Mort

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Mort
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le sens commun du mot « mort Â» (fin de la vie). Pour les autres significations, voir Mort (homonymie).
La Faucheuse, une allégorie de la mort, inéluctable et imprévisible, en vogue dans l'occident chrétien depuis l'époque médiévale au moins
L'humanité est culturellement confrontée au phénomÚne de la mort depuis plus de 300 000 ans. Le nombre d'individus vivants (et donc de futurs morts) augmente de plus en plus vite, avec le développement exponentiel de la démographie depuis environ 4 siÚcles. En rouge la population vivante actuelle, en gris l'humanité morte depuis 200 000 ans environ, et en noir, l'humanité antérieure (estimation quantitative plus difficile)
Nombre estimĂ© de morts durant le XXe siĂšcle (total, toutes causes confondues), comparĂ© au nombre total de personnes ayant vĂ©cu durant tout le siĂšcle (totalitĂ© du rond). Au siĂšcle suivant (XXIe siĂšcle), ce seront plus de 7 milliards de personnes qui devraient dĂ©cĂ©der. Des questions Ă©thiques et prospectives nouvelles sont posĂ©es Ă  l'humanitĂ©, avec des enjeux psycho-sociaux-environnementaux importants (par exemple liĂ© Ă  la crĂ©mation des corps (consommatrice de pĂ©trole en occident et traditionnellement de bois de feu en Inde), ou aux espaces Ă  rĂ©server aux cimetiĂšres)
L'homme entretien des relations trĂšs complexes avec la mort des animaux (mort Ă©ventuellement violente dans le cas par ex des corridas, de certaines formes de chasse, piĂ©geage ou de pĂȘche). La relation va de l'empathie au dĂ©ni de souffrance, selon que l'animal soit proche, rĂ©vĂ©rĂ©, ou domestiquĂ©, ou qu'il soit prĂ©dateur et concurrent (ici Ă©pervier mort). Ces relations varient beaucoup selon les cultures, contextes et personnalitĂ©s individuelles

La mort est l'Ă©tat dĂ©finitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (mĂȘme si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus gĂ©nĂ©ral, incluant par exemple la mort des Ă©toiles[1]). Chez les organismes vivants, elle se caractĂ©rise par un arrĂȘt irrĂ©versible des fonctions vitales (nutrition, respiration
), nĂ©cessaires au maintien de l'intĂ©gritĂ© de l'organisme, ce qui la distingue d’un arrĂȘt temporaire comme dans le cas de l'hibernation ou la congĂ©lation.

Au niveau cellulaire, la mort dĂ©signe l’arrĂȘt des fonctions de base d’une cellule, mais une cellule est dite immortelle si elle peut donner un nombre illimitĂ© de cellules filles. Ainsi, les organismes unicellulaires qui se reproduisent uniquement par bipartition sont en principe immortels. Chez les organismes pluricellulaires, les cellules sexuelles, dites germinales, sont potentiellement immortelles, contrairement aux cellules de leur enveloppe somatique qui finissent irrĂ©mĂ©diablement par mourir sous l'influence des facteurs pathogĂšnes extĂ©rieurs, ou Ă  cause du phĂ©nomĂšne de vieillissement. L'enveloppe somatique forme alors ce qu'on appelle un cadavre, qui se dĂ©compose ensuite sous l’action de l'oxydation, des bactĂ©ries et de divers organismes nĂ©crophages et dĂ©tritivores, contribuant au recyclage de la matiĂšre organique et minĂ©rale.

A l'Ă©chelle des organismes, la mort peut ĂȘtre vue comme la fin de la vie par opposition Ă  la naissance, ou comme l’absence de vie.
Dans le premier cas, le fait que le cƓur puisse arrĂȘter de battre pendant un moment avant d’ĂȘtre rĂ©animĂ© pose la question de la limite, ou de la transition entre vie et mort. Face Ă  cette question, l’Organisation mondiale de la santĂ© animale considĂšre la mort comme « la disparition irrĂ©versible de l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale mise en Ă©vidence par la perte des rĂ©flexes du tronc cĂ©rĂ©bral Â»[2]: elle adopte ainsi une dĂ©finition de la mort en tant que mort cĂ©rĂ©brale, par distinction avec un simple arrĂȘt cardio-circulatoire, Ă©tat qualifiĂ© de "mort clinique".

A une échelle biologique plus historique et spatiotemporelle plus large, si l'individu disparaßt en tant qu'entité unique au moment de la mort, une partie de son patrimoine génétique persiste dans sa descendance (si elle existe) et la Vie de l'espÚce et des écosystÚmes dans lesquelles elle s'intÚgre se perpétue, tout en évoluant.

Sommaire

Définition médico-légale

La mort est le moment oĂč le corps commence Ă  se dĂ©composer. MĂ©dicalement, certains Ă©tats mĂšnent irrĂ©mĂ©diablement Ă  la mort, alors mĂȘme que des cellules du corps continuent Ă  vivre. C’est le cas de la mort cĂ©rĂ©brale. Cependant, une minoritĂ© de personnes subissant une mort cĂ©rĂ©brale n'en sont pas mortes. On considĂšre qu'elles Ă©taient en expĂ©rience de mort imminente.

La mort cĂ©rĂ©brale dĂ©signe l’arrĂȘt des signaux Ă©lectrƓncĂ©phalographiques du cerveau humain. C’est d’aprĂšs ce critĂšre que l’on constate le dĂ©cĂšs d’une personne en mĂ©decine lĂ©gale.

Cette dĂ©finition lĂ©gale est importante, car c’est elle qui va permettre des actes tels que le prĂ©lĂšvement d'organes pour la transplantation : la mort lĂ©gale prĂ©cĂšde en ce cas la mort physiologique. On maintient ainsi des personnes en Ă©tat de mort cĂ©rĂ©brale sous respiration artificielle, lorsque le cƓur continue Ă  battre spontanĂ©ment : cela permet de maintenir les organes en bon Ă©tat en vue d’un prĂ©lĂšvement. Certains pays autorisent le prĂ©lĂšvement d’organes Ă  cƓur arrĂȘtĂ©, c'est-Ă -dire lorsque la personne n'est pas en Ă©tat de mort cĂ©rĂ©brale. Cette pratique est controversĂ©e.

DĂ©cĂšs

Dans la plupart des cas, le dĂ©cĂšs est constatĂ© par un mĂ©decin par des signes cliniques caractĂ©risant un arrĂȘt cardio-circulatoire prolongĂ©. Cela peut ĂȘtre un Ă©chec des tentatives de rĂ©animation cardio-pulmonaire par une Ă©quipe mĂ©dicale, ou bien la constatation par un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste Ă  domicile pour une personne que l’on sait en fin de vie (personne ĂągĂ©e ou bien souffrant d’une maladie diagnostiquĂ©e).

En France, comme dans la plupart des pays dĂ©veloppĂ©s, le mĂ©decin remplit alors un certificat de dĂ©cĂšs comportant la date et l’heure de la constatation de la mort, l’identitĂ© de la personne dĂ©cĂ©dĂ©e, les causes suspectĂ©es, l’absence de contre-indication Ă  une inhumation ou Ă  une crĂ©mation. L'Ă©tat de mort lĂ©gale entraĂźne la perte des droits de la personnalitĂ© : la personne dĂ©cĂ©dĂ©e n'est plus considĂ©rĂ©e, sauf exceptions, en tant que personne au sens juridique du terme.

Définition générale

La mort biologique rĂ©sulte de l’incapacitĂ© permanente d’un organisme Ă  rĂ©sister aux modifications imposĂ©es par son environnement. Cette dĂ©finition permet de dĂ©finir en miroir aussi ce qu’est la vie (dans sa dĂ©finition la plus large) : la capacitĂ© Ă  maintenir son intĂ©gritĂ© malgrĂ© la pression de l’environnement (homĂ©ostasie).

En termes d’entropie (niveau de dĂ©sorganisation), il s’agit pour l’organisme de maintenir localement une entropie basse. Or l’entropie d'un systĂšme fermĂ© ne peut qu’ĂȘtre stable ou augmenter d’aprĂšs les principes de la thermodynamique. L’organisme doit donc puiser dans son environnement (d’oĂč la nĂ©cessitĂ© de respirer etc.). La mort intervient quand l’organisme ne peut plus puiser et maintenir son entropie basse. La principale source d’énergie sur Terre est la lumiĂšre du soleil qui permet la photosynthĂšse.

Organismes unicellulaires

On ne peut se contenter de la dĂ©finition donnĂ©e plus haut pour les organismes unicellulaires, tels que les bactĂ©ries, levures, les champignons unicellulaires. En effet, ces organismes possĂšdent une forme de rĂ©sistance aux variations de conditions extĂ©rieures : la spore. Pour ces organismes, le critĂšre de la vie devient le suivant : la membrane cellulaire est intĂšgre et sĂ©pare un milieu intĂ©rieur de composition diffĂ©rente du milieu extĂ©rieur. La mort est donc causĂ©e par la rupture de la membrane. La prĂ©sence de cette forme de rĂ©sistance explique la diffĂ©rence entre la pasteurisation et la stĂ©rilisation, seul ce dernier traitement tuant les spores.

Les organismes unicellulaires meurent aussi de « vieillesse Â». Cela est assez bien documentĂ© dans le cas des levures saccharomyces sp. Une cellule mĂšre donne par division deux cellules filles. On a toujours pensĂ© que ces cellules filles sont identiques entre elles. Ce n’est pas le cas. Il existe en effet sur l’une des cellules une cicatrice visible sur la membrane et reflet de la division qui vient de se produire. Au-delĂ  d’un certain nombre de ces cicatrices, la cellule ne peut plus se diviser : elle mourra de « vieillesse Â».

Virus

Les virus se situent Ă  la frontiĂšre entre le vivant et l’inerte. Ainsi, la question de la catĂ©gorisation d’un virus parmi les organismes vivants n’étant pas tranchĂ©e de maniĂšre satisfaisante, il est impossible de se prononcer sur la mort d’un virus en gĂ©nĂ©ral.

Cela dit, il existe diffĂ©rents types de virus, se situant plus ou moins du cĂŽtĂ© du vivant ou de celui de l’inerte. Par exemple, beaucoup de virus sont grosso modo du code gĂ©nĂ©tique dans une membrane ayant la propriĂ©tĂ© de se fondre avec celle des cellules infectĂ©es. Ces virus peuvent ĂȘtre comparĂ©s Ă  des livres attrayants, le texte Ă©tant le code gĂ©nĂ©tique. Ils seraient donc, d’un point de vue biologique, plutĂŽt du cĂŽtĂ© de l’inerte. Par contre, le virus ATV (Acidianus Two-tailed Virus) quand il sort de la cellule qui l’a produit a une forme de citron et deux bras lui poussent Ă  chaque extrĂ©mitĂ©. C’est un processus actif, ce qui fait que ce virus est plus du cĂŽtĂ© du vivant que de l’inerte (Pour la Science, dĂ©cembre 2006). Quant au virus mimivirus, il contient un code gĂ©nĂ©tique plus important que certaines bactĂ©ries, et en mĂȘme temps de l’ADN et de l’ARN.

Les mĂ©dicaments antiviraux se contentent d’empĂȘcher les virus de se multiplier, par interfĂ©rence avec la rĂ©plication du matĂ©riel gĂ©nĂ©tique, formation de la capside ou prĂ©vention de la formation de virus complets. La prĂ©vention de l’encapsidation du code gĂ©nĂ©tique du virus, ARN ou ADN, dans la capside virale est donc une maniĂšre d’inactiver un virus. DĂšs que les conditions sont Ă  nouveau rĂ©unies (prĂ©sence d’une cellule hĂŽte, absence d’antiviraux), le virus se multipliera Ă  nouveau. Le problĂšme se complique par la prĂ©sence d’une forme silencieuse du virus au cours de laquelle le code gĂ©nĂ©tique du virus s’intĂšgre dans celui de l’hĂŽte parasitĂ©. La destruction totale du virus implique la destruction de ce code.

Statistiques

Les causes de mortalitĂ© sont un Ă©lĂ©ment important de l’épidĂ©miologie. En France elles sont suivies par un laboratoire de l’INSERM, le CEDPIC (Centre d’épidĂ©miologie sur les causes mĂ©dicales de dĂ©cĂšs ; Centre Collaborateur OMS) qui a notamment produit une base de donnĂ©e alimentaire en 1968 (prĂšs de 18 millions de donnĂ©es, issues des certificats de dĂ©cĂšs (Ă©tablis par les mĂ©decins lors du constat de dĂ©cĂšs) et des bulletin de dĂ©cĂšs (faits par l’officier d’état civil en mairie)[3].

Philosophie et religion

La mort est appréhendée différemment selon les courants philosophiques ou religieux.

Philosophie

Le Triomphe de la Mort
Peinture de Pieter Bruegel l'Ancien (1562).

En palĂ©ontologie, la dĂ©couverte de rites funĂ©raires est un Ă©lĂ©ment important pour dĂ©terminer le degrĂ© d’éveil social d’un hominidĂ©.

Cette conscience de la mort est un moteur de cohĂ©sion sociale (s’unir pour rĂ©sister aux calamitĂ©s, aux ennemis) et d’action (rĂ©aliser quelque chose pour laisser une trace). Elle est un Ă©lĂ©ment important de la rĂ©flexion mĂ©taphysique. C’est aussi ce qui donne la puissance symbolique Ă  des actes tels que l’homicide et le suicide.

La philosophie des LumiĂšres en Europe, incitant Ă  la maĂźtrise de la nature, suggĂšre l’avĂšnement d’une domination de la dĂ©gradation du corps de l’Homme.

Selon Épicure, la mort n'est rien puisque "tant que nous existons la mort n'est pas, et que quand la mort est lĂ  nous ne sommes plus. La mort n'a, par consĂ©quent, aucun rapport ni avec les vivants ni avec les morts, Ă©tant donnĂ©e qu'elle n'est plus rien pour les premiers et que les derniers ne sont plus." (Lettre Ă  MĂ©nĂ©cĂ©e).

JankĂ©lĂ©vitch, dans La Mort, quant Ă  lui propose une rĂ©flexion sur la mort d'un point de vue grammatical : "la mort en troisiĂšme personne est la mort-en-gĂ©nĂ©ral, la mort abstraite et anonyme" (c'est la mort du "on"), "la premiĂšre personne est assurĂ©ment source d'angoisse (...) En premiĂšre personne, la mort est un mystĂšre qui me concerne intimement et dans mon tout, c'est-Ă -dire dans mon nĂ©ant" (la mort du "je"), "il y a le cas intermĂ©diaire et privilĂ©giĂ© de la deuxiĂšme personne; entre la mort d'autrui, qui est lointaine et indĂ©ffĂ©rente, et la mort-propre, qui est Ă  mĂȘme notre ĂȘtre, il y a proximitĂ© de la mort du proche" (c'est la mort du "tu").

Religions

Animisme

Dans l'animisme, la mort est perçue comme une continuitĂ©, au point que l'on puisse dire qu'il n'y a pas vraiment de mort dans le langage animiste et que le dialogue des « morts Â» et des vivants se poursuit sans interruption.

Un cĂ©lĂšbre poĂšme de Birago Diop intitulĂ© Souffles[4] rĂ©sume cette perception :

« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis/ Ils sont dans l’Ombre (
) / Les morts ne sont pas sous la Terre:/ Ils sont dans le Bois (
) / dans l’Eau (
) / dans la Foule (
) / Les Morts ne sont pas morts. Â»

Athéisme

Pour les athĂ©es la mort ne recĂšle aucun mystĂšre mĂ©taphysique : elle n'est pas plus difficile Ă  apprĂ©hender que ne l'est le sommeil profond, et il n'existe pas plus de vie aprĂšs la mort qu'avant la naissance.

On peut par exemple citer le philosophe grec Épicure :

« Le plus effrayant des maux, la mort, ne nous est rien, disais-je : quand nous sommes, la mort n’est pas lĂ , et quand la mort est lĂ , c’est nous qui ne sommes pas[5] Â»

Citons encore Wittgenstein, dans le mĂȘme esprit, mais deux millĂ©naires plus tard :

« La mort n'est pas un Ă©vĂ©nement de la vie. On ne vit pas la mort. Si l'on entend par Ă©ternitĂ© non la durĂ©e infinie mais l'intemporalitĂ©, alors il a la vie Ă©ternelle celui qui vit dans le prĂ©sent. Notre vie n'a pas de fin, comme notre champ de vision est sans frontiĂšre[6]. Â»

Bouddhisme

La mort n’est qu’un passage d’une vie Ă  l’autre dans le bouddhisme qui ne reconnait ni les concepts de dieu, ni d'Ăąme. Anatta : «Il y a deux idĂ©es, psychologiquement enracinĂ©es dans l'individu : protection de soi et conservation de soi. Pour la protection de soi, l'homme a crĂ©Ă© Dieu duquel il dĂ©pend pour sa propre protection, sauvegarde et sĂ©curitĂ©, de mĂȘme qu'un enfant dĂ©pend de ses parents. Pour la conservation de soi, l'homme a conçu l'idĂ©e d'une Ăąme immortelle ou Ātman qui vivra Ă©ternellement. Dans son ignorance, sa faiblesse, sa crainte et son dĂ©sir, l'homme a besoin de ces deux choses pour se rassurer et se consoler; c'est pourquoi il s'y cramponne avec fanatisme et acharnement.»[7]

Le Bardo Thödol (Livre des morts tibĂ©tain) dĂ©crit les diffĂ©rentes Ă©tapes de ce passage d’une vie Ă  une autre vie et constitue une sorte de guide fournissant divers conseils (abandon de l’ego, etc.) pour rĂ©ussir cette transition.

Pour un ĂȘtre Ă©veillĂ©, la mort n’est pas un passage d’une vie Ă  une autre : c'est la fin du conditionnement, donc la fin de toute existence possible (parinirvĂąna).

Christianisme

Pour le christianisme, seul le corps peut ĂȘtre concernĂ© par la mort et celle-ci n'est que passagĂšre.

La conséquence de la mort du corps est la séparation de celui-ci avec l'ùme qui est immortelle. Le corps, quant à lui, doit ressusciter pour se joindre de nouveau à l'ùme à la Fin des Temps qui est le triomphe final de Dieu et de la vie.

AprĂšs la mort du corps, les Ăąmes des morts se trouvent aussitĂŽt face Ă  Dieu qui, selon les catholiques et les protestants, leur apparaĂźt alors pleinement tel qu'il est : elles peuvent donc choisir librement, en pleine connaissance de cause, sans ĂȘtre influencĂ©es par le monde extĂ©rieur terrestre, de vivre ou non avec lui pour l'Ă©ternitĂ©. Les orthodoxes, pour leur part, ne croient pas que Dieu soit vu tel qu'il est [rĂ©f. nĂ©cessaire] car il est essentiellement au-delĂ  de tout ce qui peut ĂȘtre vu, mĂȘme aprĂšs la mort, ils insistent particuliĂšrement sur le passage de l'Évangile « vous serez comme des dieux Â» prononcĂ© par JĂ©sus pour parler de ceux qui sont au Paradis.

  • Le mort choisit de vivre avec Dieu parce qu'il reconnaĂźt en Dieu ce qu'il a toujours cherchĂ© pendant sa vie terrestre (sans forcĂ©ment en avoir conscience), ou parce que mĂȘme en ne l'ayant pas recherchĂ©, ce qu'il dĂ©couvre lui plaĂźt [8].

Dans ces deux cas de figure, le christianisme considérant que Dieu est la source de tout bien, les ùmes qui choisissent de vivre avec Dieu sont alors comblées dans leur recherche du bien et vivent dans le bonheur parfait pour l'éternité.

Cependant, la distance qui sĂ©pare l'Ăąme du mort de la perfection divine est telle que selon le christianisme (Ă  l'exception du protestantisme), les Ăąmes qui choisissent Dieu ressentent d'elles-mĂȘmes leur indignitĂ© et le besoin de se purifier au prĂ©alable : elles se dirigent d'elles-mĂȘmes vers le Purgatoire par pudeur, face Ă  la puretĂ© divine[9].

Au Purgatoire, elles n'ont plus la vision de Dieu (la « vision bĂ©atifique Â») et ressentent le regret de ne pas avoir fait tout le bien possible. Une fois purifiĂ©es, ces Ăąmes quittent le Purgatoire pour le Paradis. Seules les personnes parfaitement pures peuvent entrer directement au Paradis : JĂ©sus, Marie par exemple.

  • L'Ăąme du mort choisit de faire son bonheur seule et refuse la compagnie de Dieu par une aversion volontaire de Dieu (un pĂ©chĂ© mortel), dans laquelle elle persiste jusqu’à la fin [10]

Elle prĂ©fĂšre se priver elle-mĂȘme de Dieu plutĂŽt que de reconnaĂźtre et rejeter le mal qu'elle a commis ; elle est laissĂ©e Ă  elle-mĂȘme et au mal dans lequel elle persiste, ce qui constitue l'Enfer[11] qui n'est pas un lieu mais l'Ă©tat de l'Ăąme qui choisit de vivre sans Dieu.

Dans ces rĂ©fĂ©rences, il est important de distinguer ce qui relĂšve du christianisme - c'est-Ă -dire le socle commun aux diffĂ©rents courants chrĂ©tiens, basĂ© sur les textes bibliques, et plus prĂ©cisĂ©ment le nouveau testament (lui-mĂȘme basĂ© sur les quatre Ă©vangiles rapportant l'enseignement de JĂ©sus) - et ce qui relĂšve des diffĂ©rents courants chrĂ©tiens. La tradition catholique, telle qu'elle apparaĂźt notamment dans son catĂ©chisme, est loin de faire l'unanimitĂ© entre les diffĂ©rents courants. Par exemple le jugement ; on voit plus haut Ă©crit (dans cet article) que l'homme dĂ©cide de vivre ou non avec Dieu aprĂšs l'avoir vu face Ă  face. C'est une opinion "officialisĂ©e" dans le catholicisme. Pour les protestants, se rĂ©clamant d'un dogme plus proche des Ă©crits nĂ©o-testamentaires, l'homme choisit de vivre ou non en conformitĂ© avec la volontĂ© divine, en reconnaissant JĂ©sus comme son sauveur et Seigneur, et ce avant de passer en jugement ou de voir Dieu face Ă  face. Cela va dans le sens des paroles de JĂ©sus rapportĂ©es en Jean 3v17 : « En effet, Dieu a envoyĂ© son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvĂ© par Lui. Celui qui met sa confiance en Lui n'est pas condamnĂ©, mais celui qui n'a pas foi en Lui est dĂ©jĂ  condamnĂ©... Â» (Bible version SEMEUR 2000). Cet exemple vaut Ă©galement pour ce qui est du purgatoire ; la Bible ne fait nullement mention d'un tel lieu, et les protestants rĂ©futent son existence. Ce commentaire n'a pour seul but que de permettre aux lecteurs de l'article d'avoir une vision globale de ce qu'on appelle mort dans le christianisme pris lui-mĂȘme ici dans son sens global.

L’eschatologie chrĂ©tienne a rĂ©flĂ©chi sur le sens de la mort et des fins derniĂšres. Il y a un jugement immĂ©diat de l’ñme et un jugement dernier collectif afin que les mĂ©rites de chacun soient connus de tous[12].

Hindouisme

L’hindou croit en une vie aprĂšs la mort — le corps n’étant qu’une enveloppe matĂ©rielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, il est dit que toutes les facultĂ©s d'action et de sensations se replient dans le mental (manas), puis le mental se replie dans le souffle (prana) puis le souffle dans l’ñme individuelle ou Jivatman et enfin cette derniĂšre retourne au Brahman et atteint la libĂ©ration ou moksha[13]

Cependant, si son karma a accumulĂ© le fruit de trop d’actes nĂ©gatifs (les mauvaises actions), l’ñtman s’incarne dans un nouveau corps sur une planĂšte comme la terre (ou infĂ©rieure qui compose l’enfer), afin d’y subir le poids de ses mauvaises actions. Si son karma est positif, il ira vivre comme un dieu ou deva, sur l’une des planĂštes cĂ©lestes (supĂ©rieures Ă  la terre, ou paradis).
Une fois Ă©puisĂ© son karma, l’ñme retournera sur terre dans un autre corps au sein d’une caste.
Ce cycle est appelĂ© samsĂąra. Pour briser ce cycle perpĂ©tuel, l’hindou doit vivre de maniĂšre Ă  ce que son karma ne soit ni nĂ©gatif, ni positif, selon ce verset de la Bhagavad-GĂźtĂą (II.11) : « Tu t'apitoies lĂ  ou la pitiĂ© n'a que faire, et tu prĂ©tends parler raison. Mais les sages ne s'apitoient ni sur qui meurt, ni sur qui vit. Â» [14] Au moment de la mort l’esprit est sĂ©parĂ© du corps. Le non-initiĂ© sera alors pris d’une irrĂ©sistible envie d’en retrouver un, ce qu’il fera. Par contre, l’initiĂ© saura trouver la porte de la libĂ©ration.

Islam

Dans la religion islamique, la conséquence de la mort du corps est la séparation de celui-ci avec l'ùme (c'est l'ange de la mort, nommé Malak Al Mawt, qui est chargé de cette tache). Le corps, quant à lui, doit ressusciter pour se joindre de nouveau à l'ùme à la fin des temps lors du Jugement Dernier. Le Coran décrit en détail et mentionne de nombreuses fois la résurrection et le Jugement Dernier.

Selon l'Islam, tous les ĂȘtres sont destinĂ©s Ă  mourir, y compris l'ange de la mort, qui sera le dernier Ă  mourir, mais Ă  l'exception de Dieu, qui est Ă©ternel.

Du point de vue du rituel, quand un musulman est au seuil de la mort, il doit prononcer une derniĂšre fois la chahada. AprĂšs la mort, le corps est lavĂ© et enveloppĂ© dans des piĂšces de tissu blanc ("Al Kafn"), par la suite les musulmans font la priĂšre funĂ©raire "Salat Al Janaza", de prĂ©fĂ©rence Ă  la mosquĂ©e, Ă  la suite de quoi on procĂšde Ă  l’enterrement le plus tĂŽt possible. Le dĂ©funt est enterrĂ© le visage tournĂ© vers La Mecque. Le rite funĂ©raire consiste Ă  jeter de la terre sur le linceul (il n’y pas de cercueil), tandis que les personnes prĂ©sentes rĂ©citent certains extraits du Coran.

JaĂŻnisme

Dans le jaïnisme, comme dans l'hindouisme, l'ùme est soumise au cycle des naissances et des morts. L'ùme y est donc une entité distincte qui voyage par-delà les limites et la disparition du corps[15].

JudaĂŻsme

Dans la religion juive, on considĂšre que la mort n’est que la sĂ©paration du corps (gouf) et de l’ñme (nĂ©chama). Cette Ăąme, une fois libĂ©rĂ©e de son enveloppe corporelle va selon les actions rĂ©alisĂ©es dans la vie humaine dans diffĂ©rents lieux. Si les actions ont Ă©tĂ© bonnes et si le juif a respectĂ© les commandements de la Torah son Ăąme montera au ciel dans des degrĂ©s plus ou moins Ă©levĂ©s et ce grĂące Ă  la lĂ©gĂšretĂ© de son Ăąme. Au contraire une vie remplie de pĂȘchĂ©s alourdira cette Ăąme qui sera condamnĂ©e Ă  errer sur terre, au niveau 0, et dĂ©sirer perpĂ©tuellement sans pouvoir satisfaire ses besoins faute de corps matĂ©riel. Un Ă©tat infernal d’errance et de souffrance.

Lorsqu'une personne dĂ©cĂšde, on doit l'enterrer au bout de trois jours (l'Ăąme peut revenir dans le corps du dĂ©funt et peut revenir Ă  la vie, sous un dĂ©lai de trois jours. La seule raison qui fait que l'on enterre pas le mort le jour mĂȘme, c'est quand le dĂ©cĂšs se dĂ©roule juste avant ou pendant un jour de fĂȘte (Yom-Tov). Un homme (bĂ©nĂ©vole d'une association, la Hevra kaddisha, "la confrĂ©rie sainte" en français) qui ne connaĂźt pas le dĂ©funt, nettoie le corps, soigne les blessures (si le dĂ©funt en avait), l’habille d'une robe blanche et couvre la tĂȘte du dĂ©funt avec son talith qu'il portait lors de sa vie. Ensuite, la levĂ©e du corps se dĂ©roule en une heure. Le corps du dĂ©funt, (couvert des pieds Ă  la tĂȘte), est exposĂ© dans un cercueil dans sa maison oĂč Ă  l'hĂŽpital. Seule la famille est autorisĂ©e Ă  rester autour du cercueil. A ce moment- lĂ , la personne qui a nettoyĂ© le corps lit les tehillim. Lire les tehillim est censĂ© interpeller l'Ăąme du dĂ©funt, car l'Ăąme est pendant sept jours aprĂšs le dĂ©cĂšs, juste au-dessus du corps, et voit et entend tout ce qui se passe dans la piĂšce. Enfin, a lieu l'enterrement. Les amis et la famille se rendent au cimetiĂšre, un discours en hommage du dĂ©funt est prononcĂ© et des bĂ©nĂ©dictions sont rĂ©citĂ©es avant la mise en terre. Lorsque l'on enterre le cercueil, les endeuillĂ©s (fils, frĂšres et parents du dĂ©funt) jettent de la terre sur le cercueil avant de l'ensevelir. Les endeuillĂ©s dĂ©chirent alors leur vĂȘtement en signe de deuil et rĂ©citent enfin le kaddish.

La religion juive accorde une importance extrĂȘme et un profond respect au dĂ©funt. On rĂ©citera alors le Kaddish au moins cinq fois par jours pendant un an Ă  partir de l'enterrement, dans le but de permettre Ă  l'Ăąme du dĂ©funt de monter dans les "niveaux" cĂ©lestes.

Polythéisme mésoaméricain

Article dĂ©taillĂ© : Religions mĂ©soamĂ©ricaines.

Spiritisme

Les spirites considĂšrent que chaque individu existe avant sa naissance et s'incarne sur la Terre pour progresser et vivre une expĂ©rience Ă©ducative. L'incarnation provoquant une perte temporaire du souvenir des vies antĂ©rieures. La mort du corps matĂ©riel libĂšre l'esprit Ă©ternel de l'homme, qui retourne ensuite dans une « dimension spirituelle Â» correspondant Ă  son niveau d'avancement [16].

TĂ©moins de JĂ©hovah

Les TĂ©moins de JĂ©hovah considĂšrent que lors de la mort, l'Ăąme meurt en mĂȘme temps que le corps. Le corps et l'Ăąme sont un tout, l'un ne pouvant exister sans l'autre : "de mĂȘme qu'il existe un corps charnel, de mĂȘme il existe un corps spirituel". À la fin des temps, les TĂ©moins de JĂ©hovah croient qu'ils seront ressuscitĂ©s, corps et Ăąme, pour la vie Ă©ternelle, Ă©tant donnĂ© qu'il doit survenir une rĂ©surrection tant des justes que des injustes.

Saints des derniers jours

Pour les saints des derniers jours (mormonisme) , la prĂ©existence, vie avant la naissance en prĂ©sence de Dieu, la vie sur terre, temps de mise Ă  l’épreuve et d’expĂ©riences, et la vie aprĂšs la mort font partie du plan de salut. AprĂšs la mort, le monde des esprits est l’endroit oĂč attend l’esprit de l’homme entre la mort et la rĂ©surrection. Il comporte deux parties distinctes : la prison des esprits oĂč sont reçus ceux qui n'ont pas obĂ©i Ă  l'Évangile ou qui ne l'ont pas acceptĂ© pendant qu'ils Ă©taient sur la terre ou qui n'ont pas eu l'occasion de l'entendre, et le paradis. L'Évangile est enseignĂ© dans la prison des esprits et ceux qui acceptent le sacrement du baptĂȘme cĂ©lĂ©brĂ© en leur faveur dans les temples vont dans le paradis. Chaque ĂȘtre humain ressuscitera (rĂ©union du corps et de l’esprit) avant d’ĂȘtre amenĂ© devant Dieu pour le jugement dernier oĂč sera tenu compte de la globalitĂ© de la personne jugĂ©e (connaissance, actes, paroles, pensĂ©es, dĂ©sirs, repentance). Selon ces critĂšres, l’un des trois degrĂ©s de gloire, tĂ©leste, terrestre ou cĂ©leste (en prĂ©sence de Dieu) lui sera attribuĂ©.

Symbolique

Article dĂ©taillĂ© : La Mort (mythologie).

La haute teneur symbolique de la mort et la forte charge affective liĂ©e au dĂ©cĂšs d’ĂȘtres humains ont façonnĂ© l’imaginaire des Hommes qui ont crĂ©Ă© un personnage, la Mort, qui vient chercher les gens au terme de leur vie.

Deux reprĂ©sentations symboliques se dĂ©marquent : la douce et l’austĂšre. La premiĂšre se rĂ©fĂšre Ă  la douce mort qui libĂšre des souffrances infinies auxquelles la vie nous oblige. La deuxiĂšme vient souligner le cĂŽtĂ© cruel, froid et irrĂ©mĂ©diable qu’elle peut prendre lorsque les proches du dĂ©funt le pleurent.

DĂ©marches administratives

  • La dĂ©claration unique Ă  l'administration, en cas de dĂ©cĂšs d'un parent, fait partie des dĂ©marches administratives en ligne qui seront effectuĂ©es via Mon.service-public.fr, un portail internet de l'administration française crĂ©Ă© dĂ©but 2009[17].
  • AprĂšs dĂ©cĂšs, le corps peut ĂȘtre transportĂ©, sans cercueil, dans un vĂ©hicule spĂ©cifique, par une entreprise funĂ©raire, dans un dĂ©lai de 48 h aprĂšs le dĂ©cĂšs. Ce transport peut se faire de l'Ă©tablissement de santĂ© vers un domicile ou une chambre funĂ©raire ou du domicile vers la chambre funĂ©raire. Il nĂ©cessite une dĂ©claration prĂ©alable Ă  la mairie du lieu de dĂ©cĂšs. Cette dĂ©claration est effectuĂ©e par l'entreprise funĂ©raire FormalitĂ©s en cas de dĂ©cĂšs
  • L'inhumation ou la crĂ©mation du corps de la personne dĂ©cĂ©dĂ©e doit avoir lieu, en France, dans un dĂ©lai de 6 jours aprĂšs le dĂ©cĂšs (non compris dimanches et jours fĂ©riĂ©s.FormalitĂ©s en cas de dĂ©cĂšs

Notes et références

  1. ↑ Voir le dossier Mort biologique, mort cosmique (sous la direction de M.F.BacquĂ© et G. Chapouthier) Etudes sur la mort, 2003, N° 124
  2. ↑ Code sanitaire pour les animaux terrestres, Organisation mondiale de la santĂ© animale, 2008, (page consultĂ©e le 5 fĂ©vrier 2008).
  3. ↑ (fr) PrĂ©sentation du CEDPIC
  4. ↑ Leurres et Lueurs (1960), Birago Diop
  5. ↑ Lettre Ă  MĂ©nĂ©cĂ©e
  6. ↑ Tractatus logico-philosophicus
  7. ↑ Walpola Rahula,L'Enseignement du Bouddha d'aprĂšs les textes les plus anciens' (prĂ©face de Paul DemiĂ©ville), Collection Points Sagesses n °SA 13, Éditions du Seuils,1961.
  8. ↑ CatĂ©chisme de l'Église Catholique - IntraText
  9. ↑ CatĂ©chisme de l'Église Catholique - IntraText
  10. ↑ http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P2J.HTM  : article 1037 du CatĂ©chisme de l'Église Catholique : « Dieu ne prĂ©destine personne Ă  aller en enfer Â» (cf. DS 397 ; 1567). Dans la liturgie eucharistique et dans les priĂšres quotidiennes de ses fidĂšles, l’Église implore la misĂ©ricorde de Dieu, qui veut « que personne ne pĂ©risse, mais que tous arrivent au repentir Â» (2 P 3, 9)
  11. ↑ CatĂ©chisme de l'Église Catholique - IntraText
  12. ↑ CatĂ©chisme de l'Église Catholique - IntraText
  13. ↑ La mort et les Ă©tats posthumes, Dominique Viseux, Guy TrĂ©daniel
  14. ↑ La Bhagavad-GĂźtĂą, Ă©dition bilingue, traduction d'Emile SĂ©nart, Paris, Les Belles Lettres, 2004.
  15. ↑ Le Jaïnisme
  16. ↑ « Les Esprits revĂȘtent temporairement une enveloppe matĂ©rielle pĂ©rissable, dont la destruction, par la mort les rend Ă  la libertĂ©. Â» Le livre des Esprits, introduction.
  17. ↑ http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i9j9IOtVRn-zE9dzH2yp41WA1FvQ

Annexes

Articles connexes

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Ressources externes

CatĂ©gorie Mort de l’annuaire dmoz

Bibliographie

  • Platon, PhĂ©don, avec une introduction de Monique Dixsaut, Garnier Flammarion.
  • Pascal, PensĂ©es.
  • Heidegger, Être et temps.
  • ÉpictĂšte, Entretiens.
  • Saint Augustin, Confessions.
  • Malebranche, Entretiens sur la mĂ©taphysique, sur la religion et sur la mort.
  • Vladimir Jankelevitch, La mort, Champs Flammarion.
  • Maxence Caron, article sur la « Mort Â», dans Dictionnaire philosophique, sous la direction de Jean-Pierre Zarader, Paris, 2007
  • Bernard N. Schumacher : Confrontations avec la mort. La philosophie contemporaine et la question de la mort. Editions du Cerf, 2005 -ISBN 2-204-07603-1
  • Jean Guitton : Justification du temps, 1942, L’existence temporelle, 1949, Philosophie de la rĂ©surrection (Monadologie), 1978
  • Jacques Monod : Le Hasard et la nĂ©cessitĂ©. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne. Paris, Le Seuil, 1970 -ISBN 2-02-000618-9
  • L'Évangile selon saint Jean
  • L'historien Michel Vovelle a publiĂ© plusieurs ouvrages sur la mort:
  • Vision de la mort et de l'au-delĂ  en Provence du XVe au XIXe siĂšcle d'aprĂšs les autels des Ăąmes du purgatoire, (en collaboration avec Gaby Vovelle), Paris, A. Colin, 1970 ;
  • La Mort et l'Occident de 1300 Ă  nos jours, Paris, Gallimard, 1983 ; rĂ©ed. 2001 ;
  • Mourir autrefois, Paris, Gallimard / Julliard, 1974 ; rĂ©Ă©d. coll. Folio, 1990 ;
  • Les Âmes du purgatoire ou le travail du deuil, Paris, Gallimard, 1996.
  • Louis-Vincent Thomas, Anthropologie de la Mort, Paris, BibliothĂšque scientifique Payot.
  • Comment on meurt, Émile Zola, Editions du Sonneur, 2010

Filmographie

  • Quand l'invisible nous parle, documentaire de Marc-Laurent Turpin, (90min) - 2006 EAN 3-770000-653111)
  • Retour dans l'au-delĂ , documentaire de Marc-Laurent Turpin, (90min) - 2007 (EAN 3-770000-653113)
  • NDE, le saut dans l'inconnu, documentaire science de Marc-Laurent Turpin, (90min)- 2008 (EAN 3-770000-653118)
  • Sur les chemins d'Ă©ternitĂ©, pourquoi peut-on prier nos dĂ©funts?, documentaire religion de Marc-Laurent Turpin, (90min)- 2010 (EAN 3-770000-653129)

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Regardez d'autres dictionnaires:

  • Mort — Mort, n. [F., death, fr. L. mors, mortis.] 1. Death; esp., the death of game in the chase. [1913 Webster] 2. A note or series of notes sounded on a horn at the death of game. [1913 Webster] The sportsman then sounded a treble mort. Sir W. Scott.… 
   The Collaborative International Dictionary of English

  • MoRT — Studio album by Blut Aus Nord Released October 23, 2006 
   Wikipedia

  • Mort — ist der Name folgender Personen: Michel Mort, lokaler Sagenheld aus dem Mittelrheinraum, der Johann I. von Sponheim 1279 in der Schlacht von Sprendlingen gerettet haben soll Valzhyna Mort (* 1981), weißrussische Lyrikerin und Übersetzerin… 
   Deutsch Wikipedia

  • Mort — Mort, n. [Cf. Icel. margt, neut. of margr many.] A great quantity or number. [Prov. Eng.] [1913 Webster] There was a mort of merrymaking. Dickens. [1913 Webster] 
   The Collaborative International Dictionary of English

  • Mort — Mort, n. [Etym. uncert.] A woman; a female. [Cant, archaic] [1913 Webster] Male gypsies all, not a mort among them. B. Jonson. [1913 Webster] 
   The Collaborative International Dictionary of English

  • Mort — Mort, n. [F. mort dummy, lit., dead.] A variety of dummy whist for three players; also, the exposed or dummy hand in this game. [Webster 1913 Suppl.] 
   The Collaborative International Dictionary of English

  • MoRT — Album par Blut Aus Nord Sortie 2006 DurĂ©e 47:12 Genre Avant garde metal Label Candlelight Records 
   WikipĂ©dia en Français

  • Mort — Mort, n. [Etymol. uncertain.] (Zo[ o]l.) A salmon in its third year. [Prov. Eng.] [1913 Webster] 
   The Collaborative International Dictionary of English

  • Mort — (fr., spr. Mohr), d.i. der Todte (in vielen Spielen auch Strohmann genannt), bei Kartenspielen, welche eine bestimmte Anzahl Spielender verlangen, der fehlende Spieler, dessen Karten dann der König mit annimmt; vgl. Lhombre u. Whist 
   Pierer's Universal-Lexikon

  • Mort — (franz., spr. mƍr), der Tod; tot; der Tote, Strohmann beim Kartenspiel 
   Meyers Großes Konversations-Lexikon

  • Mort — (mohr), frz., todt; s. LÊŒHombre 
   Herders Conversations-Lexikon


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