Opus Dei

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Opus Dei

41°55â€Č18.4″N 12°29â€Č2.6″E / 41.921778, 12.484056

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L’Opus Dei (« Ć’uvre de Dieu Â» en latin), Ă©galement appelĂ© PrĂ©lature de la Sainte Croix et Opus Dei[1], est une organisation controversĂ©e de l'Église catholique romaine regroupant des laĂŻcs et des membres du clergĂ©. Elle a Ă©tĂ© fondĂ©e le 2 octobre 1928 par un prĂȘtre espagnol, JosemarĂ­a EscrivĂĄ de Balaguer, canonisĂ© par le pape Jean-Paul II en 2002.

En 1950, l'Opus Dei reçoit une approbation officielle du pape Pie XII[2] alors que l'organisation compte presque 3 000 membres. À la mort du fondateur le 26 juin 1975 Ă  Rome, leur nombre atteint 75 000. L'Opus Dei est Ă©rigĂ© en prĂ©lature personnelle par la constitution apostolique Ut sit du 28 novembre 1982[1]. En 2002, l'Opus Dei compterait 87 000 membres dans 90 pays diffĂ©rents[3],[4] .

Sommaire

Historique

L’histoire de l’Opus Dei est intimement liĂ©e Ă  celle de son fondateur, JosemarĂ­a EscrivĂĄ de Balaguer, jusqu’à la mort de celui-ci le 26 juin 1975 Ă  Rome.

C’est Ă  Madrid, lors d’une retraite spirituelle, qu'il dit avoir vĂ©cu, le 2 octobre 1928, une expĂ©rience mystique qui l'amĂšne Ă  concevoir l’Opus Dei[5]. À partir de ce jour, il se met Ă  travailler pour mener Ă  bien cette mission : il continue son ministĂšre sacerdotal, s’occupe des pauvres de la banlieue madrilĂšne[6] et commence Ă  frĂ©quenter des Ă©tudiants et des jeunes professionnels Ă  qui il prĂ©sente l’Opus Dei. Certains demandent Ă  en faire partie.

L’expansion de l’Opus Dei est freinĂ©e par l’éclatement de la guerre civile en Espagne en 1936. JosemarĂ­a EscrivĂĄ de Balaguer se trouve alors Ă  Madrid, dans la zone contrĂŽlĂ©e par le gouvernement rĂ©publicain. Il se cache pendant des mois pour Ă©viter la persĂ©cution religieuse[7]. Il n’en continue pas moins d’exercer son ministĂšre[8]. Il s’enfuit de Madrid pour rejoindre Burgos, en zone franquiste, et y poursuivre librement ses activitĂ©s pastorales. En 1939, quand la guerre civile s'achĂšve par la victoire des franquistes, il rentre Ă  Madrid dĂ©velopper l’Opus Dei avec le soutien de l’archevĂȘque de Madrid, Monseigneur Leopoldo Eijo y Garay. Le nombre de fidĂšles de l’Opus Dei ne cesse d’augmenter et passe d’une douzaine en 1939 Ă  1954[9] dont 23 prĂȘtres en 1950.

DĂšs 1946, Josemaria Escriva se fixe Ă  Rome afin de prĂ©parer les documents nĂ©cessaires Ă  la curie romaine pour donner Ă  l’Opus Dei une structure juridique, ce qu’il obtient l’annĂ©e suivante par une premiĂšre approbation pontificale. De Rome, il s’occupe aussi du gouvernement et de l’expansion de l’Opus Dei dans le monde. En 1945, l'Opus Dei s’implante au Portugal alors sous la dictature de Salazar. En 1946, l’ƒuvre s’implante en Italie et en Grande-Bretagne, en 1947 vient le tour de la France et de l’Irlande. Puis, en 1949, le Mexique et les États-Unis. Escriva Ă©rige Ă  Rome en 1948 le CollĂšge romain de la Sainte-Croix puis en 1953 le CollĂšge romain de Sainte-Marie pour les femmes, pour la formation philosophique, thĂ©ologique et canonique des prĂȘtres et laĂŻcs. En 1950, l'Opus Dei s'installe en Argentine et au Chili. En 1951, au Venezuela et en Colombie. En 1952, vient le tour de l'Allemagne de l'Ouest, Ă  MĂŒnster. En 1953, l'Opus Dei arrive au Guatemala et au PĂ©rou. En 1954, elle s'installe en Équateur. En 1956, elle arrive en Uruguay et en Suisse. En 1957, c'est le tour du BrĂ©sil, de l'Autriche et du Canada. En 1958, le Japon, le Salvador et le Kenya. En 1959, les Pays-Bas et le Costa Rica[10].

Devenu romain, JosemarĂ­a EscrivĂĄ ne quitte la ville que pour rendre visite aux membres de l'Opus Dei, dispersĂ©s dans le monde entier et auxquels il prodigue conseils et encouragements[rĂ©f. nĂ©cessaire]. En 1965, Josemaria Escriva est tĂ©moin des conclusions du concile Vatican II (1962-1965). Entre 1970 et 1975, Josemaria Escriva, souffrant de ce qu'il considĂšre comme une dĂ©formation de l’enseignement de Vatican II, entreprend de nombreux voyages pour diffuser sa vision de la doctrine catholique. Il parle alors devant des publics atteignant plusieurs milliers de personnes[11]. MalgrĂ© un certain Ă©puisement, il continue de mener sa tĂąche et de prier jusqu’au jour de son dĂ©cĂšs Ă  Rome, le 26 juin 1975.

Son successeur, Alvaro del Portillo, fidĂšle Ă  l’esprit du fondateur[12], prĂ©sente cette nouvelle pĂ©riode de l’histoire de l’Opus Dei comme celle de la « continuitĂ© Â». En 1982, lorsque Jean-Paul II donne Ă  l’Opus Dei son statut juridique dĂ©finitif en l’érigeant en prĂ©lature personnelle[13], Alvaro del Portillo est nommĂ© prĂ©lat.

L’expansion de l’Opus Dei se poursuit et atteint dans les annĂ©es 1980, Hong Kong, Singapour, Macao et TaĂŻwan, la SuĂšde, la Finlande, le Congo, la CĂŽte d’Ivoire et le Cameroun. DĂšs la chute du mur de Berlin, des centres de l’Opus Dei s’ouvrent en Pologne, Hongrie et en RĂ©publique tchĂšque. Alvaro del Portillo meurt Ă  Rome le 23 mars 1994. L’Opus Dei est devenu prĂ©lature personnelle, s’est Ă©tendu Ă  20 nouveaux pays. Alvaro del Portillo a suivi le procĂšs de canonisation d’Escriva demandĂ© par plusieurs milliers de personnes, dont environ 1/3 de l’épiscopat mondial. Il a assistĂ© Ă  la bĂ©atification du fondateur de l’Opus Dei par le pape Jean-Paul II le 17 mai 1992 place Saint-Pierre en prĂ©sence de 300 000 fidĂšles[14] venus Ă©galement pour la bĂ©atification de la religieuse canossienne JosĂ©phine Bakhita qui eut lieu lors de la mĂȘme cĂ©rĂ©monie.

Le successeur d’Alvaro del Portillo, monseigneur Javier EcheverrĂ­a RodrĂ­guez, est l’actuel prĂ©lat de l’Opus Dei. Le 6 octobre 2002, en prĂ©sence de 450 Ă  500 000 pĂšlerins[15], il assiste place Saint-Pierre, Ă  la canonisation de JosemarĂ­a EscrivĂĄ de Balaguer par Jean-Paul II.

Organisation

FidĂšles

L'ƒuvre, basĂ©e Ă  Rome, revendique en 2004 environ 85 000 membres — dont 98 % de laĂŻcs — rĂ©partis dans une soixantaine de pays. Ils se subdivisent en diffĂ©rentes catĂ©gories :

  • tous les membres sont des laĂŻcs, chrĂ©tiens ordinaires, Ă  l'exception de ceux qui, pour les besoins des apostolats, se dirigent vers la prĂȘtrise ;
  • les numĂ©raires, femmes ou hommes, sont principalement chargĂ©s de la formation des autres membres et de la direction des apostolats. Ils sont gĂ©nĂ©ralement logĂ©s dans des maisons (centres) de l'Opus Dei et vivent le cĂ©libat apostolique ; les numĂ©raires auxiliaires sont des femmes dont le mĂ©tier consiste Ă  s'occuper des tĂąches mĂ©nagĂšres des centres de l'Opus Dei ;
  • les agrĂ©gĂ©s, femmes et hommes, vivent Ă©galement le cĂ©libat. Ils participent, dans une moindre mesure, aux charges de formation et de direction. Ils vivent soit avec leur famille, soit seuls ;
  • les surnumĂ©raires sont des laĂŻcs, mariĂ©s ou se destinant au mariage, qui vivent la mĂȘme vocation, mais avec une disponibilitĂ© plus limitĂ©e, Ă  la suite de leurs obligations familiales ;
  • les coopĂ©rateurs sont des sympathisants, pas nĂ©cessairement catholiques ni mĂȘme chrĂ©tiens. L'Opus Dei est la premiĂšre institution catholique ayant intĂ©grĂ© en son sein des coopĂ©rateurs non catholiques.

Organisation

À tous ses Ă©chelons, l’Opus Dei est organisĂ©e de façon hiĂ©rarchique. Son gouvernement s’exerce toujours collĂ©gialement :

  1. Direction centrale : Le prĂ©lat de l’Opus Dei, actuellement Javier Echeverria Rodriguez, est Ă  sa tĂȘte. Il rĂ©side Ă  Rome oĂč il est assistĂ© par un Conseil GĂ©nĂ©ral composĂ© d’hommes et par un Conseil Central pour les femmes. Tous les 8 ans, un congrĂšs gĂ©nĂ©ral de la prĂ©lature se rĂ©unit afin de dresser un bilan du travail apostolique rĂ©alisĂ©, de fixer les prochains objectifs et de procĂ©der aux renouvellements ou aux nominations des membres des conseils.
  2. Direction locale : Elle est composĂ©e d’abord de la commission rĂ©gionale pour les hommes et du conseil rĂ©gional pour les femmes, la rĂ©gion Ă©tant une entitĂ© territoriale se conformant ou non aux frontiĂšres Ă©tatiques. Le vicaire rĂ©gional est le reprĂ©sentant du prĂ©lat dans sa rĂ©gion. Les membres des conseils rĂ©gionaux sont nommĂ©s par Rome. Les conseils locaux de chaque centre sont composĂ©s d’un directeur laĂŻc et d’au moins deux autres fidĂšles de l’Opus Dei. Ils s’occupent directement des activitĂ©s pastorales.

PrĂȘtres diocĂ©sains

Des prĂȘtres diocĂ©sains peuvent demander leur admission dans l'Opus Dei au sein d'une structure spĂ©cialement crĂ©Ă©e pour eux, la SociĂ©tĂ© sacerdotale de la Sainte Croix, insĂ©parablement unie Ă  la PrĂ©lature. Ils peuvent alors devenir membres surnumĂ©raires ou agrĂ©gĂ©s. Cette diffĂ©rence est surtout fondĂ©e sur leur disponibilitĂ© pour les activitĂ©s de la PrĂ©lature. Dans les deux cas, ils continuent d'ĂȘtre soumis Ă  l'autoritĂ© de leur Ă©vĂȘque, l'Opus Dei ne leur apportant qu'un chemin de sanctification supplĂ©mentaire.

Dirigeants

Objectifs et activités

Son message

Pedro Rodriguez, prĂȘtre de l’Opus Dei, dĂ©finit dans l’ouvrage L’Opus Dei dans l’Église (non traduit) le message transmis par JosĂ©maria Escriva de Balaguer de la façon suivante :

« Dieu appelle cette foule de chrĂ©tiens :
a) d’une façon baptismale, c’est-Ă -dire qu’il les appelle Ă  se configurer au Christ dans l’Église, Ă  la saintetĂ© ;

b) personnellement, c’est-Ă -dire non pas en masse mais un par un, chacun par son nom, vocavi te nomine tuo ;

c) au milieu de la vie ordinaire et, prĂ©cisĂ©ment Ă  se sanctifier dans et Ă  partir des rĂ©alitĂ©s ordinaires de la vie qu’ils mĂšnent, au nombre desquelles le travail humain, la rĂ©alitĂ© polyvalente des activitĂ©s professionnelles et sociales se dĂ©tachent et revĂȘtent un caractĂšre configuratif. Â»

Ce paragraphe rĂ©sume le but poursuivi par l’Opus Dei : diffuser le message Ă©vangĂ©lique en encourageant chaque individu, personnellement, Ă  chercher Ă  devenir saint dans le cadre de ses activitĂ©s quotidiennes, qu’elles soient professionnelles, sociales ou familiales et Ă  lutter contre tout ce qui ne correspond pas aux valeurs de l'Évangile.

Activités

Les activitĂ©s menĂ©es de façon personnelle par des fidĂšles de l’Opus Dei n’engagent qu’eux-mĂȘmes et n’impliquent en rien la PrĂ©lature de l’Opus Dei.
En revanche, l’Opus Dei a pris l’initiative d’encourager certaines initiatives Ă  caractĂšre social ou Ă©ducatif. Il s’en porte moralement garant et prend en charge leur orientation chrĂ©tienne. Il s’agit alors d’Ɠuvres collectives.
En font partie l’UniversitĂ© de Navarre, fondĂ©e en 1952 Ă  Pampelune, l'UniversitĂ© internationale de Catalogne Ă  Barcelone, l’hĂŽpital Monkole Ă  Kinshasa, ou encore le Midtown Sports and Cultural Center, collĂšge-lycĂ©e situĂ© dans un quartier difficile de Chicago, la Universidad de Montevideo, universitĂ© privĂ©e d'Uruguay, ou encore, Ă  une moindre Ă©chelle, des foyers pour Ă©tudiants ou jeunes professionnels.
Dans tous les cas, ces activitĂ©s sont Ă  but non lucratif. Il s’agit de participer par ces initiatives Ă  la formation scolaire, mĂ©dicale, sportive, des populations locales.

Controverses

Les controverses autour de l'Opus Dei portent sur plusieurs points : son aspect discret voire secret, ses mĂ©thodes de recrutement, les rĂšgles strictes qui gouvernent ses membres, l'Ă©litisme et l'affairisme dont il ferait preuve, la proximitĂ© et le soutien supposĂ©s Ă  des gouvernements d'extrĂȘme-droite par le passĂ©, et l'influence qu'il aurait sur le Vatican et l'Église catholique. Le caractĂšre sectaire de l'Opus Dei est parfois Ă©voquĂ©, notamment suite Ă  un rapport sur les sectes d'une commission parlementaire belge, publiĂ© en avril 1997. Ce document comportait un tableau synoptique de 189 groupes et institutions variĂ©s, oĂč figuraient plusieurs institutions et mouvements de l'Eglise catholique, dont l'Opus Dei. Cependant, ce tableau Ă©tait prĂ©cĂ©dĂ© d'un avertissement prĂ©cisant qu'il ne s'agissait pas d'une liste de sectes[16]. Le tableau ayant malgrĂ© tout soulevĂ© un tollĂ©, le Parlement belge, rĂ©uni en sĂ©ance plĂ©niĂšre, le 7 mai 1997, a votĂ© Ă  une trĂšs large majoritĂ© une motion qui n'approuvait que quelques pages du rapport (Ă  savoir les seules conclusions et recommandations), en rejetant explicitement le tableau synoptique[17].

Question du secret

L'une des critiques les plus souvent formulĂ©es Ă  l'encontre de l'Opus Dei porte sur son caractĂšre secret. Selon la constitution de 1950, il Ă©tait expressĂ©ment interdit aux membres de se rĂ©vĂ©ler sans obtenir auparavant l'autorisation de leur supĂ©rieur[18]. La constitution de 1982 ne conserve pas cette obligation. Encore aujourd'hui, selon le Time magazine, la plupart des membres n'Ă©voquent pas leur affiliation Ă  l'Opus Dei en public[18]. L'Opus Dei rĂ©pond que l'appartenance Ă  une organisation religieuse est une affaire privĂ©e, ce qui ne doit pas ĂȘtre confondu avec un secret[19],[20] et ne parle pas de secret mais simplement de discrĂ©tion[21].

Concernant le recrutement

Les mĂ©thodes de recrutement de l'Opus Dei sont mises en cause comme Ă©tant agressives et trompeuses par de nombreuses personnes, qui vont des membres d'organisations catholiques, en particulier les jĂ©suites, aux membres d'associations opposĂ©s Ă  l'Opus Dei. L'Opus Dei emploierait ainsi des techniques de recrutement de type « Love bombing Â» (dĂ©monstration Ă  visĂ©e manipulatoire d'une intense affection envers un individu)[22],[23], donnerait des consignes aux numĂ©raires pour qu'ils forment des amitiĂ©s et qu'ils participent Ă  des rassemblements sociaux dans le but explicite de recruter de nouveaux membres[19],[24] et demanderait des rapports Ă©crits de la part de ses membres sur leurs amis qui pourraient ĂȘtre des recrues potentielles[24]. Mr McCrabb, le directeur exĂ©cutif de la CCMA (Catholic Campus Ministry Association, association regroupant 1 000 des 1 800 aumĂŽniers catholiques prĂ©sents dans les universitĂ©s amĂ©ricaines) : « Selon moi l'un des aspects les plus controversĂ©s [de l'Opus Dei] est leur insistance pour que leurs membres se confessent uniquement auprĂšs de prĂȘtres de l'Opus Dei. Je crois que les aumĂŽniers sur les campus le voient comme un moyen de contrĂŽler, de manipuler et de contraindre les Ă©lĂšves. C'est la pire interprĂ©tation. La meilleure serait que cela rĂ©duit le ministĂšre des autres prĂȘtres. Â»[25]

RĂšgles de vie et contrĂŽle des membres

L'Opus Dei maintiendrait un trĂšs grand contrĂŽle sur ses membres et a Ă©tĂ© dĂ©crit par une ancienne membre comme un « Ă©tat policier Â» et du « totalitarisme Â»[26]. Par exemple, les directeurs de l'Opus Dei liraient le courrier des numĂ©raires et interdiraient aux membres de lire certains livres sans leur autorisation[19],[27]. En 2001, Brian Finnerty, un porte-parole de l'Opus Dei, rapporte que c'est une pratique ancienne qui a Ă©tĂ© abandonnĂ©e mais que les « gens sont encouragĂ©s Ă  partager [leur courrier] s'ils pensent qu'il y a quelque chose d'important dont ils veulent parler ou pour laquelle ils veulent des conseils Â»[28]. Dans un rapport de BBC World Service de 2006, JosĂ© Carlos MartĂ­n de la Hoz, un prĂȘtre de l'Opus Dei, confirme que la pratique d'ouverture du courrier par les directeurs existe bien, mais prĂ©cise que c'est une manifestation d'ouverture et de confiance de la part des fidĂšles de l'Opus Dei[29]. Pour les numĂ©raires, le don de toutes leurs ressources Ă  l'Opus Dei laisse les gens sans Ă©conomies ou biens, et rend un dĂ©part de l'Opus Dei financiĂšrement difficile voire impossible[30],[31].

Pratiques de mortification

L'Opus Dei encourage les pratiques de mortification chez ses membres, qui peuvent prendre diffĂ©rentes formes, notamment le jeĂ»ne, « persĂ©vĂ©rer dans le travail malgrĂ© la fatigue, Ă  affronter avec bonne humeur les contrariĂ©tĂ©s, Ă  se priver discrĂštement Â»[32] ou encore dormir Ă  mĂȘme le sol[33].

Par ailleurs, comme le prĂ©conise le fondateur pour les membres numĂ©raires[34], le port quotidien du cilice, censĂ© « rappeler la prĂ©sence de Dieu Â»[33], est recommandĂ© - « deux heures par jour Â»[34] - ainsi que l'usage hebdomadaire du fouet (la « discipline Â») pour l'auto-flagellation tant que cela ne cause « aucun dommage Ă  la santĂ© Â»[32].

Certains dĂ©noncent la dĂ©rive de ces pratiques qui seraient notamment rendues obligatoires si les membres veulent vivre pleinement « l'esprit de l'Opus Dei Â» dans ce que les dĂ©tracteurs considĂšrent comme un contrĂŽle aliĂ©nant de l'esprit[35].

Affairisme et Ă©litisme

Le bureau principal de la prélature de l'Opus Dei à New York

La presse internationale, reprenant les critiques d'anciens membres de l'Opus Dei, reproche souvent Ă  l'Opus Dei d'ĂȘtre affairiste et excessivement prĂ©occupĂ© par des considĂ©rations financiĂšres, de demander Ă  ses membres numĂ©raires de donner l'intĂ©gralitĂ© de leurs revenus Ă  l'Opus Dei et de chercher Ă  recruter des membres qui perçoivent ou pourront perevoir des salaires importants[31]. L'un des soupçons Ă  l'Ă©gard de l'Opus Dei est qu'il se servirait des classes dirigeantes Ă©conomiques et politiques pour Ă©vangĂ©liser les peuples[36]. L'Opus Dei est accusĂ© d'Ă©litisme, de cibler « les Ă©lites intellectuelles, ceux qui ont bien rĂ©ussi et ceux qui ont une place sociale prĂ©Ă©minente Â»[26]. Le cardinal John Joseph O'Connor, ancien archevĂȘque de New York, aujourd’hui dĂ©cĂ©dĂ©, rĂ©futait cette critique : « Je crois qu’il est important de chasser l’idĂ©e, une idĂ©e dont vous avez l’habitude et qui frĂŽle la calomnie, que l’Opus Dei privilĂ©gie seulement les riches et les intellectuels. Â» [37]

Liens et proximité supposés avec des dictatures

L'Opus Dei aurait, selon certains, soutenu les régimes de Francisco Franco, d'Augusto Pinochet[38],[39] et de Alberto Fujimori au Pérou durant les années 1990[18],[40], ces trois régimes ayant compté des membres de l'Opus Dei parmi leurs ministres.

Concernant la participation au régime de Franco, les historiens Paul Preston et Brian Crozier soutiennent que les membres de l'Opus Dei qui étaient ministres sous Franco ont été nommés pour leur talent et non leur appartenance à l'Opus Dei[41],[42]. D'autre part, des membres importants de l'Opus Dei étaient critiques envers le régime de Franco tels Rafael Calvo Serer et Antonio Fontan, qui devint le premier président du Sénat de l'Espagne post-franquiste. Selon John Allen, à la fin du régime de Franco, les membres de l'Opus Dei se partageaient à parts égales entre partisans et opposants à Franco[43].

Influence sur l'Église catholique

Son goĂ»t de la discrĂ©tion aurait valu Ă  l'Opus Dei une rĂ©putation de lobbying auprĂšs des instances politiques et d'infiltration au sein d'autres organes de l'Église[18].

Parmi les avis relativisant le pouvoir supposĂ© de l'Opus Dei figurent les suivants :

  • Le cardinal Albino Luciani a dĂ©clarĂ©, un mois avant d’ĂȘtre Ă©lu pape sous le nom de Jean Paul Ier : « L’extension, le nombre et la qualitĂ© des membres de l’Opus Dei ont fait penser Ă  je ne sais quelles ambitions de pouvoir ou je ne sais quelle obĂ©issance aveugle et grĂ©gaire. La vĂ©ritĂ© est autre : il n’y a que le dĂ©sir de faire des saints, mais dans la joie, avec un esprit de service et une grande libertĂ© Â».
  • Selon le journaliste amĂ©ricain spĂ©cialiste du Vatican John Allen, Jr., « En rĂ©alitĂ©, l’influence de l’Opus Dei dans le catholicisme est bien plus limitĂ©e que ce que beaucoup imaginent... Paradoxalement, les gens les plus enclins Ă  croire Ă  cette puissance occulte de l’Opus Dei ne sont gĂ©nĂ©ralement pas ses membres mais ses critiques, donc moins bien placĂ©s pour juger, qui voient en sa structure modeste, le masque d’une immense influence cachĂ©e. Â»[44].

Controverses autour du statut particulier

L'Opus Dei bĂ©nĂ©ficie d'un statut particulier dans l'Église catholique, elle est Ă  ce jour la seule prĂ©lature personnelle. Pour ses critiques, cette prĂ©lature personnelle (attribuĂ©e en 1982) permet Ă  l'Opus Dei de dĂ©pendre directement du Pape sans ĂȘtre soumise aux Ă©vĂȘques locaux, ce qui correspond de facto Ă  un statut d'extraterritorialitĂ© Ă  l'Ă©gard de la hiĂ©rarchie locale)[45].

Pour l'Opus Dei[46], la « prĂ©lature personnelle Â» n'est qu'une des multiples formes d'organisation des fidĂšles prĂ©vues par le droit canonique. Ainsi, Ă  cĂŽtĂ© du diocĂšse qui est la forme habituelle, il existe aussi des prĂ©latures territoriales, des administrations apostoliques, des vicariats apostoliques, des prĂ©fectures apostoliques, des missions sui juris, etc. la plupart Ă©tant destinĂ©e aux territoires de Mission. Le qualificatif « personnelle Â» signifie que cette prĂ©lature n'a pas de juridiction sur un territoire particulier (contrairement aux diocĂšses ou aux prĂ©latures territoriales) mais sur des personnes indĂ©pendamment du territoire sur lequel elles rĂ©sident. La juridiction personnelle du prĂ©lat de l'Opus Dei sur les membres de la prĂ©lature se cumule avec la juridiction ordinaire, territoriale, de l'Ă©vĂȘque du lieu. L'organisation souligne que les membres de l'Opus Dei, dans la vie courante et paroissiale, restent tout de mĂȘme sous l'autoritĂ© de leur Ă©vĂȘque local, et que, par ailleurs, l'autorisation de l'Ă©vĂȘque du lieu est toujours nĂ©cessaire pour l'ouverture d'un centre de l'Opus Dei.

Libéralisme

L'Opus Dei est accusĂ© par la FraternitĂ© Sacerdotale Saint Pie X schismatique depuis 1988 d'ĂȘtre un « cheval de Troie introduit dans l’Église Â». « Il est faux, dit-elle, de rĂ©duire la saintetĂ© des laĂŻcs Ă  ce seul travail, de rĂ©duire l’apostolat au seul partage du travail. L’abbĂ© Escriva Ă  fait du travail l’unique sacrement, l’unique profession de foi, l’unique domaine du tĂ©moignage chrĂ©tien. Â» et encore « L’Opus Dei a mis la foi chrĂ©tienne des laĂŻcs sous le boisseau du travail. L’ambiance de « saintetĂ© Â» qu’elle propose ne veux rien rĂ©fĂ©rer explicitement Ă  JĂ©sus-Christ. Tout est indirect, sous-entendu. Â» ou encore « On comprend comment dans le climat post-moderniste des annĂ©es trente, on se soit laissĂ© sĂ©duire par la nouveautĂ© libĂ©rale du jeune abbĂ© espagnol. On comprend pourquoi le concile sĂ©culier et humaniste de Vatican II s’arrange trĂšs bien du fondateur de l’Opus Dei, et qu’en le canonisant, il veuille se canoniser lui-mĂȘme. On comprend pourquoi la nouvelle liturgie n’a pas dĂ©rangĂ© Mgr Escriva, qui prĂ©fĂ©rait certainement offrir Ă  Dieu «les fruits de la terre et du travail des hommes» en place de « l’Hostie immaculĂ©e offerte pour nos pĂ©chĂ©s sans nombre. Â» Â»[47]

L’Opus Dei dans la culture moderne

En 2003, l'Opus Dei est au centre de l'intrigue d'un roman, le Da Vinci Code , best-seller de l'Ă©crivain Dan Brown, qui a Ă©tĂ© adaptĂ© au cinĂ©ma en 2006. L'intrigue du roman met notamment en scĂšne un Opus Dei mythique qui y est dĂ©peint comme une organisation impliquĂ©e dans une conspiration internationale opposant les instances dirigeantes de l'Église catholique romaine au PrieurĂ© de Sion. Vu le succĂšs mondial du roman, cette reprĂ©sentation de l'Opus Dei comme une organisation de tueurs en robe de bure - Ă  travers un moine psychopathe et un archevĂȘque intrigant - a occasionnĂ© des rĂ©actions de certaines instances de l'Église catholique qui ont reprochĂ© Ă  Dan Brown d'avoir entrepris une dĂ©marche visant Ă  discrĂ©diter l'Église catholique et Ă  faire passer l'Opus Dei pour une secte[48]. L'Opus a critiquĂ© Ă  diverses reprises l'ouvrage de Dan Brown en soulignant son aspect romanesque Ă©loignĂ© de la rĂ©alitĂ© de la prĂ©lature[49] et a, en outre, demandĂ© sans succĂšs Ă  Sony Pictures d'insĂ©rer un avertissement avant le film inspirĂ© du roman prĂ©cisant qu'il s'agissait d'une Ɠuvre de fiction[50].

Évolution de l'image de l'organisation

Considéré longtemps comme secret, l'Opus Dei a profité de la canonisation de son fondateur en 2002 pour développer une communication active. Journées portes ouvertes, nombreux liens avec la presse. Il s'agissait de montrer l'Opus Dei et ses membres plutÎt que de rester dans une communication écrite. Les conséquences ont été positives pour l'organisation et sa communication autour du film Da Vinci Code a été saluée comme un modÚle du genre[51].

Notes et références

  1. ↑ a et b D. Letourneau,Le statut de la prĂ©lature de l'Opus dei en droit civil français, rĂ©sumĂ© en ligne, Églises et MĂ©dias, Doctrine et Droit. Colloque franco-italien, Rome, Italie (20/03/1998) in revue L' AnnĂ©e canonique, Ă©d. Letouzey et AnĂ©, 1999, vol. 41, pp. 7-140
  2. ↑ (en) Peter Berglar, « Opus Dei: Life and Works of its Founder Â», 1994
  3. ↑ (en) Controversial Catholic group is given care of parish church sur The Times
  4. ↑ John Coverdale, Uncommon Faith: The early years of Opus Dei, 1928-1943, 2002
  5. ↑ Patrice de Plunkett, L'Opus Dei, Paris, Presses de la Renaissance, 2006, p. 16 
  6. ↑ François Gondrand, Au Pas de Dieu, Paris, Éditions France-empire, 1991, p. 63 
  7. ↑ Gabriele Ranzato, AmbiguĂŻtĂ© de la violence politique : la persĂ©cution religieuse durant la guerre civile espagnole (1936-1939), Cultures & Conflits, 09-10, printemps-Ă©tĂ© 1993, article en ligne
  8. ↑ Le fondateur de l'Opus Dei - Vie de JosĂ©maria Escriva par AndrĂ©s Vazquez de Prada, Jean BĂ©lorgey, et Brigitte Journeau, Ed. Le Laurier (10 janvier 2006)
  9. ↑ AndrĂšs Vazquez de Prada, Le fondateur de l'Opus Dei, tome III, Paris, Le Laurier, 2005, p. 165 note 181 
  10. ↑ http://www.opusdei.de/art.php?p=12545
  11. ↑ François Gondrand, op. cit., p. 305
  12. ↑ Salvador Bernal, Mes souvenirs d'Alvaro del Portillo, Chambly (QuĂ©bec), Éditions des Oliviers, 2007, p. 166 
  13. ↑ Les prĂ©latures personnelles sont des circonscriptions ecclĂ©siastiques, prĂ©vues par le Concile Vatican II et par le Code de droit canonique, qui ont Ă©tĂ© constituĂ©es pour mener Ă  bien, avec une grande souplesse, des tĂąches pastorales prĂ©cises. Les fidĂšles des prĂ©latures continuent d’appartenir aux Églises locales ou aux diocĂšses de leur domicile. Source : Service Information-communication de l'Opus Dei sur Internet (dir.), « Qu’est-ce qu’une prĂ©lature personnelle ? Â» sur OpusDei.ch, 31 dĂ©cembre 2003.
  14. ↑ Patrice de Plunkett, op. cit., p. 68
  15. ↑ Bureau d'information de l'Opus Dei sur Internet (dir.), « JournĂ©es de priĂšre et de reconnaissance Â» sur JosemariaEscriva.info
  16. ↑ Rapport de la commission d'enquĂȘte parlementaire : voir la p. 227.
  17. ↑ Motion adoptĂ©e en sĂ©ance plĂ©niĂšre de la Chambre des ReprĂ©sentants du 7-5-97
  18. ↑ a, b, c et d Time (magazine)
  19. ↑ a, b et c Opus Dei In the United States
  20. ↑ article bbc
  21. ↑ extrait du livre de John Allen, Opus Dei: An Objective Look Behind the Myths and Reality of the Most Controversial Force in the Catholic Church
  22. ↑ Opus Dei Awareness Network
  23. ↑ Opening the doors of Opus Dei: Part 2
  24. ↑ a et b Opus Dei's Questionable Practices
  25. ↑ « It is my understanding that one of the most controversial aspects is their insistence that their members go to confession only to Opus Dei priests. I think that campus ministers have seen it as a way of controlling, manipulating or coercing a student. That’s the worst interpretation. The best is that it is discounting the ministry performed by other priests. Â» Opus Dei Over Time, Alberto Moncada 2006
  26. ↑ a et b The Way of the Faithful
  27. ↑ Fact, Fiction And Opus Dei
  28. ↑ « It's something different than some years ago, as far as the directors might open the mail. They don't read mail. They stopped doing that. That custom was changed. I think the spirit is still the same, in that people are encouraged to share it, if people think there is something important that they need to talk to or get advice on, they're encouraged to do that. I think the idea is that that's a helpful process. Â»article abc news
  29. ↑ Radiografia del Opus Dei article BBC mundo (en espagnol)
  30. ↑ Opus Dei Over Time, Alberto Moncada 2006
  31. ↑ a et b The Business of Opus Dei
  32. ↑ a et b L’Opus Dei et le Da Vinci Code : L’Opus Dei et la mortification corporelle, sur le site de l'Opus Dei francophone
  33. ↑ a et b BĂ©nĂ©dicte et Patrice des Mazery, L'Opus Dei : une Ă©glise au cƓur de l'Eglise, Ă©d. Flammarion, 2005, [extraits en ligne]
  34. ↑ a et b JosemarĂ­a EscrivĂĄ de Balaguer Opus Dei Constituciones, article 147, citĂ© par l'Opus Dei Awareness Network, article en ligne
  35. ↑ (en) Opus Dei Awareness Network, Corporal Mortification in Opus Dei, 03/06/1998, article en ligne
  36. ↑ Their Kingdom Come: Inside the Secret World of Opus Dei Robert Hutchinson, 1999
  37. ↑ www.opusdei.fr, Extrait d’une homĂ©lie prononcĂ©e dans la cathĂ©drale Saint-Patrick, 26 juin 1998.
  38. ↑ Princeton Catholic Divided
  39. ↑ Documentaire Opus Dei, une croisade silencieuse http://www.dailymotion.com/video/xq002_opus-dei-une-croisade-silencieuse
  40. ↑ Allen, John, Jr. Opus Dei, The Truth about its Rituals, Secrets and Power, 2005, Penguin Books, ISBN 0-14-102465-8, pp 287-290
  41. ↑ Paul Preston, Franco. A Biography, 1993
  42. ↑ Crozier, Brian, Franco, A Biographical History, Little, Brown and Company, 1967.
  43. ↑ John Allen, Opus Dei: An Objective Look Behind the Myths and Reality of the Most Controversial Force in the Catholic Church 2005
  44. ↑ Article du site ChrĂ©tientĂ© Info, rĂ©sumĂ© du livre de John Allen, Jr.
  45. ↑ article Washington Monthly
  46. ↑ Quelques donnĂ©es sur l'Opus Dei publication de l'Opus Dei p35 Ă  40
  47. ↑ http://www.fsspx.org/fr/la-foi-enseignement/l%C2%B4opus-dei-sous-mouvements-divers/a_lopus-dei-sous-la-loupe/
  48. ↑ (en) « Defenders of Christianity Rebut 'The Da Vinci Code' Â», Laurie Goodstein, 27 avril 2004, sur le site du New York Times, nytimes.com.
  49. ↑ Par exemple : Au sujet du Da Vinci Code. Une dĂ©claration du service de communication de la PrĂ©lature de l’Opus Dei en France Ă  propos du livre de Dan Brown, Da Vinci Code. Le site français de l'Opus Dei, communiquĂ© du 04/03/2004 ou encore L’Opus Dei et le Da Vinci Code. Une rĂ©ponse de la prĂ©lature de l’Opus Dei en France au Da Vinci Code, Le site de l'Opus Dei français, le 28/04/2006
  50. ↑ « CinĂ©ma - Un cardinal veut poursuivre en justice le Da Vinci Code Â», Reuters, 8 mai 2006, sur le site ledevoir.com.
  51. ↑ « Opus Dei, de la lĂ©gende noire Ă  la normalisation mĂ©diatique Â», Le Monde Diplomatique, mars 2008

Voir aussi

Bibliographie

  • John L. Allen, Jr., Opus Dei, traduit de l'anglais par Jean-Louis Morgan, Outremont (QuĂ©bec) : Ă©ditions internationales Alain StankĂ©, 2006.
  • Salvador Bernal, Mes souvenirs d'Alvaro del Portillo, prĂ©lat de l'Opus Dei, traduit de l'espagnol par Anne-Marie et Fernand CĂŽtĂ©, Chambly (QuĂ©bec) : Ă©ditions des Oliviers, 2007.
  • Bruno Devos, La face cachĂ©e de l'Opus Dei - Documents secrets : les vĂ©ritĂ©s qui dĂ©rangent, Paris : Presses de la Renaissance, 2009.
  • VĂ©ronique Duborgel, Dans l'enfer de l'Opus Dei, Paris : Albin Michel, 2007.
  • Amadeo de Fuenmayor, Valentin GĂłmez-Iglesias et JosĂ© Luis Illanes, L'itinĂ©raire juridique de l'Opus Dei, traduit de l'espagnol par D. Le Tourneau et JP. Schouppe, Paris : DesclĂ©e, 2002.
  • Andres Vasquez de Prada , Le Fondateur de l'Opus Dei, traduit de l'espagnol par F. Gondrand et D. Le Tourneau, Paris/MontrĂ©al : Ă©ditions Le Laurier/Wilson & Lafleur, 2005.
  • François Gondrand, Au pas de Dieu : JosemarĂ­a EscrivĂĄ, fondateur de l’Opus Dei, 3e Ă©dition rĂ©vision et correction, Paris : Édition France-empire, 1991.
  • Bernard Lecomte, Les secrets du Vatican, Perrin, 2009. Chapitre 13 : « La revanche de l'Opus Dei Â» (pp. 267-286).
  • Dominique Le Tourneau, L’Opus Dei, collection « Que sais-je ? Â», n° 2207, 6e Ă©dition, Paris : P.U.F., 2004.
  • Yvon Le Vaillant, Sainte Maffia : Le dossier de l'Opus Dei, Paris : Mercure de France, 1971.
  • BĂ©nĂ©dicte et Patrice des Mazery, L’Opus Dei, enquĂȘte sur une Ă©glise au cƓur de l’Église, Paris : Ă©ditions Flammarion, 2005.
  • Vittorio Messori, Opus Dei : l’enquĂȘte, traduit de l'italien par Lise Bossi, 2e Ă©dition, rĂ©vision et augmentation, Paris : C. Vigne, 1995.
  • Jacques Neirynck, Profession menteur. Astrologues, numĂ©rologues, voyants, visionnaires, financiers, publicitaires, sectaires et autres, Lausanne : Ă©ditions Favre, 2010. Chapitre 11 : « La prophĂ©tie des sectes Â», pp. 111-127.
  • Thierry OberlĂ© (journaliste d'investigation), L'Opus Dei : Dieu ou Cesar, Le grand livre du mois, Ă©ditions Jean-Claude LattĂšs, 1993.
  • Patrice de Plunkett, L'Opus Dei, enquĂȘte sur le « monstre Â», Paris : Presses de la Renaissance, 2006.
  • Guiseppe Romano, L'Opus Dei, un chemin de saintetĂ©, traduit de l'italien par Isabelle Colin, Paris : Fayard, 1996.
  • Renaud Thomazo, L'Opus Dei, Paris : Larousse, 2009.

Liens externes

Les controverses citées plus haut expliquent que les liens externes se partagent clairement entre défenseurs et opposants à l'Opus Dei. Les deux listes reprises ci-dessous suivent ce découpage.

Critiques sur l'Opus Dei
Favorables Ă  l'Opus Dei
De l'Opus Dei lui-mĂȘme



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