Organisation du Traité de l'Atlantique Nord

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Organisation du Traité de l'Atlantique Nord

Organisation du traité de l'Atlantique Nord

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Organisation du traitĂ© de l’Atlantique Nord
North Atlantic Treaty Organisation (en)
OTAN - NATO
NATO insignia.jpg
Carte des pays membres de l’OTAN.
Carte des États membres de l'OTAN

CrĂ©ation 4 avril 1949
Type Alliance militaire
SiĂšge Bruxelles, Belgique Drapeau de la Belgique (depuis 1966)
Paris, France Drapeau de la France (1949-1966)
Langue(s) Français et anglais
Budget 1 735 000 000 € (2005)
Membre(s)


Secrétaire général Anders Fogh Rasmussen et Giampaolo Di Paola
Personne(s) clé(s) Amiral James G. Stavridis, SACEUR
Site web www.nato.int

L’Organisation du traitĂ© de l’Atlantique Nord (OTAN ; en anglais North Atlantic Treaty Organisation ou NATO), parfois connue sous le nom d’Alliance Atlantique, est une organisation politico-militaire qui rassemble de nombreux pays occidentaux. Elle a vu le jour le 4 avril 1949, suite Ă  des nĂ©gociations des cinq pays europĂ©ens signataires du traitĂ© de Bruxelles (Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni) avec le États-Unis, le Canada et cinq autres pays d’Europe occidentale invitĂ©s Ă  participer (Danemark, Italie, Islande, NorvĂšge et Portugal). L'Alliance avait pour vocation initiale d'assurer la sĂ©curitĂ© de l'Occident au lendemain de la Seconde guerre mondiale, en prĂ©venant d'Ă©ventuels soubresauts d'impĂ©rialisme allemand et en luttant contre les ambitions de conquĂȘte de l'empire soviĂ©tique (militairement organisĂ© dans le cadre du Pacte de Varsovie).

GrĂące Ă  ses moyens logistiques, l'OTAN a su, durant la guerre froide, « garder les AmĂ©ricains Ă  l’intĂ©rieur, les Russes Ă  l’extĂ©rieur et les Allemands sous tutelle Â»[1] comme le souhaitait son secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral d’alors, Hastings Lionel Ismay. AprĂšs l'implosion de l'URSS, l'organisation s'est vu confrontĂ©e Ă  de nouvelles menaces, notamment les revendications nationalistes dans l'ancien bloc communiste et l'essor du terrorisme international. Alors qu’elle n’a longtemps eu pour tĂąche que de garantir la dĂ©fense et la stabilitĂ© de la zone euro-atlantique, l’Alliance promeut aujourd'hui des relations Ă©largies de coopĂ©ration dans le monde (Partenariat pour la Paix, Conseil OTAN-Russie...).

Le siÚge de l'OTAN se trouve depuis 1966 à Bruxelles et son commandement militaire (SHAPE) à Mons (Belgique). Cinq nations européennes (l'Autriche, la Finlande, l'Irlande, la SuÚde et la Suisse) ne font pas partie de l'OTAN parce qu'elles se disent militairement neutres.

Sommaire

Histoire

La genĂšse (1948-1949)

L’OTAN semble ĂȘtre nĂ©e d’abord d’une incapacitĂ© de l’ONU Ă  assurer la paix mondiale, bloquĂ©e par les multiples vĂ©tos soviĂ©tiques. Pour rĂ©aliser l’Alliance qui permettrait la paix, les Occidentaux qui craignent un autre veto, trouvent une parade en ayant recours Ă  l’article 51 de la charte des Nations unies. En effet, comme le prĂ©cise l’article 5, dans le cadre de la lĂ©gitime dĂ©fense collective une association de nations n’a pas besoin de l’autorisation du Conseil de sĂ©curitĂ© pour voir le jour.

Les EuropĂ©ens veulent assurer leur sĂ©curitĂ©, ils craignent un nouveau relĂšvement de l’Allemagne et, Ă  l’Est la menace communiste se fait de plus en plus forte, surtout aprĂšs le dĂ©part de la majoritĂ© des troupes amĂ©ricano-canadiennes qui stationnaient en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les alliĂ©s europĂ©ens souhaitent l’aide des États-Unis pour assurer efficacement leur dĂ©fense.

Mais les États-Unis veulent d’abord que les EuropĂ©ens rĂ©alisent eux-mĂȘmes leur dĂ©fense, quitte Ă  les aider par la suite, craignant qu’une alliance brise le mouvement d’unification de l’Europe. On voit d’ailleurs que dans le traitĂ©, cette volontĂ© que l’Europe prenne en charge sa dĂ©fense elle-mĂȘme est encore prĂ©sente, et l’article 3 permet aux AmĂ©ricains d’aider au dĂ©veloppement militaire de l’Europe pour que celle-ci dĂ©veloppe son propre systĂšme dĂ©fensif (sorte de plan Marshall militaire). Mais la situation internationale Ă©volue aprĂšs le coup de Prague du 12 mars 1948. Ainsi, le 17 mars 1948 est conclue l’alliance militaire du traitĂ© de Bruxelles qui prĂ©figure la future alliance atlantique[2].

AprĂšs le blocus de Berlin, les appels des EuropĂ©ens (surtout Français[rĂ©f. nĂ©cessaire]) se font de plus en plus insistants. Une entente secrĂšte est rĂ©alisĂ©e entre les Anglo-saxons pour fixer les bases de l’Alliance Atlantique, c’est le « Pentagone paper Â».

Une derniĂšre Ă©tape reste nĂ©anmoins Ă  franchir : toute alliance militaire des États-Unis en temps de paix est interdite par leur Constitution. Le sĂ©nateur Vandenberg fait voter la rĂ©solution 239 pour Ă©tablir l’alliance le 11 juin 1948. L’alliance devient constitutionnelle, Ă  la condition d’ĂȘtre conforme Ă  la Charte des Nations unies. Sur demande du sĂ©nat amĂ©ricain, on inscrit dans le traitĂ© (art. 5), que les mesures Ă  prendre en cas d’agression sur un des membres soient laissĂ©es souverainement au choix de chacun des pays signataires. Le sĂ©nat voulait prĂ©server le choix du CongrĂšs amĂ©ricain de faire ou non la guerre.

Des pourparlers Ă  Washington, du 6 juillet au 9 septembre 1948 dĂ©finissent les bases du traitĂ©. Ce pacte militaire est donc nĂ© d’un accord signĂ© le 4 avril 1949 Ă  Washington ; il s’agit du TraitĂ© de l’Atlantique Nord[3] dont l’article 5 sur la solidaritĂ© entre ses membres en cas d’agression est le point primordial.

Ce traitĂ© a alors Ă©tĂ© ratifiĂ© par les États-Unis, le Canada, la Belgique, le Danemark, la France, les Pays-Bas, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la NorvĂšge, le Royaume-Uni et le Portugal, qui Ă  cette Ă©poque constituaient une partie du Monde libre.

L'article 5 de la charte de l'OTAN prĂ©cise : « Les parties conviennent qu'une attaque armĂ©e contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en AmĂ©rique du Nord sera considĂ©rĂ©e comme une attaque dirigĂ©e contre toutes les parties, et en consĂ©quence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles (...) assistera la partie ou les parties ainsi attaquĂ©es (...) y compris [par] l'emploi de la force armĂ©e, pour rĂ©tablir et assurer la sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion de l'Atlantique Nord Â».

Les missions selon le traitĂ© de l’Atlantique Nord (1949)

Le drapeau de l’OTAN flottant lors d’un sommet en Pologne.

Avec ce traitĂ©, les AmĂ©ricains rompent avec leur tradition d’isolement et entrent dans une alliance permanente avec le continent europĂ©en. Les EuropĂ©ens ont tout fait pour amener les AmĂ©ricains Ă  participer Ă  leur dĂ©fense et, mĂȘme si le traitĂ© les laisse libres en thĂ©orie, en pratique, en cas d’attaque d’un des membres, les États-Unis n’auraient pas d’autre solution que d’entrer en guerre.

L’OTAN veut une paix active, il encourage la coopĂ©ration de ses membres dans tous les domaines, Ă©conomique, social, culturel et pas seulement militaire (art. 2). Selon Saint-Laurent, « le but de l’alliance nord-atlantique ne serait pas simplement nĂ©gatif ; elle crĂ©erait un contre-courant dynamique s’opposant au communisme. Â» On y retrouve, dĂšs le prĂ©ambule, des idĂ©es de libertĂ©, de dĂ©mocratie et de bien ĂȘtre.

Les SoviĂ©tiques s’opposent au traitĂ©, l’accusant d’ĂȘtre « un instrument de l’impĂ©rialisme amĂ©ricain Â». Le traitĂ© repose en effet sur les principes que les AmĂ©ricains ont tentĂ© d’imposer aprĂšs la guerre. Principe de libre Ă©change Ă©conomique issu de la confĂ©rence de Bretton Woods (art. 2 sur la collaboration Ă©conomique).

Le traitĂ© va finalement ĂȘtre l’élĂ©ment qui va rĂ©ellement souder le bloc occidental derriĂšre les États-Unis, installant peu Ă  peu une certaine hĂ©gĂ©monie amĂ©ricaine. Sur demande des AmĂ©ricains, l’OTAN ne vise pas un adversaire en particulier. Il n’a pas pour but de provoquer les SoviĂ©tiques.

ConformĂ©ment Ă  la Charte des Nations unies, et notamment Ă  l’article 51, les pays de l’alliance s’en remettent Ă  la dĂ©cision du Conseil de sĂ©curitĂ© (art. 5 et 7) lors de tout rĂšglement de diffĂ©rend. Le traitĂ© rĂ©affirme sa subordination Ă  l’ONU et le rĂŽle important de celle-ci dans les relations internationales (art. 1er).

L’extension pendant la Guerre froide (1949-1991)

Missile Pershing 1A de la FKG 2 (escadre de missiles sol-sol) de l’ArmĂ©e de l’air allemande en 1989. Les vecteurs sont nationaux mais l'ogive est alors amĂ©ricaine. Toutes les armes nuclĂ©aires tactiques des États-Unis tirĂ© depuis des lanceurs terrestres et navales ont Ă©taient retirĂ© du service en 1991 [4].

SituĂ© Ă  Londres puis Ă  Paris Ă  partir de 1952, le siĂšge de l’Alliance atlantique occupe initialement des locaux temporaires au Palais de Chaillot, avant d'ĂȘtre transfĂ©rĂ© Porte Dauphine avec l’inauguration du « Palais de l’OTAN Â» (actuelle UniversitĂ© Paris Dauphine) en 1959. Entre temps le Grand Quartier GĂ©nĂ©ral des Puissances AlliĂ©es en Europe (SHAPE) s'Ă©tablit Ă  Rocquencourt, au Camp Voluceau, sur le site actuel de l'INRIA. Les États-Unis ont dĂ©ployĂ© de nombreuses forces terrestres en Europe pendant toute la durĂ©e de la Guerre froide; la 7e ArmĂ©e ou USAREUR a dirigĂ© ces forces divisĂ©es entre le Corps et le Corps, ce dernier ayant Ă©tĂ© dĂ©sactivĂ© en 1991 aprĂšs la guerre du Golfe. DĂšs septembre 1954, le Pentagone stocke des armes nuclĂ©aires au Royaume-Uni, avant d'en stocker dans l'ensemble du territoire europĂ©en au dĂ©but des annĂ©es 1960. Plusieurs armĂ©es europĂ©ennes eurent Ă  leur dispositions des ogives nuclĂ©aires « sous double clĂ© Â» Ă©quipĂ©s de dispositif de sĂ©curitĂ© et d'armement. La dissuasion nuclĂ©aire, fondĂ©e essentiellement sur les armes nuclĂ©aires des États-Unis basĂ©es en Europe de l'Ouest et en Turquie, est en effet un axe dominant de la stratĂ©gie atlantique face Ă  l'importante force conventionnelle du bloc de l'Est.

ParallĂšlement, l'Alliance s'Ă©tend Ă  d'autres Etats: elle est rejointe par la GrĂšce et la Turquie (1952), la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d'Allemagne (1955), et l’Espagne de l’aprĂšs-Franco (1982), bien que cette derniĂšre collaborait prĂ©cĂ©demment avec l'OTAN, de façon informelle.

Carte des bases aériennes de l'OTAN en France avant le retrait du commandement militaire intégré en 1966.

AprĂšs le retour au pouvoir de Charles de Gaulle, Ă  la faveur de la crise de mai 1958, une crise s'ouvre entre la France et les États-Unis et le Royaume-Uni au sujet de l'OTAN, qui culmine en 1966 avec l'annonce du retrait de la France du commandement intĂ©grĂ© de l'OTAN, bien que, selon de Gaulle, le « fond Â» de l'alliance ne soit pas modifiĂ© (voir aussi Relations entre les États-Unis et la France).

Le 17 septembre 1958, de Gaulle envoie un mĂ©morandum au prĂ©sident amĂ©ricain Dwight Eisenhower et au britannique Harold Macmillan, dans lequel il demande la crĂ©ation d'un directorat tripartite de l'OTAN, afin de mettre la France sur un pied d'Ă©galitĂ© avec ses alliĂ©s, ainsi que l'extension des zones couvertes par l'OTAN afin d'inclure des zones d'intĂ©rĂȘt pour la France, en particulier l'AlgĂ©rie française. Suite Ă  un refus de ses alliĂ©s, le gĂ©nĂ©ral lance un programme de crĂ©ation d'une force de dissuasion nuclĂ©aire française afin de s'autonomiser de ses alliĂ©s. Les premiers essais nuclĂ©aires français ont lieu deux ans plus tard, Ă  Reggane (AlgĂ©rie). Le 11 mars 1959, la France retire sa flotte mĂ©diterranĂ©enne du commandement de l'OTAN. En juin 1959, de Gaulle s'oppose Ă  l'installation d'armes nuclĂ©aires Ă©trangĂšres sur le territoire français. Le Pentagone retire alors hors de France 200 avions militaires, et commence progressivement Ă  se retirer de la dizaine de bases aĂ©riennes amĂ©ricaines prĂ©sentes en France depuis 1950, retrait achevĂ© en 1967. ParallĂšlement Ă  ce retrait amĂ©ricain, le ministre de la DĂ©fense gaulliste Pierre Messmer prend l'initiative de la crĂ©ation, en 1960, de l'Association of Tiger Squadron, renommĂ©e NATO Tiger Association, afin de renforcer les relations entre unitĂ©s de l'OTAN.

Bien que lors de la crise des missiles de Cuba (octobre 1962), Paris montre sa solidaritĂ© avec l'OTAN, la politique d'indĂ©pendance gaulliste continue. Alors que cette crise, qui pousse le monde au bord de la guerre nuclĂ©aire, dĂ©bouche sur la DĂ©tente et sur un Ă©quilibre fondĂ© sur la Destruction mutuelle assurĂ©e (MAD), De Gaulle retire la flotte atlantique et celle de la Manche du commandement de l'OTAN en 1962. L'administration de John F. Kennedy propose en janvier 1963 Ă  de Gaulle d'Ă©tendre Ă  la France les accords de Nassau signĂ©s entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui conduisaient cette derniĂšre Ă  renoncer Ă  une force nuclĂ©aire autonome. Mais, poursuivant la politique d'indĂ©pendance relative Ă  l'Ă©gard de l'axe atlantique, de Gaulle refuse cette offre au nom d'une marge de manƓuvre entre les deux superpuissances (États-Unis et URSS) afin de pouvoir mener une politique propre, voire Ă©ventuellement signer un traitĂ© de paix sĂ©parĂ©e avec le bloc de l'Est en cas d'invasion de la RFA, afin de ne pas ĂȘtre embarquĂ© dans une guerre mondiale opposant l'OTAN aux forces de Varsovie. En septembre 1965, de Gaulle annonce lors d'une confĂ©rence de presse le retrait du commandement intĂ©grĂ© de l'OTAN au plus tard pour 1969. C'est chose faite en mars 1966, toutes les troupes Ă©trangĂšres Ă©tant poussĂ©es Ă  quitter la France. L'opposition socialiste, rĂ©unie au sein de la FGDS (FĂ©dĂ©ration de la gauche dĂ©mocrate et socialiste), dĂ©pose alors une motion de censure contre le gouvernement Pompidou, dĂ©fendue par Guy Mollet [5]. Maurice Faure (du Rassemblement dĂ©mocratique) dĂ©clare alors « si chacun de nos alliĂ©s se comportait comme vous le faĂźtes et prenez les dĂ©cisions que vous venez de dĂ©crĂ©ter, cela ne signifierait rien d'autre que le retrait de toutes les forces amĂ©ricaines du continent europĂ©en. Â» [5]

Le siĂšge de l’OTAN quitte alors Paris pour Bruxelles en dĂ©cembre 1966. Le SHAPE (« Grand quartier gĂ©nĂ©ral des puissances alliĂ©es en Europe Â») est transfĂ©rĂ© le 16 octobre 1967 de Rocquencourt, prĂšs de Paris, Ă  Casteau, prĂšs de Mons en Belgique, dans le locaux d'une ancienne infrastructure militaire belge. La France demeurait toutefois membre de l'Alliance atlantique, ayant ses propres forces en RFA. De plus, une sĂ©rie d'accords secrets, les Accords Lemnitzer (en)-Ailleret, signĂ©s l'annĂ©e suivant la dĂ©cision gaulliste de 1966, dĂ©taillaient la façon dont les forces armĂ©es françaises seraient rĂ©-intĂ©grĂ©es au commandement intĂ©grĂ© de l'OTAN en cas de conflit ouvert entre les deux blocs [6].

Pour Pierre Harmel, le ministre belge des Affaires extĂ©rieures, les pays individuels de l'OTAN ont le droit d'Ă©tablir et d'entretenir des contacts bilatĂ©raux avec « l'autre cĂŽtĂ© Â». Une telle approche n'est nullement contraire Ă  la loyautĂ© Ă  l'alliance occidentale, laquelle doit maintenir sa force de frappe militaire. Le renoncement Ă  l'ancien modĂšle conflictuel et la croyance Ă  une dĂ©tente durable sont des Ă©lĂ©ments neufs et tĂ©moignent d'une conscience europĂ©enne grandissante. L'approbation du rapport Harmel par le conseil de l'OTAN en dĂ©cembre 1967 est un jalon important dans les relations Est-Ouest. C'est ainsi qu'Ă  partir de 1969, avec sa politique de rapprochement avec la RDA et les autres États satellites de l'Union soviĂ©tique, le chancelier de la RFA, Willy Brandt jette les bases de la normalisation qui se concrĂ©tisera par la dĂ©molition du Mur de Berlin vingt ans plus tard.

L'arrivĂ©e au pouvoir de Richard Nixon, investi en janvier 1969, et le dĂ©part de de Gaulle, remplacĂ© en juin 1969 par Georges Pompidou, changea la donne. Alors que Willy Brandt, amorce l'Ostpolitik, rompant avec la doctrine Hallstein de non-reconnaissance de la RDA, Nixon contourne d'abord les contraignantes lĂ©gislations amĂ©ricaines dans les domaines nuclĂ©aires avant d'ouvrir officiellement la voie de la collaboration nuclĂ©aire franco-amĂ©ricaine. Ainsi, en 1974 l'entreprise amĂ©ricaine Westinghouse cĂšde sa licence concernant les rĂ©acteurs Ă  eau pressurisĂ©e Ă  l'entreprise française FRAMATOME. Pourvu de cette licence, Paris entame alors un programme de coopĂ©ration nuclĂ©aire avec l'Afrique du Sud (construction de la centrale de Koeberg). La mĂȘme annĂ©e, l'OTAN reconnaĂźt, par la dĂ©claration d'Ottawa (1974) que les dissuasions françaises et britanniques (celles-ci Ă©tant intĂ©grĂ©es dans le SIOP, Single Integrated Operational Plan, des États-Unis) renforçaient la dissuasion globale de l’Alliance [7].

Le pilier europĂ©en de l'OTAN disposa en 1971 d"un maximum de 7 300 armes nuclĂ©aires tactiques pour tous les types de vecteur nuclĂ©aire disponible (obus, missiles sol-sol et sol-air, charges de profondeur, ect;). Les premiĂšres diminutions apparurent Ă  la fin des annĂ©es 1970 avec environ 6 000 armes, passant de prĂšs de 1 400 au milieu des annĂ©es 1980 Ă  700 en 1991, puis 480 en 1994 (ces derniers Ă©tant dĂ©sormais exclusivement des bombes B61 larguĂ©es par avion). [8].

Dans les annĂ©es 1980, alors que Reagan est au pouvoir et enclenche une politique offensive envers l'URSS (« America is back! Â» — on parle alors de « guerre fraĂźche Â»), la dĂ©cision de mise en place des missiles MGM-31 Pershing et BGM-109G Gryphon pour contrer les SS-20 soviĂ©tiques conduit Ă  la crise des euromissiles, dont sort victorieux le bloc de l'Ouest avec le retrait multilatĂ©ral de ce type de matĂ©riel d'Europe.

La pĂ©riode de transition de l’aprĂšs-Guerre froide (1990-2001)

La fin de la Guerre froide Ă  partir de 1989 (chute du mur de Berlin), la disparition de l’URSS et de l’adversaire « naturel Â» de l’Alliance Atlantique, le Pacte de Varsovie, pose trĂšs vite la question de l’intĂ©gration des anciens satellites de l’URSS et des RĂ©publiques soviĂ©tiques nouvellement indĂ©pendantes.

D'un autre cĂŽtĂ©, la guerre du Golfe est concomitante d'un rapprochement franco-amĂ©ricain. Le prĂ©sident François Mitterrand amorce des nĂ©gociations secrĂštes, menĂ©es par Gabriel Robin, avec l'OTAN [9]. Celles-ci durent quatre mois, Ă  l'automne 1990 [9]. Robin plaide alors pour transformer SHAPE afin de le mettre en « veilleuse en temps de paix Â» [9]. Ces nĂ©gociations Ă©chouent cependant: selon Robin, Mitterrand et le ministre des Affaires Ă©trangĂšres Roland Dumas « s'intĂ©ressaient davantage Ă  l'identitĂ© europĂ©enne de dĂ©fense qu'Ă  la rĂ©forme de l'Alliance Â» [9]. Selon le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'ÉlysĂ©e Ă  l'Ă©poque, Hubert VĂ©drine, il ne s'agissait que de discussions pragmatiques, ne modifiant en rien la position française vis-Ă -vis des États-Unis [9]. La France participe nĂ©anmoins pour la premiĂšre fois Ă  une opĂ©ration de l'OTAN lors de la guerre en Bosnie, en 1993; l'armĂ©e française Ă©tant impliquĂ©e, le rapprochement avec le commandement de l'OTAN est inĂ©luctable, la France devant participer Ă  la planification des opĂ©rations [9].

Les armĂ©es des pays de l'Est sont hĂ©ritĂ©es du systĂšme soviĂ©tique. Elles disposent gĂ©nĂ©ralement d’un matĂ©riel plĂ©thorique souvent mal adaptĂ©, 10 % seulement Ă©tant compatible avec les standards OTAN (Serge Enderlin [rĂ©f. nĂ©cessaire]) et d’un budget militaire en chute rapide. Il est Ă©galement urgent de diviser les troupes en brigades OTAN plus rĂ©duites, plus mobiles, bien Ă©quipĂ©es et plus rapides.

DĂšs lors, les forces armĂ©es de l’Europe de l’Est doivent se rĂ©former en profondeur et de maniĂšre structurelle, et ce mĂȘme en pĂ©riode de pĂ©nurie financiĂšre :

Le budget tchĂšque de la dĂ©fense s’effondre, de 7 % du PIB en 1989, Ă  2,5 % en 1996. Le matĂ©riel militaire stockĂ© dans les vastes bases hĂ©ritĂ©es de l’époque soviĂ©tique est dans un Ă©tat dĂ©plorable. (Serge Enderlin [rĂ©f. nĂ©cessaire])

Le premier membre intĂ©grĂ© Ă  l’organisation aprĂšs la Guerre froide fut l’ex-RDA, lors de la rĂ©unification de l’Allemagne le 3 octobre 1990. Pour s’assurer de l’accord soviĂ©tique Ă  une entrĂ©e de l’Allemagne rĂ©unifiĂ©e dans l’OTAN, il fut dĂ©cidĂ© qu’aucune troupe Ă©trangĂšre, qu'aucune arme nuclĂ©aire ne seraient stationnĂ©es Ă  l’Est et, enfin, que l’OTAN ne s’étendrait jamais plus Ă  l’Est[10].

En 1995, le prĂ©sident Jacques Chirac amorce des nĂ©gociations en vue de la rĂ©intĂ©gration de la France au commandement intĂ©grĂ© de l'OTAN. L'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, et dans le cadre de la guerre en ex-Yougoslavie, la France avait participĂ© au comitĂ© militaire de l'OTAN; elle le rĂ©intĂšgre pleinement en 1996 [9]. Les nĂ©gociations de Chirac Ă©chouent toutefois, Washington refusant de confier le commandement sud de l'OTAN, Ă  Naples, Ă  la France [9]. C’est le dĂ©but d’une Ă©volution de la politique française hĂ©ritĂ©e du gaullisme.

En 1999, tournant dos aux promesses tenues lors de la rĂ©unification allemande, l’OTAN intĂšgre la Hongrie, la Pologne et la RĂ©publique tchĂšque, donc trois anciens satellites de l’URSS. Cette intĂ©gration fut trĂšs populaire, vĂ©cue avant tout comme la garantie de leur totale indĂ©pendance future. Les sondages en Pologne affirmaient par exemple, que plus de 80 % des citoyens polonais Ă©taient favorables Ă  l’intĂ©gration Ă  l’OTAN (Jerzy Baczynski) [rĂ©f. nĂ©cessaire].

En 1999 toujours, l’OTAN engage ses forces dans sa premiĂšre grande opĂ©ration militaire, participant Ă  la guerre du Kosovo en bombardant la Serbie-et-MontĂ©nĂ©gro pendant onze semaines (du 24 mars au 10 juin 1999), lors de l'opĂ©ration Allied Force. Cette opĂ©ration fut motivĂ©e par l'incident de Račak, un massacre de « civils Â» albanais qui s'avĂ©rĂšrent finalement ĂȘtre des combattants de l'ArmĂ©e de LibĂ©ration du Kosovo (UCK).

Cela pose dĂ©jĂ  la grande question de l’avenir de l’OTAN, qui a perdu son ennemi naturel, le Pacte de Varsovie, et alors que la FĂ©dĂ©ration de Russie traverse une crise qui est souvent interprĂ©tĂ©e comme une pĂ©riode de dĂ©cadence. Les attentats du 11 septembre 2001 et la dĂ©claration, par le prĂ©sident George W. Bush, d'une « guerre contre le terrorisme Â», va modifier la donne, l'OTAN s'engageant sur diffĂ©rents terrains dans cette « guerre Â» atypique, qui n'oppose pas un État contre un État, mais un groupe d'États Ă  un rĂ©seau hĂ©tĂ©rogĂšne d'organisations terroristes islamiques, souvent dĂ©signĂ©s, de façon mĂ©tonymique, par le nom d'Al Qaeda. L'islamisme remplace ainsi le communisme comme principale menace, rĂ©elle ou imaginaire, exagĂ©rĂ©e selon certains, sous-estimĂ©e selon d'autres, du « monde libre Â» et dĂ©mocratique.

La nouvelle OTAN face aux dangers d’un monde instable (aprùs 2001)

Les pays membres de l’OTAN et son Ă©largissement depuis 1949.

L'OTAN crĂ©e une force de rĂ©action rapide lors du sommet de Prague de novembre 2002, tandis qu'une chaĂźne de tĂ©lĂ©vision (NATO TV Channel) est crĂ©Ă©e en 2008. En dĂ©cembre, l'Union europĂ©enne (UE) signe avec l'OTAN un partenariat stratĂ©gique, l'IdentitĂ© europĂ©enne de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense (IESD). Dans le mĂȘme temps, l'OTAN prĂ©pare son Ă©largissement concomitant avec celui de l'UE elle-mĂȘme. Ainsi, le 29 mars 2004, sept nouveaux pays (l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la SlovĂ©nie) sont entrĂ©s dans l’organisation, en portant Ă  26 le nombre de membres. Ce sont des États militairement peu puissants, mais trois d’entre-eux, dont les Pays baltes, Ă©taient d’anciennes rĂ©publiques soviĂ©tiques Ă  l’époque de la Guerre froide, et les autres des satellites du pouvoir soviĂ©tique, SlovĂ©nie exceptĂ©. Ces États doivent rĂ©former leur organisation militaire en profondeur, accepter les standards OTAN, dĂ©velopper les « capacitĂ©s politico-militaires afin de pouvoir intervenir sur des crises et conflits diffĂ©rents d’une agression armĂ©e classique Â». (Lieutenant-colonel Francisco Stoica [rĂ©f. nĂ©cessaire])

À la suite des rĂ©volutions de couleur survenues en GĂ©orgie (rĂ©volution des Roses) puis en Ukraine (rĂ©volution orange), ces deux autres anciens États soviĂ©tiques ont fait part de leur volontĂ© d’adhĂ©rer Ă  l’alliance, Ă©galement rejoints en ceci par la Moldavie, ce qui a Ă©tĂ© refusĂ© par l’alliance Atlantique lors du sommet de Bucarest de 2008.

Cependant, une certaine opposition envers l’OTAN demeure au sein des populations concernĂ©es (manifestations anti-OTAN en CrimĂ©e, par exemple). Les fortes minoritĂ©s russophones condamnent une volontĂ© prĂ©sumĂ©e essentielle de contrĂŽler la nouvelle puissance russe, dont le taux de croissance Ă©conomique autorise une certaine modernisation des armĂ©es. Dans le cadre de l’enlisement amĂ©ricain en Irak, et des difficultĂ©s de l’OTAN en Afghanistan, des Ă©volutions stratĂ©giques semblent se concrĂ©tiser. Enfin, la Russie s'y oppose fortement, s'estimant en particulier menacĂ© par le projet de bouclier antimissile mis en place par les États-Unis. Elle manifeste son mĂ©contentement en suspendant le 12 dĂ©cembre 2007 l'application sur le traitĂ© sur les forces conventionnelles en Europe (FCE), alors que George W. Bush avait dĂ©noncĂ© le traitĂ© ABM en juin 2002. L'Ă©ventuelle adhĂ©sion de la GĂ©orgie (et de l'Ukraine) Ă  l'OTAN a jouĂ© un rĂŽle dans la DeuxiĂšme Guerre d'OssĂ©tie du Sud (2008).

C'est aussi en 2004 qu'une centaine de militaires français rejoignent les commandements suprĂȘmes, Ă  Mons (Belgique) et Ă  Norfolk (Etats-Unis) [9]. La France participe alors Ă  toutes les opĂ©rations de l'OTAN (Kosovo en 1999 et Afghanistan). Elle est mĂȘme le 4e contributeur de l'OTAN en termes de forces [9].

Entrée d'une zone sécurisée dans le centre-ville de Strasbourg lors du sommet de l'OTAN de 2009.

Le 1er avril 2009, juste avant le 24e sommet de l'OTAN Ă  Strasbourg et Ă  Kehl (ainsi qu'Ă  Baden-Baden), qui commĂ©more le 60e anniversaire de l'OTAN et voit d'importantes manifestations antimilitaristes et anticapitalistes, le porte-parole de l'OTAN annonce l'adhĂ©sion de l'Albanie et de la Croatie, ce qui porte le nombre d'Etats membres Ă  28. Dans le mĂȘme temps, le prĂ©sident Nicolas Sarkozy annonce le retour de la France dans le commandement intĂ©grĂ© de l’OTAN : ce retour s'accompagne de l'attribution Ă  un officier gĂ©nĂ©ral français d'un grand commandement militaire de l'OTAN[11], mais la France n'intĂšgre pas le comitĂ© des plans nuclĂ©aires.

Structure des commandements politiques et militaires

Le Commandement politique

  • Le Conseil de l’Atlantique Nord est l’organe principal de dĂ©cision.

Il est composĂ© de reprĂ©sentants permanents des États membres (ayant rang d’ambassadeurs), il se rĂ©unit au moins une fois par semaine sous la prĂ©sidence du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'OTAN. Il prend ses dĂ©cisions Ă  l’unanimitĂ©. Les reprĂ©sentants permanents agissent sur instructions de leur pays, et rendent compte aux autoritĂ©s nationales des positions des autres gouvernements.

ParallÚlement aux réunions des représentants permanents, les Ministres des Affaires étrangÚres et ceux de la Défense se réunissent deux fois par an.

Enfin, trĂšs rarement, se rĂ©unissent les Premiers ministres et/ou les chefs d'État des pays membres.

Le statut et le degrĂ© d'importance des dĂ©cisions du Conseil de l'Atlantique Nord sont les mĂȘmes qu'elles soient prises aux niveaux des reprĂ©sentants permanents, des ministres ou des chefs d'État ou de Gouvernement.

  • Plusieurs comitĂ©s, crĂ©Ă©s par le Conseil, sont responsables de domaines particuliers :
    • ComitĂ© des plans de dĂ©fense : planification de la dĂ©fense collective ;
    • Groupe des plans nuclĂ©aires : questions politiques liĂ©es aux forces nuclĂ©aires ;
    • ComitĂ© militaire : recommande aux autoritĂ©s politiques de l’OTAN les mesures jugĂ©es nĂ©cessaires Ă  la dĂ©fense commune et Ă©tablit des directives sur les questions militaires ;
    • AssemblĂ©e parlementaire de l’OTAN.
  • Le SecrĂ©tariat international et l’état-major militaire international apportent leur concours au Conseil et aux comitĂ©s.

Les secrĂ©taires gĂ©nĂ©raux de l’OTAN :

  1. Hastings Lionel Ismay ou Lord Ismay (Royaume-Uni) : du 4 avril 1952 au 16 mai 1957.
  2. Paul-Henri Spaak (Belgique) : du 16 mai 1957 au 21 avril 1961.
  3. Dirk Stikker (Pays-Bas) : du 21 avril 1961 au 1er aoĂ»t 1964.
  4. Manlio Brosio (Italie) : du 1er aoĂ»t 1964 au 1er octobre 1971.
  5. Joseph Luns (Pays-Bas) : du 1er octobre 1971 au 25 juin 1984.
  6. Peter Carington (Royaume-Uni) : du 25 juin 1984 au 1er juillet 1988.
  7. Manfred Wörner (Allemagne) : du 1er juillet 1988 au 13 aoĂ»t 1994.
    Sergio Balanzino (Italie) aura en charge la fonction de Secrétaire général pendant deux mois, à la mort de Manfred Wörner en août 1994.
  8. Willy Claes (Belgique) : du 17 octobre 1994 au 20 octobre 1995.
  9. Javier Solana (Espagne) : du 5 dĂ©cembre 1995 au 6 octobre 1999.
  10. George Robertson (Royaume-Uni) : du 14 octobre 1999 au 1er janvier 2004.
  11. Jaap de Hoop Scheffer (Pays-Bas) : du 1er janvier 2004 au 31 juillet 2009.
  12. Anders Fogh Rasmussen (Danemark) : Ă©lu le 4 avril 2009 lors du sommet de l'OTAN Strasbourg-Kehl 2009 ; en poste Ă  compter du 1er aout 2009.

Le Commandement militaire

Un des 18 E-3 AWACS de l’OTAN.
Boeing CT-49A NATO Trainer/Cargo Aircraft (LX-N20000, Boeing 707-307C, ex Deutsche Luftwaffe 10+04)

Auparavant, la structure de commandement militaire reposait sur une division gĂ©ographique : une pour l’Europe (Commandement alliĂ© pour l’Europe), une pour l’Atlantique (Commandement alliĂ© pour l’Atlantique) ; treize quartiers gĂ©nĂ©raux Ă©taient subordonnĂ©s Ă  ces commandements.

  • Depuis 2003, toute la fonction opĂ©rationnelle est concentrĂ©e en un seul commandement : le Commandement alliĂ© des opĂ©rations (Allied Command for Operations - ACO), plus communĂ©ment appelĂ© Shape (Supreme Headquarters Allied Powers in Europe, Quartiers gĂ©nĂ©raux suprĂȘmes puissances alliĂ©es en Europe) basĂ© Ă  Mons, en Belgique et il n’y a plus que six quartiers gĂ©nĂ©raux subordonnĂ©s.
    Le Commandement alliĂ© des opĂ©rations dirige : trois Ă©tat-majors interarmĂ©es basĂ©s Ă  Brunssum (Pays-Bas), Ă  Oeiras dans la banlieue de Lisbonne (Portugal) et Ă  Naples (Italie) et 6 Ă©tats-majors de composante (air, terre, mer) :
    • Ă©tats-majors air : Izmir (Turquie) et Ramstein (Allemagne) ;
    • Ă©tats-majors terre : Heidelberg (Allemagne) et Madrid (Espagne) ;
    • Ă©tats-majors mer : Northwood (Royaume-Uni) et Naples (Italie).
  • Quant au Commandement alliĂ© pour la transformation (ACT, Allied Command for Transformation) basĂ© Ă  Norfolk (Virginie, États-Unis), il a remplacĂ© le Commandement AlliĂ© pour l’Atlantique et dirige les efforts militaires visant Ă  adapter les forces de l’Alliance Ă  un environnement en mutation rapide.

Les deux commandements ACO (alias Shape) et ACT sont tous deux rattachĂ©s au ComitĂ© militaire (MC) de l’OTAN.

Autres acteurs

La structure permanente de l’OTAN (par opposition aux moyens apportĂ©s ponctuellement par les Nations dans le cadre d’opĂ©rations comme l’ISAF en Afghanistan par exemple) intĂšgre un grand nombre d'agences et de comitĂ©s (politiques, financiers, techniques) qui sont dĂ©diĂ©s au soutien du commandement politique et militaire de l’OTAN :

  • le SecrĂ©tariat International de l’OTAN chargĂ© d’assurer la bonne rĂ©alisation des travaux menĂ©s Ă  l’OTAN ;
  • la NC3A (NATO Consultation, Command and Control Agency) chargĂ© de l’acquisition de moyens de SIC (SystĂšmes d’Information et de Communication) ;
  • la NCSA (NATO CIS Service Agency, Agence des services SIC de l’OTAN) qui s’occupe du dĂ©ploiement et du soutien des systĂšmes SIC ;
  • la NACMA (NATO Air Command and Control System Management Agency)
  • la NAMSA (NATO Maintenance and Supply Agency, Agence de maintenance et approvisionnement de l’OTAN) qui s’occupe du soutien des moyens OTAN dĂ©ployĂ©s ;
  • la CEPMA (Central Europe Pipeline Management Agency, Agence de gestion de pipeline en Europe centrale) qui est le « service des essences Â» de l’OTAN ;
  • la CNAD (Conference of National Armament Directors, ConfĂ©rence des directeurs nationaux de l’armement) qui est chargĂ© de la gestion de programmes comme la DAT (DĂ©fense anti-terroriste) ou la DAMB (DĂ©fense anti-missile) ;
  • la RTA (Research and Technology Agency, Agence de recherche et technologie) chargĂ© d’animer la recherche technologique Ă  l’OTAN ;
  • la NSA (NATO Standardisation Agency, Agence de normalisation de l’OTAN) chargĂ© d’animer l’activitĂ© de normalisation Ă  l’OTAN ;
  • le NURC (NATO Undersea Research Center, Centre de recherche sous-marine de l’OTAN) qui est situĂ© Ă  La Spezia (Italie) et qui mĂšne des activitĂ©s de recherche en matiĂšre de lutte sous la mer ;
  • le NATO Defense College de Rome qui est une des plus prestigieuses universitĂ©s militaires d’Europe ;
  • etc.

Cette structure permanente de soutien emploie environ 10 000 personnes, civils ou militaires.

Le dispositif militaire

Le budget

Le budget global de l’OTAN atteint 1 765 millions d’euro pour 2005 :

  • le budget civil (175,9 millions d’€) ;
  • le budget militaire de fonctionnement (919,7 millions d’€) ;
  • le budget militaire d’investissement au service de la sĂ©curitĂ© NSIP (environ 640 millions d’€).

Les cinq principaux contributeurs sont, dans l’ordre dĂ©croissant de leur participation financiĂšre (pourcentage en 2004) :

  • États-Unis : 29,16 %
  • Allemagne : 19,95 %
  • Royaume-Uni : 11,59 %
  • Italie : 7,33 %
  • France : 6,40 % (110 millions d’€)[12]; sa part thĂ©orique dans le budget OTAN est d’environ 13 % mais la France, en vertu de son positionnement particulier dans l’OTAN, bĂ©nĂ©ficie d’un rĂ©gime dĂ©rogatoire de « financement Ă  la carte Â» c’est-Ă -dire qu’elle peut choisir au cas par cas les opĂ©rations (budget militaire) ou programmes (budget NSIP) qu’elle finance ; en contrepartie, les industriels français ne peuvent candidater qu’aux appels d’offre OTAN que la France finance.

Les forces terrestres

Les États-Unis ont dĂ©ployĂ© de nombreuses forces terrestres en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Pendant toute la durĂ©e de la Guerre froide, la 7e ArmĂ©e ou USAREUR a dirigĂ© ces forces divisĂ©es entre le Corps et le Corps, ce dernier ayant Ă©tĂ© dĂ©sactivĂ© en 1991 aprĂšs la guerre du Golfe.

Ces forces sont basĂ©es en totalitĂ© en Allemagne. Il s’agit principalement de la 1st Infantry Division et de la 1st Armored Division respectivement basĂ©es Ă  WĂŒrzburg et Wiesbaden, la 7e ArmĂ©e Ă©tant basĂ©e Ă  Heidelberg tout comme le V Corps.

En 2002 a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e la fondation du CBRN (bataillon de dĂ©fense chimique, biologique, radiologique et nuclĂ©aire) et d’un laboratoire d’analyse NBC (nuclĂ©aire, bactĂ©riologique et chimique) dĂ©ployable sur le terrain.

Unités en propre

En 2009, l'OTAN dispose, entre autres, en main propre, de la Force aĂ©roportĂ©e de dĂ©tection lointaine de l'OTAN (NATO Airborne Early Warning and Control Force (NAEW&C Force/NAEWF) crĂ©e en 1982 de 3 000 personnes civils et militaires comprenant 17 AWACS Boeing E-3 Sentry (18 Ă  l'origine, un de perdu) et 3 Boeing 707 basĂ© sur la base aĂ©rienne de Geilenkirchen en Allemagne [13] livrĂ© entre 1982 et 1985 [14] et la Heavy Airlift Wing (HAW) crĂ©e en 2009 pour le transport aĂ©rien stratĂ©gique qui disposera de trois McDonnell Douglas C-17 Globemaster III sur la base aĂ©rienne de PĂĄpa en Hongrie.

Les infrastructures aériennes

En 1951, l'OTAN n'avait Ă  sa disposition qu'un nombre insignifiant d'aĂ©rodromes pouvant mettre en Ɠuvre les nouvelles gĂ©nĂ©rations d'avions Ă  rĂ©action; elle se lança donc dans un effort massif dans ce domaine et 220 bases aĂ©riennes furent crĂ©es ou amĂ©nagĂ©s en Europe pour la somme de 448 millions de livres sterling (valeur en 1969) [15]

L’United States Air Forces in Europe qui avait son quartier-gĂ©nĂ©ral Ă  Wiesbaden, en Allemagne depuis 1945, avait dans les annĂ©es 1950, quatre escadres dĂ©ployĂ©es au Royaume-Uni, trois en Allemagne de l’Ouest et six en France, soit 18 000 personnes et 800 avions de tous types.

Les États-Unis, engagĂ©s massivement dans la guerre de CorĂ©e depuis juin 1950 ne purent pas accomplir comme prĂ©vu leur installation en Europe. En consĂ©quence, le Canada dut pallier ce problĂšme. Il a donc Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de crĂ©er une force aĂ©rienne canadienne performante, rĂ©servĂ©e Ă  l’Europe, qui consistait en quatre escadres de trois escadrons (Ă©quipĂ©s du nouveau North American F-86 Sabre) chacune. Le 1(F) Wing (escadre) Ă©tait implantĂ© Ă  Marville, le 2(F) Ă  Grostenquin (tous deux en France), le 3(F) Ă  ZweibrĂŒcken et le 4(F) Ă  Baden-Söllingen (tous deux en Allemagne de l’Ouest).

L’Islande est le seul membre de l’OTAN qui n’a pas sa propre force militaire (la dĂ©fense a Ă©tĂ© initialement assurĂ©e par les États-Unis grĂące Ă  la base de Keflavik) ; actuellement, diffĂ©rentes nations europĂ©ennes assurent Ă  tour de rĂŽle des permanences de dĂ©fense aĂ©rienne en Islande[16]. Elle fut acceptĂ©e sans obligation d’en Ă©tablir une, sa contribution Ă  l’Alliance se faisant sous d’autres formes (bases militaires et contributions financiĂšres pour l’essentiel).

Les bases navales

Les États-Unis ont dĂ©ployĂ© deux grands commandements navals aprĂšs la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit du commandement des forces navales en Europe (USNAVEUR), organe naval du commandement europĂ©en des forces armĂ©es amĂ©ricaines (USEUCOM), et de la SixiĂšme flotte amĂ©ricaine dĂ©ployĂ©e en permanence en MĂ©diterranĂ©e depuis 1947 contre la guĂ©rilla communiste en GrĂšce et en Turquie.

Cela a donc donnĂ© des installations navales amĂ©ricaines en Europe, principalement en MĂ©diterranĂ©e :

Liste des opérations militaires

  • Adriatique (1992–1996) : l’OTAN s’engage dans une opĂ©ration de surveillance maritime baptisĂ©e opĂ©ration Sharp Guard, destinĂ©e Ă  contrĂŽler l’embargo sur les armes de l’ONU imposĂ© Ă  la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale socialiste de Yougoslavie.
  • Bosnie-HerzĂ©govine (1995–2004) : campagne de bombardement pour faire cesser le conflit puis 1re mission de maintien de la paix. Ce fut l’occasion pour les TchĂšques et les Polonais de participer Ă  l’IFOR et d’en tirer une expĂ©rience prĂ©cieuse, en particulier au niveau de l’interconnexion des armĂ©es. La IFOR puis la SFOR (Force de stabilisation) de l’OTAN ont passĂ© le relais Ă  l’EUFOR de l’Union europĂ©enne le 2 dĂ©cembre 2004 : c’est l’opĂ©ration AlthĂ©a engageant 7 000 hommes dans le cadre des accords de Berlin plus.
  • Albanie (avril–aoĂ»t 1999) : 7 000 militaires sont dĂ©ployĂ©s pour une opĂ©ration humanitaire pour venir en aide aux rĂ©fugiĂ©s kosovars venus en Albanie aprĂšs le dĂ©but de la guerre sur leur territoire.
  • Kosovo (1999–...) : aprĂšs une campagne aĂ©rienne durant la guerre du Kosovo, l’opĂ©ration Allied Force, la force multinationale de paix de l’OTAN au Kosovo (KFOR) se dĂ©ploie avec 43 000 hommes. Au 7 dĂ©cembre 2004, elle reprĂ©sente 17 733 personnes.
  • Ancienne RĂ©publique yougoslave de MacĂ©doine (2001-2003) : force de maintien de la paix, chargĂ©e du dĂ©sarmement, de la protection des observateurs civils, de la stabilisation et sĂ©curisation du pays. L’Union EuropĂ©enne reprend le relais le 31 mars 2003 : c’est l’opĂ©ration Concordia organisĂ©e dans le cadre des accords de Berlin plus.
  • Active Endeavour (2001–...) : opĂ©ration d’interdiction maritime suite aux attentats du 11 septembre 2001. La force navale permanente de la mer MĂ©diterranĂ©e (Stanavformed) est dĂ©ployĂ©e pour participer Ă  la lutte anti-terrorisme. Elle dispose en particulier d’aĂ©ronefs AWACS. 1 200 militaires concernĂ©s.
  • Afghanistan (2003–...) : le 11 aoĂ»t 2003, l’OTAN prend le commandement de la Force internationale d'assistance et de sĂ©curitĂ© (FIAS ou ISAF), c’est la premiĂšre intervention de l’OTAN hors du cadre euratlantique ; y contribuent 37 pays[17] ; elle s’emploie Ă  Ă©tendre l’autoritĂ© du pouvoir central et Ă  faciliter la reconstruction du pays. Y est prĂ©sente une force de 45.000 hommes en 2008 .
  • Irak (2003–...) : apporte un soutien logistique Ă  la division multinationale et participe Ă  la formation des forces de sĂ©curitĂ© irakiennes avec 300 personnes dont des instructeurs sur place et dans les Ă©coles de l’OTAN.
  • En juin 2006, les ministres de la DĂ©fense de l’OTAN, rĂ©unis Ă  Bruxelles, ont dĂ©cidĂ© de doubler les effectifs de l’ISAF, la Force internationale d'assistance et de sĂ©curitĂ©, dĂ©ployĂ©e en Afghanistan, forte actuellement de 9 000 hommes.

Les stratégies de la nouvelle alliance

Sommet de l’OTAN à Prague (2002).
L’Alliance aujourd'hui n’a plus grand-chose à voir avec celle de la Guerre froide. (Jaap de Hoop Scheffer, 2006)
Soyons clair : il ne saurait ĂȘtre question de jouer au "gendarme du monde". L’Alliance n’en a ni les moyens, ni la volontĂ© politique. (Jaap de Hoop Scheffer, 2006)

Dans le monde multipolaire actuel, le rĂŽle et les missions de l’OTAN sont difficiles Ă  interprĂ©ter. Elles sortent donc du traditionnel espace euratlantique. Cependant, l’OTAN n’a pas vocation Ă  se substituer aux Nations Unies et de compenser ses incapacitĂ©s structurelles. Ce n’est pas une nouvelle forme de troupes Casques Bleus. Les stratĂ©gies de la nouvelle OTAN ont Ă©tĂ© Ă©laborĂ©es Ă  partir de la fin des annĂ©es 1990, et dĂ©veloppĂ©es aprĂšs l’attaque du 11 septembre 2001 sur les États-Unis :

  • Sommet de Washington (1999) : engagement d’un processus de transformation de l’OTAN autour d’un concept stratĂ©gique orientĂ© vers la gestion des crises.
  • Sommet de Prague (novembre 2002) : dĂ©cision de l’adaptation de l’outil militaire Ă  la nouvelle donne internationale, autour du concept de rĂ©action rapide.
  • Accords de Berlin plus (mars 2003) : l’Union europĂ©enne peut faire appel Ă  certains moyens de l’OTAN lorsque ceux-ci sont nĂ©cessaires Ă  la rĂ©alisation des missions dĂ©cidĂ©es par le Conseil de l’Union.

Le ComitĂ© des plans de dĂ©fense a dĂ©cidĂ© en 2006 que l’OTAN devait se prĂ©parer Ă  mener de front deux opĂ©rations de grande envergure mobilisant 60 000 hommes chacune et six opĂ©rations moyennes (30 000 hommes). Au total, jusqu’à 300 000 hommes entraĂźnĂ©s et prĂ©parĂ©s devront donc ĂȘtre disponibles pour intervenir dans n’importe quelle rĂ©gion du monde pour maintenir la paix. L’OTAN est en 2008 trĂšs loin de tenir ces objectifs si l’on se rĂ©fĂšre aux difficultĂ©s chroniques de l’ISAF Ă  obtenir les moyens nĂ©cessaires Ă  une stabilisation de la situation en Afghanistan (considĂ©rĂ©e selon les critĂšres OTAN comme une opĂ©ration de moyenne envergure).

Les alliĂ©s se sont engagĂ©s Ă  consacrer Ă  leur dĂ©fense au moins 2 % de leur PIB pour y parvenir, un chiffre que seuls sept des vingt-six alliĂ©s (dont les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Turquie) parviennent Ă  atteindre.

Partenariat pour la Paix

Le Partenariat pour la Paix ou PPP : l’OTAN a signĂ© de nombreux accords de coopĂ©ration avec la plupart des États europĂ©ens non membres et tous les pays de la CEI. Ce sont des accords bilatĂ©raux et extrĂȘmement souples : chaque État souhaitant participer au partenariat dĂ©cide, en collaboration avec les États membres, du niveau de collaboration qu'il souhaite entreprendre avec l’OTAN. L’objectif est avant tout de maintenir des Ă©changes d’informations avec les anciens États membres de l’URSS.

Les pays adhĂ©rents au PPP sont :

Les seuls États europĂ©ens qui ne font pas partie du PPP, en plus des micro-Ă©tats (Andorre, Liechtenstein, Monaco, Saint-Marin et Vatican), sont Chypre et Malte. D’autres partenariats, gĂ©nĂ©ralement plus distendus, existent : c’est le cas par exemple du Dialogue MĂ©diterranĂ©en qui rĂ©unit la Mauritanie, le Maroc, l’AlgĂ©rie, la Tunisie et l’Égypte.

Il est entendu que chaque État organise avant tout une surveillance efficace de son territoire. À ce titre, chaque État a sa propre spĂ©cificitĂ© gĂ©opolitique. Par exemple, la Roumanie est une sorte de pont entre l’Europe centrale et l’Europe du Sud-Est. À ce titre, elle lutte contre les trafics de stupĂ©fiants, le crime organisĂ©, les risques de prolifĂ©ration d’armes de destruction massive ; sa flotte mĂȘme rĂ©duite se modernise et contribue Ă  la surveillance de la mer Noire et des abords des Dardanelles ; les forces fluviales roumaines participent Ă  la sĂ©curisation du Danube en accord avec les autres États riverains. (Lieutenant-colonel Francisco Stoica)
L’OTAN joue-t-elle de facto le rĂŽle de force de police internationale dans les territoires qu'elle occupe ? La question se pose en fait de plus en plus mĂȘme si ce n’est pas sa fonction. Par exemple, la question s’est posĂ©e de la lutte commune entre l’OTAN et les forces nationales afghanes, contre la production de drogue. Le rĂŽle de l’OTAN reste limitĂ© Ă  un soutien du gouvernement afghan. (Jaap de Hoop Scheffer, 2006)

Le plan d’action pour l’adhĂ©sion

Les pays candidats Ă  l’OTAN participent au programme Plan d’action pour l’adhĂ©sion afin de les aider Ă  avancer dans le processus conduisant Ă  une future adhĂ©sion formelle. Ces États ont en effet besoin de rĂ©former en profondeur leurs forces armĂ©es, et mĂȘme une certaine conception de la dĂ©fense :

  • entretien durable de relations pacifiques avec les pays voisins ;
  • assurance de la paix intĂ©rieure par rĂ©daction d’un cadre lĂ©gal rĂ©gissant les minoritĂ©s ethniques Ă©ventuelles ;
  • le commandement en chef de l’armĂ©e doit ĂȘtre entre les mains d’un civil : c’est la dĂ©militarisation de l’armĂ©e qui met fin Ă  des hĂ©ritages totalitaires ;
  • gĂ©nĂ©ralisation de la langue anglaise ;
  • rĂ©alitĂ© structurelle de la croissance Ă©conomique.

Pays participants : les pays ayant adhĂ©rĂ© en juin 2004 (voir ci-dessus) faisaient partie de ce programme ainsi que les pays candidats (2008) :

Pays candidats au programme Plan d’action pour l’adhĂ©sion :

Notes et références

  1. ↑ (citation originale : « keep the Americans in, the Russians out and the Germans down. Â»)
  2. ↑ L'OTAN contre le Rideau de fer, Le Monde, 21 juillet 2009, page 3
  3. ↑ Texte du TraitĂ© de l’Atlantique nord
  4. ↑ (en) Eli Corin, « Presidential Nuclear Initiatives: An Alternative Paradigm for Arms Control Â» sur Nuclear Threat Initiative, Mars 2004, James Martin Center for Nonproliferation Studies. ConsultĂ© le 20 aoĂ»t 2009
  5. ↑ a  et b  AssemblĂ©e nationale : le dĂ©bat de censure, ORTF - 19/04/1966 - 00h20m51s (sur les archives de l'INA)
  6. ↑ Edward Cody, After 43 Years, France to Rejoin NATO as Full Member, Washington Post, 12 mars 2009, p.  A08
  7. ↑ (fr) DĂ©claration sur les relations atlantiques diffusĂ©e par le Conseil de l'Atlantique Nord (DĂ©claration d'Ottawa), 19 juin 1974
  8. ↑ (fr) [pdf] - 1 2. Les transferts (dissĂ©mination) ou responsabilitĂ©s dans la prolifĂ©ration, Greenpeace
  9. ↑ a , b , c , d , e , f , g , h , i  et j  Isabelle Lasserre, Quand Mitterrand, dĂ©jĂ , nĂ©gociait le retour dans l'Otan, Le Figaro, 10 mars 2009
  10. ↑ (en) Stephen F. Cohen, « Gorbachev's Lost Legacy Â», The Nation, 24 fĂ©vrier 2005
  11. ↑ http://www.defense.gouv.fr/defense/articles/le_general_abrial_nomme_commandant_supreme_allie_transformation_par_l_otan
  12. ↑ Source : OTAN
  13. ↑ (en) NATO Airborne Early Warning and Control Force sur Site de Force aĂ©roportĂ©e de dĂ©tection lointaine de l'OTAN. ConsultĂ© le 6 aoĂ»t 2009
  14. ↑ (en) AWACS : les yeux de l'OTAN dans le ciel sur Site de l'OTAN. ConsultĂ© le 6 aoĂ»t 2009
  15. ↑ OTAN Documentation, Service de l'information, Bruxelles, 1971, p; 153
  16. ↑ http://www.defense.gouv.fr/air/base/focus/2008/2nd_trimestre_2008/air_islande_2008
  17. ↑ « l’OTAN rĂ©unie Ă  Bruxelles pour assurer le succĂšs de sa mission en Afghanistan Â» dans Le Monde, 8/06/2006 [lire en ligne]
  18. ↑ Suite Ă  l’élection jugĂ©e frauduleuse du prĂ©sident biĂ©lorusse Aliaksandr Loukachenka, l’OTAN a dĂ©cidĂ© le 30 mars 2006 de rĂ©Ă©valuer son partenariat avec la BiĂ©lorussie : NATO to Review Partnership Pact With Belarus, MosNews, 30 mars 2006

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Daniele Ganser, Les ArmĂ©es SecrĂštes de l'OTAN : RĂ©seaux Stay Behind, OpĂ©ration Gladio et Terrorisme en Europe, Ă©ditions Demi-Lune, 2007 (ISBN 978-2-9171-1200-7).
  • Jaap de Hoop Scheffer (interview : Claudie Baran), « L’Alliance n’est pas le gendarme du monde Â» Le Figaro Magazine, 14 octobre 2006, p.30.
  • Charles Zorgbibe, Histoire de l'Otan, Éditions Complexe, 2002 (ISBN 2870279175)
  • Lieutenant-colonel Francisco Stoica, « La rĂ©forme de l’armĂ©e roumaine Â», ArmĂ©e d’aujourd'hui, n°273, septembre 2002, pp.25–28.
  • Jerzy Baczynski, « Pour entrer dans l’Alliance, la Pologne se met Ă  l’Anglais Â», Polityka. Traduction dans Courrier international, n°311, 17–23 octobre 1996, p.14.
  • Serge Enderlin, « ArmĂ©es de l’Est: la longue marche vers l’OTAN Â», L'Hebdo. Traduction dans Courrier international, n°311, 17–23 octobre 1996, p.14.
  • « Security through Science Â», Entretien avec Jean Fournet, SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral Adjoint de l'OTAN, par Corrado Maria Daclon, Analisi Difesa, janvier 2004, n. 42.
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