Ouzbekistan

ÔĽŅ
Ouzbekistan

Ouzbékistan

O'zbekiston Respublikasi (uz)
–†–Ķ—Ā–Ņ—É–Ī–Ľ–ł–ļ–į –£–∑–Ī–Ķ–ļ–ł—Ā—ā–į–Ĺ (ru)
Ouzbékistan (fr)
Drapeau de l'Ouzbékistan Armoiries de l'Ouzbékistan
(Détails) (Détails)
Devise nationale : (officieuse, citation d'I.A. Karimov)
¬ę O'zbekiston kelajagi buyuk davlat ¬Ľ
(
L'Ouzb√©kistan est un futur grand √Čtat)
carte
Langue officielle Ouzbek (langue officielle), Russe (communication interethnique)
Capitale Tachkent
41¬į16‚Ä≤N, 69¬į13‚Ä≤E
Plus grande ville Tachkent
Forme de l‚Äô√Čtat
 - Pr√©sident
 - Premier ministre

Islom Karimov
Shavkat Mirziyoyev
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 55e
447 400 km²
4,9 %
Population
 - Totale (2008)
 - Densit√©
Classé 42e
27 606 007 hab.
60 hab./km²
Indépendance
 - date
De l'URSS
1er septembre 1991


Gentilé Ouzbek


IDH (2005) 0,702 (moyen) ( 113e)
Monnaie Sum ouzbek (UKS)
Fuseau horaire UTC +5
Hymne national Hymne national
de l'Ouzbékistan
Domaine internet .uz
Indicatif
téléphonique
+998


La R√©publique d'Ouzb√©kistan (ouzbek : O'zbekiston Respublikasi, russe : –†–Ķ—Ā–Ņ—É–Ī–Ľ–ł–ļ–į –£–∑–Ī–Ķ–ļ–ł—Ā—ā–į–Ĺ) est un pays d'Asie centrale de plus de 28 millions d'habitants (2008), ancienne r√©publique sovi√©tique, un √Čtat ind√©pendant depuis le 31 ao√Ľt 1991, entour√© par le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l'Afghanistan et le Turkm√©nistan. Sa capitale est Tachkent, une m√©tropole de 2,7 millions d'habitants (2007).

Samarcande, mausol√©e Gour-Imir o√Ļ repose Tamerlan

Sommaire

Histoire

Article d√©taill√© : Histoire de l'Ouzb√©kistan.

Tout au long de son histoire, le territoire de l'actuel Ouzb√©kistan fut la plupart du temps domin√© par les grands empires environnants des Perses, Grecs, Arabes, Mongols ou Russes pour devenir un √Čtat √† part enti√®re en 1991.

Les premi√®res civilisations apparues en Ouzb√©kistan furent en Sogdiane, Bactriane et Khwarezm (Chorasmia). Au VIe si√®cle av. J.-C., ces √Čtats devinrent des parties de l'empire perse des Ach√©m√©nides.

Le pays fut pris par Alexandre le Grand en 327 av. J.-C., alors qu'il menait campagne contre Darius III. Cette conquête mit fin à la dynastie des Achéménides.

Entre le IIIe si√®cle av. J.-C. et le IIe si√®cle apr√®s J.-C., la Sogdiane et la Bactriane tombent entre les mains du royaume gr√©co-bactrien, des peuples nomades des Yuezhi, des Scythes, des Parthes ou encore des Koutch√©ens bouddhistes. Sous ces derniers, la ville sogdiane de Samarcande devient une plaque tournante de la Grande route de la soie entre la Chine et l'Europe.

Par la suite, entre le IIe et le VIe si√®cle, l'actuel Ouzb√©kistan se retrouve possession des Sassanides perses, puis des Huns blancs venus des confins de la Chine.

L'Ouzb√©kistan est occup√© par des Turcs (K√∂kt√ľrks) entre les VIe et VIIIe si√®cles.

Les Arabes, men√©s par les troupes du g√©n√©ral Qutayba ibn Muslim conquirent l'actuel Ouzb√©kistan vers 712 dont le contr√īle fut consolid√© suite √† la Bataille de Talas. Ils instaurent l'islam aupr√®s des peuples centrasiatiques pratiquant alors le zoroastrisme.

Les Samanides furent la première dynastie perse à reprendre le pouvoir en Ouzbékistan entre 819 et 1005 après la conquête arabe.

Panorama de Boukhara, capitale de l'empire des Samanides aux IXe-Xe si√®cles

La dynastie turque des Qarakhanides, anc√™tres des Ouzbeks modernes, a r√©gn√© sur l'actuel Ouzb√©kistan de la fin du IXe si√®cle jusqu'en 1212.

Le grand conqu√©rant mongol Gengis Khan prit Samarkand en 1220 en renversant les Khw√Ęrazm-Shahs dont le r√®gne fut de tr√®s courte dur√©e. Il l√©gua ensuite le pays de Ma wara'un-Nahr √† son deuxi√®me fils, Tchagata√Į.

Tamerlan (1336-1405), aussi appel√© Amir Timour, alli√© √† Gengis Khan par son √©pouse Saray Mulk Khanum alias Bibi Khanoum, n√© pr√®s de Samarkand, a b√Ęti un vaste empire incluant plusieurs pays de l'Asie centrale dont l'Ouzb√©kistan. Son empire tomba en 1507 aux mains des Ouzbeks de la dynastie des Chaybanides. Tamerlan a laiss√© apr√®s lui de grandes r√©alisations culturelles, artistiques et scientifiques, principalement √† Samarcande et √† H√©rat. Le XVe si√®cle fut appel√© Renaissance timouride, en particulier sous les r√®gnes de Shah Rukh, d'Oulough Beg et de Husayn Bayqara.

Les Chaybanides, dynastie musulmane mongole, se r√©unirent dans l'actuel Ouzb√©kistan en 1429 sous un nom d'ulus (khanat) Ouzbek. C'√©tait la premi√®re fois que le nom "ouzbek" appara√ģt dans l'histoire, il tient du nom d'√Ėzbeg, prince mongol du XIIIe si√®cle qui implanta l'islam au sein de la Horde d'Or.

Khiva. Minaret Kalta Minor

Les Russes arriv√®rent dans la r√©gion √† la fin du XIXe si√®cle, apr√®s une victoire fulgurante des troupes du g√©n√©ral Mikha√Įl Tchernia√Įev. Ils soumirent d'abord en 1884 les khanats de Boukhara et de Khiva, et ensuite l'est de l'actuel Ouzb√©kistan, incluant Tachkent (1865). Les territoires conquis furent regroup√©s dans un ensemble administratif appel√© Turkestan. En mars 1876, le Khanat de Kokand tombe √† son tour dans les mains des russes.

L'Ouzbékistan en tant que république et en tant que nation unique et distincte n'existe que depuis le 27 octobre 1924, quand diverses entités territoriales de l'Asie centrale furent réunies dans la République socialiste soviétique d’Ouzbékistan. En 1925, l'Ouzbékistan intégra l'URSS.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Ouzbékistan accueillit plusieurs centaines de milliers de familles soviétiques fuyant l'invasion nazie à l'ouest, dont de multiples orphelins de guerre, ce qui accéléra la russification de la république, surtout la capitale Tachkent. Une partie des industries lourdes de la partie européenne de l'URSS y fut également évacuée. Ces usines sont restées en Ouzbékistan après la guerre, contribuant à l'industrialisation de la république.

Un phénomène qui a largement façonné l'histoire de l'Ouzbékistan dans les années 60-80 fut le développement intensif de la culture du coton. Sous la pression de Moscou qui incitait à produire de plus en plus de coton, les dirigeants ouzbeks développèrent un système de falsification des statistiques. Le dirigeant ouzbek de l'époque, Charaf Rachidov et son entourage furent impliqués dans l'affaire du coton imaginaire qui leur procura des gains substantiels (on parlait à l'époque d'une "Mafia du coton" ou "Mafia ouzbèke"). Malgré l'ampleur de cette affaire, Charaf Rachidov est apprécié par l'actuel pouvoir ouzbek comme un dirigeant qui a beaucoup investi dans le développement de la république et qui a pu obtenir de Moscou une certaine autonomie.

Depuis 1990, le pays est gouvern√© par le pr√©sident autoritaire, Islom Karimov. Suite √† l'√©chec de la signature d'un nouvel accord constituant une URSS r√©nov√©e dont il a √©t√© un fervent d√©fenseur, le 31 ao√Ľt 1991, l'Ouzb√©kistan d√©clara son ind√©pendance.

Durant les premières années d'indépendance, le gouvernement ouzbek se consolida sous une étroite tutelle présidentielle. Le nouveau pays renforça sa présence sur la scène internationale, adhéra à l'ONU et à d'autres grandes organisations internationales, ouvrit des liaisons aériennes directes avec plusieurs pays, entama de grands travaux de reconstruction urbaine et routière, adopta des mesures accueillantes pour les investisseurs étrangers.

Sous la pr√©sidence de Karimov, tous les partis d'opposition (dont les plus influents sont Erk (Volont√©) et Birlik (Unit√©)) furent interdits, le moindre courant dissident - r√©prim√©. Les m√©dias et tous les aspects de la vie sociale, politico-√©conomique et m√™me culturelle se trouvent sous une √©troite tutelle et censure de l'appareil d'√Čtat. En 1999 et 2004, le pays subit les vagues d'attentats terroristes attribu√©s aux islamistes radicaux. Le 13 mai 2005, le gouvernement ouzbek r√©prima dans le sang une insurrection populaire dans la ville d'Andijan.

Politique

Ouzbékistan

Armoiries de l'Ouzbékistan
Cet article fait partie de la série sur la
politique de l'Ouzbékistan,
sous-série sur la politique.

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Portail politique - Portail national

La Constitution du 8 décembre 1992 a institué un régime de type présidentiel, avec un Parlement devenu bicaméral fin 2004 (Oliy Majlis et Sénat). L'Ouzbékistan a un régime présidentiel fort. Le président est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il nomme le gouvernement, qui doit recevoir l'investiture du Parlement.

Les collectivités territoriales disposent de leurs propres organes de représentation (gouverneurs et assemblées territoriales), notamment la République autonome du Karakalpakistan.

Les principaux membres du pouvoir ex√©cutif sont le :

Le président Karimov

Le 23 d√©cembre 2007, le pr√©sident Karimov a √©t√© √† nouveau √©lu pour 7 ans. En d√©pit des dispositions de la Constitution lui interdisant de briguer plus de 2 mandats cons√©cutifs, par un jeu subtil d'interpr√©tations, il a ainsi pu s'assurer de rester √† la t√™te de l'√©tat ouzbek pour plus de 25 ans.

Les principaux partis politiques de l'Ouzb√©kistan sont : Parti d√©mocrate populaire (CDP), Parti du renoncement personnel ou Parti national d√©mocrate Fidokorlar (F), Parti du progr√®s de la nation (VT) (nota : F et VT se sont fusionn√©s), Adolat (Justice) (A), Parti de la renaissance d√©mocrate nationale (MTP), Parti social-d√©mocrate. Cependant, le pluralisme politique est inexistant dans le pays - tous les partis supportent ouvertement et inconditionnellement la politique du pr√©sident Karimov.

La R√©publique d'Ouzb√©kistan est membre de l'ONU, de l'OSCE, de l'UNESCO, de l'OMS, de l'Organisation mondiale du tourisme, etc. Le 21 d√©cembre 1991 Ouzb√©kistan devient membre adh√©rent √† la Communaut√© des √Čtats ind√©pendants (trait√© d'Almaty), regroupant 12 des 15 anciennes r√©publiques de l'URSS. Le 27 janvier 2006 elle int√®gre aussi la Communaut√© √©conomique eurasienne, ainsi que l'Organisation du Trait√© de s√©curit√© collective le 15 ao√Ľt 2006, signe de rapprochement avec Moscou. Le 18 mai 2007, le gouvernement ouzbek a d√©cid√© d'adh√©rer √† l'Accord de coop√©ration en mati√®re d'ex√©cution des peines p√©nales au sein de la Communaut√© √©conomique eurasienne. En novembre 2008, l'Ouzb√©kistan suspend sa participation √† la CEEA[1].

165 √Čtats ont reconnu l'Ouzb√©kistan, dont 103 ont √©tabli des rapports diplomatiques avec lui. Plus de quarante missions diplomatiques exercent leurs fonctions √† Tachkent.

Géographie

Article d√©taill√© : G√©ographie de l'Ouzb√©kistan.
Carte de l'Ouzbékistan

Avec une surface de 447 000 kilom√®tres carr√©s (approximativement la taille de l'Espagne ou de la Californie), partag√©e entre la plaine d√©sertique, les bassins et les oasis et domin√©e √† l'est par les montagnes, l'Ouzb√©kistan s'√©tend sur 1 425 kilom√®tres d'ouest en est et 930 kilom√®tres du nord au sud. Frontalier au sud-ouest du Turkm√©nistan, du Kazakhstan et la mer d'Aral au nord, du Tadjikistan et du Kirghizistan √† l'est, l'Ouzb√©kistan n'est pas seulement l'un des plus grands √Čtats d'Asie centrale, c'est aussi le seul ayant une fronti√®re commune avec les quatre autres. L'Ouzb√©kistan partage aussi une fronti√®re avec l'Afghanistan au sud.

Avec le Liechtenstein, c'est le seul √Čtat au monde √† √™tre doublement enclav√©, c'est-√†-dire qu'il faut traverser au moins deux autres √Čtats pour avoir un acc√®s direct √† l'Oc√©an mondial[2].

L'Ouzb√©kistan est un pays essentiellement d√©sertique dont seulement 10 % des terres sont exploit√©s par l'homme (cultures agricoles intensives et vall√©es irrigu√©es). Le Kizil-Koum, l'un des d√©serts les plus √©tendus de l'Asie centrale, couvre une grande partie du territoire √† l'ouest de l'Ouzb√©kistan. Une partie du d√©sert du Karakoum traverse √©galement le pays au sud-ouest.

L'Amou-Daria et le Syr-Daria sont les plus importants fleuves de l'Ouzb√©kistan et de l'Asie centrale et se jettent dans la Mer d'Aral. La longueur totale de l'Amou-Daria est de 1437 km, celle du Syr-Daria est de 2137 km. Au nord-est et au sud s'√©tendent les cha√ģnes de Tian Shan et de Guissar-Alay. Le sommet le plus √©lev√© du pays est l'Adelunga Toghi qui culmine √† 4301 m√®tres.

Le climat est de type continental, sec et tr√®s contrast√©, relativement froid en hiver (jusqu‚Äô√† - 10¬į dans certaines r√©gions), tr√®s chaud l‚Äô√©t√© (+ 35¬į √† 40¬į, voire plus). L'hiver 2007-08 fut l'un des plus froids dans le pays avec les temp√©ratures atteignant les -30‚ĀįC, du jamais vu depuis 40 ans dans une r√©gion aux hivers plut√īt doux.[3]

La Mer d'Aral, partag√©e entre l'Ouzb√©kistan et le Kazakhstan, subit depuis les ann√©es 60 une diminution spectaculaire, situation qui repr√©sente dor√©navant un v√©ritable d√©sastre √©cologique pour la r√©gion. Entre 1960, quand elle couvrait 68 000 km¬≤, et 2000, sa superficie fut divis√©e par deux. L'√©volution actuelle laisse pr√©sager la disparition totale de la Mer d'Aral √† l'horizon de 2025. Ceci est essentiellement d√Ľ aux pr√©l√®vements permanents d'eau pour irriguer les cultures de coton.

Subdivisions

Subdivisions de l'Ouzbékistan

La R√©publique d'Ouzb√©kistan est divis√©e en 12 r√©gions (en ouzbek : viloyat), une ville (shahri) et une r√©publique autonome de Karakalpakistan (respublikasi) :

  1. Ville de Tachkent (en ouzbek : Toshkent Shahri)
  2. Andijan (Andijon Viloyati) - capitale : Andijan
  3. Boukhara (Buxoro Viloyati) - capitale : Boukhara
  4. Ferghana (Farg‚Äėona Viloyati) - capitale : Ferghana
  5. Djizak (Jizzakh Viloyati) - capitale : Jizzakh
  6. Namangan (Namangan Viloyati) - capitale : Namangan
  7. Navo√Į (Navoiy Viloyati) - capitale : Navo√Į
  8. Kachkadaria (Qashqadaryo Viloyati) - capitale : Qarshi
  9. Samarcande (Samarqand Viloyati) - capitale : Samarcande
  10. Syr-Daria (Sirdaryo Viloyati) - capitale : Goulistan
  11. Sourkhan-Daria (Surxondaryo Viloyati) - capitale : Termez
  12. Tachkent (Toshkent Viloyati) - capitale : Tachkent
  13. Khorezm (Xorazm Viloyati) - capitale : Ourgentch
  14. La R√©publique du Karakalpakistan (Qoraqalpog‚Äėiston Respublikasi), aussi appel√©e R√©publique des Karakalpaks - capitale : Noukous.

La capitale nationale, Tachkent, en plus d'être le siège de son viloyat, est également, administrativement, une ville.

Population

Article d√©taill√© : D√©mographie de l'Ouzb√©kistan.
Enfants ouzbeks d'origine persophone à Samarcande avec des casse-croute traditionnels somsa
Instruments traditionnels qarnay lors d'un mariage

L‚ÄôOuzb√©kistan est le pays d‚ÄôAsie centrale le plus peupl√© (pr√®s de 26 millions d‚Äôhabitants). Les Ouzbeks ethniques, peuple de langue turque, constituent officiellement pr√®s de 80 % de la population. Les Russes ethniques repr√©sentent la minorit√© la plus importante avec 6 % (en constante diminution depuis le milieu des ann√©es 80). Les autres minorit√©s sont constitu√©es par les Tadjiks 5,5 %, les Kazakhs 4 %, les Tatars 4 %, les Karakalpaks 1,9 %, les Cor√©ens 1,1 %, ainsi que les Kirghizes et les Turcs meskh√®tes. L‚Äôessentiel de la minorit√© russe vit √† Tachkent et dans les autres centres industriels. Les Tadjiks sont concentr√©s dans les cit√©s historiques de Boukhara et Samarcande. Les Karakalpaks r√©sident principalement dans la r√©publique autonome du Karakalpakistan. Cependant, divers rapports (notamment de sp√©cialistes bas√©s aux √Čtats-Unis et en Europe) affirment que la minorit√© Tadjike est beaucoup plus pr√©sente en Ouzb√©kistan que cela n'est officiellement admis.

La langue officielle du pays est l‚Äôouzbek, parl√©e par 17 millions de personnes dans le pays (65,6 % de la population). Le russe, principalement √† Tachkent et dans les grandes villes, reste une langue importante de communication. Les langues tadjike et karakalpake sont √©galement largement utilis√©es localement.

La religion musulmane (de rite sunnite) est majoritaire (pr√®s de 90 % de la population) en Ouzb√©kistan. Les autres religions repr√©sent√©es sont l‚Äôorthodoxie (9 %), le juda√Įsme, le luth√©rianisme, le catholicisme et l‚Äô√©glise baptiste. Le pays est officiellement la√Įque.

37% de la population ouzbek vit dans les villes, 63% √† la campagne. Elle est essentiellement jeune, la population en √Ęge de travailler repr√©sente seulement 54% du total (plus 7% de retrait√©s).

Donn√©es d√©mographiques :

  • Croissance d√©mographique : 1,65 % (estimations 2004)
  • Esp√©rance de vie : 64 ans
  • Taux d‚Äôalphab√©tisation : 99,3 %
  • Indice de d√©veloppement humain (Classement ONU) : 107e

√Čconomie

L'Ouzbékistan est un pays agro-industriel. 38% de la population active est occupée dans l'agriculture majoritairement irriguée (cultures du coton, des fruits, des primeurs, du riz, de la luzerne, des vignes ou encore des céréales fourragères, élevage ovin et bovin et sériciculture).

Le pays dispose également d'importantes richesses minières (gaz naturel, uranium, cuivre, pétrole) ce qui contribua à l'industrialisation du pays dans l'après-guerre et a totalisé récemment une bonne partie des investissements étrangers dans les secteurs de l'extraction minière, du raffinage du pétrole ou encore de la machinerie agricole et de l'assemblage de voitures.

Dès l’indépendance, le président Karimov a fait le choix d’une stratégie de réforme graduelle visant notamment à atteindre l’autosuffisance énergétique et alimentaire du pays. Cependant, la croissance économique reste soumise à des fluctuations régulières. Tributaire des recettes d’exportation (coton et or pour une large part), le développement de l’économie ouzbèke a été freiné par les résultats en demi-teinte de la récolte du coton dont l’Ouzbékistan est le 4e producteur mondial.

De plus, sans v√©ritable strat√©gie de r√©formes, les autorit√©s du pays ont multipli√© les faux pas (comme, par exemple dans le domaine des changes, ayant refus√© la convertibilit√© de la monnaie nationale jusqu'en 2003) et des actions restrictives et dirigistes envers les petites et moyennes entreprises, ce qui entra√ģna une stagnation dans le milieu des affaires. Seulement le petit commerce de rue et les entreprises ayant le droit privil√©gi√© de faire les op√©rations d'importation ont pu prosp√©rer tandis que le tissu √©conomique g√©n√©ral resta de facto soit √©tatique, soit sous une forte emprise de l'√Čtat. On notera √©galement une forte emprise sur les nouveaux secteurs √©conomiques √† haute valeur ajout√©e, surtout dans la capitale Tachkent, exerc√©e par la fille du pr√©sident Karimov, Goulnora.

L'Ouzbékistan est l'un des principaux producteurs du coton au monde

La situation √©conomique de l‚ÄôOuzb√©kistan reste en effet fragile : l‚Äôadoption de la libre convertibilit√© de la monnaie nationale en octobre 2003 devrait cependant cr√©er un environnement beaucoup plus favorable aux investissements √©trangers. Certains r√©sultats macro√©conomiques positifs sont √† noter (inflation et d√©valuation de la monnaie relativement ma√ģtris√©es notamment). Le r√©chauffement politique avec la Russie, entam√© en 2005, a eu pour r√©sultat les investissements massifs des compagnies russes sur le sol ouzbek (dans le domaine de l'√©nergie, des t√©l√©communications, de l'aviation civile ou encore de l'agroalimentaire), ainsi que la hausse substantielle des √©changes commerciaux bilat√©raux (3 milliards de dollars en 2006, +42% par rapport √† 2005).

Toutefois, Tachkent h√©site √† aller de l‚Äôavant dans le domaine des privatisations du secteur agricole qui repr√©sente toujours 1/3 du PIB et de la population active. En fait, le gouvernement retarde une v√©ritable lib√©ralisation de l‚Äô√©conomie par crainte de ses cons√©quences sur un tissu social d√©j√† fortement d√©grad√© (27 % de la population vit en dessous du seuil de pauvret√© et les revenus moyens sont √† la baisse depuis 1997) et pour pr√©server les int√©r√™ts de quelques acteurs √©conomiques influents, proches des √©lites au pouvoir. L‚Äôoffensive maladroite, √† partir de l‚Äô√©t√© 2004, contre l‚Äô√©conomie informelle a √©t√© √† l‚Äôorigine d‚Äôimportants remous sociaux.

10 sums (recto)
10 sums (verso)

Donn√©es √©conomiques :

  • PIB (2007) : 22,4 milliards de dollars (Source : Banque Mondiale)
  • PIB par habitant (2003) : 1 700 dollars
  • Taux de croissance (2004) : 7,5 %
  • Balance commerciale : 1 milliard de dollars
  • Principaux clients : CEI : Russie 16,7 %, Ukraine 4,7%, Kazakhstan 3,1 %, Autres : Suisse 8,3 %, Grande Bretagne 7,2 % Cor√©e 3,3 %, France 2,3 %,
  • Principaux fournisseurs : CEI : Russie 15,8 %, Kazakhstan 7,3%, Ukraine 6,1 %, Autres : Cor√©e 9,8 %, √Čtats-Unis 8,7 %, Allemagne 8,6 %, France 2,9 %
  • Part des principaux secteurs d‚Äôactivit√©s dans le PIB :
    • agriculture : 38 %
    • industrie : 26,3 %
    • services : 35 %

Monnaie (depuis 1994) : le sum ouzbek (UZS) = 100 tiyin.

Sports

L'équipe nationale opposée à Bahrein.
Djamolidine Abdoujaparov.

Les sportifs ouzbeks sont très présents dans les sports de combats comme le judo, la boxe ou encore la lutte gréco-romaine. Ces disciplines permettent à l'Ouzbékistan de décrocher leurs seules médailles lors des Jeux olympiques (environ 5 ou 6 médailles). Le sportif le plus connu dans ces disciplines est le judoka Abdullo Tangriev qui fut vice-champion olympique à Pékin en 2008.

Cependant, le football gagne en popularit√©. L'√©quipe nationale ouzb√®ke est en ao√Ľt 2009, la 9e meilleure √©quipe du continent asiatique derri√®re l'Australie, le Japon et la Cor√©e du sud au trois premi√®res places, l'√©quipe a perdu 6 places[4]. L'Ouzb√©kistan a manqu√© de peu la qualification pour le mondial 2006. Le PFC Kuruvchi Tachkent, un club ouzbek, a propos√© √† Samuel Eto'o du FC Barcelone un salaire faramineux pour jouer avec eux mais Eto'o a refus√© pr√©f√©rant rester dans une √©quipe de haut niveau. √Ä d√©faut de Samuel Eto'o, le Kuruvchi Tachkent, renomm√© Bunyodkor a achet√© Rivaldo (ballon d'or en 1999)[5] en lui offrant un salaire de 10 millions d'euros par an[r√©f. n√©cessaire]. Bunyodkor a aussi recrut√© l'ancienne star br√©silienne Zico (ex-Fenerbah√ße) au poste d'entra√ģneur[6].

L'Ouzb√©kistan s'est fait conna√ģtre aussi gr√Ęce au coureur cycliste Djamolidine Abdoujaparov qui √©tait un des meilleurs sprinteurs du peloton au d√©but des ann√©es 1990. Il en outre, remport√© au moins une √©tape dans les trois Grands Tours (de France, d'Italie et d'Espagne) dont 9 √©tapes sur le Tour de France avec √† la cl√© 3 maillots vert. Il a aussi √† son palmar√®s la grande classique belge Gand-Wevelgem. En 2008, un seul coureur cycliste ouzbek est professionnel : Sergey Lagutin qui √©volue dans une √©quipe de seconde zone.

En tennis, le meilleur joueur ouzbek dans les années 2000 est Denis Istomin. Il a remporté quelques victoires sur des tournois challengers. Il a atteint le 3e tour de l'Open d'Australie 2008 battu par Lleyton Hewitt en 4 sets.

Fêtes et jours fériés

Date Nom français Nom local Remarques
1er septembre Jour de l'Ind√©pendance Mustaqillik Kuni dep. 1991
1er janvier Jour de l'An Yangi Yil Kuni
8 mars Jour de la Femme Xalqaro Xotin-qizlar Kuni
21 mars Jour du Printemps Navro'z (non religieux)
9 mai Jour de Commémoration Hotira kuni (non religieux)
selon le calendrier musulman (Hijra) Fin du Ramadan Ramazon Hayiti
1er octobre Jour de l'instituteur O'qutuvchilar Kuni
8 décembre Jour de la constitution Konstitutsiya Kuni dep. 1992
selon le calendrier musulman (Hijra) Jour du sacrifice Qurbon Hayit

Arts et culture

Patrimoine mondial de l'UNESCO en Ouzb√©kistan :

Voir aussi : Art timouride

Arts appliqués ouzbeks

Galerie

Références

Notes

Bibliographie

  • –≠–Ĺ—Ü–ł–ļ–Ľ–ĺ–Ņ–Ķ–ī–ł—á–Ķ—Ā–ļ–ł–Ļ –°–Ľ–ĺ–≤–į—Ä—Ć –Ď—Ä–ĺ–ļ–≥–į—É–∑–į –ł –ē—Ą—Ä–ĺ–Ĺ–į (Encyclop√©die Brockhaus et Efron). St-Petersbourg, 1887-1907.
  • –Ď–ĺ–Ľ—Ć—ą–į—Ź —Ā–ĺ–≤–Ķ—ā—Ā–ļ–į—Ź —ć–Ĺ—Ü–ł–ļ–Ľ–ĺ–Ņ–Ķ–ī–ł—Ź (Grande encyclop√©die sovi√©tique). Moscou, 1969-1978
  • Anthologie de la po√©sie d'Ouzbekistan, 2 vol., √Čdition de Jean-Pierre Balpe et Hamid Ismailov, 2008 (sous la direction √©ditoriale de Jacqueline Farmer)
  • Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Le guide de l'Asie centrale : Kirghizistan, Ouzb√©kistan, Tadjikistan, Nouvelles √Čd. de l'Universit√©, Paris, 2001, 313 p.

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