Métro de Moscou

55° 38′ 15″ N 37° 37′ 17″ E / 55.6376, 37.6214

Métro de Moscou
Московский метрополитен
Image illustrative de l'article Métro de Moscou

Situation Drapeau de la Russie Moscou
Type Métro
Entrée en service 15 mai 1935
Longueur du réseau 301,2 km[1]
Lignes 12
Stations 182[1]
Fréquentation 6,5 millions voyageurs/jours (2009)[1]
Écartement des rails 1 520 mm
Exploitant Moskovsky Metropoliten
Vitesse moyenne 41,55 km/h
Vitesse maximale 120 km/h
Réseaux connexes Tramway de Moscou
Plan du métro de Moscou en 2010

Le métro de Moscou (dont le nom officiel est « Métropolitain de Moscou V. I. Lénine de l'Ordre du Drapeau rouge ») désigne l'ensemble des lignes du métropolitain de Moscou (Russie).

Le métro de Moscou est, après le métro de Tokyo depuis quelques années, celui transportant le plus de passagers au monde : 2,4 milliards de passager en 2009, soit quelque 6,5 millions par jour, avec un pic le 29 décembre à 8,952 millions[2]. C'est plus que le métro de New York et le métro de Londres réunis. Le métro de Moscou est aussi réputé pour la profondeur de ses tunnels, pour sa grande efficacité et pour ses nombreuses stations riches en ornements avec ses remarquables exemples de l'art de l'époque du réalisme socialiste. On appelle d'ailleurs ces stations les « palais souterrains ».

Beaucoup de stations de ce métro ont changé de nom, certaines même plusieurs fois. Le métropolitain lui-même portait initialement le nom de Lazare M. Kaganovitch et ce n'est qu'en 1955 qu'on lui attribua le nom actuel de V. I. Lénine. Après 1992, le moyen de transport moscovite est plus simplement appelé « Métro de Moscou ». Le métro de la capitale russe compte 182 stations réparties sur 12 lignes et 301,2 kilomètres de voies. Le système est géré par l'entreprise publique GUP dont le président depuis 1995 est Dmitri Vladimirovitch Gaev.

Sommaire

Le réseau

Le métro de Moscou est l'un des plus fréquentés au monde.

Le métro de Moscou est composé de douze lignes d'une longueur totale de 301,2 kilomètres desservant 182 stations.

Chaque ligne est identifiée par un nom, une couleur et un chiffre (à l'exception de la ligne Boutovskaïa qui possède l'identifiant "L1"). Les annonces vocales dans les trains se réfèrent aux noms des lignes tandis que dans l’usage courant, les gens indiquent leur couleur. Cependant, les lignes 10 (ligne Lyoublinskaïa) et 11 (Ligne Kakhovskaïa) font exceptions puisque qu’on leur a assigné des tons de vert similaires à celui de la ligne 2 (ligne Zamoskvoretskaïa). La plupart des lignes s’étendent au-delà des limites de la ville, exceptée la ligne 5 (ligne Koltsevaïa). Cette dernière est une ligne circulaire de 19,4 km qui relie toutes les lignes sauf Boutovskaïa et Kakhovskaïa. Sur toutes les lignes, les voyageurs peuvent déterminer la direction du train selon les annonces vocales. Sur les lignes radiales, une voix masculine indique un déplacement vers le centre tandis qu’une voix féminine indique un déplacement vers la périphérie (astuce mnémonique : « votre patron vous appelle au travail et votre femme vous rappelle à la maison »). Sur la ligne circulaire, la voix masculine indique un déplacement dans le sens des aiguilles d’une montre et une voix féminine indique un déplacement dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. De plus, il y a dans le métro de Moscou une grande quantité de pancartes, signes et tableaux divers permettant aux passagers de s'orienter. La transcription du cyrillique est le plus souvent présente afin de faciliter la compréhension des touristes.

Le pont Smolenski où passe la ligne Filiovskaïa

Une grande partie des voies et des stations se trouvent sous terre mais il y a cependant des exceptions. Ainsi, la ligne Filiovskaïa possède de longues sections aériennes ou au sol de la station Stoudentcheskaïa à la station Kountsevskaïa avec 7 stations extérieures. De même pour le pont métropolitain entre les stations Smolenskaïa et Kievskaïa. La ligne Boutovskaïa du métro léger s'étend sur les 3/4 à la surface et ne possède sous terre que la station Oulitsa Starokachalovskaïa. Il y a de même des sections aériennes sur la ligne Tagansko-Krasnopresnenskaïa (station Vykhino et une partie du parcours Tekstilchtchiki-Volgogradski prospekt) et sur la ligne Arbatsko-Pokrovskaïa (station Izmaïlovskaïa et Kountsevskaïa.

À part le pont métropolitain de la ligne Filiovskaya, il y a le pont traversant la rivière Iaouza sur la ligne Sokolnitcheskaïa (entre la station Preobrajenskaïa Plochtchad et Sokolniki, sur la ligne Zamoskvoretskaïa (entre Avtozavodskaïa et Kolomenskaïa) et le plus célèbre : le pont métropolitain couvert où se trouve la station Vorobevy Gory (reconstruite en 1983 et 2002).

La distance moyenne entre les stations est de 1 800 mètres : la plus petite est de 502 mètres entre Delovoï tsentr et Mejdounarodnaïa et la plus longue de 3 413 mètres entre Volgogradski prospekt et Tekstilchtchiki. L'espacement important des stations permet une vitesse commerciale élevée (41,6 km/h).

Les stations sont construites, depuis la création du métro, avec des quais d'une longueur minimum de 155 mètres permettant d'accueillir des rames de 8 voitures. Les seules exceptions sont les stations de la ligne Filiovskaya — sauf Kountsevskaïa — qui ne peuvent accueillir que des rames de 6 voitures.

La descente vers les stations du métropolitain et la montée à la surface s'effectue à l'aide d'escalators et de marches d'escaliers. Dans des stations de la ligne Boutovskaïa et dans la station Stroguino ont été construits des ascenseurs pour les personnes à mobilité réduite. Dans les stations Altoufievo et Stroguino ont été installés pour leur confort des rampes ambulantes spéciales dans les escaliers.

Beaucoup de vieilles stations ont leur propre vestibule souterrain. Néanmoins du temps du développement actif du réseau métropolitain, leur construction fut considérée comme économiquement non conforme et peu pratique. Les stations ont alors arrêté d'être construites avec ces vestibules coûteux souvent joints à des passages piétons souterrains.

Dans le métro de Moscou sont exploités des rames vieilles de trois générations et aujourd’hui la rénovation du matériel du métro va bon train. Les plus vieilles et celles qui sont hors service sont retirées de la circulation, les moins vieilles sont modernisées et beaucoup de nouvelles rames sont achetées.

Les lignes du métro de Moscou

Nom
en français
Numéro
et couleur
Nom en russe Année
d'ouverture
Dernière
prolongation
Longueur Stations
Sokolnitcheskaïa 1 rouge Сокольническая 1935 1990 26,2 km 19
Zamoskvoretskaïa 2 vert Замоскворецкая 1938 1985 36,9 km 20
Arbatsko-Pokrovskaïa 3 bleu Арбатско-Покровская 1938 2009 44,3 km 21
Filiovskaïa 4 bleu Филёвская 1958* 2006 14,9 km 13
Koltsevaïa 5 marron Кольцевая 1950 1954 19,4 km 12
Kaloujsko-Rijskaïa 6 orange Калужско-Рижская 1958 1990 37,8 km 24
Tagansko-Krasnopresnenskaïa 7 pourpre Таганско-Краснопресненская 1966 1975 35,9 km 19
Kalininskaïa 8 jaune Калининская 1979 1986 13,1 km 7
Serpoukhovsko-Timiriazevskaïa 9 gris Серпуховско-Тимирязевская 1983 2002 41,2 km 25
Lioublinsko-Dmitrovskaïa 10 vert Люблинско-Дмитровская 1995 2010 23,7 km 14
Kakhovskaïa 11 bleu Каховская 1995 1969** 3,3 km 3
Boutovskaïa L1 bleu Бутовская 2003 2003 5,5 km 5
Total : 301,2 km 182

* La ligne Filiovskaya a été ouverte en 1958 mais quelques stations fonctionnaient déjà en 1935.
** Les stations Kachirskaïa, Varchavskaïa et Kakhovskaïa ont été inaugurées le 11 août 1969 mais se trouvaient jusqu'au 20 novembre 1995 sur la ligne Zamoskvoretskaïa.

  • Administrativement, dans le système du métropolitain de Moscou se trouve aussi le monorail (M1) entre les stations Timiryazevskaïa (ligne 9) et VDNKh (ligne 6). Il n'y a cependant aucune connexion technologique entre le métropolitain et le monorail, et le voyage par ce dernier requiert un paiement séparé.

Histoire

L'idée d'un métro à Moscou avait déjà séduit le tsar réformateur Alexandre II en 1870. Mais son assassinat enterra le projet.

On parla pour la première fois d'un métro à Moscou en 1875 quand est apparue l'idée de construire une ligne de la gare de Koursk aux bois Marinoï en passant par la place Loubyanskaïa et la place Pouchkine. Mais l'idée ne s'est pas concrétisée.

Le premier projet du métro de Moscou a été établi en 1901. En 1902, les ingénieurs P. Balinski et E. Knorre ont proposé un projet selon lequel le métro devait joindre le centre administratif de Moscou et la barrière de Tver grâce à des lignes souterraines. Cependant, le conseil municipal rejeta le projet. Les députés favorisèrent le tramway déjà existant. D'autres projets ont été proposés jusqu'à la Première Guerre mondiale. En 1925, le projet de Myasnitski a été établi mais non réalisé.

L'augmentation du nombre de personnes se déplaçant par les transports en commun a accéléré la décision de construire le métropolitain. Le 15 juin 1931, le plénum du TSK VKP(B) prend la décision de construire le métro. Celui-ci porte donc le nom de « Métropolitain L. M. Kaganovitch ». Pour le projet du métropolitain, on fit appel à des compagnies internationales célèbres comme Siemens Bauunion GmbH.

Construction du metro de Moscou

La première ligne a été ouverte le 15 mai 1935 et partait de la station Sokolniki jusqu'à la station Park Koultoury avec une bifurcation vers la station Smolenskaïa (cette bifurcation, la ligne « Arbatskaïa », allait en 1937 jusqu'à la station Kievskaïa en traversant la rivière Moskova sur un pont).

Jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale, deux autres stations ont été ouvertes. En mars 1938, la ligne « Arbatskaïa » a été prolongée jusqu'à la station Kourskaïa (aujourd'hui, ce tronçon est rattaché à la ligne Arbatsko-Pokrovskaïa).

En septembre 1938, la ligne « Gorkovsko-Zamoskvoretskaïa » qui allait de la station Sokol à la station « Plochtchad Sverdlova » (Teatralnaïa après 1992).

Les projets de construction d'une troisième ligne de métro ont été mis de côté pendant la Seconde Guerre mondiale. Deux autres tronçons ont été mis en place entre « Plochtchad Sverdlova » et « Zavod imeni Stalina » (Avtozavodskaïa après 1956 et entre Kourskaïa et « Izmaïlovski Park » (Partizanskaïa après 2005). Le premier tronçon traverse la rivière Moskova grâce à un tunnel profond ; les stations Paveletskaïa et Novokouznetskaïa n'ont été ouvertes que plus tard.

À l'automne 1941, le métropolitain de Moscou a été utilisé comme abris lors des bombardements et une partie des voitures a été enlevée. L'arrêt du comité gouvernemental daté du 15 octobre 1941 proposait la destruction des installations du métro en cas d'apparition de l'armée ennemie aux portes de Moscou.

Après la guerre commença la construction de la quatrième ligne du métropolitain de Moscou (la Ligne Koltsevaïa) et de la partie profonde de la ligne « Arbatskaïa » (de la station Plochtchad Revolyoutsii à la station Kievskaïa. Au début, il était prévu de construire la Ligne Koltsevaïa en suivant l'anneau Sadovoe (qui correspond à la limite du Moscou du XVIe siècle). La première section de la ligne (de la station Park Koultoury à la station Kourskaïa, 1950) est bien situé sous cet anneau. Mais plus tard il fut décidé de construire la partie nord de la ligne à 1km/1,5km de cette limite. De cette façon la ligne donne accès à sept des neuf gares de la ville. La deuxième section de la ligne (Kourskaïa-Belorusskaïa) fut ouverte en 1952 et la construction de la ligne fut achevée en 1954. La construction de la partie profonde de la ligne « Arbatskaïa » fut terminée au début de la Guerre froide. Les stations profondes devaient servir de nouveau d'abris contre les bombardements en cas de guerre nucléaire. Après l'accomplissement de la construction de la ligne en 1953, la partie supérieure de la ligne (de la station Plochtchad Revolyoutsii à la station Kievskaïa) a été fermée mais fut rouverte en 1958 en tant que segment de la Ligne Filiovskaya.

Schéma de la 1e file du métro de Moscou
Affiche de 1935

Par la suite le terme « file » n'était déjà plus employé, cependant quelques stations ouvertes en 1957-1958 sont rattachées à la « cinquième file ».

En 1955, le métropolitain de Moscou prend le nom de V. I. Lénine.

À la fin des années 1950-1960 a été développé la conception des axes radiaux, seulement unis à la ligne Koltsevaïa. C'est seulement en 1971 et 1975 que les segments ont été rattachés aux lignes diamétrales Kaloujsko-Rijskaïa et Tagansko-Krasnopresnenskaïa.

De la fin des années 1970 jusqu'au début des années 1990 sont incluses les lignes Kalininskaïa (1979-1986) et Serpoukhovsko-Timiryazevskaïa (1983-1994) qui furent construites d'après un projet semblable, partant de l'anneau et progressivement prolongées dans la direction inverse en passant par le centre et formant un nouveau diamètre.

De 1995 à aujourd'hui a été entreprise la tentative de faire sortir une partie des changements de métro hors des limites de l'anneau. Le projet a été attaqué avec la Ligne Lyoublinskaïa.

Ordres et récompenses du métropolitain de Moscou

  • 6 septembre 1947 : par décret du Soviet suprême de l'URSS, le métro est récompensé de l'ordre de Lénine pour son organisation modèle du travail, pour le transport de la population et la maîtrise des techniques mises en œuvre.
  • En 1985 : décoré de l'ordre du Drapeau rouge pour la maîtrise de l'exécution des plans du transport des passagers.

Métro 2

Carte supposée du Métro 2. Créé par le service de renseignements des États-Unis.

Bien que cela n'ait jamais été officiellement confirmé par les autorités russes, plusieurs études indépendantes suggèrent l'existence d'un deuxième réseau de tunnels sous juridiction militaire, le Métro 2 [3],[4], encore plus profond que le réseau « public », prévu pour l'évacuation de personnes clefs en cas d'attaque[5].

La construction de ce réseau aurait commencé sous Staline et était appelé Д6 (D6) par le KGB.

Des rumeurs prétendent que la longueur de ce réseau excède celle du métro « normal », qu'il comporte quatre lignes reliant le Kremlin, les quartiers généraux du FSB, le Ministère de la Défense ainsi que plusieurs autres installations stratégiques dont l'Aéroport Vnoukovo et la ville militaire de Krasnoznamensk. Il existerait aussi des entrées à ce réseau à partir de plusieurs édifices civils comme la Bibliothèque d'État, l'Université d'État de Moscou et au moins deux stations de métro régulières[5]. On spécule que ce réseau servirait à l'évacuation de l'élite politique et militaire en cas d'attaque. La seule jonction connue entre les deux réseaux de métro est derrière la station Sportivnaïa. Le dernier segment de ce réseau secret a été complété en 1997.

Les voies dans le métro-2 sont les mêmes que dans le métro ordinaire, c'est-à-dire 1524 mm. Cependant ces rails là sont probablement noyés dans le béton pour la possibilité du passage des automobiles. Sur la plus grande partie il n'y a pas de rail de contact, c'est pourquoi dans le métro-2 on utilise du matériel roulant spécialisé avec des locomotives électriques à accumulateur électrique rechargé par contact. La vitesse du déplacement des trains électriques sur les terrains avec le rail de contact est de 90 km/h, sur l'accumulateur en marche elle est de 15 km/h. Il y a aussi des informations quant à l'utilisation de trains à moteurs Diesel, lesquels se déplacent à 60 km/h.[réf. nécessaire]

Matériel

Rames de la série 81-740/741 (à gauche) et E à la station Alexandrovski Sad
Rame de la série 81-717/714 à la station Altufjewo

Les rames du métro de Moscou sont constituées d'un matériel identique à celui utilisé dans de nombreuses villes de l'ancienne union soviétique (Saint Pétersbourg, Novossibirsk, Minsk, Kiev, Kharkov, etc.) ainsi que dans les anciens pays de l'Est (Budapest, Prague, Sofia et Varsovie)

Le métro de Moscou circule sur une voie à l'écartement de 1 520 mm comme le reste du réseau ferré russe. Il est alimenté par troisième rail avec une tension de 825 volts continu.

Toutes les voitures, de la série E comme de la série 81, font 19,6 mètres de long et comportent 4 portes sur chaque face.

Toutes les rames du métro de Moscou hormis la série B ont été produites et sont modernisées par le combinat Metrovagonmach à Mytichtchi près de Moscou.

Les rames de la série 81-717/714 sont les plus nombreuses. Elles sont utilisées sur 8 lignes du réseau. Les plus anciennes ont été modernisées.

Liste des matériels mis en services

  • Série А/Б (« A/B ») : mise en service 1935-1975
  • Série В (« V ») : mise en service 1946-1961 (rames du métro de Berlin confisquées au titre des réparations des dommages de guerre)
  • Série Г (« G ») : mise en service 1940-1982
  • Série Д (« D ») ou 81-702 : mise en service 1955-1995
  • Série E ou 81-703/707/710 : mise en service à compter 1962
  • Série 81-717/714 : mise en service à compter 1977
  • Série 81-720/721 : mise en service à compter 1998
  • Série 81-740/81-741 : mise en service à compter 2003

Informations utiles

Heures d'ouverture

Le métropolitain de Moscou est ouvert de 5 h 25 à 1 h 00. Il faut tout de même prendre en considération que dans les stations comprenant 2 sorties ou plus, une seule est ouverte continuellement et que les autres sont soumises à un planning. À 1 h 00 précise, les escalators en direction des stations s'arrêtent. Les stations ne sont alors ouvertes que pour laisser les personnes sortir du métro. À 1 h 03, les derniers trains partent des terminus (1 h 04 pour les stations Stroguino et Aleksandrovski sad).

Il reste une chance pour les passagers en retard de quitter le centre de la ville vers la banlieue aux alentours de 1h20/1h30, heure à laquelle les derniers trains des lignes radiales passent par les stations du centre.

Pendant certains jour fériés (Pâques, fête de la ville, nouvel an, etc...) l'administration de la ville ou la direction du métropolitain prennent parfois la décision de prolonger les horaires d'ouverture du métro de Moscou. L'intervalle moyen entre les trains (du départ d'un train jusqu'au départ du suivant) est de 150 secondes, soient 2 minutes et demi. Le plus court intervalle, aux heures de pointe, est de 35 secondes, tandis que l'intervalle le plus long est de 10 minutes (par exemple la nuit ou le weekend). Sur les lignes peu fréquentées, les intervalles sont établis à 4-5 minutes. Aux stations Delovoï tsentr et Mejdounarodnaïa les trains partent toutes les 15 minutes.

Coût du voyage

Selon l'arrêt N°85 de la Commission Régionale Énergétique de Moscou daté du 5 décembre 2008, les tarifs suivants sont en vigueur dans le métropolitain de Moscou :

Style de ticket Prix en roubles
1 voyage 28
2 voyages 56
Occupation d'une place pour les bagages 28
1 voyage + l'occupation d'une place pour les bagages 56
5 voyages 135
10 voyages 265
20 voyages 520
60 voyages 1245
Carte mensuelle (pour 70 voyages) 1230
Ticket mensuel unique pour 4 moyens de transport, limité à 70 voyages pour le métro 2380
Smart-carte avec voyages illimités
Activation d'un mois pour les étudiants universitaires et étudiants ayant droit à la réduction sur le prix des voyages 350
Activation d'un mois de la Smart-carte 1710
Activation de 3 mois 3485
Activation d'un an 11430

Jusqu'au 1er janvier 2008, les tickets de 1, 2 ou 5 voyages possédaient une bande magnétique nécessaire pour passer par les portillons d'accès. De l'autre côté du ticket étaient imprimées toutes les informations utiles (délai de validité du ticket, nombre de voyages, dates et heures des passages par les tourniquets).

Depuis le 26 janvier 2008, ils ont été remplacés par les tickets « UltraLight » de type Mifare. Ces tickets sont valables pour 10, 20 ou 60 voyages. Les tickets « UltraLight » se valident par radio-identification, c'est-à-dire sans contact direct avec la machine (il est suffisant de présenter la carte vers la cible des validateurs).

Lorsque le ticket ne fonctionne pas correctement, il est nécessaire de représenter le ticket sur le validateur du portillon d'accès par lequel on vient de passer. Le contrôle de la quantité des voyages restants s'effectue à l'aide de terminaux spéciaux. Le nombre de voyages restant est indiqué lors du passage des billets « UltraLight » dans les tourniquets. Les cartes de transport sans contact (en russe : бесконтактные транспортные карты), ainsi que les cartes sociales moscovites, fonctionnent aussi par radio-identification. Après chaque passage par les portillons d'accès, la carte reste inactive durant les 8 minutes qui suivent. Les cartes magnétiques peuvent s'abîmer à cause du puissant champ magnétique des tourniquets. Dans ce cas, les cartes de transport peuvent être rétablies aux caisses du métropolitain sur présentation du ticket de caisse.

Obtention de renseignements et d'aide

Dans les stations du métropolitain de Moscou sont installées des bornes « SOS|info » destinées à connecter les passagers au centre d'information du métro de Moscou en cas d'urgence.

En plus de cette aide, il est aussi possible de recevoir des renseignements sur le fonctionnement du métropolitain par un opérateur. Le passager peut de même s'adresser à la personne en service dans chaque station. Ces personnes portent des uniformes avec un couvre-chef rouge. Dans les voitures se trouvent des interphones afin de joindre le conducteur du train. L'administration du métro de Moscou souhaite que dans un futur proche de tels interphones soient directement reliés au centre d'information.

Réseau téléphonique et internet dans les stations

Le réseau pour les téléphones portables couvre presque l'ensemble des stations de métro (voir : Couverture réseau des lignes(ru)). De même, la connexion couvre les correspondance et escalators.

En juin 2006, dans trois stations du métro de Moscou (Okhotny Riad, Teatralnaïa et Plochtchad Revolyoutsii) a commencé à être testé un réseau Wi-Fi, installé par la compagnie "Komstar-OTS".
En mars 2007 le service d'accès sans fil à Internet était lancé à l'exploitation commerciale. Le réseau Wi-Fi dans le métro De Moscou comprend 21 points d'accès, qui couvrent les halls et les passages entre les stations, les escaliers roulants et les vestibules du métro, en couvrant somme toute une surface de plus de 2 km². Le réseau est capable d'assurer la liaison simultanée pour 48 utilisateurs à la vitesse de 128 Kbit/s. Le Coût d'une heure de connexion au réseau est fixé à 5$.

Le métro de Moscou en chiffres

Chiffres de 2007 provenant du site officiel.

L'escalator de la station Park Pobedy (Le parc de la Victoire)
long de 126 m
Passagers 2,39 milliards
- passagers payant 1,17 milliard
La quantité maximum des voyageurs transportés
par le métropolitain en un jour
9,55 millions de passagers*
Revenus des billets 16 milliards de roubles (~ 590 millions $)
Longueur de lignes exploitées (pour les lignes à double sens) 301,2 km
Nombre de lignes 12
Ligne la plus longue 43,5 km (Ligne Arbatsko-Pokrovskaïa)
Ligne la plus courte 3,3 km (Ligne Kakhovskaïa)
Nombre de stations 182
- Stations de correspondance 61
- Correspondances 26
- En surface/estacade 16
Station la plus profonde Park Pobedy : 84 m
Station la moins profonde Pechatniki
Station la plus longue Vorobyovy Gory : 282 m
Stations comptant un vestibule 70
Vesibules 278
Escaliers mécaniques 634
- incluant le monorail 18
Longueur totale des escaliers mécaniques 66,8 km
Escalier mécanique le plus long Park Pobedy : 126 m
Surface de revêtement du sol 779 900 m²
- marbre 354 100 m²
- granit 71 500 m²
- autre type de dalles 214 100 m²
- autre 140 100 m²
Nombre de tourniquets 2418
Dépôts 15
Nombre de wagons inventoriés dans les dépôts
(en moyenne par jour)
4510
Nombre moyen de rames ayant circulé par jour 9702
Vitesse moyenne en exploitation  
- commerciale 41,55 km/h
- technique 48,9 km/h
Nombre de wagons (moyenne quotidienne) 4510
Nombre de voitures en service (moyenne quotidienne) 3438
Nombre moyen de passagers par voiture 50
Bouches d'aération 393
Employés du métro 35 623
- masculins 18 906
- féminins 16 717
Taux de ponctualité 99,98%
Intervalle minimum 90 secondes
Distance moyenne parcourue par passager 13,0 km


* Les jours de la célébration du 850 anniversaire de Moscou le métropolitain accepta jusqu'à 14 millions de voyageurs par jour, c'est le record absolu pour toute l'histoire du système)

Statistiques des réparations dans le métro

Données entre janvier et juillet 2007:
La quantité d'inscriptions, de dessins, graffitis et d'annonces des voyageurs dans les wagons et sur les escaliers roulants: plus de 2 millions

Remplacements et réparations dans les wagons du métro:
Banquettes: 15 302
Plafonds: 748
Vitres cassées ou fêlées: 900

Catastrophes et attentats dans le métropolitain de Moscou

Plaque commémorative des victimes de l'attentat de la station "Avtozavodskaïa"

Le métropolitain de Moscou se trouve être un des systèmes de métro les plus fiables au monde[6]. Cependant, il y a aussi dans son histoire des jours tragiques.

1977 : Premier attentat

Le premier attentat dans l'histoire du métropolitain de Moscou eut lieu le 8 janvier 1977. Ce jour-ci, il y eut 3 explosions quasi-simultanées. Cet incident se passa à 17 h 33 (heure moscovite) dans une voiture du métro entre les stations « Izmaïlovskaïa » et "Pervomaïskaïa". Il en résulta 7 morts et 37 blessés. Le convoi endommagé fut remorqué jusqu'à la station la plus proche, en l'occurrence la station « Pervomaïskaïa » qui fut alors fermée au public. Peu après, il y eut 2 autres explosions à Moscou : la première dans une épicerie de la rue Derjinski et la seconde dans la rue du 25 octobre.

L'information des attentats n'apparut que deux jours plus tard et fut relativement peu détaillée. Ceci mena d'ailleurs à l'apparition de nombreuses rumeurs. Trois mois plus tard, trois hommes furent accusés de l'organisation des explosions et arrêtés : Zatikian (organisateur de l'attaque), Stepanian et Bagdassarian. Le procès fut tenu secret, même pour la famille des accusés. On n'annonça à leurs proches ni la date, ni le lieu du jugement. Ils furent pourtant obligés de se présenter à Moscou mais ne purent être présents au tribunal. On ne leur divulgua que le verdict : la mort par fusillade. Aucun détail ne fut publié dans les déclarations officielles.
Zatikian se disait non coupable et nia jusqu'au bout. Stepanian avoua partiellement sa faute mais niait la participation de Zatikian au projet. Bagdassarian quant à lui reconnu tout.
L'arrêt de mort fut accéléré (les 3 accusés furent fusillés seulement 3 jours après la décision de justice). Selon certains, cette hâte sans précédent pour les années 1970 et le fait que le jugement soit tenu secret sont liées à la falsification complète de l'affaire par les organismes de KGB. Plusieurs personnes ont laissé à A.D.Sakharov les déclarations écrites certifiant que S. Zatikian n'était même pas à Moscou au moment de l'explosion. Encore aujourd'hui, les documents de l'affaire criminelle sur l'explosion dans le métro en 1977 restent confidentiels [7],[8],[9],[10],[11],[12],[13].

1982 : Accident d'escalator

Le deuxième incident impliquant des victimes dans le métro de Moscou s'est passé le 17 février 1982 dans la station "Aviamotornaïa", à la suite d'un défaut dans le système des escaliers roulants. Ce problème avait été déclaré avant l'accident mais il n'avait pas été résolu. L'incident est arrivé environ à 17 heures, au moment où le nombre de passagers augmente fortement. Le nombre accru de personnes utilisant l'escalator conduisit à l'endommagement du moteur de l'escalier roulant. La vitesse du mouvement de l'escalator fut alors modifiée et il commença à avancer considérablement plus vite. Ceci amena à la panique et la cohue parmi les voyageurs. Les conséquences de cette panique sont lourdes puisque 8 personnes périrent et 30 autres reçurent diverses blessures.

1994 : Accident sur la ligne Serpoukhovsko-Timiryazevskaïa

Sur une courte durée de douze heures, sur différents parcours de la ligne, se sont produits trois incidents. 20 personnes ont été blessées et 9 d'entre elles furent hospitalisées.
Le premier accident s'est passé le mercredi 30 mars à 18 h 48 sur le parcours « Nagornaïa » — « Nakhimovski prospekt ». Le convoi qui partait du centre a rattrapé et a heurté le train qui le précédait et qui freinait avant l'arrivée sur la station.
Lors des manœuvres, à 5 h 30, un des convois prit la mauvaise voie. Résultat : une nouvelle collision. Trois wagons ont déraillé et ont barré le tunnel. On a dû les démonter en les coupant au chalumeau.
Mais à 9 h 14, quand le métro est arrivé à la station "Petrovsko-Razoumovskaïa", mais n'avait pas encore eu le temps d'ouvrir les portes, les gens, paniqués, se bousculaient sur le quai et une cohue est apparue. Trois voyageurs et le mécanicien du deuxième train ont sérieusement souffert et furent hospitalisés avec un traumatisme crânien [14].

1996 : Second attentat

Le deuxième attentat dans l'histoire du métro de Moscou s'est passé tard le soir le 11 juin 1996 dans le train entre les stations « Toulskaïa » et "Nagatinskaïa". Une bombe a explosé faisant 4 morts et 14 blessés. Un wagon fut détruit et tous les autres furent sérieusement endommagés. Les voyageurs furent dans l'obligation de rejoindre la station la plus proche à pied. Des terroristes tchétchènes seraient les auteurs de cet attentat[réf. nécessaire].

2001 : Explosion dans la station "Belorusskaïa"

L'explosion de la station « Biélorusse » s'est produite le 5 février 2001 à 8h15 (heure moscovite). La bombe était mise sous le banc de marbre d'un quai. Grâce au poids important du banc le coup a été adouci et les conséquences de l'explosion furent amoindries[15].

2004 : Nouvel attentat

Le 6 février 2004, à 8 h 30 environ (heure moscovite), survint encore un attentat dans le métropolitain de Moscou. La déflagration retentit dans le train, sur le parcours entre les stations « Avtozavodskaïa » et "Paveletskaïa".
La bombe composée de 4 kg de trinitrotoluène (plus connu sous le nom de TNT) a été mise en marche par le terroriste-suicide, Anzor Ijaev. Ce dernier est originaire du Karatchaïévo-Tcherkessie (république russe du Caucase septentrional) et il est né en 1983.
42 personnes périrent suite à cette explosion (sans compter le terroriste lui-même) et 250 autres furent blessées.

2004 : Explosion à la sortie de la station "Rijskaïa"

Le 31 août 2004 à 20 h 50 (heure moscovite), une terroriste accomplit un attentat-suicide près du vestibule de la station "Rijskaïa". 10 personnes périrent, y compris la terroriste elle-même et son complice Nikolaï Kipkeev, et près de 50 personnes furent blessées. Nikolay Kipkeev, le complice de la terroriste mort par hasard, était deux fois le chef jugé « карачаевского du djamaate ». D'après l'instruction, il était impliqué dans les explosions des arrêts d'autobus en février et juillet 2004 à Voronej. Plus tard, les affaires sur les explosions sur "Rijskaïa", sur le parcours « Avtozavodskaïa » — « Paveletskaïa » et à Voronej furent unies et trois complices des terroristes furent condamnés [16],[17].

2006 : un tunnel détruit

L'incident s'est passé le dimanche 19 mars 2006 à 14 h 37. Le train quittant la station « Voïkovskaïa » en direction de la station « Sokol » a heurté un pilier en béton, ce qui a fait s'écrouler le tunnel juste devant le convoi s'approchant. Le mécanicien Andreï Ulyanov ayant remarqué que la voûte du tunnel s'était écroulée a voulu exécuter un arrêt d'urgence mais ne réussit cependant pas à éviter la collision. La voiture de tête heurta le pilier et fut fortement endommagée. La colonne a endommagé le toit du wagon, après quoi des morceaux du revêtement en béton et deux autres piliers se sont écrasés sur les wagons. Heureusement le hasard voulut que personne n'a été blessé : c'était un dimanche et les wagons étaient pratiquement vides.

On s'aperçut qu'au-dessus du tunnel on était en train de creuser un trou pour implanter un panneau publicitaire. Après qu'un des piliers s'écroula sous terre, les ouvriers ont enlevé tout leur matériel et leurs machines du chantier et sont partis. À en juger par les inscriptions sur les voitures qui sont parties, les travaux étaient effectués par la SARL "Trek", une société d'Elektrostal. À la demande de la direction du métropolitain, aucune organisation n'avait la permission d'effectuer des travaux à cet endroit, au-dessus du métro. C'est-à-dire que les travaux en cours étaient en violation des normes et règles existantes.

À la suite de l'accident, la section entre la station « Sokol » et la station « Retchnoï Vokzal » fut fermée. Pour garantir le transport des passagers empruntant normalement cette ligne, 89 autobus et 16 trolleybus supplémentaires furent mis en place[18].

2008 : Un train déraille

Le mercredi 25 juin 2008, à 16 h 59 (heure moscovite), un train qui est parti de la station « Vladikyno » a commencé à prendre de la vitesse. À 800 mètres de la station, les quatre derniers wagons ont déraillé. Près de 800 personnes ont été évacuées des tunnels. Huit d'entre elles ont dû être assistées médicalement, une femme a été hospitalisée. Il n'y a eu aucun mort. Le mouvement de la ligne a été entièrement restauré vers le matin du 26 juin. Pendant la résolution du problème dans le métro, près de 200 autobus ont été mis en place.

2010 : Double attentat dans le métro

Le lundi 29 mars 2010, deux attentats-suicide ont visé deux stations du métro de Moscou et ont fait 39 morts et 102 blessés. La première explosion, qui s'est produite dans la station Lioubianka, a fait 24 morts, et la deuxième, survenue peu après dans la station Park koultouri, a fait 13 morts.

Faits intéressants

  • La plus longue interstation du métro de Moscou : "Krylatskoïe" — "Stroguino" (ligne 3: Arbatsko-Pokrovskaia) mesure 6,625 km.
  • La plus courte : « Delovoï tsentr » - « Mejdounarodnaïa » (497 mètres)
  • L'escalator le plus long de métro de Moscou se trouve dans la station Park Pobedy et mesure 126 mètres de long.
  • La ligne Filiovskaïa est la ligne la moins standard de toutes et c'est elle qui a le plus grand nombre de "records".
  • Dans la station Plochtchad Revolyoutsii, il y a 76 sculptures de bronze représentant des ouvriers, des paysans, un soldat, des matelots et autres prolétaires. Il existe une légende urbaine qui dit que pour s'apporter la chance il faut frotter le nez du chien de bronze de la sculpture « le Garde-frontière et son chien ».
  • Dans la station Sretenski boulvar, il n'y a pas de sortie vers la ville.
  • Le coût moyen de la construction d'1 km du métropolitain de Moscou s'élève à 63,77 millions d'euros.
  • Pendant la bataille du Front de l'Est (Seconde Guerre mondiale), le métro était alors utilisé comme abri antiaérien. 213 personnes y sont alors nées.
  • Le métropolitain de Moscou a changé huit fois de directeur. Le premier était Adolf Antonovitch Petrikovski.

Notes et références

Voir aussi

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Articles connexes

Bibliographie

  • (ru) (fr) Le métro de Moscou, Éditions « Moskovskii rabotchii » , 1978
  • Josette Bouvard, Le Métro de Moscou - La construction d'un mythe soviétique, Paris : Éditions du Sextant, 2005, (ISBN 2-84978-007-3), 319 p.

Liens externes


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