle d'« un petit Bad Godesberg Â». Les socialistes perdent les Ă©lections lĂ©gislatives de 1986 mais obtiennent un score honorable : 31,2 % (contre 22,8 % en 1978). François Mitterrand demeure prĂ©sident de la RĂ©publique et nomme Jacques Chirac Ă  la tĂȘte du gouvernement. De 1986 Ă  1988 c'est la « cohabitation Â». Le Parti socialiste est dans l'opposition.

autocollant édité par la PS lors des manifestations de janvier 1994

En 1988, François Mitterrand est largement rĂ©Ă©lu avec 54 % des voix. Le candidat socialiste, qui a fait campagne sur le thĂšme de la « France unie Â», se prononce pour une certaine ouverture de la majoritĂ©. Les Ă©lections lĂ©gislatives donnent une majoritĂ© relative au PS. Michel Rocard est nommĂ© Premier ministre. En intĂ©grant des personnalitĂ©s dites d'ouverture, issues de la « sociĂ©tĂ© civile Â» et du centre, son gouvernement reflĂšte la rĂ©alitĂ© de la majoritĂ© prĂ©sidentielle, mais le PS est le seul grand parti Ă  le soutenir. Dans le parti, le dĂ©part de Lionel Jospin du premier secrĂ©tariat provoque des tensions au sein du courant majoritaire mitterrandiste. Pierre Mauroy est Ă©lu premier secrĂ©taire contre Laurent Fabius. Deux ans plus tard, le congrĂšs de Rennes voit s'opposer durement les partisans de la motion 1 (Mauroy-Mermaz-Jospin) et ceux de la motion 5 (Laurent Fabius). Finalement, Pierre Mauroy est rĂ©Ă©lu Ă  l'unanimitĂ© aprĂšs une synthĂšse gĂ©nĂ©rale qui associe Ă  la direction du parti l'ensemble des courants qui s'Ă©taient exprimĂ©s Ă  travers la prĂ©sentation de sept motions diffĂ©rentes.

En 1990, François Mitterrand engage la France dans la guerre du Golfe. Ce choix est contestĂ© par les amis de Jean-Pierre ChevĂšnement, qui quittent le PS pour fonder le Mouvement des citoyens (MDC). Au-delĂ  de cette petite scission, le Parti socialiste est de plus en plus sĂ©vĂšrement critiquĂ© Ă  sa gauche, notamment pour avoir dĂ©fendu le traitĂ© de Maastricht, ratifiĂ© par un referendum positif en 1991, Ă  51 %. Les nouvelles formations comme le MDC, ainsi que les organisations protestataires - notamment altermondialistes - ne pardonnent pas aux socialistes de soutenir une Europe qualifiĂ©e de trop peu politique et sociale, servant seulement Ă  soutenir une Ă©conomie libĂ©rale. Les annĂ©es Mitterrand sont Ă©galement marquĂ©es par de trop nombreuses affaires, mais qui causent, avec l'Ă©chec de la lutte contre le chĂŽmage, la dĂ©route Ă©lectorale de 1993. Édouard Balladur accĂšde au poste de Premier ministre.

1995-2002 : le « droit d'inventaire Â» de Jospin

Article dĂ©taillĂ© : Gouvernement Lionel Jospin.

En dĂ©cembre 1994, le retrait de Jacques Delors de l'Ă©lection prĂ©sidentielle ouvre une pĂ©riode incertaine. Pour la premiĂšre fois dans l'histoire du parti socialiste, deux candidats Ă  la candidature se confrontent : Lionel Jospin sera finalement choisi contre Henri Emmanuelli au cours d'une primaire par un vote direct et secret des militants. A 65,83% contre 34,17% des voix, le vote avantage largement Lionel Jospin[17]. Ce dernier se trouve investi lors d'une convention de dĂ©signation le 5 fĂ©vrier 1995, qui marque le lancement de la campagne prĂ©sidentielle. RĂ©clamant un « droit d'inventaire Â» sur le bilan socialiste, Lionel Jospin rĂ©ussit Ă  ĂȘtre en tĂȘte des candidats du premier tour, avec plus de 23 % des voix et Ă  regrouper 47,3 % des suffrages au second tour.

AprĂšs la prĂ©sidentielle, Henri Emmanuelli cĂšde sa place Ă  l'ex-candidat Jospin, aurĂ©olĂ© par ses 47,3 %., qui fait voter par les militants l'Ă©lection du premier secrĂ©taire au suffrage direct des adhĂ©rent. Le 14 octobre 1995, il est Ă©lu avec 94,16 % des voix. Elu Premier ministre le 2 juin 1997, M. Jospin reste le dirigeant en titre du PS jusqu'au moment oĂč le premier secrĂ©taire dĂ©lĂ©guĂ© qu'il a choisi, François Hollande, lui succĂšde le 27 novembre 1997 avec 91 %, contre 9 % Ă  Jean-Luc MĂ©lenchon[18].

Quittant la prĂ©sidence de la RĂ©publique, François Mitterrand encourage les socialistes Ă  affronter le cycle politique qui s'ouvre. Il dĂ©cĂšde quelques mois plus tard, le 8 janvier 1996. AprĂšs la dissolution de 1997, le premier secrĂ©taire et dĂ©putĂ© Lionel Jospin, devient le Premier ministre d'un gouvernement de Gauche plurielle (alliance PS-PCF-Les Verts-PRG-MDC). La conjoncture Ă©conomique est trĂšs bonne: prĂšs d'un million d'emplois sont crĂ©Ă©s. Des mesures comme la rĂ©duction du temps de travail sont prises pour aider Ă  la reprise de l'emploi (35 heures mises en place par Martine Aubry), mĂȘme si celle-ci demeure encore contestĂ©e, y compris par des Ă©conomistes qui mettent en doute la pertinence d'une telle mesure. Le Ministre de l'IntĂ©rieur Jean-Pierre ChevĂšnement dĂ©missionne le 29 aoĂ»t 2000 pour protester contre la mise en place des Accords de Matignon concernant la Corse.

Ces années sont aussi marquées par:

2002 : l'Ă©chec de Lionel Jospin au premier tour de la prĂ©sidentielle

Au bout d'une cohabitation difficile de 5 ans avec Jacques Chirac, le 20 fĂ©vrier 2002[20], Lionel Jospin est dĂ©signĂ© candidat officiel du PS Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2002 Ă  l'issue d'un vote interne quasi unanime[21]. Le slogan de la campagne socialiste sera : « PrĂ©sider autrement Â»[20]. Avec seulement 16,18 % des suffrages exprimĂ©s, le candidat socialiste est Ă©liminĂ© dĂšs le premier tour. Ce « 21 avril Â» reste un traumatisme pour les socialistes, qui appellent Ă  voter par dĂ©faut au second tour pour Jacques Chirac contre le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen. Le soir du premier tour, Lionel Jospin annonce son intention de se retirer de la vie politique dĂšs la fin effective de la lĂ©gislature. Cette dĂ©cision est vĂ©cue comme un second traumatisme par les militants socialistes qui se retrouvent sans leader. Par les Ă©lections lĂ©gislatives qui suivent la prĂ©sidentielle, les Français confirment la dĂ©faite des socialistes et placent le PS dans l'opposition. Dans le courant de l'Ă©tĂ©, le premier secrĂ©taire François Hollande intĂšgre Laurent Fabius et ses partisans au sein de la direction. Cette nouvelle configuration prĂ©figure de futurs affrontements entre les jospiniens et les fabiusiens.

2002-2007 : rĂ©formes, succĂšs et Ă©chec

Le CongrĂšs de Dijon de mai 2003 se dĂ©roule dans un profond mouvement d'introspection marquĂ© par l'Ă©chec de 2002 et les inquiĂ©tudes face au score de l'extrĂȘme gauche — vĂ©ritable gagnante de ces Ă©lections, le score du Front national demeurant par ailleurs stable de 1995 Ă  2002 mais aussi par le rejet des candidats issus des partis de gouvernement (qui rallient moins de 50 % des suffrages). François Hollande y pose la question de la pratique gouvernementale sur le long terme et ses alliĂ©s le pressent d'adopter une ligne « rĂ©formiste de gauche Â», tandis que des pĂŽles de rĂ©novation se crĂ©ent autour du Nouveau Parti socialiste (NPS), constituĂ© suite Ă  un appel lancĂ© en octobre 2002 par BenoĂźt Hamon, Julien Dray, Christian Paul, Arnaud Montebourg, alors prĂ©sident de la Convention pour la sixiĂšme RĂ©publique, et Vincent Peillon, qui critiquent le « social-libĂ©ralisme Â» et qui revendiquent une VIe RĂ©publique — celle-ci verrait la France Ă©voluer du rĂ©gime semi-prĂ©sidentiel actuel vers un rĂ©gime parlementaire plus conventionnel. Une autre partie de l'aile gauche, reprĂ©sentĂ©e par l'ex-Gauche socialiste et le courant « DĂ©mocratie - ÉgalitĂ© Â» — qui rassemblait les amis d'Henri Emmanuelli et les ex-poperĂ©nistes, dont le dĂ©putĂ© des Landes Alain Vidalies, membre du Bureau national du PS —, fusionne en 2002 au sein du courant « Nouveau Monde Â», fondĂ© par Emmanuelli et Jean-Luc MĂ©lenchon.

Les clivages persistent sur l'analyse de la dĂ©faite lors du second tour de la prĂ©sidentielle, le 21 avril 2002. Pour la direction, elle ne s'est pas faite franchement sur un bilan plutĂŽt jugĂ© par tous comme positif, mais surtout sur un manque de souffle et de perspectives. Il s'agirait alors de dĂ©finir une plate-forme programmatique pour esquisser le concept d'une « gauche durable Â», c'est-Ă -dire capable de gagner les Ă©lections successivement, mettant ainsi un terme aux mĂ©caniques de balanciers ou d'alternance, qui empĂȘchent l'installation d'un projet politique sur le long terme. Pour les courants de gauche, le gouvernement Jospin a Ă©tĂ© sanctionnĂ© Ă  cause d'une politique qualifiĂ©e de social-libĂ©rale.

Aux Ă©lections rĂ©gionales et cantonales de 2004, la gauche remporte 24 rĂ©gions sur 26 (20 rĂ©gions sur les 22 de la mĂ©tropole, et les quatre rĂ©gions d'outre-mer) ainsi que la majoritĂ© des conseils gĂ©nĂ©raux (pour la premiĂšre fois depuis 1946). Cette tendance est confirmĂ©e aux Ă©lections europĂ©ennes de juin 2004, oĂč le PS emporte 31 siĂšges (contre 22 sortants) avec 28,9 % des suffrages exprimĂ©s (record pour un parti se prĂ©sentant seul Ă  cette Ă©lection en France) et devient la plus forte dĂ©lĂ©gation au sein du groupe socialiste europĂ©en.

Au niveau europĂ©en, les chefs d'État signent aprĂšs modification par la ConfĂ©rence intergouvernementale le TraitĂ© constitutionnel europĂ©en (TCE) proposĂ© par la Convention sur l'avenir de l'Europe prĂ©sidĂ©e par Giscard. Le Parti socialiste demande auprĂšs du prĂ©sident Jacques Chirac la tenue d'un rĂ©fĂ©rendum national sur le sujet. Afin de dĂ©gager une ligne officielle, François Hollande convoque une consultation interne le 1er dĂ©cembre 2004 oĂč les adhĂ©rents du PS se prononcent Ă  plus de 58 % en faveur de sa ratification. Ce rĂ©sultat ne suffit toutefois pas Ă  rassembler. Certains partisans du non comme Laurent Fabius, Jean-Luc MĂ©lenchon, Marc Dolez ou Henri Emmanuelli dĂ©cident de mener campagne contre l'adoption du traitĂ©, en dĂ©pit du vote des militants. Certains (comme l'hebdomadaire Marianne) Ă©voquent des malversations lors de ce vote [rĂ©f. nĂ©cessaire], notamment dans les fĂ©dĂ©rations du Nord et des Bouches-du-RhĂŽne.

Le rĂ©fĂ©rendum du 29 mai 2005 se conclut par la victoire du non Ă  presque 55 %. Selon les sondages, la majoritĂ© des Ă©lecteurs socialistes qui se sont rendus aux urnes ce jour-lĂ  ont votĂ© non.[22]

Lors du Conseil national du 4 juin 2005, Laurent Fabius et ses proches (bien que membres de la motion majoritaire) sont exclus du secrĂ©tariat national, pour ne pas avoir respectĂ© le vote interne. Les partisans du « non Â» sont maintenus tant qu'ils n'ont pas ouvertement fait campagne contre la ligne du parti.

Afin de se voir renouvelée la confiance des militants, le premier secrétaire François Hollande convoque un congrÚs anticipé pour le 18 novembre 2005 au Mans.

Dans la perspective de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007, l'ouverture Ă  l'investiture du candidat ou de la candidate socialiste Ă  eu lieu en novembre 2006. Le 9 mars 2006, le Parti Socialiste lance dans ce but une vaste campagne d'adhĂ©sion par internet, en rĂ©duisant jusqu'au 1er juin 2006 le montant de l'adhĂ©sion Ă  20 euros. Pour la premiĂšre fois, la dĂ©marche d'adhĂ©sion peut se faire en ligne sur le site du Parti Socialiste, ce qui porte dĂ©but juin ses troupes Ă  un niveau jamais atteint depuis les annĂ©es 1980 : 202 000 militants. Paris serait devenue la premiĂšre fĂ©dĂ©ration du Parti socialiste en nombre d'adhĂ©rents, ce qui serait une premiĂšre dans l'histoire du parti (cette place Ă©tait dĂ©tenue avant-guerre par la fĂ©dĂ©ration de la Seine, puis du Nord, et du Pas-de-Calais depuis 1945).

Conformément aux engagements pris lors du congrÚs du Mans (2005), la direction nationale du Parti socialiste a entrepris un vaste programme de rénovation interne. Inédit au PS, ce plan a concerné à la fois la rénovation des pratiques politiques en honorant l'objectif de la parité dans les investitures pour les élections législatives de 2007, un effort sur la diversité, la refonte des outils de communication et de campagne (fichier centralisé, mise à niveau des outils internet) ainsi que la facilitation de l'adhésion.

Le projet socialiste, adopté le 22 juin par les adhérents (85% des suffrages exprimés) et ratifié le 30 juin 2006 lors d'une convention nationale de ratification, est présenté comme étant celui des candidats socialistes pour les élections législatives tout comme celui dont devra largement s'inspirer la personne investie par le parti pour porter les couleurs socialistes à l'élection présidentielle de 2007.

AprĂšs une campagne promotionnelle d'adhĂ©sion axĂ©e sur le vote sur le projet socialiste et la dĂ©signation du candidat soutenu par le parti Ă  l’élection prĂ©sidentielle, le PS a accueilli prĂšs de 100 000 nouveaux membres, dĂ©passant ainsi la barre des 200 000 adhĂ©rents (218 000 adhĂ©rents Ă  jour de cotisation et prĂ©sentĂ©s Ă  la section au jour du vote). Leur arrivĂ©e a modifiĂ© la sociologie du parti et certainement renforcĂ© la base de SĂ©golĂšne Royal. Selon une Ă©tude de FrĂ©dĂ©ric Sawicki et RĂ©mi Lefebvre dans la fĂ©dĂ©ration du Nord[23], seuls 10% des adhĂ©sions seraient celles d'anciens compagnons de route, contre 90% sans lien avec le parti jusque lĂ . L'Ăąge moyen a baissĂ© de 55 Ă  43 ans (15% de retraitĂ©s, contre 40%) ; la fĂ©minisation a progressĂ© tout en restant assez loin de la paritĂ© ; le nombre d'adhĂ©rents titulaires d'un bac+3 est passĂ© de 30 Ă  54 % ; une ouverture aux salariĂ©s du privĂ© a rĂ©duit la place occupĂ©e par les fonctionnaires et militants syndicaux. Ces Ă©volutions pourraient bouleverser la rĂ©partition des responsabilitĂ©s locales et fĂ©dĂ©rales lors d'un prochain congrĂšs.

À la tĂȘte des rĂ©seaux les mieux structurĂ©s au sein du PS, les « prĂ©sidentiables Â» Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ne rĂ©ussissent pas Ă  s'imposer selon les sondages et les mĂ©dias. D'autres figures du Parti, comme Lionel Jospin ou Jack Lang, sans parler de Bernard Kouchner, ont dĂ» renoncer Ă  leur candidature faute d'Ă©cho de celle-ci. Fabius a mĂȘme vu quelques-uns de ses soutiens s'Ă©roder au profit de SĂ©golĂšne Royal, prĂ©sidente de la rĂ©gion Poitou-Charentes et largement pressentie comme favorite au vu des sondages d'opinion. RalliĂ©e sans condition par Arnaud Montebourg, elle a rencontrĂ© la dĂ©fiance des partisans de Lionel Jospin.

Le style et les circonstances de la candidature de SĂ©golĂšne Royal sont inĂ©dits pour un parti comme le PS. Jouissant d'une forte sympathie dans l'opinion, elle ne fait partie d'aucun courant et dĂ©fend des thĂšmes, commentĂ©s comme polĂ©miques ou audacieux pour la famille socialiste, comme la famille ou la sĂ©curitĂ©. Pourtant, elle parvient Ă  donner quelques accents « alters Â» Ă  ses prises de position, notamment en faveur de la dĂ©mocratie participative ou contre les OGM. De plus, son compagnon n'est d'autre que le premier secrĂ©taire François Hollande. Le 16 novembre 2006, lors du vote interne pour la dĂ©signation de la candidature socialiste Ă  la prĂ©sidentielle, SĂ©golĂšne Royal est plĂ©biscitĂ©e par les adhĂ©rents (176 230 adhĂ©rents ont votĂ©) avec 60,62 % des suffrages, devançant largement Dominique Strauss-Kahn (20,83 %) et Laurent Fabius (18,54 %).

Elle prĂ©sente son programme prĂ©sidentiel le 11 fĂ©vrier 2007. « Le programme de SĂ©golĂšne Royal est vraiment socialiste Â» assure François Hollande, premier secrĂ©taire du parti socialiste. Cette observation vient en rĂ©ponse aux inquiĂ©tudes suscitĂ©es par la prĂ©-campagne, oĂč la candidate se posait souvent en rupture par rapport aux discours traditionnels de la gauche.

Le 22 avril 2007, lors du premier tour de la prĂ©sidentielle, SĂ©golĂšne Royal accĂšde au second tour de la prĂ©sidentielle avec 25,87 % des voix. Le soir mĂȘme, Dominique Voynet, Olivier Besancenot, Arlette Laguiller, JosĂ© BovĂ© et Marie-George Buffet appellent Ă  voter Royal lors du second tour du 6 mai. En revanche, elle ne bĂ©nĂ©ficie pas du soutien du candidat UDF, François Bayrou.

Le 6 mai 2007, la candidate du Parti socialiste SĂ©golĂšne Royal rĂ©unit 46,94 % des votants (soit 16 790 611 voix), contre 53,06 % Ă  son adversaire Nicolas Sarkozy, qui est donc Ă©lu PrĂ©sident de la RĂ©publique.

Depuis 2007

La dĂ©faite lors du second tour de la prĂ©sidentielle, en avril 2007, bien qu'annoncĂ©e par de nombreux sondages avant les dates de scrutin, amĂšne Ă  nouveau le parti et la gauche en gĂ©nĂ©ral Ă  se remettre en question : Laurent Fabius et DSK appellent dĂšs les rĂ©sultats Ă  une refonte de la pensĂ©e socialiste, tandis que Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste rĂ©volutionnaire (LCR), appelle Ă  la crĂ©ation d'un Nouveau Parti anticapitaliste qui s'opposerait Ă  la ligne social-libĂ©rale reprĂ©sentĂ©e par le PS.

De plus, le gouvernement François Fillon dĂ©bauche, dans le cadre d'une « ouverture Â», trois membres du PS. Le fondateur de MĂ©decins du Monde, Bernard Kouchner, est ainsi nommĂ© Ministre des Affaires Ă©trangĂšres, tandis que l'ex-directeur adjoint du cabinet de Jospin, Jean-Pierre Jouyet, signataire de l’appel « des Gracques Â» (club social-libĂ©ral) Ă  une alliance PS-UDF pendant la campagne prĂ©sidentielle de 2007[24], est nommĂ© secrĂ©taire d'Etat aux Affaires europĂ©ennes auprĂšs de Kouchner. Enfin, Éric Besson, qui avait quittĂ© le PS, le 21 fĂ©vrier 2007, pour rejoindre l'Ă©quipe de Sarkozy, est nommĂ© secrĂ©taire d'État auprĂšs du Premier ministre, chargĂ© de la Prospective et de l'Ă©valuation des politiques publiques. Tous ces transfuges sont exclus du PS.

Enfin, Sarkozy écarte Dominique Strauss-Kahn de la scÚne nationale en le soutenant comme candidat de la France à la présidence du Fonds monétaire international (FMI), poste qu'il obtient le 28 septembre 2007, aprÚs le renoncement de son rival au sein de l'UE, l'ex-Premier ministre polonais Marek Belka.

A l'issue de la prĂ©sidentielle, François Hollande dĂ©clare ainsi vouloir rester Ă  la tĂȘte du PS jusqu'au prochain congrĂšs, Ă  Reims, qui devait avoir lieu aprĂšs les Ă©lections municipales de mars 2008.

Dans son livre L'Impasse, publiĂ© en septembre 2007, Lionel Jospin estimait que SĂ©golĂšne Royal « [n'avait] pas les qualitĂ©s humaines ni les capacitĂ©s politiques Â» nĂ©cessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et « espĂ©rer gagner la prochaine prĂ©sidentielle Â»[25] Affirmant que Royal s'Ă©tait imposĂ©e lors de la campagne « parce qu'elle Ă©tait diffĂ©rente Â», mais que ses propositions « n'Ă©taient pas dans la culture de la gauche et du socialisme Â» [26], Jospin apportait son soutien Ă  DelanoĂ« contre Royal [26].

Le PS a donc dĂ©cidĂ© de se « rĂ©nover Â» : le premier « Forum de la rĂ©novation Â» a eu lieu le 24 novembre 2007, Ă  Avignon.

Les difficultĂ©s rencontrĂ©es par le gouvernement de François Fillon et l'impopularitĂ© grandissante de Nicolas Sarkozy permettent Ă  la gauche parlementaire, et au PS en particulier, de remporter les Ă©lections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008. Le PS contrĂŽle dĂ©sormais une majoritĂ© de grandes villes[rĂ©f. nĂ©cessaire] et 51 des 58 conseils gĂ©nĂ©raux (sur 100) prĂ©sidĂ©s par la gauche.

A l'issue des Ă©lections sĂ©natoriales de septembre 2008, la droite garde la prĂ©sidence du SĂ©nat, GĂ©rard Larcher (UMP) est Ă©lu prĂ©sident de la haute assemblĂ©e par 173 voix contre 134 pour le sĂ©nateur de l'AriĂšge et prĂ©sident du groupe socialiste au SĂ©nat, Jean-Pierre Bel. Le PS a nĂ©anmoins remportĂ© 21 siĂšges ; cette progression permet d'envisager une Ă©ventuelle majoritĂ© de gauche au SĂ©nat lors du prochain renouvellement d'un tiers des siĂšges en 2011, ce qui serait une premiĂšre dans la CinquiĂšme RĂ©publique.

Le congrĂšs de Reims (novembre 2008)

Article dĂ©taillĂ© : CongrĂšs de Reims.

Vingt-et-une contributions gĂ©nĂ©rales et thĂ©matiques ont Ă©tĂ© rĂ©digĂ©es par diffĂ©rentes personnalitĂ©s ou sensibilitĂ©s et courants du parti en vue de la prĂ©paration du CongrĂšs de Reims de novembre 2008 [27]. Six motions Ă©taient en lice lors du vote des militants le 6 novembre :


RĂ©sultats du vote sur les motions[31] :

Motion Nombres de voix Pourcentage
Motion E (GĂ©rard Collomb) 29,08%
Motion A (Bertrand Delanoë) 25,24%
Motion D (Martine Aubry) 24,32%
Motion C (BenoĂźt Hamon) 18,52%
Motion B (Christophe Caresche) 1,59%
Motion F (Franck Pupunat) 1,25%
Total 100%

Ce vote a rassemblĂ© 131 860 votants, soit une participation de 56,61 % des militants.

Quelques jours avant le vote des motions, SĂ©golĂšne Royal dĂ©clare que « le modĂšle de la social-dĂ©mocratie Â» est un « modĂšle pĂ©rimĂ© Â»[32], ce qui lui vaut une rĂ©plique de Bertrand DelanoĂ«[33]. Et BenoĂźt Hamon se distingue de SĂ©golĂšne Royal en affirmant notamment que le Revenu de solidaritĂ© active (RSA), « par son financement et son objet Â», n'est « pas une mesure de gauche Â» et en critiquant le Grenelle de l'environnement[29].

Concluant à la victoire de la majorité sortante et de la ligne sociale-libérale et centriste de SégolÚne Royal, le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon et le député du Nord Marc Dolez, signataires de la motion C, décident, à la suite de l'annonce des résultats, de quitter le parti, s'opposant notamment à l'idée de son recentrage sur l'échiquier politique et à une alliance avec le Mouvement démocrate de François Bayrou, prÎnée par les signataires de la motion E[34]. Ils créent une scission en annonçant la formation d'un nouveau parti plus ancré à gauche, le Parti de gauche[35].

A l'issue du congrĂšs, la motion E arrivĂ©e en tĂȘte ne rĂ©ussit pas Ă  rassembler une majoritĂ©, les motions A, C et D ne parviennent pas davantage Ă  un accord entre elles. Faute de synthĂšse, c'est le vote des militants qui est dĂ©cisif. Martine Aubry, BenoĂźt Hamon et SĂ©golĂšne Royal se dĂ©clarent candidats au poste de Premier secrĂ©taire dont l'Ă©lection est prĂ©vue le 20 novembre. Bertrand DelanoĂ« dĂ©cide de ne pas se prĂ©senter ; la motion A ne prĂ©sente aucun candidat ni ne donne aucune consigne de vote, mais dĂšs le lendemain, dans une lettre ouverte aux militants, Bertrand DelanoĂ« appelle ceux-ci Ă  "voter massivement" pour Martine Aubry.

Le 20 novembre, au premier tour de scrutin pour l'élection du premier secrétaire, SégolÚne Royal recueille 42,9% des voix, Martine Aubry 34,5% et Benoßt Hamon 22,6%. Ce dernier appelle alors les militants à voter pour Martine Aubry au second tour qui doit avoir lieu le lendemain.

Le 21 novembre 2008, selon les rĂ©sultats officiels mais encore non validĂ©s, Martine Aubry arrive en tĂȘte du second tour du vote des militants pour le poste de premier secrĂ©taire, en l'emportant face Ă  SĂ©golĂšne Royal de 42 voix, soit 50,02 % contre 49,98 %[36]. Le camp de SĂ©golĂšne Royal conteste ce rĂ©sultat en Ă©mettant des soupçons d'erreurs voire de fraude dans le comptage des voix. La commission de rĂ©colement se rĂ©unit les 24 et 25 novembre ; Ă  l'issue de ses travaux elle communique les rĂ©sultats dĂ©finitifs du scrutin, soit 50,04 % des voix (67 451 voix) pour Martine Aubry et 49,96 % des voix (67 349 voix) pour SĂ©golĂšne Royal, soit 102 voix d'Ă©cart en faveur de Martine Aubry. Le soir mĂȘme, le Conseil national, rĂ©uni Ă  la MutualitĂ© Ă  Paris, valide l'Ă©lection de Martine Aubry comme PremiĂšre secrĂ©taire par 159 voix contre 76 et 2 abstentions.

2009

Ces divisions fragiles sont encore accentuĂ©es par les faibles rĂ©sultats du Parti socialiste aux Ă©lections europĂ©ennes de juin 2009 lors desquelles il ne rassemble que 16,5% des suffrages sur l'ensemble du pays, talonnĂ© par Europe Écologie Ă  16,3%. En outre, il passe de 31 Ă  14 siĂšges au parlement de Strasbourg. D'ailleurs, ces Ă©lections ont vu le recul de la gauche dans de nombreux États-membres de l'Union europĂ©enne[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Durant l'été 2009, de nombreux membres de la direction nationale se prononcent pour une démarche de primaires ouvertes aux sympathisants de gauche pour désigner le candidat du PS, voire d'autres partis ralliés, à la présidentielle 2012. L'idée lancée par Arnaud Montebourg, secrétaire national à la rénovation est validée par la premiÚre secrétaire Martine Aubry avant l'université d'été[37].

Les leaders socialistes

Les leaders du parti socialiste sont parfois appelés des éléphants.

Membres actuels de la direction nationale

Voir la liste complĂšte Direction nationale du PS aprĂšs le CongrĂšs de Reims

Secrétariat national

Liste des premiers secrĂ©taires de l'histoire du PS :
1969-1971 Alain Savary
1971-1981 François Mitterrand
1981-1988 Lionel Jospin
1988-1992 Pierre Mauroy
1992-1993 Laurent Fabius
1993-1994 Michel Rocard
1994-1995 Henri Emmanuelli
1995-1997 Lionel Jospin
1997-2008 François Hollande
2008-en cours Martine Aubry

Secrétaires nationaux

Évolution du vote socialiste aux Ă©lections prĂ©sidentielles depuis 1965

Le secrĂ©tariat national renouvelĂ© Ă  l'issue du congrĂšs de Reims et de l'Ă©lection du premier secrĂ©taire, a Ă©tĂ© approuvĂ©e par le Conseil national le 6 dĂ©cembre 2008[38]. Il a Ă©tĂ© complĂ©tĂ© le 24 fĂ©vrier 2009 lors de son Ă©largissement Ă  des proches de SĂ©golĂšne Royal[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Parmi les principaux dirigeants

Quelques scores

RĂ©sultats des derniĂšres Ă©lections :
Élection Ă©uropĂ©ennes 2009 16,48 %
14 Ă©lus socialistes
Élection lĂ©gislatives 2007 1er tour : 27,73 %
2nd tour : 42,23% soit 186 siĂšges/577[39]
Élection prĂ©sidentielle 2007 1er tour : 25,87 %
2nd tour : 46,97 % (battue)
Élections europĂ©ennes 2004 28,89 %
31 Ă©lus socialistes
Élections rĂ©gionales 2004 50,3 % (parfois, listes communes
avec les partis membre
de l'ex-gauche plurielle)
24 régions sur 26
passent Ă  gauche
Élections lĂ©gislatives 2002 24,2 %
140 députés socialistes
Élection prĂ©sidentielle 2002 1er tour : 16,18 % (battu)
2nd tour : Absent

Quelques personnalités

Maires

Présidents de régions ou de départements

Autres personnalités

Quelques personnalités historiques du socialisme français

Anciens Premiers ministres socialistes de la Ve RĂ©publique
1981-1984 Pierre Mauroy
1984-1986 Laurent Fabius
1988-1991 Michel Rocard
1991-1992 Édith Cresson
1992-1993 Pierre Bérégovoy
1997-2002 Lionel Jospin
  • Jean JaurĂšs, dĂ©putĂ© de Carmaux (Tarn), fondateur de L'HumanitĂ©, pacifiste, assassinĂ© en 1914, inhumĂ© au PanthĂ©on en 1924.
  • Jules Guesde, thĂ©oricien socialiste, dĂ©putĂ© de Roubaix, ministre d'Etat de 1914 Ă  1916.
  • LĂ©on Blum, prĂ©sident du Conseil du Front populaire, dĂ©putĂ© de la Seine puis de l'Aude, emprisonnĂ© aprĂšs s'ĂȘtre opposĂ© Ă  PĂ©tain en 1940, dĂ©portĂ© en Allemagne Ă  Buchenwald en 1943, dernier chef du gouvernement provisoire en 1946.
  • Roger Salengro, dĂ©putĂ© du Nord, ministre de l'IntĂ©rieur du Front populaire, victime d'une trĂšs violente campagne calomnieuse de la presse d'extrĂȘme-droite, il se suicide en novembre 1936.
  • Marx Dormoy, dĂ©putĂ© de l'Allier, ministre du Front populaire, arrĂȘtĂ© en 1940 et mis en rĂ©sidence surveillĂ©e oĂč il est assassinĂ© en 1941 par des cagoulards.
  • Paul Ramadier, dĂ©putĂ© de l'Aveyron, ministre du Front populaire auteur d'importantes lois sociales, opposant Ă  PĂ©tain en 1940, rĂ©sistant, ministre du Ravitaillement Ă  la LibĂ©ration, premier prĂ©sident du Conseil de la IVe RĂ©publique, ministre deux fois jusqu'en 1957.
  • Vincent Auriol, dĂ©putĂ© de Haute-Garonne, ministre du Front populaire, arrĂȘtĂ© en 1940 puis libĂ©rĂ©, rĂ©sistant, prĂ©sident de la RĂ©publique de 1947 Ă  1954.
  • Christian Pineau, rĂ©sistant, arrĂȘtĂ© en 1943 et dĂ©portĂ© Ă  Buchenwald, Ă  la LibĂ©ration dĂ©putĂ© de la Sarthe, ministre des Affaires Ă©trangĂšres, dĂ©fenseur de l'intĂ©gration europĂ©enne, nĂ©gociateur du TraitĂ© de Rome en 1957.
  • Gaston Defferre, rĂ©sistant, dĂ©putĂ©-maire de Marseille, candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 1969 face Ă  Pompidou, ministre de l'IntĂ©rieur et de la DĂ©centralisation en 1981.
  • Daniel Mayer, rĂ©sistant, dĂ©putĂ© de la Seine, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la SFIO de 1943 Ă  1946, ministre du Travail sous la IVe RĂ©publique, prĂ©sident du Conseil constitutionnel de 1983 Ă  1986.
  • Guy Mollet, rĂ©sistant, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la SFIO de 1946 Ă  1969, dĂ©putĂ© du Pas-de-Calais, ministre et prĂ©sident du Conseil sous la IVe RĂ©publique.
  • Alain Savary, rĂ©sistant, dĂ©putĂ© de Saint-Pierre-et-Miquelon puis de Haute-Garonne, premier secrĂ©taire du Nouveau Parti socialiste de 1969 Ă  1971.
  • François Mitterrand, rĂ©sistant, chef du Mouvement national des prisonniers de guerre et dĂ©portĂ©s (MNPGD), dĂ©putĂ© de la NiĂšvre de 1946 Ă  1981, ministre sous la IVe RĂ©publique (Anciens Combattants, Outre-Mer, IntĂ©rieur, Justice), prĂ©sident de l'UDSR de 1953 Ă  1965, de la Convention des institutions rĂ©publicaines (CIR) de 1965 Ă  1971, premier secrĂ©taire du PS de 1971 Ă  1981, candidat aux Ă©lections prĂ©sidentielles de 1965, 1974, 1981 et 1988, PrĂ©sident de la RĂ©publique de 1981 Ă  1995.
  • Pierre Mauroy, dĂ©putĂ©-maire de Lille, Premier ministre qui met en oeuvre le programme d'union de la gauche de 1981 Ă  1983, instaure une politique de rigueur Ă  partir de 1983, premier secrĂ©taire du parti de 1988 Ă  1992, prĂ©sident de l'Internationale socialiste.
  • Robert Badinter, farouche opposant Ă  la peine de mort et Ă  la perpĂ©tuitĂ© rĂ©elle, Garde des Sceaux de 1981 et 1986, auteur notamment des lois d'abolition de la peine de mort en 1981 et de dĂ©pĂ©nalisation de l'homosexualitĂ© en 1982, prĂ©sident du Conseil constitutionnel de 1986 Ă  1995, sĂ©nateur des Hauts-de-Seine et prĂ©sident de la Cour europĂ©enne de conciliation et d'arbitrage de l'OSCE (Organisation pour la sĂ©curitĂ© et la coopĂ©ration en Europe) depuis 1995.
  • Jean Poperen, membre fondateur du PSU en 1960, adhĂšre au PS en 1969, dĂ©putĂ© du RhĂŽne, animateur d'un courant de gauche, crĂ©ateur de l'ERIS (Etudes, Recherches et Informations Socialistes), numĂ©ro 2 du parti de 1981 Ă  1987, ministre des Relations avec le Parlement de 1988 Ă  1991.
  • Pierre BĂ©rĂ©govoy, jeune cheminot entrĂ© dans la RĂ©sistance, militant de la SFIO, du PSU puis du PS, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ElysĂ©e de 1981 Ă  1982, brillant ministre de l'Economie et des Finances dont la compĂ©tence est reconnue aussi bien par la gauche que par la droite, Premier ministre de 1992 Ă  1993, se suicide en 1993 quelques semaines aprĂšs la dĂ©route du parti aux lĂ©gislatives.
  • Michel Rocard, membre fondateur du PSU en 1960, candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 1969, adhĂšre au PS en 1974, dĂ©putĂ© des Yvelines, fonde le courant rocardien au sein du parti, en grande rivalitĂ© avec François Mitterrand, ministre de 1981 Ă  1985, Premier ministre de 1988 Ă  1991, premier secrĂ©taire du parti de 1993 Ă  1994.
  • Jean-Pierre ChevĂšnement, dirigeant du CERES, dĂ©putĂ© du Territoire de Belfort, rĂ©dacteur du programme socialiste d'union de la gauche pour l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 1981, ministre de l'Education nationale, de la DĂ©fense et de l'IntĂ©rieur, quitte le PS en 1993 et fonde son parti, le Mouvement des citoyens, candidat Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2002.
  • Jacques Delors, venu de la dĂ©mocratie-chrĂ©tienne et du PSU, il adhĂšre au PS en 1974, aprĂšs avoir inspirĂ© le projet de "Nouvelle SociĂ©tĂ©" de Jacques Chaban-Delmas ; spĂ©cialiste de l'Ă©conomie au PS, ministre de l'Economie et des Finances de 1981 Ă  1984, prĂ©sident de la Commission europĂ©enne de 1985 Ă  1994.
  • Lionel Jospin, dĂ©putĂ© de Paris puis de Haute-Garonne, premier secrĂ©taire du parti de 1981 Ă  1988 et de 1995 Ă  1997, ministre de l'Education nationale de 1988 Ă  1992, chef de la "gauche plurielle" (PS/PRS/PCF/Verts/MDC) en 1995, Premier ministre de 1997 Ă  2002, candidat aux Ă©lections prĂ©sidentielles de 1995 et 2002, date Ă  laquelle il arrive troisiĂšme derriĂšre le candidat de l'extrĂȘme-droite et annonce qu'il quitte la vie politique.
  • Jean-Louis Bianco, dĂ©putĂ© et prĂ©sident du Conseil gĂ©nĂ©ral des Alpes-de-Haute-Provence, ministre des Affaires sociales puis des Transports, il est l'un des "pĂšres" du dĂ©bat public en France[40]. SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ÉlysĂ©e de 1982 Ă  1991, il fut l'une des personnalitĂ©s politiques les plus proches de François Mitterrand ; il fut aussi le plus jeune Ă  occuper cette fonction et celui qui l'occupa le plus longtemps dans l'histoire de la RĂ©publique.
  • Laurent Fabius, dĂ©putĂ© de Seine-Maritime, ministre du budget en 1981, puis de l'Industrie et de la Recherche, plus jeune Premier ministre de la Ve RĂ©publique de 1984 1986, Ă  la tĂȘte du fort courant des fabiusiens au sein du parti, carriĂšre bouleversĂ©e par l'affaire du sang contaminĂ©, premier secrĂ©taire du PS de 1992 Ă  1993, prĂ©sident de l'AssemblĂ©e nationale de 1988 Ă  1992 et de 1997 Ă  2000, ministre de l'Economie et des Finances de 2000 Ă  2002.
  • François Hollande, dĂ©putĂ© de CorrĂšze, premier secrĂ©taire du parti de 1997 Ă  2008.
  • Martine Aubry, fille de Jacques Delors, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle de 1991 Ă  1993, ministre de l'Emploi et de la SolidaritĂ© de 1997 Ă  2000, met en oeuvre notamment la loi sur les 35 heures et la CMU (Couverture maladie universelle), maire de Lille depuis 2001, Ă©lue premiĂšre secrĂ©taire du parti en 2008.
  • SĂ©golĂšne Royal, dĂ©putĂ©e des Deux-SĂšvres de 1988 Ă  2007, ministre des gouvernements BĂ©rĂ©govoy et Jospin, prĂ©sidente du conseil rĂ©gional de Poitou-Charentes depuis 2004, premiĂšre femme Ă  avoir accĂ©dĂ© au second tour d'une Ă©lection prĂ©sidentielle française, qu'elle a perdue face Ă  Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007.

Résultats du PS aux élections présidentielles

Année Candidat Voix au (1er Tour) Pourcentage (1er Tour) Voix au (2e Tour) Pourcentage (2e Tour)
1965 François Mitterrand (CIR) 7 694 005 31,72 % 10 619 735 44,80 %
1969 Gaston Defferre (SFIO) 1 133 222 5,01 %
1974 François Mitterrand 11 044 373 43,25 % 12 971 604 49,19 %
1981 François Mitterrand 7 505 960 25,85 % 15 706 262 51,76 % -ELU-
1988 François Mitterrand 10 367 220 34,11 % 16 704 279 54,02 % -ELU-
1995 Lionel Jospin 7 097 786 23,30 % 14 180 644 47,36 %
2002 Lionel Jospin 4 610 113 16,18 %
2007 SĂ©golĂšne Royal 9 500 112 25,87 % 16 790 440 46,94 %
1965 - 2007 58 952 791 25,66 % 86 792 964 36,75 %

Notes et références

  1. ↑ Composition du groupe SRC Ă  l'AssemblĂ©e nationale sur le site officiel de l'AssemblĂ©e nationale
  2. ↑ Liste des sĂ©nateurs du Groupe Socialiste sur le site officiel du SĂ©nat
  3. ↑ Le PSE au Parlement europĂ©en
  4. ↑ Composition et effectifs des groupes politiques Ă  l'AssemblĂ©e nationale sur le site officiel de l'AssemblĂ©e nationale
  5. ↑ Composition et effectifs des groupes politiques au SĂ©nat sur le site officiel du SĂ©nat
  6. ↑ Composition et effectifs des groupes politiques au Parlement EuropĂ©en sur le site officiel du Parlement EuropĂ©en
  7. ↑ LePolitique.com
  8. ↑ « Les militants socialistes gagnĂ©s par la lassitude Â», Le Figaro, 26 aoĂ»t 2009
  9. ↑ « 64 000 adhĂ©rents Ă  jour Â», Le Figaro, 29 septembre 2009
  10. ↑ DĂ©claration de Principes du PS 2008
  11. ↑ DĂ©claration de Principes du PS 2008
  12. ↑ Le Canard enchaĂźnĂ©, n° 4494, 13 dĂ©cembre 2006.
  13. ↑ HiĂ©rarchie et fonctionnement du Parti socialiste, 26 juin 2008, Le Monde. ConsultĂ© le 19 aoĂ»t 2008
  14. ↑ CongrĂšs, mode d'emploi, 26 octobre 2008, Le Parisien. ConsultĂ© le 26 octobre 2008
  15. ↑ PS : 48.000 adhĂ©rents "inactifs" radiĂ©s, 18 septembre 2009, Le Figaro. ConsultĂ© le 18 septembre 2009
  16. ↑ Marc Sadoun, Les Socialistes sous l'Occupation, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1982, page 228 et suivantes.
  17. ↑ http://www.rmc.fr/edito/info/64091/les-premiers-secretaires-du-ps/?photo=7
  18. ↑ PS : histoires de premiers secrĂ©taires,, 6 novembre 2008, Le Monde. ConsultĂ© le 8 mai 2009
  19. ↑ VĂ©ronique Beaudet, Le droit d’ouvrir un compte, revue Plein Droit n° 67, dĂ©cembre 2005, « Taxer les Ă©trangers Â»
  20. ↑ a  et b  http://www.parti-socialiste.fr/toutsurlepsHistoireDepuis1971.php
  21. ↑ http://www.liberation.fr/politiques/0101399174-deux-trublions-candidats-contre-jospin-pour-l-aider
  22. ↑ Sociologie du vote sur le rĂ©fĂ©rendum du 29 mai 2005
  23. ↑ La SociĂ©tĂ© des socialistes, Editions du Croquant, 2006 ; voir aussi Le Monde du 23 dĂ©cembre 2006
  24. ↑ « Jean-Pierre Jouyet, le Gracque Â», Le Nouvel Obs, mai 2007
  25. ↑ « Jospin flingue Royal Â», LibĂ©ration, 17 septembre 2007.
  26. ↑ a  et b  Jean-Dominique Merchet, « Jospin enfonce Royal Â», LibĂ©ration, 24 septembre 2007. Lire en ligne .
  27. ↑ Recueil des contributions envoyĂ© aux militants socialistes, p. 2
  28. ↑ Julien Martin, Caresche : « La crise financiĂšre est liĂ©e Ă  la crise Ă©cologique Â», Rue 89, 31 octobre 2008.
  29. ↑ a  et b  Julien Martin, BenoĂźt Hamon : "Les problĂšmes sont devant Besancenot", Rue 89, 2 novembre 2008.
  30. ↑ Julien Martin, Martine Aubry : "Les 35 heures n'Ă©taient qu'une Ă©tape", Rue 89, 3 novembre 2008.
  31. ↑ RĂ©sultats dĂ©finitifs communiquĂ©s par Alain Bergougnioux, secrĂ©taire national du PS aux Ă©tudes, le 16 novembre 2008 Ă  la tribune du congrĂšs de Reims
  32. ↑ Royal : «La social-dĂ©mocratie est un modĂšle pĂ©rimé», Le Parisien, 2 novembre 2008.
  33. ↑ Julien Martin, DelanoĂ« : "Non, la social-dĂ©mocratie n'est pas pĂ©rimĂ©e", Rue 89, 4 novembre 2008.
  34. ↑ Christiane Chombeau, Jean-Luc MĂ©lenchon claque la porte du Parti socialiste, Rue 89, 7 novembre 2008.
  35. ↑ Jean-Luc MĂ©lenchon quitte le PS, 7 novembre 2008, Le Monde
  36. ↑ « Aubry s'impose avec 50,02 %, Royal exige un nouveau vote Â», Le Figaro, 22 novembre 2008.
  37. ↑ Au PS, le principe de primaires est dĂ©sormais acquis, Le Monde, 28 aoĂ»t 2009
  38. ↑ [1] et [2] Composition du secrĂ©tariat national validĂ©e le 6 dĂ©cembre 2008
  39. ↑ (majoritaire en voix mais pas Ă  l'AssemblĂ©e nationale
  40. ↑ [3]

Voir aussi

Bibliographie

Ouvrages généraux

    • Alain Bergougnioux (dir.), Des poings et des roses. Le siĂšcle des socialistes, Ă©d. La MartiniĂšre, 2005
    • Pierre Bezbakh, Histoire du socialisme français, Ă©d. Larousse, 2005 (prĂ©face de Maurice Agulhon)
    • Jacques Droz (dir.), Histoire gĂ©nĂ©rale du socialisme, PUF, coll. « Quadrige Â», 1997
    • Claude Estier, Un combat centenaire, 1905-2005. Histoire des socialistes français, Le Cherche-midi Ă©diteur, 2005 (prĂ©face de François Hollande)
    • Jacques Kergoat, Le Parti socialiste, Ă©ditions La DĂ©couverte, coll. « RepĂšres Â»
    • Louis Mexandeau, Histoire du parti socialiste. 1905-2005, Ă©d. Tallandier, 2005
    • Sergiu Miscoiu, Chantal Delsol, Bertrand Alliot (dir.), IdentitĂ©s politiques et dynamiques partisanes en France, Cluj-Napoca, Editions de la Fondation d'Etudes EuropĂ©ennes, 2009
    • Michel Winock, La gauche en France, Ă©d. Perrin, col. tempus.

Essais, discours

    • LĂ©on Blum, À l'Ă©chelle humaine, Ă©d. Gallimard, 1945, rĂ©Ă©d., 1971
    • LĂ©on Blum, Textes socialistes 1919-1920, Ă©d. Bruno Leprince, 2003
    • Jean-Christophe CambadĂ©lis, Pour une nouvelle gauche Ă©d. Stock, 1996
    • François Hollande et alii, L'IdĂ©e socialiste aujourd'hui, Ă©d. Omnibus, 2001
    • François Hollande, Devoirs de vĂ©ritĂ©, Ă©d. Stock, 2006
    • Jean JaurĂšs, ƒuvres, Ă©d. Fayard, dix-sept vol., en cours de publication
    • Lionel Jospin, L'Invention du possible, Ă©d. Flammarion, 1991
    • François Mitterrand, La Paille et le Grain, Ă©d. Flammarion, 1975
    • François Mitterrand, L'Abeille et l'Architecte, Ă©d. Flammarion, 1978
    • Sous la direction de Mehdi Ouraoui, Les Grands Discours socialistes français du XXe siĂšcle, Complexe, 2007
    • Marc Sadoun, De la dĂ©mocratie française : essai sur le socialisme, Ă©d. Gallimard, 1993

Études par pĂ©riodes

    • La TroisiĂšme RĂ©publique
      • Georges Lefranc, Le Mouvement socialiste sous la IIIe RĂ©publique, deux vol., Ă©d. Payot, 1977
    • La PremiĂšre Guerre mondiale
    • L'entre-deux-guerres
      • Tony Judt, La Reconstruction du Parti socialiste (1921-1926), Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1976
      • Richard Gombin, « Socialisme et pacifisme Â», in RenĂ© RĂ©mond et Janine Bourdin, La France et les Français en 1938-1939, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1978
      • Édouard Lynch, Moissons rouges. Les socialistes français et la sociĂ©tĂ© paysanne pendant l'entre-deux-guerres, Presses universitaires du Septentrion, 2002
      • Gilbert Ziebura, LĂ©on Blum et le Parti socialiste', Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1967
    • Le Front populaire
      • Jean-Paul Brunet, Histoire du Front populaire, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? Â», 1991, nouv. Ă©d. revue et corrigĂ©e, 1998
      • Daniel Lefeuvre, MichĂšle Margairaz, et Danielle Tartakovski, Histoire du Front populaire, Ă©d. Larousse, 2006
      • Pierre Renouvin et RenĂ© RĂ©mond (dir.), LĂ©on Blum, chef de gouvernement. 1936-1937. Actes du colloque, Ă©d. Armand Colin, 1967
      • Danielle Tartakowsky, Le Front populaire : la vie est Ă  nous, Ă©d. Gallimard, coll. « DĂ©couvertes Â», 1996
      • Michel Winock et SĂ©verine Nikel, La Gauche au pouvoir. L'hĂ©ritage du Front populaire, Ă©d. Bayard, 2006
    • La Seconde Guerre mondiale
      • Marc Sadoun, Les Socialistes sous l'Occupation (ouvrage issu d'une thĂšse de doctorat d'État dirigĂ©e par Maurice Duverger), Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1982
      • Alya Aglan, La RĂ©sistance sacrifiĂ©e : le mouvement LibĂ©ration-Nord (ouvrage issu d'une thĂšse de doctorat en histoire dirigĂ©e par Jean-Pierre AzĂ©ma), Ă©d. Flammarion, 1999, nouv. Ă©d., coll. « Champs Â», 2006
      • Daniel Mayer, Les Socialistes dans la RĂ©sistance, Presses universitaires de France, 1986
      • Pierre Guidoni et Robert Verdier (dir.), Les Socialistes en RĂ©sistance. 1940-1944. Combats et dĂ©bats (actes de la journĂ©e d'Ă©tudes du 15 mai 1998), Ă©d. SĂ©li Arslan, 1999
    • La QuatriĂšme RĂ©publique
      • Serge Berstein, Pierre Guidoni et Marc Sadoun (dir.), Le Parti socialiste dans la sociĂ©tĂ© française, de la LibĂ©ration Ă  la Guerre froide. 1944-1948. Actes du colloque, Publications de la Sorbonne, 2001
      • Serge Berstein (dir.), Paul Ramadier, la RĂ©publique et le socialisme. Actes du colloque, Ă©d. Complexe, 1990
      • NoĂ«lline Castagnez, Socialistes en RĂ©publique. Les parlementaires SFIO de la IVe RĂ©publique, Presses universitaires de Rennes, 2004
      • Bernard MĂ©nager (dir.), Guy Mollet, un camarade en RĂ©publique. Actes du colloque, Presses universitaires de Lille, 1987 (prĂ©face de RenĂ© RĂ©mond)
      • Roger Quilliot, La SFIO et l'exercice du pouvoir. 1944-1958, Ă©d. Fayard, 1972
    • La CinquiĂšme RĂ©publique
      • Pierre Serne, Le Parti socialiste, 1965-1971, Ă©d. Bruno Leprince, 2003
      • Jacques Fleury:« CitĂ© Malesherbes Â» journal d'un jeune militant socialiste 1959-1973 Ed Bruno Leprince 1999
      • Serge Berstein, Pierre Milza et Jean-Louis Bianco (dir.), Les AnnĂ©es Mitterrand, les annĂ©es du changement. 1981-1984 (titre de couverture : François Mitterrand, les annĂ©es du changement. 1981-1984), Ă©d. Perrin, 2001
      • Pierre Birnbaum (dir.), Les Élites socialistes au pouvoir : les dirigeants socialistes face Ă  l'État. 1981-1985, Presses universitaires de France, 1985
      • Pierre Favier et Michel Martin-Roland, La DĂ©cennie Mitterrand, Ă©d. du Seuil, 4 vol., 1990-1998 (rĂ©Ă©d. 1995-2001 en format de poche, coll. « Points Â»)
      • C'Ă©tait la gauche plurielle, Presses de Sciences Po, 2003

Études rĂ©gionales

    • Christian Bougeard, Gilbert GramoullĂ©, Maurice Lucas et Jean-Jacques Urvoas, Les Socialistes dans le FinistĂšre (1905-2005), Rennes, Ă©d. ApogĂ©e, 2005
    • Jacques Girault, Le Var rouge. Les Varois et le socialisme de la fin de la PremiĂšre Guerre mondiale au milieu des annĂ©es 1930, Publications de la Sorbonne, 1995
    • Bernard MĂ©nager, Jean-François Sirinelli et Jean Vavasseur-Desperriers (dir.), Cent ans de socialisme septentrional. Actes du colloque, Centre de gestion de l'Ă©dition scientifique de l'universitĂ© de Lille-III, 1995
    • Martin Pottrain, Le Nord au cƓur, historique de la fĂ©dĂ©ration socialiste du Nord, Lille, Ă©d. Nord-Matin, 1993

Biographies

    • Jean Maitron (dir.), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Ă©d. de l'Atelier
    • Madeleine RebĂ©rioux, Jean JaurĂšs, la parole et l'acte, Ă©d. Gallimard, 1991
    • Jean-Pierre Rioux, Jean JaurĂšs, Ă©d. Perrin, 2005
    • Jean Lacouture, LĂ©on Blum, Ă©d. du Seuil, 1977, rĂ©Ă©d. « Points Â», 1979
    • Éric Ghebali, Vincent Auriol : le PrĂ©sident citoyen. 1884-1966, Ă©d. Grasset, 1998
    • Éric MĂ©choulan, Jules Moch. Un socialiste dĂ©rangeant (d'aprĂšs une thĂšse de doctorat), Ă©d. Bruylant, 1999
    • Anne Fonvieille-Vojtovic, Paul Ramadier (1868-1961), Ă©lu local et homme d'État (thĂšse de doctorat), Publications de la Sorbonne, 1993
    • Martine Pradoux, Daniel Mayer, un socialiste dans la RĂ©sistance, Ă©d. de l'Atelier, 2002
    • Jean-FrĂ©dĂ©ric Desaix, Christian Pineau, de la RĂ©sistance Ă  l'Europe (d'aprĂšs une thĂšse de doctorat en sciences politiques), Ă©d. Bruno Leprince, 2003
    • Alya Aglan et Denis Lefebvre (dir.), Christian Pineau, de Buchenwald aux traitĂ©s de Rome, Ă©d. Bruno Leprince, 2005
    • Denis Lefebvre, Guy Mollet. Le mal aimĂ©, Ă©d. Plon, 1992
    • Collectif, Albert Gazier (1908-1997). Autour d'une vie de militant, Ă©d. de L'Harmattan, 2006
    • Maryvonne PrĂ©vot, Alain Savary. Le refus en politique, Renaissance du livre, 2003
    • Hubert VĂ©drine, François Mitterrand. Un destin, un dessein, Ă©d. Gallimard, 2006
    • Christiane Rimbaud, BĂ©rĂ©govoy, Librairie acadĂ©mique Perrin, 1994

Articles connexes

Liens externes


  • Portail de la politique Portail de la politique
  • Portail de la France Portail de la France
Ce document provient de « Parti socialiste (France) ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Parti Socialiste (France) de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Parti socialiste(France) — Parti socialiste (France) Pour les articles homonymes, voir PS.  Pour les autres articles nationaux, voir Parti socialiste 
   WikipĂ©dia en Français

  • Parti socialiste (france) — Pour les articles homonymes, voir PS.  Pour les autres articles nationaux, voir Parti socialiste 
   WikipĂ©dia en Français

  • Parti socialiste France — Parti socialiste (France) Pour les articles homonymes, voir PS.  Pour les autres articles nationaux, voir Parti socialiste 
   WikipĂ©dia en Français

  • Parti socialiste (France) — Pour les articles homonymes, voir PS. Pour les autres articles nationaux, voir Parti socialiste. Parti socialiste 
   WikipĂ©dia en Français

  • Parti socialiste (France) — 
   ВоĐșĐžĐżĐ”ĐŽĐžŃ

  • Histoire du Parti socialiste (France) — Histoire du socialisme (France) Sommaire 1 Avant 1831 2 1831 1905 : le mouvement ouvrier et les origines du socialisme 3 1905 1920 : de l union Ă  la scission 
   WikipĂ©dia en Français

  • Histoire du parti socialiste (france) — Histoire du socialisme (France) Sommaire 1 Avant 1831 2 1831 1905 : le mouvement ouvrier et les origines du socialisme 3 1905 1920 : de l union Ă  la scission 
   WikipĂ©dia en Français

  • Premier secrĂ©taire du Parti socialiste (France) — Premier secrĂ©taire du Parti socialiste Le premier secrĂ©taire du Parti socialiste est le responsable du Parti socialiste français, fondĂ© en 1969. Il est chargĂ© des grandes dĂ©cisions du parti. L actuelle titulaire du poste est Martine Aubry, depuis 
   WikipĂ©dia en Français

  • Parti communiste (France) — Parti communiste français « PCF Â» redirige ici. Pour les autres significations, voir PCF (homonymie).  Pour les autres articles nationaux, voir Parti communiste 
   WikipĂ©dia en Français

  • Parti radical (France) — Parti radical PrĂ©sentation PrĂ©sident, Porte parole Jean Louis Borloo Fondation juin 1901 SiĂšge 1, place de Valois 75001 Paris 
   WikipĂ©dia en Français


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.