Ordre du Temple solaire

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Ordre du Temple solaire

L'Ordre du Temple Solaire (OTS), autrefois nommé Ordre International Chevaleresque de Tradition Solaire, était un groupe ésotérique néo-templier fondé en 1984 à Genève par Luc Jouret. L'OTS est considéré comme une secte par le rapport de la commission d'enquête parlementaire de 1995[1], et principalement actif en France, en Suisse et au Canada. Ce groupe a été impliqué dans des affaires de suicides collectifs dans ces trois pays.

Sommaire

Fondation

En 1977, Jo di Mambro,futur gourou de l'Ordre du Temple Solaire, rencontre Michel Tabachnik, compositeur de musique, et passionné de philosophie, d'ésotérisme et de spiritualité. Les deux hommes décident de créer l'année d'après à Genève la Fondation Golden Way[2]. En 1981, Michel Tabachnik devient le président de la Fondation Golden Way[3].

En 1984, ils fondent l' Ordre du Temple solaire[4].

Dogme et croyance

Selon "Peronnik" (un pseudonyme recouvrant plusieurs auteurs appartenant √† la m√™me √©cole spirituelle) dans le livre Pourquoi la R√©surgence de l'Ordre du Temple ? Tome Premier : Le Corps 1975, les buts de "l'Ordre Souverain du Temple Solaire" √©taient au nombre de sept :

  1. Rétablir la notion exacte d'Autorité et de Pouvoir dans le monde.
  2. Affirmer la primauté du spirituel sur le temporel.
  3. Redonner à l'homme la conscience de sa dignité.
  4. Aider l'humanité en son passage.
  5. Participer √† l'Assomption de la Terre sur les trois plans : corps, √Ęme, esprit.
  6. Concourir √† l'unit√© des √Čglises. Ňíuvrer √† la jonction Chr√©tient√©-Islam.
  7. Préparer le Retour du Christ en gloire solaire.

Enfin, aucun lien n'existe entre ce groupe spirituel, dont l'appellation est bien ant√©rieur √† 1984 (la preuve, ce livre) et les fondateurs de l'OTS. Il est probable que l'appellation choisie en 1984 √©tait volontairement ambigu√ę, car quelques textes d'enseignement de l'OTS reprenaient, en les d√©formant, certaines id√©es exprim√©es dans l'ouvrage ici cit√©.

Fonctionnement

A double sens :

  1. Fonctionnement interne et cach√© : "L'Ordre du Temple Solaire est plac√© sous l'ob√©dience absolue de la Synarchie du Temple. A cet effet, la Synarchie d√©tient les pouvoirs les plus √©tendus ; ses membres sont et resteront secrets". Le Conseil de l'Ordre regroupe les membres dans des "loges" dirig√©es par un Commandeur de R√©gion et trois Veilleurs. Progression par niveaux et grades (trois par niveau) : les Fr√®res du Parvis, les Chevaliers de l'Alliance, les Fr√®res des Temps Anciens.
  2. Fonctionnement externe manifest√© : propagation de concepts th√©rapeutico-√©sot√©riques par des associations et des soci√©t√©s commerciales : Association internationale Archedia Sciences et Tradition, Clubs Archedia, Clubs Amenta, Clubs Agata puis Clubs Atlanta. Les Clubs dispensent l'enseignement de Jouret √† deux niveaux :
  1. La "Branche Sciences et Tradition", ouverte à tous publics, offre une "formation expérimentale".
  2. La "Branche Tradition Solaire", réservée aux adhérents de la première Branche, assure une "formation spirituelle et philosophique" ou une "connaissance intuitive".

Caractère sectaire

  • Pr√©√©minence de Di Mambro, l'ordonnateur, et de Luc Jouret, l'illumin√©. Ils commandent, tous les autres doivent ob√©ir.
  • Contr√īle hi√©rarchique absolu, d√©pendance totale pour la progression dans l'Ordre.
  • Explications exclusives sur tout. Celles qui viennent d'ailleurs sont repouss√©es et interdites : "Hormis l'enseignement donn√© ... aucun autre enseignement, doctrine, th√©ologie, philosophie, th√©orie ou concept √† caract√®re spirituel, initiatique, √©sot√©rique ou m√©taphysique, ne peut √™tre propag√©, dispens√© ou introduit par quiconque √† l'int√©rieur de l'Ordre TS" (Article 23 R√®gles de l'Ordre TS).
  • Assujettissement des adeptes Templiers. Ils remettent des fortunes pour faire triompher l'Ordre dans le monde. Ils se rendent d'un pays √† l'autre sur ordre, de la Martinique, lieu de refuge, au Canada, lieu de sauvetage quand la fin des temps viendra. Ils entassent provisions et armes, construisent des abris souterrains pour passer le cap de l'apocalypse. Au "Jour de l'Appel" d√©cid√© par le couple Mambro/Jouret, les convoqu√©s se rendront en Suisse.

Historique

Les deux dirigeants de l'OTS sont Joseph Di Mambro, cerveau et ma√ģtre des finances de l'organisation, et Luc Jouret, m√©decin, fondateur de l'Ordre et recruteur.

Luc Jouret (1947, ex-Congo belge - 1994, Salvan, Suisse) a eu une carri√®re chaotique. Dipl√īm√© en m√©decine √† l'Universit√© Libre de Bruxelles en 1974, il se sp√©cialise en hom√©opathie, qu'il exercera plus ou moins r√©guli√®rement quinze ans durant, mais il s'int√©resse parall√®lement √† des th√©rapies alternatives (macrobiotique, iridologie, etc...) et prend parti inconsid√©r√©ment pour les gu√©risseurs √† mains nues philippins qu'il a rencontr√©s √† Manille √† plusieurs reprises. Faisant fi de la d√©ontologie m√©dicale, Jouret soutient ces charlatans d'une chirurgie illusionniste par des conf√©rences en France et √† l'√©tranger.

Sa rencontre en 1976 avec le suisse Di Mambro va le faire basculer définitivement dans la mouvance ésotérico-occultiste. Di Mambro, né en 1924, ancien patron horloger, fondateur en 1974 d'un mouvement ésotérique, la Fondation Golden Way, va devenir son guide.

Jouret entre en 1983 dans l'Ordre r√©nov√© du Temple dirig√© par Julien Origas et en sera m√™me le grand ma√ģtre √©ph√©m√®re de 1983 √† 1984, apr√®s le d√©c√®s de celui-ci. Il quitte cet ordre n√©o-templier pour cr√©er le sien, l'OICTS. C'est Di Mambro, inspirateur et financier, qui tient les r√™nes de l'Ordre.

Jouret s'emploiera de 1983 à 1993 à recruter des membres pour l'Ordre, privilégiant des postulants nantis, bien établis professionnellement et facilement manipulables. Plus tard, certains d'entre eux l'aideront à créer des ordres et centres affiliés en France métropolitaine, à la Martinique, au Canada, en Australie. Effectif maximal estimé à 350 personnes.

Coup de froid au Qu√©bec avec la condamnation de Jouret √† un an de probation pour une affaire embrouill√©e d'achat d'armes l√©g√®res (juillet 1993). Des adeptes canadiens qui contestaient auparavant Luc Jouret obtiennent sa destitution de Grand Ma√ģtre de la Fraternit√© Herm√©tique du Temple Universel. Il est remplac√© par Robert Fallardeau.

Di Mambro a regroup√© l'√©lite dissidente de l'Ordre TS dans une √Čcole des Myst√®res. Une centaine d'adeptes convoqu√©s √† Avignon (84) en ao√Ľt 1994 apprennent que "l'Alliance Rose+Croix" (ARC) sera bient√īt cr√©√©e en remplacement de l'Ordre TS. Tout va alors se pr√©cipiter, les dissensions ne faisant qu'augmenter.

Luc Jouret apr√®s avoir pris la succession du Grand Ma√ģtre de l'ordre r√©nov√© du Temple, en 1983, fut expuls√© de l'ORT en 1984. Extrait de la lettre exp√©di√©e par la Commanderie G√©n√©rale de l'Ordre R√©nov√© du Temple le 16 juillet 1984 :

¬ę Malgr√© tous nos efforts de conciliation, la scission a √©t√© in√©vitable, non pas de notre fait, mais du fait de Ma√ģtre LUC qui a cr√©√© son propre Ordre "Tradition Solaire" avec si√®ge en Suisse, n'entrainant avec lui, heureusement que peu de membres. Nous pr√©cisons que cette association n'a rien √† voir avec l'Ordre R√©nov√© du Temple. ¬Ľ

Autre lettre dat√©e du 25 f√©vrier 1985 :

¬ę Nous savons que certains d'entre vous re√ßoivent encore du courrier en provenance de l'association "Tradition solaire" dirig√©e par le Dr Luc JOURET et dont le si√®ge est en Suisse. Nous vous demandons :
  1. de refuser dorénavant toute correspondance émanant de cette association, avec mention "retour à l'envoyeur";
  2. de refuser √©galement tout rendez vous qui pourrait vous √™tre propos√© par un membre de cette association. ¬Ľ

L'OTS fut plus tard renomm√© ¬ę Ordre du Temple Solaire ¬Ľ. Officiellement, il fut dissous en 1994.

  • 5 octobre 1994 : 48 membres p√©rissent assassin√©s par balle et br√Ľl√©s en Suisse (Cheiry et Salvan) et au Canada (Morin-Heights). La part d'assassinat et de suicide reste myst√©rieuse.
  • 23 d√©cembre 1995 : 16 adeptes (dont 3 enfants) sont br√Ľl√©s en France dans le massif du Vercors, pr√®s de la commune de Saint-Pierre-de-Ch√©rennes.
  • 1997 : Unique pr√©venu dans le cadre de l'affaire du Temple solaire, le chef d'orchestre et compositeur Michel Tabachnik publie pour sa d√©fense Bouc √©missaire. Dans le pi√®ge du Temple Solaire, avec une pr√©face de Pierre Boulez[5].
  • 25 juin 2001 : le tribunal correctionnel de Grenoble relaxe Michel Tabachnik.
  • 27 oct 2006 : Le cin√©aste Yves Boisset a affirm√© devant la Cour d'appel de Grenoble que les enqu√™teurs travaillant sur l'Ordre du temple solaire (OTS) et la ¬ę tuerie-suicide ¬Ľ en 1995 de 16 adeptes de cette secte dans une for√™t du Vercors avaient n√©glig√© le c√īt√© ¬ę politico-mafieux ¬Ľ de l'affaire. Il a nomm√©ment mis en cause Charles Pasqua et a parl√© de ¬ę trafics d'armes entre le Canada et l'Angola ¬Ľ, ce que le journal Le Monde a nomm√© Angolagate[6].

Octobre 1994 : 1er massacre

Crimes, suicides et incendies en s√©rie du 4 au 6 octobre 1994. 53 morts, tous membres de l'Ordre, recens√©s au Qu√©bec (5) et en Suisse (48). Ils ont √©t√© d√©couverts carbonis√©s dans des demeures incendi√©es, apr√®s avoir √©t√© poignard√©s √† Morin Heights, Qu√©bec ; tu√©s par balles √† Cheiry ou drogu√©s √† Salvan, Suisse. Victimes toutes identifi√©es. En Suisse : 19 fran√ßais, 17 suisses, 9 canadiens. 25 femmes, 17 hommes et 6 enfants. Au Canada : 3 canadiens, 2 suisses.

Les médias de nombreux pays ont relaté cet événement-choc. C'était la première fois qu'un massacre de cette importance se produisait en Europe, provoqué bien entendu par un groupe sectaire privé.

Le 6 octobre, Joseph Di Mambro, membre de la Synarchie du Temple, remet √† Patrick Vuarnet, membre suisse de l'Ordre qui a √©t√© √©pargn√©, 300 enveloppes avec mission de les exp√©dier de Gen√®ve le lendemain. Dans ces enveloppes quelques textes titr√©s "Transit pour le Futur, La Rose-Croix, Aux √Čpris de Justice, A tous ceux qui peuvent encore entendre la voix de la Sagesse ..., nous adressons cet ultime message".

S'y ajoute, dans quelques-unes, copie d'une lettre adress√©e au Ministre de l'Int√©rieur fran√ßais, √† la formule d'appel irr√©v√©rencieuse, "Tr√®s cher Charlie". La lettre se veut explicative : "r√©tablir la v√©rit√© quant aux faits qui ont pr√©cipit√© notre d√©part", mais ne contient aucun fait tangible, sinon la condamnation (infime) de Luc Jouret au Qu√©bec en 1991.

Alors qu'aucun fait n'a affecté l'Ordre en France, la responsabilité de l'issue fatale est imputée aux pouvoirs français. "Nous vous accusons d'avoir délibérément voulu détruire notre Ordre et d'en avoir fait une raison d'état", "Nous vous accusons, Monsieur Pasqua, d'avoir prémédité un assassinat collectif", "Nous avons par conséquent décidé de quitter les plans terrestres prématurément car nous sommes conscients de votre volonté de détruire l'Oeuvre que nous avons accomplie".

Les autres textes cit√©s ci-avant, fortement charg√©s d'√©sot√©risme, sont parfois tout aussi r√©v√©lateurs de desseins funestes : "Ceux qui ont enfreint notre code d'honneur sont consid√©r√©s comme des tra√ģtres. Ils ont subi et subiront le ch√Ętiment qu'ils m√©ritent dans les si√®cles des si√®cles" (Ultime message, page 2). Dans leur parano√Įa, les deux gourous de l'Ordre, Di Mambro et Jouret, s'estimant menac√©s gravement par des adeptes et des autorit√©s polici√®res et fiscales ont d√©cid√© de pr√©c√©der l'Apocalypse en supprimant tout le produit de leur Ňďuvre. Ce fut le carnage infernal.

D√©cembre 1995 : 2√®me massacre

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1995, seize personnes - treize adultes et trois enfants de 2, 4 et 6 ans - ont été immolés par le feu dans une clairière d'un plateau du Vercors, près de Saint-Pierre-de-Chérennes (Isère).

Huit Suisses et huit Fran√ßais, dont notamment :

  • c√īt√© Suisse, Andr√© Friedli, architecte, et Ute V√©rona, fianc√©e de Patrick Vuarnet, qui sacrifiera Tanya, sa fillette de 6 ans
  • c√īt√© France, Edith Vuarnet (elle fut triple championne de France de ski alpin) et son fils Patrick, Jean-Pierre Lardanchet, inspecteur √† la Diccilee (ex-police de l'air et des fronti√®res) et son √©pouse qui conduisirent √† la mort leurs deux fils Aldwin et Curval √Ęg√©s de 4 et 2 ans, Patrick Rustand, inspecteur √† la Police judiciaire de Paris.

L'enquête policière, rapidement menée, a déterminé que quatorze personnes avaient été tuées par une ou deux décharges de pistolet 22 long rifle, après avoir absorbé des sédatifs, puis incendiées à l'aide de white spirit. Les deux exécuteurs sont Jean-Pierre Lardanchet et Friedli. Ils se sont aspergés de white spirit et ont péri par le feu après s'être tiré une balle de 9 mm parabellum dans la tête (armes retrouvées près de leurs corps).

Le Procureur de Grenoble a ouvert une information judiciaire pour "assassinats" et "association de malfaiteurs" avec possibilité de complicité extérieure.

Mars 1997 : 3√®me massacre

L'OTS a encore provoqu√© un "suicide collectif" de 5 nouvelles personnes √† Saint Casimir au Qu√©bec le 22 mars  ; 3 adolescents ont √©t√© retrouv√©s saufs. La police a d√©couvert sur place des lettres "faisant √©tat d'un d√©part de fa√ßon parabolique" - sic. (Le Parisien, 24/3/97).

Le Temple Solaire

Belgique

Canada

Di Mambro et Jouret arrivent √† Toronto en 1984, puis s'installent √† Sainte-Anne-de-la-P√©rade. Les membres sont initi√©s dans le club Arch√©dia et travaillent pour la soci√©t√© Hydro-Qu√©bec. Ils √©laborent une doctrine mill√©nariste et apocalyptique, s'associent au Nouvel-√āge et √† l'√©cologisme et ajoutent des r√©f√©rences √† l'√©sot√©risme et aux extraterrestres.

France

La commission d'enquête est reportée au mois d'octobre 2006. Le procès de l'ordre Temple Solaire ne cesse d'être repoussé. Peter Shirley Mc Boutin est toujours emprisonnée.

Théories du complot autour de l'affaire

Selon le fils et fr√®re de deux des victimes, Alain Vuarnet, les ¬ę suicides collectifs ¬Ľ des membres de l'Ordre du Temple Solaire en d√©cembre 1995 dans le Vercors n'ont toujours pas √©t√© v√©ritablement √©lucid√©s. Il s'est plaint de l'absence de coop√©ration de la justice, qui a toujours refus√© d'enqu√™ter sur la piste d'un assassinat. Selon lui, du phosphore a √©t√© trouv√© sur des lieux, d√©notant l'usage de lance-flammes ¬Ľ[7] ; certaines victimes avaient des sacs en plastique sur la t√™te, ce qui, selon la th√®se de l'instruction, √©tait un signe rituel ; enfin, certaines victimes ont √©t√© drogu√©es. Quoi qu'il en soit, le fondateur de l'OTS, Luc Jouret, a eu des liens dans les ann√©es 1970 avec des membres de Gladio (L'Ordre du Temple Solaire : les secrets d'une manipulation).

En outre, apr√®s avoir longtemps d√©fendu la th√®se du suicide collectif, le psychiatre Jean-Marie Abgrall a pr√©tendu que l'anc√™tre de l'OTS, l'Ordre R√©nov√© du Temple - cit√© comme secte de 50 √† 500 membres dans le rapport parlementaire fran√ßais sur les sectes de 1995 - avait des liens avec Gladio. Selon une d√©p√™che Reuters, l'avocat des parties civiles, Alain Leclerc, affirme que ¬ę Jean-Marie Abgrall a r√©v√©l√© que l'Ordre du Temple Solaire, de m√™me que l'ORT [Ordre r√©nov√© du Temple] avaient √©t√© cr√©√©s et contr√īl√©s par les services secrets fran√ßais et √©trangers ¬Ľ.

25 f√©vrier 2009. La th√®se d'un ¬ę suicide collectif ¬Ľ √† motivations ¬ę √©sot√©riques ¬Ľ, n'a pas non plus √©t√© explor√©e en tant que telle mais elle a √©t√© retenue comme version officielle . En effet, il y a la th√©orie de l'√©gr√©gore qui, selon un document r√©dig√© en Suisse sign√© Ourdek de 1985, d√©clare[r√©f. n√©cessaire] : ¬ę La destruction d'un √©gr√©gore ne peut √™tre obtenue que par la mort par le feu de ses membres vivants, la destruction des symboles qui le concr√©tisent ou s'y rattachent, ainsi que tous les √©crits qui y ont trait (rituel, archives, instruction, etc.). ¬Ľ Il s'agit d'un √©l√©ment occulte et classique (y compris en magie) de destruction par le feu du corps physique, du double en d√©truisant l'image et tout ce qui s'y rattache (ce qui est confi√© au feu perdure, ce qui est d√©truit par le feu l'est √† jamais). Ceci validerait plut√īt l'hypoth√®se d'une d√©cision concert√©e dans "le cercle int√©rieur" des d√©cideurs et ex√©cutants. Cette d√©cision aurait √©t√© prise pour √©viter "toute profanation" et tout "sacril√®ge" en terme occulte, lorsque les dirigeants se sont sentis menac√©s.

Suisse

  • Le 5 octobre 1994, 25 personnes sont retrouv√©es mortes √† Salvan, en Valais
  • Le 5 octobre 1994, 23 personnes sont retrouv√©es mortes √† Cheiry, dans le canton de Fribourg

Références

  1. ‚ÜĎ Cit√©e dans le rapport fran√ßais n¬į2468, mais non retenue dans la liste des sectes
  2. ‚ÜĎ l'Ordre du temple solaire, La Croix consult√© le 6 septembre 2011
  3. ‚ÜĎ Serge Pueyo, Ordre du temple solaire : les larmes de Tabachnik, Le Figaro, consult√© le 6 septembre 2011
  4. ‚ÜĎ Michel Tabachnik le troisi√®me homme TF1 news, avril 2001, consult√© le 18 juillet 2011
  5. ‚ÜĎ cf infra Bibliographie.
  6. ‚ÜĎ AFP, 26 octobre 2006: ¬ęLe cin√©aste Yves Boisset a affirm√© vendredi devant la cour d'appel de Grenoble que les enqu√™teurs travaillant sur l'Ordre du temple solaire (OTS) et la "tuerie-suicide" en 1995 de 16 adeptes de cette secte dans une for√™t du Vercors avaient n√©glig√© le c√īt√© "politico-mafieux" de l'affaire. "La police a n√©glig√© les relations de Jo Di Mambro, le chef de la secte, avec le personnel politique du d√©partement du Var et ses relations avec Jean-Louis Fargette (ancien parrain de Toulon tu√© en Italie en 1993) qui avait achet√© avec Di Mambro un terrain militaire", a d√©clar√© M. Boisset lors du proc√®s du chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik. Auteur d'un film intitul√© "les myst√®res sanglants de l'OTS" et diffus√© sur France 2, il a ajout√© que "l'ombre de Charles Pasqua tra√ģnait sur cette affaire" et que l'ancien ministre de l'Int√©rieur avait refus√© toute interview, sans donner d'autres pr√©cisions. M. Boisset, t√©moin cit√© par les parties civiles, a √©voqu√© aussi des trafics d'armes entre le Canada et l'Angola. Mais lorsqu'on lui demande si Michel Tabachnik, qui est le seul pr√©venu dans le proc√®s, a √©t√© m√™l√© √† ces trafics, il r√©pond non.[...] ¬Ľ sur prevensectes.com
  7. ‚ÜĎ ¬ę Le phosphore ne peut √™tre utilis√© que par une arme militaire de type lance-flammes. Sur les lieux du massacre, aucune arme de ce type n‚Äôa √©t√© retrouv√©e. L‚Äôusage du phosphore explique pourquoi il manquait des membres sur six des seize victimes ¬Ľ. Interview accord√©e √† France-Soir, 1er Octobre 2007

Liens ont été supprimés car ils étaient morts.

Bibliographie

  • Renaud Marhic, Enqu√™te sur les extr√©mistes de l'Occulte. De la loge P2 √† l'Ordre du Temple solaire, L'Horizon Chim√©rique, 1995, 254 pp. et L'Ordre du Temple solaire. Enqu√™te sur les extr√©mistes de l'Occulte II, √Čditions L'Horizon Chim√©rique, Bordeaux, 1996 (ISBN 2-907202-58-8)
  • Roger Facon, V√©rit√© et R√©v√©lations sur l'Ordre du Temple Solaire. Op√©ration Faut, chronique d'un massacre annonc√©, √Čditions Savoir pour √™tre, 1995.
  • Christophe Leleu, La Secte du Temple Solaire. Explications autour d'un massacre, Coll. Documents, Paris, Claire Vigne, 1995, 204 p.
  • Arnaud B√©dat, Gilles Bouleau et Bernard Nicolas, Les Chevaliers de la mort, TF1 √Čditions, 1996
  • Hermann Delorme, Crois et meurs dans l'Ordre du Temple Solaire, Favre, 1996, 191 p.
  • Maurice Fusier, Des Mots qui font des morts, √Čditions Pandora Publishing (ISBN : 2-9700386-0-9).
  • Thierry Huguenin, Le 54√®me, √Čditions Fixot [r√©cit d'un ancien membre de l'OTS].
  • Massimo Introvigne, Les Veilleurs de l'Apocalypse, Claire Vigne √Čditrice, 1996, 254 p.
  • Jean Vuarnet, Lettres √† ceux qui ont tu√© ma femme et mon fils, Paris, √Čditions Fixot, 1996, 204 p.
  • Serge Caillet, L'Ordre r√©nov√© du Temple. Aux racines du Temple solaire, Dervy, 1997, 225 p.
  • Michel Tabachnik, Bouc √©missaire. Dans le pi√®ge du Temple Solaire, pr√©face de Pierre Boulez, √Čditions Michel Lafon, 1997 (ISBN 2 84098 308 7).
  • Rosemarie Jaton, OTS : en qu√™te de v√©rit√©, pr√©face de Jacques Barillon, Slatkine, 1999, 364 p.
  • Arnaud B√©dat, Gilles Bouleau, Bernard Nicolas, L'Ordre du Temple Solaire : les secrets d'une manipulation, √Čditions Flammarion, 2000 (ISBN 2-08-067842-6)
  • Jean-Luc Chaumeil, L'Affaire de l'Ordre du Temple Solaire, ACM Edition, 2001, 295 p.
  • Maurice Fusier, Secret d'Etat ? Enqu√™te au coeur d'une secte... Ordre du Temple Solaire..., √©ditions des Traboules, 2006, 291 p. (ISBN : 2-915681-16-3)
  • Alain Vuarnet, Ma rage de vivre, √Čditions du Rocher 2007
  • Charles Dauvergne, Temple Solaire, un ex-dignitaire parle. Vingt ans au soleil du Temple, Descl√©e de Brouwer, 2008, 349 p. (ISBN : 978-2-220-06036-1)

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