Oiseau

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Oiseau
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 29 espÚces différentes de Finlande
29 espÚces différentes de Finlande
Classification
RĂšgne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe
Aves
Linnaeus, 1758
Sous-classes de rang inférieur
Classification phylogénétique
Position :

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Les oiseaux (ou classe des Aves) sont des vertĂ©brĂ©s tĂ©trapodes ailĂ©s appartenant au clade des dinosaures. S'il existe prĂšs de 10 000 espĂšces d'oiseaux, trĂšs diffĂ©rentes tant par leur Ă©cologie que par leurs comportements, chacune d'elles prĂ©sente un ensemble commun de caractĂ©ristiques Ă©videntes permettant de les regrouper. Les oiseaux ont notamment un bec, des plumes, des ailes et pondent des Ɠufs.

Les oiseaux sont remarquables par leur facultĂ© Ă  voler, Ă  quelques exceptions prĂšs (struthioniformes, manchots
), d'autant que cette caractĂ©ristique est particuliĂšrement rare chez les vertĂ©brĂ©s. Ils peuplent tous les milieux, des glaces de l'Antarctique aux forĂȘts Ă©quatoriales et aux dĂ©serts. Ce fait a Ă©tĂ© rendu possible grĂące Ă  des adaptations anatomiques, physiologiques et comportementales (en particulier le phĂ©nomĂšne migratoire) variĂ©es. Toutes ces caractĂ©ristiques sont Ă©tudiĂ©es par les ornithologues.

Initialement, la langue française disposait, pour dĂ©signer les oiseaux, de noms gĂ©nĂ©riques basĂ©s uniquement sur la morphologie comme rapace, vautour, Ă©chassier, canard, perroquet, hirondelle, oie, cygne, etc. ou sur leur usage tels volaille ou sauvagine ; certains de ces termes ne dĂ©signant pas les mĂȘmes oiseaux d'une rĂ©gion Ă  l'autre, comme « chouan Â». Puis avec l'apparition de la systĂ©matique, les ornithologues ont crĂ©Ă© des noms davantage basĂ©s sur l'anatomie pour faire des regroupements adaptĂ©s Ă  un classement taxinomique. Ceux-ci sont passĂ©s dans le langage courant, mais beaucoup se sont avĂ©rĂ©s polyphylĂ©tiques, par exemple palmipĂšde. Au cours du XXe siĂšcle, la classification a Ă©voluĂ© en regroupant les diffĂ©rentes espĂšces selon des affinitĂ©s plus subtiles. Une autre rĂ©volution dans la taxonomie s'est produite au cours des annĂ©es 1990, avec l'apparition d'une classification basĂ©e sur la gĂ©nĂ©tique, en l'occurrence des techniques d'hybridation de l'ADN. Celle-ci est dans l'ensemble acceptĂ©e en AmĂ©rique tandis que les rĂ©ticences sont plus importantes en Europe.

Contrairement à la plupart des autres animaux, chacune des espÚces d'oiseaux dispose d'un nom français normalisé unique attribué par la Commission internationale des noms français des oiseaux.

Sommaire

Morphologie et anatomie

Morphologie

Aspect général

Un oiseau est un animal Ă  quatre membres, au corps couvert de plumes, avec un bec cornĂ© dĂ©pourvu de dents. Ses membres postĂ©rieurs sont des pattes et ses membres antĂ©rieurs des ailes permettant Ă  la plupart d'entre eux de voler. Le type de vol et les performances que ces espĂšces peuvent rĂ©aliser sont trĂšs divers. Leur masse varie de quelques grammes pour les oiseaux-mouches Ă  plus de 100 kg pour les autruches.

Article connexe : Identification des oiseaux.

La morphologie des oiseaux est adaptĂ©e Ă  leur habitat et Ă  leur mode de vie. Les oiseaux vivant sur les plages ou dans les marais ont, par exemple, des longues pattes. De la forme du bec, tout observateur peut aisĂ©ment dĂ©duire le rĂ©gime alimentaire. De l'Ă©tude des ailes, il est facile de dĂ©duire, par exemple, si l'oiseau peut voler. S'il est migrateur, ses ailes prĂ©sentent une extrĂ©mitĂ© plutĂŽt effilĂ©e ; des ailes Ă  l'extrĂ©mitĂ© plus arrondie tĂ©moignent d'un caractĂšre plus sĂ©dentaire.

La morphologie de la tĂȘte contient Ă©galement de nombreux Ă©lĂ©ments particuliers qui permettent d'identifier les espĂšces comme la prĂ©sence d'une huppe, d'une crĂȘte, de caroncule, de vibrisse, de barbillon, de cire de bec.

Le plumage et sa couleur peuvent Ă©galement ĂȘtre des moyens de reconnaĂźtre une espĂšce. Certaines possĂšdent de surprenantes plumes dĂ©coratives comme les plumes de queues des pailles en queue, oiseaux-lyre ou celle des paons mĂąles.

Morphologie d'un Vanellus malabaricus
Calotte
Manteau
Bas-ventre
Cuisse
Articulation tibio-tarsale
Tarse
Doigt
Ventre
Tibia
Flanc
poitrail
gorge et gorgerin
Iris
Plumage de petite et moyenne couverture
Plumes scapulaires
Plumage de petite et moyenne couverture
RĂ©miges tertiaires
RĂ©miges primaires

Les oiseaux n'ont pas d'organes sexuels externes.

Les oreilles sont cachées sous le plumage et sans pavillon externe. Les plumes en forme d'oreille chez les hiboux ne sont pas utiles dans l'audition.

Le plumage

Structure d'une plume

Les oiseaux sont les seuls animaux à posséder des plumes, leur plumage est d'ailleurs un bon moyen de reconnaßtre une espÚce.

Il existe de nombreuses sortes de plumes qui forment le plumage, que l'on distingue[1] :

  • selon leur aspect :
    • les filoplumes (situĂ©es sous les plumes ordinaires) ;
    • le duvet ;
    • les vibrisses (raides et ressemblant Ă  des poils) ;
    • les plumes stricto sensu
  • selon leur point d'attache :
    • les rĂ©miges (situĂ©es sur le membre antĂ©rieur, elles permettent le vol) ;
    • les rectrices (ou plumes de la queue, elles ont diffĂ©rents rĂŽles dans le vol, comme le freinage ou la direction) ;
    • les tectrices (plumes de couverture).
Camouflage du petit-duc africain

Les plumages et les différentes sortes de plumes spécialisées qui les composent ont de nombreuses fonctions pour l'oiseau, la plus universelle étant l'isolation thermique, qui participe au maintien de la température interne de ces tétrapodes homéothermes. Pour certaines espÚces, le plumage peut offrir une tenue de camouflage efficace. Pour d'autres, le plumage des mùles est utilisé dans les parades nuptiales ou est indispensable à la séduction. Ainsi, les juvéniles et les individus sexuellement immatures disposent généralement d'un plumage particulier qui évolue, le plus souvent graduellement, jusqu'à leur premiÚre saison de reproduction[2]. L'état du plumage permet par ailleurs à une femelle de déterminer la santé d'un mùle. Enfin, pour bon nombre d'espÚces, les plumes sont indispensables au vol. La forme de certaines plumes permet de savoir si l'espÚce est capable de voler ou non.

La forme du bec des oiseaux est adaptée à leur mode de nutrition

Leur nombre varie de 1 000 pour un oiseau-mouche Ă  plus de 25 000 pour un cygne. Les plumes reprĂ©sentent un poids important, chez les frĂ©gates il reprĂ©sente plus de 50 % du poids total et chez les passereaux, environs le tiers[2]. À part chez les autruches, les toucans et les manchots, l'implantation des plumes n'est pas uniforme : elles poussent sur des surfaces dĂ©terminĂ©es (ptĂ©rylies) ; les zones nues sont appelĂ©es aptĂ©ries[1].

Le bec

Chez les oiseaux, mùchoires et mandibules, dépourvues de dents, sont recouvertes de la rhampothÚque, gaine constituée d'une ou plusieurs lames de corne. La corne repousse au fur et à mesure de son usure.
La forme du bec est souvent adaptĂ©e au rĂ©gime alimentaire de l'oiseau : le bec sera ainsi gĂ©nĂ©ralement crochu et robuste chez les rapaces, massif et conique chez les granivores, fin chez insectivores, allongĂ© et sensible chez les espĂšces qui fouillent dans les sĂ©diments, etc.
La base du bec et les narines sont parfois protégées par une zone molle et nue, souvent colorée, appelée cire[1].

Les pattes

Les deux pattes sont recouvertes d'écailles ou scutelles, dont la couleur varie selon les espÚces, et présentent des doigts munis de griffes. La disposition des doigts des pattes est trÚs variable selon les groupes aviens.

La forme des pattes permet d'identifier les oiseaux
  • L'arrangement anisodactyle (trois doigts vers l'avant et un en arriĂšre) est le plus commun chez les oiseaux et se retrouve tel quel chez leurs ancĂȘtres thĂ©ropodes, caractĂ©risĂ©s par leurs quatre doigts. C'est le cas de la plupart des oiseaux chanteurs, des oiseaux qui doivent se percher et des rapaces.
  • L'arrangement syndactyle correspond Ă  une fusion partielle du quatriĂšme et troisiĂšme doigt comme chez le Martin-pĂȘcheur d'AmĂ©rique et caractĂ©rise les Coraciiformes.
  • L'arrangement zygodactyle (du grec ancien Î¶Ï…ÎłÎżÎœ, « joug Â») correspond Ă  une migration des doigts, c'est le plus commun des arrangements pour les espĂšces arboricoles et plus particuliĂšrement celles qui grimpent le long des troncs comme les Picinae, les Sittidae et Psittaciformes.
  • L'arrangement hĂ©tĂ©rodactyle ressemble au prĂ©cĂ©dent sauf que les doigts 3 et 4 se dirigent en avant et les chiffres 1 et 2 se dirigent en arriĂšre. Cette configuration ne se retrouve que dans les Trogonidae.
  • Les pamprodactyles possĂšdent quatre orteils vers l'avant, c'est une caractĂ©ristique des Apodidae.
  • La trydactylie est rare et se retrouve dans des espĂšces trĂšs diffĂ©rentes comme la mouette tridactyle ou le pic tridactyle.
  • La didactylie se retrouve chez les palĂ©ognathes comme l'autruche.
1 – palmĂ©e
2 – lobĂ©e
3 – non palmĂ©e
4 – semi-palmĂ©e

En outre, certains oiseaux possĂšdent une palmure entre leurs doigts comme les sarcelles, les mouettes et les oies. Les espĂšces anisodactyles dont les quatre doigts sont reliĂ©s par une membrane comme les fous, les cormorans ou les pĂ©licans sont dites totipalmidĂ©s. D'autre espĂšces ont une palmure lobĂ©es comme chez les grĂšbes et les foulques, ou semi-palmĂ©es comme chez les avocettes, les sternes, et les guifettes et non palmĂ©es comme chez les martins-pĂȘcheurs, grues, engoulevents, perdrix, rapaces[3].

Un ergot d'une dinde

La forme des pattes dépend essentiellement du mode de vie de l'oiseau et de son régime alimentaire. Ainsi, les rapaces disposent de serres, les oiseaux aquatiques de pattes palmées ou lobées. Les oiseaux coureurs, telle l'autruche, sont didactyles.

La plupart des espĂšces possĂšdent un Ă©peron, ou ergot, sur leurs pattes.

Anatomie

Article dĂ©taillĂ© : Anatomie des oiseaux.

Certaines caractĂ©ristiques anatomiques des oiseaux rappellent celles des reptiles ou celles des mammifĂšres. Ils sont homĂ©othermes et ovipares. L'anatomie des oiseaux montre beaucoup d'adaptations inhabituelles dans le rĂšgne animal, dont un grand nombre a pour but de faciliter le vol ; ces adaptations existent mĂȘme chez les espĂšces d'oiseaux qui ne savent pas voler.

Les adaptations anatomiques pour le vol se retrouvent Ă©videmment dans la morphologie du squelette de l'oiseau mais aussi dans celle de ses os.

Plusieurs d'entre eux sont creux et fusionnent avec les sacs aĂ©riens qui sont des organes du systĂšme respiratoire[4]. En fait, le squelette des oiseaux est trĂšs lĂ©ger (environ 15 % du poids total de l'oiseau). Le systĂšme respiratoire des oiseaux est un des plus complexes et des plus performants du rĂšgne animal[5]. À la base de la trachĂ©e se trouve l'organe vocal des oiseaux, la syrinx.

Structure du squelette d'une aile d'oiseau

Les ailes sont également une adaptation au vol, mais comme le précise la théorie de l'évolution, l'aile a précédé le vol. La transformation du membre antérieur en aile s'est accompagnée d'une réduction du nombre d'os, au niveau des phalanges, du nombre de doigts, du carpe et du métacarpe.

On note aussi diverses adaptations au niveau de la colonne vertĂ©brale dont les vertĂšbres de la rĂ©gion cervicale qui permettent une importante flexion ou rotation du cou pour beaucoup d'oiseaux ; par contre la flexion dans la partie postĂ©rieure du corps est trĂšs limitĂ©e en raison de la fusion de certaines vertĂšbres (pygostyle et synsacrum). Chez les oiseaux qui volent, le sternum, trĂšs dĂ©veloppĂ©, porte une crĂȘte mĂ©diane appelĂ©e brĂ©chet, servant Ă  l'insertion des muscles du vol (muscles pectoraux).

Tous les oiseaux, mĂȘme ceux qui ne volent pas, possĂšdent une furcula, c'est-Ă -dire les deux clavicules soudĂ©es.

Le squelette est aussi simplifiĂ© au niveau des membres postĂ©rieurs : le pĂ©ronĂ©, trĂšs rĂ©duit, est soudĂ© au tibia ; les os du tarse se sont soudĂ©s pour certains avec le tibia (formant le tibio-tarse) et pour d'autres avec le mĂ©tatarse (formant ainsi le tarso-mĂ©tatarse).

L'anatomie de leur systÚme digestif répond à la nécessité de satisfaire à un métabolisme élevé[6], le vol étant un moyen de locomotion gourmand en énergie.

Comme les reptiles, les oiseaux sont munis d'un cloaque et comme eux, les oiseaux sont principalement uricotĂ©liques, excrĂ©tant de l’acide urique et des urates et non pas amino-urĂ©olĂ©tique (excrĂ©tion d'une combinaison d’ammoniaque et d’urĂ©e). Parmi les excrĂ©ments, on trouve de la crĂ©atine alors que les mammifĂšres Ă©liminent de la crĂ©atinine.

Si comme pour les mammifĂšres et les crocodiliens, leur cƓur possĂšde quatre chambres, c'est cependant la crosse aortique de droite qui persiste alors que c'est celle de gauche chez les mammifĂšres. De plus, les Ă©rythrocytes aviens possĂšdent des noyaux[5],[7].

Anatomie d'un poulet
1- cƓur
2- poumons
3- testicules
4- reins.

Le systĂšme nerveux est, en moyenne, un peu plus volumineux que celui des reptiles mais moins que celui des mammifĂšres. Sauf exception, l'aire visuelle est particuliĂšrement dĂ©veloppĂ©e ce qui tĂ©moigne des performances visuelles uniques et l'aire olfactive est rĂ©duite sauf pour certaines espĂšces comme les vautours ou les kiwis[8]. La taille de leur tĂ©lencĂ©phale et de leur cervelet leur rend possible des vocalises Ă©tonnantes et des capacitĂ©s d'apprentissage et d'abstraction assez Ă©levĂ©es chez certaines espĂšces. L'Ɠil est chez les oiseaux un organe trĂšs complexe. Les organes internes du sens de l'Ă©quilibre (canaux semi-circulaires) et de l'audition (cochlĂ©e) sont beaucoup plus dĂ©veloppĂ©s que ceux des reptiles.

L'appareil reproducteur des oiseaux ressemble Ă  celui des reptiles ovipares.

Certaines adaptations anatomiques peuvent dĂ©pendre du mode de vie, comme celles liĂ©es Ă  l'alimentation, ce qui est trĂšs facilement observable au niveau des becs et des systĂšmes digestifs. Elles peuvent aussi ĂȘtre liĂ©es Ă  la latitude oĂč ils vivent et donc Ă  l'adaptation au froid ; par exemple chez les oiseaux nordiques, la circulation est Ă  contre-courant dans les pattes, de maniĂšre Ă  rĂ©duire les pertes de chaleur[5]. Certaines de ces adaptations sont temporaires : par exemple certains oiseaux migrateurs ont la capacitĂ© de rĂ©duire la taille de leurs viscĂšres avant la migration[9].

Biologie de l'oiseau

Les flamants roses sont des oiseaux planctonivores qui filtrent l'eau à l'aide de leur bec garni d'excroissances cornées en forme de fanons

Alimentation

Les rĂ©gimes alimentaires aussi bien que les stratĂ©gies pour se nourrir sont trĂšs variĂ©es. Certaines espĂšces peuvent ĂȘtre opportunistes comme les charognards, ou peuvent trouver leur nourriture dans des lieux spĂ©cifiques comme les nectarivores ou frugivores. Les oiseaux peuvent aussi ĂȘtre herbivores, granivores, ou prĂ©dateurs comme les carnivores, insectivores, piscivores, planctonivores, voire cleptoparasites. Le GĂ©ospize Ă  bec pointu est mĂȘme connu pour ĂȘtre hĂ©matophage. Certaines espĂšces (Grand cormoran, Spatule blanche, etc.) peuvent chasser ou pĂȘcher en groupe
 De nombreux oiseaux sont gĂ©nĂ©ralistes ; les autres espĂšces, dites spĂ©cialistes, occupent des niches Ă©cologiques spĂ©cifiques[10] et ne consomment qu'un seul type de nourriture, ou tout au moins un nombre trĂšs limitĂ©.

Le mĂ©tabolisme Ă©levĂ© des oiseaux les oblige Ă  consommer de grandes quantitĂ©s d'Ă©nergie. Ainsi, la masse fraĂźche de nourriture avalĂ©e chaque jour peut Ă©quivaloir jusqu'Ă  environ 40 % de la masse corporelle chez les grives, prĂšs de 100 % chez les hirondelles, pouillots, roitelets et troglodytes et 200 % chez les colibris[11]. La rĂ©sistance au jeĂ»ne est de fait gĂ©nĂ©ralement faible, par exemple 24 h ou moins chez les hirondelles et le martinet noir, mais peut atteindre plusieurs jours, voire plusieurs semaines chez les rapaces diurnes[11].

Comme ils n'ont pas de dents, les oiseaux avalent souvent leurs aliments entiers, mais ces derniers peuvent ĂȘtre Ă©crasĂ©s Ă  l'aide du bec, ou dĂ©pecĂ©s, plumĂ©s, dĂ©chiquetĂ©s, dĂ©cortiquĂ©s, selon les espĂšces considĂ©rĂ©es et la nature de l'aliment. Les aliments seront broyĂ©s dans le gĂ©sier. Le systĂšme digestif particulier des oiseaux les rend assez sensibles aux toxines alimentaires.

Homéothermie

Les oiseaux sont des animaux homĂ©othermes, c'est-Ă -dire que leur tempĂ©rature interne est maintenue constante, quelle que soit la tempĂ©rature extĂ©rieure. Leur mĂ©tabolisme Ă©levĂ© et leur plumage participent Ă  cette rĂ©gulation ; la tempĂ©rature interne moyenne des oiseaux est assez Ă©levĂ©e (en gĂ©nĂ©ral entre 40 et 42 Â°C).

Génétique

Le systĂšme de dĂ©termination sexuelle est de type WZ/ZZ[12]. Dans le systĂšme WZ de dĂ©termination sexuelle, les femelles ont deux chromosomes sexuels de types diffĂ©rents (WZ), alors que les mĂąles ont deux chromosomes sexuels de mĂȘme type (ZZ). Cependant le schĂ©ma gĂ©nĂ©ral de dĂ©termination des sexes est mal connu et trĂšs diffĂ©rent de celui observĂ© chez les mammifĂšres[12].

Le gĂ©nome des oiseaux est original sur plusieurs points, la taille physique du gĂ©nome est faible parmi les vertĂ©brĂ©s et de 2 Ă  8 fois plus courte que chez les mammifĂšres[13]. Le gĂ©nome est assez homogĂšne avec 60 Ă  75 % de sĂ©quences uniques[13]. La gamme de variations du nombre diploĂŻde est assez Ă©tendue : de 40 pour l’ƓdicnĂšme criard (Burhinus oedicnemus) Ă  138 pour le martin-pĂȘcheur (Alcedo atthis)[13] avec une distribution de type gaussien avec un maximum vers 85.

Une des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques majeure et originale du gĂ©nome avien est l'hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© de tailles des chromosomes. Le rapport entre le plus court et le plus long chromosome est de 1 pour 35 chez la poule domestique et de 1 Ă  15 chez les Accipitridae[14]. Les microchromosomes des caryotypes classiques d’oiseaux, contrairement Ă  ce qui Ă©tait supposĂ© dans les premiĂšres Ă©tudes cytogĂ©nĂ©tiques, constituent des Ă©lĂ©ments majeurs du gĂ©nome[15].

Les éleveurs d'oiseaux sont particuliÚrement attentifs à la génétique de leurs oiseaux pour essayer de faire exprimer certains allÚles visibles qui augmentent la valeur de ceux-ci. Cette pratique est courante pour de nombreux passereaux exotiques et les Psittacidae chez qui les éleveurs sélectionnent des couleurs insolites, c'est par exemple le cas de l'Inséparable rosegorge[16].

La génétique s'avÚre essentielle afin de déterminer leur phylogénie précise et donc de comprendre leur évolution. La nouvelle taxonomie dite de Sibley-Ahlquist est fondée sur les données résultantes des études utilisant les techniques d'hybridation de l'ADN.

Rythmes biologiques

Article dĂ©taillĂ© : Chronobiologie.
Le Kiwi (ici, Apteryx australis) présente de nombreuses spécificités. Dépourvu d'ailes mais muni d'un excellent odorat, c'est un oiseau nocturne

La vie des oiseaux s'organise en fonction de plusieurs rythmes biologiques. Le plus commun aux vertébrés est le rythme circadien. La plupart des oiseaux sont diurnes, mais quelques oiseaux, comme la plupart des hiboux et des Caprimulgidae, ainsi que de nombreuses chouettes sont nocturnes ou crépusculaires. D'autres espÚces, comme la plupart des limicoles, suivent un rythme de vie basée sur la marée[17].

Les oiseaux en raison de l'existence des saisons suivent également un rythme circannuel. Les oiseaux qui migrent sur de longues distances subissent généralement des changements anatomiques ou comportementaux (par exemple le Zugunruhe) ou une mue pour préparer ce voyage. Suivant les saisons, certaines espÚces peuvent également effectuer des migrations journaliÚres, altitudinales par exemple, ou pour se rendre sur des zones de nourrissage.

Les rythmes circadiens et saisonniers semblent liés à la durée du jour. Les cycles de reproduction sont annuels, plusieurs nidifications pouvant avoir lieu dans une saison pour certaines espÚces particuliÚrement prolifiques.

Sommeil

L'activitĂ© journaliĂšre de la majeure partie des oiseaux comporte des pĂ©riodes de repos et des pĂ©riodes courtes de sommeil. Cette pĂ©riode est appelĂ©e sommeil vigilant, les oiseaux ouvrent frĂ©quemment les yeux et observent les alentours pour permettre la fuite en cas de menace[18]. Le sommeil des oiseaux prĂ©sente une phase de sommeil paradoxal courte que l'on estime en moyenne Ă  moins d'une minute[19], mĂȘme si les Spheniscidae, qui dĂ©tiennent un record dans la classe, capitalisent jusqu'Ă  80 minutes de sommeil paradoxal par jour[19]. Certaines espĂšces, comme les albatros ou les martinets, sont rĂ©putĂ©es pouvoir dormir en volant[19],[20] ou sont capables de rester plusieurs jours sans dormir. Il n'existe cependant pas de preuve expĂ©rimentale.

Le comportement associĂ© au sommeil est trĂšs diffĂ©rent selon les familles d'oiseaux. Beaucoup d'espĂšces sont capables de faire diminuer la tempĂ©rature de leur corps[21], voire d'entrer en torpeur comme les Trochilidae[22] tandis que l'engoulevent de Nuttall hiberne[23]. Les Anserinae sont les seuls oiseaux connus chez qui s'observe une perte de tonus musculaire. L'Ă©tat de sommeil est trĂšs reconnaissable chez ces espĂšces qui rĂ©fugient leur bec sous une aile et souvent ne posent qu'une seule de leurs pattes au sol[24]. Beaucoup d'espĂšces nicheuses au sol, comme les Phasianinae, se rĂ©fugient en hauteur Ă  l'abri des prĂ©dateurs, quelquefois en commun, pour dormir tandis que quelques perroquets du genre Loriculus se perchent tĂȘte en bas[25]. De nombreuses espĂšces prĂ©sentent une insertion particuliĂšre des tendons des muscles des doigts, de sorte que lorsqu'ils sont posĂ©s sur une branche, la flexion des doigts est automatique ; ceci leur permettrait de dormir perchĂ©s sans tomber de l'arbre[1].

Le renouvellement du plumage

Jeune Manchot royal (Aptenodytes patagonicus) au cours de la mue qui lui permettra de passer d'un plumage juvénile à un plumage adulte

Le plumage est réguliÚrement renouvelé, au minimum une fois par an[2], au cours de la mue. Suivant les espÚces, celle-ci peut avoir plusieurs rÎles. Elle permet à certaines espÚces de changer de couleurs de plumage, aussi bien pour la reproduction que pour se camoufler, mais aussi de permettre une meilleure couverture thermique. Elle peut aussi précéder une migration. Les oiseaux réalisent aussi une mue pour passer du plumage juvénile au plumage adulte.

En dehors de la mue, avant de nicher, les femelles de nombreuses espĂšces perdent le duvet situĂ© sous leur ventre. Sous la peau, Ă  cet endroit prĂ©cis alors dĂ©nudĂ© que l'on appelle plaque incubatrice, se trouvent de nombreux vaisseaux sanguins. Les Ɠufs pourront ainsi ĂȘtre en contact plus Ă©troit avec la peau rĂ©chauffĂ©e par les vaisseaux sanguins : ceci favorise une bonne incubation[26].

La perte de plumes, tout comme l'absence de mue, peut ĂȘtre Ă©galement le signal d'une maladie.

La migration

Article dĂ©taillĂ© : Migration des oiseaux.
La migration des oiseaux est une occasion pour les ornithologues de capturer, baguer et mesurer les oiseaux avant de les relùcher. Ici, une huppe fasciée déjà baguée est mesurée au Portugal, lors de sa migration de printemps entre l'Afrique tropicale et l'Europe de l'Ouest

La migration est un déplacement régulier, d'annuel à journalier, observé chez de trÚs nombreuses espÚces d'oiseaux. Ces déplacement peuvent prendre des formes trÚs différentes selon les espÚces et induisent d'autres comportements, alimentaires par exemple, trÚs spécifiques. C'est un effort important pour bon nombre d'oiseaux qui en meurent. Bien connues des hommes, ces migrations sont attendues par les chasseurs, craintes par les gestionnaires d'aérodrome et certains aspects confondent toujours les scientifiques, qui cherchent encore à comprendre comment font les oiseaux pour parvenir à leur destination.

Ces déplacements sont une maniÚre pour les espÚces migratrices d'échapper à un changement d'habitat ou une baisse de disponibilité de nourriture liée aux rigueurs d'un climat défavorable, mais peuvent aussi s'interpréter comme une maximisation des chances de reproduction.

Activités de confort

Les oiseaux utilisent une partie de leur temps dans des activitĂ©s dites de confort. Selon certains auteurs, ils consacrent 9,2 % de leur pĂ©riode active Ă  cela[27].
Une des activitĂ©s de confort les plus courantes est le lissage de leurs plumes avec les secrĂ©tions cireuses de leur glande uropygienne. L'utilitĂ© de cette pratique est discutĂ©e mais il semble que cette cire agit sur la flexibilitĂ© des plumes, et aussi comme un agent antimicrobien qui inhibe la croissance de bactĂ©ries dĂ©gradant les plumes[28]. Plus de 250 espĂšces complĂštent ces sĂ©crĂ©tions avec de l'acide formique tirĂ©es de fourmis[29]. Les sĂ©ances de toilettage peuvent ĂȘtre mutuelles.

Dinde prenant un bain de poussiĂšre

De nombreux oiseaux aiment Ă©galement se baigner dans de l'eau et certains (notamment les phasianidae et les moineaux) dans la terre ou la poussiĂšre.

Longévité de l'oiseau

La durĂ©e de vie des oiseaux est trĂšs variable selon les espĂšces, elle peut ĂȘtre de trois ou quatre ans pour certains passereaux Ă  plus de 50 pour les albatros et puffins, et mĂȘme plus de 60 ans pour certaines espĂšces rares comme le kakapo. Au sein d'une mĂȘme espĂšce, les mues dĂ©pendent des saisons, mais aussi de l'Ăąge des oiseaux et de l'Ă©tat gĂ©nĂ©ral de ceux-ci, ainsi la bonne connaissance de ce phĂ©nomĂšne permet de dĂ©duire l'Ăąge de nombreux oiseaux sauvages[30]. La pneumatisation du squelette est une autre caractĂ©ristique utilisĂ©e pour estimer de l'Ăąge des oiseaux.

Santé

Parasites des oiseaux

Les parasites les plus courants chez les oiseaux appartiennent aux groupes des acariens, des poux aviaires et des vers. D'autres parasites microscopiques, comme certains protozoaires, provoquent des maladies.

Dermanyssus gallinae, un pou de gallinacé.

Au moins 2 500 espĂšces d'acariens rĂ©parties dans 40 familles[31] vivent en relation Ă©troite avec les oiseaux, occupant leurs nids, leurs plumes, ou mĂȘme leur bec comme certains acariens d'oiseaux-mouches. Ces acariens peuvent avoir une relation simplement phorĂ©tique ou peuvent perturber leurs hĂŽtes en provoquant des dĂ©mangeaisons, mais peuvent aussi ĂȘtre des parasites comme les Dermanyssus et Ornithonyssus. Toutes les espĂšces d'oiseaux sont concernĂ©es, mĂȘme les manchots[31] possĂšdent des tiques. Le mode de vie d'une tique d'oiseau dĂ©pend bien sĂ»r de son espĂšce ; cependant, la larve vit le plus souvent uniquement dans le nid. Ces acariens ont des cycles de reproduction courts et sont capables de pulluler trĂšs rapidement. Certains acariens sont hĂ©mophage et se nourrissent de peaux mortes comme Dermanyssus, d'autres, comme chez les oiseaux-mouches, se font transporter de fleur en fleur et s'y nourrissent de nectar. Dans les nids, on a mĂȘme dĂ©couvert des tiques naines parasites de tiques aviaires[31].

Un nombre trop important de tiques peut nuire Ă  la couvĂ©e et mĂȘme Ă  la vie du poussin[31]. Pourtant, certaines Ă©tudes pourraient suggĂ©rer que ce commensalisme n'est pas uniquement dĂ©favorable aux oiseaux[31]. Il existe de nombreuses Ă©tudes sur ce sujet complexe des interactions entre les acariens et les oiseaux, beaucoup de facteurs entrant en ligne de compte. Il n'est pas facile d'Ă©tablir des rĂšgles simples.

Les mallophages (dont les Ischnocera) sont des insectes aussi appelĂ©s « poux broyeurs Â». Ils sont le plus souvent infĂ©odĂ©s Ă  une espĂšce prĂ©cise d'oiseau.

Plusieurs espÚces de plathelminthes, dont des cestodes ou trématodes, peuvent infecter les oiseaux qui peuvent les transporter d'un continent à l'autre. Par exemple, les oiseaux de mer en mangeant des coques, favorisent un parasitisme à trématodes (genre Meiogymnophalus, Himasthla, etc.) qui pourra par la suite atteindre plusieurs espÚces d'hÎtes, oiseaux ou mollusques[32].

Maladies aviaires

Un cas grave d'ornithose chez un juvénile d'aigrette bleue

Les oiseaux peuvent jouer un rĂŽle important vis-Ă -vis des humains en Ă©tant vecteurs de maladies en les propageant sur des longues distances comme l'ornithose, la salmonellose, le campylobactĂ©riose, la mycobactĂ©riose (tuberculose aviaire), la grippe aviaire, la lambliase, et la cryptosporidiose[33]. De ce fait, ces zoonoses sont Ă©tudiĂ©es et leur propagation soigneusement observĂ©e. Du fait Ă©galement de l'importance Ă©conomique des Ă©levages de volaille, les dĂ©couvertes de foyers de maladies aviaires peuvent amener les autoritĂ©s locales Ă  prendre des mesures radicales vis-Ă -vis de ces Ă©levages. Ainsi en septembre 2007, 205 000 volailles ont Ă©tĂ© dĂ©truites en BaviĂšre[34], 160 000 volailles au Bangladesh en fĂ©vrier 2008[35] suite Ă  la dĂ©couverte de souche de la grippe aviaire, etc. Certaines maladies peuvent ĂȘtre plus spĂ©cifiques Ă  un ordre comme la maladie de Pacheco pour les Psittaciformes.

Autres maladies

Comportement

Les sens

Les sens des oiseaux ne doivent pas diffĂ©rer fondamentalement des mammifĂšres, mais pour certains restent mystĂ©rieux : on ne sait pas trĂšs bien, par exemple, comment les oiseaux parviennent Ă  se repĂ©rer lors de leur migration.

En revanche, on sait que leur vision est remarquable ; ils sont par exemple capables de percevoir les ultraviolets[36]. Les rapaces notamment ont une acuitĂ© visuelle importante, deux Ă  trois fois meilleure que celle de l'ĂȘtre humain[36] ; la fovĂ©a d'une buse variable possĂšde environ 100 000 cĂŽnes par mmÂČ, contre 20 000 chez l'homme[11], soit 5 fois plus. Les yeux des oiseaux sont trĂšs volumineux ; ceux de l'Ă©tourneau, par exemple, ont une masse correspondant Ă  15 % de la masse crĂąnienne (Ă  titre de comparaison, ils ne reprĂ©sentent que 1 % de la masse crĂąnienne chez l'homme)[11]. Les oiseaux possĂšdent une membrane nictitante, ainsi qu'un organe interne, situĂ© dans l'humeur vitrĂ©e, appelĂ© peigne, au rĂŽle mal dĂ©fini. Certaines espĂšces diurnes possĂšdent deux fovĂ©as au lieu d'une (par exemple : les hirondelles, sternes, martinets, faucons, colibris
)[11]. Les oiseaux nocturnes ont gĂ©nĂ©ralement un champ visuel restreint, mais une grande mobilitĂ© de la tĂȘte (qui peut tourner sur parfois plus de 250°)[11]

Le Kiwi (ici, Apteryx haastii) est un des rares oiseaux à posséder une excellente olfaction. Ses narines sont exceptionnellement situées à l'extrémité distale du bec. Il possÚde de plus à l'extrémité proximale du bec des plumes fines servant de soies tactiles. Cet oiseau nocturne possÚde par contre une vision assez peu performante.

À de rares exceptions prĂšs (Kiwi, Vautour pape[11]), l'olfaction est, chez les oiseaux, considĂ©rĂ©e comme peu performante, voire absente. Certaines Ă©tudes[37],[38] tendent cependant Ă  montrer que les oiseaux de mer de la famille des Procellariidae sont capables de repĂ©rer leurs proies, en particulier l'odeur de l'huile de poisson, Ă  l'odorat.

Bien que les oiseaux n'aient pas de pavillon auriculaire, leur ouĂŻe est dĂ©veloppĂ©e, surtout chez certaines espĂšces comme les Strigidae, chez qui elle est suffisante pour localiser une proie dans l'obscuritĂ© complĂšte[36]. Cependant l'absence de pavillon les oblige Ă  effectuer des rotations de la tĂȘte pour percevoir les sons provenant de diffĂ©rentes directions. Les Salanganes ou le Guacharo des cavernes sont capables, grĂące Ă  leur ouĂŻe performante couplĂ©e Ă  leurs cris, de se dĂ©placer par Ă©cholocation. Contrairement aux MammifĂšres, l'oreille moyenne des oiseaux ne prĂ©sente qu'un seul osselet, la columelle. Au niveau de l'oreille interne, la cochlĂ©e n'est pas en colimaçon, mais droite[11].

Les papilles gustatives ne se trouvent pas sur l'extrĂ©mitĂ© de la langue, mais sur le fond de langue et dans la gorge ; en outre elles sont peu nombreuses (200 pour un Anatinae contre 9 000 pour un humain) mais d'autres mĂ©canismes pourraient ĂȘtre mis Ɠuvre pour le goĂ»t. Ainsi le sens du toucher (notamment au niveau du bec), pour beaucoup d'oiseaux, semble intervenir lors de la recherche de nourriture.

Le sens du toucher est confĂ©rĂ© aux oiseaux par divers corpuscules : les corpuscules encapsulĂ©s de Merkel (au niveau de la peau et Ă  l'intĂ©rieur de la bouche) et de Grandry (au niveau du palais) participent Ă  la sensibilitĂ© tactile gĂ©nĂ©rale ; ils seraient les correspondants des corpuscules de Meissner des MammifĂšres[39]. Les corpuscules de Herbst (qui correspondraient aux corpuscules de Pacini des MammifĂšres[39]) seraient davantage sensibles aux vibrations : ils sont particuliĂšrement nombreux sur le bec et les pattes, particuliĂšrement chez des espĂšces qui doivent trouver leur nourriture « Ă  tĂątons Â» : langue des Picinae, becs des Anatidae (oies, canards) et de nombreux Scolopacidae (bĂ©casses, bĂ©cassines et bĂ©casseaux), mais aussi bourrelets colorĂ©s qui bordent le bec des oisillons de nombreux passereaux et Picinae[11].

Les oiseaux possÚdent plusieurs organes d'équilibre indépendants, l'oreille interne comme chez les mammifÚres, et un organe situé dans le bassin.

Un des sens les plus mystérieux est la détection du champ magnétique terrestre, l'organe qui le détecterait serait situé dans le bec ou prÚs des yeux[36]. Ce sens a été pour la premiÚre fois démontré expérimentalement en 1967 par Wolfgang Wiltschko sur des rouges-gorges.

Intelligence

Articles dĂ©taillĂ©s : Intelligence des oiseaux et Intelligence animale.
Un Ara macao buvant du soda « Ă  la canette Â»

Bien qu'« avoir une cervelle d'oiseau Â» signifie ne pas avoir une grande intelligence dans plusieurs cultures, certaines espĂšces d'oiseaux font preuve de capacitĂ©s cognitives relativement Ă©levĂ©es. Les Corvidae sont rĂ©putĂ©s ĂȘtre les plus intelligents des oiseaux[40] ; les Psittacidae sont aussi capables de performances remarquables, mais avec beaucoup d'inĂ©galitĂ©s selon les espĂšces. D'autre part, il est difficile de dĂ©finir le terme « intelligence Â» et aussi de distinguer ce qui fait partie du domaine de l'innĂ© ou du domaine de l'acquis, et donc d'Ă©valuer leur capacitĂ© de raisonnement.

Les oiseaux sont capables d'apprendre, on sait par exemple que les petits coucous apprennent le chant de leurs parents adoptifs ou que les corbeaux font leur apprentissage en imitant leurs semblables[41].

Les plus communes de leurs capacités sont certainement leur représentation spatiale (qui leur permet de s'orienter, de retrouver une source de nourriture ou de construire des nids sophistiqués) et leurs capacités de communication.

Une des capacités les plus surprenantes est l'aptitude assez répandue[42] à se servir d'objet comme outil. Le Corbeau calédonien, par exemple, est capable de se servir d'un bùton pour déloger les insectes dont il se nourrit.

Certains oiseaux sont mĂȘmes capables de compter, comme les Psittacidae, qui sont aussi connus pour non seulement reproduire la voix humaine, mais aussi comprendre ce qu'ils disent et utiliser leur vocabulaire Ă  bon escient.

On a également observé des oiseaux capables de se soigner, par exemple en ingérant de l'argile destinée à combattre les effets néfastes des toxines alimentaires[43].

Certaines facultĂ©s sont pratiquement uniques, le GuĂȘpier d'Orient est capable de se « mettre Ă  la place Â» de son prĂ©dateur, sous-entendu d'extrapoler ce que le prĂ©dateur peut voir ou non, facultĂ© partagĂ©e uniquement par les Hominidae[44].

Les déplacements

La plupart des oiseaux sont capables de voler, c'est-Ă -dire de se dĂ©placer dans les airs ; il n'existe qu'une soixantaine d'espĂšces d'oiseaux coureurs, qui en sont incapables[45]. On estime que tous les ancĂȘtres des oiseaux modernes Ă©taient capables de voler. La perte de cette aptitude, souvent dans des endroits isolĂ©s, pourrait ĂȘtre due Ă  l'absence de prĂ©dateur[45] (comme pour le Dronte), ou Ă  la faiblesse des ressources alimentaires rendant pĂ©rilleux les efforts consommateurs en Ă©nergie que nĂ©cessite le vol[46] ou encore Ă  une adaptation extrĂȘme.

Le Petit Pingouin a des ailes adaptées aussi bien au vol qu'à la nage sous l'eau

Il existe plusieurs techniques de vol, la forme des ailes tĂ©moigne du type de vol auquel chaque espĂšce est adaptĂ©e, l'Ă©tude de la longueur des os du bras permet mĂȘme d'ĂȘtre plus prĂ©cis.

Certaines espĂšces comme les Spheniscidae (dont les manchots), les petits pingouins, les puffins et les cincles « volent Â» sous l'eau pour s'y dĂ©placer[47].

Les autres oiseaux coureurs disposent en général d'os de pattes plus robustes et une absence de bréchet. Une étude attentive du squelette permet de savoir si un oiseau peut voler ou pas, ces connaissances sont utilisées pour l'étude des fossiles d'espÚces disparues.

Personnalité

Une étude britannique sur des verdiers en 2011 met en évidence différents traits de caractÚre (courage, timidité, curiosité) qui se reflÚtent au niveau de leur stress oxydant et suggÚre que les oiseaux ont individuellement une personnalité[48].

Relation entre oiseaux

Communication

Le degrĂ© de sociabilitĂ© varie selon les espĂšces et les saisons. La plupart des espĂšces sont, Ă  une pĂ©riode de leur vie au moins, sociables, mĂȘme si les diffĂ©rences de comportement entre espĂšces sont trĂšs importantes. Les oiseaux utilisent, dans ce cadre, plusieurs moyens de communication. Bien que leur plumage en soit un, ils utilisent surtout diffĂ©rents signaux visuels constituĂ©s de divers mouvements. Ils peuvent Ă©galement Ă©mettre des vocalisations ou d'autres types de sons. La complexitĂ© de ces signaux est maximale lors des parades nuptiales et constitue un des moyens de communication les plus codifiĂ©s du rĂšgne animal.

Les relations sont principalement de trois types :

  • relations parentales ;
  • relations mĂąle-femelle et concurrence entre mĂąles ;
  • relations interspĂ©cifiques (plusieurs types de commensalismes, surtout alimentaires, sont connus de la part d'oiseaux, vis-Ă -vis d'autres espĂšces mais Ă©galement le cleptoparasitisme et le parasitisme des nids).

Relations intraspécifiques

Types de couple
Les oies sont des oiseaux monogames pour la vie. Les mùles ne participent ni à la construction du nid, ni à l'incubation, mais défendent le territoire et participent à l'élevage des oisillons.

95 % des espĂšces d'oiseaux sont monogames. Dans un certain nombre de cas (en particulier chez les grandes espĂšces Ă  longue durĂ©e de vie), ces couples sont constituĂ©s pour la vie. Les grues du Japon sont mĂȘmes symboles de fidĂ©litĂ© en ExtrĂȘme-Orient. D'autres espĂšces ne sont monogames que pour l'annĂ©e, on parle de monogamie en sĂ©rie. Parmi les espĂšces monogames strictes, nombreuses sont celles chez qui la copulation avec d'autres partenaires peut intervenir, selon les circonstances[49]. Dans ces cas, on observe des comportements collaboratifs du pĂšre gĂ©nĂ©tique avec le couple[50]. Pour certaines espĂšces, la monogamie est davantage liĂ©e Ă  l'adoption du mĂȘme territoire qu'Ă  une vĂ©ritable monogamie[51]. La polygynie se retrouve chez 2 % des espĂšces, la polyandrie ou la polygynandrie chez moins de 1 % pour chaque. Chez les Anatidae par exemple, le « viol Â» est Ă©galement pratiquĂ©[52].

Si les mĂąles aident les femelles dans l'Ă©levage des petits pour beaucoup d'espĂšces, ceci n'est pas systĂ©matique, mais ce comportement est beaucoup plus courant chez les oiseaux que chez les autres classes de vertĂ©brĂ©s. La prĂ©sence des mĂąles est donc souvent nĂ©cessaire Ă  l'incubation et/ou Ă  l'Ă©levage des oisillons, et dans certains cas les femelles n'y participent pas (cas des phalaropes). Chez certaines espĂšces, les tĂąches sont strictement divisĂ©es : incubation, dĂ©fense du nid, nourrissage des petits[53]


L’appariement
Article dĂ©taillĂ© : Parade nuptiale aviaire.

Les femelles sont sensibles Ă  de nombreux critĂšres et mettent les mĂąles en concurrence[54], bien que chez les Phalaropes, ce sont les mĂąles qui choisissent les femelles[55].

Copulation de moineaux domestiques

Un des critĂšres les plus importants est la qualitĂ© du territoire proposĂ© par le mĂąle, cela peut correspondre Ă  quelques cailloux pour un manchot, Ă  un nid trĂšs sophistiquĂ©, ou un vaste territoire pour les espĂšces de rapaces solitaires. Le mĂąle peut Ă©galement se mettre en valeur par des vocalisations, des signaux visuels trĂšs sophistiquĂ©s et codifiĂ©s, voire des combats. La santĂ© du mĂąle peut Ă©galement ĂȘtre Ă©valuĂ©e par la couleur des plumes. Chez certaines espĂšces peu territoriales, ces parades sont faites par des groupes de mĂąles sur une petite surface appelĂ©e aire de parade. Le cas le plus connu est celui du combattant variĂ©.

L’élevage des jeunes
Article connexe : nidification.
Un rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros) nourrissant ses petits

AprĂšs la fĂ©condation, sauf exception, par exemple chez le guillemot de TroĂŻl qui pose son Ɠuf sur la roche nue, la femelle pond dans un nid. Ce nid a des dimensions et une composition variable selon les espĂšces.

La ponte comprend un nombre d'Ɠufs qui varie selon les espĂšces de 1 (par exemple chez les ProcellariidĂ©s ou les grands rapaces) jusqu'Ă  des pontes records de 20 chez la perdrix[56]. Un nombre important d'Ɠufs dans un mĂȘme nid peut ĂȘtre occasionnĂ© par la ponte de plusieurs femelles : ce phĂ©nomĂšne est rĂ©gulier chez l'Autruche et occasionnel chez de nombreuses espĂšces comme le Tadorne de Belon et le Canard colvert chez les anatidae.

Les oeufs du merle noir sont bleus

Ces Ɠufs possĂšdent une coquille dure, composĂ©e surtout de carbonate de calcium, de couleur propre Ă  chaque espĂšce. Leur dimension est variable, ainsi que leur masse qui varie d'un minimum de 0,027 g chez le Colibri jusqu'Ă  un record de 2 350 g chez l'Autruche[57].

L'embryon, pour se dĂ©velopper, doit ĂȘtre maintenu Ă  une tempĂ©rature constante. La plupart des oiseaux incubent leur(s) Ɠuf(s) en le(s) couvant. Cette pratique peut ĂȘtre gourmande en Ă©nergie[58] et a une durĂ©e variable (de 9 Ă  10 jours chez le Gros-bec Ă  un maximum de 82 jours chez l'Albatros hurleur[59]).

Un exemple d'oisillons nidifuges : les oisillons de canard colvert
Un exemple d'oisillons nidicoles : les oisillons de merle noir

Pour certaines espĂšces dites prĂ©coces ou nidifuges, les oisillons sont capables immĂ©diatement de suivre leurs parents, le cas extrĂȘme Ă©tant celui des MĂ©gapodes oĂč les petits sont complĂštement indĂ©pendants[60] ou celui des oisillons du guillemot Ă  cou blanc qui abandonnent le nid la nuit aprĂšs leur Ă©closion, en suivant les appels des parents vers la mer, oĂč ils sont Ă©levĂ©s loin des prĂ©dateurs terrestres[61].

A contrario, chez les espÚces dites nidicoles comme les Ardeidae, les poussins naissent aveugles et sans plumes. C'est la Frégate du Pacifique qui détient le record de durée de dépendance avec un poussin qui n'acquiert son plumage qu'au bout de six mois et qui est nourri par ses parents durant quatorze mois[62]. Les efforts que doivent faire les parents pour les nourrir sont donc également trÚs différents selon les espÚces.

Chez certaines espÚces, le couple se fait aider par un autre membre de l'espÚce[63]. Ce phénomÚne est particuliÚrement présent chez les espÚces de corvidés mais il a été également observé chez des espÚces aussi diverses que le Xénique grimpeur, le Milan royal ou la Pie australienne. Les jeunes de la couvée précédente participent réguliÚrement au nourrissage des poussins de la nichée suivante chez la Poule d'eau.

Durant les quelques heures qui suivent l'Ă©closion, l'objet animĂ© que l'oisillon voit, est considĂ©rĂ© par lui comme son parent. Ce comportement, particuliĂšrement fort chez les oiseaux, s'appelle l’imprĂ©gnation.

Relations sociales
Nuée de travailleurs à bec rouge (Quelea quelea) en Namibie

La majeure partie des espĂšces sont sociables, elles peuvent l'ĂȘtre toute l'annĂ©e comme le corbeau freux, les sternes, les goĂ©lands ou sur une pĂ©riode restreinte de l'annĂ©e comme les bĂ©casseaux. Dans ce dernier cas, les regroupements peuvent avoir un objectif prĂ©cis comme la migration ou la nidification. Certaines espĂšces vivent en groupe pluri-spĂ©cifiques, d'autres en groupe de la mĂȘme espĂšce. Lorsqu'elles sont grĂ©gaires, elles font preuve de comportements sociaux ou collectifs qui peuvent ĂȘtre trĂšs complexes comme la chasse en groupe, la constitution de hiĂ©rarchie, la coopĂ©ration filiale dans l'Ă©levage des jeunes, la prĂ©sence de guetteurs (bernache du Canada)[64], la constitution de nuĂ©es ou volĂ©es mono ou pluri-spĂ©cifiques, ou tout simplement la constitution de colonies.

Ces comportements sont complémentaires au besoin de territorialité; ainsi les adultes de certaines espÚces vivant en colonie deviennent trÚs agressifs vis-à-vis de tout intrus en deçà d'une distance minimale de leur nid (fou de Bassan) correspondant le plus souvent à la distance que peut atteindre le couveur avec son bec sans quitter le nid.

Relations interspécifiques

Parasitismes interspécifiques

Certains oiseaux sont cleptoparasites, c'est-à-dire qu'ils se nourrissent, au moins en partie, de proies dérobées à d'autres espÚces. Il s'agit en particulier des Labbes et de certaines espÚces de Laridés[65],[66], mais un grand nombre d'espÚces sont concernées[67], notamment des rapaces et des limicoles[68].

un Ɠuf de vacher Ă  tĂȘte brune dans une couvĂ©e de moucherolle phĂ©bi

Certaines espĂšces d'oiseaux pondent volontairement dans le nid d'autres oiseaux, de la mĂȘme espĂšce ou non. Ce parasitisme de couvĂ©e existe sous deux formes, certaines espĂšces sont obligĂ©es d'utiliser cette mĂ©thode car elles sont incapables d'Ă©lever leurs propres jeunes, et d'autres n'utilisent cette mĂ©thode que ponctuellement, comme pour certains Phaethornithinae[69]. Il existe environ une centaine d'espĂšces parmi les Cuculidae, Indicatoridae, Icterinae, Estrildidae, Anatidae qui sont des parasites obligatoires[70] et les oisillons de la plupart d'entre eux tuent les petits des espĂšces parasitĂ©es et sont nourris par leurs hĂŽtes.

Les femelles de coucou gris, par exemple, pondent un Ɠuf directement dans le nid de diffĂ©rentes espĂšces de passereaux et ceux-ci l'Ă©lĂšvent souvent aux dĂ©pens de leur propre couvĂ©e. Ce coucou apprend mĂȘme le chant de ses parents adoptifs. Le coucou geai parasite presque exclusivement la pie bavarde. Ce comportement existe Ă©galement chez plusieurs canards comme la nette rousse qui pond gĂ©nĂ©ralement dans son propre nid mais dĂ©pose aussi frĂ©quemment des Ɠufs dans les nids d'autres espĂšces apparentĂ©es, en particulier le fuligule morillon[71],[72],[73].

Ce type de parasitisme, mĂȘme chez la fuligule Ă  dos blanc de la part de la fuligule Ă  tĂȘte rouge oĂč le but du parasitisme se limite Ă  l'utilisation du nid, peut avoir un effet nĂ©gatif significatif Ă  plus ou moins long terme, mĂȘme dans le cas oĂč les poussins supplĂ©mentaires ne tuent pas ou ne concurrencent pas alimentairement les poussins de la portĂ©e[74].

Prédation

Les oiseaux adultes des plus grandes espÚces ont peu de prédateurs exception faite des hommes, d'autres espÚces d'oiseaux mais aussi des félins, mustelinae et de certains viverridae.

D'autres espĂšces d'oiseaux comme le XĂ©nique de Stephen ont disparu ou sont gravement menacĂ©es par la prĂ©dation d'animaux domestiques comme le chat. Mais ce sont les Ɠufs et les oisillons qui sont les plus vulnĂ©rables et qui subissent une prĂ©dation importante.

Certains oiseaux sécrÚtent des composants chimiques contre leurs prédateurs, par exemples les Procellariiformes sont capables d'éjecter une graisse d'odeur désagréable[75].

Il existe par ailleurs quelques oiseaux vénéneux. On trouve par exemple de la batrachotoxine dans la peau et les plumes de l'Ifrita de Kowald[76] et de quelques espÚces de Pitohui[76],[77],[78], tous de Nouvelle-Guinée.

Commensalisme des oiseaux

Certains oiseaux, comme les piquebƓufs s'alimentent en dĂ©barrassant les gros mammifĂšres ou les reptiles de leurs parasites. Certains oiseaux aquatiques se nourrissent parfois en profitant des dĂ©placements de proies occasionnĂ©s par d'autres espĂšces s'alimentant. De tels comportements commensaux ont Ă©tĂ© observĂ©s chez le grĂšbe castagneux en Europe, notamment en France vis-Ă -vis du cygne tuberculĂ© et du canard chipeau[79], et Ă  Madagascar vis-Ă -vis de l'Ă©rismature Ă  dos blanc, du dendrocygne veuf, de l'anserelle naine et du canard Ă  bec rouge[80]. Ils ont Ă©galement Ă©tĂ© notĂ©s chez l'aigrette garzette, la grande aigrette et le hĂ©ron cendrĂ© vis-Ă -vis du grand cormoran[81].
Chez le puffin de Parkinson, ce commensalisme alimentaire est semble-t-il obligatoire et s'exerce aussi bien sur d'autres espÚces d'oiseaux de mer que sur des cétacés comme les dauphins[82].

Certaines espÚces d'oiseaux granivores ou frugivores favorisent la dissémination des graines d'espÚces végétales, comme le gui par la grive draine, et d'autres comme les oiseaux-mouches sont les seules à pouvoir polliniser certaines fleurs[83].

Bon nombre d'espÚces, par leurs cris d'alarme, préviennent les proies potentielles de leur espÚce et d'autres de l'approche d'un prédateur.

RĂ©partition

Zones de répartition

Les oiseaux constituent un des groupes les plus homogĂšnes du vivant, leur architecture est en effet conditionnĂ©e par de rigoureuses adaptations au vol. On en rĂ©pertorie, suivant les auteurs prĂšs de 10 000 espĂšces (de 9 800[84] Ă  10 050 espĂšces[85]). Leur rĂ©partition est mondiale et dĂ©pend des saisons car de nombreuses espĂšces sont migratrices. La diversitĂ© la plus Ă©levĂ©e se trouve dans les rĂ©gions tropicales, en domaine continental, la moins Ă©levĂ©e se situe au niveau des rĂ©gions polaires.

Bon nombre d'espĂšces sont grĂ©gaires, les populations sont donc concentrĂ©es sur certains sites, principalement sous les latitudes Ă©levĂ©es. Ceci peut ĂȘtre dĂ» Ă  une spĂ©ciation ou Ă  une extinction plus Ă©levĂ©e dans ces rĂ©gions[86].

Le Pétrel des neiges est l'oiseau s'aventurant le plus au Sud, allant jusqu'à pénétrer dans le continent Antarctique

Certains oiseaux comme les PĂ©trels des neiges sont capables de s'aventurer jusqu'Ă  400 km en Antarctique[87], plus loin qu'aucun autre vertĂ©brĂ©. Certains manchots peuvent plonger Ă  plus de 500 mĂštres[88]. Plusieurs espĂšces d'oiseaux marins se sont si bien adaptĂ©es aux milieux marins qu'elles ne regagnent la terre que pour la nidification[89].

Il semble que l'on puisse rĂ©partir les familles d'oiseaux en six groupes en fonction de leurs origines gĂ©ographiques[90] : la zone pantropicale, la zone panborĂ©ale ou holarctique, la zone pan-amĂ©ricaine devenue la zone nĂ©otropicale, la zone palĂ©arctique, la zone nĂ©arctique, et le dernier Ă©tant un groupe formĂ© Ă  partir des oiseaux trĂšs mobiles. La dĂ©rive des continents a jouĂ© un rĂŽle Ă©vident dans l'endĂ©misme de certaines familles, par exemple les oiseaux-mouches ne sont prĂ©sents qu'en AmĂ©rique tandis que les emeus ne sont prĂ©sents qu'en Australie. La zone australasienne est, comme pour la classe des mammifĂšres, l'Ă©cozone qui possĂšde le plus fort taux d'endĂ©misme avec 16 familles sur 64 et par exemple 308 passereaux sur 385[91].

Voir aussi : La liste par pays

Évolution des rĂ©partitions

La principale cause naturelle d'expansion de l'aire de répartition d'un oiseau est la recherche de nourriture. Elle peut se faire soit au hasard d'une migration erronée, soit d'une façon lente par adaptation.

L'extension des aires de répartition pour certaines espÚces au détriment d'autres croßt fortement depuis quelques années et elles sont probablement toutes dues à l'action de l'homme sur l'environnement, comme le réchauffement climatique, ou la perturbation des habitats d'origine. Ces changements d'aire ont toujours existé et provoquent à long terme des spéciations, et par conséquent ils sont un processus normal de l'évolution.

Le martin triste, originaire de l'Asie tropicale, a vu son aire de répartition trÚs élargie aprÚs son introduction par l'homme dans de nombreux pays.

Cependant par l'accĂ©lĂ©ration de ce phĂ©nomĂšne, les changements d'aire tĂ©moignent d'un changement global de l'environnement. Outre le rĂ©chauffement, l'urbanisation et la dĂ©forestation sont aussi en cause. En AmĂ©rique du Nord, on a observĂ© que Scardafella inca est peu Ă  peu remplacĂ©e par la tourterelle triste, plus adaptĂ©e Ă  la prĂ©sence de l'homme[94]. Certaines espĂšces sont devenues invasives aprĂšs introduction directe par les humains, par exemple les pigeons bisets, les Ă©tourneaux sansonnets ou les martins tristes en Australie. Ces espĂšces ont Ă©tĂ© introduites pour lutter contre les criquets. Le faisan de Colchide a Ă©tĂ© introduit dans de nombreux endroits pour la chasse[95]. D'autres comme la conure veuve, oiseau domestique, se sont simplement Ă©chappĂ©s. On en retrouve des colonies installĂ©es en AmĂ©rique du Nord[96], en Espagne ou en Belgique. Quelques espĂšces sauvages se sont Ă©tendues au-delĂ  de leurs aires naturelles suite Ă  l'extension de certaines pratiques agricoles comme le hĂ©ron garde-bƓufs[97], Milvago chimachima[98], le CacatoĂšs rosalbin[99].

Enfin les espĂšces domestiquĂ©es se sont rĂ©pandues dans le cadre des Ă©levages humains comme le coq dorĂ© devenu coq domestique. Il est Ă  noter que le moineau domestique qui n'est domestique que dans la mesure oĂč il a suivi l'homme partout, vit des activitĂ©s humaines.

Ces espÚces colonisatrices, par leurs stratégies reproductives ou alimentaires, concurrencent et finissent par supplanter les espÚces autochtones entraßnant à l'échelle humaine, une baisse de la diversité génétique. Globalement, les populations d'oiseaux sont en déclins.

Histoire Ă©volutive

L'Ă©tude de l'histoire Ă©volutive des oiseaux est rendue difficile du fait que les fossiles d'oiseaux en bon Ă©tat sont difficiles Ă  trouver. Cependant les plus anciens fossiles considĂ©rĂ©s comme appartenant Ă  cette classe remontent au Jurassique supĂ©rieur, il y a plus de 150 Ma. Si l'on veut supposer les dinosaures comme un clade monophylĂ©tique, il faut considĂ©rer les oiseaux comme seuls reprĂ©sentants actuels des dinosaures. Ils sont issus du groupe des thĂ©ropodes[100] (dans lequel on trouve les velociraptors par exemple).

Cette classe a connu une premiÚre spéciation principalement en deux grandes branches qui allaient survivre à l'extinction du Trias-Jurassique, les Enantiornithomorpha et les Ornithurae.

Les Ornithurae et plus particuliÚrement les Neornithes vont connaßtre une importante radiation évolutive. De nombreuses espÚces vont disparaßtre à l'extinction du Crétacé, y compris l'ensemble des Enantiornithomorpha. En fait seule la branche issue des Neornithes, les super-ordres des Paleognathae et des Neognathes, dont par exemple les Anseriformes, Galliformes et Neoaves, vont survivre[100].

Les oiseaux vont continuer à évoluer et à se différencier tout au long du cénozoïque (depuis 65 Ma). Ainsi les Craciformes sont issus de la branche des Galliformes ou les Passeriformes sont issus des Neoaves. On considÚre aujourd'hui 27 ordres différents.

Les relations entre les oiseaux et l'homme

RĂŽle Ă©conomique et social des oiseaux

RĂŽle alimentaire

Élevage de volailles
Basse-cour de Otto Scheuerer (1862–1934)

Les oiseaux Ă©levĂ©s pour la consommation sont appelĂ©s volailles. La volaille la plus consommĂ©e est le poulet domestique. L'espĂšce ancestrale nommĂ©e Gallus gallus a Ă©tĂ© domestiquĂ©e entre le 6e et le 3e millĂ©naire av. J.-C. et de nombreuses races ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es. Depuis, l'Ă©levage des volailles n'a pas cessĂ© d'ĂȘtre un enjeu Ă©conomique important. La production mondiale de volaille a dĂ©cuplĂ© avec la transformation de l'aviculture par la mĂ©thode des Ă©levages en batterie. La production de poulets domestiques a Ă©tĂ© multipliĂ©e par quatre entre 1964 et 2004[101], les autres volailles usuelles dans une proportion au moins Ă©gale. En 2004, la production de l'ensemble des autres volailles ne dĂ©passe pas en volume 10 % de la production de cette derniĂšre[101] et reprĂ©sente au total environ 81 millions de tonnes en 2005.

Les volailles Ă©levĂ©es en fonction des caractĂ©ristiques de leur race sont dites de chair ou pondeuses. Certains Ă©leveurs se sont spĂ©cialisĂ©s dans la production de poussins, d'autre en engraissement ou dans la production d'Ɠufs. De ce type d'Ă©levage rĂ©sultent plusieurs controverses qui concernent par exemple le bien-ĂȘtre animal, la production de lisier polluant en trop grande quantitĂ©, la menace sur la diversitĂ© biologique des volailles par la rĂ©duction des races, l'introduction de rĂ©sistance aux antibiotiques par une utilisation non raisonnĂ©e de ceux-ci, une sĂ©curitĂ© alimentaire hasardeuse du fait Ă  la fois de la mauvaise nutrition des oiseaux et de la multiplication des zoonoses, de la diffusion de zoonose par le transport.

À la stricte production des volailles sont associĂ©es une industrie spĂ©cialisĂ©e dans l'abattage, une industrie de transformation en aliment consommable, une industrie de transformation des produits dĂ©rivĂ©s et de conditionnement, une industrie de fabrication des aliments pour les volailles, une industrie du transport, ce qui fait de ce secteur agricole un enjeu industriel majeur. L'enjeu Ă©clipse les problĂšmes posĂ©s.

Certaines espĂšces sauvages sont aujourd'hui domestiquĂ©es et Ă©levĂ©es pour leur viande, leurs Ɠufs et leurs plumes comme les autruches ou les cailles.

Chasse et pĂȘche
La pratique de la pĂȘche traditionnelle au cormoran dans le Sud-Ouest de la Chine est menacĂ©e de disparaitre et risque Ă  l'avenir d'ĂȘtre rĂ©duite comme au Japon Ă  une attraction touristique

La chasse aux oiseaux, oiseaux qualifiĂ©s dans ce contexte de gibier, a Ă©tĂ© historiquement un enjeu alimentaire important[102] ce qui a mĂȘme menĂ© des dizaines d'espĂšces Ă  l'extinction ou au bord de l'extinction[103].
Aujourd'hui, la chasse aux oiseaux n'est plus une nécessité alimentaire dans les pays développés, mais elle est considérée soit comme une distraction soit comme un sport.

Certaines chasses traditionnelles utilisent un oiseau pour la capture du gibier, comme la fauconnerie. En Asie du Sud-Est, des cormorans Ă©taient autrefois utilisĂ©s pour la pĂȘche[104]. En occident, les chasseurs prĂ©fĂšrent utiliser des chiens pour dĂ©busquer les oiseaux et ensuite les tirer au fusil. La pratique de la chasse au collet et Ă  la glue a Ă©galement Ă©tĂ© utilisĂ©e mais est aujourd'hui interdite. En France, la chasse de certaines espĂšces sont trĂšs controversĂ©es comme la chasse Ă  la palombe. Les pratiques de chasse aux oiseaux sont dans notre pays souvent en contradiction avec les lois europĂ©ennes.

La faune aviaire devenant rare du fait des pratiques de chasses ou agricoles, certaines associations de chasse organisent des Ă©levages d'oiseaux Ă  l'origine sauvages comme des faisans ou des cailles pour ĂȘtre relĂąchĂ©s afin que les membres de ces associations aient des cibles pendant la pĂ©riode de chasse. Ces oiseaux sont souvent des hybrides stĂ©riles. Les observateurs remarquent qu'ils n'ont pas le comportement d'oiseaux nĂ©s en libertĂ©.

RÎles dans les sociétés humaines

D'autres oiseaux d'Ă©levages peuvent Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©s Ă  d'autres fins qu'alimentaires. Diverses races domestiquĂ©es Ă  partir du Pigeon biset sont utilisĂ©es comme messagers ou comme aliments. Ils ont jouĂ©, comme messagers un rĂŽle important durant la Seconde Guerre mondiale. Un de ces pigeons, Cher Ami, a mĂȘme Ă©tĂ© dĂ©corĂ© de la Croix de Guerre amĂ©ricaine[105]. Aujourd'hui ces pratiques ont changĂ©. La colombophilie est devenue une activitĂ© ludique.

Les coqs de combat sont sources de paris ; dans certains pays[Lesquels ?], on organise des courses d'autruches.

La fauconnerie est une activité ancienne (au moins 35 siÚcle), autrefois dédiée à la chasse. De nos jours, elle se dirige de plus en plus vers l'attraction touristique

Plusieurs espÚces d'oiseaux sont capturées et enfermées pour distraire l'homme, soit par leurs chants, soit pour leurs plumes. L'élevage d'oiseaux comme animaux de compagnie s'est généralisé.

La fauconnerie s'est transformée presque partout avec d'autres objectifs que la chasse, par exemple des rapaces sont des centres d'attraction destinés à faire venir les touristes dans certains parcs à thÚmes comme le chùteau des Milandes[106], le chùteau de Valkenburg[107], le chùteau de Bouillon[108], etc.

L'engouement pour les oiseaux a crĂ©Ă© un tourisme spĂ©cialisĂ© qui consiste en voyages d'observations. Des amĂ©nagements ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s sur certains sites pour faciliter ces observations. Pour les particuliers, un secteur devenu financiĂšrement important s'est spĂ©cialisĂ© dans la nourriture des oiseaux sauvages ou la construction de nichoirs. Une Ă©tude a estimĂ© qu'au Royaume-Uni, 75 % des mĂ©nages nourrissaient les oiseaux[109].

Les plumes d'oiseaux sont utilisĂ©s pour la confection de vĂȘtements, de duvets et oreillers, etc. Les eiders ou les oies sont rĂ©putĂ©s pour leur duvet par exemple. Ces pratiques ont tendance Ă  diminuer en ce qui concerne l'utilisation dĂ©corative des plumes.

Le guano, issu des excrĂ©ments des oiseaux de mer, est utilisĂ© comme engrais et est trĂšs recherchĂ©, son exploitation a Ă©tĂ© source de revenus considĂ©rables pour le PĂ©rou au XIXe siĂšcle.

D'autre part, plusieurs types de commensalisme entre oiseaux et humains sont connus : par exemple, les Indicatoridae sont une famille d'oiseaux qui sont utiles aux humains pour savoir oĂč trouver des ruches sauvages.

Utilisations commerciales de leur image

Euro grec, représentant une chouette

Dans la publicitĂ©, comme symboles d'entreprise ou comme mascottes, outre les oiseaux de fiction cĂ©lĂšbres, les images d'oiseaux sont trĂšs utilisĂ©es d'une maniĂšre plus ou moins stylisĂ©e (cf. Oiseau postal). Aux États-Unis, l'image des rapaces prĂ©dateurs, donc sans les vautours, est largement utilisĂ©e, par exemple pour les Seahawks de Seattle. La chouette, symbole d'AthĂ©na dĂ©esse de la sagesse dans la GrĂšce antique, est utilisĂ©e par diverses banques et compagnies d'assurances et est un symbole utilisĂ© par l'Ă©tat grec.

Les oiseaux sont également trÚs représentés sur les timbres postaux.

Les oiseaux dans la culture humaine

Les oiseaux ou leurs Ɠufs, de par leur rĂ©partition, sont connus de toutes les cultures humaines et ceci a directement influencĂ© leurs coutumes, leurs religions par le symbolisme qui leur est associĂ©, et leur vie de multiple maniĂšre.

La symbolique de l'oiseau

On leur a donc attribuĂ©, comme Ă  tous les animaux familiers Ă  l'homme, des caractĂ©ristiques plus ou moins anthropomorphiques suivant les espĂšces mais aussi d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale. L'oiseau ou ses caractĂ©ristiques associĂ©es (comme l'Ɠuf, les plumes, les ailes ou les serres) peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme symbole. Le vol de l'oiseau est naturellement porteur d'un symbole de libertĂ© comme l'exprime le mythe grec d'Icare. Par exemple l'aigle est un symbole de majestĂ© c'est pourquoi on le retrouve sur les armoiries de divers empires. La paix est symbolisĂ©e par la colombe de la paix.

La plupart des oiseaux sont considĂ©rĂ©s comme symboles positifs, mais il existe cependant des exceptions en fonction des cultures. Les vautours ont une rĂ©putation nĂ©gative pour beaucoup de peuples, cependant les parsis et les zorostriens avant eux, donnent Ă  ces oiseaux un rĂŽle singulier. Ils offrent le cadavre de leurs morts aux vautours, l'inhumation ou la crĂ©mation Ă©tant une offense Ă  la terre et au feu. Au Moyen Âge en occident toujours, les rapaces, surtout ceux nocturnes comme les Strigiformes (chouettes, hiboux) bien que trĂšs bĂ©nĂ©fiques aux paysans car mangeant des espĂšces ravageuses comme les petits rongeurs, Ă©taient jugĂ©s comme malĂ©fiques ou nuisibles. Une coutume consistait Ă  clouer sur les portes ces oiseaux pour chasser les mauvais esprits et tous les autres Strigiformes. Plusieurs espĂšces de rapaces d'ailleurs ont Ă©tĂ© pourchassĂ©es. Ces animaux sont aujourd'hui protĂ©gĂ©s et leur image actuelle de majestĂ© est la plus forte, bien que les vautours avec leur aspect ingrat, soient toujours mal acceptĂ©s[110].

En Afrique, certains chants et cris sont interprĂ©tĂ©s et traduits par certains peuples qui en tirent une signification particuliĂšre, qu'elle soit nĂ©faste ou positive. Les oiseaux produisant ces cris sont alors considĂ©rĂ©s comme bĂ©nĂ©fiques ou malĂ©fiques[111]. L'art martial d'oiseau imite l'agilitĂ© de l'oiseau, pour stimuler les poumons : Il travail sur l'amplitude de la respiration, et sur le relĂąchement des articulations des membres supĂ©rieurs.

Les oiseaux dans la langue française

En français, par exemple, chanter comme un oiseau signifie chanter gaiement. Avoir un appĂ©tit d'oiseau signifie manger trĂšs peu. Une cervelle ou tĂȘte d'oiseau est un esprit lĂ©ger, insouciant, Ă©tourdi, et un individu qui vit comme un oiseau, le fait sans souci du lendemain. Être libre comme un oiseau signifie n'avoir aucune entrave. Se faire donner des noms d'oiseaux signifie se faire copieusement insulter. Dans le langage populaire, un oiseau dĂ©signe un individu, avec un sens plutĂŽt nĂ©gatif. Un oiseau de passage dĂ©signe un individu dont on n'entendra plus parler une fois parti, un oiseau de mauvais augure est un porteur de mauvaises nouvelles. Un oiseau de nuit est un noctambule. Un oiseau rare est une personne que l'on cherche Ă  contacter mais qui se rend peu disponible.

Bon nombre d'expressions sont liĂ©es Ă  des espĂšces prĂ©cises en fonction des symboles particuliers liĂ©s aux espĂšces considĂ©rĂ©es : faire le paon pour faire le beau, ĂȘtre un pigeon pour ĂȘtre un naĂŻf, une oie pour une jeune femme naĂŻve, ĂȘtre une mĂšre poule pour une mĂšre trĂšs attentionnĂ©e. Les termes vautour, corbeau, rapace et ainsi que ceux partagĂ©s par d'autres charognards ne sont pas des qualificatifs plaisants.

L'utilisation du mot oiseaux et du nom des oiseaux pour d'autres usages qu'une dĂ©nomination simple est trĂšs frĂ©quente. De nombreuses Ɠuvres artistiques, dans leur titre, font rĂ©fĂ©rence au terme « oiseau Â» comme L'Oiseau de feu, L'Oiseau et l'Enfant, L'Oiseau au plumage de cristal, Les Oiseaux, L'Oiseau bleu, Le Roi et l'Oiseau, L'Oiseau d'argile, L'Oiseau d'AmĂ©rique, L'ExpĂ©rience avec l'oiseau dans la pompe Ă  air sans qu'il n'y ait nĂ©cessairement un rapport direct avec les oiseaux. D'autres Ɠuvres font naturellement rĂ©fĂ©rence Ă  des espĂšces particuliĂšres, par exemple dans L'Affaire PĂ©lican ou d'une maniĂšre trĂšs indirecte dans Le Faucon maltais ou dans BĂ©cassine, la bĂ©cassine Ă©tant un oiseau rĂ©putĂ© stupide. Il peut aussi n'y avoir aucun rapport avec les oiseaux, comme le film Les Oies sauvages. Plusieurs plantes comportent aussi ce terme, par exemple la NĂ©ottie nid d'oiseau, Oiseau de paradis. On retrouve aussi ce terme dans des lieux comme la commune de Champ-d'Oiseau ou pour des objets manufacturĂ©s divers qui vont de l'Oiseau buveur Ă  l'Oiseau de Feu.

Dans la littĂ©rature et la poĂ©sie, nombre d'Ɠuvres prennent l'oiseau pour sujet. On peut en commencer la liste par l'Eloge des oiseaux de Giacomo Leopardi (in Petites Ɠuvres morales, trad. JoĂ«l Gayraud, Paris, Allia, 1992, rĂ©Ă©d. 2007), Chantecler, d'Edmond Rostand, l'Oiseau nul, de Pierre Peuchmaurd, Paris, Seghers, 1984, L'oiseau des morts, d'AndrĂ©-Marcel Adamek, Bruxelles, Labor, 1995, L'aile bleue des contes, Fabienne Raphoz, Paris, JosĂ© Corti, 2009, etc.

Les oiseaux de fiction

Article dĂ©taillĂ© : Liste d'oiseaux de fiction.
Les oiseaux mythiques
Phénix de la Cité interdite

Parmi les oiseaux mythiques, on peut citer le Rokh des « Les Mille et Une Nuits Â» qui est un rapace gĂ©ant capable de capturer des bateaux[112].

Le Pouākai, selon les lĂ©gendes māori, Ă©tait capable de capturer un humain. Cet oiseau mythique Ă©tant probablement la sublimation de l'aigle gĂ©ant de Haast, disparu avec l'extermination des moas par ces mĂȘmes Māori[113].

Le Sphinx grec, la harpie, Pégase, les sirÚnes, les chimÚres sont des créatures hybrides possédant des traits d'oiseaux et sont plutÎt hostiles à l'homme.

Le Phénix, symbole de la renaissance est une créature mythique qui a volontiers été utilisée par les chrétiens qui y voient un symbole de la renaissance de Jésus Christ.

Garuda est un oiseau géant de la mythologie indienne, incarnation de Vishnu.

Le Simurgh, oiseau de la mythologie perse, est également présent dans l'Avesta ou le Shahnameh.

Contes et légendes

Il existe de trÚs nombreux contes et légendes mettant en scÚne des oiseaux [114]

En occident, dans certaines régions, pour cacher l'existence de la sexualité aux enfants, on raconte que les bébés sont apportés aux parents par les cigognes, faisant de cet animal un symbole positif. Cette légende a probablement sauvé de l'extinction les populations de ces espÚces dans l'est de la France.

La Poule aux Ɠufs d'or est Ă  la fois un mythe sur la chance une allĂ©gorie sur l'importance Ă©conomique de la volaille.

Les fables de Jean de La Fontaine par exemple, mettent en scĂšne des personnages zoomorphes.

Les animations
Donald Duck, personnage de Walt Disney, est un canard si célÚbre qu'il a son étoile sur le Walk of Fame d'Hollywood

En occident, il existe des centaines de dessins animĂ©s ou bandes dessinĂ©es comportant des oiseaux comme personnages principaux et secondaires. Ce sont des caricatures auxquelles on attribue un caractĂšre que l'on prĂȘte Ă  ces oiseaux, ainsi, par exemple, la poule est mĂšre poule ou frivole idiote, le coq est hardi et arrogant comme dans les animĂ©s de Charlie le coq produit par Looney Tunes, mĂȘme si la graphie de certains longs mĂ©trages, comme Birds in the Spring sont plus rĂ©alistes. Orville l'albatros de Bernard et Bianca, n'a pas simplement une dĂ©marche comique, il l'est. Les petits oiseaux sont gentils ou malins comme le canari Titi de Looney Tunes. Souvent, les canards sont colĂ©riques, bruyants et roublards comme Donald Duck de Disney et Daffy Duck de Looney Tunes. Les rapaces sont en gĂ©nĂ©ral des mĂ©chants, comme Beaky Buzzard, Henery Hawk ou plus rĂ©cemment le faucon de Stuart Little 2 et s'affrontent Ă  de gentilles souris ou autres oiseaux tel que Woody Woodpecker. Face aux hĂ©ros de ces Ɠuvres manichĂ©ennes, les mĂ©chants finissent toujours bredouilles. Parmi ces oiseaux cĂ©lĂšbres, on peut citer Ă©galement Woodstock, le meilleur ami de Snoopy, Chilly Willy le manchot, Yankee Doodle le pigeon de Hanna-Barbera, et Bip Bip, le Grand gĂ©ocoucou de Bip Bip et Coyote.

Dans les dessins animĂ©s plus provocateurs, ces stĂ©rĂ©otypes sont moins vrais comme dans ClĂ©o et Chico, les personnages Ă©tant des anti-hĂ©ros. À travers ces dessins animĂ©s, certains types de relations humains-oiseaux peuvent ĂȘtre Ă©voquĂ©s, par exemple l'Ă©levage en batterie dans Chicken Run et ĂȘtre ainsi dĂ©noncĂ©es.

Le cinéma

Le cinĂ©ma est riche de situations oĂč les oiseaux sont montrĂ©s, Ă©voquĂ©s, ou mĂȘme au centre de l'action. Une Ɠuvre a particuliĂšrement marquĂ© les esprits du XXe siĂšcle est celle d’Alfred Hitchcock, Les Oiseaux, tirĂ©e de la nouvelle Ă©ponyme de Daphne du Maurier qui prĂ©sente les oiseaux comme une menace, sous forme de nuĂ©es dangereuses. Birdy est une Ɠuvre oĂč un homme se prend pour un oiseau. Plusieurs films documentaires, sortis au cinĂ©ma, ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s, comme la Marche de l'Empereur de Luc Jacquet ou Le Peuple Migrateur de Jacques Perrin.

Les oiseaux dans l’art

Les oiseaux apparaissent dans la culture et l'art pariĂ©tal depuis la prĂ©histoire oĂč ils sont reprĂ©sentĂ©s sur des peintures rupestres[115],[116], par exemple dans la scĂšne du puits de la Grotte de Lascaux. HomĂšre s'est servi des oiseaux dans son Ɠuvre et notamment du Rossignol dans l'OdyssĂ©e. Du fait de l'Ă©lĂ©gance et de la complexitĂ© de son chant, de nombreux poĂštes l'ont imitĂ©[117].

Dans l'art mĂ©diĂ©val aussi, le poĂšte Sufi Iranien Farid ud-Din Attar, a Ă©crit l'histoire d'une bande de 30 oiseaux pĂšlerins partant sous la conduite de la huppe Ă  la recherche d'un Simurgh dans son livre (Perse Ù…Ù†Ű·Ù‚ Ű§Ù„Ű·ÛŒŰ± [MmanTiq aT-TuyĂ»r], « La ConfĂ©rence des Oiseaux Â») en 1177. À la fin de leur quĂȘte, ils dĂ©couvrent leur moi profond (jeu de mots sur Simurgh = 30 oiseaux).

Les oiseaux n'ont pas cessĂ© d'inspirer les artistes par leurs formes, leurs couleurs et les symbolismes auxquels ils sont associĂ©s comme le TrĂŽne du paon. Certains artistes se sont spĂ©cialisĂ©s avec succĂšs sur les oiseaux comme John James Audubon qui allait donner son nom Ă  la National Audubon Society[118]. Chez Ximena Armas, l’oiseau est la victime premiĂšre d’une nature outragĂ©e ; il n’est souvent prĂ©sent que par quelques plumes Ă©parses.

La relation entre les albatros et les marins, thĂšme central de La Complainte du vieux marin de Samuel Taylor Coleridge, est un exemple d'allĂ©gorie poĂ©tique. Les oiseaux ont inspirĂ© de nombreux poĂšmes, comme « l'albatros Â» de Charles Baudelaire dans « Les Fleurs du mal Â»[119], ou « la mort de l'aigle Â» de JosĂ©-Maria de Heredia dans le recueil « Les trophĂ©es Â»[120].

Oiseaux célÚbres

Quelques oiseaux sont devenus célÚbres comme Alex le perroquet et William d'Orange.

Religion

L'ange paon, symbole de Malek ta'us, le dieu du yézidisme

Si plusieurs religions ont directement utilisĂ© certains oiseaux comme symbole religieux, la plupart ont utilisĂ© l'Ɠuf, les plumes ou les ailes. Certaines religions considĂšrent certains oiseaux comme porteurs d'une essence divine car symbole de leur(s) dieu(x). Par exemple, Ă  l'instar de plusieurs autres types d'animaux, la religion Ă©gyptienne antique Ă©levait avec un grand faste et respect les spĂ©cimens de faucon, d'Ibis, de Huppe fasciĂ©e dans leur temple.

Certaines populations dravidiennes considĂšrent les paons bleus comme divins, manifestation de la Terre mĂšre[121].

D'autres peuples, plus simplement, reprĂ©sentent leur(s) dieu(x) sous la forme d'oiseau, comme les yĂ©zĂ©dis qui reprĂ©sentent Melek Ta'us sous la forme un paon, comme les chrĂ©tiens utilisent la colombe comme manifestation d'une des essences de leur Sainte TrinitĂ©, le Saint-Esprit. La Bible se sert aussi de la colombe avec plusieurs significations associĂ©es, effroi, passivitĂ©, deuil et beautĂ©. La couleur de la « blanche colombe Â» en fait un symbole de puretĂ© qui Ă©tait trĂšs commune au Moyen-Orient durant l'antiquitĂ©[122].

Les interprĂ©tations humaines de ces messages ne sont pas uniformes puisque, la Huppe fasciĂ©e est sacrĂ©e en Égypte antique, elle est symbole de vertu en Perse et elle est signe de guerre dans les pays scandinaves[123].

Les deux corbeaux Hugin et Munin sur les Ă©paules d'Odin dans une illustration du XVIIIe siĂšcle

Certains cultes ou mythologies ont attribué des pouvoirs à certains oiseaux, sans en faire des dieux, comme le rÎle de messager des dieux attribué à Hugin et Munin, deux grands corbeaux dans les mythologies nordiques[124].

Ils peuvent Ă©galement ĂȘtre simplement instrument sans conscience d'un dieu. La Bible, qui reprend le rĂ©cit de l'ÉpopĂ©e de Gilgamesh, raconte que NoĂ© lache une colombe puis un corbeau pour trouver une terre aprĂšs le dĂ©luge[125]. Dans le Livre des Rois, des corbeaux sont envoyĂ©s par Dieu pour nourrir Élie[126]. Dans le Coran, un corbeau envoyĂ© par Allah apprend Ă  CaĂŻn comment enterrer son frĂšre.

Ils peuvent faire office de messagers des dieux pour les prĂȘtres comme dans la mythologie Rapa Nui oĂč Tangata manu, l'Homme-oiseau, le roi de l'Île de PĂąques Ă©tait dĂ©signĂ© par une course Ă  la dĂ©couverte d'un Ɠuf. Ceci Ă©tait vraisemblablement le cas pour toutes les cultures mĂ©diterranĂ©ennes antiques. Philon d'Alexandrie, un philosophe juif hellĂ©nisĂ©, reconnaĂźt ce rĂŽle de messager aux oiseaux[127]. Dans la religion romaine par exemple, le vol des oiseaux ou leurs entrailles Ă©taient interprĂ©tĂ©s par les haruspices et augures pour dĂ©terminer la volontĂ© des dieux.

Également, pour certains cultes, les oiseaux peuvent ĂȘtre offerts en sacrifice. Le LĂ©vitique prĂ©cise que la colombe et les pigeons sont les seuls oiseaux offrables en sacrifice, le riche, lui, pouvant sacrifier du bĂ©tail.

Si les oiseaux adultes sont utilisĂ©s comme symbole religieux, il en est de mĂȘme pour les Ɠufs, symboles par excellence de la renaissance et de la puretĂ© des formes, mais aussi pour certains de leurs comportements. La migration des oiseaux est considĂ©rĂ©e comme signe d'une perfection divine dans le Coran[128].

Les oiseaux sont perçus plutÎt comme des symboles bénéfiques, une illustration possible de ce fait est qu'en iconographie occidentale les ailes des anges, créatures bénéfiques, sont représentées sous forme d'ailes d'oiseaux, animaux diurnes, alors que celles des démons, créatures maléfiques sont représentées avec des ailes de chiroptÚres, animaux nocturnes.

Étude des oiseaux

La discipline qui Ă©tudie les oiseaux se nomme l'ornithologie.

Vous pouvez consulter ici une liste d'ornithologues.

Les différentes sciences étudiées sur les oiseaux

Un ornithologue prend les mensurations d'un oisillon de Goéland

L'Ă©tude des oiseaux est une science pratiquĂ©e par une large majoritĂ© d'amateurs et non par les seuls ornithologues. Leur observation et la collecte d'informations relĂšvent souvent de techniques simples nĂ©cessitant peu de matĂ©riel. Les scientifiques « officiels Â» (peu nombreux dans la majoritĂ© des pays) s'appuient sur des rĂ©seaux d'observateurs amateurs, parfois trĂšs Ă©toffĂ©s (2 millions de Britanniques adhĂšrent Ă  la Royal Society for the Protection of Birds).

On distingue usuellement plusieurs branches Ă  l'ornithologie par exemple l'Oologie pour l'Ă©tude des Ɠufs, la PalaĂ©o-oologie pour l'Ă©tude des Ɠufs fossiles. L'Ethno-ornithologie Ă©tudie, elle, les rapports entre les hommes et les oiseaux.
L'ornithologie scientifiques s'appuie aujourd'hui sur la systématique, la l'éthologie et la psychologie comparative, la biologie moléculaire, la génétique, la dynamique des populations, mais aussi la paléontologie (pour comprendre la phylogénétique des oiseaux). Les pinsons de Darwin sont par exemple à l'origine de notre compréhension du phénomÚne de spéciation et des mécanismes de l'évolution des espÚces.

Elle a notamment montrĂ© que de nombreuses espĂšces Ă©taient menacĂ©es (en particulier par la destruction de leur habitat et la gĂ©nĂ©ralisation de l'utilisation des pesticides, dont avicides) et que les oiseaux situĂ©s au sommet des chaĂźnes alimentaires sont des indicateurs trĂšs sensibles de pollution et de l'Ă©tat des Ă©cosystĂšme. Les oiseaux communs ne sont pas Ă©pargnĂ©s (À titre d'exemple, selon le programme STOC, de 1989 Ă  2007, leurs populations ont globalement dĂ©clinĂ© de 18 % en France.)

Les oiseaux de laboratoire

La classe des oiseaux est une des classes les plus étudiées en laboratoire. De nombreuses espÚces y sont étudiées du fait de la facilité des conditions d'élevage. Certaines espÚces sont plus étudiées pour leurs vocalisations comme les diamants mandarins (espÚce ayant également fait l'objet d'études génétiques approfondies[129]), d'autres pour leur intelligence comme celle du genre Corvus. Les poulets et les pigeons sont également populaires pour la biologie et la psychologie comparative.

Classification et nomenclature

Utilisation et Ă©tymologie du terme oiseau

Oiseau dĂ©rive du bas latin aucellus, qui est une forme syncopĂ©e de avicellus, diminutif de avis[130]. Par oiseau, on entend habituellement l'ensemble des espĂšces existantes possĂ©dant des plumes, mais aussi bon nombre d'espĂšces disparues ancĂȘtres ou apparentĂ©es aux espĂšces actuelles, qui sont regroupĂ©es dans la sous-classe des Neornithes.

Le petit de l'oiseau porte le nom d'oisillon ou de poussin. Le jeune oiseau est qualifié de juvénile ou d'immature.

Plusieurs espĂšces d'oiseaux comportent le terme oiseau dans un de leur nom vernaculaire comme l'oiseau-palmiste, les oiseaux-lyres ou mĂ©nures, oiseaux-mouches, oiseau du paradis, oiseaux-Ă©lĂ©phants ou ĂŠpyornis, oiseaux des Ăźles ou paradisier, l'oiseau royal dĂ©crit par Buffon[131]
, mais certaines espĂšces le sont plus gĂ©nĂ©riquement comme l'appellation « oiseaux des tempĂȘtes Â» qui dĂ©signent les Hydrobatidae[130].

Contrairement à la plupart des autres animaux, chacune des espÚces d'oiseaux dispose d'un nom français normalisé unique attribué par la CINFO.

On regroupe Ă©galement les oiseaux en fonction de leur habitat, comme les oiseaux marins ou de la gĂ©ographie, ou des biomes (oiseaux tropicaux), s'ils migrent ou s'ils sont sĂ©dentaires. Ainsi on parle d'oiseaux aquatiques, marins, terrestres ; oiseaux migrateurs, de passage, voyageurs, nicheurs ; oiseaux coureurs, grimpeurs, plongeurs, sauteurs ; oiseaux de proie ; oiseaux diurnes, nocturnes.

Voir aussi : Liste alphabĂ©tique de noms vernaculaires d'oiseaux

Histoire de la classification scientifique des oiseaux
Planche comparant le squelette d'un ĂȘtre humain et d'un oiseau. Extraite de l'Histoire des oyseaux de Pierre Belon.

L'Histoire de la nature des oyseaux, avec leurs descriptions et naĂŻfs portraicts retirez du naturel publiĂ©e en 1555 par Pierre Belon constitue un premier effort de classification depuis Aristote dont il s'inspire largement. Il dĂ©crit tous les oiseaux qu'il connaĂźt et les regroupe suivant leur comportement et leur anatomie : les oiseaux de proie, les oiseaux d'eaux, les omnivores, les petits oiseaux (subdivisĂ©s Ă  leur tour en insectivores et en granivores). De nouveaux termes, forgĂ©s sur des racines latines, vont ĂȘtre crĂ©Ă©s et passĂ©s dans le langage populaire comme palmipĂšde.

La premiÚre classification scientifique est publiée en 1676 par Francis Willughby et John Ray sous le nom de Ornithologiae[132].

C'est dans la 10e édition de son Systema NaturÊ que Carl von Linné propose une classification des oiseaux en six groupes

Petit à petit, surtout grùce aux travaux de Carl von Linné parus en 1758[133], cette classification va se perfectionner grùce (notamment) aux travaux sur l'anatomie comparée et l'embryologie.

La classification la plus communĂ©ment admise est ensuite celle de Sharpe dans le Catalogue of the Birds in the British Museum, qui proposait les ordres des palmipĂšdes, Ă©chassiers, gallinacĂ©s, colombins ou pigeons, grimpeurs, passereaux, rapaces, coureurs. Par la suite, ces termes ne vont plus ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme porteurs d'un sens scientifique comme Ă©chassier ou palmipĂšde et sont aujourd'hui jugĂ©s comme obsolĂšte d'un point de vue taxonomique.

Une des systĂ©matiques la plus importante de la fin du XXe siĂšcle est celle Ă©laborĂ©e par James Lee Peters. La classification de Howard et Moore en dĂ©rive. Dans la vision traditionnelle de l'Ă©volution des oiseaux modernes (Neornithes), on place Ă  la base de l'arbre phylogĂ©nĂ©tique, aprĂšs les ratites et tinamous, les groupes d'oiseaux marins tels les manchots, les grĂšbes, les plongeons et pĂ©licans, etc.

Vers la fin des années 1970 et durant toute la décennie suivante, Charles Gald Sibley et Jon Edward Ahlquist mÚnent des études fondées sur des méthodes d'hybridation de l'ADN, ce qui modifie profondément les connaissances sur la phylogénie des oiseaux. La nouvelle classification a montré que les canards et les gallinacés étaient les parents les plus proches des ratites (qui intÚgrent les tinamous) formant les paléognathes. Les Galloanserae constituent une lignée ancienne chez les Néognathes. Les groupes d'oiseaux marins traditionnellement considérés comme archaïques sont maintenant placés dans l'ordre des Ciconiiformes élargi, qui comprend aussi les rapaces diurnes (Accipitridae, Sagittariidae (Aves) et Falconidae) et les limicoles (Scolopacidae, Charadriidae, Laridae, etc.). Dans cette nouvelle taxinomie Sibley-Ahlquist du vivant, dite classification phylogénétique, les oiseaux font partie des archosauriens qui comprennent un grand nombre de fossiles appelés dinosaures. Cette systématique[134] est dans l'ensemble acceptée en Amérique tandis que les réticences sont plus importantes en Europe.

Les recherches pour comprendre la position relative de chaque groupe d'oiseaux continue et d'autres domaines que la gĂ©nĂ©tique sont explorĂ©s. Un chercheur russe a dĂ©montrĂ© que la structure de la coquille des Ɠufs pourrait ĂȘtre utile dans la dĂ©termination des relations entre oiseaux[135].

Les relations difficiles entre les oiseaux et les hommes

Maladies communiquées aux humains

Les oiseaux peuvent ĂȘtre porteurs, sains ou non, de maladies transmissibles Ă  l'homme (voir le paragraphe « Maladies aviaires Â»). Les oiseaux peuvent entraĂźner Ă©galement des allergies liĂ©es en particulier aux plumes.

Lutte contre les oiseaux

Nuée d'étourneaux au-dessus de Rome. Cette espÚce peut former des bandes de plusieurs milliers d'individus pouvant générer de grands dommages dans les vergers et les villes
Mesure de protection contre les pigeons bisets en Suisse

Certains oiseaux sont considérés comme nuisibles. Les causes en sont diverses et certaines trÚs controversées. Par exemple, ils consomment des petits fruits ou du maïs comme les carouges à épaulettes, les moineaux, certains étourneaux, les gros-becs, certains corneilles et corbeaux[136]. Les pigeons sont quant à eux une nuisance pour les bùtiments bien qu'en Angleterre on les voie attaquer certaines cultures.

Les moyens mis en place pour lutter contre eux peuvent ĂȘtre trĂšs diffĂ©rents.

L'abattage par certains chasseurs de rapaces, particuliĂšrement utiles aux agriculteurs car chassant surtout les vermines mais perçus comme une concurrence dĂ©loyale pour la chasse aux Lagomorpha, a fortement rĂ©duit certaines populations. Les vautours dans le sud de la France, accusĂ©s sans preuves formelles de tuer les moutons et vaches, ont Ă©tĂ© exterminĂ©s, avant d'y ĂȘtre rĂ©introduits[137].

D'autres espÚces, devenues invasives suite à l'introduction humaine car jugées initialement utiles, font l'objet de mesures visant soit la réduction de leurs populations soit l'éradication.

Pour les espĂšces sauvages autochtones, les agriculteurs cherchent avant tout Ă  empĂȘcher les oiseaux de consommer les plantes qu'ils cultivent. Les moyens mis en Ɠuvre sont divers, il peut s'agir de rĂ©pulsifs sonores, de rĂ©pulsifs visibles tels les Ă©pouvantails, la chasse, la destruction des nids, le piĂ©geage, la protection des cultures par filets ou sacs, par produits chimiques rĂ©pulsifs, par culture d'espĂšces vĂ©gĂ©tales rĂ©pulsives[136].

Certains rapaces sont Ă©levĂ©s pour effrayer les autres oiseaux autour des aĂ©roports afin de protĂ©ger les avions des collisions. Ils sont Ă©galement rĂ©introduits dans les villes pour lutter contre les pigeons considĂ©rĂ©s comme des flĂ©aux. En effet, ces derniers, en plus de transmettre certaines maladies, endommagent les bĂątiments publics avec leurs dĂ©jections. Il est d'ailleurs interdit de les nourrir dans de nombreuses villes. Des Ă©pines sont posĂ©es sur ces bĂątiments pour les empĂȘcher de se poser, des dispositifs analogues existent aussi sur certains panneaux solaires de façon Ă  ce que leurs dĂ©jections ne fassent pas baisser les rendements.

Certaines nuées saisonniÚres, comme celle du jaseur boréal, sont considérées comme une malédiction dans de nombreux pays de l'est européen[138]. Ils se déplacent en nuées vers l'ouest durant les hivers particuliÚrement rigoureux, semblant amener le froid avec eux.

Action de l'homme dans les disparitions actuelles

L'Ă©volution se produit Ă  une Ă©chelle trop lente pour ĂȘtre clairement perçue par les humains, mais on note une diminution certaine du nombre d'espĂšces, mais surtout du nombre d'individus au sein de nombreuses espĂšces. Ainsi 12 % des espĂšces Ă©taient au dĂ©but du XXIe siĂšcle reconnues en danger par l'UICN. Les causes de disparition sont

Deux Moas, oiseaux d'environ 3 m de haut, chassĂ©s par l'aigle de Haast, rapace d'environ 3 m d'envergure : la disparition de ces deux espĂšces a des causes humaines
  • la chasse (pour certaines espĂšces) : l'homme, par sa prĂ©dation directe, est la cause de la disparition de plusieurs espĂšces d'oiseaux comme le Moa ou le Dronte,
  • l'empoisonnement ou un affaiblissement immunitaire par les pesticides et d'autres polluants. Beaucoup d'oiseaux qui se trouvent au sommet de la pyramide alimentaire sont Ă  ce titre victimes de la pollution en concentrant les polluants.
  • Certaines espĂšces connaissent une augmentation plus ou moins insoupçonnĂ©e de l'hybridation ; certaines espĂšces proches, voyant leur habitat se morceler, se croisent en produisant mĂȘme des hybrides stĂ©riles en quantitĂ© si importante que cela peut mettre ces espĂšces en pĂ©ril. Par exemple, les nombreux oiseaux-mouches hybrides trouvĂ©s dans le nord ouest de l'AmĂ©rique du Sud peuvent reprĂ©senter une menace pour la conservation de ces espĂšces en espĂšces distinctes.
  • Certaines espĂšces rares font l'objet d'un trafic (les perroquets par exemple).
  • La perte de capital gĂ©nĂ©tique est un des problĂšmes pour le long terme, qui concerne aussi et plus encore les oiseaux domestiquĂ©s et d'Ă©levages (poules, canards, oies en particulier, suite Ă  la production industrielle de poussins de un jour Ă  partir de reproducteurs sĂ©lectionnĂ©s). Le CNRS estimait en 2005 que 50 % des races domestiques sont en voie de disparition[140].
  • La diffusion de zoonoses, Ă  cause des modalitĂ©s d'Ă©levages industriels et de transport, est Ă©galement une menace, les Ă©levages constituant des rĂ©serves potentielles de maladie ou des foyers sensibles d'incubations infectieuses.

Protection des oiseaux

La liste des espĂšces d’oiseaux menacĂ©s d’extinction tend Ă  s’allonger, bien que les oiseaux soient mobiles et semblent pouvoir plus facilement Ă©chapper que d'autres espĂšces aux menaces qui pĂšsent sur elles. La liste rouge des espĂšces menacĂ©es, Ă©ditĂ©e par l’UICN et rĂ©actualisĂ©e le 14 mai 2009, compte 1 227 espĂšces d’oiseaux menacĂ©s, dont 12 % « mondialement menacĂ©es d’extinction Â» (192 espĂšces en danger critique d’extinction, soit deux de plus qu’en 2008 ; neuf ayant Ă©tĂ© ajoutĂ©es Ă  cette catĂ©gorie, et 7 ayant Ă©tĂ© reclassĂ©es dans une autre catĂ©gorie, celle des espĂšces «menacĂ©es»)[141].

Les gouvernements, et de nombreuses associations de protection de la nature ou de sociĂ©tĂ©s ornithologiques, travaillent Ă  la protection des oiseaux de diverses maniĂšres, comme la loi, la protection et la restauration des sites, et l’élevage de populations captives dans la perspective de leur rĂ©introduction. Certaines d'entre elles visent aussi Ă  la protection des races domestiques dont la diversitĂ© diminue.

Quartier général de l'UICN à Gland, en Suisse

Parmi les ONG les plus représentatives travaillant dans le domaine de la conservation des oiseaux se trouvent BirdLife International et ses délégations nationales, régionales et départementales, l'UICN, etc.

Des conventions et accords internationaux rĂ©glementent certains aspects ayant trait Ă  la protection des espĂšces : Convention de Washington (CITES), Convention de Berne, Convention de Bonn, Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie (AEWA), Migratory Bird Treaty Act, etc.

Les efforts menĂ©s par les diffĂ©rents partenaires ont permis en 2004, que seize espĂšces d’oiseaux qui auraient disparu sans mesures conservatoires, soient toujours existantes[142].

Annexes

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Références taxonomiques

Sources

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu de l’article de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© « Bird Â» (voir la liste des auteurs)

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Orientation bibliographique

Ouvrages généraux

  • Guilhem Lesaffre, Nouveau PrĂ©cis d’ornithologie, Paris, Vuibert, 2006, 216 p. (ISBN 2-7117-7160-1).
    L'ouvrage présente de nombreuses informations sur l'anatomie, la physiologie, l'écologie, l'éthologie et la systématique. Il convient particuliÚrement à ceux qui aimeraient aller plus loin dans la connaissance des oiseaux.
     
  • (en) Perrins C, The New Encyclopedia of Birds, Oxford, Oxford University Press, 2003, 656 p.
    L'ouvrage prĂ©sente les principales caractĂ©ristiques des oiseaux et un panorama complet des familles (caractĂ©ristiques principales, nombre d'espĂšces et de genres, principales espĂšces, distribution, habitat, taille, plumage, voix, nid, Ɠufs, rĂ©gime alimentaire et statut de conservation) selon la classification classique.
     

Oiseaux du Monde

  • (en) coll. « Handbook of the Birds of the World Â» Ă©dition Lynx Edicions, Barcelone
    • del Hoyo J., Elliott A. & Sargatal J.
    vol. 1, Ostrich to Ducks (1992), ICBP, 696p
    vol. 2, New World Vultures to Guineafowl (1994), BirdLife International, 638p
    vol. 3, Hoatzin to Auks (1996), BirdLife International, 821p
    vol. 4, Sandgrouse to Cuckoos (1997), B. I., 679p
    vol. 5, Barn-owls to Hummingbirds (1999), B. I., 759p
    vol. 6, Mousebirds to Hornbills (2001), B. I., 589p
    vol. 7, Jacamars to Woodpeckers (2002), B. I., 613p
    • del Hoyo J., Elliott A. & Christie D.
    vol. 8, Broadbills to Tapaculos (2003), B. I., 845p
    vol. 9, Cotingas to Pipits and Wagtails (2004), B. I., 863p
    vol. 10, Cuckoo-shrikes to Thrushes (2005), B. I., 895p
    vol. 11, Old World Flycatchers to Old World Warblers, B. I., 798p
    vol. 12, Picathartes to Tits and Chickadees, B. I., 816p
  • (en)Monroe B.L. & Sibley C.G. (1997) A World Checklist of Birds. Yale University Press, New Haven.
  • Walters M. (1998) L’Inventaire des Oiseaux du Monde. Delachaux et NiestlĂ©, Lausanne, Paris, 381 p.
  • AgnĂšs Giannotti, Oiseaux d'Afrique, les plus belles histoires. 144 p, 340 photographies couleur. Ă©ditions Grandvaux, ISBN 978-2-909550-59-6

Oiseaux par aires géographiques

  • BarrĂ© N., Barau A. & Jouanin C. (1996) Oiseaux de la RĂ©union. Éditions du Pacifique, Paris, 208 p.
  • Burfield I. & van Bommel F. (2004) Birds in Europe : population estimates, trends and conservation status. BirdLife International, Cambridge, 374 p.
  • Dubois P.J., Le MarĂ©chal P., Olioso G. & YĂ©sou P. (2000) Inventaire des oiseaux de France. Nathan, Paris, 397 p.
  • Groupe d'Ă©tude et de protection des oiseaux en Guyane (2003) Portraits d'oiseaux guyanais. Ibis Rouge Éditions, Guyane, Guadeloupe, Martinique, Paris, RĂ©union, 479 p.
  • Langrand O. (1995) Guide des Oiseaux de Madagascar. Delachaux & NiestlĂ©, Lausanne, Paris, 415 p.
  • Todd F.S. & Genevois F. (2006) Oiseaux & MammifĂšres antarctiques et des Ăźles de l'ocĂ©an austral. Kameleo, Paris, 144 p.
  • Tucker G.M. & Heath M.F. (1994) Birds in Europe. Their Conservation Status. BirdLife International, Cambridge, 600 p.
  • Roger Toy Peterson (1989) Les oiseaux de l'est de l'AmĂ©rique du Nord. Broquet, QuĂ©bec, 386 p.
  • Morin JĂ©rĂŽme. (2009) Guide des oiseaux des Villes et des Jardins Le livre . Collection "Fous de nature" Editions Belin, BorchĂ©, 224 Pages.


Oiseaux par groupes systématiques

  • Clement P., Harris A. & Davis J. (1999) Finches & Sparrows. Christopher Helm, Londres, 500 p.
  • Dupuyoo M. (2002) Diamants, Papes et Capucins. EstrildĂ©s de l'Indo-Pacifique. Jardin d'Oiseaux Tropicaux, La Londe les Maures, 240 p.
  • Forshaw J.M. (2006) Parrots of the World. An identification guide. Princeton University Press, Princeton, Oxford, 172 p.
  • GĂ©roudet P. (1999) Les PalmipĂšdes d'Europe. Delachaux et NiestlĂ©, Lausanne, Paris, 510 p.
  • Gille D. & François B. (2003) La famille des InsĂ©parables. CDE, Sainte-Reine-de-Bretagne, 151 p.
  • Madge S. & Burn H. (1996) Corbeaux et Geais. Guide des Corbeaux, Geais et Pies du monde entier. Vigot, Paris, 184 p.
  • Mario D. & Conzo G. (2004) Le grand livre des perroquets. de Vecchi, Paris, 287 p.
  • Ravazzi G. (1995) Guide des oiseaux exotiques. Les Diamants et autres EstrildidĂ©s. De Vecchi, Paris, 157 p.
  • Taylor D. (2006) Guide des limicoles d'Europe, d'Asie et d'AmĂ©rique du Nord. Delachaux & NiestlĂ©, Paris, 224 p.

SĂ©lection de revues scientifiques de haut niveau incontournables

SĂ©lection de revues au lectorat plus amateur

  • Aves, revue francophone belge ;
  • British Birds, revue britannique consacrĂ©e Ă  l'ornithologie de terrain ;
  • Nos Oiseaux, revue suisse francophone ;
  • Ornithos, revue française consacrĂ©e Ă  l'ornithologie de terrain.
  • L'Oiseau Magazine, revue française ornithologique de la ligue pour la protection des oiseaux, LPO.

Voir aussi Orientation bibliographique en ornithologie et Liste de périodiques ornithologiques.

Articles connexes

Lien externe

  • Oiseaux.net, portail et guide encyclopĂ©dique de l'avifaune. Fiches descriptives des oiseaux du Monde, avec photos, dessins et chants.
Cet article est reconnu comme « article de qualitĂ© Â» depuis sa version du 16 avril 2008 (comparer avec la version actuelle).
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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Oiseau de Wikipédia en français (auteurs)

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   Dictionnaire Français-Savoyard

  • Oiseau — Recorded in over forty spellings, this is a surname of originally Roman (Latin) origins. It derives from the ancient word avicellus through the medieval uccello and the French oiseau , all meaning a bird. It is therefore a medieval nickname for a 
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