Nadar

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Nadar
Nadar (autoportrait)
Vers 1865: S√©rie Autoportrait ¬ę tournant ¬Ľ: Nadar; Animation: OxIxO (2010)

Gaspard-F√©lix Tournachon, dit Nadar, n√© le 6 avril 1820 √† Paris, mort le 21 mars 1910 dans la m√™me ville, est un caricaturiste, a√©ronaute et photographe fran√ßais.

Il publie √† partir de 1850 une s√©rie de portraits photographiques des artistes contemporains parmi lesquels Franz Liszt, Richard Wagner, Charles Baudelaire, Victor Hugo, Hector Berlioz, Gioachino Rossini, Sarah Bernhardt, Jacques Offenbach, George Sand, G√©rard de Nerval, Th√©odore de Banville, Jules Favre, Guy de Maupassant, √Čdouard Manet, Gustave Dor√©, Gustave Courbet, Lo√Įe Fuller, Zadoc Kahn, Charles Le Roux, Hector de Sastres, les fr√®res √Člis√©e Reclus et √Člie Reclus dont il est l'ami et Jean-Baptiste Corot.

Le pseudonyme Nadar sera réutilisé par son fils Paul, avec la permission de son père[1].

Sommaire

Biographie

Sa jeunesse

Grand, les cheveux roux, les yeux effar√©s, fantasque (sa devise est Quand m√™me[r√©f. n√©cessaire]) √† la jeunesse vagabonde. Il se d√©finit lui-m√™me comme ¬ę un vrai casse-cou, un touche-√†-tout, mal √©lev√© jusqu'√† appeler les choses par leur nom, et les gens aussi ¬Ľ.

Ses parents √©taient d'origine lyonnaise. Son p√®re, Victor Tournachon, √©tait imprimeur et libraire et s'√©tait install√© dans la capitale. Le jeune Gaspard-F√©lix fr√©quente diff√©rents internats de la r√©gion parisienne, alors que son p√®re conna√ģt des revers de fortune. Il √©tudie alors au lyc√©e Condorcet.

Dipl√īm√© de l'√Čcole des mines de Saint-√Čtienne en 1837[2], Gaspard-F√©lix commence des √©tudes de m√©decine √† Lyon[r√©f. n√©cessaire] ; cependant sans soutien financier, √† la mort de son p√®re, il se voit oblig√© d'y renoncer pour gagner le pain quotidien de sa famille, dont il a d√©sormais la charge et qui comprend sa m√®re et son jeune fr√®re cadet, Adrien Tournachon, plus jeune de cinq ans.

Il travaille dans diff√©rentes r√©dactions de journaux lyonnais, avant de revenir s'installer √† Paris, o√Ļ il effectue divers travaux dans de ¬ę petites feuilles ¬Ľ. Br√Ľlant les √©tapes, il fonde, en collaboration avec Polydore Millaud, un journal judiciaire, intitul√© L'Audience et fr√©quente le milieu de la jeunesse artistique, popularis√© par le roman de Murger : Sc√®nes de la vie de Boh√®me. Il commence √† y c√ītoyer des personnages comme G√©rard de Nerval, Charles Baudelaire et Th√©odore de Banville. Ses amis artistes, le surnomment Tournadar √† cause de son habitude de rajouter √† la fin de chaque mot de ses phrases la terminaison dar, d'une mani√®re tout √† fait fantaisiste[3], puis une abr√©viation transforme ce tic en pseudonyme Nadar.

La vie est tr√®s dure et il subsiste en utilisant divers exp√©dients ; il √©crit des romans, dessine des caricatures. Gr√Ęce √† l'aide financi√®re d'un ami, il se lance, √† dix-neuf ans, dans l'aventure de la cr√©ation d'une revue prestigieuse, Le Livre d'or, dont il devient le r√©dacteur en chef. Gr√Ęce √† ses relations, il s'assure la collaboration de personnalit√©s dont, Balzac, Alexandre Dumas, Th√©ophile Gautier, G√©rard de Nerval, Gavarni et Daumier. L'aventure est oblig√©e de s'arr√™ter au neuvi√®me num√©ro, malgr√© un succ√®s d'estime.

Le caricaturiste

Après cet échec, Gaspard-Félix reprend du service dans les gazettes comme caricaturiste. C'est lors d'un stage de dessin au journal satirique Le Corsaire-Satan qu'il découvre le crayon lithographique et abandonne la plume. À la veille de la révolution de 1848, il obtient la consécration avec son premier dessin-charge publié dans le journal Le Charivari.

Le 30 mars 1848, il s'engage avec son fr√®re dans la l√©gion polonaise, pour porter secours √† la Pologne. Son passeport est au nom de Nadarsky. Il est fait prisonnier et mis au labeur dans une mine, puis il refuse le rapatriement gratuit et revient √† pied. Deux mois plus tard, il sera de retour √† Paris, coiff√© d'une chapka de couleur groseille, apr√®s un long voyage lors duquel il fut arr√™t√© en Saxe par des repr√©sentants du gouvernement prussien.

Rapidement après son retour, il est contacté pour se mettre au service du gouvernement provisoire, et il est engagé comme agent secret par l'éditeur Jules Hetzel, alors chef du cabinet du ministre des Affaires étrangères. Sa soif d'aventures inassouvie, malgré son expérience polonaise, il part se renseigner sur les mouvements de troupes russes à la frontière prussienne.

De retour √† Paris, il reprend ses activit√©s de caricaturiste aupr√®s de petits journaux, cependant sa renomm√©e s'√©tablit peu √† peu, et √† partir de 1851, il s'att√®le √† un grand projet de Mus√©e des gloires contemporaines, pour lequel, avec l'aide de plusieurs collaborateurs, il rencontre les grands hommes du moment afin de les dessiner. L'ensemble de ce travail, concerne plus de trois cents grands hommes de l'√©poque sur un total de plus de 1 000 vignettes et constitue un panth√©on qui lui apportera la notori√©t√©, sous le nom de Panth√©on Nadar en quatre feuillets.

Illustrations

  • Les Binettes contemporaines[4];
  • Les r√™veries d'un √©tameur
  • Les petites affiches du tintamarre‚Ķ, par Joseph Citrouillard, revues par Commerson, pour faire concurrence √† celles d'Eug√®ne de Mirecourt, portraits par Nadar, 10 vol., 1854-1855.

Le photographe

L'atelier de Nadar au 35, boulevard des Capucines, en 1860.
Nadar, 1854.

Sa nouvelle aisance lui permet d'emm√©nager au dernier √©tage d'un immeuble de la rue Saint-Lazare, o√Ļ il peut disposer d'un atelier b√©n√©ficiant de la lumi√®re naturelle. C'est dans ce studio que seront r√©alis√©s ses chefs-d'Ňďuvre, continuant l'Ňďuvre des portraits, entreprise avec la caricature, mais maintenant continu√©e avec une nouvelle technique : la photographie.

√Ä partir de cette √©poque, la technique du portrait est ma√ģtris√©e et les travaux sont de qualit√©. Les prix √©voluent √† la baisse. De nombreux studios ouvrent et les personnalit√©s ‚ÄĒ les √©lites du monde des arts, des lettres mais aussi de la politique, du th√©√Ętre et m√™me de l'√Čglise ‚ÄĒ peut-√™tre attir√©s par leur c√īt√© narcissique, n'h√©sitent pas √† ¬ę se faire tirer le portrait ¬Ľ. Ce sont ces Ňďuvres que l'on retrouve chez les papetiers sous forme d'estampes et de photographies.

En 1854, il se marie avec Ernestine, jeune femme issue d'une riche famille protestante, mais malgr√© le mariage, il continue d'offrir l'hospitalit√© √† ses nombreux amis, comme √† l'√©poque de la boh√®me. √Ä cette √©poque, Nadar se brouille avec son fr√®re cadet, qui s'√©tait lui aussi lanc√©, avec son appui, dans le m√©tier de photographe-portraitiste, mais voulait aussi utiliser le nom de ¬ęNadar¬Ľ. Il s'ensuivit un proc√®s.

Nadar souhaite que l'appareil de photographie puisse d√©sormais √™tre emport√© √† l'ext√©rieur et en voyage, aussi facilement que le chevalet du peintre, il va commencer aussi √† exp√©rimenter la photographie embarqu√©e dans un ballon, il fut donc aussi, d√®s 1858 le pionnier de la photographie a√©rienne, avec ses vues du Petit Bic√™tre. Daumier repr√©senta Nadar op√©rant avec difficult√© lors d'une ascension a√©rienne, avec cette l√©gende pr√©monitoire : Nadar, √©levant la photographie √† la hauteur de l'Art le 25 mai 1862.

En 1860, manquant de place, Nadar déménage de la rue Saint-Lazare au boulevard des Capucines. Il fait installer au fronton de son immeuble une immense enseigne, dessinée par Antoine Lumière et éclairée au gaz.

Le flash au magnésium

Photographie des Catacombes de Paris, avec utilisation de lumière artificielle. Le temps de pose nécessaire est de 20 minutes, ce qui explique l'utilisation de mannequins.

Il exp√©rimente l'√©clairage √† la poudre de magn√©sium, plus facile √† br√Ľler qu‚Äôen bloc. Complexe √† mettre en Ňďuvre, ce proc√©d√©, qui consiste √† br√Ľler de la poudre de magn√©sium, s‚Äôav√®re tr√®s dangereux car le magn√©sium est tr√®s inflammable et d√©gage beaucoup de fum√©e. De plus, le d√©clenchement du flash se faisant manuellement, il arrivait qu'il ne se produise pas au bon moment (trop t√īt ou trop tard). Nadar tente ensuite une nouvelle exp√©rience comme il le d√©crit dans son livre ¬ę Quand j‚Äė√©tais photographe ¬Ľ :

¬ę Je tentai de tamiser ma lumi√®re en pla√ßant une glace d√©polie entre l'objectif et le mod√®le, ce qui ne pouvait m'amener √† grand chose ; puis plus pratiquement je disposai des r√©flecteurs en coutil blanc, et enfin un double jeu de grands miroirs r√©percutant par intermittences le foyer lumineux sur les parties ombr√©es. J'arrivai ainsi √† ramener mon temps de pose √† la moyenne diurne et finalement je pus obtenir des clich√©s √† rapidit√© √©gale et de valeur tout √† fait √©quivalente √† celle des clich√©s ex√©cut√©s quotidiennement dans mon atelier. ¬Ľ

Il effectue une d√©monstration pour le journal La Presse scientifique et d√©pose le brevet de photographie √† la lumi√®re artificielle en f√©vrier 1861. Nadar est conscient de la port√©e de son invention. D√©sormais, il est possible de r√©v√©ler au public le monde souterrain. Il le prouve en s'attaquant √† un nouveau chantier : la photographie des sous-sols de Paris, c'est-√†-dire les catacombes et les √©gouts.

En avril 1874, la premi√®re exposition des peintres impressionnistes se produit dans son studio. On lui en a souvent attribu√© l'organisation ; en fait, il s'agissait de son ancien studio qu'il louait. Il est aussi possible, mais non prouv√©, qu'il ait demand√© √† son locataire d'abriter les impressionnistes, mais il ne fut pas en tout cas l'organisateur de l'exposition.

Après la destruction de son atelier rouge, sa femme finance et gère, avec 20 personnes, l'aristocratique, rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Nadar a fustig√© les canons de repr√©sentation et, √©cŇďur√© par l'√©volution de la production raille ses concurrents, qui se contentent ¬ę d'un format √† peu pr√®s unique, singuli√®rement pratique pour l'espace de nos logements bourgeois. Sans s'occuper autrement de la disposition des lignes selon le point de vue le plus favorable au mod√®le, ni de l'expression de son visage, non plus que de la fa√ßon dont la lumi√®re √©claire tout cela. On installait le client √† une place invariable, et l'on obtenait de lui un unique clich√©, terne et gris √† la va-comme-je-te-pousse ¬Ľ.

L'aérostation

Nadar en ballon par Honoré Daumier, 1896.

Très curieux des nouveautés techniques de son temps, il se lança avec passion dans le monde des ballons.

En 1858, il r√©alise la premi√®re photographie a√©rienne de Paris, depuis un ¬ę vol captif ¬Ľ √† 80 m√®tres d'altitude, au-dessus du Petit-Bic√™tre (actuel Petit-Clamart). Il est oblig√© d'all√©ger au maximum et ne peut embarquer sa guillotine horizontale.

Les aventures de Nadar inspireront Jules Verne pour Cinq semaines en ballon √©crit en 1862. Un des h√©ros de De la Terre √† la Lune et Autour de la Lune ‚ÄĒ romans parus en 1865 et 1869 ‚ÄĒ s'appelle d'ailleurs Michel Ardan, anagramme de Nadar.

Voici comme Jules Verne le d√©crit :

¬ę C'est un homme de 42 ans, grand, mais un peu vo√Ľt√© d√©j√†, comme ces cariatides qui portent des balcons sur leurs √©paules. Sa t√™te forte, v√©ritable hure de lion, secouait par instants une chevelure ardente, qui lui faisait une v√©ritable crini√®re. Une face courte, large aux tempes, agr√©ment√©e d'une moustache h√©riss√©e comme les barbes d'un chat et de petits bouquets un peu √©gar√©s, un regard myope, compl√©mentaient cette physionomie √©minemment f√©line. ¬Ľ

‚ÄĒ extrait de De la Terre √† la Lune

En 1863, il fonde la Soci√©t√© d‚Äôencouragement de la navigation a√©rienne au moyen du plus lourd que l‚Äôair. Il fait construire un immense ballon, ¬ę Le G√©ant ¬Ľ, haut de 40 m√®tres et contenant 6 000 m¬≥ de gaz. Le 4 octobre, le premier vol du G√©ant a lieu √† Paris avec 13 personnes √† bord. Le ballon perd rapidement de la hauteur et atterrit √† Meaux, √† moins de 100 kilom√®tres de Paris. Il repart le 18 octobre avec sa femme. Dans les environs de Hanovre, le ballon atterrit durement et est entra√ģn√© sur 16 kilom√®tres. Nadar et son √©pouse sont gri√®vement bless√©s. Elle reste h√©mipl√©gique. D'autres tentatives auront lieu mais sans le succ√®s public escompt√©, or les passagers devaient lui permettre la rentabilit√© de l'affaire. Nadar doit donc arr√™ter l'aventure du G√©ant par manque d'argent.

Il fonde en 1867 avec d'autres passionnés comme lui, la revue L'aéronaute.

En 1870-1871, lors du si√®ge de Paris par les Allemands, il constitue de son propre chef la ¬ę Compagnie d‚ÄôA√©rostiers ¬Ľ avec Camille Legrand (dit Dartois) et Jules Duruof dont le but est la construction de ballons militaires pour les mettre √† la disposition du gouvernement. Ils √©tablissent un campement sur la place Saint-Pierre, au pied de la butte Montmartre, o√Ļ na√ģt la poste a√©rienne du si√®ge. Les ballons permettaient de surveiller l‚Äôennemi, d‚Äô√©tablir des relev√©s cartographiques et √©galement d‚Äôacheminer du courrier. Nadar baptise ses ballons : le George-Sand, l‚ÄôArmand-Barb√®s et le Louis-Blanc. C'est √† bord de l‚ÄôArmand-Barb√®s que L√©on Gambetta, ministre de l‚ÄôInt√©rieur, quitte Paris le 7 octobre 1870 pour regagner Tours afin d'y organiser la r√©sistance √† l‚Äôennemi. Au total, 66 ballons seront construits entre le 23 septembre 1870 et le 28 janvier 1871 qui transporteront 11 tonnes de courrier, soit 2,5 millions de lettres. Cinq des ballons seront captur√©s par l'ennemi. Cette premi√®re fabrication en s√©rie d'a√©ronefs, marque officiellement la naissance de l'industrie a√©ronautique. Deux ¬ę usines ¬Ľ avaient √©t√© install√©s dans les gares de chemin de fer r√©quisitionn√©es : les fr√®res Godard √† la gare de Lyon et Dartois et Yon √† la gare du Nord.

√Ä la chute du r√©gime de Napol√©on III, il installe ¬ęr√©volutionnairement¬Ľ sa soci√©t√© dans le quartier de Montmartre sur la place Saint-Pierre[5] m√™me. Avec deux engins, le ¬ęNeptune¬Ľ et le ¬ęStrasbourg¬Ľ, il sera charg√© d'√©tudier les d√©placements de l'ennemi.

Les dernières années

Après l'épisode de la Commune, Nadar se retrouve complètement ruiné et redémarre une activité dans la photographie, mais pour réaliser avant tout des travaux qui lui assurent sa subsistance.

En 1886, il accompagne son fils Paul Tournachon[6] qui doit réaliser une interview du chimiste Eugène Chevreul, et en profite pour prendre des photos. Ce double travail, paru le 5 septembre dans le Journal illustré peut certainement être considéré comme le premier reportage photographique réalisé en même temps que l'entretien journalistique dont il assure l'illustration.

En 1887, il s'installe au manoir de l'Ermitage de la For√™t de S√©nart o√Ļ il accueille ses amis dans le besoin, jusqu'en 1894. Il est alors ruin√© et malade, mais errant et paisible. Cette m√™me ann√©e, √† l'√Ęge de 77 ans, Nadar d√©cide de tenter de nouveau sa chance. Il laisse √† son fils la gestion de ses affaires √† Paris, et fonde √† Marseille un atelier photographique. Nadar, ¬ędoyen des photographes fran√ßais¬Ľ devient dans la r√©gion de Marseille une v√©ritable gloire et se lie d'amiti√© avec l'√©crivain Fr√©d√©ric Mistral.

En 1900, il triomphe, √† l'Exposition Universelle de Paris, avec une r√©trospective de son Ňďuvre, organis√©e par son fils.

En 1904, Nadar revient √† Paris. Il y d√©c√®de le 21 mars 1910 √† quelques jours de ses 90 ans.

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Nadar, père et fils

Les relations entre le Félix Nadar et son fils, Paul, ont été compliquées. Marchant sur les traces de son père, Paul se lance dans la photographie à son tour, ce qui est l'occasion d'une collaboration étroite entre les deux hommes, qui ont notamment partagé leur atelier et réalisé ensemble une série de photographies du chimiste Eugène Chevreul en 1886. Toutefois, décalage de générations oblige, des divergences artistiques apparaissent entre le père et le fils. Tandis que Félix Nadar privilégiait les poses solennelles et graves, son fils avait une conception plus fantaisiste de la photographie. Loin des portraits figés que son père prend des peintres et des aristocrates, Paul utilise parfois des trucages et s'intéresse davantage aux gens du spectacle[7].

Son pseudonyme

Le pseudonyme Nadar fut utilisé pendant quelque temps par son frère Adrien pour ses photographies, sous les formes Nadar jeune et Nadar jne[1]. Cette signature provoqua la confusion et fut la cause d'un procès entre les deux frères, de mars 1856 à décembre 1857, qui permit à Félix d'être le seul utilisateur du pseudonyme. Ce procès fut l'un des premiers de ce genre, sur le statut d'auteur photographe[1].

Son fils, Paul, réutilisa le pseudonyme avec la permission de son père[1].

Ňíuvres

Photographies

  • Andr√© Barre, Nadar. 50 photographies de ses illustres contemporains, √©d. Julliard, 1994 (ISBN 2-260-01124-1)
  • Andr√© Barret, Nadar, √©d. Andr√© Barret, 155 pages

Livres

  • La Robe de D√©janire, 3 tomes, premi√®re √©dition publi√©e sous son nom F√©lix Tournachon, Recoules, Libraire-Commissionnaire, 1845 ; Michel L√©vy, 1862 ; E. Dentu, 1882, Texte sur Gallica.
  • Quand j'√©tais photographe, Editions du Seuil, 1994. (ISBN 2-02-022918-8)
  • √Ä terre et en l'air. M√©moires du "G√©ant", avec une introduction de M. Babinet, de l'Institut, E. Dentu Texte sur Gallica : 2e √©dition, 1865
  • L'H√ītellerie des Coquecigrues, E. Dentu,
  • Le Miroir aux Alouettes, Michel L√©vy fr√®res, 1859.
  • Quand j'√©tais √©tudiant, E. Dentu. Texte sur Gallica : √Čdition Michel L√©vy, 1861
  • Le Droit au vol, J. Hetzel, 1865.
  • La grande symphonie h√©roique des punaises, 1877.
  • Sous l'incendie, Edition Charpentier 1882.(ouvrage d√©di√© √† Elis√©e Reclus
  • Le monde ou on patauge, 1883.
  • Photographies, Tome 1.Editeur Arthur HUBSCHMID, pr√©face de Jean Fran√ßois Bory. Ce volume contient:

- Introduction générale - Introduction aux photographies - 600 photographies et leur légende - Petite anthologie des écrits sur la photographie.

Correspondance

  • Nadar, Correspondance, 1820-1851. Tome 1 (√©tablie et annot√©e par Andr√© Rouill√©). √Čditions Jacqueline Chambon, 1998.

Autres

La Bibliothèque historique de la Ville de Paris ainsi que le Musée Carnavalet se partagent un fonds Nadar consacré à l'aérostation, acheté par la Ville de Paris et composé d'environ 2500 manuscrits.

Notes

  1. ‚ÜĎ a, b, c et d Daniel Girardin, Christian Pirker, Controverses, une histoire juridique et √©thique de la photographie, Actes sud, Mus√©e de l'√Člys√©e, 2008 (ISBN 978742774326) 
  2. ‚ÜĎ articles.adsabs.harvard.edu
  3. ‚ÜĎ Il transforme ainsi, par un exemple tout √† fait invent√© ici, la phrase Le ciel est sombre, il va pleuvoir en Ledar cieldar estdar sombredar, ildar vadar pleuvoirdar.
  4. ‚ÜĎ http://books.google.fr/books?id=imwOAAAAQAAJ&dq=BINETTES%20CONTEMPORAINES&pg=PP7#v=onepage&q&f=false
  5. ‚ÜĎ http://www.sacre-coeur-montmartre.com/fr/saint-pierre.html
  6. ‚ÜĎ http://www.memoiredelaphoto.com/bio%20nadar.html
  7. ‚ÜĎ R√©trospective F√©lix et Paul Nadar, La norme et le caprice, exposition organis√©e par le Jeu de Paume au Ch√Ęteau de Tours, 2010.

Voir aussi

Bibliographie

  • Roger Greaves, Nadar ou le Paradoxe vital, Flammarion, Paris, 1980, 413 p. (ISBN 2-08-064278-2)
  • Andr√© Jammes, Nadar : introduction, rep√®res chronologiques, notes bibliographiques et techniques, Fondation nationale de la photographie, Paris, 1982, 139 p. (ISBN 2-85107-103-3)
  • James H. Rubin, Nadar (traduit de l'anglais par Jacques Guiod), Phaidon, Paris, 2001, 125 p. (ISBN 0-7148-9275-0)
  • Roger Greaves, Nadar quand m√™me !, Ed. d'En Face-Jacques Reich, Paris, 2010, 298 p. (ISBN 978-2-35246-019-0)
  • St√©phanie de Saint Marc, Nadar, Gallimard, ¬ę NRF Biographies ¬Ľ, Paris, 2010, (ISBN 9782070781003)

Filmographie

  • Nadar photographe, film r√©alis√© par Stan Neumann, le Mus√©e d'Orsay, la SEPT-ARTE, les Films d'ici, R√©union des Mus√©es Nationaux, 1994, 26' (VHS)

Liens externes

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  • nadar ‚ÄĒ verbo intransitivo 1. Mantenerse y avanzar (una persona o un animal) en el agua, moviendo el cuerpo continuamente: Nadamos un rato en el r√≠o. 2. Flotar (una cosa) en [un l√≠quido] ‚Ķ   Diccionario Salamanca de la Lengua Espa√Īola

  • nadar ‚ÄĒ de nadar de costas, nadar de bru√ßos. nadar em nadava em dinheiro ‚Ķ   Dicionario dos verbos portugueses

  • Nadar ‚ÄĒ puede referirse a: Nataci√≥n, acci√≥n. El periodista, ilustrador y caricaturista, pero sobre todo fot√≥grafo franc√©s Gaspard F√©lix Tournachon conocido como Nadar. Esta p√°gina de desambiguaci√≥n cataloga art√≠culos relacionados con el mismo t√≠tulo. Si… ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • nadar ‚ÄĒ Se conjuga como: amar Infinitivo: Gerundio: Participio: nadar nadando nadado ¬† ¬† Indicativo ¬† presente imperfecto pret√©rito futuro condicional yo t√ļ √©l, ella, Ud. nosotros vosotros ellos, ellas, Uds. nado nadas nada nadamos nad√°is nadan nadaba… ‚Ķ   Wordreference Spanish Conjugations Dictionary

  • Nadar ‚ÄĒ Nadar, F√©lix Tournachon, genannt N., Schriftsteller, Zeichner und Luftschiffer, geb. 5. April 1820 in Paris, studierte in Lyon Medizin, wurde sp√§ter in Paris Schriftsteller, auch Zeichner, war beim Theater und selbst in der Industrie t√§tig,… ‚Ķ   Meyers Gro√ües Konversations-Lexikon

  • Nadar ‚ÄĒ Nadar, Pseudonym von Felix Tournachon (s.d.) ‚Ķ   Kleines Konversations-Lexikon

  • Nadar ‚ÄĒ ¬† [na dar], eigentlich Gaspard F√©lix Tournachon [turna  É…ĒŐÉ], franz√∂sischer Karikaturist und Fotograf, * Paris 6. 4. 1820, ‚úĚ ebenda 21. 3. 1910; begann als Journalist, zeichnete Karikaturen Pariser Intellektueller f√ľr franz√∂sische Zeitschriften (u ‚Ķ   Universal-Lexikon

  • nadar ‚ÄĒ v. intr. 1.¬†Flutuar e mover se na √°gua (ajudando se com os bra√ßos e as pernas). 2.¬†Boiar. 3.¬†Estar submerso. 4.¬† [Figurado] Engolfar se. 5.¬†Ter abundantemente o gozo de ‚Ķ   Dicion√°rio da L√≠ngua Portuguesa


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