Nouvelle-Orléans

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Nouvelle-Orléans

La Nouvelle-Orléans

La Nouvelle-Orl√©ans (New Orleans en anglais) est la plus grande ville de l'√Čtat de Louisiane, aux √Čtats-Unis comptant 311 853 habitants et 1 134 029 dans l'agglom√©ration (estimations de 2008). Les limites de la paroisse d'Orl√©ans correspondent √† la ville de La Nouvelle-Orl√©ans.

C'est un centre industriel et de distribution, un port de mer important et une ville √† la vie culturelle riche, ancienne et vibrante (d'o√Ļ son surnom de Big Easy, la ¬ę grosse facile ¬Ľ), surtout pour sa musique : le jazz et sa cuisine √† base de fruits de mer (crevettes, hu√ģtres, √©crevisses). La ville est sur les bords du Mississippi au 30,07¬įN, 89,93¬įO.

Sommaire

Histoire

Période coloniale

Le vieux carré, ou quartier français.
La cathédrale Saint-Louis vue du Jackson square

La ville fut fondée par les Français sous la direction de Jean-Baptiste Le Moyne, Sieur de Bienville, en 1718. Le nom de la ville fut choisi en l'honneur du régent, Philippe, duc d'Orléans. Au départ simple comptoir de la Compagnie du Mississippi, elle devint la capitale de Louisiane française en 1722[1](La capitale fut transférée de Biloxi à La Nouvelle-Orléans).

Au d√©but du XVIIIe si√®cle, les Fran√ßais avaient retenu deux autres sites portuaires : sur Mobile, en bordure de la rivi√®re Mobile, relocalis√©e plus bas pr√®s de la mer, mais toujours pr√®s de la m√™me rivi√®re. Le site retenu est celui d'un m√©andre du Mississippi, d'o√Ļ la forme en croissant de la ville : elle fut surnomm√©e Crescent City, la ville en forme de croissant. Le site est en effet plus favorable que celui de Mobile : il fallait √™tre proche de la mer source de ravitaillement essentielle pour une colonie qui ne peut se suffire √† elle-m√™me et qui doit compter sur le vaisseau du roi ou encore sur le secours des Espagnols du port de Veracruz. En m√™me temps, il faut se prot√©ger contre les attaques des corsaires. Des fortifications devaient l'entourer d√®s le d√©but, mais elles ne furent jamais r√©alis√©es. Ce n'est qu'en 1760 qu'une palissade en bois fut construite en urgence. Le Mississippi permettait enfin de faciliter les √©changes avec les populations am√©rindiennes de l'int√©rieur et d'assurer un d√©bouch√© pour les ressources naturelles.

Les plans de La Nouvelle-Orl√©ans furent dessin√©s par Adrien de Pauger et Le Blond de la Tour sur le mod√®le traditionnel des villes nouvelles, c'est-√†-dire un damier sym√©trique, dont la taille maximale devait √™tre de 88 hectares divis√©s en 66 il√īts[2], avec une place o√Ļ se trouvaient l‚Äô√©glise (la future cath√©drale Saint-Louis), la maison du gouverneur et des casernes. Sur les quais furent am√©nag√©s des magasins, un h√īpital et le couvent des Ursulines. C'est notamment Adrien de Pauger qui dessina les plans du Vieux Carr√© avec ses rues √† angle droit. La construction s'av√©ra tr√®s difficile √† cause du climat mais aussi des for√™ts denses qui occupaient le site : l'ouragan de 1722 causa d'√©normes dommages[3]. Le manque de main d'Ňďuvre, les √©pid√©mies et les moustiques ralentirent √©galement les travaux. La creusement du chenal d√©marra en 1723. La digue le long du Mississippi fut achev√©e en 1724.

Jackson Square (l'ancienne Place d'Armes), √† La Nouvelle-Orl√©ans, en Louisiane, √Čtats-Unis

Le fait que la Louisiane f√Ľt d√©pourvue de structures sociales, politiques et religieuses rigides donnait √† tous le sentiment d'une libert√© accrue. Selon les registres paroissiaux de l'√©poque, la moiti√© des catholiques de La Nouvelle-Orl√©ans ne faisaient pas leurs p√Ęques et n'entraient que rarement dans l'√©glise Saint-Louis. La fr√©quentation des Indiens aux mŇďurs plus libres, notamment en mati√®re sexuelle, a d√Ľ contribuer √† l'√©volution des mentalit√©s. En quelques ann√©es, arriv√®rent de France plus de 1 300 femmes, dont 160 prostitu√©es. Les cas de bigamie n'√©taient pas rares et beaucoup de Fran√ßais prenaient de jeunes Indiennes comme ma√ģtresses. Bref, la ville de La Nouvelle-Orl√©ans abritait une communaut√© cosmopolite, multiraciale et m√™me, par certains aspects, interlope.

En 1733, lorsque Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville redevint gouverneur de la Louisiane, La Nouvelle-Orl√©ans avait d√©j√† la r√©putation d'une ville libre et joyeuse, avec ses f√™tes, ses bonnes tables et ses danses. Durant toute cette p√©riode, le fran√ßais de France demeura la langue officielle de la colonie : c'√©tait la seule langue des blancs, mais les noirs parlaient le cr√©ole (√† base de fran√ßais) et les am√©rindiens, leurs langues ancestrales.

La Nouvelle-Orl√©ans devint la capitale √©conomique de la Louisiane : elle exportait des peaux venues de l'int√©rieur ainsi que des produits des plantations (indigo, tabac‚Ķ).

En 1762 la colonie fut c√©d√©e √† l'Empire espagnol par un accord secret : le trait√© de Fontainebleau, qui fut confirm√© par le trait√© de Paris, mais aucun gouverneur espagnol (Antonio de Ulloa) ne vint pour prendre le contr√īle de la ville avant 1766. De m√™me, peu d'hispanophones vinrent s'installer dans la capitale louisianaise. Certains des premiers colons fran√ßais ne furent jamais satisfaits du r√©gime espagnol, et firent de multiples p√©titions pour retourner sous celui de la France. Le 28 octobre 1768, un groupe de colons cr√©oles tenta de chasser les Espagnols de la ville, suite √† l'√©tablissement de l'exclusif. La reprise en main se fit par une troupe envoy√©e en juillet 1769 : les meneurs furent arr√™t√©s et neuf d'entre eux furent condamn√©s √† mort[4]. Un conseil municipal fut instaur√© pour satisfaire les revendications locales.

Un incendie d√©truisit 856 immeubles le 21 mars 1788 et un autre 212 en d√©cembre 1794. En cons√©quence, un r√®glement d'urbanisme imposa la brique en remplacement du bois pour les maisons √† √©tage, et les tuiles pour les couvertures.

En 1795, l'Espagne autorisa les √Čtats-Unis √† utiliser le port. La ville revint sous le contr√īle fran√ßais en 1800 mais en 1803 Napol√©on Bonaparte vendit la Louisiane (qui comprenait un territoire beaucoup plus vaste) aux √Čtats-Unis pour 80 millions de francs. √Ä cette √©poque, la ville comptait environ 8 000 habitants.

La population souffrit d'épidémies de fièvre jaune, malaria et variole, éradiquées après 1905.

La Nouvelle-Orléans, Louisiane

L'arriv√©e de 10 000 cr√©oles ha√Įtiens apr√®s le rachat am√©ricain de 1803

La Louisiane devenue l'un des √Čtats-Unis en 1803 voit arriver en 1806 plus de 10 000 cr√©oles, des riches planteurs de sucre d'Ha√Įti, selon Carl A. Brasseaux, historien et directeur du centre d'√©tudes louisianaises de Lafayette. Les historiens ont retrouv√© leur trace gr√Ęce √† la tr√®s abondante presse fran√ßaise : parmi laquelle Le Moniteur de la Louisiane, le premier journal publi√© en Louisiane en 1794 par Louis Duclot, un des r√©fugi√©s fran√ßais de Saint-Domingue en Am√©rique, ou L'Ami des Lois (cr√©√© en 1809) et L'Abeille de la Nouvelle-Orl√©ans (1825).

La population de la ville fait plus que doubler avec l‚Äôarriv√©e de ces cr√©oles qui quittaient Ha√Įti apr√®s la r√©volution de Toussaint Louverture en 1802 et qui vont ensuite planter du coton dans les quatre √©tats du sud des Etats-Unis qui repr√©senteront 80% de la culture du coton en 1860 (Louisiane, Alabama, Mississippi et Georgie). Pendant la guerre de 1812 les Britanniques envoy√®rent une force pour essayer de conqu√©rir la ville mais ils furent vaincus par les troupes command√©es par Andr√© Jackson √† quelques kilom√®tres en aval √† Chalmette le 8 janvier 1815 (bataille de la Nouvelle-Orl√©ans).

La population de la ville doubla dans les ann√©es 1830. Vers 1840, elle atteint m√™me 100 000 habitants, ce qui en fit la quatri√®me ville des √Čtats-Unis. Mais elle fut la premi√®re en importance dans le centre des terres. Selon Carl A. Brasseaux, pr√®s de 50 000 fran√ßais ont p√©n√©tr√© dans les √Čtats-Unis par la Nouvelle-Orl√©ans entre 1820 et 1860, tandis que l'autre port, B√Ęton-Rouge, assurait le transport des esclaves venus de la C√īte Est. Il fallait d√©sormais le m√©nager: en 1806, la traite avait √©t√© interdite.

La ville fut la capitale de l‚Äô√Čtat de Louisiane jusqu‚Äôen 1849, puis de 1865 √† 1880. √Ä cette date, B√Ęton Rouge prit le relais. Son port eut un r√īle majeur dans la traite des esclaves, alors qu'elle avait la plus grande communaut√© d'origine servile.

L'histoire de Delphine LaLaurie est probablement le plus connu des contes macabres du quartier français (Vieux Carré). Madame LaLaurie, mondaine respectée, accueillait nombre de grands événements dans son opulent domicile, 1140 rue Royale. Son train de vie somptueux était servi par un grand nombre d'esclaves. Cependant, le mauvais traitement des esclaves étant illégal, la société commença à éviter LaLaurie après qu'un voisin eut surpris cette femme élégante en train de chasser une fille d'esclave avec un fouet. La fille sauta du toit dans un effort désespéré pour fuir LaLaurie et se tua. Le voisin avertit les autorités. Ce fut la fin de la carrière sociale de LaLaurie, rejetée par la bonne société.

Au d√©but de la guerre de S√©cession, la Nouvelle-Orl√©ans fut prise par l‚ÄôUnion (les Nordistes) sans combat, et fut donc √©pargn√©e des destructions que subirent la plupart des villes du Sud. Il reste un cachet historique avec la richesse du XIXe si√®cle au-del√† du Vieux Carr√© ou carr√© fran√ßais. La ville accueillit l‚ÄôExposition Universelle dite du centenaire du coton.

La ville gagna une r√©putation de d√©bauche et de tripot √† la fin du XIXe si√®cle et d√©but du XXe notamment avec le quartier interlope de Storyville.

XXe si√®cle

Le bayou aux abords de la ville
La Nouvelle-Orl√©ans (au centre, vue de satellite) suit un m√©andre du fleuve Mississippi (au sud), d'o√Ļ son surnom The Crescent City (la ville croissant). Le lac Pontchartrain au nord.
Photo aérienne du centre-ville (à droite du fleuve). Le cercle blanc est le Superdome.

Une grande partie de la ville est situ√©e sous le niveau de la mer. D'autre part, elle est bord√©e par le fleuve Mississippi et le lac Pontchartrain. Enfin, la cit√© est confort√©e et entour√©e de digues. Jusqu‚Äôau d√©but du XXe si√®cle, les constructions √©taient largement limit√©es √† la partie l√©g√®rement sur√©lev√©e sur les digues naturelles et les bayous car le reste de la r√©gion √©tait constitu√© de mar√©cages soumis √† de fr√©quentes crues. Ce qui donna √† la ville, au XIXe si√®cle, la forme d‚Äôun croissant. Dans les ann√©es 1910, l‚Äôing√©nieur A. Baldwin Wood proposa un plan ambitieux de drainage avec des pompes de sa conception qui sont toujours utilis√©es.

Dans les ann√©es 1920, dans un effort de modernisation de l‚Äôaspect de la ville, beaucoup de rambardes des balcons de la rue du Canal, la rue commer√ßante, furent retir√©es. Dans les ann√©es 1960, les streetcars furent remplac√©es par des autobus. Ces d√©cisions furent ensuite consid√©r√©es comme des erreurs et d√©sormais la rue est revenue √† son aspect initial, ce qui pla√ģt aux touristes en qu√™te de d√©paysement.

XXIe si√®cle

A la suite du passage de l'ouragan Katrina le 29 ao√Ľt 2005, sa population a √©t√©, en grande partie, temporairement √©vacu√©e vers des villes de Louisiane, du Texas et d'autres √Čtats de la f√©d√©ration am√©ricaine (voir Cons√©quences de l'ouragan Katrina sur La Nouvelle-Orl√©ans). Actuellement, la ville est progressivement reconstruite.

Les 30 et 31 ao√Ľt 2008, la ville est de nouveau √©vacu√©e, suite √† l'annonce de l'approche de l'ouragan Gustav, qui contourne finalement la ville le lendemain.

Géographie

Site

La superficie de la ville est de 907 km¬≤ dont 48,45 % en plans d'eau. La Nouvelle-Orl√©ans suit un m√©andre du Mississipi, d'o√Ļ son surnom The Crescent City (la ville croissant). La ville est enclav√©e entre le lac Pontchartrain au nord, le Mississippi qui traverse la ville au sud, la paroisse de Jefferson au sud-ouest et la paroisse des Plaquemines au sud-est. La plus grande partie de la ville est situ√©e en dessous du niveau de la mer (environ 60 cm). La ville, dont certaines zones se trouvent d√©j√† √† 5 m au-dessous du niveau de la mer, continue √† s'enfoncer en moyenne de 6 mm et jusqu'√† 2,5 cm par an dans certains quartiers. Les barrages et les digues construits pour dompter les crues du Mississippi et faciliter le trafic fluvial ayant priv√© le delta des d√©p√īts de s√©diments et d'alluvions, les zones humides qui prot√©geaient la ville des eaux d√©cha√ģn√©es se retrouvent aujourd'hui sous les vagues.

Climat

La Nouvelle-Orl√©ans conna√ģt un climat subtropical humide, caract√©ris√© par des hivers tr√®s doux et des √©t√©s chauds et humides, en raison de sa proximit√© avec le golfe du Mexique. L'humidit√© est omnipr√©sente, et les pr√©cipitations abondantes, particuli√®rement en √©t√©.

Tr√®s expos√©e au cours des si√®cles aux ouragans venant du golfe du Mexique, la Nouvelle-Orl√©ans a subi des inondations dramatiques et de lourdes d√©vastations lors du passage de l'ouragan Katrina du 29 ao√Ľt 2005, la catastrophe naturelle la plus d√©vastatrice de l'histoire des √Čtats-Unis. Des communes sont rest√©es submerg√©es pendant des semaines apr√®s le passage de Katrina et toutes courent le risque d'√™tre inond√©es par de futurs ouragans. Pourtant, les habitants reviennent et reconstruisent dans les m√™mes zones inondables.

Au cours de ses 289 années d'histoire, la ville a été dévastée 27 fois par des ouragans ou des inondations, soit environ une fois tous les onze ans.

Relevé météorologique de La Nouvelle Orléans
mois jan. f√©v. mar. avr. mai jui. jui. ao√Ľ. sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
Temp√©rature moyenne (¬įC) 11 13 16 20 24 26 28 28 25 21 15 13 20
Pr√©cipitations (mm) 98 152 135 126 133 141 233 151 156 59 84 116 1 584
Ce tableau est sujet à caution car il ne cite pas ses sources.

Démographie

  • En 1725, la Nouvelle-Orl√©ans comptait 1 000 habitants[5], en 1752, 3200 habitants[6]. Selon une estimation de juillet 2008, la population de La Nouvelle-Orl√©ans serait de 312 000 habitants. Avant l'ouragan Katrina (29 ao√Ľt 2005), elle √©tait de 454 000.

Sociologie

La Nouvelle-Orl√©ans est une des villes am√©ricaines les plus pauvres du pays. Elle compte une des plus importantes populations noires des √Čtats-Unis (67 % des habitants de la ville).

Quand le taux national de la criminalité a diminué, celui des homicides, à La Nouvelle-Orléans, a augmenté de manière significative. Ainsi, une personne résidant à La Nouvelle-Orléans, a dix fois plus de risque de se faire assassiner que l'Américain moyen. Le taux des homicides y est supérieur à ceux d'autres villes pourtant bien plus grandes, comme New York, Los Angeles ou Chicago.

√Čconomie

Le centre des affaires de La Nouvelle-Orléans, vue depuis le Mississippi

L'√©conomie de La Nouvelle-Orl√©ans est en d√©clin depuis plusieurs g√©n√©rations. La Nouvelle-Orl√©ans a longtemps √©t√© un grand port international qui profitait de sa situation privil√©gi√©e au d√©bouch√© des Grandes Plaines : le port exportait des c√©r√©ales (12,5 millions de tonnes en 1996). Il vivait aussi gr√Ęce √† une vaste arri√®re-pays irrigu√© par les 23 000 km du r√©seau fluvial du Mississippi et de ses affluents. Il √©tait au premier rang mondial pour les navires porte-barges.

Au XIXe si√®cle, la Nouvelle-Orl√©ans √©tait le site d'un H√ītel des Monnaies des Etats-Unis. Aujourd'hui, son b√Ętiment est un mus√©e de l'Etat de la Louisiane.

Au XXe si√®cle, sous l'administration autoritaire du gouverneur Huey Long, l'√Čtat de Louisiane a d√©velopp√© ses installations portuaires et l'industrie li√©e √† l'activit√© p√©troli√®re, donnant ainsi l'occasion √† de nombreux habitants d'int√©grer la classe ouvri√®re ou la classe moyenne.

Mais ensuite, le développement de l'économie productive ou des secteurs comme l'énergie ou le commerce, offrant des salaires élevés, ont été abandonnés au profit des arts, de la culture et surtout du tourisme.

Raffinerie près de La Nouvelle-Orléans, sur le Mississippi

Le tourisme est ainsi devenu l'activit√© principale de base de La Nouvelle-Orl√©ans. C'est cependant une activit√© aux salaires peu √©lev√©s, souvent de 50 % en dessous de la moyenne nationale permettant √† pr√®s de la moiti√© des employ√©s, principalement noirs, de maintenir leur famille au-dessus du seuil de pauvret√©. Avec la culture, c'est un secteur d'activit√© qui a surtout profit√© √† la partie blanche de la population, propri√©taires de restaurants, d'h√ītels, ou encore agents et promoteurs immobiliers. Les autres b√©n√©ficiaires √©tant les jeunes, les c√©libataires festifs et les gays.

Port

Deux navires de carnival à la Nouvelle-Orléans

Le port de La Nouvelle-Orl√©ans est le cinqui√®me port des √Čtats-unis en volume de marchandise, en valeur de marchandises transport√©es, le port de La Nouvelle-Orl√©ans se situe √† la douzi√®me position. Il dispose √©galement de la plus grande longueur de quai avec 3,1 kilom√®tres de long et peut accueillir 13 navires en m√™me temps.

Cette installation portuaire traite un volume √©quivalent √† 84 millions de tonnes de fret par an. Le port du sud de la Louisiane situ√© entre la Nouvelle-Orl√©ans et B√Ęton-Rouge, traite quant √† lui, 199 millions de tonnes de fret. Les deux √©tant combin√©s forment le plus grand port au monde, en gros tonnage et le quatri√®me par volume annuel trait√©.

La Nouvelle-Orl√©ans est l'un des principaux ports dans le monde pour le transbordement d'acier, de caoutchouc et de caf√©. Il accueille plus de 6000 bateaux par an et 700 000 passagers en transit pour les Cara√Įbes, le Mexique et les Bahamas.

Les exportations du port de La Nouvelle-Orl√©ans se concentrent principalement sur les productions du sud des √Čtats-Unis: les c√©r√©ales et les produits p√©troliers.

Le port accueille dans ses terminaux "Erato street", "Julia street 1" et "Julia street 2" soient donc pr√®s de 700 000 passagers de diff√©rentes compagnies telles que : Carnival Cruise Lines, Royal Caribbean Cruise Line, Norwegian Cruise Lines et ACCL.

Deux navires de carnaval à la Nouvelle-Orléans

Culture

Héritage culturel de La Nouvelle-Orléans

La ville est au cŇďur de la culture des Cara√Įbes y compris le culte du Vaudou. Beaucoup de visiteurs adoptent le slogan cadien ¬ę Laissez les bons temps rouler ¬Ľ, notamment en fl√Ęnant dans le carr√© fran√ßais (Vieux Carr√©) qui est entour√© par le fleuve et les rues du Rempart, Canal et Esplanade. Une des sp√©cialit√©s locales √† d√©guster au Caf√© du Monde: le caf√© au lait avec des beignets. Le Natchez, un bateau avec roue √† aubes, fait quotidiennement un tour sur le fleuve Mississippi.

Désormais deux lignes de streetcars (une sorte de tramway) avec la ligne rouge parallèlement à la rue Canal à travers le Vieux Carré et la verte le long de la rue Saint-Charles, desservent les citoyens de la Nouvelle-Orléans. Une promenade nostalgique à jamais immortalisée dans la fameuse pièce de Tennessee Williams Un tramway nommé désir .

À cause de la hauteur de la nappe phréatique, les cimetières utilisent des cryptes. Depuis longtemps, des cérémonies funèbres sont accompagnées par des musiciens de jazz. Aucune visite à La Nouvelle-Orléans n'est complète sans une excursion dans les musées extérieurs les plus anciens de la ville, ses cimetières historiques. Souvent appelé les Cités des morts, ces cimetières sont remarquables pour leurs tombeaux uniques et en surface. Lesdits tombeaux sont des monuments des dix-huitième, dix-neuvième et du début du vingtième siècle, et sont, comme les cimetières eux-mêmes, une partie remarquable de l'héritage si particulier de cette ville.

Quoique ville anglophone, ¬ę New Orleans ¬Ľ reste toujours La Nouvelle-Orl√©ans dans le rythme des f√™tes, les rites et l'atmosph√®re de son pass√© fran√ßais. M√™me si sur le million d'habitants de l'agglom√©ration en 1970, seuls 10 % (soit 100 000 personnes) avaient le fran√ßais comme langue maternelle. Parmi eux, une minorit√© (40 000 personnes environ) √©tait issue de vieilles familles cr√©oles citadines du Vieux Carr√©; moins encore (10 500) de la communaut√© francophone noire (dont √©tait originaire Sidney Bechet), et le reste (50 000 personnes) √©taient des Cadiens ayant quitt√© leurs bayous ou la Prairie de Lafayette. Toutes ces cat√©gories-l√† ont √©t√© touch√©es par l'acculturation anglophone intensive introduite par la scolarisation g√©n√©ralis√©ee dans l'entre-deux-guerres. Elle concerne notamment le demi-million de francophones recens√©s en 1970 (incluant encore quelques Indiens Koasati et Chitimacha) sur le million de ¬ę Fran√ßais de Louisiane ¬Ľ, selon l'expression am√©ricaine courante Louisiana French.

Parmi les nombreuses sp√©cialit√©s culinaires : les beignets n√©o-orl√©anais, les haricots rouges avec du riz, le Po'boy et les (sandwiches) Muffaletta ; les hu√ģtres du golfe et les Crawfish (petites √©crevisses d'eau douce) ; l'√Čtouff√©e, le Jambalaya, le Gumbo et la cuisine Cr√©ole. Aujourd'hui apr√®s le passage de l'ouragan Katrina en 2005, la Nouvelle Orl√©ans est en voie de reconstruction.

  • La Nouvelle-Orl√©ans s'enorgueillit d'√™tre la ville qui a la meilleure cuisine des √Čtats-Unis et la meilleure musique du monde. En effet, c'est la ville d'o√Ļ vient le jazz et le blues, et on y mange Cadien ou Cr√©ole.
  • L'agglom√©ration compte environ 120 clubs[7] de jazz en 2006

Enseignement

  • L'Universit√© Tulane, √©tablissement priv√©, prestigieux et tr√®s s√©lectif.
  • Loyola University New Orleans, √©tablissement priv√©.
  • L'Universit√© de la Nouvelle-Orl√©ans, √©tablissement public g√©r√© par l'√Čtat de Louisiane dans le cadre de l'Universit√© d'√Čtat de Louisiane.

Transports

En ville

Tramway de La Nouvelle-Orléans

Aéroport

La ville est desservie par l’aéroport international de La Nouvelle-Orléans Louis Armstrong, situé à Kenner.

Administration

Le maire actuel de la Nouvelle-Orl√©ans est Ray Nagin, √©lu une premi√®re fois au printemps 2002 puis r√©√©lu de justesse le 22 avril 2006, moins de huit mois apr√®s le passage de Katrina.

Célébrations

Article d√©taill√© : Carnaval de la Nouvelle-Orl√©ans.

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  • La Nouvelle-Orl√©ans est la ville qui organise le plus de festivals dans le monde : chaque ann√©e, pr√®s de 500 manifestations[8] diverses sont organis√©es dans diff√©rents quartiers.
  • Parmi les c√©l√©brations annuelles les plus c√©l√®bres sont la saison du carnaval (Mardi gras), avec des parades et des d√©cors flottants. Il a rassembl√© pr√®s de 700 000 personnes en f√©vrier 2007[9].
  • Le Festival de Jazz (appel√© en anglais ¬ę New Orleans Jazz and Heritage Festival ¬Ľ ou encore ¬ę Jazz Fest ¬Ľ), organis√© depuis 1969, a rassembl√© plus de 400 000 personnes[10] en avril-mai 2006.

Voir Krewe du Vieux et Mardi gras de La Nouvelle-Orléans.

Célébrités nées à La Nouvelle-Orléans

Sports

Les clubs professionnels :

La plus grande infrastructure sportive de la ville est le superdome.

Littérature

Archevêché

Jumelages

La Nouvelle Orl√©ans est jumel√©e avec dix villes :[11]

Galerie

Voir aussi

Panorama

Liens internes

Notes

  1. ‚ÜĎ Havard Gilles, Vidal C√©cile, Histoire de l'Am√©rique fran√ßaise, Flammarion, 2003, page 393
  2. ‚ÜĎ Havard Gilles, Vidal C√©cile, Histoire de l'Am√©rique fran√ßaise, Flammarion, 2003, page 402
  3. ‚ÜĎ Havard Gilles, Vidal C√©cile, Histoire de l'Am√©rique fran√ßaise, Flammarion, 2003, p. 403
  4. ‚ÜĎ Philippe Jacquin, Daniel Royot, Go West ! Histoire de l'Ouest am√©ricain d'hier √† aujourd'hui, Paris, Flammarion, 2002, page 59
  5. ‚ÜĎ J. Meyer, J. Tarrade, A. Rey-Godlzeiguer, Histoire de la France coloniale, tome 1, Paris, Colin, √©dition de poche, 1991, page 188.
  6. ‚ÜĎ Havard Gilles, Vidal C√©cile, Histoire de l'Am√©rique fran√ßaise, Flammarion, 2003, page 388
  7. ‚ÜĎ Bruno Lesprit, Jazz Fest √† New Orleans, dans Le Monde web du 6 mai 2006
  8. ‚ÜĎ Bruno Lesprit, Jazz Fest √† New Orleans, dans Le Monde web du 6 mai 2006
  9. ‚ÜĎ Eric Leser ¬ę Nouvelle-Orl√©ans : le Mardi gras de la renaissance ? ¬Ľ, dans Le Monde du [lire en ligne]
  10. ‚ÜĎ Bruno Lesprit, Jazz Fest √† New Orleans, dans Le Monde web du 6 mai 2006
  11. ‚ÜĎ Sister Cities designated by Sister Cities International, Inc. (SCI). Consult√© le 8 juin 2006.

Bibliographie

  • (fr) Rodolphe De Koninck, ¬ę Le delta du Mississippi : une lutte √† finir entre l‚Äôhomme et la nature ¬Ľ , dans H√©rodote, Paris, La D√©couverte, n¬į121, 2e trimestre 2006, ISBN 2-7071-4951-9, pp.19-41.
  • Du langage aux langues, D√©couvertes Gallimard, Ranka Bijeljac et Roland Breton

Liens externes

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