Moldavie

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Moldavie
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Republica Moldova (ro)
République de Moldavie ou de Moldova[1] (fr)
Drapeau de la Moldavie Armoiries de la Moldavie
(Drapeau de la Moldavie) (Armoiries de la Moldavie)
carte
Langues officielles Roumain (appelé moldave)
Capitale Chi»ôinńÉu
47¬į0‚Ä≤N 28¬į55‚Ä≤E / 47, 28.91747¬į0‚Ä≤N 28¬į55‚Ä≤E / 47, 28.917
Plus grande ville Chi»ôinńÉu
Forme de l‚Äô√Čtat R√©publique parlementaire
 - Pr√©sident
- Premier ministre
Marian Lupu (intérim)
Vlad Filat
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 134e
33 843 km2
1,4
Population
 - Totale (2011)
 - Densit√©
Classé 116e
4 314 377[2] hab.
127 hab./km2
Indépendance
 - Date
de l'URSS
27 ao√Ľt 1991
Gentilé Moldaves
IDH (2009) en diminution 0,720 (moyen) (117e)
Monnaie Leu moldave (MDL)
Fuseau horaire UTC +2 (été +3)
Hymne national Limba noastrńÉ (¬ę notre langue ¬Ľ)
Code ISO 3166-1 MDA, MD
Domaine internet .md
Indicatif
téléphonique
+373


La Moldavie ou République de Moldova[3], en forme longue la République de Moldova ou la République de Moldavie, en roumain Moldova et Republica Moldova, est un pays d'Europe orientale situé entre la Roumanie et l'Ukraine, englobant des parties des régions historiques de Bessarabie, et de Podolie méridionale (dite Transnistrie en roumain). La Moldavie est membre-signataire de l'Accord de libre-échange centre-européen et du GUAM (Organisation pour la démocratie et le développement).

Sommaire

√Čtymologie

Historiquement, le nom de Moldavie vient de l'ancien allemand Mulde qui signifie ¬ę creux poussi√©reux ¬Ľ, ¬ę carri√®re ¬Ľ, ¬ę mine ¬Ľ, et qui a successivement d√©sign√© une cit√© mini√®re (en roumain Baia, qui signifie aussi ¬ę carri√®re ¬Ľ, ¬ę mine ¬Ľ), la rivi√®re Moldova passant √† c√īt√©, et pour finir une principaut√© n√©e dans cette r√©gion. Ce nom d√©signe le territoire de l'ancienne Principaut√© de Moldavie (1359-1859) aujourd'hui partag√© entre

Ces trois derniers territoires ont été créés par Staline suite à l'annexion soviétique de juin 1940, permise par le Pacte germano-soviétique de 1939. L'adjectif géographique Moldaves se réfère à tout ce qui concerne le territoire historique de la Moldavie.

Géographie

La république de Moldavie

La Moldavie est localis√©e en Europe orientale. D'une superficie de 33 843 km¬≤, la Moldavie s'√©tend sur 450 km du nord au sud et 200 km d'est en ouest.

  • Point extr√™me nord : Naslavcea - 48¬į28‚Äô
  • Point extr√™me sud : le port de Giurgiule»ôti, sur le Danube - 45¬į28‚Äô
  • Point extr√™me ouest : Criva, sur le Prut - 26¬į40‚Äô
  • Point extr√™me est : Palanca, sur le Dniestr - 30¬į06‚Äô
  • Altitude maximum : colline de BńÉlńÉne»ôti : 430 m
  • Altitude minimum : basse plaine du Dniestr pr√®s de la mer Noire : 0,8 m.

Occupation des sols :

  • terre arable : 53 %
  • cultures c√©r√©ali√®res : 14 %
  • p√Ęturages : 13 %
  • for√™ts anthropis√©es : 9 %
  • constructions, routes, etc. : 8 %
  • espaces naturels primaires : 3 %

La République de Moldavie occupe le tiers central de l'ancienne goubernia russe de Bessarabie telle qu'elle avait été définie en 1812, lorsqu'elle fut enlevée à la Principauté de Moldavie, entre le Prut, le Dniestr et la mer Noire.

Le reste de la Bessarabie de 1812 appartient aujourd'hui √† l'Ukraine : Hotin/Khotin au nord-ouest, et le Boudjak au sud-est (avec les quatre ports de Reni, Izmail, Chilia/Kiliya et Cetatea AlbńÉ/Bilhorod-Dnistrovskyi) entre la R√©publique de Moldavie, la Roumanie, l'embouchure du Dniestr et la mer Noire).

Ainsi enclavée, la République de Moldavie s'étend aussi sur une partie de la Podolie (rive gauche du Dniestr) qu'elle partage également avec l'Ukraine. C'est là que se situe la République moldave du Dniestr, non reconnue par la communauté internationale.

Environnement

La Moldavie, qui a su conserver un environnement tr√®s riche est comme d'autres pays de l'Est de l'Europe, parmi les premiers √† avoir concr√©tis√©, avec l'aide de la Soci√©t√© √©cologique ¬ę Biotica ¬Ľ un r√©seau √©cologique national[4], dans le cadre de sa strat√©gie nationale et son plan d‚Äôaction dans le domaine de la protection de la diversit√© biologique, qui inclut la d√©clinaison locale du r√©seau √©cologique paneurop√©en (plan approuv√© le 27 avril 2001).

En 2001, les noyaux du r√©seau √©cologique y couvraient 73 145 ha, incluant cinq r√©serves scientifiques (19 378 ha), pr√®s de 30 r√©serves naturelles (22 278 ha), 13 territoires ayant un autre statut de protection (4 350 ha), 13 habitats humides √©tant rep√©r√©s, mais encore sans statut de protection (24 592 ha). Des corridors biologiques d'importance nationale et/ou internationale ont √©t√© distingu√©s et cartographi√©s dans ce plan. L'une des plus anciennes de ces r√©serves est celle du Codru, situ√©e au centre du pays et dans la zone la plus haute en altitude (432 m).

Histoire

Pour la p√©riode ant√©rieure √† 1859 :

Article d√©taill√© : Principaut√© de Moldavie.

Pour la p√©riode post√©rieure √† 1812 :

Article d√©taill√© : Histoire de la R√©publique de Moldavie.
La Moldavie en tant que région géographique et historique (aujourd'hui partagée entre la République de Moldavie, l'Ukraine et la Roumanie).
Pays traditionnels (Haut-pays, Bas-pays et Bessarabie originelle) et partages successifs de la Moldavie (1775-1812 à 1918, puis 1940 à nos jours).
»ėtefan cel Mare ou √Čtienne III le Grand a r√©gn√© de 1457 √† 1504 en laissant le souvenir d'un excellent vo√Įvode, bon d√©fenseur du pays (nombreuses victoires d√©fensives contre les Hongrois, les Polonais, les Tatars et les Turcs), bon n√©gociateur, bon administrateur et b√Ętisseur (il a laiss√© en Bucovine de nombreuses √©glises peintes).
  • Il y a plus de 18 si√®cles : peupl√©e par les Daces ou Thraces septentrionaux (selon H√©rodote), la r√©gion √©chappe √† la conqu√™te de la Dacie par l'Empire romain : seul le sud (d√©partement de Cahul) est int√©gr√© √† la province romaine de Scythie mineure ;
  • Au Moyen √āge : apr√®s avoir √©t√© partag√©e entre plusieurs petits duch√©s (Onut, Soroca, Hansca, B√Ęrlad) et le peuple des Iasses, la r√©gion fait partie depuis 1359 de la Principaut√© de Moldavie ;
  • En 1367, la Bessarabie jusque-l√† valaque est rattach√©e √† la Moldavie (mais √† l'√©poque, le nom de Bessarabie d√©signe seulement les rivages du Danube et de la Mer Noire lib√©r√©s des Tatars par la dynastie valaque des Basarab : cette r√©gion est maintenant appel√©e Boudjak) ;
  • √Ä partir de 1538 la Moldavie doit payer tribut √† l'Empire ottoman mais conserve son autonomie ;
  • En 1774, l'Autriche annexe la Bucovine (au nord-ouest du pays), puis en 1812, les Russes qui visent le contr√īle des bouches du Danube obtiennent la moiti√© orientale du pays, et √©tendent le nom de Bessarabie √† tout le territoire annex√© dont Chi»ôinńÉu devient la capitale (trait√© de Bucarest - 1812) ;
  • En 1856, suite √† la guerre de Crim√©e, la Principaut√© de Moldavie r√©cup√®re le Sud de la Bessarabie (aujourd'hui Boudjak, aussi nomm√©e Bugeac en roumain) ;
  • En 1859, la Principaut√© de Moldavie et la Principaut√© de Valachie s'unissent pour former la Roumanie : d√®s lors, les roumanophones des pays voisins (Banat, Transylvanie, Marmatie, Bucovine, Bessarabie et Dobroudja) r√©clament leur rattachement √† ce pays ;
  • En 1878, suite √† la guerre que Russes et Roumains ont men√© ensemble contre l'Empire ottoman, la Russie r√©cup√®re le sud de la Bessarabie (aujourd'hui Boudjak) mais l'ind√©pendance de la Roumanie est internationalement reconnue ;
  • Pendant la Premi√®re Guerre mondiale le 2 d√©cembre 1917 : ind√©pendance de la R√©publique d√©mocratique de Moldavie (jusqu'√† la mer Noire, dans les fronti√®res de la Bessarabie imp√©riale russe) ;
  • Le 27 mars 1918, son Parlement vote le rattachement √† la Roumanie - mais fin 1918, elle passe sous le contr√īle de l'Arm√©e rouge et le Parlement appelle √† la rescousse une division roumaine √©paul√©e par un corps de l'arm√©e fran√ßaise command√© par le g√©n√©ral Berthelot ;
  • En 1924, l'URSS qui reprend √† son compte les ambitions g√©opolitiques des Tzars, refuse de reconna√ģtre ce vote et fonde en Ukraine une R√©gion socialiste sovi√©tique autonome moldave (en roumain : Transnistrie) ;
  • 2 ao√Ľt 1940 : alors que le roi Charles II, pro-alli√©, est encore au pouvoir, l'URSS, en application du Pacte germano-sovi√©tique, envahit au d√©but de la Seconde Guerre mondiale le territoire, que les Roumains √©vacuent sans combattre. Les Sovi√©tiques rattachent les deux tiers √† la RSSAM (le tiers restant va √† l'Ukraine) et d√©portent 110 000 roumanophones instruits (m√™me politique qu'en Pologne et dans les pays baltes[5]) ;
  • En juin 1941, la Roumanie, cette fois dirig√©e par Ion Antonescu, le ¬ę P√©tain roumain ¬Ľ, attaque l'URSS aux c√īt√©s de l'Axe et r√©cup√®re le territoire : d√©portation de 140 000 juifs (210 000 autres fuient vers l'URSS : la plupart seront rattrap√©s par la Wehrmacht ou l'arm√©e roumaine et tu√©s en Ukraine) et de certains Roms ;
  • Mars-ao√Ľt 1944 l'URSS r√©cup√®re √† son tour le territoire : d√©portation de septembre 1944 √† mai 1945 de 120 000 roumanophones accus√©s d'avoir servi la Roumanie[6]) ;
  • Sous le r√©gime sovi√©tique, une intense colonisation slave se d√©veloppe et les roumanophones continuent √† √™tre dispers√©s hors de Moldavie par le jeu des attributions de postes et des d√©placements de main-d'Ňďuvre pour les grands travaux (beaucoup se retrouvent au Kazakhstan) : en 1978, 86 % des dirigeants sont des non-Roumains (Russes et Ukrainiens pour la plupart) ;
  • 1985-91 : sous Gorbatchev, la politique de perestro√Įka se traduit en Moldavie par une revendication de reconnaissance de l'identit√© roumaine des autochtones et par un retour √† l'alphabet latin, le roumain devenant officiel √† c√īt√© du russe ;
  • 27 ao√Ľt 1991 : la R√©publique de Moldavie proclame son ind√©pendance, imm√©diatement reconnue par la Roumanie, puis par la communaut√© internationale ;
  • D√©cembre 1991, la ¬ę R√©publique moldave du Dniestr ¬Ľ dite improprement ¬ę Transnistrie ¬Ľ (en fait, la Transnistrie est beaucoup plus vaste, et √† 92 % ukrainienne) proclame son ind√©pendance par rapport √† Chi»ôinńÉu (ind√©pendance non reconnue par la communaut√© internationale), et demande son rattachement √† la Russie ou √† l'Ukraine ; 500 ¬ę cosaques ¬Ľ russophones encadr√©s par la 14e arm√©e russe (stationn√©e √† Tiraspol) prennent le contr√īle de la rive gauche du Dniestr o√Ļ se trouvent 80 % des industries, l'arsenal de Colbasna et la centrale hydro√©lectrique de DubńÉsari ; un millier de volontaires moldaves arm√©s passent le Dniestr pour en reprendre le contr√īle, mais sont repouss√©s (208 tu√©s)[7];
  • La vie politique entre 1991 et 2010 est domin√©e par la lutte d'influence entre d'une part les communistes qui se r√©f√®rent explicitement au mod√®le sovi√©tique et recueillent les suffrages de la grande majorit√© des slavophones et d'une partie des roumanophones, notamment en milieu rural, et d'autre part les non-communistes (agrariens, centristes, lib√©raux, chr√©tiens-d√©mocrates, socialistes mod√©r√©s) qui se r√©f√®rent explicitement au mod√®le europ√©en et roumain, et recueillent les suffrages d'une autre partie des roumanophones, notamment en milieu urbain ; √† partir de 1995, mais surtout apr√®s 2000, les communistes dominent nettement la sc√®ne politique, exer√ßant quasiment seuls le pouvoir de 2001 √† 2009 ;
  • Apr√®s que l'opposition ait d√©nonc√© la victoire aux √©lections l√©gislatives des communistes, accus√©s d'intimidation et de corruption, le 7 avril 2009 √† Chi»ôinńÉu de manifestations sont violemment r√©prim√©es devant le parlement (d√©c√®s de trois personnes) tandis que de leur c√īt√© les communistes accusent l'OTAN et la Roumanie de susciter artificiellement ces incidents ;
  • √Ä la suite des √©lections l√©gislatives de juillet 2009, quatre partis d'opposition (Lib√©ral-d√©mocrate, Lib√©ral, social-d√©mocrate, et chr√©tien-d√©mocrate) s'unissent pour former une Alliance pour l'int√©gration europ√©enne (AIE) qui remporte 53 si√®ges contre 48 au Parti communiste, qui reste n√©anmoins le plus puissant des partis politiques de Moldavie, et en pourcentage de voix, l'un des plus puissants partis communistes d'Europe.

Politique

Article d√©taill√© : Politique de la Moldavie.

Situation actuelle

Le 5 avril 2009, 2,5 millions d'√©lecteurs sont appel√©s √† voter, surveill√©s de pr√®s par de nombreux observateurs internationaux, dont une d√©l√©gation du Parlement europ√©en. Les √©lections se d√©roulent dans le calme et le respect du pluralisme, malgr√© certains probl√®mes de proc√©dure. En effet, la d√©put√©e europ√©enne Marianne Mikko (Estonienne, Parti socialiste europ√©en), √† la t√™te de la d√©l√©gation d'observation du Parlement europ√©en, a observ√© de ¬ę r√©els progr√®s ¬Ľ par rapport aux √©lections l√©gislatives de 2005. La d√©l√©gation du parlement a cependant not√© que des efforts suppl√©mentaires devraient √™tre faits concernant la neutralit√© des cha√ģnes de t√©l√©vision et de radio publiques, qui l'oublient trop souvent. Enfin, la campagne a √©t√© marqu√©e par des plaintes pour intimidation de la part d'√©lecteurs ou de candidats[8].

Selon la Commission √©lectorale centrale moldave, le Parti communiste obtient 49,48 % des voix et 60 mandats de d√©put√©s, soit un mandat de moins que n√©cessaire pour pouvoir √©lire le chef de l‚Äô√Čtat. Par ailleurs, le Parti lib√©ral obtient 13,14 % des voix (15 mandats), le Parti lib√©ral-d√©mocrate de Moldavie 12,43 % des voix (15 mandats) et l‚ÄôAlliance ¬ę Notre Moldavie ¬Ľ 9,77 % des voix (11 mandats)[9].

Le Parti communiste ne parvenant pas à faire élire son candidat, de nouvelles élections doivent être organisées.

Composition du Parlement en juillet 2009.

Elles ont lieu en juillet 2009. Les principaux partis politiques sont alors les suivants :

Mihai Ghimpu, président par intérim après la démission de Vladimir Voronin de 2009 à 2010.

Ces nouvelles √©lections se caract√©risent par une nouvelle baisse du Parti communiste avec 44,7 % des suffrages. Les quatre partis politiques formant l'¬ę Alliance pour l'int√©gration europ√©enne ¬Ľ (AIE), arrivent √† franchir la barre des 5 % leur permettant d'√™tre repr√©sent√©s au Parlement, et r√©unissent ensemble 51 % des suffrages. Leur coalition remporte ainsi 53 si√®ges, soit plus que la majorit√© absolue, permettant √† un nouveau gouvernement d'entrer en fonction, dirig√© par Vlad Filat. Cependant la coalition ne peut pas √©lire son candidat √† la pr√©sidence, car selon les amendements constitutionnels vot√©s en juillet 2000, cela n√©cessite 61 voix sur les 101 membres du Parlement.

Dans une telle configuration, de nouvelles √©lections auraient d√Ľ avoir lieu, mais la m√™me Constitution limite le nombre d'√©lections pouvant √™tre tenues dans un laps de temps aussi court, produisant une situation de blocage. Pour y pallier, la coalition au pouvoir organise un r√©f√©rendum pr√©voyant l'√©lection du Pr√©sident de la R√©publique au suffrage direct. Ainsi, des √©lections pr√©sidentielle et l√©gislatives pourront avoir lieu en m√™me temps, en novembre 2010. Le Parti communiste appelle au boycott du r√©f√©rendum, et le taux de participation n'atteint que 30 %, alors qu'il aurait d√Ľ d√©passer 33,3 % pour √™tre valide. Ainsi, de nouvelles √©lections l√©gislatives se tiennent le 28 novembre 2010. Le PCRM obtient 42 si√®ges, le PLDM 32, le Parti d√©mocrate de Moldavie 15 et le Parti lib√©ral 12. Cette √©lection ne change pas le probl√®me de d√©part : la coalition sortante ne pourra pas disposer des 61 si√®ges n√©cessaires pour √©lire le pr√©sident de la R√©publique. En outre, lors de l'ouverture du nouveau parlement, le 28 d√©cembre, celui-ci se r√©v√®le incapable d'√©lire son pr√©sident, qui aurait alors exerc√© l'int√©rim √† la t√™te de l'√Čtat. Le Premier ministre d√©missionnaire, Vlad Filat, remplit de ce fait l'int√©rim de la pr√©sidence de la R√©publique pendant deux jours avant que finalement les d√©put√©s de la nouvelle coalition associant le PLDM, le PDM et le PL ne se mettent d'accord pour √©lire Marian Lupu √† la pr√©sidence du Parlement le 30 d√©cembre, celui-ci devenant automatiquement chef de l'√Čtat par int√©rim

Voir aussi :

Union avec la Roumanie

Article d√©taill√© : Mouvement unioniste en Moldavie et Roumanie.

Revendiqu√©e par les roumanophones lors des grandes manifestations de 1990, mais combattue par les russophones auxquels les ultra-nationalistes proroumains promettaient ¬ę la valise ou le cercueil ¬Ľ, cette union a finalement √©t√© rejet√©e √† 95,4 % par r√©f√©rendum en 1994[10] dans un contexte de conflit avec la Russie, principal fournisseur d'√©nergie bon march√© pour la Moldavie.

Controverse identitaire et linguistique

Mihai Eminescu, n√© √† Boto»ôani, est le po√®te embl√©matique de la Roumanie et de la Moldavie. Il militait pour la r√©union de tous les pays roumains en un seul √Čtat. Ce sera fait en 1918.

L'héritage de l'ancienne principauté entretient une dispute entre d'une part le Parti communiste moldave et ses alliés, et d'autre part les partis non-communistes de Moldavie et les autorités académiques roumaines au sujet de l'identité historique, linguistique et culturelle des habitants autochtones de la Moldavie historique.

Depuis le XIXe si√®cle, les populations roumanophones des territoires ayant appartenu successivement √† l'Empire russe, √† l'URSS et depuis 1991 √† la R√©publique de Moldavie sont d√©finies, ainsi que leur langue, comme ¬ę Moldaves ¬Ľ successivement par les autorit√©s imp√©riales russes, par les autorit√©s sovi√©tiques, puis par celles de Chi»ôinńÉu depuis 1994 : ce terme de ¬ę Moldaves ¬Ľ est exclusif de celui de ¬ę Roumains ¬Ľ[11],[12]. Ces m√™mes populations sont d√©sign√©es comme ¬ę Roumaines ¬Ľ par la Roumanie, ainsi que par les pro-europ√©ens de Moldavie, comme le sont √©galement les majorit√©s autochtones de Transylvanie, du Banat, de la Dobrog√©e ou Dobroudja, de la Valachie et de la partie roumaine de la Moldavie: dans ce sens, le terme de ¬ę Moldaves ¬Ľ est inclusif dans celui de ¬ę Roumains ¬Ľ.

Les partisans d'une identit√© ¬ę Moldave diff√©rente des Roumains ¬Ľ ont des positions divergentes √† propos des habitants de la partie roumaine de la Moldavie. Pour certains, ce sont des ¬ę Moldaves diff√©rents des Roumains ¬Ľ au m√™me titre que ceux de l'ex-URSS. Pour d'autres, ce sont des ¬ę Roumains diff√©rents des Moldaves ¬Ľ m√™me s'ils se d√©finissent eux aussi comme Moldaves (mais non ¬ę diff√©rents ¬Ľ des Roumains)[13].

Politique étrangère

La Moldavie entretient des relations diplomatiques complexes et mouvantes avec ses deux voisins : la Roumanie avec laquelle elle partage une communaut√© linguistique, culturelle et historique depuis plusieurs si√®cles ; et la Russie, h√©riti√®re de l'URSS, dont la Moldavie √©tait une r√©publique constituante jusqu'√† l'ind√©pendance de 1991. Les volte-face ont √©t√© nombreuses : √† une p√©riode d'ouverture des fronti√®res, d'abolition des visas et de mise en commun des r√©seaux t√©l√©phoniques avec la Roumanie, contemporaine d'un net refroidissement des relations avec la Russie et l'Ukraine accus√©es de soutenir les s√©paratistes de Tiraspol, succ√©da apr√®s 1994 un refroidissement progressif des relations avec la Roumanie, suivi d'un antagonisme virant √† l'hostilit√© apr√®s la venue au pouvoir des communistes; parall√®lement, les relations avec la Bi√©lorussie, la Russie et l'Ukraine s'intensifi√®rent, le gouvernement Voronine manifestant en 2001 sa volont√© de rejoindre l'Union russo-bi√©lorusse[14],[15]; en 2007, l'adh√©sion de la Roumanie √† l'Union europ√©enne empira encore la rupture c√īt√© ouest et l'ouverture √† l'est, les conditions de visas et de s√©jour devenant plus strictes entre Roumanie et Moldavie, alors qu'elles devenaient plus faciles entre Russie, Ukraine, Bi√©lorussie et Moldavie.

Toutefois, sur demande, la Roumanie accorde sa citoyennet√© aux citoyens moldaves dont au moins un ascendant est n√© citoyen roumain et qui passent avec succ√®s un examen de roumain, ce qui a suscit√© des controverses au sein de l'Union europ√©enne, les autres pays membres accusant la Roumanie de ¬ę vouloir faire entrer trois millions d'immigr√©s par la porte de derri√®re ¬Ľ[16]. Le pr√©sident roumain Traian BńÉsescu a r√©pondu que lors de l'absorption de la RDA par la RFA, ce sont 18 millions de personnes qui ont rejoint la Communaut√© europ√©enne sans que ses autres membres aient √©t√© consult√©s.

La République de Moldavie est membre de la CSI et du GUAM, une organisation internationale de coopération à vocation régionale. Cependant, l'alliance est peu active par manque de moyens et d'objectif communs.

La Moldavie est un pays associé à la francophonie depuis 1995 et la majorité élue en 2009 souhaite intégrer l'Union européenne.

L'administration de la r√©publique de Moldavie, comprenant : * 37 arrondissements (raioane : rayons); * 4 municipalit√©s; * l'unit√© territoriale autonome de Gagaouzie; * sur 4 rayons et demi et deux municipalit√©s, la R√©publique moldave du Dniestr (autoproclam√©e et de facto ind√©pendante, reconnue de jure comme unit√© territoriale autonome de la rive gauche du Dniestr.)

Subdivisions

La question de l'organisation administrative du pays n'a jamais √©t√© envisag√©e du point de vue de l'√©tat de droit (m√™mes droits pour tous, √† √©galit√©) ni du point de vue pratique et ergonomique (des subdivisions bas√©es sur la g√©ographie)[17]. Au contraire, elle a √©t√© instrumentalis√©e dans le cadre du combat politique entre la majorit√© autochtone roumanophone, et les minorit√©s slavophones. Les dirigeants de la communaut√© roumanophone ont essay√© d'appliquer √† la Moldavie la tradition administrative roumaine, elle-m√™me d'inspiration fran√ßaise, en mettant en place des jude»õe (d√©partements) avec un pr√©fet et une forte centralisation. Les dirigeants slavophones, inspir√©s par le mod√®le sovi√©tique, ont au contraire pr√©f√©r√© des ra√Įons (arrondissements) dirig√©s par des comit√©s, avec des diff√©rences entre ra√Įons urbains et ruraux, et des r√©publiques autonomes locales bas√©es sur l'ethnographie.

Entre ces deux mod√®les, un compromis qui ne satisfait personne, et qui introduit des diff√©rences de droit d'une r√©gion √† l'autre, a abouti en fin de compte √† une f√©d√©ralisation profitant √† la R√©publique moldave du Dniestr, situ√©e entre le Dniestr et l'Ukraine et au pays G√∂k-Oguz ou Gagaouzie, consid√©r√©es comme des ¬ę unit√©s territoriales autonomes ¬Ľ. Ces deux territoires, o√Ļ l'autorit√© de l'√Čtat ne s'exerce pas, disposent √† eux seuls de 85 % de la puissance √©conomique de la Moldavie, alors qu'ils ne repr√©sentent que 18 % de son territoire[18].

Villes

Article d√©taill√© : Villes de Moldavie.

Démographie

La R√©publique de Moldavie (hors la ¬ę r√©publique ¬Ľ autoproclam√©e pridniestr√©enne dite Transnistrie) compte 3 388 000 habitants, selon le recensement de 2004, en baisse de 208 000 habitants (pour la plupart, expatri√©s) par rapport √† 1989. Au total, on peut supposer que la population de la R√©publique de Moldavie, atteint en 2005 un peu moins de 3 455 000 habitants.

La r√©gion est au carrefour de deux cultures : celle latine de la majorit√© roumaine et celle slave des minorit√©s russe et ukrainienne. Cette situation se traduit depuis 1812 (ann√©e o√Ļ la Russie tsariste occupe la Moldavie suite √† un trait√© avec l'Empire ottoman) par une diversit√© ethnique, linguistique et culturelle. Avant les bouleversements d√©mographiques de la Seconde Guerre mondiale et de l'apr√®s-guerre, la population √©tait constitu√©e de Roumains moldaves, de Ruth√®nes ukrainiens, de Russes blancs, de Bulgares, d'Allemands de Bessarabie, de G√∂k-Oguz ou Gagaouzes, de Grecs, d'Arm√©niens et de Juifs ashk√©nazes. Plus des deux tiers de la population √©taient Roumains (d√©signation linguistique) moldaves (d√©signation g√©ographique).

Au brassage de cultures et aux vagues migratoires se sont ajout√©es au XXe si√®cle les trag√©dies de la d√©portation organis√©e contre les Roms et les Juifs par le r√©gime d'Antonescu (le ¬ę P√©tain roumain ¬Ľ comme il se qualifiait lui-m√™me) et contre les Roumains par l'URSS qui a √©galement intensifi√© la colonisation russe. Le recensement ne tient pas compte du fait que 70 % de la population est bilingue (roumain ‚Äď russe), 30 % seulement √©tant unilingues (roumain seul ou russe seul). C'est pourquoi, selon les recensements et les auteurs, depuis 1910, la proportion de la majorit√© roumaine varie de 56 % √† 79 %.

Localisation des langues en Moldavie.

Le Bureau national de statistique de Chi»ôinńÉu a publi√© les r√©sultats officiels du recensement, qui offrait aux citoyens roumanophones la possibilit√© de choisir entre ¬ę roumain ¬Ľ et ¬ę moldave ¬Ľ. Selon Moldpres, seuls 2,2 % se sont d√©clar√©s roumains, ce qui les range √† c√īt√© des autres minorit√©s: 8 % des citoyens se d√©clarent Ukrainiens, 5,9 % Russes, 4,4 % Gagaouzes (population turcophone chr√©tienne), et la tr√®s grande majorit√© (pr√®s de 80 %) se d√©signent comme ¬ę Moldaves ¬Ľ (alors qu'aux recensements pr√©c√©dents, les roumanophones oscillaient toujours entre 63 et 67 %). Il semblerait donc, √† la grande satisfaction du gouvernement communiste actuel (le pr√©sident Voronin est lui-m√™me un Ukrainien, ancien membre du PC de l'URSS), que la tr√®s grande majorit√© des roumanophones et une partie des slavophones aient choisi de se d√©clarer de ¬ę langue moldave ¬Ľ (langue politique non reconnue par les linguistes). Ces r√©sultats ne concernent pas la ¬ę r√©publique ¬Ľ pridniestr√©enne ou Transnistrie.

Selon les différents recensements,

  • en 1970 : 69 % des habitants de la Moldavie ont d√©clar√© que le moldave (nom du roumain en URSS) √©tait leur langue maternelle.
  • en 1989 : il y avait 88419 Bulgares en R√©publique de Moldavie.
  • en 1992 : 4.305 immigrants vers Isra√ęl depuis la R√©publique de Moldavie constituaient 7,1 % des immigrants ex-sovi√©tiques vers Isra√ęl cette ann√©e-l√†. Simultan√©ment, 60 % des achats de terrains et d'immeubles par des √©trangers en Moldavie √©taient le fait de citoyens isra√©liens.
  • en 2004 : il y avait 65 072 Bulgares selon le recensement.
  • en 2006 : 79 % des habitants de la Moldavie ont d√©clar√© que le moldave √©tait leur langue usuelle (dont 63 % l'ont d√©clar√© comme langue maternelle), 2,2 % se sont d√©clar√©s de langue maternelle roumaine, 27 % le russe ou l'ukrainien.

Si le crit√®re linguistique semble pr√™ter √† une grande confusion √† cause des choix politiques, celui ethnique est un peu plus clair, selon les traditions populaires, les coutumes des villages, les revendications des habitants eux-m√™mes et l'histoire. Dans la r√©publique de Moldavie (sans la Transdniestrie) vivent 3 millions de Roumains, 250 000 Ukrainiens, 100 000 Gagaouzes et 900 000 Russes. Dans la r√©publique s√©paratiste de Transnistrie vivent 300 000 Roumains, 250 000 Russes, 200 000 Ukrainiens et plusieurs milliers de Juifs, Tatars, Bulgares, Gagaouzes, etc.

Sur l'ensemble des habitants actuels du territoire moldave, 3,3 millions sont Moldaves (76,2 %), 450 000 sont Ukrainiens (10 %), 340 000 sont Russes (8 %), un peu plus de 100 000 sont Gagaouzes (4,4 %) et presque 100 000 sont des minorit√©s plus petites (Polonais, Tziganes, Bulgares, Juifs, Tatars, etc.). Ces chiffres correspondent aussi aux revendications de ces communaut√©s ethniques. La grande majorit√© des habitants sont bilingues, parfois trilingues.

Selon des chiffres officieux, environ 1/4 de la population active a √©migr√© (pays d'Europe occidentale principalement, Russie et Ukraine) soit un taux migratoire net de -25 %. Les roumanophones choisissent surtout la Roumanie, l'Italie, l'Espagne et le Portugal, les slavophones surtout les pays ex-sovi√©tiques, la Pologne et l'Allemagne. Par ailleurs, environ 150 000 citoyens moldaves ont √©galement obtenu la citoyennet√© roumaine et/ou russe ou ukrainienne.

Santé

Le taux de natalit√© est √† 1,5 enfant par femme[19]. Les d√©penses publiques de sant√© ont √©t√© de 4,2 % du PIB et les d√©penses priv√©es de sant√© de 3,2 %[19]. Il y a environ 264 m√©decins pour 100 000 habitants[19]. Les d√©penses de sant√© √©taient de 138 US $ (PPA) par habitant en 2004[19].

Culture

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'An Anul Nou
8 mars Journ√©e internationale de la Femme Ziua internationalńÉ a femeii
20 mars → 31 mars Journées de la francophonie en Moldavie Zilele francofoniei in Republica Moldova
P√Ęques Pastele En conformit√© avec calendrier orthodoxe
1er mai F√™te du travail Ziua internationalńÉ a muncii
9 mai Victoire 1945 Ziua victoriei Fin de la Seconde Guerre mondiale
27 ao√Ľt Jour de l'ind√©pendance 1991 Ziua independen»õei F√™te nationale
31 ao√Ľt Jour de notre langue SńÉrbńÉtoarea ¬ę Limba noastrńÉ ¬Ľ R√©instauration de l'alphabet latin, 1989
13 octobre et 14 octobre Journée de la ville Hramul orasului Chisinau
7 janvier N√∂el orthodoxe CrńÉciunul

Patrimoine culturel :

  • Ermitage de Butuceni ;
  • Citadelles historiques : Cetatea AlbńÉ, Hotin, Orhei, Soroca, Tighina (mais les deux premi√®res se trouvent √† pr√©sent en Ukraine, et Tighina est sous contr√īle russophone) ;
  • Sites arch√©ologiques de Hansca et d'Orheiul Vechi.

√Čconomie

La République de Moldavie (qui était le principal fournisseur de vin (Viticulture en Moldavie), de légumes et de fruits pour les anciennes républiques soviétiques) est devenue après la chute de l'URSS en 1991 un des pays les plus pauvres d'Europe.

La perte de certains march√©s traditionnels, la d√©pendance √©nerg√©tique au gaz russe, et la s√©cession de la ¬ę r√©publique ¬Ľ autoproclam√©e Pridniestr√©enne dite Transnistrie, ont provoqu√© la chute dramatique du PIB qui est en 2006 inf√©rieur √† celui du Bangladesh, et le plus bas d'Europe, malgr√© une forte croissance √©conomique (plus de 8 % en 2005 depuis l'an 2000). Pour l'ann√©e 2008 il est estim√© une croissance √©conomique de 8,1 %. Le gouvernement moldave assure un salaire minimum de 58 ‚ā¨, le salaire moyen pour le mois de mai 2008 √©tait de 150 ‚ā¨ et de 260 ‚ā¨ √† Chi»ôinńÉu.

L'√©conomie souterraine est √©valu√©e √† pr√®s de 40 % du PIB. L'inflation oscille entre 12 % et 15 % par an et le d√©ficit commercial est important (financ√© en partie par les transferts d'argent des Moldaves qui travaillent √† l'√©tranger).

L'industrie, qui utilise l'√©nergie des centrales hydrauliques am√©nag√©es dans le pays, se concentre essentiellement dans quelques villes, en particulier Chi»ôinńÉu, la capitale, et Tiraspol. Il s'agit d'industries de transformation : conserveries, laiteries, textiles, travail du bois et des m√©taux.

Ayant perdu en ao√Ľt 1940 les quatre ports de la Bessarabie : Reni, Izmail, Chilia/Kiliya et Cetatea AlbńÉ/Bilhorod-Dnistrovskyi rattach√©s √† l'Ukraine, la R√©publique de Moldavie est une enclave, au sens √©conomique du terme. Un √©change territorial avec l'Ukraine n'ayant pu √™tre mis en application en raison de l'incertitude du statut d'un territoire √† √©changer (le hameau de M√ģndre»ôti), la Moldavie n'a pu recouvrer ni acqu√©rir les 1 500 m√®tres de rivage danubien n√©cessaires √† l'ach√®vement du port de Giurgiule»ôti, par ailleurs contest√© en raison de la facilit√© d'acc√®s de la Moldavie aux ports roumains ou ukrainiens directement reli√©s √† son r√©seau routier et ferroviaire. Le rivage moldave sur le Danube a une longueur de 340 m.

Parmi les importants investisseurs fran√ßais, il faut souligner quatre grands groupes fran√ßais. Le groupe Lafarge Ciment poss√®de la plus grosse usine de ciment en Moldavie et fournit 75% des besoins en ciment du pays. En 2007, la Soci√©t√© g√©n√©rale a fait l‚Äôacquisition de Mobiasbanca, cinqui√®me banque du pays. Dans le secteur agroalimentaire, le Groupe Lactalis, qui a commenc√© √† investir en 2005, poss√®de une laiterie et deux fromageries. Le groupe emploie environ 1400 personnes et produit des fromages pour le march√© moldave ainsi que pour l‚Äôexportation vers la Russie et l'Ukraine. Enfin, dans le secteur des t√©l√©communications, la filiale d‚ÄôOrange en Moldavie est leader de la t√©l√©phonie mobile du pays avec une part de march√© d‚Äôenviron 65 %[20].

Il est à noter qu’outre ces investissements conséquents, il existe aussi d'autres investissements français comme la société Bargues Agro-Industrie qui, à travers sa filiale locale Nucile Si Natura, conditionne des cerneaux de noix pour l’exportation. Il y a aussi quelques PME dans le secteur des services (en particulier Netizencall, centre d'appels à Chisinau). Par ailleurs, quelques représentations d’entreprises françaises sont aussi présentes en Moldavie (Alcatel, Pernod-Ricard, Areva)[21].

Codes et gentilés

La Moldavie a pour codes :

Depuis le XIXe si√®cle, il y a une divergence de vues politique concernant le sens du Gentil√©s ¬ę Moldave ¬Ľ entre les autorit√©s roumaines et celles de la Russie, de l'URSS et de la r√©publique de Moldavie. Le sens d√©fini par l'Empire russe, par l'URSS et depuis 1991 par la R√©publique de Moldavie fait de ¬ę Moldave ¬Ľ une ethnie, en lui d√©niant son caract√®re roumanophone. Le sens d√©fini par la Roumanie fait de ¬ę Moldave ¬Ľ une appartenance purement g√©ographique (concernant aussi bien la Moldavie roumaine que la Moldavie ind√©pendante), qui n'emp√™che pas son caract√®re roumanophone, comme c'est aussi le cas des populations roumanophones de Transylvanie, du Banat, de la Dobrog√©e, de la Valachie.

En somme les habitants de la région roumaine de Moldavie peuvent être à la fois moldaves et roumains, tandis que les roumanophones de la république de Moldavie et d'Ukraine doivent choisir entre être moldaves ou roumains.

Les linguistes scientifiques, qui se r√©f√®rent √† la notion d'isoglosse, ne reconnaissent qu'une langue : le daco-roumain, qu'il f√Ľt nomm√© ¬ę roumain ¬Ľ en Roumanie, ou ¬ę moldave ¬Ľ en r√©publique de Moldavie. Les autorit√©s de cette derni√®re, par l'article 12 de la constitution, r√©cusent cette d√©finition scientifique, quitte √† emp√™cher la majorit√© des habitants de la R√©publique de Moldavie de d√©velopper librement leur culture par del√† les fronti√®res de l'√Čtat (comme le font les minorit√©s russe, ukrainienne, bulgare ou gagaouze), et quitte √† bloquer le rapprochement de la R√©publique de Moldavie avec l'Union europ√©enne (car la Roumanie a annonc√© qu'elle ne ratifiera aucun document niant la roumanophonie de l'ensemble des Moldaves, citoyens roumains ou non).

Il n'y a pas de divergence de vues concernant les gentil√©s identifiant les populations minoritaires de la r√©publique de Moldavie : Russes, Ukrainiens, Gagaouzes, Bulgares ou Juifs.

Tourisme

Le tourisme en République de Moldavie se développe de plus en plus. Les endroits à visiter sont les caves à vin (Milistii Mici, Cricova, etc.) ainsi que les nombreux monastères et autres églises orthodoxes (Orhei Vechi, Rezina, Tipova, etc.).

Le moyen de locomotion le plus courant reste la voiture / minibus. Attention tout de m√™me √† la qualit√© des routes et aux m√©thodes de conduite locale‚Ķ La loi interdit de boire et de conduire (0 g/l).

Si vous voyagez a plusieurs (5 + personnes), il est préférable de louer un minibus ainsi que son chauffeur.

Bibliographie

  • Junien Javerdac : Moldaves : ils ne sont pas tous roumains, in: Balkan, n¬į 12, 1991, Bordeaux-Pessac
  • Nicolas Trifon : La Moldavie ex-sovi√©tique, Acratie, Paris, 1993, ISBN 2-909899-01-2
  • Matei Cazacu, Nicolas Trifon : Un Etat en qu√™te de nation : la R√©publique de Moldavie, Paris : Non Lieu, 2010 [2]
  • Ion Cepleanu : Moldaves et Moldavie entre Prut et Dniestr, MMSH, Aix-en-Provence, 1997
  • Alain Ruz√© : La Moldova, L'Harmattan, Paris, 1997, ISBN 2-7384-6018-6
  • Gheorghe Negru : La Politique ethnolinguistique en Moldavie, Prut International, Chisinau 2000, ISBN 9975-69-100-5
  • Florent Parmentier : La Moldavie √† la crois√©e des chemins, Editoo, Paris, 2003, ISBN 2-7477-0071-2
  • Xavier Deleu : Transnistrie, la poudri√®re de l'Europe, Hugo, Paris 2005, ISBN 2-7556-0055-1

Notes et références

  1. ‚ÜĎ En fran√ßais les deux sont officiels selon la directive Jupp√© ; le code ISO 639 ne prend en compte que le nom roumain Moldova
  2. ‚ÜĎ (en) Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
  3. ‚ÜĎ Aux Nations unies, le pays emploie officiellement, en fran√ßais, le nom de ¬ę R√©publique de Moldova ¬Ľ. Cf. [rtsp://webcast.un.org/ondemand/conferences/unhrc/upr/10th/hrc110124pm-orig.rm?start=01:17:02&end=01:18:48 cette intervention] de la d√©l√©gation moldave, en fran√ßais, au Palais des Nations le 24 janvier 2011, √† l'occasion de l'Examen p√©riodique universel.
  4. ‚ÜĎ R√©seau √©cologique national de Moldavie
  5. ‚ÜĎ Nikola√Į Feodorovitch Bouga√Į: Informations contenues dans la correspondance entre Lavrenti Beria et Joseph Staline, ed. Acad. des Sciences de Moldavie tome 1, Chi»ôinńÉu, 1991 (–Ě.–§. –Ď—É–≥–į–Ļ ¬ę–í—č—Ā–Ķ–Ľ–Ķ–Ĺ–ł–Ķ –Ņ—Ä–ĺ–ł–∑–≤–Ķ—Ā—ā–ł –Ņ–ĺ —Ä–į—Ā–Ņ–ĺ—Ä—Ź–∂–Ķ–Ĺ–ł—é –Ď–Ķ—Ä–ł–ł‚Ķ¬Ľ –ě –ī–Ķ–Ņ–ĺ—Ä—ā–į—Ü–ł–ł –Ĺ–į—Ā–Ķ–Ľ–Ķ–Ĺ–ł—Ź –ł–∑ –ú–ĺ–Ľ–ī–į–≤—Ā–ļ–ĺ–Ļ –°–°–† –≤ 40-50- –Ķ –≥–ĺ–ī—č ‚Äď –ė—Ā—ā–ĺ—Ä–ł—á–Ķ—Ā–ļ–ł–Ķ –Ĺ–į—É–ļ–ł –≤ –ú–ĺ–Ľ–ī–į–≤–ł–ł. ‚ĄĖ 1. –ö–ł—ą–ł–Ĺ–Ķ–≤, 1991. 1.0)
  6. ‚ÜĎ Nikola√Į Feodorovitch Bouga√Į : D√©portation des peuples de Bi√©lorussie, Ukraine et Moldavie, Ed. Dittmar Dahlmann et Gerhard Hirschfeld, Essen, Allemagne, 1999, p. 567-581 (–Ē–Ķ–Ņ–ĺ—Ä—ā–į—Ü–ł—Ź –Ĺ–į—Ä–ĺ–ī–ĺ–≤ –ł–∑ –£–ļ—Ä–į–ł–Ĺ—č, –Ď–Ķ–Ľ–ĺ—Ä—É—Ā—Ā–ł–ł –ł –ú–ĺ–Ľ–ī–į–≤–ł–ł : –õ–į–≥–Ķ—Ä—Ź, –Ņ—Ä–ł–Ĺ—É–ī–ł—ā–Ķ–Ľ—Ć–Ĺ—č–Ļ —ā—Ä—É–ī –ł –ī–Ķ–Ņ–ĺ—Ä—ā–į—Ü–ł—Ź. –ď–Ķ—Ä–ľ–į–Ĺ–ł—Ź. –≠—Ā—Ā–Ķ–Ĺ. 1999. 1.3)
  7. ‚ÜĎ Olga CńÉpńÉ»õ√ģnńÉ, Cartea Memoriei, Presa, Chi»ôinńÉu 2000, ISBN 9975-9562-0-3
  8. ‚ÜĎ [1]
  9. ‚ÜĎ R√©sultats finaux des √©lections l√©gislatives de Moldavie - Moldavie.fr - Portail francophone de la Moldavie
  10. ‚ÜĎ (en) Moldova and Romania: The Broken Engagement.
  11. ‚ÜĎ http://www.parlament.md/download/laws/ro/546-XV-19.12.2003.doc
  12. ‚ÜĎ Academia Romana combate "limba moldoveneasca": ZIUA
  13. ‚ÜĎ Ion Cepleanu, Moldaves et Moldavie, Maison M√©diterran√©enne des Sciences de l'Homme, Gilles de Rapper, Aix-en-Provence, 1997 ; Alain Ruz√©, La Moldova, L'Harmattan, Paris, 1997, ISBN 2-7384-6018-6 ; Nicolas Trifon, ¬ę La Langue roumaine au cŇďur de la probl√©matique de reconstruction nationale de la r√©publique de Moldavie ¬Ľ, in Wanda Dressler (√©d.), Le Second Printemps des nations, p. 257-281, Bruylant, Bruxelles, 1999.
  14. ‚ÜĎ (en) Moldova ready for Russia Belarus union, BBC news, jeudi 17 avril 2001. Consultation du 5 octobre 2008.
  15. ‚ÜĎ (en) Communists of Moldova and the future of the country's ethno-political conflicts, √©tude de Priit J√§rve, European Centre for Minority Issues, Brief no 3. Publi√© √† Flensburg, Allemagne. Consultation du 5 octobre 2008.
  16. ‚ÜĎ (en)Benjamin Bidder - Romanian Passports For Moldovans - Entering the EU Through the Back Door, Der Spiegel du 13 juillet 2010, consult√© le 19 juillet 2010
  17. ‚ÜĎ Alain Ruz√©, La Moldova, L'Harmattan, Paris (ISBN 2-7384-6018-6)
  18. ‚ÜĎ Xavier Deleu, La Transnistrie, HogoDoc, Paris, ISBN 2-7556-0055-1
  19. ‚ÜĎ a, b, c et d http://hdrstats.undp.org/en/countries/data_sheets/cty_ds_MDA.html
  20. ‚ÜĎ http://www.club-france.md/web/index.php/present/la-france-en-moldavie
  21. ‚ÜĎ http://www.ambafrance-md.org/spip.php?article467

Voir aussi

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