Oran

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Oran
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie. Pour les autres significations, voir Oran (homonymie).
Oran

Vue d'Oran depuis le fort de Santa Cruz
Vue d'Oran depuis le fort de Santa Cruz

blason
Administration
Nom algérien Wahran
ÙˆÙ‡Ù€Ű±Ű§Ù†
Pays Drapeau d'AlgĂ©rie AlgĂ©rie
RĂ©gion Oranie
Wilaya Oran
DaĂŻra Oran
Code ONS 3101
Code postal 31000
Préfixe tel. 041
Président de l'APC Hassam Zinedine (2010-2012)
Budget 4,8 milliards de DA en 2008[c 1]
Culture et démographie
Population 674 273 hab. (31/12/2009[1])
DensitĂ© 10 536 hab./km2
Gentilé Oranais(e)
Saint patron Sidi el-Houari
GĂ©ographie
CoordonnĂ©es 35° 42â€Č 10″ N 0° 38â€Č 57″ W / 35.702788, -0.64925635° 42â€Č 10″ N 0° 38â€Č 57″ W / 35.702788, -0.649256
Altitudes min. 0 m — max. 429,3 [2] m
Superficie 64 km2
Voir la carte administrative
Oran
Voir la carte topographique
Oran
DZ-3101-Oran.svg
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oran.

Oran (en arabe ÙˆÙ‡Ű±Ű§Ù† Wahrān), surnommĂ©e « la radieuse Â» (en arabe Ű§Ù„ŰšŰ§Ù‡ÙŠŰ© El Bahia), est la deuxiĂšme ville d’AlgĂ©rie[3] et une des plus importantes du Maghreb. C'est une ville portuaire de la MĂ©diterranĂ©e, situĂ©e au nord-ouest de l'AlgĂ©rie, Ă  432 km de la capitale Alger, et le chef-lieu de la wilaya du mĂȘme nom, en bordure du golfe d'Oran. Oran a su prĂ©server son identitĂ© tout en s'imprĂ©gnant de l'influence de ses occupants successifs.

La ville est situĂ©e au fond d'une baie ouverte au nord et dominĂ©e directement Ă  l'ouest par la montagne de l'AĂŻdour, d'une hauteur de 420 mĂštres, ainsi que par le plateau de Moulay Abdelkader al-Jilani. L'agglomĂ©ration s'Ă©tend de part et d'autre du ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.

En 2008, la commune comptait 674 273 habitants[1], alors que la population de l'agglomĂ©ration d'Oran Ă©tait environ un million d'habitants[4].

Sommaire

GĂ©ographie

Situation

Oran se trouve au bord de la rive sud du bassin mĂ©diterranĂ©en ; elle se situe au nord-ouest de l'AlgĂ©rie, Ă  432 km Ă  l'ouest de la capitale Alger. La ville s'Ă©lĂšve au fond d'une baie ouverte au nord sur le golfe d'Oran ; elle est dominĂ©e Ă  l'ouest par la montagne de l'AĂŻdour (429 m d'altitude) qui la sĂ©pare de la commune de Mers-el-KĂ©bir. Au sud, elle est bordĂ©e par les communes d'Es Senia, par le plateau de Moulay Abdelkader al-Jilani (Moul el Meida), et, au sud-ouest, par une grande sebkha. La ville de Bir El Djir constitue sa banlieue est.

Oran, l'AĂŻdour, le port.
Oran et sa région.

Climat

Article dĂ©taillĂ© : climat mĂ©diterranĂ©en.

Oran bĂ©nĂ©ficie d'un climat mĂ©diterranĂ©en[5] classique marquĂ© par une sĂ©cheresse estivale, des hivers doux, un ciel lumineux et dĂ©gagĂ©[6]. Pendant les mois d'Ă©tĂ©, les prĂ©cipitations deviennent rares voire inexistantes, et le ciel est lumineux et dĂ©gagĂ©. L'anticyclone subtropical recouvre la rĂ©gion oranaise pendant prĂšs de quatre mois. En revanche la rĂ©gion est bien arrosĂ©e pendant l'hiver. Les faibles prĂ©cipitations (420 mm de pluie) et leur frĂ©quence (72,9 jours par an) sont aussi caractĂ©ristiques de ce climat.

Données climatiques à Oran.
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5 7 8 10 13 17 19 20 17 13 9 7 12
Température moyenne (°C) 10 12 13 15 18 21 24 25 23 18 15 12 17
Température maximale moyenne (°C) 15 16 18 20 22 26 29 30 28 23 20 16 22
Précipitations (mm) 60 50 50 30 20 0 0 0 10 30 60 70 420
Source : Weatherbase, statistiques sur 21 ans[7].
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
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16
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Temp. moyennes maxi et mini (°C) ‱ PrĂ©cipitations (mm)

Hydrographie

La sebkha d'Oran

La question de l'approvisionnement en eau a toujours joué un rÎle capital car les eaux dont la ville dispose ont toujours été de quantité insuffisante, et sont souvent trÚs chargées de sel[8]. En raison du faible taux de précipitation, les ressources souterraines n'offrent pas à la ville un moyen d'approvisionnement suffisant. En 2002, la wilaya d'Oran est parmi celles d'Algérie qui comptent le moins de forages. Seuls 18 forages en exploitation sont inventoriés[9].

Oran est alimentĂ©e en eau par plusieurs barrages notamment ceux du bassin hydrographique de l'Oued Tafna, situĂ© Ă  environ 80 km Ă  l'ouest de la ville[10] et sur le fleuve Cheliff Ă  environ 200 km Ă  l'est de la ville. Ce nouvel ouvrage, entrĂ© en fonctionnement en 2009, doit fournir annuellement 110 millions de m3 d'eau pour la wilaya d'Oran[11].

La wilaya d'Oran est Ă©galement Ă©quipĂ©e de plusieurs usines de dessalement et prĂ©voit la construction d'une unitĂ© Ă  Magtaa d'une capacitĂ© de 500 000 mÂł/jour[12],[13].

La grande Sebkha au sud d'Oran, dans le bassin hydrographique d'Oranie Chott Chergui, est soumise Ă  la Convention de Ramsar[14].Elle est alimentĂ©e par un rĂ©seau hydrographique complexe venant du Murdjajo au nord et du Tessala au sud. Ce rĂ©seau hydrographique fait l'objet de tractations entre les partisans du dĂ©veloppement des riches plaines agricoles environnantes d'une part et les dĂ©fenseurs de l'Ă©cosystĂšme d'autre part. La partie septentrionale de la Sebkha a tirĂ© profit de l’expansion et du dĂ©veloppement de la ville d’Oran et de son activitĂ© industrielle. Celle-ci est maintenant la source d'une pollution importante qui accentue la salinisation de la Sebkha. La partie mĂ©ridionale est au contraire faiblement exploitĂ©e et les infrastructures y sont peu dĂ©veloppĂ©es.

Le manque d'informations et d'études sur les eaux souterraines et de surface de ce lac ont poussé le MinistÚre des Ressources en Eau à commander en 2002 une étude globale autour de ce thÚme[15].

Faune et flore remarquable

Les flamands roses affectionnent particuliĂšrement la sebkha d'Oran.

La ville d'Oran ne recĂšle aucune zone d'intĂ©rĂȘt Ă©cologique particulier. À ses abords immĂ©diat l'AĂŻdour et la grande Sebkha prĂ©sentent une faune et une flore mĂ©diterranĂ©ennes caractĂ©ristiques.

Les flancs de l'Aïdour sont plantés en pin d'Alep sur une surface de 668 hectares[16]. On y rencontre également des figuiers de Barbarie et des agaves notamment aux abords immédiats du fort de Santa Cruz.

La grande Sebkha est constituée d'une fine pellicule d'eau salée dépourvue de végétation. Cependant, aux environs immédiats de la Sebkha se développe une végétation adaptée au climat sec et à la terre salée de la zone. On y trouve des suÊda maritimes, des juncus et de petites touffes de ChamÊrops humilis. Quelque rares tamaris poussent sur la rive.

Dans la rĂ©gion oranaise, la Sebkha semble ĂȘtre le lieu privilĂ©giĂ© des espĂšces migratrices venant de Gibraltar Ă  l'Ouest. C'est notamment le cas des limicoles, des grues et des flamants roses qui affectionnent particuliĂšrement les zones humides et de trĂšs faible profondeur. La prĂ©sence de flamants roses et de tadornes de Belon est particuliĂšrement dĂ©veloppĂ©e sur la Sebkha[17].

Topographie

La carte d'Oran en 1942 et ses relevés topographiques

Latitude : 35 Â° 691â€Č N - Longitude : O Â° 642â€Č W Altitude moyenne : environ 60 m

La ville s'Ă©tend de part et d'autre du ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert, au pied de l'AĂŻdour et sur une surface d'environ 75 kmÂČ[18]. La hauteur de la ville augmente de maniĂšre importante une fois passĂ©e la zone portuaire. Le front de mer est construit 40 m au-dessus des flots, les falaises de Gambetta culminent Ă  plus de 50 m. La ville monte en pente douce. Elle atteint 70 m sur le plateau de Kargentah, puis 90 m dans la proche banlieue de Es Senia[2].

La ville est essentiellement construite sur un plateau calcaire, le Murdjajo ainsi que ses abords sont fait d'une couche marno-diatomitique recouverte d'une complexe carboné[19].

Lieu dans la ville Altitude (m)
Port 0 m[2]
Falaises 50 m[2]
Kargentah 70 m[2]
Es Senia 90 m[20]
Sebkha 110 m[21]
AĂŻdour 429,3m[2]

Transports

Local

La ville dispose de moyens de transport limités, qui ne couvrent pas suffisamment les zones suburbaines. L'entreprise ETO (Entreprise du transport oranais) a acquis des bus neufs pour couvrir 70% de la demande, ce qui reste insuffisant au regard du nombre d'usagers et notamment d'étudiants qui fréquentent les deux grandes universités de la ville.

Cette situation Ă©voluera lors de la mise en Ɠuvre prochaine du tramway d'Oran. La ligne devrait comporter 31 stations rĂ©parties sur 17,7 kilomĂštres. Ses terminus seront Es-SĂ©nia au Sud, et Sidi Maarouf Ă  l'Est, et la ligne desservira le centre-ville (place du 1er Novembre). L'inauguration prĂ©vue en 2009 a dĂ» ĂȘtre retardĂ©e.

Une ligne de métro serait projetée pour 2014[22].

National et international

Les deux principaux moyens de transports pour rejoindre Oran sont l'avion et le bateau. L'aĂ©roport international Oran - Es Senia est Ă  12 km du centre-ville et des ferries assurent des liaisons depuis le port d'Oran vers les villes europĂ©ennes de Marseille, SĂšte, Alicante et AlmerĂ­a via les compagnies nationales AlgĂ©rie Ferries ou la SNCM.

Bien que reliée au réseau marocain, la gare ferroviaire ne dessert que des villes algériennes notamment Alger et Tlemcen. La frontiÚre terrestre algéro-marocaine est actuellement fermée.

En 2010 a Ă©tĂ© inaugurĂ© la plus longue ligne ferroviaire d'AlgĂ©rie, Oran-BĂ©char, qui s'Ă©tend sur 700 km[23]. Le troncon Tabia-BĂ©char a Ă©tĂ© construit et raccordĂ© au troncon dĂ©jĂ  existant, celui de Oran-Tabia. Avec une vitesse de 160 km/h, ce train permettra un dĂ©senclavement des populations de l'Ouest algĂ©rien et surtout du Sud-ouest algĂ©rien.

GĂ©ographie administrative

Arrondissements et quartiers

Article dĂ©taillĂ© : quartiers d'Oran.

Oran est divisĂ©e en douze arrondissements Ă©galement appelĂ©s « secteurs urbains Â». Chaque arrondissement ou secteur a sa propre antenne communale, administrĂ©e par un dĂ©lĂ©guĂ© communal Ă©lu qui gĂšre les affaires administratives, techniques, politiques et sociales.

Le quartier historique par excellence est Sidi El Houari que l'on appelle aussi « les bas quartiers Â». Il est considĂ©rĂ© comme « le vieux Oran Â» et recĂšle Ă  ce jour l'empreinte des diverses occupations qu'a connues la ville : espagnole, ottomane et française.

Arrondissements d'Oran

Les quartiers et arrondissements d'Oran.
Anciennes et nouvelles appellations des arrondissements d’Oran
Arrondissement Ancienne appellation Nouvelle appellation
1    Lamur El-Hamri
2    La Marine Hai Imam El-Houari
3    Protin Es-Saada
4    Saint-EugĂšne, Delmonte, Les Castors, Petit Lac Al-Maqarri
5    Medioni, Lyautey, Lamur, Saint-Hubert El-Hamri
6    Boulanger, Choupot, Magnan, SananĂšs El-Badr
7    Carteaux, Point du Jour, Gambetta, Falaises Es-Seddikia
8    Canastel El-Menzeh
9    Miramar, Bel Air, Saint-Pierre El-Emir
10    Maraval, Cuvelier, les Palmiers El-Othmania
11    CitĂ© Petit, Planteurs Bouamama
12    EckmĂŒhl, Saint-Antoine. Muhieddine

Arrondissement historique

L'arrondissement de Sidi El Houari est le centre historique de la ville. Il se situe au nord ouest de la ville, le long du Ras el AĂŻn, sur les flanc du Murdjadjo et donne sur la MĂ©diterranĂ©e. Il porte les traces du passage de plusieurs civilisations : espagnole, turque et française. On y trouve des fortifications espagnoles du XVIe siĂšcle, la mosquĂ©e du Pacha du XVIIIe siĂšcle, Cadi Boulahbal, saint patron de la ville, y est enterrĂ© dans un mausolĂ©e (Goubba) Ă©difiĂ© en 1793 par le Bey ottoman « le borgne Â» qui y a Ă©galement fait construire son palais. Enfin, on peut y voir l'ancienne prĂ©fecture française du XIXe siĂšcle boulevard Stalingrad.

Quartier La CalĂšre Basse et La CalĂšre Haute en Espagnol (La Calaira) arrondissements de Sidi El Houari qui est situĂ©e au pied du Djebel Murdjajo. Ce quartier construit par les Espagnols Ă©tait un ancien quartier de pĂȘcheurs au centre historique et patrimonial d’Oran dĂ©truit en 1980. L’historique d’Oran fait de La CalĂšre le premier quartier d’El Bahia.

Communes périphériques

Article dĂ©taillĂ© : Wilaya d'Oran.

La Wilaya d'Oran porte le numéro 31. Elle compte 25 communes périphériques à Oran qui en regroupent plus de la moitié de la population. Oran est la deuxiÚme ville d'Algérie, mais la plus grande commune en termes de population.

Oran capitale Ă©conomique de l’Oranie.

Agglomération oranaise

La métropole oranaise comporte plusieurs communes, dont deux, agglomérées à la ville.

Bir el-Djir constitue la principale ville dans la banlieue immĂ©diate Ă  l'est d’Oran hors des arrondissements. BaptisĂ©e Arcole Ă  l'Ă©poque coloniale, la commune est situĂ©e Ă  8 kilomĂštres du centre-ville. C'est une ville restĂ©e essentiellement agricole jusqu'Ă  la fin des annĂ©es 1980. Elle accueille aujourd'hui une population de 118 000 habitants, et devient un pĂŽle majeur de l’agglomĂ©ration oranaise. Elle abrite plusieurs siĂšges d’entreprises Ă  l'architecture moderniste comme les bĂątiments de Sonatrach, le nouvel Établissement Hospitalier Universitaire «1er novembre 1954», le Palais des CongrĂšs, des instituts d'enseignement supĂ©rieur et la Cour de Justice. On y projette la construction d'un stade olympique de 50 000 places.

La ville d'Es Senia est Ă©galement limitrophe d'Oran. Connue sous le nom de La SĂ©nia Ă  l'Ă©poque coloniale, elle est situĂ©e au sud, Ă  7 kilomĂštres du centre-ville. Elle abrite des zones industrielles, plusieurs instituts universitaires et centres de recherche comme le Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC)[24] ou le Centre d'Ă©tudes maghrĂ©bines en AlgĂ©rie (CEMA)[25], et l’aĂ©roport international. Elle sera le terminus du Tramway d'Oran.

Officiellement, le dĂ©veloppement de l’agglomĂ©ration oranaise, ou « Grand Oran Â» (ou encore Groupement Urbain d'Oran - G.U.O[26]), est dĂ©fini par un plan directeur d’amĂ©nagement et d’urbanisme dĂ©limitĂ© en 1998. Son pĂ©rimĂštre est constituĂ© dans les quatre communes d'Oran, Bir el Djir, Es Senia et Sidi Chami[4].

D'autres communes plus Ă©loignĂ©es font partie de l'aire d'attraction de la ville, sans toutefois faire partie de l'agglomĂ©ration. C'est notamment le cas de AĂŻn-el-Turk et de Mers el-KĂ©bir. La premiĂšre ville se situe au nord-ouest d’Oran Ă  15 km du centre d'Oran. Il s'agit d'une station balnĂ©aire qui comprend plusieurs Ă©difices hĂŽteliers et complexes touristiques. Le paysage de cette commune change grĂące aux nombreux projets entrepris : rĂ©seau autoroutier, stations balnĂ©aires, hĂŽpitaux, etc. À 8 km de cette commune se trouve la station balnĂ©aire des Andalouses.

La commune de Mers el-KĂ©bir se situe au nord-ouest d’Oran Ă  quelque 7 kilomĂštres du centre-ville. C'est le siĂšge de la marine nationale algĂ©rienne, et son port est une importante base navale.

À l'est d'Oran, se trouvent les villages de Canastel, Ain Franin et Kristel.

Toponymie

HĂŽtel de ville, avec les deux lions symboles de la ville

Selon l'explication la plus courante, Oran ou Wahran, est la forme duelle du mot arabe wahr (ÙˆÙ‡Ű±) « lion Â» et signifie donc « Deux Lions Â»[27] , la transcription de Wahran de l'arabe a donnĂ© Oran. Le nom arabe tend Ă  se dĂ©former en Wahren comme en attestent diverses chansons[28].

Il est toutefois possible que ce nom soit d'origine berbĂšre[29] et que la ville soit nommĂ©e d'aprĂšs un oued el-haran(Ouaran), cours d'eau dont le nom reçut diverses graphies au cours de l'histoire[29], Oued-Ouaran Ă©tait probablement la riviĂšre « oĂč les lions vont boire Â» [30].

Les derniers lions de cette cĂŽte mĂ©diterranĂ©enne furent chassĂ©s dans la montagne voisine d'Oran dĂ©nommĂ©e « montagne des Lions Â», Ă©galement connue sous les termes « Djebel Kar Â», le massif des amas de pierres[29]. Le nom français « montagne des lions Â» laisse penser que des lions y vivaient encore au dĂ©but du XIXe siĂšcle. Plusieurs Ă©pisodes de chasses ont Ă©tĂ© rapportĂ©s, tant par les Espagnols au XVIe siĂšcle[a 1] que par les Français jusque dans les annĂ©es 1840[a 2]. Les derniers Ă©vĂšnements liĂ©s Ă  des lions prĂšs d'Oran datent de 1939[a 2].

DiffĂ©rentes lĂ©gendes oranaises lient le nom de la ville avec des lions. Dans la lĂ©gende mystique, un lion fut aperçu sur la tombe du saint patron Sidi El Hourari[a 3]. Cependant, la tradition attribue le nom de la ville au songe du fils du Vizir de Cordoue :

« On raconte qu'un jeune homme, Djaffar fils du vizir de Cordoue, avait fui par la mer la tyrannie de son pĂšre opposĂ© Ă  son mariage avec la femme qu'il aimait. S'ensuit une histoire de tempĂȘte, de vision de deux lionceaux, de songes prĂ©monitoires, enfin de naufrage sur une superbe plage dĂ©serte qui ne pouvait pas s'appeler autrement, encore de nos jours, que la plage des Andalous[31]. Â»

— Pierrette Letourmy Aurin

Le nom Oran apparaßt pour la premiÚre fois dans un portulan génois en 1384[32].

Un village sĂ©parĂ© d'Oran et nommĂ© Ifri est signalĂ© sur les cartes jusqu'au XVIIIe siĂšcle[33]. Il est situĂ© contre l'AĂŻdour au sud d'Oran, dans ce qui est aujourd'hui le quartier des planteurs. Ifri signifie « la caverne Â»[29] en berbĂšre. Le toponyme est sans doute liĂ© aux nombreux abris dans les collines environnantes.

Histoire

Oran

De trĂšs nombreux ouvrages ont Ă©tĂ© consacrĂ©s Ă  Oran, une ville dont les auteurs et chercheurs reconnaissent « le caractĂšre insaisissable Â». Beaucoup d'Ă©crivains et d'historiens concluent qu'il faudrait des centaines de livres, peut-ĂȘtre, pour cerner toutes les subtilitĂ©s d'Oran, ce qui explique la profusion d'ouvrages sur la ville. Certains en racontent l'histoire Ă  travers les siĂšcles et en soulignent l'historicitĂ© ; d'autres narrent la vie quotidienne d'Oran et des Oranais[34].

Oran est un lieu de rencontre des cultures, qui conduit à l'effacement des origines. Il y a eu de la place dans cette ville pour toutes les professions de foi, et sans doute l'esprit de tolérance oranais vient-il des épreuves que la ville a endurées à travers les ùges. Le dialogue des civilisations s'y est affirmé malgré les drames d'une histoire mouvementée[35].

Oran avant Oran

Période préhistorique

Article dĂ©taillĂ© : Histoire des BerbĂšres.

Le site d'Oran fut un lieu d'activitĂ© humaine prĂ©historique comme l'ont rĂ©vĂ©lĂ©es les fouilles archĂ©ologiques entreprises aux XIXe et XXe siĂšcles. Les vestiges de plusieurs occupations humaines et prĂ©-humaines furent dĂ©couverts en Oranie. Les artefacts d'hominidĂ©s a Tighennif prĂšs de Mascara remontent Ă  400 000 ans, ainsi que les occupations de grottes du Cuartel, de Kouchet El Djir et des carriĂšres d'EckmĂŒhl remontant aux Ă©poques palĂ©olithique et nĂ©olithique.

Il y a environ 21 000 ans, le groupe des IbĂ©romaurusiens voit le jour. À 120 km au sud ouest d'Oran, dans la rĂ©gion d'Oujda, la grotte de Taforalt recĂšle le plus important gisement connu datant de cette Ă©poque. Cette civilisation se maintient et se rĂ©pand sur l'ensemble du Maghreb avant de se mĂ©tisser progressivement vers le neuviĂšme millĂ©naire avant notre Ăšre avec les populations capsiennes pour former les ancĂȘtres des BerbĂšres Touaregs (parfois appelĂ©s « hommes bleus Â» modernes).

Antiquité

L'installation dans la rĂ©gion des PhĂ©niciens dont on peut Ă©tudier l'immense nĂ©cropole des Andalouses date de la pĂ©riode punique entre le VIe et Ier siĂšcles av. J.-C..

Alors que les PhĂ©niciens avaient choisi la crique de Madagh Ă  l’ouest d’Oran pour y installer leur comptoir, les Romains prĂ©fĂ©rĂšrent dĂ©velopper le site de Portus Magnus Ă  40 kilomĂštres Ă  l’est, sur la ville actuelle de Bethioua[36]. Le port d'Oran ainsi que Mers-el-KĂ©bir Ă©taient connus sous le nom de Portus Divini (Port divin).

La rĂ©gion d'Oran, alors nommĂ©e Unica Colonia[37], est rĂ©putĂ©e pour sa douceur de vivre et sa prospĂ©ritĂ©[a 4]. De nombreuses statues antiques retrouvĂ©es dans l'oranais peuvent ĂȘtre vues au musĂ©e Ahmed Zabana. Au IIe siĂšcle, la rĂ©gion voit une immigration juive depuis la CyrĂ©naĂŻque et l'Égypte Ă  l'instar du reste du Maghreb[38],[39].

La prĂ©sence romaine induit vraisemblablement l'arrivĂ©e de chrĂ©tiens comme l'attestent de nombreux restes du IVe siĂšcle dont certains sont visibles au musĂ©e d'Oran[a 4]. C'est elle Ă©galement qui induit l'arrivĂ©e tardive des premiers Juifs, qui n'est bien attestĂ©e qu'au Bas-Empire, d'abord dans les villes du littoral[38].

Disparition de la Unica Colonia

À la chute de l'Empire romain, la ville s'Ă©teint sous les coups de l'occupation vandales en 445, de la reprise de la ville par les Byzantins en 533, de la peste Justinenne Ă  partir de 541, puis de la conquĂȘte arabe en 645[40].

Fondation d'Oran

Au dĂ©but du Xe siĂšcle, aprĂšs plusieurs siĂšcles d'abandon, il ne restait rien du Portus Divini. La situation dans la rĂ©gion est confuse et laisse les criques de cette cĂŽte sans aucune juridiction stable, ni aucun contrĂŽle officiel[a 5]. Le royaume Rostemides dominant la rĂ©gion est en proie aux combats contre les Fatimides et aux difficultĂ©s internes. Il n'est pas en mesure de dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts.

Pour les pouvoirs en place, la zone presque dĂ©serte d'Oran est d'un intĂ©rĂȘt secondaire et reste sans contrĂŽle.

D'autre part, les cĂŽtes du Maghreb Ă©taient utilisĂ©es pĂ©riodiquement par les marins de Pechina, alors sous domination d'Al Andalous, pour commercer avec le royaume Rostemides, sa proche capitale Tahert[a 6] et la ville de Tlemcen. Peu Ă  peu ces implantations devinrent permanentes. ParallĂšlement, les Ă©mirs omeyyades de Cordoue souhaitaient s’installer sur les cĂŽtes africaines. Aux premiers signes de dislocation de l’empire abbasside, les Arabes d’Andalousie, au faĂźte de leur puissance, choisirent de dĂ©velopper des comptoirs commerciaux sur la cĂŽte nord-africaine.

Ainsi Oran fut fondée en 902[41] par les marins Andalous Mohamed Ben Abou Aoun et Mohamed Ben Abdoun et un groupe de marins, appuyés par les émirs de Cordoue[32],[42]. Ils fondÚrent la ville pour commercer avec Tlemcen en développant l'occupation de la baie abritée de Mers el-Kébir.

PĂ©riode islamique

Peu aprĂšs sa fondation, Oran devient un objet de conflit entre Omeyyades de Cordoue et Fatimides. La ville est prise et reprise au cours d'un conflit qui durera de 910 Ă  1082[43]. DĂšs l'an 1000, la communautĂ© juive est prĂ©sente et structurĂ©e Ă  Oran[b 1]. À cette Ă©poque, la valeur stratĂ©gique d'Oran dĂ©passe celle d'Alger et de Tlemcen[5]. En 1077, la ville tombe sous le contrĂŽle du fondateur de la dynastie des Almoravides, Youssef Ibn Tachfin, et subit cette souverainetĂ© pendant 68 ans. En 1145, Oran est prise par les troupes Almohades de Abdl al Mumin Ibn Ali dĂ©jĂ  victorieuses Ă  Tlemcen, lorsque l'Ă©mir almoravide Ibrahim Ben Tachfin et sa favorite Aziza sont tuĂ©s lors de leur retraite en tombant avec leur cheval du haut d'une falaise de la montagne Murdjajo[a 7], alors qu'ils comptaient rejoindre le port de Mers el-KĂ©bir oĂč ils devaient embarquer pour l’Andalousie[44].

En arriÚre plan, Bordj El-Mehel (tour des Cigognes), ou Rozalcazar puis Chùteau-Neuf sous les Espagnols et les Français

Sous le rĂšgne almohade, la ville connait une longue pĂ©riode de stabilitĂ© et de prospĂ©ritĂ© de plus d'un siĂšcle au cours de laquelle sont dĂ©veloppĂ©s le port et des chantiers navals[32]. MalgrĂ© des persĂ©cutions sous les Almohades, la communautĂ© juive se dĂ©veloppe, et entre le XIIe siĂšcle et le XIVe siĂšcle, les Juifs de la MĂ©diterranĂ©e occidentale commercent avec les Juifs d'Oran[b 1].

L'empire almohade qui domine le Maghreb plusieurs dĂ©cennies s'Ă©miette peu Ă  peu pour finalement donner naissance Ă  trois dynasties locales : Hafsides en 1230, Zianides en 1235 et MĂ©rinides en 1258. Oran devient Zianide dĂšs 1228, quand elle tombe entre les mains de Yaghmurasen. Plus tard la ville est prise par les MĂ©rinides, et Abou El Hassan vient y rĂ©sider en 1347[45].

« En moins d'un demi-siĂšcle, dit M. L. Fey[46], Oran passa neuf fois sous diffĂ©rents pouvoirs... Ben-Abbad rĂ©ussit Ă  se maintenir Ă  la tĂȘte du gouvernement oranais, Ă  la condition qu'il se reconnaĂźtrait vassal du royaume hafside (1437) Â». Oran accueille dans ses murs Ă  cette Ă©poque, le cĂ©lĂšbre Mohammed IX al-Aysar, surnommĂ© le gaucher et quinziĂšme roi de Grenade, obligĂ© de fuir devant ses sujets insurgĂ©s. À la mort de Ben-Abbad, Oran obĂ©it aux Zianides de Tlemcen. Sous cette nouvelle domination, Oran jouit d'une grande prospĂ©ritĂ© ; elle devient le centre d'un commerce trĂšs actif et trĂšs Ă©tendu. Marmo et AlvarĂšs GomĂšs en rendent tĂ©moignage[46]. « L'ivoire, les dĂ©pouilles d'autruche, les peaux de bƓuf tannĂ©es, la poudre d'or, les cĂ©rĂ©ales Ă©taient d'inĂ©puisables sources de richesses pour les habitants, qui excellaient aussi dans la fabrication des Ă©toffes de laine et dans celle des armes blanches. Les VĂ©nitiens, les Pisans, les GĂ©nois, les Marseillais et les Catalans achetaient Ă  l'envi ces produits, Ă©coulant par contre des Ă©toffes, des verroteries, de la quincaillerie grossiĂšre et du fer. Â» Oran compte alors 6 000 maisons, des mosquĂ©es splendides, de vastes entrepĂŽts commerciaux et de nombreux superbes Ă©difices. Plusieurs Ă©difices remarquables datent de cette Ă©poque, comme les fortifications de Mers El KĂ©bir et probablement des donjons du Rozalcazar.

Au XIVe siĂšcle, Oran devient un centre intellectuel[45]. Plusieurs Ă©crivains y sĂ©journent et en vantent les attraits :

Carte des relations commerciales d'Oran au XIVe siĂšcle
  • Ibn Khaldoun : « Oran est supĂ©rieure Ă  toutes les autres villes par son commerce. C'est le paradis des malheureux. Celui qui arrive pauvre dans ses murs en repart riche Â»[47].
  • Al Idrissi : « Wahran est prĂšs du bord de la mer, elle fait face Ă  AlmĂ©ria sur la cĂŽte d'Andalousie dont elle est sĂ©parĂ©e par deux journĂ©es de navigation. Marsa El KĂ©bir est un port sans pareil sur tous les rivages de la BerbĂ©rie. Les navires d'Andalousie y viennent souvent. On trouve Ă  Wahran, des fruits Ă  profusion. Ses habitants sont des hommes d'action, puissants et fiers Â»[48].
  • Ibn KhĂ©mis : « Les deux villes frontiĂšres qui m'ont plu dans le Maghreb sont Oran de Khazer et Alger de Bologhine Â»[48],[49].
  • LĂ©on l'Africain : « Oran est une grande citĂ© bien fournie d'Ă©difices et de toutes sortes de choses qui sont sĂ©antes Ă  une bonne citĂ©, comme collĂšges, hĂŽpitaux, bains publics et hĂŽtellerie, la ville Ă©tant ceinte par ailleurs de belles et hautes murailles Â»[48].

Lors de la premiÚre expulsion en 1391 de juifs d'Espagne, les Séfarades prennent le chemin du Maghreb. En 1492, à la suite du décret de l'Alhambra, Séfarades et Marranes embarquent dans 25 navires au port de Santa Maria à Cadix à destination d'Oran[b 1].

À cette Ă©poque, Oran est une RĂ©publique maritime, une citĂ©-État se comportant en principautĂ© dĂ©tachĂ©e du royaume zianide[5]. La ville est en guerre contre les souverains de Tlemcen et les habitants refusent d'avoir un gouverneur au sein de la citĂ©. Ils choisissent chaque annĂ©e un Juge Souverain ainsi que des assesseurs pour le gouvernement de la ville. Les pouvoirs de la cour de Tlemcen sont limitĂ©s Ă  la perception de l'impĂŽt[50].

À partir de 1493, Oran accueille un nombre important de rĂ©fugiĂ©s grenadins chassĂ©s par la Reconquista. L'envie de vengeance, de reconquĂȘte, et le grand nombre de rĂ©fugiĂ©s vont faire de la cĂŽte algĂ©rienne le point de dĂ©part d'un grand nombre d'attaques contre l'Espagne chrĂ©tienne. Au dĂ©but du XVIe siĂšcle, les Rois Catholiques au sommet de leur puissance, vont ordonner en retour l'annexion de nombreux ports d'AlgĂ©rie.

L'appui militaire ottoman chasse les Espagnols de tous les ports conquis, Ă  l'exception de ceux d'Oran (1509-1708) et de Mers el-KĂ©bir (1505-1792)[51].

PĂ©riode espagnole

Au mois de juillet 1501, quatre ans avant les Espagnols, les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses[52]. Il faut attendre le débarquement de Mers-el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la premiÚre expédition organisée contre Oran.

Oran compte alors 6 000 feux, soit environ 25 000 habitants. Au lendemain de sa chute, le 17 mai 1509, Oran est dĂ©sertĂ©e de ses habitants et totalement occupĂ©e par les troupes espagnoles. « C'est la plus belle ville au monde Â», s'Ă©crie le cardinal JimĂ©nez de Cisneros aprĂšs avoir vu la ville qu'il vient d'annexer pour le compte des Rois Catholiques[a 8]. Cette mĂȘme annĂ©e, il fait construire sur les ruines de la mosquĂ©e Ibn El Beitar l'Ă©glise Saint-Louis qui domine la vieille ville.

Lampe nasride pillée d'une mosquée d'Oran par les Espagnols.
DĂ©barquement des Morisques au port d'Oran (1613, Vicente Mestre).

En 1554, le gouverneur comte d'Alcaudete fait alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs alors installés à Alger, et parvient à maintenir la présence espagnole.

Les Espagnols procĂšdent Ă  des travaux de restauration de la forteresse destinĂ©e Ă  loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontĂ©e de fortes tours espacĂ©es entre elles, du chĂąteau proprement dit, ou casbah Â». Le gouverneur espagnol « Ă©tablira son quartier gĂ©nĂ©ral dans ce donjon Â»[53]. Au XVIe siĂšcle, les Espagnols font d’Oran une place forte et construisent une prison sur un Ă©peron rocheux prĂšs de la rade de Mers El Kebir, avant que le marquis de Santa Cruz n'entreprenne en 1563 la construction d'un fort Ă  son nom au sommet de l'AĂŻdour, baptisĂ© Murdjadjo par les nouveaux maĂźtres de la ville[54]. En 1568, la ville reçoit la visite de Don Juan d’Autriche.

À partir de 1609, Ă  la suite d'un dĂ©cret d'expulsion d'Espagne, plusieurs vagues de Morisques dĂ©barquent Ă  Oran et beaucoup s'Ă©tablissent dans les environs[55]. En 1669 c'est au tour des Juifs, traitĂ©s d'ennemis de la religion, d'ĂȘtre expulsĂ©s des quartiers de Ras El Ain et du Ravin Blanc. Certains s'Ă©tablissent dans la montagne de La Corniche SupĂ©rieure.

MalgrĂ© ses fortifications, la ville est l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied mĂȘme des remparts. En 1707, Moulay IsmaĂŻl, sultan du Maroc ayant tentĂ© d'en forcer la dĂ©fense du Rocalcazar, voit son armĂ©e dĂ©cimĂ©e[rĂ©f. nĂ©cessaire]. En 1708, le Bey turc Mustapha Ben Youssef annexe la ville qui devient pratiquement dĂ©serte. Les Espagnols la rĂ©cupĂšrent en 1732. Oran retrouve alors pour quelques annĂ©es une croissance continue qui l'oblige Ă  se dĂ©velopper hors de ses murs. Les remparts sont peu Ă  peu dĂ©molis. En 1770, Oran compte 532 maisons particuliĂšres et 42 Ă©difices, une population de 2 317 personnes plus 2 821 dĂ©portĂ©s libres qui vivent du nĂ©goce. Entre 1780 et 1783,Charles III d'Espagne propose Ă  l’Angleterre d’échanger Oran contre Gibraltar. Mais en 1790 un tremblement de terre et l'incendie qui s'ensuit font plus de 3 000 victimes et dĂ©truisent complĂštement la ville.

La ville est devenue trop pĂ©rilleuse et trop onĂ©reuse Ă  reconstruire et Ă  dĂ©fendre pour le roi d'Espagne Charles IV ; il entame des discussions de plus d'un an avec le Dey d'Alger pour la lui cĂ©der. AprĂšs un long siĂšge et un nouveau tremblement[rĂ©f. nĂ©cessaire] de terre qui dĂ©sorganise les dĂ©fenses espagnoles, un traitĂ© est signĂ© le 12 septembre 1791 et les Espagnols Ă©vacuĂšrent la ville l'annĂ©e suivante. Le Bey de Mascara Mohamed Ben Othman, dit Mohamed El KĂ©bir, prend possession d'Oran.

PĂ©riode ottomane

Article dĂ©taillĂ© : RĂ©gence d'Alger.
Carte de la baie d'Oran en 1725 d'aprĂšs le cartographe hollandais Johannes van Keulen

AprÚs une premiÚre annexion de la ville entre 1708 et 1730, le Dey d'Alger négocie entre 1790 et 1792 la cession de la ville et en fait la capitale du Beylik occidental jusqu'en 1830 au détriment de Mascara.

Le 8 octobre 1792, il accorde diverses faveurs aux Juifs pour qu’ils se rĂ©installent Ă  Oran. En 1793 s'achĂšve la construction de la MosquĂ©e du bey Mohamed el KĂ©bir, qui servit de MĂ©dersa et de cimetiĂšre familial au bey. En 1793 toujours, le bey fait Ă©difier le mausolĂ©e (Goubba) du saint patron de la ville au nom de Cadi Boulahbal. En 1794, des pĂšlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle Ă©pidĂ©mie de peste et la ville redevient pratiquement dĂ©serte.

En 1796, la mosquée du Pacha, nommée en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger, est construite par les Turcs avec l'argent provenant du rachat des prisonniers espagnols, aprÚs le départ définitif de ces derniers.

Colonisation française

Article connexe : Prise d'Oran.
Article connexe : AlgĂ©rie française.

Occupation de la ville

Article connexe : ConquĂȘte de l'AlgĂ©rie.
Armoiries de la ville d'Oran pendant l'administration Française.
La façade maritime d'Oran.

Le 4 janvier 1831, Le gĂ©nĂ©ral comte Charles-Marie Denys de DamrĂ©mont, chef de l'expĂ©dition entre dans Oran qui porte encore les stigmates du tremblement de terre de 1790 qui l'a en grande partie dĂ©truite. Le 17 aoĂ»t, le gĂ©nĂ©ral Faudoas y installe une garnison, dont le 4e bataillon de LĂ©gion Ă©trangĂšre et fait de la ville la tĂȘte de ligne de la pĂ©nĂ©tration du Sud Oranais. Un premier recensement de 1831 indique que la ville compte 3 800 habitants dont 3 531 juifs formant une Ă©crasante majoritĂ©. Les premiĂšres mesures de l'administration militaire sont de raser les habitations qui masquent la vue Ă  l'Est entre ChĂąteau Neuf et le Fort Saint Philippe, puis au coteau du Ras El Ain pour rĂ©duire les risques d'embuscades.

À partir du 17 avril 1832, des combats sporadiques Ă©clatent entre les troupes de la garnison, sous les ordres du gĂ©nĂ©ral Boyer et des rebelles commandĂ©s par Mahi el Din et son fils Abd el-Kader. Le 11 novembre une attaque de grande envergure est repoussĂ©e par la garnison commandĂ©e par le chef de bataillon Cros Avenas. Des tribus de la rĂ©gion de Mascara proclament Abd El Kader, fils de Mahi el Din, sultan des Arabes Ă  24 ans; il dirige le soulĂšvement contre la conquĂȘte coloniale française.

DĂšs 1834, celui-ci commence son Ɠuvre avec le traitĂ© Desmichels, puis Ă©tend son emprise lorsqu'en mai 1837 le TraitĂ© de Tafna lui reconnaĂźt le titre d’Émir et consacre son autoritĂ© sur la majeure partie des provinces algĂ©roises et oranaises, aux exceptions des villes d'Oran, Mostaganem et Arzew. Abd El Kader groupe ses territoires, assied sa puissance politique et unifie administrativement les populations dans un sens Ă©galitaire et populaire contre les Français.

Le 31 janvier 1838, la ville est érigée en commune de plein exercice.

DĂ©veloppement et peuplement

Place 1er novembre (ex. Place d'armes)

Entre 1841 et 1847, le gĂ©nĂ©ral LamoriciĂšre rĂ©organise la ville par la crĂ©ation de quartiers (village nĂšgre, ville nouvelle), le dĂ©placement de populations autochtones, puis l'adaptation de la ville Ă  la politique de colonisation de peuplement. C'est ainsi qu'Oran voit une vague d'immigration europĂ©enne : 47 300 Français venus d'Alsace, des Vosges, du DauphinĂ© et du sud de la France, 31 000 Espagnols, 8 800 Maltais, 8 200 Italiens et 8 600 Suisses et Allemands. La ville est dĂ©cimĂ©e par une grave Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra (du 11 octobre au 17 novembre 1849, 1 817 dĂ©cĂšs sont dĂ©clarĂ©s Ă  l’état civil) avant de recevoir dix ans aprĂšs une vague de migrants juifs de TĂ©touan.

Devant la rapide croissance d'Oran le développement d'un port adapté à l'envergure de la ville est décidé. Les premiers travaux commencent en 1848. Ils ne finiront que lors de la décolonisation, en 1962, et donnent son aspect actuel au port.

L'empereur NapolĂ©on III sĂ©journe en 1865 Ă  l'HĂŽtel de la Paix[b 2] et offre la nationalitĂ© française aux Juifs et Musulmans, ainsi qu'aux Ă©trangers justifiant de trois annĂ©es de rĂ©sidence en AlgĂ©rie[56]. Ce dĂ©cret provoque des rĂ©sistances parmi les colons et il faudra attendre le dĂ©cret CrĂ©mieux du 24 octobre 1870 pour permettre Ă  37 000 Juifs d'AlgĂ©rie de passer du statut de sujet français Ă  celui de citoyen. Comme en mĂ©tropole, Oran suit Ă  cette pĂ©riode le dĂ©veloppement de l'antisĂ©mitisme politique.

Tournant du siĂšcle

À partir de 1890, la ville connait une croissance continue. La ville dĂ©passe les 100 000 habitants au changement de siĂšcle. À l'Ă©troit Ă  l'intĂ©rieur de ses remparts, elle sort de ses limites, se dĂ©veloppe sur le plateau vers Karguentah. De nombreux faubourgs se crĂ©ent : Saint-Antoine, Eckmuhl, Boulanger, Delmonte, Saint-Michel, Miramar, Saint-Pierre, Saint EugĂšne, Gambetta. Elle devient le lieu d'une activitĂ© intense :

  • dans les jardins de l’orphelinat de Misserghin, le pĂšre ClĂ©ment crĂ©e la clĂ©mentine en 1892 ;
  • en 1930, le Port d’Oran dĂ©passe en tonnage celui d’Alger ;
  • entre1930 et1932, plusieurs records aĂ©riens mondiaux de durĂ©e et de distance en circuit fermĂ© sont Ă©tablis sur l'aĂ©rodrome d'Es Senia.

Oran est la cinquiĂšme ville de France[a 9].

Débarquement des troupes américaines à Oran.

Seconde Guerre mondiale

Article dĂ©taillĂ© : Seconde Guerre mondiale.

Pendant la Seconde Guerre mondiale Oran est le lieu de plusieurs Ă©vĂšnements majeurs. Le 3 juillet 1940 a lieu la bataille de Mers el Kebir. Une escadre britannique attaque une escadre française au mouillage. Cette canonnade entraĂźne la perte du cuirassĂ© Bretagne. Le croiseur de bataille Dunkerque, le cuirassĂ© Provence et le contre-torpilleur Mogador sont mis hors de combat. Ce combat cause la mort ou la disparition de 1 297 marins ainsi que 351 blessĂ©s.

Le 8 novembre 1942, se dĂ©roule Ă  Alger, Casablanca et Oran, l'opĂ©ration Torch. AprĂšs 2 jours de durs combats entre les forces de Vichy et les alliĂ©s, dont la supĂ©rioritĂ© en hommes et en matĂ©riels est Ă©crasante, Oran capitule le 10 novembre. Le mĂȘme mois, les AmĂ©ricains dĂ©barquent dans la baie, point de dĂ©part de la campagne d’Italie.

En 1942, les habitants de l’Est d’Oranie fuient en masse vers la ville d’Oran. La ville incapable de les accueillir devient insalubre, et les migrants sont surnommĂ©s ChĂ©ragas[57]. En 1943, le cafĂ© El-Widad est crĂ©Ă© par un groupe de militants nationalistes en plein centre-ville europĂ©en. Cet Ă©tablissement va jouer un important rĂŽle dans le dĂ©veloppement du patriotisme algĂ©rien. Au fil du temps, il devient un centre de regroupement des diffĂ©rentes tendances reprĂ©sentatives des partis indĂ©pendantistes de l'Ă©poque.

AprÚs guerre et prémisses de la guerre d'Algérie

AprĂšs les Massacres de SĂ©tif et Guelma, le 8 mai 1945, les familles oranaises adoptent des orphelins venus de l’est du pays. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, et Ă  la veille de la guerre d'AlgĂ©rie, Oran est dĂ©mographiquement la ville la plus europĂ©enne de l'AlgĂ©rie ; c'est aussi celle oĂč la population d'origine espagnole a la plus forte prĂ©pondĂ©rance numĂ©rique. En 1948, la ville compte 352 721 habitants. La population oranaise originaire d'Espagne est estimĂ©e Ă  65 % du total des EuropĂ©ens, eux-mĂȘmes plus nombreux que les musulmans[58].

En mars 1949, Ahmed Ben Bella et Hocine AĂŻt Ahmed, responsables du PPA, prĂ©parent depuis « l'hĂŽtel de Paris Â» le cambriolage de la poste d’Oran. Ce vol rapporte 3 070 000 francs et sert de trĂ©sor de guerre initial au FLN.

Quant Ă  la population de la ville, selon Benjamin Stora :

« Il serait erronĂ© de considĂ©rer ceux que l’on appellera plus tard les « pieds-noirs Â» comme un « peuple Â» homogĂšne. TrĂšs souvent, par leur situation sociale, ils se heurtent Ă  une couche sociale constituĂ©e de gros propriĂ©taires fonciers. Mais en dĂ©pit de ces oppositions, ils sont unanimes, et particuliĂšrement Ă  Oran, oĂč ils sont majoritaires, Ă  dĂ©fendre leurs privilĂšges, qui rendent le plus petit fonctionnaire français supĂ©rieur Ă  n’importe quel AlgĂ©rien musulman. Leur unitĂ© est due Ă  une peur commune de la majoritĂ© musulmane[59]. Â»

Si la troisiĂšme rĂ©publique excluait de la politique les « indigĂšnes Â» [60], ce statut est aboli en trois temps par la quatriĂšme rĂ©publique qui leur reconnait pleinement l'accĂšs Ă  la nationalitĂ© le 7 avril 1946, puis impose l'annĂ©e suivante l'Ă©galitĂ© politique et l'Ă©gal accĂšs aux emplois du service public. Bien que l'application de la loi ne soit pas complĂšte[61], la situation politique Ă©volue avec l'Ă©lection de dĂ©putĂ©s « indigĂšnes Â» Ă  Oran. Une des figures les plus importante est ChĂ©rif Sid Cara, dĂ©putĂ© Oranais qui devient sĂ©nateur, secrĂ©taire d'Ă©tat, puis coprĂ©sident du comitĂ© de salut public algĂ©rien avec le gĂ©nĂ©ral Massu.

Guerre d'Algérie

Article dĂ©taillĂ© : Guerre d'AlgĂ©rie.
Larbi Ben M'Hidi, commandant de la willaya d'Oran
Ahmed Zabana

Le 1er mai 1952 des émeutes troublent la tranquillité de la ville.

« En 1954, la droite et la gauche se disputent ainsi comme dans n’importe quelle grosse ville française. Sans vraiment prĂȘter attention Ă  l’électorat "indigĂšne". Â»

— Benjamin Stora[62]

Le 1er novembre 1954 marque le dĂ©but officiel de la Guerre d'AlgĂ©rie. Larbi Ben M'Hidi commande la Wilaya v qui englobe toute l'Oranie. À cette Ă©poque le FLN dispose de 50 Ă  60 hommes dans l'Oranie[63]. Il laisse le commandement de la Wilaya Ă  Boussouf au dĂ©but de l'annĂ©e 1957[64]. Ahmed Zabana fut dĂ©signĂ© responsable de la zone de Zahana (Saint Lucien) 32 km dans la banlieue d'Oran. Il est chargĂ© de prĂ©parer la rĂ©volution avec le nĂ©cessaire en hommes et munitions[65]. Le 2 novembre 1954, quelques jours aprĂšs son retour d'Égypte, Zeddour Mohamed Brahim Kacem (fils de Si Tayeb Al Mahaji), stratĂšge de la rĂ©volution algĂ©rienne, est arrĂȘtĂ© avec un responsable du mouvement nationaliste au Caire.

Le 8 novembre 1954, dans les environs d'Oran se dĂ©roule la bataille de Ghar Boudjelida douar Chorfa Ă  El Gaada 40 km dans la banlieue d'Oran, au cours de laquelle Ahmed Zabana est capturĂ© aprĂšs avoir Ă©tĂ© atteint de deux balles. Il est incarcĂ©rĂ© Ă  la prison d'Oran, puis transfĂ©rĂ© Ă  la prison Barberousse (Serkadji) avant d'ĂȘtre exĂ©cutĂ© le 19 juin 1956[66]. Il fut le premier condamnĂ© Ă  mort de la Guerre d'AlgĂ©rie[67]. Deux ans plus tard, Cheriet Ali ChĂ©rif est le dernier combattant Ă  ĂȘtre exĂ©cutĂ© par la guillotine.

Le 26 juin 1956, le 14e R.C.P. de Toulouse dĂ©barque Ă  Oran. La flotte basĂ©e Ă  Mers el Kebir participe Ă  l'interception de plusieurs cargaisons d'armes livrĂ©es depuis le bloc soviĂ©tique, notamment Ă  l'arraisonnement de l'Athos le 16 octobre 1956[63]. Lors de la visite du gĂ©nĂ©ral de Gaulle en AlgĂ©rie, entre le 9 et le 13 dĂ©cembre 1959, les violentes manifestations dans la ville provoquent plusieurs morts. Le « non Â» au rĂ©fĂ©rendum de 1961 sur la paix en AlgĂ©rie provoque un Ă©tat de siĂšge. Des incidents fomentĂ©s par le FLN Ă©clatent Ă  Oran. Ils font 25 morts. Les EuropĂ©ens quittent les quartiers musulmans.

Dans la ville à majorité européenne, l'OAS est particuliÚrement violente et s'attaque à la population d'Oran y compris les Européens en désaccord avec elle. La ville est l'ultime refuge de l'organisation. En décembre 1961, elle tue le colonel Rançon, chef du 2e Bureau d'Oran. Alors qu'en 1962 les Français ont accepté par référendum le principe de l'autodétermination de l'Algérie, les affrontements entre musulmans et Européens éclatent à Oran. Le 13 janvier 1962, un commando OAS exécute 3 membres du FLN dans la prison d'Oran, le lendemain, 4 fugitifs sont assassinés[68].

Au printemps et durant l’étĂ©, les EuropĂ©ens et les Musulmans pro FLN se livrent aux pires horreurs de la guerre d’AlgĂ©rie : de sanglants combats opposent les forces de l’ordre et les membres de l’OAS. Le 26 juin, ces derniers incendient le port d'Oran et font exploser 2 voitures piĂ©gĂ©es dans les quartiers musulmans. On dĂ©plore 23 morts et 32 blessĂ©s. Le mois suivant, des incidents entre l'OAS et les forces de l'ordre Ă©clatent en marge de l'arrestation du chef de l'organisation en Oranie, le gĂ©nĂ©ral putchiste Edmond Jouhaud. Quatre jours plus tard, cette organisation tente de soulever les EuropĂ©ens pour chasser les AlgĂ©riens d'Oran. Fin avril, une bataille Ă©clate entre les gendarmes et l'OAS. Le 14 juin, le gĂ©nĂ©ral Ginestet et le mĂ©decin-colonel Mabille sont assassinĂ©s. Trois jours plus tard, l'OAS capitule Ă  Oran[63].

Indépendance

Le 5 juillet 1962, alors que toute l'AlgĂ©rie fĂȘte son indĂ©pendance, un drame se dĂ©roule Ă  Oran, c'est le massacre d'Oran[69]. La foule se lance dans un massacre vengeur d'occidentaux. Le gĂ©nĂ©ral Katz refuse d'intervenir. Le lieutenant Rabah Kheliff, musulman de 29 ans Ă  la tĂȘte de 300 soldats, pose un ultimatum Ă  un dĂ©tachement de l'ALN et rĂ©ussit Ă  libĂ©rer 400 des EuropĂ©ens retenus en otage. CondamnĂ© Ă  mort par le FLN, il se rĂ©fugie en France[70],[71].

Les accords d'Évian prĂ©voient la location de la base navale de Mers El-KĂ©bir et de ses annexes militaires pour 15 ans. Elle sera rĂ©trocĂ©dĂ©e en 1967.

Le 17 juin 1965, Oran abrite le match amical du siĂšcle opposant l'AlgĂ©rie au BrĂ©sil, jouĂ© au Stade Ahmed Zabana devant 60 000 spectateurs. Ahmed Ben Bella, le premier PrĂ©sident de la rĂ©publique algĂ©rienne, et ancien joueur de l'Olympique de Marseille, est prĂ©sent.

Durant les annĂ©es 70 l’industrie pĂ©troliĂšre s’est installĂ©e Ă  Arzew. Les autoritĂ©s de l'Ă©poque dĂ©tournent une partie des eaux du barrage de la Tafna vers la zone industrielle et le port d’Arzew situĂ© Ă  50 km de la ville d’Oran pour assurer les exportations de pĂ©trole et de gaz, privant la capitale de l'Ouest algĂ©rien d'une grande quantitĂ© d'eau douce.

Au dĂ©but des annĂ©es 80, les autoritĂ©s ont dĂ©moli illĂ©galement le quartier de La CalĂšre (La Calaira en espagnol). C'Ă©tait un quartier situĂ© au pied du Murdjajo et construit par les Espagnols lors de leur prĂ©sence dans la ville. Cet ancien quartier de pĂȘcheurs du centre historique et patrimonial d’Oran Ă©tait considĂ©rĂ© comme le plus ancien quartier d’El Bahia.

La quasi-totalitĂ© des grandes salles de cinĂ©ma ferment leurs portes. C'est le cas de «l'Empire», «l'Escurial», «le RĂ©gent», «le ColisĂ©e», «le Balzac», «le Lynx», «le Club» et «le Century». Les cinĂ©mas des quartiers subissent rapidement le mĂȘme sort. Ils sont tous fermĂ©s et convertis Ă  des activitĂ©s artisanales et commerciales. C'est le cas des cinĂ©mas de quartier «Le Mondial» (Choupot), «Luxe» (Lamur),« Magique» (Saint-Antoine), «Lido» (Gambetta), «capitole» (Boulanger), «Alcazar» et «Olympia» (Saint-EugĂšne), «Studio» (Saint-Pierre).

Tahtaha (place populaire de Mdina Djdida)
Article dĂ©taillĂ© : Guerre civile algĂ©rienne.

Le début des années 90 voit une vie politique dominée par les conservateurs religieux. La victoire du FIS en décembre 1991 au premier tour des élections législatives, puis l'annulation du scrutin au lendemain du vote, mÚneront à des manifestations politiques de toutes tendances à Oran comme dans le reste de l'Algérie.

À partir de 1992 dĂ©bute une longue pĂ©riode de violences. Elle oppose l'État aux ultra-conservateurs religieux qui forment des groupes armĂ©s. Oran est relativement prĂ©servĂ©e de ces violences qui dĂ©chirent le pays. Elle verra nĂ©anmoins certains de ses cĂ©lĂšbres citoyens tuĂ©s Ă  cause de l'intolĂ©rance : Abdelkader Alloula, considĂ©rĂ© dans tout le Maghreb comme l'un des plus populaires dramaturges, est assassinĂ© le 10 mars 1994 ; le 29 septembre de la mĂȘme annĂ©e, Cheb Hasni, Roi du RaĂŻ, est Ă  son tour la victime de terroristes.

DĂ©mographie

Évolution de la population

Population totale

À la veille de la colonisation française, il y avait Ă  peine 18 000 habitants Ă  Oran et dans ses faubourgs. Alors que, pendant ses pĂ©riodes fastes, la ville ne semble pas avoir accueilli plus de 30 000 habitants[b 3], la population oranaise double ce chiffre seulement 50 ans aprĂšs l'arrivĂ©e des Français. Moins de 70 ans aprĂšs le dĂ©but de la colonisation, Oran passe le cap des 100 000 personnes pour devenir la cinquiĂšme ville française. Une grande partie des europĂ©ens installĂ©s Ă  Oran sont en rĂ©alitĂ© d'origine espagnole[72]. Au dĂ©but du XXIe siĂšcle, elle est l'une des grandes agglomĂ©rations du Maghreb et se rapproche rĂ©guliĂšrement de 1 000 000 d'habitants intramuros.

Depuis 1831, la population ne connait qu'une seule phase de contraction importante : lors de la guerre d'AlgĂ©rie, aprĂšs les accords d'Évian, la population europĂ©enne abandonne la ville. La moitiĂ© d'Oran se retrouve alors dĂ©sertĂ©e et les logements laissĂ©s vides sont rapidement rĂ©investis aprĂšs l'indĂ©pendance.

Population de la commune d'Oran de 1831 Ă  2010
1831 1876 1886 1896 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1948 1953 1954
18 000 45 640 63 929 80 981 101 009 118 023 138 212 145 183 187 981 217 819 352 721 415 299 457 972
1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010
286 000 305 000 325 000 385 000 466 000 537 000 604 000 647 000 675 000 706 000 765 000 852 000
Recensements avant 1955[b 3] ; recensements Ă  partir de 1955[73].

Évolution des populations à Oran

Évolution de la population Ă  Oran. On note clairement la pĂ©riode de la guerre d'AlgĂ©rie en 1954

DĂšs 1832 la ville est trĂšs majoritairement europĂ©enne. Le recensement de 1921 compte 138 212 habitants dont 20 059 AlgĂ©riens et 118 153 EuropĂ©ens, soit plus 85% d'EuropĂ©ens.

ConsĂ©quence de la loi d'immigration de 1889, la population augmente rapidement. Quarante ans aprĂšs, en 1961, le chiffre total de la population passe Ă  433 000 personnes. Mais alors que la population europĂ©enne a Ă  peine doublĂ©, augmentant Ă  213 000 personnes, la population algĂ©rienne est multipliĂ©e par onze en passant Ă  220 000 personnes. Si Oran reste en 1954 la plus europĂ©enne des villes d'AlgĂ©rie avec 64,5% de sa population europĂ©enne dont une majoritĂ© d'Espagnols, elle attire les populations du Sud. En 1961, le rapport de force dĂ©mographique est lĂ©gĂšrement inversĂ© en faveur des populations algĂ©riennes et Oran doit sa croissance dĂ©mographique beaucoup plus aux AlgĂ©riens, qui ont rĂ©cupĂ©rĂ© les maisons abandonnĂ©es par les EuropĂ©ens[74].

À la veille de la guerre d'AlgĂ©rie Anne-Marie Duranton-Crabol[75] affirme que « Oran Ă©tait donc une ville europĂ©enne. Â» , suivant en cela Benjamin Stora[76]. Ce rapport dĂ©mographique explique selon elle la forme particuliĂšre que revĂȘtit ici la violence de la guerre d'AlgĂ©rie. Michel Coquery note qu’« Oran [...] s’était crue longtemps une ville seulement europĂ©enne. En moins de vingt ans, elle est devenue une ville oĂč la population musulmane est plus nombreuse que celle de Constantine Â»[77]. Ses estimations contredisent les idĂ©es reçues.

Le dĂ©but de la guerre d'AlgĂ©rie provoque le dĂ©part de 200 000 EuropĂ©ens, les populations investissent la ville coloniale ; c'est la fin d'une dualitĂ© de la population oranaise. Dans un premier temps, l'appropriation est seulement physique et dĂ©mographique[78].

Population actuelle

Origine de la population actuelle

Une étude en 2007[79] sur un échantillon de 102[80] individus a été effectuée et révÚle que les populations algériennes et oranaises étaient pour plus de 78% d'origine berbÚre ou moyenne-orientale. La dualité de la population de l'époque coloniale n'existe plus.

Origines berbÚres Moyen-Orient européen Sub-Saharien Non classés Total
pourcentage de la population 50,9% 27,4% 12,8% 7,8% 1,1% 100%

Pyramide des Ăąges

Autres points notables

Le taux le plus faible de consanguinité en Algérie, a été enregistré à Oran avec un taux de 18,5%[81].

Administration

Liste des maires d'Oran

Article dĂ©taillĂ© : Liste des maires d'Oran.

Le premier d’entre est Benabdellah, nommĂ© directement aprĂšs l’indĂ©pendance en juillet 1962. Une annĂ©e aprĂšs, le 18 juin 1963, Boudraa Bel Abbes l’a remplacĂ©. Le quatriĂšme prĂ©sident de la dĂ©lĂ©gation spĂ©ciale que la mĂ©moire de ses collaborateurs retient encore est Seghier Ben Ali. Il a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ© par Brahim Tayeb Mokhtar Al Mahaji dont le rĂšgne n’a durĂ© que quelques mois. Le 20 juillet 1965, Seghier Ben Ali a Ă©tĂ© installĂ©. Il sera deux ans plus tard Ă©lu comme premier maire de la ville d’Oran.

Économie

Tableau général

Oran est un pĂŽle Ă©conomique important, comme le dĂ©montre l'organisation de cinq manifestations d’envergure mondiale en l’espace de 18 mois (2009-2010)[82] ; notamment la 16e ConfĂ©rence et Salon International sur le Gaz Naturel LiquĂ©fiĂ© (GNL16), et se sont tenus entre le 18 et le 21 avril 2010[83].

La ville jouit d'une grande attractivitĂ© Ă©conomique et industrielle. La capitale de l'Ouest attire beaucoup d'investisseurs et d'hommes d'affaires, elle occupe une place de choix sur l'Ă©chiquier Ă©conomique national. C'est un pĂŽle d'attraction Ă©conomique et industriel comprenant pas moins de trois zones industrielles : celle d'Arzew avec 2 610 hectares, de Hassi Ameur avec 315 ha et celle d'Es SĂ©nia avec 293 ha. Elle dispose par ailleurs de 21 zones d'activitĂ© rĂ©parties Ă  travers cinq communes[44].

Secteurs d'activité

AprĂšs l'Ă©chec du modĂšle socialiste et des industries industrialisantes l'AlgĂ©rie a changĂ© de systĂšme Ă©conomique en 1988 pour aller vers l'Ă©conomie de marchĂ©. Cette mutation a favorisĂ© l'investissement privĂ© dans une Ă©conomie d'État planifiĂ©e depuis 1962.

Le secteur secondaire occupe une place essentielle dans le paysage Ă©conomique oranais. L'industrie pĂ©trochimique, ses dĂ©rivĂ©s Ă©nergĂ©tiques et plastique dominent le paysage Ă©conomique. la prĂ©sence d'hydrocarbures a permis le dĂ©veloppement d'industries consommatrices d'Ă©nergies comme l'industrie sidĂ©rurgie et celle des matĂ©riaux de construction. Quelques autres secteurs sont bien reprĂ©sentĂ©s : les industries textile et agro-alimentaire. Dans ces activitĂ©s le secteur public reste en monopole dans la plupart des domaines. Le secteur privĂ© n'Ă©tant reprĂ©sentĂ© que dans la plasturgie, l'agro-alimentaire, ainsi que dans les industries du bois et du papier.

Si le secteur secondaire reste important et largement dominé par le secteur public, le secteur tertiaire est en croissance rapide et est essentiellement le fait d'acteurs privés.

La ville est Ă©galement un lieu touristiques. De nombreuses personnes viennent dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir cette citĂ© mĂ©diterranĂ©enne. « Rien n'est plus beau, rien n'est plus significatif pour celui qui aime du mĂȘme amour l'Afrique et la MĂ©diterranĂ©e que de contempler leur union du haut de Santa Cruz...Ce tas de monnaies blanches jetĂ©es au hasard, c'est Oran ; cette tache d'encre violette c'est la MĂ©diterranĂ©e ; cette poussiĂšre d'or sur un miroir d'argent, c'est le sel de la plaine Ă  travers le soleil Â»[40]. Oran n'a pas perdu de son charme, depuis l'Ă©poque oĂč Jean Grenier a couchĂ© ces mots sur du papier.

L'agglomération d'Oran compte quinze[84] Zones d'Expansion Touristique (ZET)[85].

Tourisme

Patrimoine architectural et urbanisme

Paysage urbain

Vue sur Oran depuis les hauteurs orientales de la ville

Si le quartier historique mĂȘle les architectures espagnole, turque et française, le plateau de Karguentha, avec ses immeubles hausmaniens et son front de mer inspirĂ© de celui de Nice est reprĂ©sentatif de l'architecture française.

Au lendemain de l'indépendance, les plans d'équipement des communes, le plan triennal et le premier plan quadriennal ont eu trÚs peu d'influence sur l'extension et l'urbanisation de la ville vidée de la majorité de ses habitants. L'administration achÚve les programmes du plan de Constantine et reconvertit quelques espaces militaires en bùtiments universitaires.

Avec le deuxiĂšme plan quadriennal, le PMU en 1975 et le PUD en 1976, l'urbanisation prend un nouvel essor. Ces dĂ©veloppements se font dans la continuitĂ© des plans d'urbanisation coloniale. Ils conservent les mĂȘmes formes et les mĂȘmes axes. En consĂ©quence, les rĂ©sultats se situent dans la lignĂ©e des villes française Ă  la mĂȘme Ă©poque. De 1978 Ă  1991, l'extension d'Oran est marquĂ©e par l'urbanisation de la deuxiĂšme couronne en 1986, la construction des ZHUN et de quelques lotissements.

La ville bloquée par l'Aïdour à l'ouest continue de s'étendre à l'Est. L'absence de planification urbaine provoque la paupérisation et l'exclusion des quartiers ouest (Planteurs, Ras El Ain et Sidi El Houari). Le tissu urbain historique dépérit. L'agglomération se développe autour des villes coloniales récentes comme Alberville, Fernanville ou Bir El Djir.

La pression dĂ©mographique constante entraĂźne un important dĂ©ficit de logements. Les programmes locaux se sont avĂ©rĂ©s nettement sous-dimensionnĂ©s. Dans le cadre du programme prĂ©sidentiel du million de logement, la commune d’Oran a acquis un important parc de nouveaux logements et a pu loger ou reloger des familles vivant dans des logements insalubres ou prĂ©caires (Raz el AĂźn, Planteurs). Ce programme reste toutefois trĂšs insuffisant au regard de la surface d'habitat prĂ©caire d'Oran. BloquĂ©e par l'AĂŻdour, la ville se dĂ©veloppe vers l’est. À l’ouest, le quartier de Sidi El Houari bĂ©nĂ©ficie d'un plan de sauvegarde du bĂąti historique. Ce plan concerne les parties historiques et les monuments du quartier, au dĂ©triment du bĂąti rĂ©sidentiel, ainsi que les vestiges archĂ©ologiques[86].

En 2008, les routes, les voiries et l'infrastructure en général sont sous-dimensionnées par rapport à la population de la ville et souffrent d'importants manques d'entretien et d'investissements. Un programme de réhabilitation et d'investissement a été lancé.

Édifices religieux

Dans une ville oĂč le mĂ©lange des religions a longtemps Ă©tĂ© la norme, il est naturel de rencontrer des lieux de cultes variĂ©s. Oran compte des Ă©difices pour les trois religions du livre. Des trois mosquĂ©es historiques, deux sont situĂ©es dans le vieux quartier Sidi El Houari. La mosquĂ©e du Pacha a Ă©tĂ© construite en 1797 sous le rĂšgne du bey Mohamed El-KĂšbir sur ordre de pacha Baba Hassane, et la mosquĂ©e Sidi el Houari en 1799[87]. Quant Ă  la mosquĂ©e du Bey, qui fut construite en 1793, hors de la ville, sur le plateau de Karguentah[88], elle est situĂ©e Bd. de Tripoli dans le quartier "El Emir"[89].

Les deux principaux lieux de cultes chrétiens sont la cathédrale et la Chapelle Santa Cruz. La cathédrale d'Oran de style romano-byzantin, fut édifiée de 1904 à 1913. Son grand orgue Cavaillé-Coll-Mutin fut inauguré le 3 février 1918[90].

La chapelle de Santa Cruz fut construite en 1850 en contrebas du fort de Santa Cruz, aprÚs l'épidémie de choléra de 1849 qui avait fait plusieurs centaines de victimes. Elle est dédiée à la Vierge (Notre-Dame du Salut). La statue originale de la Vierge rapatriée en 1962 est dans une chapelle construite dans une grotte à Nßmes.

Enfin, la grande synagogue fut construite entre 1880 et 1917 sur le plateau Kargentha.

Il est à noter que la cathédrale fut transformée en bibliothÚque en 1983. En 1975 la synagogue devient la mosquée Abdellah Ben Salem, du nom d'un un riche juif médinois converti à l'Islam. Enfin les offices à la chapelle Santa Cruz sont anecdotiques.

Les Saints patrons et mausolées

La ville d'Oran compte plusieurs saints patrons ((ar) Aoulias El Soulah) auxquels sont dédiés des mausolées ((ar) Goubba).

Le mausolée dédié à Cadi Boulahbal dans le quartier Sidi El Houari (anciennement Casbah) fut édifié en 1793 par le bey ottoman appelé le borgne.

La koubba dĂ©diĂ©e Ă  al-Jilani Moul El Meida aurait Ă©tĂ© Ă©difiĂ©e en 1425 par l’un des disciples d'Abou Madyane, Saint rĂ©putĂ© de Tlemcen, qui mourut subitement avant d’arriver Ă  l’oued Isser. Les disciples de Abou Madyane auraient installĂ© sur les hauteurs de petites koubbas, principalement dans la rĂ©gion d’Oran, en souvenir de leur professeur et imam Ă©minent Abdelkader al-Jilani, enterrĂ© Ă  Bagdad.

L'imam Sidi El Houari El Maghraoui, de son vrai nom Ben-Amar El houari est né en 1350 dans le village Sour (anciennement Bellevue) prÚs de Ain Tedles dans la willaya de Mostaganem. Il appartient à des fractions de la tribu BerbÚres Maghraouas. Il décÚde le 12 septembre 1439 et est enterré dans son village natal.

Les saints patrons de la ville sont référencés dans la liste déroulante suivante:

CimetiĂšres

Parmi les cimetiùres de la ville d’Oran, le cimetiùre de Sidi El Ghrib au quartier les Planteurs (hai si salah) est le lieu d’enterrement des musulmans le plus ancien. Il existe aussi le cimetiùre de Sidi Fillali au quartier les Planteurs (hai si salaha ). Ce cimetiùre ne recevait que les familles Oranaises d'origine turque. On peut citer le cimetiùre à l’usage des Mozabites au quartier de Ras El Ain .

D'autres cimetiĂšres sont connus tels que Sidi El Bachir au quartier Plateaux ex:Saint Michel (Sidi El Bachir), El Melh au quartier Lyautey (El Hamri) et Moul-Douma dans le quartier Ras El Ain (Bouamama) qui a Ă©tĂ© fermĂ© au profit du cimetiĂšre d’Ain El Beida.

La colonisation française à réservé un carré situé au quartier Sananés (El Badr) cimetiÚre des Aghas, qui abritent les tombeaux de Mustapha Ben Ismail, chef de la tribu des Douars, et de Benaouda Mazari, chef de la tribu des Zmalas.

Il existe aussi un cimetiÚre chrétien à proximité du quartier Lamur (El-Hamri), un cimetiÚre israélite prÚs de Médina Djedida (Es-Saada) et Le cimetiÚre Américain militaire au quartier Petit Lac (El Makkari).

Autres lieux notables

L'hĂŽtel de ville

Article dĂ©taillĂ© : HĂŽtel de ville d'Oran.

Le théùtre, ou opéra municipal

Un petit thĂ©Ăątre[91], situĂ© sur la place de l'HĂŽtel de Ville, et dont la façade s'orne d'un balcon Ă  colonnade, et que surmontent deux petits dĂŽmes en forme de clocheton et un groupe statuaire reprĂ©sentant des allĂ©gories de la musique, de la dĂ©clamation, du drame et de la comĂ©die, remplace depuis 1907 l'antique et pittoresque « casino Bastrana Â» qui servait de thĂ©atre Ă  la ville d'Oran. Cet Ă©difice est mis en Ɠuvre en 1905 par Hippolyte Giraud, homme de culture et aimant les arts, et maire d'Oran de 1905 jusqu'Ă  sa mort survenue en 1907. Une premiĂšre inauguration, le 10 dĂ©cembre 1907, est interrompue en raison de l'inachĂšvement des travaux, les autoritĂ©s et les invitĂ©s en grande tenue pris dans la poussiĂšre et le vacarme des tapissiers et des ouvriers encore Ă  l'Ɠuvre. Et enfin, le 29 octobre 1908, le thĂ©Ăątre est inaugurĂ© officiellement. Les statues allĂ©goriques ainsi qu'une gracieuse statue de « Source Â» ornant le promenoir du thĂ©atre, sont l'Ɠuvre de Louis Fulconis, grand prix de Rome, nĂ© Ă  Alger en 1851, et mort Ă  Oran en 1913[92].

Espaces verts

La promenade de Létang est un ensemble de jardins en terrasse au pied du Chùteau neuf. Les jardins sont plantés d'espÚces variées et dominent la mer. La promenade est nommée d'aprÚs le Général Georges de Létang en 1837 qui initia sa construction. Elle fut classée monument historique en 1932.

L'Aïdour est un lieu privilégié de ballades pour les Oranais. Ils peuvent y découvrir le fort et la chapelle de Santa Cruz, domine la mer et la ville dans une végétation méditerranéenne, notamment des pins d'Alep, des figuiers de Barbarie et des agaves. L'accÚs se fait par la route, par des sentiers ou par téléphérique.

La gare

Gare ferroviaire

L'architecture de la gare d'Oran construite lors de la colonisation française reprend les symboles des trois religions du livre. Ainsi son aspect extĂ©rieur est celui d'une mosquĂ©e, oĂč l'horloge a la forme d'un minaret ; les grilles des portes, fenĂȘtres et plafond de la qoubba (dĂŽme) portent l'Ă©toile de David ; alors que les peintures intĂ©rieures des plafonds portent des croix catholiques.

Fortifications

Le fort de Mers el-KĂ©bir

Oran abrite la plus grande concentration de forts militaires d'Afrique[b 4]. Les fortifications qui entourent Oran se rĂ©partissent en deux groupes :

  1. celles qui dominent le ravin Ă  l'Est, dont les principales Ă©taient les chĂąteaux de Saint-Philippe, Saint-AndrĂ© et Rosalcazar ;
  2. celles de l'Ouest, bùties sur le pic de l'Aïdour, les chùteaux de Santa-Cruz et de Saint-Grégoire.

Tous les grands forts de la ville étaient entourés de fossés profonds, dont le bord était garni d'énormes palissades armées de fer.

La partie supérieure de la porte d'Espagne

Porte d'Espagne

Située dans la vielle Casbah, la porte d'Espagne est l'un des plus importants vestiges encore préservés de l'architecture espagnole à Oran. Elle fut exécutée en 1589 sous l'ordre du capitaine général Don Pedro de Padilla. Malheureusement, les riches écussons qui en ornent le faßte ont subi des dégùts irréversibles[b 5].

ArĂšnes

ArĂšnes d'Oran

Symbole par excellence de la forte présence espagnole à Oran, la ville possÚde des arÚnes[93], ce qui est rare en Afrique (Tanger et Melilla[94] en possÚdent également), et avait, durant la colonisation française, une bonne réputation tauromachique.

Patrimoine culturel

Musées

Le musĂ©e Ahmed Zabana[95], ancien musĂ©e Demaeght est crĂ©Ă© en 1885[96] par la SociĂ©tĂ© de gĂ©ographie et d’archĂ©ologie de la province d’Oran. Les bĂątiments actuels datent de 1933. Le musĂ©e est depuis 1986 sous la tutelle du MinistĂšre de la Culture et a Ă©tĂ© rebaptisĂ© « MusĂ©e National Ahmed Zabana Â». Il comporte sept sections centrĂ©es sur Oran et sa rĂ©gion : beaux arts, El Moudjahid, numismatique, prĂ©histoire, vieil Oran, ethnographie et histoire naturelle.

Le MusĂ©e du Moudjahid d’Oran se situe dans le quartier de l'USTO, il recouvre la mĂ©moire physique de la lutte pour l'indĂ©pendance nationale durant la Guerre d'AlgĂ©rie.

Musique

Si l'Ă©veil musical de la ville remonte Ă  l'entre deux guerres et au phĂ©nomĂšne de citadinisation du bĂ©douin, avec des chanteurs comme Cheikh Hachmi Bensmir ou Cheikh Hamada, le style Oranais, Wahrani, est plus rĂ©cent. Il allie l'art du melhoun avec des Ă©lĂ©ments bĂ©douins et espagnols, et se veut plus universel. Il est remis Ă  la mode dans les annĂ©es 1960 par des chanteurs tels que Ahmed Wahby et Blaoui El Houari avant d'ĂȘtre dĂ©veloppĂ© plus tard dans la chanson oranaise (Cheikh Fethi, par exemple)

Oran, capitale du raĂŻ

Oran est la capitale du raĂŻ, style musical issu d'anciennes traditions algĂ©riennes. Comme le chant wahrani, les chant bĂ©douins, le raĂŻ a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme une musique vulgaire avant d'ĂȘtre dĂ©veloppĂ© dans les annĂ©es 1960 et 1970 par des chanteurs comme Bouteldja Belkacem et Senhaji Mohamed. Le style a Ă©tĂ© rĂ©volutionnĂ© par des chanteurs oranais (Mohammed Maghni, Rachid Baba Ahmed) dĂšs le dĂ©but des annĂ©es 1980.

Ce style musical, vĂ©hiculant des messages hĂ©donistes et contestataires, a Ă©tĂ© dans un premier temps mĂ©prisĂ© par les autoritĂ©s algĂ©riennes avant d'ĂȘtre associĂ© Ă  la culture algĂ©rienne dans son ensemble.

Festivals et Ă©vĂšnements

Logo du festival national de la chanson RaĂŻ

Oran organise plusieurs festivals. Les plus célÚbres sont sans doute le Festival du Raï et le Festival International du Film Arabe qui sont organisés chaque année à Oran[97].

Le Festival de la musique et de la chanson oranaise impose à chaque artiste de participer avec au moins une nouvelle chanson. Il a lieu peu aprÚs le festival de la chanson Rai, du 26 au 31 août. Enfin, le salon national de la peinture des enfants est organisé par l'association Le Libre pinceau à la maison de la culture Zeddour Mohamed Brahim Kacem. Il regroupe des enfants des 48 wilayas algériennes, soit en moyenne 3000 enfants.

Le Festival du conte organisé depuis 2007 à Oran par l'association Le Petit Lecteur qui regroupe des conteurs de tout le bassin méditerranéen.

Le Pocket films festival AlgĂ©rie organisĂ© depuis 2010 par les Centres culturels français d’Oran et de Tlemcen avec l’aide de l’association GĂ©nĂ©ration oranaise , est un concours de films tournĂ©s avec tĂ©lĂ©phone mobile et camĂ©ra d’appareil photo numĂ©rique[98].

Enseignement

Oran est un pĂŽle universitaire important[c 3], la ville et sa banlieue comptent plusieurs universitĂ©s telles que l'UniversitĂ© d’Oran-Es-SĂ©nia[99], l'UniversitĂ© des Sciences et Technologies[100], conçue par l’architecte japonais Kenzo Tange, ainsi que l'École normale supĂ©rieure d'enseignement technique d'Oran (ENSET)[101]. La ville abrite enfin plusieurs Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur tels que l'Institut National des TĂ©lĂ©communications et des Technologies de l’Information et de la Communication[102] et l'Institut des Sciences MĂ©dicales.

La ville comporte par ailleurs de nombreuses Ă©coles de commerce et de gestion : l'École de formation en gestion, informatique et commerce Ibn Sina (EGIC Ibn Sina), l'Institut de DĂ©veloppement des Ressources Humaines (IDRH)[103],[104].

Lors de l'annĂ©e universitaire 2007/2008, on y comptait 63 094 Ă©tudiants[1].

BibliothĂšques

En dehors des bibliothĂšques universitaires, Oran compte cinq bibliothĂšques principales :

  1. La bibliothĂšque rĂ©gionale d'Oran est installĂ©e depuis 1983 dans l'ancienne cathĂ©drale. Elle compte une mĂ©diathĂšque au sous-sol et possĂ©dait en 2006 un nombre de 60 000 ouvrages[c 4] ;
  2. La bibliothĂšque municipale, situĂ©e dans une aile du Palais des Beaux-Arts, abrite 29 000 volumes et quelques manuscrits arabes[105] ;
  3. La bibliothĂšque biomĂ©dicale d'Oran, crĂ©Ă©e en 1990 par le Conseil du DiocĂšse. Le dĂ©veloppement et la gestion est confiĂ©e Ă  la communautĂ© des « PĂšres blancs Â»[106] ;
  4. L’Institut Cervantes d’Oran a sa propre bibliothĂšque, qui comprenait en 2007 2 500 documents de la culture espagnole et hispano-amĂ©ricaine[51] ;
  5. La bibliothÚque du Centre Culturel Français compte également un vaste trésor d'ouvrages dans la langue française dans les différents domaines culturel, scientifique, littéraire et technique[107].

Elle compte une bibliothÚque jeunesse associative créée et gérée par les membres de l'association Le Petit Lecteur, premiÚre bibliothÚque consacrée exclusivement au public jeunesse de 4 à 16 ans.

Oran en littérature

De nombreux écrivains ont fait d'Oran le théùtre de scÚnes de leurs livres. Le célÚbre hidalgo Don Quichote de Cervantes fait étape à Oran[108]. Une partie du roman Clovis Dardentor de Jules Verne se déroule dans la ville.

Les plus cĂ©lĂšbres des rĂ©fĂ©rences sont sans doute signĂ©es par Albert Camus dans son roman La Peste et dans son essai L'ÉtĂ©.

Cinématographie

FĂȘtes populaires

La fĂȘte du jour de l'an berbĂšre Yennayer appelĂ©e localement "Ennayer" hĂ©ritĂ©e de l’époque berbĂšre prĂ©-islamique est toujours cĂ©lĂ©brĂ© Ă  Oran, Ă  l'occasion de cette fĂȘte les oranais prĂ©parent un plat traditionnel "chercheme" un mĂ©lange de blĂ©, fĂšves et pois chiche cuits Ă  l'eau, ils achĂštent pour la soirĂ©e des figues sĂšches aux chĂątaignes, des cacahuĂštes, des noix de cajou, des noisettes, des pistaches, de la « halwa Â» turque ...etc et les enfants attendent cette fĂȘte comme celle de l'AĂŻd el-Fitr ou l'AĂŻd el-Adha. MĂȘme si cette fĂȘte est rejetĂ© aujourd'hui par certains courants religieux , son ampleur est trĂšs grand dans la ville[110].

Vie quotidienne Ă  Oran

Oran, ville libérale

La sociĂ©tĂ© Oranaise a la rĂ©putation d'ĂȘtre libĂ©rale comparativement aux autres villes d'AlgĂ©rie[111]. Lors des fĂȘtes, la consommation de biĂšre en public n'est pas une exception[111] et les fĂȘtards sont dĂ©sinhibĂ©s.

La ville est restĂ©e la capitale du RaĂŻ au plus fort de la guerre civile alors que cette musique Ă©tait surnommĂ©e « cor du diable Â» ((ar)mizmar echaytane) ou encore « Sodome de la cĂŽte»[111] par les islamistes du GIA. La libĂ©ralitĂ© et l'ouverture d'esprit de la population oranaise lui ont permis de traverser cette pĂ©riode avec moins de dommages que le reste de l'AlgĂ©rie.

Havre de paix et de tolérance pour les Oranais, la ville est vivement critiquée de l'extérieur pour sa libéralité. Sa réputation attire à elle des commerces interdits ailleurs dont les clients traversent parfois le pays entier. La prostitution, plus visible ici que dans le reste du pays[111], focalise les critiques et les dénigrements ,Cependant Oran reste une ville ouverte et cosmopolite .

La prostitution est activement combattue par les services de gendarmerie[c 5] dans le cadre de la lutte contre la délinquance et des trafics.

Sport

Oran a toujours compté une multitude de clubs et associations sportives. En 1897 elle a vu naßtre le premier club de foot d'Afrique et des pays arabes, le CALO (Club Association Liberté d'Oran).

En mai 1956, les clubs et associations musulmanes de toute l’AlgĂ©rie ont boycottĂ© les compĂ©titions officielles. Le Nidam FLN organisa alors un tournoi entre les formations des hawma (quartiers) d’Oran comme MĂ©dioni, M’dina J’dida, Lamur et de la pĂ©riphĂ©rie El Karma, Sidi Chahmi, Douar Es Senia, Sig, ainsi que d’autres Ă©quipes rĂ©gionales comme USM Bel-AbbĂšs.

Le MC Oran est un club omnisports, il est aujourd'hui le club phare de la ville. Il est le doyen de la D1 et a gagnĂ© de nombreux titres nationaux et internationaux. L'Ă©quipe est domiciliĂ©e au stade Ahmed Zabana d’une capacitĂ© de 45 000 places, ainsi qu'Ă  la salle omnisports (palais des sports) pour les autres sports. L'autre grand club omnisports de la ville est le ASM Oran, il est domiciliĂ© au stade Habib-Bouakeul d’une capacitĂ© de 20 000 places.

Le Marathon international d'Oran est un Ă©vĂšnement annuel, Ă  la fois sportif et festif.

Gastronomie oranaise

Article dĂ©taillĂ© : Cuisine algĂ©rienne.
La pĂȘcherie

D'une maniÚre générale, la cuisine oranaise est méditerranéenne, nord-africaine, influencée par la cuisine du sud de l'Espagne et, dans une moindre mesure, par la cuisine française. Oran est à l'origine de plusieurs mets comme la karantika et la mouna. La ville a également adapté plusieurs plats espagnols tel le gaspacho oranais, régionaux comme l'harira et les escargots lors de la colonisation française.

Paradoxalement l'oranais, tartelette à l'abricot et à la crÚme inventée à Oran sous la colonisation française, est peu connu à Oran.

Jumelages

Oran est jumelĂ©e avec les villes suivantes :

Personnalités nées à Oran

Parmi les Oranais célÚbres, on remarque ceux qui ont permis à la ville d'obtenir son surnom de capitale du Raï. On notera également la fin tragique de certains d'entre eux, comme Cheb Hasni, lors de la guerre civile des années 1990.

Albert Camus a fait de long sĂ©jours Ă  Oran qui sert de cadre Ă  plusieurs de ses livres.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

De nombreuses personnalités françaises du monde de la recherche, de la création littéraire ou artistique, du spectacle et de la politique sont originaires d'Oran. C'est notamment le cas des personnes contemporaines citées dans la liste déroulante ci dessous.

Pour approfondir

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

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  • Oran, la mĂ©moire, par Kouider MĂ©taĂŻr, Ă©ditions Association Bel Horizon de Santa Cruz, 2004.
  • Oran, face ĂĄ sa mĂ©moire, Ă©ditions Association Bel Horizon de Santa Cruz, 2003.
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  109. ↑ Le gĂ©nĂ©rique (Oran Ă  l'aube), les scĂšnes d'enfance, et la scĂšne finale de ce film sont situĂ©s et tournĂ©s Ă  Oran.
  110. ↑ http://www.djazairess.com/fr/lefinancier/4070
  111. ↑ a, b, c et d Article Le Point:"Oran: La ville sans tabous"
  112. ↑ Note de synthùse sur les relations Bordeaux-Oran
  113. ↑ Villes jumelĂ©es avec Durban
  114. ↑ Accords ou jumelages entre Oran et le Grand Lyon
  115. ↑ CoopĂ©rations internationales de Sfax
Notes se rapportant Ă  

Alfred Salinas, Oran la joyeuse : mĂ©moires franco-andalouses d'une ville d'AlgĂ©rie, Paris, L'Harmattan, 2004 (ISBN 2-7475-6585-8) 

  1. ↑ op. cit. p.  13
  2. ↑ a et b op. cit. p.  14
  3. ↑ op. cit. p.  267
  4. ↑ a et b op. cit., p. 98.
  5. ↑ op. cit., p. 35.
  6. ↑ op. cit., p. 39.
  7. ↑ op. cit., p. 44.
  8. ↑ op. cit., p. 118.
  9. ↑ op. cit., prĂ©sentation du livre par l'auteur.
Notes se rapportant Ă  

Houari Chaila, Oran, Histoire d'une ville, Edik, 2002, 2e Ă©d. (ISBN 9961-31-006-3) 

  1. ↑ a, b et c op. cit., p. 91.
  2. ↑ op. cit., p. 21.
  3. ↑ a et b op. cit., p. 13.
  4. ↑ op. cit., p. 226.
  5. ↑ op. cit., p. 31.
Notes extraites du journal El Watan
  1. ↑ op. cit., APC d'Oran, les dĂ©penses pourraient atteindre 4,8 milliards de dinars, 2008. Mis en ligne le 9 aoĂ»t 2008
  2. ↑ op. cit., ArĂȘnes d'Oran probable rĂ©ouverture en 2005, 2004. Mis en ligne le 25 septembre 2004
  3. ↑ op. cit., Les dĂ©bats pour la premiĂšre fois en dehors de la capitale, 2007. Mis en ligne le 20 octobre 2007
  4. ↑ op. cit., CathĂ©drale du sacrĂ© cƓur, un chef-d’Ɠuvre en pĂ©ril, 2006. Mis en ligne le 20 juin 2006
  5. ↑ op. cit., Une traque sans merci, 2009. Mis en ligne le 18 juillet 2009


Port et front de mer
Port et front de mer


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