Module De Service Apollo

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Module De Service Apollo

Module de commande et de service Apollo

North American Apollo CSM
Apollo CSM lunar orbit.jpg
Module de commande et de service Apollo sur orbite lunaire
Description
Role: Terre et orbite lunaire
Equipage: 3 : Commandant, pilote du CM, pilote du LEM
Dimensions
Hauteur 11,03 m
Diametre 3,9 m
Volume 6,17 m³
Masse
Module de commande 5 809 kg
Module de service 24 523 kg
Total 30 332 kg
Moteur fusée
CM RCS (N2O4/UDMH) x 12: 409 N
SM RCS (N2O4/UDMH) x 16: 445 N
Service Propulsion System
(N2O4/Aerozine 50 ) x 1:
97.9 kN
Performances
Durée mission 14 jours, 200 orbites
Apogée 386 200 km
Périgée 160 km
Spacecraft delta v 2 800 m/s

Le module de commande et de service Apollo (Command/Service Module ou CSM en anglais) est le v√©hicule spatial du programme Apollo con√ßu pour transporter les trois astronautes durant leur mission entre la Terre et la Lune. Sa conception d√©marre en 1961 au lancement du programme Apollo ; il a effectu√© son premier vol avec √©quipage en 1967 (mission Apollo 7) et son dernier dans le cadre de la mission Apollo-Soyouz en 1975. Pesant plus de 30 tonnes, il est pratiquement 10 fois plus lourd que le vaisseau Gemini de la g√©n√©ration pr√©c√©dente. La masse suppl√©mentaire est en grande partie (21,5 tonnes) repr√©sent√©e par le moteur et les ergols qui fournissent un delta-v de 2 800 m/s permettant au vaisseau de s'ins√©rer en orbite lunaire puis de quitter cette orbite.

Le vaisseau Apollo reprend une disposition inaugur√©e avec le vaisseau Gemini : un module de commande abrite l'√©quipage et un module de service contient le moteur de propulsion principal, l'essentiel des sources d'√©nergie ainsi que l‚Äô√©quipement n√©cessaire √† la survie des astronautes. Le module de service est largu√© juste avant la rentr√©e dans l'atmosph√®re[1].

Sa conception a √©t√© marqu√©e par l'accident Apollo 1, un incendie qui s'est produit au cours de tests au sol et qui a co√Ľt√© la vie aux trois membres de l'√©quipage. Deux versions ont √©t√© fabriqu√©es, dont seule la deuxi√®me √©tait √† m√™me de r√©aliser les missions lunaires.

Sommaire

Le module de commande

La structure

Le module de commande (Command Module ou CM en anglais) est la partie du vaisseau Apollo dans laquelle les trois astronautes s√©journent durant la mission, sauf lorsque deux d'entre eux descendent sur la Lune au moyen du module lunaire. Pesant 6,5 tonnes et de forme conique, sa structure externe comporte une double paroi : une enceinte constitu√©e de t√īles et nid d'abeille √† base d'aluminium qui renferme la partie pressuris√©e et un bouclier thermique qui recouvre la premi√®re paroi et dont l'√©paisseur varie selon la partie concern√©e en fonction de son exposition √† la chaleur durant la rentr√©e atmosph√©rique : le vaisseau rentrant dans l'atmosph√®re la pointe du c√īne tourn√©e vers l'arri√®re c'est la base qui est la plus expos√©e et qui b√©n√©ficie donc du bouclier le plus √©pais. Le bouclier thermique est r√©alis√© avec une r√©sine ins√©r√©e dans un nid d'abeille en acier.

Le volume pressurisé

L'espace pressuris√© repr√©sente un volume de 6,5 m¬≥. Les astronautes sont install√©s sur trois couchettes plac√©es c√īte √† c√īte et parall√®les au fond du c√īne : elles sont suspendues √† des poutrelles dot√©es de syst√®mes d'amortissement partant du plancher et du plafond (la pointe du c√īne). Les couchettes sont constitu√©es d'un cadre m√©tallique sur lequel a √©t√© tendu une toile ignifug√©e. Dans l'espace la couchette centrale peut √™tre d√©mont√©e pour lib√©rer de la place. Les couchettes sont dot√©es d'appui_t√™tes r√©glables et les couchettes droite et gauche disposent de manches √† balais permettant √† leurs occupants de r√©gler le fonctionnement des moteurs. Le plancher sous les couchette re√ßoit un certain nombre d'appareillages mais il reste suffisamment d'espace pour que les astronautes puissent y ranger la couchette d√©mont√©e y dormir, ...[2].

Les panneaux de commande

En position allong√©e les astronautes ont en face d'eux, suspendu au plafond, un panneau de commandes large de 2 m√®tres et haut de 1 m√®tre sur lequel se trouvent les principaux interrupteurs et voyants de contr√īles. Les cadrans sont r√©partis en fonction du r√īle de chaque membre d'√©quipage. Sur la gauche face au commandant du vaisseau se trouvent les cadrans de contr√īle des moteurs de contr√īle d'orientation et du moteur principal ainsi que les commandes d'un des calculateurs de navigation. Au centre face au pilote du vaisseau se trouvent les jauges des r√©servoirs de carburant du moteur principal et des moteurs d'orientation ainsi que les voyants contr√īlent le syst√®me environnemental. Sur la droite face au pilote du module lunaire, se trouvent les commandes du syst√®me de communication, les jauges du syst√®me √©lectrique et des r√©servoirs situ√©s dans le module de commande. Sur les parois lat√©rales se trouvent des baies d√©di√©es √† la navigation, d'autres panneaux de commande ainsi que des zones de stockage de nourriture et de d√©chets. Pour la navigation et le pilotage, les astronautes utilisent un t√©lescope et un ordinateur de bord qui exploite les donn√©es fournies par une centrale inertielle[3].

Les écoutilles

Disposition intérieure du module de commande
Sur cette photo on distingue clairement les deux écoutilles et les cinq hublots (Apollo 17)
Le système de guidage et de pilotage du module de commande
Le module de commande sans son bouclier thermique avant largué pour le déploiement des parachutes
Le bouclier thermique situé à la base du cone subit la plus forte agression thermique (Apollo 10)

Le vaisseau dispose de deux √©coutilles : l'une situ√©e √† la pointe du c√īne comporte un tunnel et est utilis√©e pour passer dans le module lunaire lorsque celui-ci est amarr√© au vaisseau Apollo. Le tunnel d'un diam√®tre de 80 cm est entour√© par le compartiment des parachutes et surmont√© du syst√®me d'arrimage compos√© de dispositifs de guidage et de verrouillage. Le tunnel est ferm√© c√īt√© cabine par une porte qui est d√©mont√©e et rang√©e sous les couchettes lorsque le module lunaire est arrim√©. L'autre √©coutille situ√©e sur la paroi lat√©rale est utilis√©e √† Terre pour p√©n√©trer dans le vaisseau et dans l'espace pour les sorties extra v√©hiculaires : pour ce type de manŇďuvre, le vide est effectu√© dans la cabine car il n'y a pas de sas. √Ä la suite de l'incendie d'Apollo 1, cette √©coutille qui √©tait compos√©e initialement de deux panneaux distincts a √©t√© remplac√© par une √©coutille unique √† ouverture rapide mont√©e sur des charni√®res qui assure √† la fois l'√©tanch√©it√© et la protection thermique[4].

Les hublots et les moteurs d'orientation

Les astronautes disposent par ailleurs de cinq hublots pour effectuer des observations et r√©aliser les manŇďuvres de rendez-vous avec le module lunaire. Un hublot de 23 cm dans l'√©coutille lat√©rale, deux fen√™tres carr√©es de 33 cm situ√©es de part et d'autre des couchettes pour les observations et la photographie et deux hublots triangulaires situ√©s vers la pointe du c√īne pour les manŇďuvres de rendez-vous[5].

Le module de commande dispose de quatre grappes de petits moteurs d'orientation mais il d√©pend pour les principales manŇďuvres comme pour l'√©nergie et le support-vie du module de service[6].

Caractéristiques du module de commande

  • √Čquipage : 3
  • Volume de l'habitacle : 6,17 m¬≥
  • Longueur : 3,47 m
  • Diam√®tre : 3,90 m
  • Masse : 5 806 kg
  • Masse de la structure : 1 567 kg
  • Masse du bouclier : 848 kg
  • Masse des moteurs de contr√īle d'orientation : 400 kg
  • Masse des √©quipements d'amerrissage : 245 kg
  • Masse de l'√©quipement de navigation : 505 kg
  • Masse de l'√©quipement de t√©l√©m√©trie : 200 kg
  • Masse de l'√©quipement √©lectrique : 700 kg
  • Masse des √©quipements de t√©l√©communications : 100 kg
  • Masse des couchettes et de la nourriture : 550 kg
  • Masse du syst√®me de contr√īle environnemental : 200 kg
  • Masse des diff√©rents syst√®me de secours : 200 kg
  • Pouss√©e des moteurs de contr√īle d'orientation : 12 x 410 N
  • Propergols des moteurs de contr√īle d'orientation : N2O4/UDMH
  • Masse des propergols moteurs de contr√īle d'orientation : 122 kg
  • Capacit√© de stockage de l'eau potable : 15 kg
  • Capacit√© de stockage des eaux us√©es : 26,5 kg
  • Filtre CO¬≤ : hydroxyde de lithium
  • D√©sodorisant : charbon actif
  • Batteries √©lectriques : trois batteries de 40 amp√®res-heure argent/zinc, deux batteries de 0,75 amp√®re-heure argent zinc pour les dispositifs pyrotechniques
  • Parachutes: deux parachutes de stabilisation coniques de 5 m√®tres de diam√®tre, trois parachutes extracteurs de 2,2 m√®tres de diam√®tre et trois parachutes principaux de 25,45 m√®tres de diam√®tre.

Le module de service

Le module de service (Service Module ou SM en anglais) est un cylindre d'aluminium non pressuris√© de 5 m√®tres de long et 3,9 m√®tres de diam√®tre pesant 24 tonnes. Il est accoupl√© √† la base du module de commande et la longue tuy√®re du moteur-fus√©e principal de 9 tonnes de pouss√©e en d√©passe de 2,5 m√®tres. Le module est organis√© autour d'un cylindre central qui contient les r√©servoirs d'h√©lium servant √† pressuriser les r√©servoirs d'ergols principaux ainsi que la partie haute du moteur principal. Autour de cette partie centrale l'espace est d√©coup√© en six secteurs en forme de parts de g√Ęteau. Quatre de ces secteurs abritent les r√©servoirs d'ergols (18,5 tonnes). Un secteur contient trois piles √† combustibles qui fournissent la puissance √©lectrique et en sous-produit l'eau ainsi que les r√©servoirs d'hydrog√®ne et d'oxyg√®ne qui les alimentent. L'oxyg√®ne est √©galement utilis√© pour renouveler l'atmosph√®re de la cabine. Un secteur re√ßoit des √©quipements qui ont vari√© en fonction des missions : appareils scientifiques, petit satellite, cam√©ras, r√©servoir d'oxyg√®ne suppl√©mentaire. Le module de service contient √©galement les radiateurs qui dissipent l'exc√©dent de chaleur du syst√®me √©lectrique et qui r√©gulent la temp√©rature de la cabine. Quatre grappes de petits moteurs de contr√īles d'attitude sont dispos√©s sur le pourtour du cylindre. Une antenne comportant 5 petites paraboles ,assurant les communications √† grande distance, est d√©ploy√©e une fois le vaisseau lanc√©[7].

Caractéristiques du module de service

  • Longueur : 7,56 m
  • Diam√®tre : 3,90 m
  • Masse : 24 523 kg
  • Masse de la structure : 1 910 kg
  • Masse de l'√©quipement √©lectrique : 1 200 kg
  • Pouss√©e des moteurs de contr√īle d'orientation : 16 x 446 N
  • Propergols des moteurs de contr√īle d'orientation  : N2O4/UDMH
  • Masse du moteur principal (SPS) : 3 000 kg
  • Pouss√©e du moteur principal (SPS) : 91,2 kN (9,12 tonnes)
  • Type d'ergols utilis√©s par le SPS : N2O4/Aerozine 50 (UDMH/N2H4)
  • Masse ergols moteur principal (SPS) : 18 413 kg
  • Impulsion sp√©cifique du moteur principal (SPS) : 314 s (3 100 m/s)
  • Delta-v moteur principal (SPS) : 2 804 m/s
  • Syst√®me √©lectrique : trois piles √† combustible fournissant 1,4 kW courant continu/30-volt

La tour de sauvetage

Schéma du vaisseau Apollo et de la tour de sauvetage

Au décollage le vaisseau Apollo est surmonté d'une tour de sauvetage, qui est un dispositif destiné à éloigner le vaisseau du lanceur Saturn V, si celui-ci subit une défaillance durant les premières phases du vol. Le recours à des sièges éjectables, utilisé par le vaisseau Gemini, était exclus compte tenu du diamètre de la boule de feu créée par une explosion de la fusée géante. La tour de sauvetage est constitué d'un propulseur à poudre situé au bout d'un treillis métallique lui même perché au sommet du vaisseau Apollo. En cas d'incident, le moteur de la tour arrache le vaisseau de la fusée tandis qu'un petit propulseur l'écarte de la trajectoire de la fusée. La tour est alors larguée et le vaisseau entame sa descente en suivant une séquence similaire à celle d'un retour sur Terre. Elle est éjectée lorsque le deuxième étage de la fusée Saturn est mis à feu.

Durant le trajet entre la Terre et la Lune, le CSM manŇďuvre pour venir se positionner derri√®re le module lunaire.

Déroulement d'une mission

L'ensemble, composé du module de commande, du module de service et du LEM part, alors, vers la Lune. Arrivés près de la Lune, deux astronautes passent dans le LEM, qui se détache, tandis qu'un astronaute reste en orbite lunaire. Lorsque la mission lunaire est terminée, une partie du LEM décolle, et rejoint le module de commande. Les astronautes repassent dans le module de commande, qui se sépare du LEM, et le voyage de retour vers la terre peut commencer.

Avant de pénétrer dans l'atmosphère terrestre, le module de commande se détache du module de service, et il rentre dans l'atmosphère, protégé par son bouclier thermique.

Apr√®s une phase de d√©c√©l√©ration qui atteint 4 g, le vaisseau a perdu sa vitesse horizontale et descend pratiquement √† la verticale. √Ä 7 000 m√®tres d'altitude la protection situ√©e √† l'extr√©mit√© conique du vaisseau est √©ject√©e et deux petits parachutes se d√©ploient pour stabiliser la cabine et faire chuter sa vitesse de 480 √† 280 km/h. √Ä 3 000 m√®tres, trois petits parachutes pilotes sont d√©ploy√©s lat√©ralement par des mortiers pour extraire les trois parachutes principaux en √©vitant qu'ils s'emm√™lent. Le vaisseau percute la surface de l'oc√©an √† une vitesse de 35 km/h. Les parachutes sont imm√©diatement largu√©s et trois ballonnets se gonflent de mani√®re √† √©viter que le vaisseau reste la pointe sous l'eau. L'√©quipage est r√©cup√©r√© par des plongeurs mont√©s sur des embarcations l√©g√®res tandis que le vaisseau est hiss√© sur le pont du porte-avions affect√© √† sa r√©cup√©ration[8].

Missions spatiales

Comparaison du vaisseau Apollo et du LEM avec les capsules et fusées des programmes précédents Gemini et Mercury.
Le module de commande et de service d'Apollo 9 photographié depuis le seuil du module lunaire par R. Schweickart (1969)

Le vaisseau Apollo fut utilis√© pour les vols habit√©s d'Apollo 7 √† Apollo 17 du programme Apollo. L'ensemble du programme Apollo se d√©roula sur une p√©riode tr√®s courte, puisque la trag√©die d'Apollo 1 date de 1967, et que le dernier vol Apollo date de 1973. Pour les missions Apollo 7 (simple test) et Apollo 9 (simulation d'approche lunaire en orbite terrestre), il restera en orbite terrestre. Il participe, en tout, √† 9 missions lunaires, dont six permirent √† des hommes de marcher sur la Lune : la mission Apollo 10 est une r√©p√©tition d'atterrissage et la mission Apollo 13 est un √©chec.

Il fut le premier engin spatial américain à emmener trois hommes en orbite (les soviétiques ayant réalisé cette première lors du vol Voskhod 1 en 1964). Lors de la mission Apollo 8, il fut le premier engin spatial à emmener des hommes vers un autre corps céleste que la Terre. Lors de la mission Apollo 17, il fut le dernier, aucun autre engin spatial n'ayant jamais emmené des hommes aussi loin de la Terre.

En 1973, trois vols sont effectués pour desservir la station spatiale Skylab (missions Skylab 2 à Skylab 4). En 1975, le vaisseau sert une dernière fois lors de la mission américano-soviétique Apollo-Soyouz.

Incidents et accidents

L'incendie du module et de commande de service d'Apollo 1

Article d√©taill√© : Apollo 1.

Le 27 janvier 1967 alors que l'√©quipage du premier vol habit√© Apollo 1 qui doit d√©coller un mois plus tard, effectue une r√©p√©tition au sol en conditions r√©elles, un incendie se d√©clare dans le vaisseau Apollo (CSM) dans lequel les trois astronautes se trouvent sangl√©s √† leur si√®ge. Les flammes font rage dans l'atmosph√®re confin√©e compos√©e uniquement d'oxyg√®ne ; Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee d√©c√®dent asphyxi√©s sans √™tre parvenus √† ouvrir l'√©coutille. Le vaisseau avait rencontr√© de nombreux probl√®mes de mise au point avant l'accident. Le d√©clenchement de l'incendie sera attribu√©, sans √™tre clairement identifi√©, √† un court-circuit du √† un fil √©lectrique d√©nud√©. L'enqu√™te r√©v√®le l'utilisation de nombreux mat√©riaux inflammables dans la cabine et beaucoup de n√©gligences dans le c√Ęblage √©lectrique et la plomberie[9].

De nombreuses modifications furent apport√©es pour que la cabine du vaisseau offre une meilleure r√©sistance au feu. L'√©coutille fut modifi√©e pour pouvoir √™tre ouverte en moins de 10 secondes. L'ensemble du programme Apollo subit une revue qui entraina la modification de nombreux composants. Les exigences de qualit√© et les proc√©dures de test furent renforc√©es. Tout le programme subit un d√©calage de 21 mois accroissant la pression sur les √©quipes : la fin de la d√©cennie approchait. Par ailleurs tout le monde s'inqui√©tait de l'avancement du programme sovi√©tique, m√™me si aucune information officielle ne filtrait de la-bas.

Lors de la mission Apollo 13, l'explosion d'un réservoir d'oxygène du module de service et une série de pannes mirent en péril la vie de l'équipage, qui dut se réfugier dans le LEM, car le module de commande n'avait pas assez de ressources à lui tout seul pour assurer la survie pendant un temps suffisant au retour.


Apollo 13 : le LEM radeau de sauvetage

Article d√©taill√© : Apollo 13.
Quantité Description Montant
400 001 Mille Remorquage : 4$ le premier mille, 1$ par mille ensuite.
Tarif Appel d'urgence, Service express
400 004 $
1 Recharge de batterie avec les c√Ębles du client + $.05 pour recharge in situ 4,05 $
25 Oxygène à 20$/kg 500 $
Couchage pour 2, sans télévision, avec air conditionné et vue (contrat NAS-9-1100)[N 1] Prépayé
4 Couchage supplémentaire à 8$ la nuit, chambre à libérer avant le vendredi 17/4/1970, service non garanti au-delà de cette date 32 $
La facture humoristique envoyée au constructeur du module de commande défaillant

Alors que le LEM et le CSM de la mission Apollo 13 sont en route pour la Lune, une pile √† combustible explose √† la suite d'un court-circuit et ravage le module de service : les r√©serves en oxyg√®ne du CSM tombent √† z√©ro et les deux tiers de ses ressources √©lectriques disparaissent. La mission doit √™tre interrompue mais le moteur de propulsion principal n'est plus jug√© assez s√Ľr, du fait de sa proximit√© avec le foyer de l'explosion, pour permettre son utilisation et r√©aliser un demi-tour. Le LEM va jouer un r√īle crucial, qui n'avait pas √©t√© pr√©vu par ses concepteurs, dans le sauvetage de l'√©quipage de la mission Apollo 13. L'√©quipage se r√©fugie dans le module lunaire qui est alors activ√©. Le contr√īle au sol d√©cide de laisser le vaisseau faire le tour de la Lune et revenir vers la Terre. Les consommables (oxyg√®ne, √©lectricit√©) stock√©s dans les deux vaisseaux ne sont toutefois pas suffisants pour faire face aux besoins des trois astronautes jusqu'√† leur arriv√©e. Le moteur de descente du LEM est utilis√© √† plusieurs reprises pour optimiser la trajectoire. Plusieurs bricolages sont improvis√©s pour disposer de suffisamment d'√©lectricit√© et √©liminer le CO2 permettent √† l'√©quipage d'arriver sain et sauf.

Un employé de Grumman enverra une facture humoristique pour ce remorquage non prévu à la société North American constructeur du Module de Commande et de Service sinistré[10].

Les vaisseaux Apollo fabriqués

Block I (1re version)
N¬į de s√©rie Utilisation Date de lancement Localisation actuelle
CSM-001 Exemplaire utilisé pour tester la compatibilité des systèmes
CSM-002 A-004 20 janvier 1966 Module de commande en exposition au Cradle of Aviation, Long Island, New York
CSM-004 Tests au sol statiques et thermiques Détruit
CSM-006 Détruit
CSM-007 Différents tests dont des tests de vibration acoustiques et de larguage Module de commande en exposition au Museum of Flight, Seattle, Washington
CSM-008 Vaisseau complet utilisé pour des tests thermiques dans le vide Détruit
CSM-009 AS-201 et tests de largage 26 février 1966 Module de commande en exposition au Strategic Air and Space Museum, Ashland, Nebraska
CSM-010 Module de commande en exposition au U.S. Space & Rocket Center, Huntsville, Alabama
CSM-011 AS-202 25 aout 1966 Module de commande en exposition au USS Hornet museum, in Alameda, Californie
CSM-012 Apollo 1; Le module de commande a été fortement endommagé par l'incendie. Module de commande stocké au Langley Research Center, Hampton, Virginie
CSM-014 Module de commande démonté pour l'enquête sur l'accident d'Apollo 1. Le module de service (SM-014) a été ré-utilisé pour la mission Apollo 6 (voir CSM-020) 4 avril 1968
CSM-017 Apollo 4 9 novembre 1967 Module de commande en exposition au Stennis Space Center, Bay St. Louis, Mississippi
CSM-020 CM-020 lancé par Apollo 6, associé au SM-014 après la destruction du SM-020 lors d'une explosion 4 avril 1968 Module de commande en exposition au Fernbank Science Center, Atlanta
Block II (version 2)[11]
N¬į de s√©rie Utilisation Date de lancement Localisation actuelle
CSM-098 Utilisé pour les tests thermiques dans le vide Vaisseau Apollo en exposition au Academy of Science Museum, Moscou, Russie
CSM-099 Tests structurels statiques Détruit
CSM-100 Tests structurels statiques Inconnu
CSM-101 Apollo 7 11 octobre 1968 Module de commande en exposition au National Museum of Science & Technology, Ottawa, Canada entre 1974 et 2004, maintenant exposé au Frontiers of Flight Museum, Dallas, TX après un pret de 30 ans[12].
CSM-102 V√©hicule utilis√© pour valider les installations du Launch Complex 34 Le module de service est au JSC au sommet de la fus√©e Little Joe OO dans le parc des fus√©es. Le module de commande √©tait la maquette n¬į 22.
CSM-103 Apollo 8 21 décembre 1968 Module de commande en exposition au Museum of Science and Industry à Chicago
CSM-104

Gumdrop

Apollo 9 3 mars 1969 Module de commande en exposition au Aerospace Museum (San Diego)
CSM-105 acoustic tests Module de commande en exposition au National Air and Space Museum, Washington DC dans la salle consacrée à la mission Apollo-Soyouz . (Photo)
CSM-106

Charlie Brown

Apollo 10 18 mai 1969 Module de commande en exposition au Science Museum, Londres
CSM-107

Columbia

Apollo 11 16 juillet 1969 Module de commande en exposition au National Air and Space Museum, Washington DC
CSM-108

Yankee Clipper

Apollo 12 14 novembre 1969 Module de commande en exposition au Virginia Air & Space Center, Hampton, Virginie
CSM-109

Odyssey

Apollo 13 11 avril 1970 Module de commande en exposition au Kansas Cosmosphere and Space Center
CSM-110

Kitty Hawk

Apollo 14 31 janvier 1971 Module de commande en exposition au United States Astronaut Hall of Fame, Titusville, Floride
CSM-111 Mission Apollo-Soyouz 15 juillet 1975 Module de commande en exposition au California Science Center à Los Angeles, Californie
CSM-112

Endeavour

Apollo 15 26 juillet 1971 Module de commande en exposition au National Museum of the United States Air Force, Wright-Patterson Air Force Base, Dayton, Ohio
CSM-113

Casper

Apollo 16 16 avril 1972 Module de commande en exposition au U.S. Space & Rocket Center, Huntsville, Alabama
CSM-114

America

Apollo 17 7 décembre 1972 Module de commande en exposition au Space Center Houston, Houston, Texas
CSM-115 annul√© Rest√© inachev√© : le module de service n'a pas re√ßu son moteur de propulsion princial. Le vaisseau est expos√© avec une fus√©e Saturn V au Johnson Space Center, Houston, Texas; Le module de commande a √©t√© restaur√© en 2005
CSM-115a annulé Inachevé
CSM-116 Skylab 2 25 mai 1973 Module de commande en exposition au National Museum of Naval Aviation, Pensacola, Floride
CSM-117 Skylab 3 28 juillet 1973 Module de commande en exposition au Glenn Research Center, Cleveland, Ohio
CSM-118 Skylab 4 16 novembre 1973 Module de commande en exposition au National Air and Space Museum, Washington DC
CSM-119 Skylab Rescue and ASTP backup Module de commande en exposition au Kennedy Space Center

Notes et références

Notes

  1. ‚ÜĎ Cette r√©f√©r√©nce correspond au contrat NASA/Grumman pour la fabrication du LEM

Références

Sources

Voir aussi

Liens internes

Lien externe


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