Nouvelle-Caledonie

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Nouvelle-Caledonie

Nouvelle-Calédonie

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Nouvelle-Calédonie
Drapeau de la France Armoiries officielles de la Nouvelle-Calédonie
Drapeau Armoiries
Localisation de la Nouvelle Calédonie en Pacifique Sud
Administration
Statut politique Collectivité sui generis française
Capitale Nouméa
22°16â€ČS 166°27â€ČE / -22.267, 166.45
Gouvernement
- Président de la République
 - Haut-commissaire de la RĂ©p.
 - PrĂ©sident du Gouvernement

Nicolas Sarkozy

Yves Dassonville

Philippe GomĂšs
GĂ©ographie
Superficie 18 575,5 kmÂČ
DĂ©mographie
Population  (2008) 244 410 hab.
DensitĂ© 13,16 hab./kmÂČ
Langue(s) Français langue officielle plus 28 langues vernaculaires et de nombreuses langues parlées par les minorités ethniques
Économie
PIB (2007)
 Â· PIB/hab.
6,437 milliards d'euros
26 554 €/hab
Monnaie Franc CFP (XPF[1]
Autres
Fuseau horaire UTC +11
Domaine internet .nc
Indicatif téléphonique 687

La Nouvelle-CalĂ©donie est un archipel d'OcĂ©anie situĂ© dans l'ocĂ©an Pacifique Ă  1 500 km Ă  l'est de l'Australie et Ă  2 000 km au nord de la Nouvelle-ZĂ©lande, Ă  quelques degrĂ©s au nord du Tropique du Capricorne.

Distante de la mĂ©tropole de prĂšs de 20 000 kilomĂštres et d'une superficie de 18 575,5 kmÂČ, cette collectivitĂ© territoriale de MĂ©lanĂ©sie rattachĂ©e Ă  la France et crĂ©Ă©e par l'accord de NoumĂ©a, est dite sui generis (ou « de son propre genre Â») car possĂ©dant un statut particulier, diffĂ©rent des autres collectivitĂ©s d'outre-mer (COM)[2],[3]. NĂ©anmoins, un rĂ©fĂ©rendum local portant sur son indĂ©pendance ou son maintien au sein de la RĂ©publique française est prĂ©vu entre 2014 et 2019.

Sa capitale, NoumĂ©a, en est aussi la principale commune et la seule ville. Elle compte 91 386 habitants au dernier recensement de 2004. Le Grand NoumĂ©a (avec les communes voisines de PaĂŻta, DumbĂ©a et Mont-Dore) compte 146 000 habitants.

Son code postal commence par 988.

Sommaire

Histoire

Habitants autochtones de Nouvelle-Calédonie, vers 1880

Il y a 5 000 ans, des habitants du littoral de la Chine du sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent Ă  traverser le dĂ©troit pour s'installer Ă  Taiwan. Vers 2 000 av. J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientĂŽt des Philippines vers CĂ©lĂšbes et Timor et de lĂ , les autres Ăźles de l'archipel indonĂ©sien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mĂšne des Philippines en Nouvelle-GuinĂ©e et au delĂ , les Ăźles du Pacifique. Les AustronĂ©siens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanitĂ©.

Comme l'attestent des fragments de poterie Lapita retrouvĂ©s, les premiers habitants de la Nouvelle-CalĂ©donie auraient posĂ© le pied sur le territoire, il y a environ 3 000 ans. On appelle Lapita la pĂ©riode de 1 300 Ă  200 av. J.-C. Durant la pĂ©riode suivante, Naia Oundjo, les Canaques (terme qui viendrait de l'hawaiien kanaka signifiant « homme Â») maĂźtrisent l'art de la pierre polie, et fondent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros). Lors de rituels guerriers, des tribus pratiquent aussi le cannibalisme.

Le 4 septembre 1774, l'enseigne de vaisseau James Colnett aperçoit Ă  l'horizon une terre inconnue. Il se trouve Ă  bord du bĂątiment commandĂ© par le navigateur et explorateur anglais James Cook. Cook baptise cette terre « New Caledonia Â» en l'honneur de l'Écosse. En effet, on dit que l'aspect des cĂŽtes lui aurait rappelĂ© cette rĂ©gion de Grande-Bretagne, dont le pĂšre de Cook est originaire. (Caledonia est l'ancien nom latin de la province correspondant Ă  l'Écosse britannique).

Il est probable qu'en 1788, l'expĂ©dition française conduite par La PĂ©rouse reconnaĂźt la cĂŽte Ouest Ă  bord de l'Astrolabe et de La Boussole, juste avant de sombrer dans un naufrage sur le rĂ©cif de Vanikoro aux Îles Salomon. En 1793, le contre-amiral français Antoine Bruny d'Entrecasteaux, parti en 1791 Ă  la demande de Louis XVI pour retrouver La PĂ©rouse, passe au large de la Nouvelle-CalĂ©donie, reconnaĂźt la CĂŽte Ouest de la Grande Terre et se serait arrĂȘtĂ© notamment aux Îles LoyautĂ©. NĂ©anmoins, on attribue la dĂ©couverte de ces derniĂšres Ă  l'explorateur français Jules Dumont d'Urville en 1827 qui fut le premier Ă  les situer prĂ©cisĂ©ment sur une carte.

À partir de 1841, des missionnaires commencent Ă  venir s'installer. Du cĂŽtĂ© catholique, des frĂšres maristes, menĂ©s par Monseigneur Douarre qui est nommĂ© vicaire apostolique de Nouvelle-CalĂ©donie, s'installent tout d'abord Ă  Balade en 1843, mais lĂ  encore les missionnaires sont chassĂ©s en 1847 avant de pouvoir revenir, et de façon durable, Ă  partir de 1851.

Carte historique extraite de l'encyclopédie allemande Meyers Konversations-Lexikon de la Nouvelle-Calédonie et des ßles Loyauté

Les deux organisations missionnaires, pour assurer leur assise sur l'archipel, en appellent alors aux deux puissances européennes susceptibles de les aider: les protestants au Royaume-Uni et les maristes à la France. La Nouvelle-Calédonie est finalement proclamée colonie française à Balade le 24 septembre 1853 par le contre-amiral français Febvrier-Despointes.

Le 25 juin 1854, les militaires français fondent au sud-ouest de la Grande Terre Port-de-France pour servir de chef-lieu à la colonie, simple garnison qui deviendra rapidement une petite ville et prendra le nom de Nouméa le 2 juin 1866.

AprÚs la Commune de Paris, la Nouvelle-Calédonie, sert de lieu de déportation pour de trÚs nombreux anciens communards condamnés par les conseils de guerre mis en place par le gouvernement Thiers.

À la fin du XIXe siĂšcle et au dĂ©but du XXe plusieurs tentatives de colonisation sont des semi-Ă©checs

En 1931, un groupe de Kanak est exposé comme anthropophages dans un enclos de cases, au jardin d'acclimatation du Bois de Boulogne, à l'occasion de l'exposition coloniale de Paris[4].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Calédonie rallie la France libre dÚs 1940 et devient à partir du 12 mars 1942 une importante base arriÚre américaine dans la guerre contre le Japon.

AprĂšs la guerre, la France abandonne le terme de colonie, abolit le code de l'indigĂ©nat. En parallĂšle, le Territoire connaĂźt une croissance Ă©conomique rapide et importante grĂące Ă  l'exploitation de « l'or vert Â»: c'est le « boom du nickel Â», la Nouvelle-CalĂ©donie devenant alors le troisiĂšme producteur mondial.

Les annĂ©es 1980 voient les tensions entre opposants et partisans de l'indĂ©pendance atteindre leur paroxysme, les affrontements dĂ©gĂ©nĂšrent bientĂŽt en insurrection quasi gĂ©nĂ©ralisĂ©e durant la pĂ©riode dite des « Ă‰vĂ©nements Â» (1984-1988). La violence culmine en 1988 avec la prise d'otages d'OuvĂ©a.

Cet Ă©pisode pousse les deux camps et leurs leaders Ă  nĂ©gocier aboutissant Ă  la signature des Accords de Matignon le 26 juin 1988 prĂ©voyant la mise en place d'un statut transitoire de 10 ans devant se solder sur un rĂ©fĂ©rendum d'autodĂ©termination pour que les CalĂ©doniens se prononcent pour ou contre l'indĂ©pendance. Cet accord est complĂ©tĂ© par l'Accord de NoumĂ©a du 5 mai 1998 qui prĂ©voit une autonomie forte et repousse le rĂ©fĂ©rendum final sur la question de l'avenir institutionnel (indĂ©pendance ou maintien au sein de la RĂ©publique française) entre 2014 et 2018. En cas de vote nĂ©gatif, un second, puis Ă©ventuellement un troisiĂšme rĂ©fĂ©rendum pourront ĂȘtre organisĂ©s. À l'issue de votes toujours nĂ©gatifs, un nouvel accord sera nĂ©gociĂ©.

GĂ©ographie

Carte générale des archipels de Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-CalĂ©donie est un ensemble d'Ăźles et d'archipels mĂ©lanĂ©siens de l'OcĂ©an Pacifique sud, situĂ© dans la mer de Corail autour des coordonnĂ©es 21°30â€Č Sud 165°30â€Č Est, Ă  environ 1 200 km Ă  l'est de l'Australie et 1 500 km au nord-est de la Nouvelle-ZĂ©lande. Le pays insulaire de Vanuatu la borde au nord-est. Elle couvre une superficie terrestre totale de 18 575,5 kmÂČ[5]

Les Ăźles

La Nouvelle-Calédonie est centrée autour d'une ßle principale, la Grande Terre. Elle comprend également plusieurs ensembles d'ßles plus petites, les ßles Belep au nord de la Grande Terre, l'ßle des Pins au sud, les ßles Loyauté à l'est (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré) et plus loin à l'ouest l'archipel des ßles Chesterfield et les récifs de Bellone.

Sur une superficie d'environ 16 360,8 kmÂČ[6], la Grande Terre est de loin la plus grande de toutes les Ăźles nĂ©o-calĂ©doniennes. Elle s'Ă©tire du nord-ouest au sud-est sur prĂšs de 400 km en longueur et 50 Ă  70 km en largeur. Elle est parcourue sur toute sa longueur par une chaĂźne montagneuse, dont le point culminant, le mont PaniĂ©, s'Ă©lĂšve Ă  1 629 mĂštres[7] (5 344 pieds) d'altitude.

Les Ăźles LoyautĂ© sont situĂ©es Ă  une centaine de kilomĂštres Ă  l'est. Lifou est la plus vaste de ces Ăźles, avec 1 196,1 kmÂČ, et est plus Ă©tendue que la Martinique. Viennent ensuite MarĂ© (641,7 kmÂČ), OuvĂ©a (132,1 kmÂČ) et Tiga (11 kmÂČ[8]).

À environ 45 km au large de la pointe nord-ouest de la Grande Terre, les Ăźles Belep couvrent 69,5 kmÂČ rĂ©partis en trois Ăźles : Art (la plus grande, avec 52 kmÂČ[9], et la seule Ă  ĂȘtre peuplĂ©e), Pott et les Ăźlots rocheux Daos du Nord et Daos du Sud.

Limite sud du lagon nĂ©o-calĂ©donien, l'Ăźle des Pins, situĂ©e Ă  environ 50 km de la pointe sud-est de la Grande Terre, couvre quant-Ă -elle 152,3 kmÂČ[10].

À cela il faut ajouter plusieurs groupes d'Ăźlots et de rĂ©cifs affleurant non habitĂ©s :

  • l'archipel des Chesterfield, Ă  550 km Ă  l'ouest-nord-ouest de la pointe nord de la Grande-Terre, qui sert essentiellement pour la rĂ©colte de donnĂ©es mĂ©tĂ©orologiques et de rĂ©serve naturelle pour les oiseaux marins et les tortues[11], et qui comprend[12] :
  • les rĂ©cifs Bampton au nord avec les Ăźlots Avon, Bampton et Reynard et la caye sableuse de Skeleton.
  • l'atoll des Ăźles Chesterfield Ă  proprement parler avec les Ăźles Longue, du Passage (ou Bennet) et Loop ainsi que les Ăźlots du Mouillage.
  • les rĂ©cifs de Bellone et Booby, situĂ©es Ă  60 km au sud-est des Chesterfield auxquelles elles sont gĂ©nĂ©ralement associĂ©es.
  • les rĂ©cifs d'Entrecasteaux, Ă  180 km de la pointe nord-ouest de la Grande Terre, dans le prolongement des Ăźles Belep desquelles ils sont sĂ©parĂ©s par le « Grand Passage Â», dĂ©troit de 500 Ă  600 mĂštres de fonds. Il comprend les atolls de Huon, de Surprise (les deux plus importants, avec les Ăźles Fabre, Huon, Le Leizour et Surprise[13]), de Pelotas et du Portail[14]. Ils constituent la limite nord du lagon de la Nouvelle-CalĂ©donie.
  • l'Ăźle de Walpole, Ă  140 km au sud-est de MarĂ© et Ă  200 km Ă  l'est-sud-est de la pointe sud de la Grande Terre.
  • les Ăźles Matthew et Hunter, respectivement Ă  450 et 520 km Ă  l'est de la pointe sud de la Grande Terre, dont la possession est contestĂ©e Ă  la France par le Vanuatu. MĂ©tĂ©o France a installĂ© une station mĂ©tĂ©orologique automatique sur l'Ăźle Matthew en 1981.

Les lagons

Le lagon nĂ©o-calĂ©donien a une surface totale de 24 000 kmÂČ, ce qui en fait l'un des plus grands lagons du monde (et que l'on prĂ©sente Ă©galement gĂ©nĂ©ralement comme « le plus beau lagon du monde Â»[15]).

Il est ceinturĂ© par une barriĂšre de corail d'une longueur de 1 600 km, situĂ©e entre 10 et 50 km des cĂŽtes de la Grande Terre, et s'Ă©tendant, des rĂ©cifs d'Entrecasteaux au nord-ouest Ă  l'Ăźle des Pins au sud-est, sur 680 km de long. La tempĂ©rature des eaux varie entre 22 et 30°.

En dehors de la Grande Terre, plusieurs atolls possĂšdent leurs propres lagons, le plus important d'entre eux Ă©tant OuvĂ©a avec un lagon de 850 kmÂČ[16].

Le 7 juillet 2008, une grande partie des lagons de Nouvelle-CalĂ©donie, soit 6 sites formant une totalitĂ© de 15 000 kmÂČ, ont Ă©tĂ© inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO[17]. Il s'agit du 33e site inscrit au patrimoine mondial pour la France, et plus particuliĂšrement de son second site naturel aprĂšs le golfe de Porto (inscrit en 1983) et le premier d'outre-mer.

Climat

Photographie satellite de la Nouvelle-Calédonie

Le territoire jouit d'un climat tropical, tempĂ©rĂ© par l'influence ocĂ©anique et influencĂ© pĂ©riodiquement par les phĂ©nomĂšnes El Niño et La Niña, avec des vents dominant Ă  l'est et au sud-est (les alizĂ©s). Il comprend des tempĂ©ratures relativement chaudes (la moyenne des tempĂ©ratures moyennĂ©es sur 12 mois pour la pĂ©riode 1952-1965 est d'environ 23,2 Â°C, avec un pic infĂ©rieur Ă  22,3 Â°C en 1965 et supĂ©rieur Ă  25 Â°C en 1998[18]) et une humiditĂ© assez forte (la moyenne annuelle du taux d'humiditĂ© de l'air oscillant entre 73 et 81 %)[19].

L'annĂ©e est divisĂ©e en deux saisons, sĂ©parĂ©e par deux inter-saisons, dĂ©terminĂ©es par la position de la zone de convergence intertropicale (ZCIT) et l'importance de l'anticyclone de l'Ăźle de PĂąques :

  • la saison chaude et humide, ou Ă©tĂ© austral, ou encore « saison des cyclones Â», de mi-novembre Ă  mi-avril. Elle est caractĂ©risĂ©e par des tempĂ©ratures maximales de 28 Ă  32° C, mais pouvant aisĂ©ment dĂ©passer les 30° C (la plus forte tempĂ©rature jamais enregistrĂ©e Ă©tant ainsi de 39,1° C Ă  BourakĂ©, sur la commune de Boulouparis, le 8 janvier 2002) et un fort taux d'humiditĂ©. Le mois le plus chaud de l'annĂ©e est gĂ©nĂ©ralement fĂ©vrier, avec des tempĂ©ratures moyennes entre 24 et 29 Â°C, et le plus pluvieux est janvier, avec des prĂ©cipitations moyennes de 244,1 mm[20]. La ZCIT Ă©tant dans l'hĂ©misphĂšre sud, de nombreux cyclones ou dĂ©pressions tropicaux se succĂšdent Ă  cette pĂ©riode et peuvent parfois ĂȘtre violents. Ainsi, le cyclone Erica, qui a frappĂ© la Nouvelle-CalĂ©donie les 13 et 14 mars 2003, a offert au Territoire ses records de vents et de pressions minimales (tous enregistrĂ©s Ă  la pointe de Vavouto, au sud de Voh, le 14 mars 2003), soit un vent moyennĂ© sur 10 minutes de 166 km/h, des rafales de 234 km/h et une pression de 952,3 hPa[21]. Ce cyclone a alors fait deux morts, prĂšs de 3 000 sans-abris momentanĂ©s et des dĂ©gĂąts matĂ©riels estimĂ©s Ă  5,692 milliards de Francs Pacifique (47,7 millions d'euros environ).
  • une premiĂšre saison de transition, de mi-avril Ă  mi-mai, avec une diminution du nombre de basses pressions, des prĂ©cipitations et des tempĂ©ratures.
  • la saison fraĂźche, ou hiver austral, de mi-mai Ă  mi-septembre. C'est une saison douce autant pour ses tempĂ©ratures que pour sa pluviomĂ©trie, la ZCIT Ă©tant alors dans l'hĂ©misphĂšre nord et le Territoire Ă©tant sous l'influence des perturbations d'origine polaire qui remontent la mer de Tasman qui amĂšnent des « coups d'ouest Â» (vents froids et forts d'ouest, amenant du mauvais temps sur la cĂŽte ouest de la Grande Terre). Les tempĂ©ratures oscillent gĂ©nĂ©ralement entre 15 Â°C et 25 Â°C, avec toutefois des minimales pouvant descendre en-dessous des 15 Â°C en altitude (le record de la tempĂ©rature la plus basse enregistrĂ©e en Nouvelle-CalĂ©donie est de 2,3 Â°C Ă  Bourail le 17 juin 1965[21]). Le mois le plus frais de l'annĂ©e est en gĂ©nĂ©ral aoĂ»t, avec des tempĂ©ratures moyennes entre 17 et 24 Â°C[20].
  • la deuxiĂšme saison de transition, ou saison sĂšche, de mi-septembre Ă  mi-novembre. C'est Ă  cette pĂ©riode que l'anticyclone de l'Ăźle de PĂąques atteint son Ă©tendue maximale, faisant remonter les tempĂ©ratures (qui oscillent entre 18 et 26 Â°C) et protĂ©geant l'archipel des perturbations polaires. Cela se traduit par des alizĂ©s largement dominantes et de trĂšs faibles prĂ©cipitations, le mois le plus sec Ă©tant octobre avec des prĂ©cipitations moyennes de 60,5 mm[20]. De nombreux « feux de brousse Â» et incendies se dĂ©clenchent gĂ©nĂ©ralement Ă  cette Ă©poque de l'annĂ©e.

Mais au-delà de ces données globales, il existe d'importantes différences régionales qui donnent naissance aux différents paysages de la Nouvelle-Calédonie.

Paysages

Paysage de savane Ă  niaoulis au nord de la cĂŽte ouest

La cĂŽte est, exposĂ©e aux vents dominants et donc plus humide, prĂ©sente des paysages de forĂȘts tropicales denses (palmiers, cocotiers, ...) le long d'une bande littorale Ă©troite enchĂąssĂ©e entre les montagnes et l'ocĂ©an.

La cĂŽte ouest, en revanche, est protĂ©gĂ©e des vents dominants par la ChaĂźne, et est donc plus sĂšche. Elle offre ainsi un paysage de larges et longues plaines herbeuses et de savane (dont l'arbre emblĂ©matique est le niaouli), montant progressivement par une sĂ©rie de collines et de plateaux, recouverts de forĂȘt sĂšche, vers les montagnes. Le littoral quant-Ă -lui est dominĂ© par la mangrove, mĂȘme si des zones claires se sont formĂ©es au nord de la Grande Terre. En effet, un excĂšs de sel a provoquĂ© la mort des palĂ©tuviers, des arbres pourtant aptes Ă  pousser dans l'eau de mer. Mais, depuis une dizaine d'annĂ©es (2008), la salinitĂ© diminue et les clairiĂšres reverdissent peu Ă  peu.

Un Ă©cosystĂšme particulier, appelĂ© « maquis minier Â», caractĂ©risĂ© par une vĂ©gĂ©tation buissonnante, Ă  l'instar du maquis des zones mĂ©diterranĂ©ennes, s'est dĂ©veloppĂ© sur le sol ferreux des plaines et collines de l'extrĂ©mitĂ© sud de la Grande Terre.

Les Ăźles LoyautĂ© enfin, de part leur formation gĂ©ologique particuliĂšre (de type Makatea ou atoll surĂ©levĂ©), prĂ©sentent des paysages particuliĂšrement chaotiques. Ainsi, bien que le relief y soit trĂšs peu Ă©levĂ© (culminant Ă  138 m Ă  MarĂ©, Ă  104 m Ă  Lifou et Ă  42 m Ă  OuvĂ©a), il donne naissance aussi bien Ă  de nombreuses falaises et terrasses en bord de mer (falaises de Xodre Ă  Lifou ou de Lekini Ă  OuvĂ©a) qu'Ă  un important rĂ©seau de grottes et Ă  de vĂ©ritables gouffres Ă  l'intĂ©rieur des terres (grottes de Gossanah Ă  OuvĂ©a). D'un autre cĂŽtĂ©, si la porositĂ© du sol a empĂȘchĂ© la prĂ©sence d'un rĂ©seau hydrographique, les eaux de pluie issues des importantes prĂ©cipitations que connaissent les Ăźles s'infiltrant en effet directement dans le sol, elle a permis l'apparition de vĂ©ritables « lentilles d'eau douce Â» (le trou de BĂŽne Ă  MarĂ©), chaque Ăźle comportant ainsi une multitude de petites nappes phrĂ©atiques d'eau douce, ou saumĂątre Ă  OuvĂ©a, « flottant Â» au dessus de l’eau salĂ©e, grĂące Ă  sa plus faible densitĂ© et Ă  la faible miscibilitĂ© des deux liquides. Quoi qu'il en soit, la question de l'approvisionnement en eau douce et de la gestion des rĂ©serves des nappes est une question importante aux Ăźles LoyautĂ©, avec l'installation de citernes pour recueillir les eaux de pluie ou d'une usine de dessalement Ă  OuvĂ©a.

Toponymie

Le terme CalĂ©donie dĂ©rive du nom donnĂ© par les Romains au massif montagneux du nord de l'Écosse. James Cook lui-mĂȘme d'origine Ă©cossaise par son pĂšre, baptisa ainsi l'Ăźle qu'il venait de dĂ©couvrir en 1774 en rĂ©fĂ©rence Ă  cette rĂ©gion. Avec le temps, le nom s'applique progressivement Ă  l'ensemble de l'archipel tandis que l'Ăźle principale est progressivement appelĂ©e Grande Terre. Le nom du pays fait nĂ©anmoins partie des signes identitaires qui doivent ĂȘtre dĂ©finis et adoptĂ©s Ă  la majoritĂ© des trois cinquiĂšmes du CongrĂšs selon l'Accord de NoumĂ©a : « La loi constitutionnelle sur la Nouvelle-CalĂ©donie prĂ©voira la possibilitĂ© de changer ce nom, par « loi du pays Â» adoptĂ©e Ă  la majoritĂ© qualifiĂ©e. Â» (Article 1.5 alinĂ©a 2)

La Nouvelle-CalĂ©donie est aussi dĂ©nommĂ©e familiĂšrement par les descendants de colons europĂ©ens (les Caldoches) et les MĂ©tropolitains (les Zoreilles) « le Caillou Â», tandis que le terme « Kanaky Â» a une connotation indĂ©pendantiste et identitaire en rĂ©fĂ©rence au terme kanak, terme d'origine hawaiienne, rĂ©pandu dans le Pacifique par les navigateurs europĂ©ens.

La toponymie et l'onomastique (nom des terres, Ăźles, tribus et personnes
) en Nouvelle-CalĂ©donie sont des questions liĂ©es Ă  des problĂšmes d'ordre foncier, juridique, historique et linguistique, dĂ©battus sur un plan politique depuis de nombreuses annĂ©es. L'accord de NoumĂ©a prĂ©voit ainsi : « Les noms kanak des lieux seront recensĂ©s et rĂ©tablis. Les sites sacrĂ©s selon la tradition Kanak seront identifiĂ©s et juridiquement protĂ©gĂ©s, selon les rĂšgles applicables en matiĂšre de monuments historiques. Â» (Article 1.3 alinĂ©a 1)

Biodiversité

Le maquis minier dans le sud, un des exemples de la richesse de la biodiversité calédonienne
Le cagou

La Nouvelle-Calédonie se distingue notamment par une biodiversité d'une étonnante richesse et originalité. Le taux d'endémicité est le plus élevé au monde.

  • Plantes : 5 familles, 107 genres et 3 380 espĂšces endĂ©miques,
  • Reptiles (geckos et scinques) : 24 genres, 112 espĂšces dont 106 endĂ©miques (95%)
  • Oiseaux : 1 famille, 3 genres, 23 espĂšces endĂ©miques (liste des oiseaux calĂ©doniens) dont le cagou, emblĂšme du Territoire.
  • CrustacĂ©s d'eau douce : 14 espĂšces endĂ©miques
  • Poissons d'eau douce : 11 espĂšces endĂ©miques
  • MammifĂšres : 6 espĂšces endĂ©miques de chauve-souris.
  • Insectes : environ 4 000 espĂšces endĂ©miques rĂ©pertoriĂ©es sur un total estimĂ© de 8 Ă  20 000.
  • InvertĂ©brĂ©s : environ 4 500 espĂšces inventoriĂ©es sur un total estimĂ© supĂ©rieur Ă  15 000, avec un taux d'endĂ©micitĂ© de 90 % Ă  100 %.
  • Faune et flore rĂ©cifales et marines. Le bilan des connaissances sur la biodiversitĂ© marine en Nouvelle-CalĂ©donie fait Ă©tat d'environ 20 000 espĂšces (IRD), (dont 5 % endĂ©miques), avec bon nombre de « fossiles vivants et formes archaĂŻques Â». Mais de nombreux secteurs demeurent encore inexplorĂ©s, ce qui laisse Ă  penser que la biodiversitĂ© est bien plus Ă©levĂ©e encore.

Population

Évolution de la population entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Données démographiques

La population de la Nouvelle-CalĂ©donie Ă©tait de 230 789 habitants lors du recensement de 2004[22], et est estimĂ©e Ă  244 410 au 1er janvier 2008. Entre 1996 et 2004, la population calĂ©donienne s’est accrue d’environ 34 000 personnes, dont 27 000 au titre du solde naturel (naissances moins dĂ©cĂšs) et 7 000 au titre du solde migratoire apparent.

L'inégale répartition de la population

La densitĂ© y est particuliĂšrement faible, notamment beaucoup plus faible qu'Ă  Tahiti ou que dans les dĂ©partements d'Outre-mer, avec 12,5 hab./kmÂČ, mais en vĂ©ritĂ© la population nĂ©o-calĂ©donienne est trĂšs inĂ©galement rĂ©partie. Ainsi, sur ces 230 789 habitants, seulement 22 080 (9,5 %) vivent aux Ăźles LoyautĂ© (11,15 hab./kmÂČ) et 44 474 (19,3 %) dans la province Nord (pourtant la plus Ă©tendue des trois provinces, et oĂč la densitĂ© n'est donc que de 4,6 hab./kmÂČ) contre 164 235 (71,2 %) dans la province Sud (23,4 hab./kmÂČ) qui regroupe ainsi entre deux tiers et trois quarts de la population calĂ©donienne sur seulement un peu plus d'un tiers du territoire. Et au sein mĂȘme de cette derniĂšre province la rĂ©partition de la population est trĂšs dĂ©sĂ©quilibrĂ©e, avec une forte concentration Ă  NoumĂ©a et dans son agglomĂ©ration. Le chef-lieu NoumĂ©a, avec 91 386 habitants, rassemble ainsi 40 % des habitants du territoire (1 360 hab./kmÂČ) sur Ă  peine 0,35 % de sa superficie, et le Grand NoumĂ©a pĂšse 146 000 personnes, soit 63 % de la population totale sur moins d'1/10e de la surface de l'archipel.

Et ce dĂ©sĂ©quilibre s'est accentuĂ© depuis la fin des annĂ©es 1990 : si la part respective des trois provinces dans la population calĂ©donienne Ă©tait restĂ©e globalement stable entre 1983 et 1996, avec 68 % de la population dans le Sud, 21 % au Nord et 11 % aux Ăźles, la part du Sud Ă©tait beaucoup plus forte (plus de 71 %) en 2004 et celle des Îles et du Nord plus faible. Depuis 1996, la Province Sud a connu un taux d'accroissement annuel moyen de 2,4 % contre 0,9 % dans le Nord et 0,7 % dans les Îles. Le Grand NoumĂ©a passe ainsi de 60 % de la population calĂ©donienne en 1996 Ă  63 % en 2004. NoumĂ©a maintient notamment une croissance assez forte entre 1996 et 2004, Ă  2,2 %, soit un taux Ă  peu prĂšs Ă©gal que ce que le chef-lieu avait connu entre 1989 et 1996, mais ce sont surtout les communes de banlieue qui connaissent alors une croissance considĂ©rable, Ă  l'image des autres agglomĂ©rations, d'abord pour celles de la proche banlieue (DumbĂ©a et Mont-Dore) puis pour PaĂŻta. DumbĂ©a a vu ainsi sa population augmenter en moyenne de 4,7 % annuellement entre 1989 Ă  1996 puis de 3,6 % de 1996 Ă  2004, le Mont-Dore de 3,4 % entre 1989 Ă  1996 puis seulement de 1,8 % de 1996 Ă  2004 et surtout PaĂŻta qui est passĂ© d'une croissance annuelle moyenne de 3,8 % entre 1989 et 1996 Ă  5,2 % entre 1996 et 2004. Ainsi, le Grand NoumĂ©a a grandi, mais NoumĂ©a, comme pour la plupart des villes-centres, a vu sa proportion en son sein diminuer : elle reprĂ©sentait 75 % de la population de son agglomĂ©ration en 1976, 67 % en 1989 et plus que 62,5 % en 2004[23].

Or, la croissance naturelle est plus forte dans le Nord et les Îles que dans le Sud. Le creusement de ce dĂ©sĂ©quilibre s'explique donc essentiellement par une migration intĂ©rieure et notamment par la forte attractivitĂ© de l'agglomĂ©ration noumĂ©enne, fournisseuse d'emploi et de biens de consommation et d'Ă©quipement. Le solde migratoire interne de la Province Sud est le seul ainsi Ă  ĂȘtre positif (+3 764 entre 1996 et 2004) quand ceux des provinces nord et Ăźles sont particuliĂšrement nĂ©gatifs (-1 785 dans les Îles et -1 979 dans le Nord entre 1996 et 2004). C'est pour limiter la macrocĂ©phalie de NoumĂ©a, entre autres, que des projets de dĂ©veloppement d'autres pĂŽles urbains ont Ă©tĂ© lancĂ©s, notamment celui de KonĂ©-Voh-Pouembout (parfois appelĂ© KVP) autour du projet de dĂ©veloppement de l'usine du Nord, mais l'importance du chef-lieu du territoire est telle qu'aucune commune ne pourra vraiment la concurrencer dĂ©mographiquement avant de nombreuses annĂ©es.

Une population jeune

La population de la Nouvelle-CalĂ©donie continue Ă  rester particuliĂšrement jeune comparativement Ă  la moyenne nationale. Ainsi, la part des moins de 20 ans dans la population totale Ă©tait de 39,5 % en 1996 (20 % de la population nĂ©o-calĂ©donienne dans la classe des moins de 10 ans) contre 7,5 % alors pour les plus de 60 ans et un Ăąge moyen de 27 ans et 10 mois[24]. Toutefois, la population connaĂźt depuis ces 20 derniĂšres annĂ©es un phĂ©nomĂšne de vieillissement: la part des moins de 20 ans est ainsi passĂ©e de 47 % en 1983 Ă  43,9 % en 1989, 39,6 % donc en 1996 et enfin 37 % en 2004, tandis que les plus de 60 ans ont augmentĂ© de 6,2 % en 1983 Ă  6,9 % en 1989, 7,5 % en 1996 et surtout 9,4 % en 2004. L'Ăąge moyen est ainsi aujourd'hui de 30 ans, soit lĂ©gĂšrement plus Ă©levĂ© que dans les autres territoires français du Pacifique (28 ans en PolynĂ©sie française et 24 ans Ă  Wallis-et-Futuna) mais nettement moins qu'en mĂ©tropole oĂč l'Ăąge moyen est de 40 ans et oĂč 20 % de la population a 60 ans ou plus et 25 % moins de 20 ans. La pyramide des Ăąges nĂ©o-calĂ©donienne reste donc globalement triangulaire, mĂȘme si sa base a tendance Ă  rĂ©trĂ©cir.

LĂ  encore on observe de grosses disparitĂ©s entre les Provinces. Dans le Nord et surtout aux Îles LoyautĂ©, la jeunesse de la population est particuliĂšrement visible : l'Ăąge moyen est ainsi de 27,5 ans dans les Ăźles et prĂšs de 46 % de la population y a moins de 20 ans, pour 40,6 % de la population dans la mĂȘme tranche d'Ăąge dans le Nord. Toutefois, on voit apparaĂźtre dans ces deux provinces Ă©galement un lĂ©ger phĂ©nomĂšne de vieillissement avec une augmentation des plus de 60 ans, mais aussi par la chute des tranches d'Ăąge entre 15 et 30 ans, surtout dans les Îles, du fait du dĂ©part des jeunes vers NoumĂ©a pour poursuivre leur scolaritĂ© ou trouver du travail[23].

Une croissance dynamique mais de moins en moins forte

Cette jeunesse s'associe Ă  une assez forte croissance dĂ©mographique naturelle, lĂ  encore toutefois avec une tendance Ă  la stagnation, voire Ă  la baisse : le taux d'accroissement naturel Ă©tait ainsi de 1,77 % en 1996 et de 1,24 % en 2004 et de mĂȘme en 2005, la prĂ©vision de l'ISEE pour 2006 Ă©tablissant un taux de 1,3 %[25] (rappelons que le taux de croissance naturelle pour la France Ă©tait de 0,35 % en 2003). Deux raisons Ă  cette forte croissance : une assez importante natalitĂ© qui a tendance toutefois a dĂ©croĂźtre, et une assez faible mortalitĂ©.

La natalitĂ© est particuliĂšrement forte par rapport Ă  la France mĂ©tropolitaine, mĂȘme si elle a fortement dĂ©crue durant ces 5 derniĂšres annĂ©es. Le taux brut de natalitĂ© est ainsi passĂ© de 25 ‰ en 1989 Ă  23,2 ‰ en 1996, Ă  17,3 ‰ en 2004 et 17,7 ‰ en 2006 (pour un taux de 13,1 ‰ pour la France en 2006). Ces aspects de la natalitĂ© calĂ©donienne sont encore une fois exacerbĂ©s dans les provinces Nord et Îles avec des taux respectifs de 17 ‰ (contre 24 ‰ en 1996) et de 19,8 ‰ en 2004 (contre 26,7 ‰ en 1996). La baisse consĂ©quente de la natalitĂ© dans ces deux provinces fait que leurs taux se rapprochent de celui de la Province Sud qui, nettement plus faible en 1996, a connu une chute beaucoup plus modĂ©rĂ©e au cours de ces 10 derniĂšres annĂ©es : le taux de natalitĂ© y est ainsi passĂ© de 21 ‰ en 1996 Ă  17 ‰ en 2004. Il s'agit donc essentiellement de la natalitĂ© au sein des populations mĂ©lanĂ©siennes qui baisse le plus, due souvent Ă  l'allongement de la durĂ©e des Ă©tudes et donc le dĂ©placement de la jeunesse vers NoumĂ©a voire en MĂ©tropole pour poursuivre sa formation ou trouver du travail, et donc retarde l'Ăąge oĂč ces jeunes dĂ©cident de fonder une famille. Cette baisse de la natalitĂ© se retrouve dans celle de l'indice de fĂ©conditĂ©, qui est passĂ© de 3,2 enfants par femme en 1989 Ă  2,2 en 2004, soit juste au dessus du point de renouvellement des gĂ©nĂ©rations et avec un Ă©cart avec celui de la France mĂ©tropolitaine (qui est actuellement entre 1,9 et 2 enfants par femme) qui s'est particuliĂšrement rĂ©duit.

En contrepartie, la mortalitĂ© est faible : le taux brut de mortalitĂ© Ă©tait ainsi de 5,05 ‰ en 1996 pour 4,9 ‰ en 2004 et 4,7 ‰ en 2006. Ce taux est mĂȘme largement infĂ©rieur Ă  celui de la France mĂ©tropolitaine, oĂč le taux de mortalitĂ© s'Ă©tablissait en 2006 Ă  8,7 ‰. Cette faible mortalitĂ© est due Ă  de multiples facteurs : douceur du climat, l'absence de catastrophes naturelles majeures (seuls les cyclones sont un vĂ©ritable danger, mais ils sont rarement aussi virulents et aussi meurtriers que les ouragans des Antilles et leurs effets, Ă  quelques exceptions prĂšs, sont gĂ©nĂ©ralement bien gĂ©rĂ©s par la population et les autoritĂ©s) ou de grandes Ă©pidĂ©mies tropicales (la dengue peut ĂȘtre mortelle, mais les cas restent encore assez rares et cette maladie est de mieux en mieux rĂ©gulĂ©e par les autoritĂ©s, tandis que la Nouvelle-CalĂ©donie se distingue par l'absence de paludisme), la qualitĂ© des soins, de l'hygiĂšne de vie, le niveau de vie assez Ă©levĂ© comparativement Ă  d'autres dĂ©partements ou territoires d'outre-mer. Toutefois, le taux de mortalitĂ© infantile est plus Ă©levĂ© qu'en mĂ©tropole, tout en restant dans les moyennes que l'on retrouve dans les pays de l'OCDE : il Ă©tait ainsi de 6,3 ‰ en 2004, de 6,4 ‰ en 2005 et les prĂ©visions l'Ă©tablissent Ă  5,7 ‰ en 2006 et Ă  6,1 ‰ en 2007, contre 3,8 ‰ en France mĂ©tropolitaine en 2005. Cette faible mortalitĂ© se traduit par une augmentation de l'espĂ©rance de vie Ă  la naissance, qui est passĂ© de 68 Ă  71,8 pour les hommes et de 73 Ă  80,3 ans pour les femmes entre 1989 et 2007, et s'Ă©tablit, les deux sexes confondus, Ă  75,9 ans en 2007.

Il existe donc au sein mĂȘme du territoire nĂ©o-calĂ©donien de fortes disparitĂ©s des donnĂ©es dĂ©mographiques, la population y Ă©tant trĂšs inĂ©galement rĂ©partie avec une domination macrocĂ©phale du Grand NoumĂ©a mais oĂč l'Ăąge moyen ou la croissance naturelle diffĂšre Ă©galement plus ou moins fortement selon oĂč l'on se trouve, mĂȘme si dans ces domaines les diffĂ©rences ont tendance Ă  s'estomper. Cette diversitĂ© se retrouve dans la composition mĂȘme de la population nĂ©o-calĂ©donienne qui se rĂ©partit en plusieurs groupes principaux.

Groupes principaux

Groupe de femmes Kanak

Les recensement enregistrant les donnĂ©es faisant apparaĂźtre « l'origine ethnique Â» des personnes est admise, par dĂ©rogation, en Nouvelle-CalĂ©donie. Ainsi, la CNIL a donnĂ© un avis favorable au recensement de 2009 pour la Nouvelle-CalĂ©donie, qui fait apparaĂźtre « l'origine ethnique Â» des personnes. Ces donnĂ©es Ă©taient enregistrĂ©es jusqu'en 1996, mais ne l'avait pas Ă©tĂ© pour le recensement de 2004. La CNIL rappelle une dĂ©libĂ©ration de 2002, dans laquelle elle avait affirmĂ© que « le recueil de l'appartenance ethnique des personnes, compte tenu des caractĂ©ristiques sociodĂ©mographiques propres au territoire de Nouvelle-CalĂ©donie, rĂ©pond Ă  un motif d'intĂ©rĂȘt public [...] Â» [26].

Selon un rapport parlementaire de 1998, la répartition ethnique de la population était la suivante [27]:

  • les Kanak (MĂ©lanĂ©siens) qui reprĂ©sentent 44,1 % de la population nĂ©o-calĂ©donienne.
  • les descendants d'EuropĂ©ens historiques souvent mĂ©tissĂ©s, reprĂ©sentent 34,1 % de la population : les Caldoches, principalement d'origine française, descendants d'anciens bagnards ou de colons libres dont beaucoup d'Alsaciens-Lorrains ayant fui l'Alsace ou la Lorraine aprĂšs leur incorporation Ă  l'Empire allemand en 1870, mais aussi les quelques descendants de la derniĂšre grande vague de « peuplement libre Â» de la colonie dans les annĂ©es 1920, phase gĂ©nĂ©ralement appelĂ©e la « colonisation des nordistes Â» car les familles venaient alors essentiellement du Nord de la France. Mais on retrouve Ă©galement de nombreux patronymes d'origine britannique (Martin se prononçant « Martine Â» dont l'homme politique local Harold Martin, Johnston, ...) ou irlandaise (Daly qui se prononce « DĂ©lĂ© Â», O'Donnoghue, Nagle ...), familles descendant de certains aventuriers pour la plupart déçus de la « ruĂ©e vers l'or Â» qu'a connue l'Australie au milieu du XIXe siĂšcle et qui ont alors tentĂ© leur chance dans cette l'Ăźle voisine de Nouvelle-CalĂ©donie comme nĂ©gociants ou Ă©leveurs, et sous l'impulsion de James Paddon (un aventurier et commerçant britannique installĂ© dans l'Ăźle Nou, actuelle Nouville dans la rade de NoumĂ©a avant mĂȘme que la ville soit crĂ©Ă©e et la Nouvelle-CalĂ©donie soit française). Il faut noter aussi la prĂ©sence de descendants d'Italiens (Pantaloni, Paladini, Gervolino ...), d'Allemands (Tuband, Metzger, MĂŒnkel, ...), de Belges (Metzdorf, ...), entre autres.
  • les PolynĂ©siens du sud (dont les Wallisiens et Futuniens), reprĂ©sentent 9 % de la population alors que les Vanuatus reprĂ©sentent 1,4 %. Ils sont pour la plupart venus Ă  partir des annĂ©es 1960 et 1970 afin de faire face Ă  une forte poussĂ©e dĂ©mographique dans leurs Ăźles natales et pour trouver du travail dans une Nouvelle-CalĂ©donie en plein essor grĂące au boom du nickel.
  • Les Tahitiens reprĂ©sentent 2,6 % de la population nĂ©o-calĂ©donienne.
  • les EuropĂ©ens issus d'une immigration plus rĂ©cente datant de la deuxiĂšme moitiĂ© du XXe siĂšcle, et principalement d'origine française.
  • divers groupes asiatiques historiques, notamment IndonĂ©siens reprĂ©sentant 2,5 % et Vietnamiens reprĂ©sentant 1,4 % de la population, descendent d'une ancienne main-d'Ɠuvre venue pour travailler essentiellement dans les cafĂ©ries (surtout pour les IndonĂ©siens). Il y a aussi quelques familles de souches d'origine japonaise (Tsuitsui, Nakamura, Takamatsu, Tanaka ...). À cela il faut ajouter une faible part, mais non nĂ©gligeable, de Chinois (0,4% de la population).
  • Il existe Ă©galement en Nouvelle-CalĂ©donie des descendants des dĂ©portĂ©s musulmans kabyles de la rĂ©volte des Mokrani (AlgĂ©rie), parfois dĂ©nommĂ©s les Kabyles du Pacifique et d'engagĂ©s indiens d'origine rĂ©unionnaise venus sous l'impulsion de Gabriel Le Coat de Kerveguen, grand propriĂ©taire cannier rĂ©unionnais dĂ©sireux de faire cultiver la canne Ă  sucre en Nouvelle-CalĂ©donie (rĂ©gion de la NaĂŻna) et qui a fait ainsi venir plusieurs familles de l'Ăźle de la RĂ©union et leur main-d'Ɠuvre essentiellement composĂ©e de « Malabars Â».

La dĂ©mographie est une donnĂ©e politique importante en Nouvelle-CalĂ©donie. Depuis les accords de NoumĂ©a, en effet la composition ethnique du collĂšge Ă©lectoral est un enjeu dans l'optique du rĂ©fĂ©rendum. Les indĂ©pendantistes soupçonnent l'État d'encourager l'immigration de mĂ©tropole par des avantages fiscaux et d'Asie de façon Ă  mettre en minoritĂ© les peuples autochtones davantage favorables, selon eux, Ă  l'autonomie ou l'indĂ©pendance.

D'autre part, l'attractivitĂ© Ă©conomique de la Nouvelle-CalĂ©donie favorise une immigration importante de populations polynĂ©siennes (notamment de Wallis-et-Futuna, que l'État français tente de freiner par un important programme de dĂ©veloppement spĂ©cifique Ă  Wallis-et-Futuna, et de la PolynĂ©sie française). Aujourd'hui les Wallisiens par exemple y sont plus nombreux qu'Ă  Wallis-et-Futuna, et des conflits ethniques se produisent avec les MĂ©lanĂ©siens.

Ce cosmopolitisme est également à l'origine de la présence de langues, dialectes et façons spécifiques de s'exprimer propres à l'archipel.

Langues

Articles dĂ©taillĂ©s : Français de Nouvelle-CalĂ©donie et Langues kanak.

Le français est la langue officielle, avec un accent et des expressions particuliĂšres au sein de la population europĂ©enne installĂ©e depuis plusieurs gĂ©nĂ©rations en Nouvelle-CalĂ©donie ainsi que dans les autres communautĂ©s non-europĂ©ennes. Mais il existe 28 langues locales (qui sont des langues austronĂ©siennes) dont cinq ont le statut (entre autres pour des raisons historiques) de « langue rĂ©gionale Â» : trois sur la Grande Terre (le paicĂź, dans la rĂ©gion de PoindimiĂ©, l'ajiĂ«, dans la rĂ©gion de Houailou et depuis peu le xĂąrĂącĂčĂč dans la rĂ©gion de Canala et de Thio), et deux dans les Îles LoyautĂ© (le nengone, dans l'Île de MarĂ©, et le drehu, dans l'Ăźle de Lifou).

Les autres langues parlées par les communautés vivant dans l'archipel sont le bichelamar (Ni-Vanuatu), le wallisien, le futunien, le tahitien, le vietnamien et le javanais.

Religion

La Nouvelle-CalĂ©donie est rĂ©gie, en matiĂšre de cultes, par les dĂ©crets Mandel des 16 janvier et 6 dĂ©cembre 1939, qui amĂ©nagent la loi de sĂ©paration des Églises et de l'État de 1905. Ces dĂ©crets permettent dans certaines colonies d'alors (et encore aujourd'hui dans les collectivitĂ©s de Nouvelle-CalĂ©donie, Wallis-et-Futuna et des TAAF, mais aussi en PolynĂ©sie française pour les autres religions que le protestantisme tandis que seulement le premier dĂ©cret s'applique Ă  Mayotte) la constitution de missions religieuses, dont le choix du prĂ©sident et des membres du conseil d'administration doit ĂȘtre soumis Ă  agrĂ©ment du reprĂ©sentant de l'État dans le Territoire (art. 2 du premier dĂ©cret), sauf s'il s'agit « du chef mĂȘme de la circonscription missionnaire Â» du culte catholique car alors sa nomination comme prĂ©sident du conseil d'administration doit seulement ĂȘtre notifiĂ©e Ă  l'autoritĂ© publique locale[28].

La religion, essentiellement chrétienne, est aujourd'hui une composante identitaire forte pour la société et la culture kanak ainsi que pour les autres populations océaniennes présentes en Nouvelle-Calédonie.

La majoritĂ© des cultes en Nouvelle-CalĂ©donie sont chrĂ©tiens, surtout catholiques mais Ă©galement protestants ou pentecĂŽtistes ainsi que le bahaĂŻsme dans une assez forte proportion, notamment au sein de la population mĂ©lanĂ©sienne, du fait de la prĂ©sence dĂšs le dĂ©but du XIXe siĂšcle, et avant mĂȘme la prise de possession par la France, de missions d'Ă©vangĂ©lisation. Les premiers CalĂ©doniens blancs furent les missionnaires, escortĂ©s par les militaires. Depuis les origines de la colonisation, on a assistĂ© Ă  une vive compĂ©tition entre les prĂȘtres catholiques et les pasteurs protestants.

Institutions et Politique

Article dĂ©taillĂ© : Politique en Nouvelle-CalĂ©donie.

Institutions

L'histoire institutionnelle de la Nouvelle-CalĂ©donie est particuliĂšrement complexe, l'Ăźle ayant connu une multitude de statuts diffĂ©rents. Colonie française de 1853 Ă  1946, elle sera ensuite Territoire d'outre-mer de 1946 Ă  1999 et enfin une CollectivitĂ© sui generis d'Outre-mer spĂ©cifiquement rĂ©gie par le titre XIII de la Constitution française[29]. De plus, dans les annĂ©es 1980, les statuts d'autonomie interne se sont succĂ©dĂ© pour essayer de faire face Ă  la revendication indĂ©pendantiste croissante puis aux ÉvĂ©nements: statut Lemoine de 1984, statut Fabius-Pisani de 1985, statuts Pons I et II respectivement en 1986 puis 1988, enfin le statut de l'Accord de Matignon puis celui de NoumĂ©a[30].

Actuellement, les institutions de la Nouvelle-Calédonie sont définies par la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie[31].

Le chef-lieu est, et cela depuis sa création en 1854 sous le nom de Port-de-France, Nouméa.

Subdivisions

Carte des subdivisions administratives de la Nouvelle-Calédonie
LĂ©gende
Provinces
Article dĂ©taillĂ© : Provinces de la Nouvelle-CalĂ©donie.

La Nouvelle-CalĂ©donie est dĂ©coupĂ©e en trois collectivitĂ©s appelĂ©es provinces, crĂ©Ă©es par le dĂ©cret du 24 juillet 1989 :

  • la Province Sud, la plus peuplĂ©e et la plus dense (164 235 habitants en 2004 sur 7 012 kmÂČ), elle correspond Ă  un peu moins de la moitiĂ© sud de la Grande Terre ainsi que l'Île des Pins, elle a pour chef-lieu NoumĂ©a,
  • la Province Nord, la plus Ă©tendue (9 582 6 kmÂČ) mais aussi la moins densĂ©ment peuplĂ©e (44 474 habitants en 2004 soit 4,6 hab./kmÂČ). Elle comprend un peu plus de la moitiĂ© nord de la Grande Terre ainsi que les Ăźles Belep. L'hĂŽtel de Province, et donc le chef-lieu, est situĂ© Ă  KonĂ© sur la cĂŽte ouest, et la commune la plus peuplĂ©e est PoindimiĂ© sur la cĂŽte est,
  • la Province des Ăźles LoyautĂ© dont le centre administratif est Ă  WĂ© sur Lifou, il s'agit de la province la moins peuplĂ©e (22 080 en 2004), mais aussi de la plus petite en termes de superficie (1 980,9 kmÂČ). Elle comprend les Ăźles d'OuvĂ©a, Lifou, Tiga et MarĂ©.

Les membres des AssemblĂ©es de Provinces (14 pour les Ăźles LoyautĂ©, 22 pour la province Nord et 40 pour la province Sud) sont Ă©lus au scrutin proportionnel de liste Ă  un tour, chaque parti devant rassembler 5 % des inscrits de la province pour pouvoir ĂȘtre reprĂ©sentĂ©. Les Ă©lections provinciales du 9 mai 2004 ont Ă©tĂ© marquĂ©es par un fort Ă©clatement (31 listes pour 76 siĂšges et 120 000 Ă©lecteurs). Chaque AssemblĂ©e de Province Ă©lit en son sein un prĂ©sident et 3 vices-prĂ©sidents.

L'État est reprĂ©sentĂ© dans chaque province, appelĂ©e alors « subdivision administrative Â», par un « Commissaire dĂ©lĂ©guĂ© de la RĂ©publique Â» nommĂ© par arrĂȘtĂ© du ministre chargĂ© de l'outre-mer. Les commissaires ont tous leurs locaux dans le chef-lieu de la province oĂč il est en poste, sauf celui de la Subdivision administrative Sud qui lui siĂšge Ă  La Foa tout en ayant une antenne Ă  NoumĂ©a. Actuellement, les trois commissaires dĂ©lĂ©guĂ©s sont :

Communes
Article dĂ©taillĂ© : Communes de la Nouvelle-CalĂ©donie.

Chaque province regroupe plusieurs communes, pour un total de 33, dont :

La commune la plus peuplĂ©e, et de loin, est NoumĂ©a (91 386 habitants en 2004, soit prĂšs de 40 % de la population totale), tout en ayant le plus petit territoire (45,7 kmÂČ) et donc la plus forte densitĂ© (1 999,7 hab./kmÂČ), il s'agit de la seule ville du territoire. Elle est suivie des trois autres communes du Grand NoumĂ©a, Ă  savoir Mont-Dore (24 195 habitants en 2004), DumbĂ©a (18 602 habitants en 2004) et PaĂŻta (12 052 habitants en 2004), toutes situĂ©es sur la cĂŽte ouest de la Grande Terre en Province Sud. Viennent ensuite Lifou (10 320 habitants en 2004) et MarĂ© (7 401 habitants en 2004) dans les Îles LoyautĂ© et PoindimiĂ© sur la cĂŽte est de la Grande Terre en Province Nord (4 824 habitants en 2004).

La commune la moins peuplĂ©e est Farino Ă  l'intĂ©rieur de la ChaĂźne Centrale de la Grande Terre en Province Sud, avec 459 habitants en 2004. Il s'agit Ă©galement de la deuxiĂšme commune la plus petite (48 kmÂČ) aprĂšs NoumĂ©a.

La commune la plus vaste est YatĂ© (qui est Ă©galement la 15e commune la plus vaste de France), Ă  l'extrĂȘme sud de la cĂŽte est de la Grande Terre en Province Sud, avec 1 338,4 kmÂČ, ce qui en fait Ă©galement la commune la moins densĂ©ment peuplĂ©e (avec seulement 1 843 habitants en 2004, soit 1,4 hab./kmÂČ).

Le CongrĂšs

Logo du CongrĂšs

Lors du mĂȘme scrutin que pour les Ă©lections provinciales sont dĂ©signĂ©s les reprĂ©sentants des provinces qui siĂšgeront au CongrĂšs de la Nouvelle-CalĂ©donie, l'AssemblĂ©e dĂ©libĂ©rante locale.

Le congrĂšs est l'assemblĂ©e dĂ©libĂ©rante de la Nouvelle-CalĂ©donie ; il comprend cinquante-quatre membres dont sept membres de l'assemblĂ©e de la province des Ăźles LoyautĂ©, quinze de l'assemblĂ©e de la province Nord et trente-deux de l'assemblĂ©e de la province Sud. (article 62 de la loi organique)

Il élit en son sein son président, son bureau, une commission permanente chargée de siéger en dehors des sessions ordinaires et les différentes commissions de travail.

Le CongrÚs élit à la proportionnelle (chaque groupe politique constitué au sein de l'assemblée pouvant présenter une liste) les membres du gouvernement.

Dans les champs de compétence dévolus au Territoire, le CongrÚs légifÚre en votant des lois de pays.

C'est également le CongrÚs qui est habilité à prendre en charge, à une majorité qualifiée des trois cinquiÚmes, les transferts de compétences de la France vers le territoire.

En cas d'instabilité institutionnelle, le gouvernement français peut décider, par décret pris en Conseil des ministres, de dissoudre le CongrÚs aprÚs avoir consulté son président ainsi que le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Le gouvernement

Logo du Gouvernement.

L'exécutif de la Nouvelle-Calédonie est le gouvernement. Il est élu par le congrÚs et responsable devant lui. (Article 108 de la loi organique)

Il est élu au scrutin de liste, chacun des groupes au CongrÚs en présentant une. Lors d'une séance préalable à cette élection, le CongrÚs se réunit une premiÚre fois pour décider du nombre de postes que comprendra ce gouvernement, pouvant aller de 5 à 11 membres. Pratiquement tous les gouvernements en ont compté jusqu'à présent 11, la seule exception étant le deuxiÚme gouvernement Frogier qui lui en comportait 10. Une fois constitué, le gouvernement élit en son sein, à bulletin secret et à la majorité absolue, un président et un vice-président chargé d'assurer l'intérim du premier.

Il s'agit d'un gouvernement collĂ©gial, les principales forces politiques reprĂ©sentĂ©es aux CongrĂšs y sont ainsi prĂ©sentes et doivent donc s'entendre pour la gestion de la Nouvelle-CalĂ©donie. « Le gouvernement est chargĂ© collĂ©gialement et solidairement des affaires de sa compĂ©tence Â» (Article 128 de la loi organique). Ainsi, dans tous les domaines, les dĂ©cisions ne peuvent ĂȘtre prises qu'Ă  la majoritĂ© de ses membres. Toutefois, chaque membre du gouvernement dispose d'un ou plusieurs secteurs qu'il est chargĂ© d'« animer et de contrĂŽler Â» mais, contrairement au membre du gouvernement de la PolynĂ©sie française, il n'a ni le statut ni le titre de « ministre Â».

Il a un pouvoir exĂ©cutif et rĂ©glementaire dans le sens oĂč il « prĂ©pare et exĂ©cute les dĂ©libĂ©rations du CongrĂšs et de sa commission permanente Â» (Article 126). Il est responsable devant le CongrĂšs: le prĂ©sident, une fois Ă©lu, fait un discours devant l'AssemblĂ©e pour prĂ©senter sa politique gĂ©nĂ©rale, et doit chaque annĂ©e prĂ©senter un rapport devant le CongrĂšs. Enfin, le CongrĂšs peut renverser le gouvernement en dĂ©posant puis en votant une motion de censure (Articles 95 et 95 de la loi organique) qui doit ĂȘtre signĂ©e par au moins un cinquiĂšme des membres du CongrĂšs et qui doit ĂȘtre adoptĂ©e ensuite Ă  la majoritĂ© absolue (soit au moins 28 voix).

Les autres situations qui peuvent pousser Ă  la dĂ©mission du gouvernement avant la fin de son mandat (Ă  savoir la fin de la mandature du CongrĂšs) sont :

  • dĂ©mission collĂ©giale dĂ©cidĂ©e Ă  la majoritĂ© absolue de ses membres
  • dĂ©mission ou dĂ©cĂšs du prĂ©sident du gouvernement
  • dĂ©mission des membres d'une mĂȘme formation et de tous leurs suivants de liste

Lorsqu'un membre du gouvernement démissionne ou meurt (à l'exception du président), il est immédiatement remplacé par un autre membre de la liste déposée au départ lors de l'élection du gouvernement[35].

Le 5 juin 2009, Philippe GomĂšs est Ă©lu prĂ©sident du 8e gouvernement issu de l'Accord de NoumĂ©a.

Le sénat coutumier

Le sénat coutumier est composé de seize membres désignés par chaque conseil coutumier, selon les usages reconnus par la coutume, à raison de deux représentants par aire coutumiÚre de la Nouvelle-Calédonie. (article 137).

Les conseils coutumiers

Un conseil coutumier est institué dans chaque aire coutumiÚre. La composition de ce conseil est fixée selon les usages propres à celle-ci.(Article 149) Ces aires coutumiÚres sont au nombre de huit[36]

Le conseil Ă©conomique et social

Le conseil économique et social de la Nouvelle-Calédonie comprend trente-neuf membres (Article 153) pour un mandat de 5 ans, à savoir:

  • 28 membres dĂ©signĂ©s par des organisations professionnelles, des syndicats ou autres associations et organismes sociaux ou Ă©conomiques dans le cadre des Provinces dont :
16 pour la Province Sud (6 pour des organisations professionnelles que sont la FĂ©dĂ©ration patronale MEDEF, la FĂ©dĂ©ration des Petites et Moyennes entreprises FPME, l'Association des HĂŽtels de Nouvelle-CalĂ©donie, la FĂ©dĂ©ration artisanale, le Syndicat des Industries de la Mine et le Syndicat des Ă©leveurs ; 5 pour des syndicats que sont l'USTKE, l'USOENC, Force ouvriĂšre, la CFE-CGC et la FĂ©dĂ©ration des Syndicats des Fonctionnaires, Agents et Ouvriers de la Fonction publique ; 5 pour des Associations que sont l'Association « Marguerite Â» qui organise des reconstitutions historiques, le Collectif d'Urgence humanitaire CDUH, l'Association de la Jeunesse wallisienne et futunienne, la Fondation des Pionniers qui regroupe des « Caldoches Â» et le Handi-Club CalĂ©donien).
8 pour la Province Nord (3 organisations professionnelles sont reprĂ©sentĂ©es: le GIE Tourisme en Province Nord, la SociĂ©tĂ© miniĂšre du Sud Pacifique SMSP et le Groupe agricole des producteurs de la CĂŽte Est GAPCE ; 2 syndicats que sont l'USTKE et le Syndicat des entreprises du Nord ; 3 associations : le Conseil des Femmes du Nord, l'association en l'honneur de Jacques IekawĂ© qui fut le 1er prĂ©fet mĂ©lanĂ©sien et l'Association pour la Protection de l'Enfance, de la Jeunesse et des adultes en difficultĂ© APEJ).
4 pour celles des Îles LoyautĂ© (l'association TaPeNe de promotion de la culture Nengone, Ă  savoir de MarĂ©, le ComitĂ© de dĂ©veloppement du district de Wetr Ă  Lifou, le Syndicat des PĂȘcheurs d'OuvĂ©a et le Mouvement fĂ©minin vers un souriant village mĂ©lanĂ©sien).
  • 2 membres dĂ©signĂ©s par le SĂ©nat coutumier en son sein (actuellement ClĂ©ment Grochain, sĂ©nateur coutumier pour l'aire Paici-Camuki qui se trouve en Province Nord, et Georges MandaouĂ© qui lui reprĂ©sente au SĂ©nat coutumier l'aire d'AjiĂ«-Aro qui est Ă  cheval entre les Provinces Nord et Sud).
  • 9 personnes qualifiĂ©es reprĂ©sentatives de la vie Ă©conomique, sociale ou culturelle du Territoire dĂ©signĂ©es par le Gouvernement de la Nouvelle-CalĂ©donie aprĂšs avis des trois prĂ©sidents des AssemblĂ©es de Province : Christian Burignat (RPCR - huissier de justice Ă  NoumĂ©a), Gaston Hmeun (ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'USOENC, syndicat local proche de la CFDT, et ancien membre du CES national de 1995 Ă  1999 au titre des reprĂ©sentants de l'Outre-mer, proche indĂ©pendantiste), Dominique Katrawa (ancien directeur de la SociĂ©tĂ© de DĂ©veloppement et d'Investissement de la Province des Îles LoyautĂ© SODIL, gĂ©rant de la SociĂ©tĂ© Armement Loyaltien qui gĂšre surtout le Betico qui assure les liaisons maritimes entre NoumĂ©a et les Îles LoyautĂ© et gĂ©rant de la petite compagnie aĂ©rienne Airazur), Robert Lamarque (actuel prĂ©sident du CES de Nouvelle-CalĂ©donie, ancien prĂ©sident du tribunal administratif de Nouvelle-CalĂ©donie), Paul Maes (Avenir ensemble, directeur du Golf de Tina Ă  NoumĂ©a et prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© des HĂŽtel de NoumĂ©a), LĂ©ontine Ponga (vice-prĂ©sidente du RPCR, 16e de la liste RPCR en Province Nord lors des Ă©lections provinciales de mai 2004 et supplĂ©ante du dĂ©putĂ© de la 2e circonscription de Nouvelle-CalĂ©donie Pierre Frogier depuis juin 2007), Rosine Streeter (secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale du Syndicat Libre UnitĂ© Action SLUA, proche indĂ©pendantiste), Yves Tissandier (RPCR, ancien secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de plusieurs institutions calĂ©doniennes comme le ComitĂ© Ă©conomique et social, ancĂȘtre du CES local, du Conseil coutumier, ancĂȘtre du SĂ©nat coutumier, et de tous les exĂ©cutifs locaux dirigĂ©s par Dick UkeiwĂ© dans les annĂ©es 1980), Octave Togna (1er vice-prĂ©sident du CES de Nouvelle-CalĂ©donie, FLNKS-UC, directeur gĂ©nĂ©ral de l'Agence de DĂ©veloppement de la Culture Kanak (ADCK), un des fondateurs de la radio indĂ©pendantiste Radio Djiido).

Il élit ensuite en son sein un bureau qui comprend un président (depuis avril 2005 il s'agit de Robert Lamarque, nommé alors par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie en tant que personne qualifiée, ancien président du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie de 1987 à 2004), quatre vice-présidents, deux questeurs et un secrétaire.

Le conseil Ă©conomique et social est consultĂ© sur les projets et propositions de loi du pays et de dĂ©libĂ©ration du congrĂšs Ă  caractĂšre Ă©conomique ou social. À cet effet, il est saisi pour les projets par le prĂ©sident du gouvernement, et pour les propositions, par le prĂ©sident du congrĂšs.(Article 155)

Signes identitaires

L'article 5 du premier titre de l'Accord de NoumĂ©a prĂ©voit que : Des signes identitaires du pays, nom, drapeau, hymne, devise, graphismes des billets de banque devront ĂȘtre recherchĂ©s en commun pour exprimer l'identitĂ© kanak et le futur partagĂ© entre tous.[37] Ceux-ci doivent ĂȘtre dĂ©finis alors comme une marque de l'autonomie de la collectivitĂ© de Nouvelle-CalĂ©donie, et non pas comme une accession Ă  l'indĂ©pendance.

Un comité de pilotage sur les signes identitaires du pays (CPSIP), composé de 25 membres représentants les différentes tendances politiques ou religieuses, les syndicats, la société civile et le monde associatif et dirigé par Déwé Gorodey, écrivain kanak et vice-présidente indépendantiste du gouvernement local, a été mis en place le 11 avril 2007. Cet organisme a depuis été chargé de définir les modalités des concours lancés auprÚs des artistes locaux pour trois des cinq signes identitaires (l'hymne, la devise et le graphisme des billets de banque) et de débattre sur les deux autres signes (drapeau et nom du territoire), plus sensibles à établir.

Le 26 juin 2008, date commĂ©morative de la signature des accords de Matignon (devenu jour feriĂ©), les choix dĂ©finitifs pour l'hymne et la devise sont adoptĂ©s par le gouvernement et prĂ©sentĂ©s aux mĂ©dias. Il s'agit alors :

  • hymne proposĂ© : « Soyons unis, devenons frĂšres Â», de la chorale locale MĂ©lodia, arrangĂ© par le chef de chƓur bulgare Plamen Tsontchev. Son refrain est chantĂ© Ă  la fois en français et en nengone, langue kanak parlĂ©e sur l'Ăźle de MarĂ© proche du polynĂ©sien et considĂ©rĂ©e comme l'une des plus faciles Ă  maĂźtriser pour des non locuteurs ;
  • devise proposĂ©e : « Terre de parole, terre de partage Â».

Un premier Ă©chantillon de billets a Ă©galement Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© ce jour-lĂ , le choix devant encore s'affiner. Enfin, ces signes devront encore ĂȘtre approuvĂ©s par le Conseil d'État et par le CongrĂšs avant de devenir officiels[38].

Représentation nationale

La Nouvelle-Calédonie est également représentée en France par deux députés, qui sont actuellement Gaël Yanno (Rassemblement-UMP) et Pierre Frogier (Rassemblement-UMP) tous deux membres du groupe UMP et un sénateur Simon Loueckhote (RPC, ancien RPCR), lui aussi membre du groupe UMP au Sénat.

La Nouvelle-CalĂ©donie dispose aussi de deux reprĂ©sentants au Conseil Ă©conomique et social national. Il s'agit tout d'abord de Marie-Claude Tjibaou (FLNKS-UC), veuve de l'ancien leader indĂ©pendantiste Jean-Marie Tjibaou et prĂ©sidente du conseil d'administration de l'Agence de dĂ©veloppement de la culture kanak (ADCK), en tant que membre du groupe des personnalitĂ©s qualifiĂ©es dans le domaine Ă©conomique, social, scientifique et culturel, nommĂ©e par dĂ©cret du Conseil des ministres Ă  la demande du Premier ministre (alors Jean-Pierre Raffarin) en septembre 2004. Toutefois, Marie-Claude Tjibaou est conseillĂšre Ă©conomique et sociale depuis septembre 1999, ayant ainsi Ă©tĂ© auparavant membre du Groupe des reprĂ©sentants de l'Outre-mer de 1999 Ă  2004 aprĂšs avoir Ă©tĂ© nommĂ©e par dĂ©cret du Conseil des ministres sur proposition du secrĂ©taire d'État chargĂ© de l'Outre-mer d'alors (Ă  savoir Jean-Jack Queyranne).

Le second conseiller économique et social représentant la Nouvelle-Calédonie est Bernard Paul (RPCR), membre du Groupe de l'Outre-mer depuis sa nomination en Conseil des ministres sur proposition de la ministre de l'Outre-mer Brigitte Girardin en septembre 2004. Il a été président du Conseil économique et social local d'avril 1998 à avril 2005.

Voir aussi Liste des députés de Nouvelle-Calédonie et Liste des sénateurs de Nouvelle-Calédonie

ReprĂ©sentants de l'État

Le Haut-Commissaire de la RĂ©publique

L'État est reprĂ©sentĂ© en Nouvelle-CalĂ©donie par un haut-commissaire de la RĂ©publique, qui a rang de prĂ©fet et est « nommĂ© par dĂ©cret du prĂ©sident de la RĂ©publique dĂ©libĂ©rĂ© en Conseil des ministres Â» (Article 200 de la loi organique). Depuis l'Accord de NoumĂ©a, les prĂ©rogatives du haut-commissaire sont nettement moindres qu'auparavant : seul chef de l'exĂ©cutif de 1989 Ă  1999, il se contente depuis lors de faire publier les lois de pays avec le contreseing obligatoire du prĂ©sident du gouvernement. La loi organique dĂ©finit son rĂŽle, Ă  l'article 200, ainsi rĂ©digĂ© : « Le haut-commissaire veille Ă  l'exercice rĂ©gulier de leurs compĂ©tences par les institutions de la Nouvelle-CalĂ©donie et des Provinces et Ă  la lĂ©galitĂ© de leurs actes Â». Il est surtout chargĂ© d'organiser et de gĂ©rer les services relevant des pouvoirs rĂ©galiens de l'État : les relations extĂ©rieures, le contrĂŽle de l'immigration et des Ă©trangers prĂ©sents sur le Territoire, la monnaie et donc le TrĂ©sor public (contrĂŽle des recettes et des dĂ©penses de l'État dans le territoire) et les changes, la dĂ©fense (il peut ainsi notamment dĂ©clarer l'Ă©tat d'urgence aprĂšs avoir consultĂ© le gouvernement de la Nouvelle-CalĂ©donie), mais surtout la justice, la fonction publique de l'État, ainsi que le maintien de l'ordre et de la sĂ©curitĂ© civile. C'est le haut-commissariat notamment qui dĂ©cide de dĂ©clencher les diffĂ©rents niveaux d'alerte en cas de cyclone et le haut-commissaire prĂ©side les cellules de crise en cas de catastrophes naturelles ou d'Ă©vĂšnements climatiques. Il est enfin prĂ©sident du Conseil des Mines[39]. Il s'agit actuellement, depuis le 25 octobre 2007, d'Yves Dassonville.

Le Haut-commissaire envoie pour le reprĂ©senter et relayer les services du haut-commissariat des commissaires dĂ©lĂ©guĂ©s de la RĂ©publique (CDR), qui ont rang de sous-prĂ©fets, dans trois subdivisions administratives qui correspondent aux trois Provinces. Ils ont respectivement leurs bureaux Ă  La Foa en Province Sud (avec une antenne Ă  NoumĂ©a) chargĂ© essentiellement de traiter des dossiers relatifs aux communes de Brousse, Ă  KonĂ© en Province Nord (avec une antenne Ă  PoindimiĂ©) et Ă  WĂ© sur Lifou pour les Îles LoyautĂ©[40].

Le Vice-Recteur

Sur le plan de l'Ă©ducation, la Nouvelle-CalĂ©donie forme un vice-rectorat avec Ă  sa tĂȘte un vice-recteur nommĂ© par dĂ©cret par le prĂ©sident de la RĂ©publique. Il s'agit depuis aoĂ»t 2008 d'Ives Melet. Du fait de sa spĂ©cificitĂ©, de son faible poids dĂ©mographique et de son Ă©loignement, le vice-rectorat n'est pas habilitĂ© Ă  assurer lui-mĂȘme la correction des examens et concours nationaux, Ă  l'exception notable du diplĂŽme national du brevet et des diplĂŽmes universitaires traditionnels. Ainsi, le baccalaurĂ©at et les concours de l'enseignement, notamment, sont corrigĂ©s en France mĂ©tropolitaine auprĂšs d'une acadĂ©mie de rattachement. Toutefois, le vice-rectorat gĂšre directement les inscriptions Ă  ces diplĂŽmes et se charge de les remettre[41]. De plus, l'enseignement primaire est dĂ©sormais une compĂ©tence locale, le vice-rectorat continue Ă  gĂ©rer avant tout le secondaire (mĂȘme si celui-ci est en cours de transfert, le recrutement des enseignants, par le biais des concours, le gros de leurs salaires et l'essentiel des programmes resteront fixĂ©s par l'État) et le supĂ©rieur, qui relĂšvent encore de l'État.

DĂ©fense

Le bùtiment de transport léger Jacques Cartier et le patrouilleur La Moqueuse, à leur poste d'amarrage de la base Chaleix de Nouméa.

La Nouvelle-Calédonie dispose de plusieurs bases militaires importantes, notamment sur le plan naval et aéronautique.

Les forces armĂ©es de Nouvelle-CalĂ©donie (FANC) sont en tout composĂ©s d'environ 2 000 hommes et femmes, dont 220 civils, tous corps confondus mais hors service militaire adaptĂ© (le Groupement du Service militaire adaptĂ© de Nouvelle-CalĂ©donie GSMA-NC emploie environ 300 militaires inter-armes[42]) et hors gendarmerie (830 personnels, 33 brigades territoriales plus celle de NoumĂ©a, 2 hĂ©licoptĂšres Ă©cureuils, 500 vĂ©hicules et 21 embarcations[43]). Ils sont dirigĂ©es par un Commandant supĂ©rieur (COMSUP) qui a gĂ©nĂ©ralement au moins le grade de gĂ©nĂ©ral de brigade. Il s'agit actuellement du gĂ©nĂ©ral Martial de Braquilanges. Il est secondĂ© par trois adjoints, un pour chaque corps.

L'armée de terre en Nouvelle-Calédonie dispose de 990 hommes et femmes répartis en 7 compagnies et en 3 bases (Plum au Mont-Dore, Nouméa et Nandaï à Bourail)[44].

La marine fait stationner ou emploie en Nouvelle-Calédonie 592 hommes et femmes, dont 51 civils. La flotte est constituée de deux Patrouilleurs de type P400 (La Glorieuse P686 et La Moqueuse P688), du Bùtiment de transport léger Jacques Cartier-L9033 et de la Frégate de surveillance (FS) de Classe Floréal Vendémiaire - F734[45].

L'armée de l'air est assez peu représentée en Nouvelle-Calédonie, employant seulement 167 personnes servant sur avion (Casa Cn 235) et sur hélicoptÚre (2 Fennec et 5 Puma)[46].

Diplomatie

La Nouvelle-CalĂ©donie est membre des deux principales organisations rĂ©gionales : la CommunautĂ© du Pacifique Sud (CPS, dont le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral siĂšge Ă  NoumĂ©a) et le Forum des Ăźles du Pacifique (membre associĂ©, avec la PolynĂ©sie française). Elle est Ă©galement membre du Conseil des Jeux du Pacifique (CJP). Si les relations extĂ©rieures reste de la compĂ©tence de l'État français, le Territoire peut mener lui-mĂȘme des actions de coopĂ©ration directe avec les pays voisins du Pacifique.

Plusieurs pays Ă©trangers sont reprĂ©sentĂ©s en Nouvelle-CalĂ©donie par l'intermĂ©diaire d'un consul qui est rattachĂ© Ă  son ambassade de tutelle qui elle siĂšge Ă  Paris. Il y a ainsi douze consulats Ă  NoumĂ©a, dont 3 dits « GĂ©nĂ©raux Â» (ceux d'Australie[47], du Vanuatu et d'IndonĂ©sie), un Consulat de Nouvelle-ZĂ©lande et 8 Consulats dits « honoraires Â» (ceux de Suisse, de Belgique, des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, d'Italie, d'Allemagne fĂ©dĂ©rale, du Japon et des Philippines)[48]. Il s'agit gĂ©nĂ©ralement de pays qui disposent de communautĂ©s plus ou moins importantes implantĂ©es sur le Territoire.

Courants politiques

Article dĂ©taillĂ© : Politique en Nouvelle-CalĂ©donie.

Le clivage traditionnel est celui qui oppose les courants « kanak indĂ©pendantistes et socialistes Â» contre les courants « caldoches loyalistes (parfois de droite)». Ce clivage ethnique, quoiqu’initiĂ© par les revendications identitaires des annĂ©es 1970, est principalement issu des ÉvĂ©nements politiques qui ont marquĂ© les annĂ©es 1980 (1984-1988). Ce paysage se diversifie au fur et Ă  mesure que l’enjeu est, plus que le statut de ces Ăźles, sa gestion.

Il est Ă  noter que la grande majoritĂ© des populations non-europĂ©ennes et non-mĂ©lanĂ©siennes (les PolynĂ©siens, les Asiatiques ou autres) sont anti-indĂ©pendantistes. Il existe cependant une faible minoritĂ© de caldoches indĂ©pendantistes (François Burck, auparavant Maurice Lenormand) ; tout comme il existe un pourcentage non nĂ©gligeable, de Kanak anti-indĂ©pendantistes (Simon Loueckhote, Dick UkeiwĂ©, Hilarion VendĂ©gou).

Économie

Article dĂ©taillĂ© : Économie de la Nouvelle-CalĂ©donie.
paysage minier

L'Ă©conomie de la Nouvelle-CalĂ©donie est l'une des plus fortes et des plus dynamiques de l'outre-mer français, avec un PIB estimĂ© Ă  un peu moins de 6,5 milliards d'euros en 2007, soit un PIB par habitant particuliĂšrement Ă©levĂ© (estimĂ© Ă  26 500 € en 2007), supĂ©rieur Ă  ceux de pratiquement tous les États et territoires du Pacifique insulaire (dont la Nouvelle-ZĂ©lande) et comparable Ă  ceux de la plupart des rĂ©gions mĂ©tropolitaines. Le taux de chĂŽmage est de seulement 4.8% et une croissance Ă©conomique de 5.5% pour l'annĂ©e 2008.

Ce dynamisme Ă©conomique est liĂ© aux ressources du sous-sol: la Nouvelle-CalĂ©donie dĂ©tient prĂšs de 25 % des rĂ©serves mondiales connues de nickel. Celui-ci est extrait de la garniĂ©rite, minerai devant son nom Ă  Jules Garnier qui l'a dĂ©couvert en 1864 sur l'Ăźle. La prĂ©sence de ce minerai est due Ă  des roches appelĂ©es ophiolites, constituĂ©es de pĂ©ridotite altĂ©rĂ©e en serpentine, qui finit par donner de la garniĂ©rite[49].

Si l'Ă©conomie locale a souffert de la baisse des cours de ce mĂ©tal dans les annĂ©es 1990, elle connaĂźt, depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, un Ă©lan Ă©conomique particuliĂšrement important, dĂ» au redressement de ces cours (du fait de la hausse de la demande en fer, le nickel Ă©tant un composant qui entre dans la fabrication d'aciers inoxydables) mais aussi Ă  l'important apport d'investissements liĂ©s aux deux grands projets de construction d'usine : Goro Nickel dans le sud par Inco et Koniambo dans le nord par une coopĂ©ration entre le groupe local des SociĂ©tĂ©s des Mines du Sud Pacifique et le gĂ©ant canadien Falconbridge. Le nickel reprĂ©sente le principal produit d'exportation (les produits miniers reprĂ©sentaient prĂšs de 94 % des exportations en 2006), sans pour autant ĂȘtre la ressource dominante au sein du PIB nĂ©o-calĂ©donien (18 % en 2007). Cependant, Le groupe canadien Falconbridge obtient une concession pour de nombreuses annĂ©es.

L'agriculture est relativement peu dĂ©veloppĂ©e du fait du manque de terre cultivable et d'un mode de production restĂ© largement vivrier, notamment dans le cadre de la culture traditionnelle par les Kanak des taros et ignames. Le territoire doit donc importer des denrĂ©es alimentaires, faute d'autosuffisance (12 % des importations en 2006). L'Ă©levage (surtout de bovins) par contre est particuliĂšrement bien implantĂ©, notamment dans les grandes plaines herbeuses et les savanes de la cĂŽte ouest de la Grande Terre, et permet Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie d'ĂȘtre pratiquement autosuffisante dans son approvisionnement en viande. Par contre, l'archipel ne rĂ©alise pratiquement pas de produits laitiers, Ă©tant obligĂ© de se fournir chez les deux gros producteurs voisins : l'Australie et la Nouvelle-ZĂ©lande. Enfin, l'aquaculture de la crevette est un secteur en dĂ©veloppement et essentiellement destinĂ© Ă  l'exportation vers les marchĂ©s porteurs d'Europe ou du Japon.

Les autres sources de revenu du territoire sont :

  • le tourisme, en provenance de France mĂ©tropolitaine, du Japon, de l'Australie et de Nouvelle-ZĂ©lande. Ce secteur reste encore largement embryonnaire (avec moins de 225 000 touristes accueillis en 2007, dont 120 000 croisiĂ©ristes) et ne reprĂ©sente que 4 % du PIB du territoire.
  • surtout les transferts financiers depuis la mĂ©tropole qui restent une donnĂ©e fondamentale, comme dans les autres territoires ultramarins, de l'Ă©conomie calĂ©donienne, reprĂ©sentant 16% du PIB du territoire en 2007.

Culture

Infrastructures culturelles

La plupart des infrastructures culturelles sont concentrĂ©es sur le chef-lieu de la Nouvelle-CalĂ©donie, NoumĂ©a. On y trouve notamment :

  • les Archives territoriales dans la presqu'Ăźle de Nouville, Ă  cĂŽtĂ© du campus universitaire[50],
  • Deux bibliothĂšques :
  • la bibliothĂšque Bernheim, installĂ©e dans un bĂątiment de style colonial ayant servi de pavillon de la Nouvelle-CalĂ©donie lors de l'Exposition universelle de 1900 Ă  Paris, dĂ©montĂ© et reconstruit Ă  NoumĂ©a, en bordure du centre-ville, par l'homme d'affaires philanthrope Lucien Bernheim pour servir de bibliothĂšque-musĂ©e Ă  la colonie (Ă  partir d'une collection de livres rĂ©unies entre 1871 et 1874 par le gouverneur de La Richerie). En 1971, le musĂ©e est dĂ©placĂ© sur un site qui lui est propre, au Quartier-Latin, et la bibliothĂšque est agrandie d'un deuxiĂšme bĂątiment en 1981[51],
  • la mĂ©diathĂšque municipale de RiviĂšre-SalĂ©e a Ă©tĂ© ouverte en octobre 2000 dans le quartier populaire dont elle tire son nom, au nord de NoumĂ©a[52],
  • Quatre musĂ©es :
  • le MusĂ©e de la Nouvelle-CalĂ©donie, crĂ©Ă© en 1971 Ă  partir des collections jusqu'alors exposĂ©es Ă  la bibliothĂšque Bernheim et de divers apports, il est consacrĂ© Ă  l'archĂ©ologie et Ă  l'ethnologie des populations ocĂ©aniennes, essentiellement de la population kanak (sculptures anciennes, totems, masques funĂ©raires, poteries, parures, bijoux, monnaies kanaks, sagaies, flĂšches faitiĂšres, reproduction de pirogues et d'une grande case installĂ©e dans sa cour intĂ©rieure) mais aussi avec des Ɠuvres provenant d'autres sociĂ©tĂ©s insulaires du Pacifique, notamment de Papouasie-Nouvelle-GuinĂ©e, Wallis-et-Futuna, Vanuatu ou Fiji[53].
  • le musĂ©e de la Ville de NoumĂ©a, fondĂ© en 1996 et installĂ© dans un bĂątiment de style colonial rĂ©cemment rĂ©novĂ©, en bordure de la place des Cocotiers. Celui-ci avait, par le passĂ©, servi tout d'abord de local Ă  la Banque Marchand, premiĂšre banque locale, de 1874 Ă  1880, puis, aprĂšs la faillite retentissante de cet Ă©tablissement financier, d'hĂŽtel de ville de 1880 Ă  1975[51]. Il accueille plusieurs objets retraçant l'histoire du chef-lieu de la Nouvelle-CalĂ©donie de sa crĂ©ation en 1854 Ă  nos jours, issus de plusieurs collections privĂ©es (dont celle de la SociĂ©tĂ© Le Nickel), mais aussi deux expositions permanentes : une au sous-sol sur la Nouvelle-CalĂ©donie dans la Grande Guerre et la seconde Ă  l'Ă©tage sur la Seconde Guerre mondiale.
  • le MusĂ©e d'histoire maritime, inaugurĂ© le 4 octobre 1999 dans les locaux de l'ancienne gare maritime sur les quais du port, Ă  l'entrĂ©e de Nouville, et crĂ©Ă© Ă  l'initiative de deux associations de passionnĂ©s d'archĂ©ologie sous-marine : « Fortune de mer Â» (au champ d'action limitĂ© aux eaux territoriales nĂ©o-calĂ©doniennes) et « Salomon Â» (qui s'intĂ©resse au mystĂšre de la disparition du navigateur Jean-François de La PĂ©rouse prĂšs de l'Ăźle de Vanikoro aux Ăźles Salomon en 1788). Le musĂ©e expose ainsi de maniĂšre permanente, sur 600 mÂČ, les dĂ©couvertes des diffĂ©rentes campagnes de fouilles rĂ©alisĂ©es par ces deux associations, selon 6 thĂšmes : les premiers navigateurs (sur les techniques de navigation des premiers peuples ocĂ©aniens), l'Ăšre des grands dĂ©couvreurs, aventuriers et commerçants (sur les santaliers et baleiniers du dĂ©but du XIXe siĂšcle), de Port-de-France Ă  NoumĂ©a, sur la route du nickel et au temps des AmĂ©ricains. À cela s'ajoute des expositions temporaires, installĂ©es Ă  l'Ă©tage du bĂątiment[54],
  • le musĂ©e du Bagne, installĂ© dans l'ancienne boulangerie en pierre du bagne sur la presqu'Ăźle de Nouville, qui passe pour ĂȘtre le plus ancien bĂątiment construit par l'administration pĂ©nitentiaire sur ce site, a Ă©tĂ© crĂ©Ă© par l'association « TĂ©moignages d'un passĂ© Â». Il n'est pas ouvert en permanence, mais se visite Ă  la demande et est le point de dĂ©part d'un tour guidĂ© des diffĂ©rentes infrastructures du bagne de Nouville : la chapelle, les anciens ateliers qui abritent aujourd'hui le dĂ©partement de droit, Ă©conomie et gestion de l'UniversitĂ© de la Nouvelle-CalĂ©donie, l'ancien magasin aux vivres devenu le ThĂ©Ăątre de l'Île, l'ancien hĂŽpital du marais et actuel CHS Albert-Bousquet, la ferme nord et la laiterie[55],
  • Deux thĂ©Ăątres, gĂ©rĂ©s par le Centre d'Art de la Ville de NoumĂ©a :
  • le ThĂ©Ăątre de l'Île, ouvert en 2000 dans un Ă©difice massif en pierre taillĂ©e du bagne de Nouville construit en 1875 pour servir de cathĂ©drale (fonction qu'il n'a jamais remplie) et qui a Ă©tĂ© successivement un magasin aux vivres de la pĂ©nitentiaire, lieu d'Ă©levage de vers Ă  soie Ă  partir de 1930, salle de balle, centre de regroupement des prisonniers Ă  partir de 1940 et salle de cinĂ©ma et de spectacle Ă  partir de 1970. EntiĂšrement rĂ©amĂ©nagĂ© par la ville de NoumĂ©a Ă  partir de 1994 pour le faire rĂ©pondre aux normes acoustiques et d'organisation de l'espace (avec une salle de 354 places et l'amĂ©nagement de coulisses) d'un thĂ©Ăątre moderne. Dominant la mer, il est voisin du campus universitaire et des archives territoriales[56],
  • le ThĂ©Ăątre de Poche est une salle de spectacle de petite taille et au caractĂšre intimiste, et fait partie des locaux du Centre d'Art installĂ©s en 1996 dans les bĂątiments de l'ancienne prison civile, Ă  cĂŽtĂ© du Palais de Justice. Le Centre d'Art, outre des locaux administratifs, accueille Ă©galement des salles d'expositions et de rĂ©pĂ©titions mises Ă  disposition des troupes de thĂ©Ăątre, chorales ou autre associations artistiques affiliĂ©es Ă  cette institution[57],
  • le Centre Culturel Tjibaou, vĂ©ritable vitrine tant au plan local, rĂ©gional qu'international de la culture kanak, installĂ© dans un complexe monumental rĂ©alisĂ© entre 1995 et 1998 prĂšs du site qui avait accueilli en 1975 le festival MĂ©lanĂ©sia 2000 organisĂ© par Jean-Marie Tjibaou, en bord de mer Ă  l'est de NoumĂ©a, Ă  cĂŽtĂ© du quartier rĂ©sidentiel et du golf de Tina. Il est l'Ɠuvre de l'architecte italien Renzo Piano qui a pris le parti d'allier modernitĂ© et architecture vernaculaire dans un style devenu mondialement cĂ©lĂšbre, notamment pour ses dix hauts bĂątiments nervurĂ©s et effilĂ©s en bois et acier, figurant des cases traditionnelles stylisĂ©es. GĂ©rĂ© par l'Agence de dĂ©veloppement de la culture kanak, fondĂ© par les Accords de Matignon, et inaugurĂ© dans le cadre de la signature de l'Accord de NoumĂ©a les 4 et 5 mai 1998, il comprend une salle de spectacle couverte de 400 places en bois (salle Sissia), une scĂšne en plein air, un sentier kanak qui fait l'office d'une visite commentĂ©e, des salles d'expositions, de cours d'initiation aux arts et techniques de fabrication d'ouvrages traditionnels, de rĂ©cit de contes et lĂ©gendes kanaks et une mĂ©diathĂšque.
  • l'AcadĂ©mie des langues kanak, prĂ©vue par l'Accord de NoumĂ©a et crĂ©Ă©e officiellement le 17 janvier 2007, est chargĂ©e de la promotion des langues kanak et de leur enseignement. Elle est installĂ©e dans un immeuble entre le port et le centre-ville de NoumĂ©a,
  • le Conservatoire de musique de Nouvelle-CalĂ©donie, ancienne École territoriale de musique (ETM), elle est installĂ©e dans l'ancien consulat britannique, grand bĂątiment de style colonial datant du XIXe siĂšcle situĂ© dans le quartier de l'Artillerie Nord. L'École de musique de NoumĂ©a, crĂ©Ă©e en 1974, s'y installe avant de se transformer en l'ETM puis en Conservatoire. Outre des leçons instrumentales et de solfĂšges, le Conservatoire abrite Ă©galement un auditorium servant Ă  accueillir des concerts et rĂ©citals de musique orchestrale, classique ou non (notamment de jazz), ou de chants (choral, lyrique ...), rĂ©alisĂ©s par des artistes locaux ou internationaux[58]. Le conservatoire organise Ă©galement des cours en dehors du chef-lieu du territoire, au Mont-Dore, Ă  DumbĂ©a, PaĂŻta, Boulouparis, La Foa, Bourail, KonĂ©, Koumac et WĂ© Ă  Lifou[59],
  • la FĂ©dĂ©ration des ƒuvres LaĂŻques (FOL) qui dispose, au sommet de la colline dite du SĂ©maphore qui domine le centre-ville, d'un bĂątiment accueillant une salle de spectacle (oĂč ont lieu essentiellement des reprĂ©sentations thĂ©Ăątrales, des manifestations comme l'Ă©lection de Miss Nouvelle-CalĂ©donie, la plupart des spectacles de fin d'annĂ©e des Ă©coles noumĂ©ennes et des spectacles d'artistes ou d'humoristes locaux, mĂ©tropolitains ou internationaux) de 550 places, et une salle d'exposition[60].
  • le CafĂ© musiques municipal « Le Mouv' Â», « monolithe habillĂ© d'une rĂ©sille en bois et en mĂ©tal, comme une double peau Â» installĂ© dans le parc municipal de RiviĂšre-SalĂ©e au nord de la ville et inaugurĂ© en aoĂ»t 2001. Il consiste en une salle de concert de 200 mÂČ et de 400 places et en une scĂšne de 100 mÂČ[61],
  • 12 salles de cinĂ©ma au sein du multiplexe CinĂ©City, en bordure du port et du centre-ville, soit un bĂątiment de 5 niveaux comprenant un espace de jeux d'arcade, de restauration et la billetterie au rez-de-chaussĂ©e, les salles dans les trois premiers Ă©tages et enfin les bureaux de la sociĂ©tĂ© Hickson qui gĂšre ce cinĂ©ma au dernier Ă©tage. Toutes les autres salles (celles du Rex, du City, l'autre cinĂ©ma Hickson Ă  NoumĂ©a, du Plaza et du Liberty) ont toutes Ă©tĂ© dĂ©molies ou reconverties. Le choix des films reste gĂ©nĂ©ralement limitĂ© et retardĂ© vis-Ă -vis des sorties internationales et françaises[62][63].

Il existe toutefois Ă©galement des infrastructures du mĂȘme type dissĂ©minĂ©es dans le reste de la Nouvelle-CalĂ©donie :

  • les bibliothĂšques municipales de Boulouparis, Bourail, DumbĂ©a, HienghĂšne, KonĂ©, Mont-Dore, OuvĂ©a, PoindimiĂ©, PouĂ©bo, Pouembout, Thio et Voh, les mĂ©diathĂšques de La Foa et PaĂŻta et la bibliothĂšque provinciale LĂŽhna de WĂ© Ă  Lifou,
  • le MusĂ©e de Bourail, la Villa-MusĂ©e (reconstitution d'une maison traditionnelle de colon-Ă©leveur) de PaĂŻta et le MusĂ©e de la Mine de Thio,
  • les centres culturels municipaux de DumbĂ©a (servant surtout de salle de spectacle et des fĂȘtes), Goa Ma Bouarate de HienghĂšne, du Mont-Dore (essentiellement salle de spectacle, pour des reprĂ©sentations thĂ©Ăątrales ou des concerts), les deux centres culturels provinciaux de KonĂ© et YeiwĂ©nĂ© YeiwĂ©nĂ© situĂ© dans la tribu de HnainĂšdre Ă  MarĂ©, le carrefour culturel de Bourail, la maison de la culture de l'Île des Pins, le centre socio-culturel de La Foa et le dock socio-culturel de PaĂŻta,
  • la salle de spectacle municipale du ColisĂ©e de Bourail,
  • la salle de cinĂ©ma Jean-Pierre Jeunet Ă  La Foa, lieu oĂč se dĂ©roule annuellement le festival de La Foa, et celle de Bourail.
  • Un projectionniste itinĂ©rant parcourt Ă©galement les diffĂ©rentes tribus et villages de la « Brousse Â»[62].
  • Enfin, le ChapitĂŽ[64] de Nouvelle-CalĂ©donie est une structure itinĂ©rante de diffusion, de crĂ©ation et d’éducation des arts vivants, au sein d'un grand chapiteau.

Musique

Article dĂ©taillĂ© : Musique calĂ©donienne.
Kiosque à musique de Nouméa

La Nouvelle-Calédonie connaßt une certaine diversité musicale, témoin de sa diversité culturelle.

Le Kaneka est une forme musicale nĂ©e au milieu des annĂ©es 1980, lors des Ă©vĂ©nements politiques qui ont secouĂ© l'Ăźle. Le Kaneka trouve son origine dans le battement binaire produit sur un tronc d'arbre central lors du "Pilou", rythme traditionnellement utilisĂ© lors des cĂ©rĂ©monies tribales kanak. Le meilleur reprĂ©sentant de ce style est la troupe de danseurs We Ce Ca, menĂ© par le chanteur Tim Sameke, qui mĂȘle chorĂ©graphies traditionnelles et musiques adaptant le Kaneka Ă  un style plus moderne, avec notamment l'introduction de sons et de rythmiques Ă©lectroniques, qui ont rendu ce groupe particuliĂšrement populaire. Le Kaneka se mĂȘme parfois, et de plus en plus, Ă  des rythmiques et des mĂ©lodies proches du reggae, qui est Ă©galement un style musical trĂšs populaire en Nouvelle-CalĂ©donie et notamment auprĂšs des Kanak. De nombreuses figures internationales du reggae ont fait des concerts en Nouvelle-CalĂ©donie: Jimmy Cliff, IsraĂ«l Vibration ou encore The Wailers.

La population europĂ©enne, et surtout les Caldoches de Brousse, ou Broussards, ont dĂ©veloppĂ© aussi un style musical assez typique mĂȘlant des expressions caldoches et une musicalitĂ© essentiellement empruntĂ©e Ă  la musique country.

À cela s'ajoutent les musiques traditionnelles des autres communautĂ©s, et surtout l'ensemble des styles musicaux importĂ©s de Tahiti: tamure mais aussi la valse tahitienne (valse Ă  deux temps), ...

À cĂŽtĂ© de cela se dĂ©veloppe de plus en plus des groupes de jazz, musique soul ou rock. Des festivals musicaux se sont multipliĂ©s depuis les 10-15 derniĂšres annĂ©es: le festival Live en aoĂ»t[65] crĂ©Ă© en 1991 par la Grande Brasserie de Nouvelle-CalĂ©donie (GBNC) initialement pour mieux faire connaĂźtre les musiciens de jazz du territoire sous le nom de Jazz en aoĂ»t avant de prendre sa dĂ©nomination actuelle en 1998, il rĂ©unit des groupes locaux et internationaux (essentiellement de la zone Pacifique toutefois, notamment australiens ou nĂ©o-zĂ©landais) de jazz, rock, soul et folk (notamment irlandaise) dans les bars, bistros, tavernes et restaurants essentiellement Ă  NoumĂ©a mais de plus en plus sur l'ensemble du Territoire. Le festival Femmes funk[66], crĂ©Ă© en 1997 essentiellement pour promouvoir les artistes fĂ©minines de la zone Pacifique (mais pas seulement), organise sur un site Ă  la fois des concerts d'artistes internationaux (soul, jazz, reggae, bossa nova, rock, slam, kaneka, hip-hop ...) accompagnĂ© d'ateliers enfants ou d'initiation Ă  l'artisanat traditionnel, tout d'abord sur NoumĂ©a (gĂ©nĂ©ralement 4 jours sur le site du Centre culturel Tjibaou) puis en brousse Ă  la fin du mois de septembre et au dĂ©but du mois d'octobre.

Si la Nouvelle-CalĂ©donie s'est dotĂ©e de nombreuses salles de spectacles ou de concert, dont celles du Conservatoire, du cafĂ©-musique Le Mouv' de RiviĂšre-SalĂ©e et celles plus importantes de la salle Sissia du Centre culturel Tjibaou ou de la FĂ©dĂ©ration des ƒuvres laĂŻques (F.O.L), auxquelles s'ajoutent des salles en brousse (le centre culturel du Mont-Dore, le colisĂ©e de Bourail, ...). Mais elles restent de capacitĂ© rĂ©duite, et aucun espace adĂ©quat pour accueillir des concerts plus importants n'a Ă©tĂ© jusqu'ici clairement dĂ©limitĂ© (ces derniĂšres annĂ©es, la plupart d'entre eux s'organisaient sur la presqu'Ăźle de Nouville Ă  NoumĂ©a, sur la plaine du Kuendu Beach). La construction d'une grande salle de concert est nĂ©anmoins en projet.

Littérature

La Nouvelle-CalĂ©donie a produit plusieurs Ă©crivains dont le plus cĂ©lĂšbre localement reste Jean Mariotti[67]. Ses principales Ɠuvres sont surtout :

  • Les Contes de Poindi, recueil de contes inspirĂ©s de lĂ©gendes kanak, publiĂ© en 1939 puis revu et corrigĂ© en 1941 et traduit en anglais, en allemand et en slovaque notamment.
  • Takata d'AĂŻmos, Ă©d. Flammarion, Paris, 1930, 249 p. (rĂ©Ă©ditĂ© Ă  NoumĂ©a en 1995 puis de nouveau en 1999), roman fantastique lui aussi inspirĂ© d'une lĂ©gende traditionnelle kanak[68].
  • Remords, Ă©d. Flammarion, Paris, 1931, 283 p. (rĂ©Ă©ditĂ© Ă  NoumĂ©a en 1997), roman psychologique sur les bagnards[69].
  • A bord de l'incertaine, Ă©d. Stock, Delamain et Boutelleau, Paris, 283 p. (rĂ©Ă©ditĂ© Ă  Papeete en 1981 puis Ă  NoumĂ©a en 1996 et en 2000), rĂ©cit de fiction se situant dans un pays imaginaire mais inspirĂ© de son enfance dans le petit village calĂ©donien de Farino[70].
  • Le Dernier voyage du ThĂ©tis, Ă©d. Stock, Paris, 1947, 251 p., recueil comprenant 7 nouvelles : « Le Dernier Voyage du ThĂ©tis Â», « Paysage Â», « Le Porto du Drafn Â», « Toi y'en a monnaie ? Â», « Simple histoire Â», « L'Ă©popĂ©e accidentelle Â», « Nuit calĂ©donienne Â»[71].
  • Également plusieurs ouvrages sur l'histoire, la gĂ©ographie ou l'Ă©conomie de la Nouvelle-CalĂ©donie.

La Nouvelle-CalĂ©donie a Ă©galement vu naĂźtre ou a accueilli plusieurs auteurs renommĂ©s, en inspirant fortement tout ou partie de leur Ɠuvre. C'est le cas notamment de Francis Carco, qui a passĂ© ses dix premiĂšres annĂ©es sur le Territoire, ou encore A.D.G., auteur de roman noir restĂ© cĂ©lĂšbre pour ses idĂ©es d'extrĂȘme droite vĂ©hiculĂ©es dans ses livres et pour avoir Ă©tĂ© tĂ©moin de la pĂ©riode de la montĂ©e de l'indĂ©pendantisme puis des ÉvĂšnements des annĂ©es 1980.

Pour ce qui est de la littérature kanak, les auteurs les plus représentatifs restent Déwé Gorodey, actuellement membre du Gouvernement local chargé de la Culture, ou encore l'écrivain, poÚte et dramaturge Pierre Gope[72]. Une de ses piÚces, Les Champs de la Terre, fable poétique inspiré du folklore calédonien et surtout kanak, a ainsi été représentée au Festival d'Avignon en 2006 et a fait ensuite l'objet d'une tournée en Europe.

De plus, l'un des auteurs calĂ©doniens les plus prolifiques aujourd'hui est Nicolas Kurtovitch[73], prĂ©sident fondateur depuis 1996 de l'Association des Ă©crivains de Nouvelle-CalĂ©donie, et dont le recueil de poĂ©sie Le PiĂ©ton du dharma[74] a reçu le prix du salon du livre insulaire d'Ouessant, catĂ©gorie poĂ©sie. On lui doit surtout des recueils de poĂ©sie, mais aussi un roman : Good night friends[75], Ă©d. Au Vent des Îles, Papeete, 2006, 124 p., ainsi que plusieurs piĂšces de thĂ©Ăątres dont une en collaboration avec Pierre Gope : Les Dieux sont borgnes, Ă©d. Grains de sable, NoumĂ©a, 2002[76]. FrĂ©dĂ©ric Ohlen est un autre poĂšte rĂ©putĂ©, auteur de quatre recueils qui allient profondeur du message et acuitĂ© de la forme[77]. Le plus rĂ©cent, La LumiĂšre du Monde[78], a reçu le prix du gouvernement au Salon international du livre ocĂ©anien (SILO 2005).

En 1996 a été créé le Prix Livre Mon Ami décerné par des enfants ùgés de 9 à 13 ans vivant en Nouvelle-Calédonie à un ouvrage de littérature d'enfance et de jeunesse de parution récente et de langue française. L'auteur qui remporte le prix est ensuite invité à se rendre en Nouvelle-Calédonie pour rencontrer ses jeunes lecteurs.

La Brousse en folie de Bernard Berger permet de découvrir les singularités de la société néo-calédonienne à travers une expression humoristique accessible à tous. Cette série de bande dessinée, née en 1984, est chaque année parmi les plus gros succÚs d'édition de l'ßle.

Architecture

Case kanak

Case traditionnelle kanak située au Centre Culturel Tjibaou à Nouméa

L'architecture traditionnelle kanak comprend uniquement la case, vĂ©ritable symbole de l'organisation de la sociĂ©tĂ©. Il en existe de plusieurs types : Ă  la fois lieux des cĂ©rĂ©monies ou palabres (grande case du clan ou des districts des Îles LoyautĂ©, les plus reprĂ©sentatives et les plus chargĂ©es de symbolisme), d'habitat (avec des cases ordinaires pour les femmes) ou de stockage (greniers Ă  igname). Ronde (forme qui reprĂ©sente un espace collectif de vie, propice aux palabres, aux Ă©changes et au maintien d’un esprit communautaire) avec un toit conique offrant souvent une forte pente (pour permettre l'Ă©coulement des eaux de pluie, tandis que la forme aĂ©rodynamique gĂ©nĂ©rale de l'Ă©difice permet une forte rĂ©sistance aux vents violents quelle que soit leur direction), elle est souvent construite, notamment sur la Grande Terre oĂč les inondations sont courantes, sur un tertre surĂ©levĂ© par rapport au terrain naturel pour Ă©chapper aux dĂ©gĂąts des eaux. Sa construction n'utilise que des matĂ©riaux vĂ©gĂ©taux : murs et « prĂ©-couverture Â» du toit (kötu en XĂąrĂącĂčĂč)[79] en peau de niaouli (Ă©lĂ©ment particuliĂšrement Ă©tanche) gĂ©nĂ©ralement (et dans certaines rĂ©gions avec du pandanus ou du cocotier), couverture du toit en paille (bon isolant qui permet de maintenir une tempĂ©rature ambiante constante et douce tout au long de l'annĂ©e, mĂȘme en pĂ©riode de fortes chaleurs), attaches de la structure avec des lianes (rendent l'Ă©difice flexible et donc rĂ©sistants encore une fois aux intempĂ©ries) et Ă©lĂ©ments importants (flĂšche faĂźtiĂšre, poteau central, poteaux de tour de case, chambranle, linteau de la porte) en bois de houp (arbre endĂ©mique Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie, sĂ©culaire, reprĂ©sentant l'origine des clans et dont le bois est sacrĂ©). Chacune des piĂšces sculptĂ©es a une symbolique particuliĂšre[80],[81],[82] :

  • la flĂšche faĂźtiĂšre, qui domine la case, reprĂ©sente le « frĂšre aĂźnĂ© Â», Ă  savoir le chef de clan, ou, aux Îles LoyautĂ©, le grand chef du district, et se compose d'un visage central, d'un tronc pied qui la rattache au sommet de la case et d'une partie supĂ©rieure qui reprĂ©sente la spĂ©cificitĂ© du clan (percĂ©e d'une toutoute souvent pour les clans dits « de la mer Â», surmontĂ©e sinon d'un animal totĂ©mique ou d'une coiffe particuliĂšre). Elle est enlevĂ©e lorsque le « frĂšre aĂźnĂ© Â»/grand-chef meurt et remplacĂ©e par celle de son successeur. Elle est devenue aujourd'hui l'un des principaux emblĂšmes de l'identitĂ© kanak (surtout sous sa forme percĂ©e d'une toutoute) et est prĂ©sente aussi bien sur le drapeau indĂ©pendantiste kanak, les pavillons des Provinces des Îles LoyautĂ© et Nord, le logo du gouvernement local et, plus largement, le blason de la Nouvelle-CalĂ©donie.
  • le poteau central, qui supporte la structure, c'est contre lui que s'adosse le « frĂšre aĂźnĂ© Â»/grand-chef et autour s'assoient ses « cadets Â» (chefs des clans qui composent le district aux Îles LoyautĂ© ou des lignĂ©es mineures d'un clan). Il est souvent sculptĂ©, avec des images retraçant l'histoire orale du clan ou le symbolisant. Selon les endroits, il reprĂ©sente le « frĂšre aĂźnĂ© Â» ou bien le sorcier - ministre chargĂ© du maintien des rites qui assurent le pĂ©rennitĂ© du clan. Entre lui et l'entrĂ©e est amĂ©nagĂ©, Ă  mĂȘme le sol, un foyer qui a une double fonction : rĂ©chauffer l'intĂ©rieur durant les moments les plus frais de l'annĂ©e, et prĂ©server l'ossature et le bois contre le pourrissement et les termites par la fumĂ©e.
  • les poteaux de tour de case reprĂ©sentent les clans/lignĂ©es « cadettes Â» dĂ©pendant de celui du grand-chef/« frĂšre aĂźnĂ© Â» : ils rappellent ainsi qu'ils sont le support de l'unitĂ© du district/clan, et que sans eux celui-ci s'effondre. Ils comprennent gĂ©nĂ©ralement un visage central.
  • les chambranles qui entourent la porte, ils symbolisent les esprits protecteurs du district/clan dont le visage est reprĂ©sentĂ©.
  • le linteau de la porte est placĂ© bas, Ă  environ 1 m 50 du sol, obligeant les visiteurs Ă  s'incliner en signe de respect lorsqu'ils pĂ©nĂštrent dans la case.

Les dix haut bùtiments du Centre Culturel Tjibaou de Renzo Piano reprennent d'une matiÚre stylisée la forme des cases traditionnelles kanak.

Maisons coloniales

La colonisation de peuplement Ă  partir du milieu du XIXe siĂšcle a permis le dĂ©veloppement d'un style architectural rĂ©sidentiel particulier dit des « maisons coloniales Â» qui se retrouve, avec certaines variantes, dans d'autres anciennes colonies françaises (RĂ©union, Antilles, PolynĂ©sie française, Indochine) ou anglo-saxonnes (dans les États du Sud des États-Unis ou l'Inde). Bien que de factures variables, elle offre gĂ©nĂ©ralement un certain charme et un Ă©lĂ©ment identitaire important pour les populations locales, notamment d'origine europĂ©enne ou Caldoches, qui poussent pour leur prĂ©servation. Toutefois, les intempĂ©ries (notamment les cyclones), l'usure (rouille des toits, pourrissement et attaque de termites sur les Ă©lĂ©ments en bois) ou divers projets immobiliers ont entraĂźnĂ© la disparition de la plupart de ces maisons. PrĂ©sentes dans la plupart des communes ayant connue une certaine implantation europĂ©enne, surtout sur la cĂŽte ouest, les plus cĂ©lĂšbres et reprĂ©sentatives restent l'ancienne Banque Marchand ou Ancienne Mairie (premiĂšre banque locale de 1874 Ă  sa faillite retentissante pour la colonie en 1880, avant de servir d'hĂŽtel de Ville de 1880 Ă  1975 et reconverti en 1996 en MusĂ©e de la Ville[83]), la Maison CelliĂšres du Faubourg Blanchot (dĂ©labrĂ©e depuis le dĂ©cĂšs de sa derniĂšre propriĂ©taire en 1995 et « squattĂ©e Â» par plusieurs familles pendant des annĂ©es, elle a Ă©tĂ© rachetĂ©e par un promoteur qui a eu la charge, en Ă©change de la construction d'un immeuble sur une partie du terrain, de la reconstruire Ă  l'identique de l'originale)[84],[85], le « ChĂąteau Hagen Â» ou encore le bĂątiment historique de la Clinique Magnin Ă  la VallĂ©e des Colons pour NoumĂ©a, le « ChĂąteau Grimigni Â» Ă  Pouembout. Elles comprennent gĂ©nĂ©ralement[86] :

  • une assise et ossature centrale (murs, fondations) en dur (pierres, chaux, voire bĂ©ton cyclopĂ©en), mais quelquefois en bois, et une toiture en tĂŽle. Les murs sont particuliĂšrement Ă©pais (60 Ă  100 cm), donnant aux Ă©difices un aspect massif et permettant de rĂ©guler la tempĂ©rature intĂ©rieure. La forme gĂ©nĂ©rale est rectangulaire. Le tout est souvent surĂ©levĂ©, pour Ă©viter les inondations, profiter d'un vide sanitaire pour lutter contre la chaleur ou tout simplement, pour celles de NoumĂ©a, parce qu'elles sont souvent construites, sur des zones marĂ©cageuses.
  • un corps principal, salles de dĂ©tente, salon d’étĂ©, salle Ă  manger, chambres, et agrĂ©mentĂ©e sur l'avant, ou tout autour de la bĂątisse, d'une vĂ©randa protĂ©gĂ©e d'une contre-pente avec frise de tĂŽle dĂ©coupĂ©e en pointe. Les murs sont percĂ©s d'assez larges fenĂȘtres ou baies, avec croisillons, persiennes ou verriĂšres multicolores. Il y a souvent un Ă©tage avec des chambres ou plus gĂ©nĂ©ralement un grenier (remise Ă  meuble ou, en milieu rural, entrepĂŽt de produits de la ferme), parfois lui aussi dotĂ© d'une vĂ©randa ornĂ©e de garde-corps de paliers ouvragĂ©s. Le toit en tĂŽle Ă  quatre pans en pignon (quelquefois avec un faux-pigeonnier) et surmontĂ© de faux-pinacles ou faux-paratonnerres. Les maisons les plus travaillĂ©es disposent de marquises au-dessus des portes ou des fenĂȘtres. Le sol est en plancher.
  • une ou plusieurs annexes servant de caves (cellier, rĂ©serve Ă  denrĂ©es, mĂ»risserie), d'ateliers, d'ateliers ou d'abris pour les outils ou les matĂ©riaux, de cuisine qui sont ainsi gĂ©nĂ©ralement sĂ©parĂ©es du bĂątiment principal, de sanitaires, de logements pour les employĂ©s de maison ou ouvriers agricoles.

Galerie de photos

Codes

La Nouvelle-CalĂ©donie a pour codes :

Notes et références

  1. ↑ À paritĂ© avec l'euro
  2. ↑ Les diffĂ©rents types de collectivitĂ©s en outre-mer
  3. ↑ CE 13 dĂ©cembre 2006, N° 279323 : « ConsidĂ©rant, en second lieu, que la Nouvelle-CalĂ©donie n'est pas rĂ©gie par le titre XII de la Constitution relatif aux collectivitĂ©s territoriales de la RĂ©publique mais par son titre XIII, qui lui est spĂ©cifiquement consacrĂ© et que son organisation et ses compĂ©tences sont dĂ©terminĂ©es, dans le respect de l'accord signĂ© Ă  NoumĂ©a le 5 mai 1998, par la loi organique du 19 mars 1999, laquelle ne la qualifie pas de collectivitĂ© territoriale Â»
  4. ↑ JoĂ«l DauphinĂ© en fait un rĂ©cit dĂ©taillĂ© dans son livre intitulĂ© Canaques de la Nouvelle-CalĂ©donie Ă  Paris en 1931 - de la case au zoo (Ă©d. L'Harmattan - 1998)
  5. ↑ Chiffres clĂ©s gĂ©ographiques sur le site de l'ISEE
  6. ↑ « Un archipel du Pacifique sud Â», prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la Nouvelle-CalĂ©donie sur le site du vice-rectorat
  7. ↑ RĂ©fĂ©rences : IGN (carte sur le GĂ©oportail) et document du gouvernement français prĂ©sentant la Nouvelle-CalĂ©donie (bien que le document annonce des altitudes contradictoires de 1 628 m et 1 629 m).
  8. ↑ PrĂ©sentation de Tiga sur le site du SAGE des Îles LoyautĂ©
  9. ↑ PrĂ©sentation des Ăźles Belep sur oceandots
  10. ↑ Superficie des communes sur le site de l'ISEE
  11. ↑ « La Moqueuse aux Chesterfield Â», site du ministĂšre de la DĂ©fense
  12. ↑ PrĂ©sentation des Ăźles Chesterfield
  13. ↑ Zone des rĂ©cifs d'Entrecasteaux sur le site du projet du lagon calĂ©donien au patrimoine mondial de l'UNESCO
  14. ↑ (en) PrĂ©sentation des rĂ©cifs d'Entrecasteaux
  15. ↑ Slogan touristique assez rĂ©pandu, il a Ă©tĂ© repris dans un livre de vulgarisation ocĂ©anographique publiĂ© par l'IRD comprenant plus de 500 photographies du lagon calĂ©donien et prĂ©facĂ© par Luc Besson : P. Laboute, M. Feuga, R. Grandperrin, Le Plus Beau lagon du monde, Ă©d. AlizĂ©s, NoumĂ©a, 1991, 272 p., rĂ©Ă©ditĂ© en 1999 par les Ă©ditions Catherine Ledru.
  16. ↑ Zone d'OuvĂ©a et Beautemps-BeauprĂ© sur le site du projet du lagon calĂ©donien au patrimoine mondial de l'UNESCO
  17. ↑ « Les lagons de Nouvelle-CalĂ©donie : diversitĂ© rĂ©cifale et Ă©cosystĂšmes associĂ©s Â», PrĂ©sentation du site sur le site officiel de l'UNESCO
  18. ↑ [pdf] J-L. Maitrepierre, « Impact du rĂ©chauffement global en Nouvelle-CalĂ©donie Â», MĂ©tĂ©o France, 2006
  19. ↑ [pdf] Fiche sur le climat par l'ISEE
  20. ↑ a , b  et c  DonnĂ©es mĂ©tĂ©orologiques moyennes pour la Nouvelle-CalĂ©donie donnĂ©es par meteo.msn.com
  21. ↑ a  et b  Quelques records mĂ©tĂ©orologiques sur le site de MĂ©tĂ©o France
  22. ↑ Population lĂ©gale au recensement 2004 sur le site de l'ISEE
  23. ↑ a  et b  Synthùse du recensement de 2004 par l'ISEE
  24. ↑ DonnĂ©es statistiques gĂ©nĂ©rales du recensement de 1996
  25. ↑ Chiffres gĂ©nĂ©raux sur la population sur le site de l'ISEE
  26. ↑ CNIL, DĂ©libĂ©ration n° 2009-317 du 7 mai 2009 portant avis sur un projet d'arrĂȘtĂ© relatif au traitement automatisĂ© rĂ©alisĂ© Ă  l'occasion du recensement de la population de Nouvelle-CalĂ©donie en 2009, publiĂ© au Journal officiel du 26 juillet 2009
  27. ↑ Rapport parlementaire nÂș972 du 9 juin 1998 relatif Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie prĂ©sentĂ© par Catherine Tasca.
  28. ↑ E. Tawil, « La "laĂŻcitĂ© française" face aux principes communs des relations Églises-État en Europe Â», 30/04/2007, p.16-17
  29. ↑ Constitution, Titre XIII: Dispositions transitoires relatives Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie, Articles 76 et 77
  30. ↑ Historique institutionnelle sur le site du CongrĂšs de la Nouvelle-CalĂ©donie
  31. ↑ JO n° 68 du 21 mars 1999 page 4 197
  32. ↑ ArrĂȘtĂ© du 30 octobre 2008 du ministre de l'IntĂ©rieur, de l'Outre-mer et des CollectivitĂ©s territoriales MichĂšle Alliot-Marie et du secrĂ©taire d'État Ă  l'Outre-mer Yves JĂ©go portant nomination du commissaire dĂ©lĂ©guĂ© de la RĂ©publique pour la province Sud auprĂšs du haut-commissaire de la RĂ©publique en Nouvelle-CalĂ©donie, JORF n°0260 07/11/2008
  33. ↑ « Un nouveau commissaire dĂ©lĂ©guĂ© pour la province Nord Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 25/09/2009
  34. ↑ [pdf]Organigramme de la Subdivision administrative Îles LoyautĂ©
  35. ↑ Le rĂŽle du gouvernement dĂ©fini sur le site officiel du gouvernement
  36. ↑ Carte des aires coutumiùres
  37. ↑ Article 1.5 de l'Accord de NoumĂ©a
  38. ↑ M. Baltzer, « Le pays a son hymne et sa devise Â», Les Nouvelles CalĂ©doniennes, 27/06/2008
  39. ↑ Les attributions du Haut-commissaire sur le site officiel du Haut-commissariat
  40. ↑ Les trois subdivisions administratives de la Nouvelle-CalĂ©donie sur le site officiel du Haut-commissariat
  41. ↑ Site officiel du Vice-rectorat
  42. ↑ Site du GSMA-NC
  43. ↑ Page de la gendarmerie sur le site officiel des FANC
  44. ↑ La page de l'armĂ©e de terre sur le site officiel des FANC
  45. ↑ PrĂ©sentation des unitĂ©s de la Marine en Nouvelle-CalĂ©donie
  46. ↑ La Page de l'armĂ©e de l'air sur le site officiel des FANC
  47. ↑ Site officiel du Consulat gĂ©nĂ©ral d'Australie
  48. ↑ Liste des consulats en Nouvelle-CalĂ©donie sur le site de l'UniversitĂ©
  49. ↑ Publication dans le bulletin de l’Union Française des GĂ©ologues - 2003
  50. ↑ Site officiel des Archives de Nouvelle-CalĂ©donie
  51. ↑ a  et b  « Le circuit historique. Une promenade dans NoumĂ©a Â» sur le site officiel de la ville.
  52. ↑ PrĂ©sentation de la mĂ©diathĂšque de RiviĂšre SalĂ©e sur le site officiel de la ville de NoumĂ©a.
  53. ↑ PrĂ©sentation du musĂ©e de la Nouvelle-CalĂ©donie sur le site du GIE Nouvelle-CalĂ©donie Tourisme Point Sud
  54. ↑ PrĂ©sentation du MusĂ©e de l'histoire maritime de NoumĂ©a sur le site officiel de la mairie d'Albi, villes d'origine de La PĂ©rouse.
  55. ↑ PrĂ©sentation du musĂ©e du Bagne sur le site officiel de l'association « TĂ©moignages d'un passĂ© Â»
  56. ↑ PrĂ©sentation du ThĂ©Ăątre de l'Île sur le site officiel de la ville de NoumĂ©a.
  57. ↑ PrĂ©sentation du ThĂ©Ăątre de Poche et du Centre d'Art sur le site officiel de la ville de NoumĂ©a.
  58. ↑ Historique du Conservatoire de musique de Nouvelle-CalĂ©donie sur le site officiel de la ville de NoumĂ©a.
  59. ↑ PrĂ©sentation des enseignements sur le site officiel du Conservatoire de musique de Nouvelle-CalĂ©donie.
  60. ↑ Page de prĂ©sentation des Loisirs et cultures du territoire sur le site officiel du Vice-Rectorat
  61. ↑ PrĂ©sentation du CafĂ© musiques Le Mouv' sur le site officiel de la ville de NoumĂ©a.
  62. ↑ a  et b  Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Le Petit FutĂ©, p.83
  63. ↑ Site officiel du CinĂ©City
  64. ↑ Le Chapito de Nouvelle-CalĂ©donie
  65. ↑ Site du festival Live en AoĂ»t
  66. ↑ Site du festival Femmes Funk
  67. ↑ Association pour l'Ă©dition des Ɠuvres de Jean Mariotti
  68. ↑ Takata d'Aïmos
  69. ↑ Remords
  70. ↑ A bord de l'incertaine
  71. ↑ Le Dernier voyage du ThĂ©tis
  72. ↑ CARAKTERES n°33
  73. ↑ Site personnel
  74. ↑ Annonce sur son site personnel
  75. ↑ . [1]
  76. ↑ http://www.nicolas-kurtovitch.net/kurto_livre18.html
  77. ↑ Selim Lander [2]
  78. ↑ Ă©d. Grain de Sable/l’Herbier de Feu, NoumĂ©a, 2005
  79. ↑ M. PREVOSTO, « "Cö rĂš nĂŽĂŽ mwĂą" : "Enlever la toiture de la maison" Â», Art Nature Project XXI
  80. ↑ « La case traditionnelle , symbole de la culture kanak Â», Blog : À l'ombre du banian, 08/02/2009
  81. ↑ « LA SOCIETE ET LA CULTURE KANAK ANCIENNES Â», site du Vice-rectorat de la Nouvelle-CalĂ©donie
  82. ↑ « La case ronde traditionnelle kanak Â», Wasapa l'art kanak
  83. ↑ « Le circuit historique. Une promenade dans NoumĂ©a Â» sur le site officiel de la ville.
  84. ↑ « Maison CĂ©liĂšres 2/3 : LE SAUVETAGE DE LA MAISON CELIERES ! Â», Les Chroniques d'une rapatriĂ©e, 10/02/2007
  85. ↑ « Maison CĂ©liĂšres 3/3 : LA MAISON CELIERES AUJOURD'HUI ! Â», Les Chroniques d'une rapatriĂ©e, 11/02/2007
  86. ↑ « Les maisons coloniales Â», Aster du Caillou

Bibliographie

  • Alban Bensa, La Fin de l'exotisme, Anacharsis, 2006, (ISBN 2-914777-24-8)([3])
  • Michel Millet, Carnets de campagne en Nouvelle-CalĂ©donie, prĂ©facĂ© par Alban Bensa, Anacharsis, 1878, (ISBN 2-914777-14-0) ([4])
  • Alban Bensa et Jean-Claude Rivierre, Histoires canaques., CILF, 1983, (ISBN 2-85319-114-1) (histoires bilingues français et paicĂź ou cemuhĂź)
  • RoselĂšne Dousset-Leenhardt, Colonialisme et contradictions, Nouvelle-CalĂ©donie 1878-1978. Les causes de l'insurrection de 1878., L'Harmattan, 1978, (ISBN 2-85802-053-1)
  • Henri Perron, CalĂ©donie sur parole... À l'Ă©coute de Parawy Reybas et des autres..., Grain de Sable, 1998.
  • JoĂ«l DauphinĂ©, Les spoliations fonciĂšres en Nouvelle-CalĂ©donie (1853-1913), L'Harmattan, 1989.
  • JĂ©rĂŽme Cazaumayou et Thomas De Deckker, Gabriel PaĂŻta, tĂ©moignage Kanak. D'Opao au pays de la Nouvelle-CalĂ©donie. 1929-1999, L'Harmattan, Mondes OcĂ©aniens, 1999, (ISBN 2-7384-8189-2).
  • Jone Passa, De l'ethnique au national et du national Ă  l'ehtnique (ou de la douleur d'ĂȘtre colonisĂ©), Annales de dĂ©classement I:1, 2005.
  • Jules Garnier, Voyage Ă  la Nouvelle-CalĂ©donie (1863-1866) Ă©d. du Cagou, NoumĂ©a 1990.
  • Didier Daeninckx Cannibales 1999

Liens externes

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