Padoue

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Padoue
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Padoue
Image illustrative de l'article Padoue
Vue sur le canal du Prato della Valle
Administration
Nom italien Padova
Pays Drapeau d'Italie Italie
R√©gion Flag of Veneto.svg V√©n√©tie 
Province Padoue  
Code ISTAT 028060
Code postal 35100
Préfixe tel. 049
Maire Flavio Zanonato (2009-2014)
Site web www.comune.padova.it
Culture et démographie
Population 214 198 hab. (31-12-2010[1])
Densit√© 2 328 hab./km¬≤
Gentilé Padouan
Saint patron Saint Antoine de Padoue
Fête patronale 13 juin
Géographie
Coordonn√©es 45¬į 25‚Ä≤ 00‚Ä≥ N 11¬į 52‚Ä≤ 00‚Ä≥ E / 45.41667, 11.8666745¬į 25‚Ä≤ 00‚Ä≥ Nord
       11¬į 52‚Ä≤ 00‚Ä≥ Est
/ 45.41667, 11.86667
  
Altitude 12 m
Superficie 92 km²
Code cadastral G224
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Padoue
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Padoue

Padoue (Patavium en latin, Padova en italien, Padoa en v√©nitien) est une ville italienne, de V√©n√©tie r√©gion de la plaine du P√ī, situ√©e dans le nord de la p√©ninsule √† 40 kilom√®tres de Venise, sur la rivi√®re Bacchiglione.

Saint Antoine de Padoue, originaire de Lisbonne, doit son nom à cette ville.

Sommaire

Blason et étendard

La commune de Padoue a son propre blason et √©tendard, reconnu par d√©cret dat√© du 22 ao√Ľt 1941[2].

Héraldique

Le 22 ao√Ľt 1941, Padoue se dote d'un blason d√©crit ainsi ¬ę una croce rossa su campo d‚Äôargento a forma di scudo, sormontato da corona ¬Ľ, soit une croix rouge sur un champ d'argent. L'√©cu est d√©fini ovale, mis dans un cartouche avec des grappes, et surmont√© d'une couronne. Il est dit toutefois que les repr√©sentations modernes utilisent un √©cu classique, surmont√©e d'une couronne ¬ę de haut rang ¬Ľ. Son blasonnement plus orthodoxe serait : d'argent √† la croix de gueules; l'√©cu timbr√© d'une couronne ducale.

Géographie

Padoue est la capitale de la province du m√™me nom, √† une altitude de 12 m√®tres. Les grandes villes les plus proches sont : Venise 40 km, Vicence 29 km, V√©rone 80 km et Ferrare 70 km.

La ville est pittoresque, avec un réseau dense de rues à arcades s'ouvrant sur de grandes places et de nombreux ponts traversant les diverses branches du Bacchiglione qui entoure les anciens murs comme un fossé.

Padoue est le lieu o√Ļ se d√©roule la plupart de l'action de La M√©g√®re apprivois√©e de Shakespeare.

Histoire

Antiquité

À l’époque d’Auguste, Padoue devint partie de la 10e région romaine d'Italie (Regio decima Venetia et Histria). Padoue prétend être la plus ancienne cité italienne, les habitants affirmant descendre du Troyen Anténor[3].

Les Padouans défendirent la République romaine à la bataille de Cannes et la ville devint l'allié fidèle de Rome[4]. Padoue devint si importante qu'on prétendait qu'elle pouvait lever deux cent mille hommes. En 89 av. J.-C., Gnaeus Pompeius Strabo octroya à la communauté de Patavium, le droit d'élire ses propres magistrats, d'intégrer les légions romaines, d'occuper des fonctions donnant des droits et plus tard d'obtenir de plein droit la citoyenneté romaine[4]. En 49 av. J.-C., Jules César donna à Padoue la pleine citoyenneté romaine octroyant à ses habitants les mêmes droits qu'aux habitants de Rome[4]. Padoue est la ville natale de Tite-Live[5], Valerius Flaccus, Asconius Pedianus et Thrasea Paetus.

Padoue, comme le reste de l'Italie, eut √† souffrir des Huns qui attaqu√®rent la ville en 452. La ville passa ensuite au pouvoir des rois goths Odoacre et Th√©odoric le Grand, avant de se soumettre √† l'Empire byzantin en 540. La ville fut conquise par les Goths sous Totila mais reprise par les troupes byzantines de Nars√®s en 568 [r√©f. n√©cessaire].

Moyen √āge

Padoue fut ensuite soumise aux Lombards. Cette période est marquée par une révolte de la ville contre le roi Agilulf en 601 qui fut sévèrement réprimée dans le sang. La cité ne s'était pas encore remise lorsque Charlemagne devint roi des Lombards.

Pendant la domination franque la ville releva du duché ou marquisat de Frioul, jusqu'en 828. Cette année-là à la diète d'Aix-la-Chapelle le marquisat fut scindé en quatre comtés dont l'un prit le nom de la ville.

La ville ne tarda pas √† tomber sous le seul contr√īle de son √©v√™que. Pendant la Querelle des Investitures sa politique pencha pour l'Empire, ses √©v√™ques √©tant pour la plupart d'origine germanique.

Cependant d'autres mouvements encore imperceptibles commenc√®rent √† se faire sentir. Au d√©but du XIe si√®cle les citoyens √©tablirent une constitution, compos√©e d'un conseil g√©n√©ral ‚ÄĒ assembl√©e l√©gislative ‚ÄĒ et d'une credenza ‚ÄĒ assembl√©e ex√©cutive. Et pendant le si√®cle suivant la ville fut en conflit avec Venise et Vicence pour des droits d'eaux sur le Bacchiglione et la rivi√®re Brenta.

Mais alors que la ville croissait en puissance et en indépendance, de grandes familles, les Camposampiero, D'Este et Da Romano commencèrent à émerger et à se partager les quartiers de la ville. Afin de protéger leurs libertés les citoyens élurent un podestà. Leur premier choix se porta sur un membre de la maison d'Este (vers 1175).

Les premiers succ√®s de la Ligue lombarde sembl√®rent renforcer la ville mais des rivalit√©s internes l'affaiblirent et en 1236 Fr√©d√©ric II de Hohenstauffen n'eut aucun mal √† √©tablir Ezzelino III da Romano comme son vicaire √† Padoue. √Ä sa mort en 1259 la ville connut une courte p√©riode de prosp√©rit√©, l'universit√© s'accrut, la construction de la basilique commen√ßa et la ville contr√īlait celle de Vicenza.

Le 29 septembre 1222 l'universit√© fut fond√©e √† la suite d'un mouvement de masse d'√©tudiants et professeurs en provenance de l'universit√© de Bologne. Jusqu'en 1399 les disciplines qui y √©taient enseign√©es √©taient droit civil, droit canonique et th√©ologie (Universitas Iuristarum), √† partir de cette date va na√ģtre l'Universit√© des artistes (Universitas Artistarum). Les nouvelles disciplines comprennent astronomie, dialectique, philosophie, grammaire, m√©decine et rh√©torique. Andr√© V√©sale, Albertino Mussato, Le Tasse, Pic de la Mirandole, Nicolas Copernic et Galil√©e fr√©quent√®rent cet √©tablissement. Galil√©e y enseigna de 1592 √† 1610.

La ville ne tarda cependant pas à tomber sous la domination de Cangrande della Scala, seigneur de Vérone en 1311.

Pour avoir libéré la ville des Della Scala, Jacopo de Carrara fut élu seigneur de Padoue en 1318. De cette date à 1408, à part les deux années (1388-1390) lorsque Giangaleazzo Visconti dirigea la ville, neuf membres de la famille de Carrara se succédèrent comme seigneurs de Padoue. Mais ces seigneurs étaient continuellement en guerre et disparurent devant les puissances montantes qu'étaient Venise et les Visconti

√Čpoque moderne

√Ä partir de 1405 la ville fut sous la domination v√©nitienne. Il y a juste eu une br√®ve p√©riode o√Ļ la ville a chang√© de mains (en 1509) pendant la guerre de la Ligue de Cambrai. Le 10 d√©cembre 1508, les repr√©sentants de la papaut√©, de la France, du Saint-Empire romain germanique et de Ferdinand II d'Aragon ont conclu une alliance (la Ligue de Cambrai) contre la R√©publique. L'accord pr√©voyait le d√©membrement complet du territoire de Venise en Italie et son partage entre les signataires: l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, devait recevoir Padoue, en plus de V√©rone et d'autres territoires. En 1509, Padoue a √©t√© prise pour quelques semaines par les partisans de l'Empire. Les troupes v√©nitiennes l'ont rapidement r√©cup√©r√© et elle a √©t√© d√©fendue avec succ√®s durant le si√®ge de Padoue par les troupes imp√©riales (1509).

Venise y avait deux représentants, l'un civil (le Podestà), l'autre militaire (le Capitaine). La ville conservait néanmoins ses lois datant de 1276 et 1362. Elle avait deux chambellans et déléguait tous les cinq ans un représentant noble à Venise pour y représenter ses intérêts.

La ville était gouvernée par deux seigneurs de Venise, un podestat civil et un capitaine pour les affaires militaires. Chacun été élu pour seize mois. En vertu de ces gouverneurs, les conseils des grands et petits ont continué à s'acquitter d'affaires municipales et d'administrer la loi de Padoue, qui figure dans les statuts de 1276 et 1362. Le trésor a été géré par deux chambellans, et tous les cinq ans les Padouans envoyaient un de leurs nobles résider en tant que nonce à Venise, et veiller aux intérêts de sa ville natale.

Venise a enrichi Padoue de nouveaux murs, construits entre 1507 et 1544, avec une série de portes monumentales.

√Čpoque contemporaine

En 1797, la République de Venise est rayée de la carte par le traité de Campo-Formio, Padoue est cédée à l'Empire autrichien. Après la chute de Napoléon, en 1814, la ville fait partie du Royaume lombard-vénitien.

Les Autrichiens √©taient impopulaires aupr√®s des milieux progressistes dans le nord de l'Italie. √Ä Padoue, l'ann√©e des r√©volutions de 1848 voit une r√©volte √©tudiante qui se d√©roule le 8 f√©vrier au cours de laquelle les √©tudiants et les Padouans ordinaires combattent c√īte √† c√īte.

Sous la domination autrichienne, Padoue commence son développement industriel, l'un des premières lignes ferroviaires italiennes, Padoue-Venise, est construite en 1845.

En 1866, la bataille de Sadowa donne à l'Italie la possibilité de repousser les Autrichiens de l'ancienne république de Venise, le reste de la Vénétie est annexé au récent Royaume unifié de l'Italie.

Padoue se trouve alors au centre de la région la plus pauvre du Nord de l'Italie, Malgré cela, la ville prospère au cours des décennies suivantes à la fois économiquement et socialement, en développant son industrie, un important marché agricole et en ayant le très important centre culturel et technologique de l'Université. La ville a accueilli également un grand commandement militaire et de nombreux régiments.

Le XXe siècle

Lorsque l'Italie entra dans la Grande Guerre, le 24 mai 1915, Padoue est choisie comme centre de commandement principal de l'arm√©e italienne. Le roi Victor-Emmanuel III, et le commandant en chef Cadorna vivent √† Padoue pour la p√©riode de guerre. Apr√®s la d√©faite de l'Italie √† la bataille de Caporetto, √† l'automne 1917, la ligne de front est situ√©e sur la rivi√®re Piave, juste √† 50-60 km de Padoue; la ville est d√©sormais √† port√©e de l'artillerie autrichienne. Toutefois, le commandement militaire italien ne se retire pas. La ville est bombard√©e √† plusieurs reprises (environ 100 morts parmi les civils).

Un an plus tard, le danger sur Padoue est √©cart√©. √Ä la fin octobre 1918, l'arm√©e italienne remporte la bataille d√©cisive de Vittorio Veneto (exactement un an apr√®s Caporetto), et les forces autrichiennes sont effondr√©es. L'armistice est sign√© √† Padoue, √† la Villa Giusti, le 3 novembre 1918, avec l'Autriche-Hongrie.

Pendant la guerre, l'industrie progresse fortement, ce qui a donné une base pour le développement de l'après-guerre. Dans les années qui suivirent la Grande Guerre, Padoue se développe en dehors de la ville historique, avec l'agrandissement et la croissance de la population, même si le travail et les conflits sociaux sévissent à l'époque.

Comme dans beaucoup d'autres domaines en Italie et √† l'√©tranger, Padoue conna√ģt de grands bouleversements sociaux dans les ann√©es imm√©diatement apr√®s la Grande Guerre. La ville est marqu√©e par des gr√®ves et des affrontements, des usines sont soumises √† l'occupation, et les anciens combattants ont du mal √† r√©int√©grer la vie civile. De nombreuses d√©l√©gations appuient une nouvelle politique : le fascisme. Comme dans d'autres parties de l'Italie, le parti fasciste √† Padoue en vient bient√īt √† √™tre consid√©r√© comme le d√©fenseur de la propri√©t√© et l'ordre contre la r√©volution.

La ville est √©galement le lieu d'un des plus grands rassemblements de masse fasciste, avec quelque 300 000 personnes qui assistent √† un discours de Mussolini.

De nouveaux b√Ętiments, √† l'architecture fasciste typique, se construisent dans la ville. Des exemples peuvent en √™tre trouv√©s aujourd'hui dans les b√Ętiments environnants Piazza Spalato (aujourd'hui Place Insurrezione), de la gare, la nouvelle partie de l'h√ītel de ville, et une partie du Palais Bo, si√®ge de l'Universit√©.

Apr√®s la d√©faite de l'Italie dans la Seconde Guerre mondiale le 8 septembre 1943, Padoue devient une partie de la R√©publique sociale italienne, √† savoir l'√Čtat fantoche de l'occupant nazi. La ville a accueilli le minist√®re de l'Instruction publique du nouvel √Čtat, ainsi que les commandes militaires et des milices et un a√©roport militaire. La R√©sistance, les partisans italiens, sont tr√®s actif √† la fois contre le fascisme et les nazis. L'un des principaux dirigeants a √©t√© le vice-chancelier de l'Universit√© Concetto Marchesi.

Padoue est bombardée à plusieurs reprises par les avions alliés. Les zones les plus touchées sont la gare et le quartier nord d'Arcella. Lors d'un de ces raids, la très belle église Eremitani, avec des fresques d'Andrea Mantegna, est détruite (considérée par certains historiens de l'art comme la plus grande perte culturelle).

La ville est finalement lib√©r√©e par les partisans et les troupes n√©o-z√©landaises, le 28 avril 1945. Un petit cimeti√®re militaire du Commonwealth se trouve dans la partie ouest de la ville, pour rappeler le sacrifice de ces soldats.

Après la guerre, la ville s'est développée rapidement, ce qui reflète le passage de la Vénétie du statut de région la plus pauvre dans le nord de l'Italie à l'une des régions les plus riches et les plus actives de l'Italie moderne.

√Čconomie

La zone industrielle de Padoue est cr√©√©e en 1946 dans l'aire orientale de la ville, et depuis est continuellement en expansion. Il s'agit d'une des plus grandes zones industrielles d'Europe, avec une superficie de 10 500 000 m2. Il s'y trouve plus de 1 300 entreprises, avec une consid√©rable diversification productive et industrielle, plus de 50 000 personnes provenant de toute la V√©n√©tie y travaillent. On y trouve le plus grand Interporto multimodale d'Italie et l'un des plus importants d'Europe. Presque toutes les marchandises provenant d'Europe ou √† envoyer √† des destinataires europ√©ens transitent, en effet, par Padoue. L'interoporto de Padoue dispose, au-del√† de ses infrastructures, d'une ligne ferroviaire d√©di√©e (Padoue Interporto - Padoue).

Culture

Académie des Ricovrati

Article d√©taill√© : Acad√©mie des Ricovrati.

L‚ÄôAcad√©mie des Ricovrati (en italien Accademia dei Ricovrati) fut fond√©e √† Padoue en 1599 √† l'initiative d'un noble V√©nitien, l‚Äôabb√© Federico Cornaro, en pr√©sence de vingt-cinq autres personnes distingu√©es, parmi lesquelles Galil√©e. Elle fut la premi√®re √† admettre des femmes en son sein, dont, en 1679, la premi√®re femme en Europe √† avoir obtenu un dipl√īme universitaire, Elena Cornaro Piscopia.

Monuments et patrimoine

  • Le Palazzo della Ragione (Palais de la Raison) commenc√© en 1172 et achev√© en 1219. Il fut remani√© suite √† un incendie en 1420.
  • Le Palazzo Bo, si√®ge historique de l'Universit√© de Padoue.
  • Sur la Piazza dei Signori la tr√®s belle loggia nomm√©e la Gran Guardia commenc√©e en 1493 et achev√©e en 1526, et √† c√īt√© du Palazzo del Capitani, r√©sidence des gouverneurs v√©nitiens, avec son portail Ňďuvre de Falconetto of Verona, 1532.
  • Sur la place devant la Basilique Saint-Antoine une statue √©questre d√©di√©e au Gattamelata, condottiere des arm√©es v√©nitiennes de 1437 √† 1439 Erasmo da Narni, g√©n√©ral v√©nitien (1438-1441), r√©alis√©e par Donatello.
  • Prato della Valle (Pr√© de la Vall√©e), la plus grande place padouane et une des plus grandes d'Europe (XVIIIe si√®cle).
  • Mur de Via Anelli
  • Le centre-ville est entour√© par les murs de la ville longs de 11 km, construits au d√©but du XVIe si√®cle, par des architectes dont Michele Sanmicheli. Il n'existe que quelques ruines, avec deux portes, de la plus petite et les murs int√©rieurs du XIIIe si√®cle.
  • Le Castello. Sa tour principale a √©t√© transform√©e entre 1767 et 1777 en observatoire astronomique connu sous le nom Specola. Toutefois, les autres b√Ętiments ont √©t√© utilis√©s comme prisons au cours des XIXe et XXe si√®cles. Ils sont maintenant en cours de restauration.
  • Les ponts romains : Le Ponte San Lorenzo, ainsi que l'ancien Ponte Molino, Ponte Altinate, Ponte Corbo et Ponte S. Matteo

Lieu de cultes

  • La Basilique Saint-Antoine d√©di√©e √† saint Antoine de Padoue, nomm√©e plus simplement Il Santo (le saint). Ses reliques sont conserv√©es dans une chapelle richement orn√©e de marbre sculpt√©, Ňďuvre de diff√©rents artistes dont Sansovino et Falconetto. La basilique fut commenc√©e en 1230 et sa construction se poursuivit sur plusieurs si√®cles.
  • Basilique Sainte-Justine : Situ√©e au centre de Padoue, dont la forme actuelle date du XVIIe si√®cle.
  • Les Eremitani est une √©glise augustine du XIIIe si√®cle qui contient les tombes de Jacopo (1324) et Urbertino (1345) da Carrara (de Carrare), seigneurs de Padoue et qui poss√®de des fresques de Mantegna dans ses chapelles Saint-Jacques et Saint-Christophe.
  • La chapelle des Scrovegni ou √©glise de l‚ÄôArena dont les murs int√©rieurs sont enti√®rement couverts de peintures de Giotto.
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L'Université

Les foyers de la Renaissance artistique en Italie :
Nord : Venise, Padoue,Ferrare,Mantoue, Milan, Parme.
Centre : Florence, Urbino, P√©rouse
Sud : Rome.

Padoue a longtemps √©t√© c√©l√®bre pour son universit√©, fond√©e en 1222. En vertu de la loi de Venise, l'universit√© a √©t√© dirig√©e par un conseil de trois patriciens, appel√© le Riformatori dello Studio di Padova. La liste des professeurs et des anciens √©l√®ves est longue; elle contient, entre autres, les noms de Pietro Bembo, Sperone Speroni, l'anatomiste Andr√© V√©sale, Nicolas Copernic, Gabriel Fallope, Fabrizio d'Acquapendente, Galileo Galilei (Galil√©e), Pietro Pomponazzi, Reginald Pole, Joseph Juste Scaliger, Le Tasse et Sobieski. L'universit√© accueille le plus ancien th√©√Ętre anatomique (construit en 1594)

L'université abrite également le plus ancien jardin botanique (1545) dans le monde, l'Orto Botanico di Padova. Il a été fondé comme un jardin d'herbes curatives au profit du corps professoral de l'Université de la médecine. Il contient encore une importante collection de plantes rares.

La place de Padoue dans l'histoire de l'art est presque aussi important que sa place dans l'histoire intellectuelle. La pr√©sence de l'universit√© a attir√© de nombreux artistes de renom, tels que Giotto, Fra Filippo Lippi et Donatello. Il existait √©galement l'√©cole de Francesco Squarcione, d'o√Ļ sortaient le grand Andrea Mantegna.

Padoue est aussi le lieu de naissance du c√©l√®bre architecte Andrea Palladio, dont les villas (maisons de campagne) du XVIe si√®cle, dans la r√©gion de Padoue, Venise, Vicence et Tr√©vise sont parmi les plus belles de l'Italie. Elles ont souvent √©t√© copi√©es au cours des XVIII et XIXe si√®cles

Elle est également la ville natale de Giovanni Battista Belzoni, aventurier, ingénieur et égyptologue.

Le c√©l√®bre sculpteur Antonio Canova a produit sa premi√®re Ňďuvre √† Padoue, dont l'une est parmi les statues du Prato della Valle (actuellement une copie est affich√©e en plein air, tandis que l'original est dans le Musei Civici).

Jardin botanique

Article d√©taill√© : Jardin botanique de Padoue.

Le jardin botanique est le plus ancien d'Europe (1545). Il h√©berge plus de 6 000 esp√®ces de plantes rares ou menac√©es, m√©dicinales ou tropicales. Parmi les perles de ce site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, on trouve aussi des arbres v√©n√©rables : un platane oriental du XVIIe si√®cle, un gingko et un magnolia du XVIIIe si√®cle, un c√®dre de l'Himalaya import√© au d√©but du XIXe si√®cle et surtout un palmier plant√© en 1585, dit ¬ę palmier de Goethe ¬Ľ. Il ne faut pas manquer la serre aux orchid√©es et celle consacr√©e aux plantes carnivores.

√Čv√™ch√©

  • Dioc√®se de Padoue
  • Cath√©drale de Padoue

Transports

Routier

Il existe 3 autoroutes (Autostrade en italien) qui desservent Padoue : L'A4 qui va de Turin √† Trieste. L'A13 de Bologne-Padoue. Une autoroute p√©riph√©rique de plus de 20 sorties entoure la ville, reliant les districts et les petites villes de la r√©gion environnante.

Ferroviaire

Padoue a deux gares ouvertes au service des passagers. "Padova Centrale", est l'une des plus grandes gares en Italie. La station est utilis√©e par plus de 20 millions de passagers par an. Les autres gares sont Padova Ponte di Brenta (qui sera bient√īt ferm√©e), Padova San Lazzaro (pr√©vu), Padova Campo Marte, utilis√©e comme une station de fret, qui deviendra bient√īt l'une des stations du "Servizio Ferroviario Metropolitano Regionale".

De Padoue, les trains à grande vitesse relient Milan, Rome, Bologne, Florence et Venise; on peut rejoindre Milan en 1h et 51 min, à Rome en 3 heures et 20 min et Venise en 20 min.

Aérien

Padoue est relativement proche des a√©roports de Venise, V√©rone, Tr√©vise et Bologne. L'a√©roport de Padoue, le "Gino Allegri" ou Aeroporto civile di Padova "Gino Allegri", ou Aeroporto di Padova, n'est plus desservi par des vols r√©guliers. Padoue est, cependant, le si√®ge d'un des quatre centres de contr√īle r√©gional italien.

Venise, à environ 50 km, est le port le plus proche.

En commun

Les transports publics urbains comprennent les autobus publics avec un tramway Translohr (reliant Albignasego, dans le sud de Padoue, avec la Fornace, dans le nord de la ville, gr√Ęce √† la nouvelle ligne construite en 2009) et les taxis priv√©s.

Le centre-ville est partiellement fermé à la circulation, sauf pour les résidents et les véhicules autorisés. Il existe des parkings qui entourent le quartier.

Padoue poss√®de environ 40 lignes de bus, qui sont desservies par des autobus neufs, (achet√©s en 2008-9), avec une t√©l√©vision qui affiche la ligne de l'itin√©raire, l'arr√™t suivant, les monuments les plus importants et la ligne de connexion et le d√©lai d'attente pr√©vus pour chaque en ligne. Chaque tram / bus est √©quip√© de cam√©ras de s√©curit√© et contr√īl√© par GPS.

Administration

Liste des maires (sindaci) successifs
Période Identité Parti Qualité
1945-1947 Giuseppe Costa Parti communiste  
1947-1970 Cesare Crescente D√©mocratie chr√©tienne  
1970-1975 Ettore Bentsik D√©mocratie chr√©tienne  
1975-1977 Ettore Bentsik D√©mocratie chr√©tienne  
1977-1980 Luigi Merlin D√©mocratie chr√©tienne  
1980-1981 Ettore Bentsik D√©mocratie chr√©tienne  
1982-1987 Settimo Gottardo D√©mocratie chr√©tienne  
1987-1993 Paolo Giaretta D√©mocratie chr√©tienne  
1993-1999 Flavio Zanonato L'Olivier  
1999-2004 Giustina Destro Maison des libert√©s  
2004-2009 Flavio Zanonato L'Olivier  
2009- Flavio Zanonato Parti d√©mocrate  
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.

Hameaux

Altichiero, Arcella, Bassanello, Brusegana, Chiesanuova, Forcellini, Guizza, Mandria, Montà, Mortise, Paltana, Ponte di Brenta, Ponterotto, Pontevigodarzere, Sacra Famiglia, Salboro, Stanga, Terranegra, Volta Brusegana.

Communes limitrophes

Abano Terme, Albignasego, Cadoneghe, Legnaro, Limena, Noventa Padovana, Ponte San Nicolò, Rubano, Saonara, Selvazzano Dentro, Vigodarzere, Vigonovo (Venise), Vigonza, Villafranca Padovana.

Personnalités nées à Padoue

Personnalités mortes à Padoue

Jumelages

La ville de Padoue est jumel√©e avec : Le citt√† gemelle di Padova

Galerie de photos

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Voir aussi

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Notes et références

  1. ‚ÜĎ (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. ‚ÜĎ blason et √©tendard de Padoue
  3. ‚ÜĎ Guido Beltrame, Padova Cristiana Edizioni Messaggero Padova, 1997, p12-15. Tite-Live natif de Palavium n'indique pas explicitement que la ville fut fond√©e par Ant√©nor.
  4. ‚ÜĎ a, b et c Guido Beltrame, Padova Cristiana Edizioni Messaggero Padova, 1997, p17
  5. ‚ÜĎ Guido Beltrame, Padova Cristiana Edizioni Messaggero Padova, 1997, p14

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Padoue de Wikipédia en français (auteurs)

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  • padoue ‚ÄĒ PADOUE, Ville d Italie, Patauium, vulgo, Padua: Les Venitiens en sont seigneurs ‚Ķ   Thresor de la langue fran√ßoyse

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