Anton Bruckner

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Anton Bruckner
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Anton Bruckner
Portrait de Bruckner par Hermann von Kaulbach
Portrait de Bruckner par Hermann von Kaulbach

Naissance 4 septembre 1824
Ansfelden, Drapeau: Empire d'Autriche Empire d‚ÄôAutriche
D√©c√®s 11 octobre 1896
Vienne, Drapeau d'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Activité principale Compositeur
Formation Conservatoire de Vienne
Ma√ģtres Simon Sechter, Otto Kitzler
Enseignement Conservatoire de Vienne
√Čl√®ves Hans Rott, Gustav Mahler

Anton Bruckner (4 septembre 1824 - 11 octobre 1896) est un organiste et compositeur autrichien. Figure √©minente du post-romantisme allemand, sa rencontre avec Wagner laisse sur lui une empreinte ineffa√ßable. Sa musique th√©ologique √† l'orchestration par blocs diff√©renci√©s √† partir d'une cellule de base est mal accueillie par une critique intransigeante et un public viennois tout acquis √† la musique de Brahms. D√©fendu par Gustav Mahler et d'autres grands chefs-d'orchestre, Bruckner longtemps musicien incompris, est aujourd'hui un pilier du r√©pertoire symphonique des programmes de concert. Infatigable perfectionniste, il laisse de ses symphonies nombre de versions multiples et √©ditions diff√©rentes. P√©dagogue de talent et brillant improvisateur, le ma√ģtre de Saint Florian outre ses maladresses et sa na√Įvet√© rustiques, laisse √† jamais de la grande forme symphonique une vision transcendante par ce que d'aucuns nommeront son parfum d'√©ternit√©.

Sommaire

Biographie

L'abbaye de Saint-Florian

Josef Anton Bruckner est n√© le 4 septembre 1824 √† Ansfelden, petit village en Haute-Autriche, situ√© pr√®s de Linz. Il est le premier enfant d'Anton, ma√ģtre d'√©cole et de son √©pouse, n√©e Th√©r√®se Helm. Tr√®s vite ses parents d√©tectent les dons musicaux de l'enfant. √Ä 10 ans, il est en mesure de remplacer son p√®re √† l'orgue paroissial. Ses parents l'envoient compl√©ter sa formation musicale aupr√®s du cousin Weiss. Celui-ci l'initie pendant pr√®s de deux ans √† la th√©orie musicale, l'harmonie, l'orgue. Bruckner s'essaye d√©j√† √† cette √©poque √† l'improvisation sur son orgue. En 1837, son p√®re d√©c√®de et il est conduit par sa m√®re √† l'Abbaye de Saint-Florian. Le jeune gar√ßon passe trois ans dans ce havre de paix. Ces trois ann√©es le marquent toute sa vie et il en garde toujours beaucoup de pi√©t√© et de modestie. Il y re√ßoit surtout une solide formation g√©n√©rale et musicale. Il pr√©pare ensuite le concours d'entr√©e √† l'√Čcole normale de Linz. Il y est admis et en 1841, il obtient le dipl√īme d'adjoint instituteur. En 1843, il est nomm√© pr√®s de l'Abbaye de Saint-Florian et peut ainsi approfondir ses connaissances aupr√®s de Schl√§ger pour les chŇďurs et de Zenetti pour les claviers. En 1845, il est instituteur titulaire.

La période de Saint-Florian

L'orgue de Saint-Florian

D√®s cette nomination obtenue, il devient assistant √† l'√©cole paroissiale de Saint-Florian de 1845 √† 1855 o√Ļ il continue √† parfaire ses connaissances musicales aupr√®s de Schl√§ger et de Zenetti. Il y compose une cinquantaine d'Ňďuvres destin√©es aux c√©l√©brations liturgiques. En 1851, il remplace Kattinger comme organiste titulaire de St Florian. En 1855, il obtient le dipl√īme d'instituteur de l'enseignement primaire. Il se rend √† Vienne et se pr√©sente √† l'organiste de renomm√©e Simon Sechter. Il r√©ussit ensuite au concours d'admission au poste d'organiste √† la cath√©drale de Linz gr√Ęce √† une improvisation g√©niale. Il vivra √† Linz de 1855 √† 1868.

Les années d'étude

Bruckner vers 1860

De 1855 √† 1861 Bruckner est l'√©l√®ve de Sechter, aupr√®s duquel il approfondit sa connaissance du contrepoint. Durant cette p√©riode il termine la composition du magistral et trop peu connu Psaume 146, initi√©e plusieurs ann√©es auparavant[1]. Il ne reprendra sinon la composition qu'√† la fin de l'ann√©e 1860 avec quelques Ňďuvres vocales, dont un Ave Maria √† sept voix et l'offertoire Afferentur regi. En 1861 il passe brillamment l'examen du Conservatoire de Vienne et obtient le dipl√īme de Professeur de musique.

De 1861 √† 1863 Bruckner poursuit ses √©tudes avec le chef d‚Äôorchestre d‚Äôop√©ra Otto Kitzler, qui l'initie √† la musique de Richard Wagner. En 1862 il compose la Cantate festive Preiset den Herrn pour la pose de la premi√®re pierre du Maria-Empf√§ngnis Dom de Linz[2]. En 1862 Kitzler lui fait par ailleurs composer, en guise d'exercices de composition, le Quatuor √† cordes, les quatre petites pi√®ces pour orchestre et l'Ouverture en sol mineur, et en 1863 le Psaume 112 pour double chŇďur et orchestre.

La r√©v√©lation du d√©sir de composer de Bruckner intervient en 1863 lorsqu'il assiste √† une repr√©sentation du Tannh√§user de Wagner. Ce choc lui fait composer, apr√®s une premi√®re symphonie en fa mineur dat√©e de 1863, coup sur coup, les messes en r√© mineur (1864) et en mi mineur (1866), la premi√®re symphonie en ut mineur (1866), la messe en fa mineur (1868) et la symphonie en r√© mineur (1869), qu'il reniera ensuite l'estimant insuffisante et sur la page de garde de laquelle il notera annuliert (annul√©e) avec le sigle √ė sur sa page de garde ‚Äď ce qui la fera ult√©rieurement appeler Die Nullte (¬ę la Z√©ro√Į√®me Symphonie ¬Ľ).

La période viennoise

En octobre 1868, Bruckner sollicite un poste de professeur d'orgue, d'harmonie et de contrepoint au Conservatoire de Vienne o√Ļ il remplace son ancien professeur Sechter d√©c√©d√©. Le jeune Hans Rott notamment, est son √©l√®ve. En 1869, il est invit√© en France pour l'inauguration d'un orgue √† Nancy et enchante les constructeurs de l'orgue qui l'invitent √† jouer √† Notre Dame. Il a alors dans son public des compositeurs tels que Franck, Saint-Sa√ęns, Gounod... qu'il impressionne avec ses fugues improvis√©es. Deux ans plus tard, il a l'occasion de se faire entendre √† Londres sur l'orgue g√©ant du Royal Albert Hall. En 1872, il termine sa deuxi√®me symphonie en ut mineur (en fait la troisi√®me compos√©e).

Bruckner vers la fin de sa vie

Bruckner est maintenant √Ęg√© de cinquante ans et est toujours totalement m√©connu comme compositeur d'autant qu'√† la suite de sa d√©dicace de sa troisi√®me symphonie √† Wagner, il doit faire face √† l'opposition farouche d'Eduard Hanslick, c√©l√®bre critique musical viennois, oppos√© avec Brahms √† l'√©cole wagn√©rienne. En 1879, il compose un quintette √† cordes, sa seule Ňďuvre de musique de chambre avec le quatuor √† cordes compos√© en 1862 et le bref Abendkl√§nge pour violon et piano compos√© en 1866.

Plaque commémorative à la basilique de Saint-Florian

Bruckner conna√ģt son premier triomphe viennois avec la quatri√®me symphonie ¬ę Romantique ¬Ľ en 1881, sous la direction de Hans Richter. La cons√©cration internationale n'est obtenue qu'avec la septi√®me symphonie, la seule avec la sixi√®me qu'il n'a jamais remani√©e ult√©rieurement. Elle est cr√©√©e √† Leipzig en 1884. En 1886, nouveau succ√®s avec le Te Deum que m√™me Hanslick admirera. En 1890, il est re√ßu par l'Empereur en remerciement de la d√©dicace de la huiti√®me symphonie, l'une des plus longues du r√©pertoire. Malheureusement l'√©tat de sant√© du compositeur se d√©t√©riore s√©rieusement et vient ternir son d√©but de gloire.

En 1892, il va une nouvelle fois √† Bayreuth se recueillir sur la tombe de Wagner. Il a encore l'occasion de se rendre √† Berlin en 1894 pour des repr√©sentations de ses Ňďuvres. Sa neuvi√®me symphonie demeure inachev√©e. Le Ma√ģtre s'√©teint √† Vienne le 11 octobre 1896. Il repose √† l'entr√©e de la basilique de Saint-Florian, sous le grand-orgue. C'est au cours des travaux de terrassement entrepris pour construire la crypte que l'on a d√©couvert 6.000 squelettes provenant, sans doute, d'un champ de bataille de l'√©poque des Huns. Ainsi, les cr√Ęnes minutieusement align√©s semblent admirer, dans un silence absolu et impressionnant, celui que l'on a surnomm√© le M√©nestrel de Dieu.

Ňíuvres

Symphonies

Bruckner est √† placer au rang des plus grands symphonistes. Ses symphonies sont caract√©ris√©es par l'ampleur, la sonorit√© cuivr√©e dominante, l'utilisation du choral instrumental et de motifs tir√©s du folklore autrichien. Dans les pays latins, on a longtemps consid√©r√© l'Ňďuvre de Bruckner comme typiquement autrichienne et, par l√†-m√™me, r√©serv√©e aux oreilles germaniques ou anglo-saxonnes. L'originalit√© de Bruckner lui vaut aujourd'hui l'enthousiasme croissant de nombreux m√©lomanes et musiciens.

En outre, il ouvre la voie √† Gustav Mahler (par ailleurs son √©l√®ve √† Vienne) par l'audace qu'il d√©ploie en explorant les limites de la tonalit√©, notamment dans sa neuvi√®me symphonie. √Ä ce titre, Anton Bruckner m√©rite de figurer parmi les plus grands symphonistes de l'histoire de la musique. La profondeur spirituelle de son Ňďuvre, notamment des divers mouvements lents de ses symphonies, ne laisse aucun m√©lomane insensible et la compr√©hension du langage bruckn√©rien apporte une dimension suppl√©mentaire aux connaissances du spectre musical.

La structure des symphonies de Bruckner

La structure des symphonies de Bruckner est en quelque sorte une extension de celle des symphonies de Beethoven.

  • Le premier mouvement, en 4/4 ou 2/2, est en forme sonate avec trois groupe th√©matiques. Le premier groupe th√©matique est g√©n√©ralement expos√© en piano ou pianissimo sur un tremolo des cordes et est apr√®s un long crescendo r√©expos√© en tutti. Le deuxi√®me groupe, m√©lodique et en forme Lied A-B-A‚Äô, est g√©n√©ralement de structure contrapuntique. Le troisi√®me groupe, g√©n√©ralement rythmique, est souvent expos√© en unisson.
  • Le mouvement lent, g√©n√©ralement un Adagio en 4/4, est en forme Lied √† trois parties (A-B-A‚Äô-B‚Äô-A‚Äô‚Äô). Le premier groupe th√©matique, parfois rythmique, est d√©velopp√© et magnifi√© dans les deuxi√®mes et troisi√®me parties. Le second groupe est g√©n√©ralement une large cantil√®ne. Font exception la symphonie d‚Äô√©tudes et la premi√®re symphonie, dont le mouvement lent a une structure de type A-B-C-A‚Äô-B‚Äô, et la sixi√®me symphonie dont le mouvement lent est en forme sonate avec trois groupe th√©matiques. Le mouvement lent est plac√© en troisi√®me position dans la version initiale de la deuxi√®me symphonie et dans les huiti√®me et neuvi√®me symphonies.
  • Le scherzo en 3/4 (fait exception le ¬ę Scherzo de la Chasse ¬Ľ de la quatri√®me symphonie, qui est en 2/4) est souvent de caract√®re fougueux. Le Trio, parfois tr√®s bref, est plus m√©lodique et souvent en forme de L√§ndler. La reprise da capo du Scherzo est suivie dans quelques cas (premi√®re et deuxi√®me symphonies, version 1877 de la troisi√®me symphonie et version initiale de la quatri√®me symphonie) par une puissante coda. Le scherzo est plac√© en deuxi√®me position dans la version initiale de la deuxi√®me symphonie et dans les huiti√®me et neuvi√®me symphonies.
  • Le Finale, en 4/4 ou 2/2, est, comme le premier mouvement, en forme sonate avec trois groupe th√©matiques. Le premier groupe th√©matique, souvent √† caract√®re d‚Äôintroduction, est suivi par un deuxi√®me groupe m√©lodique et souvent contrapuntique, et un troisi√®me groupe g√©n√©ralement rythmique et souvent en unisson. Le d√©veloppement, souvent √† caract√®re dramatique, est suivi par une reprise moins formelle, parfois invers√©e (C‚Äô-B‚Äô-A‚Äô) comme dans la septi√®me symphonie, et une coda dans laquelle, √† partir de la deuxi√®me symphonie, le motif initial du premier mouvement est magnifi√©. Dans la coda de la huiti√®me symphonie, les motifs initiaux des quatre mouvements sont repris et magnifi√©s.

Le Problème Bruckner

Le Problème Bruckner est un terme initialement utilisé par le musicologue Deryck Cooke, qui fait référence aux difficultés qui résultent des nombreuses versions et éditions de la plupart des symphonies de Bruckner.

Les différentes versions et éditions
SYMPHONIES
Titre Surnom Tonalit√© Composition, R√©visions √Čditions Dur√©e
Symphonie d'√©tudes ¬ę 00 ¬Ľ fa mineur 1863 Nowak [1973] 40-45 minutes
Symphonie n¬į 1 ut mineur 1866, 1877, 1891 1866 : Carragan [1998]
1877 : Haas [1935], Nowak [1953]
1891 : Doblinger [1893], Brosche [1980]
45-55 minutes
Symphonie n¬į 0 ¬ę Die Nullte ¬Ľ r√© mineur 1869 W√∂ss [1924], Nowak [1968] 45-55 minutes
Symphonie n¬į 2 ut mineur 1872, 1873*, 1876*, 1877, 1892 1872 : Carragan [2005]
1873 : Carragan
1877 : Haas [1938]**, Nowak [1965], Carragan [1997]
1892 : Doblinger [1892]
65-75 minutes
Symphonie n¬į 3 ¬ę Wagn√©rienne ¬Ľ r√© mineur 1873, 1876, 1877, 1878***, 1889 1873 : Nowak [1977]
1876 : Nowak [1980]
1877 : Nowak [1981]
1878 : √Ėser [1950]
1889 : R√§ttig [1890], Nowak [1959]
70-80 minutes
Symphonie n¬į 4 ¬ę Romantique ¬Ľ mi b√©mol majeur 1874, 1878****, 1880*****, 1881, 1886, 1888 1874 : Nowak [1975]
1878 : Haas [1936], Nowak [1981]
1881 (aka 1878/1980) : Haas [1936]
1886 (aka 1878/1880) : Nowak [1953]
1888 : Gutmann [1889], Korstvedt [2004]
65-80 minutes
Symphonie n¬į 5 si b√©mol majeur 1876-1878 Doblinger [1896], Haas [1935], Nowak [1951] 75-80 minutes
Symphonie n¬į 6 la majeur 1881 Doblinger [1899], Haas [1935], Nowak [1952] 55-65 minutes
Symphonie n¬į 7 mi majeur 1883 Gutmann [1885], Haas [1944], Nowak [1954] 60-75 minutes
Symphonie n¬į 8 ut mineur 1887, 1888******, 1890, 1892******* 1877 : Nowak [1972]
1890 : Haas [1939]*******, Nowak [1955]
1892 : Haslinger-Schlesinger-Lienau
75-90 minutes
Symphonie n¬į 9 (inachev√©e) r√© mineur 1896 Doblinger [1903], Orel [1932], Nowak [1951], Cohrs [2000]
Esquisses du Finale : Orel [1934], Phillips [1994-2002]
55-65 minutes
~18 minutes

* versions interm√©daires reconstitu√©es par Carragan, ** ¬ę version hybride ¬Ľ 1872-1877,
*** version identique à celle de 1877, Scherzo sans coda,
**** version avec nouveau Scherzo ¬ę La Chasse ¬Ľ et le ¬ę Volkfest Finale ¬Ľ, ***** version 1878 avec un nouveau Finale, non publi√©e, r√©vis√©e en 1881 et 1886,
****** Adagio interm√©diaire √©dit√© par Gault and Kawasaki, ******* ¬ę version hybride ¬Ľ 1887-1890, ******** version revue par Joseph Schalk

Outre ces onze symphonies, il existe une esquisse d'un premier mouvement d'une symphonie en si bémol majeur, datant de 1869[3]. Quoiqu'en mode majeur elle préfigure en quelque sorte le début du premier mouvement de la deuxième symphonie.

Les premi√®res versions des symphonies pr√©sentent souvent une complexit√© instrumentale, contrapuntique et rythmique (rythme bruckn√©rien "2 + 3", usage de quintolets), dont l‚Äôoriginalit√© n‚Äôa pas √©t√© comprise par ses contemporains et qui a √©t√© consid√©r√©e comme injouable par les musiciens de l‚Äô√©poque. Dans le but de les rendre ¬ę interpr√©tables ¬Ľ, les symphonies - √† l'exception des 6e et 7e - ont √©t√© remani√©es plusieurs fois au cours de la vie du compositeur car Bruckner √©tait facilement influen√ßable et doutait beaucoup de ses capacit√©s.

Les partitions se pr√©sentent donc ainsi dans des versions et des √©ditions diff√©rentes, notamment les symphonies 3, 4 et 8 qui ont √©t√© profond√©ment remani√©es. Les versions ¬ę r√©vis√©es ¬Ľ des symphonies ont ainsi √©t√© souvent ¬ę simplifi√©es ¬Ľ et souffrent par ailleurs de plus ou moins larges coupures. Ces changements ont √©t√© souvent faits par des amis ou des √©l√®ves de Bruckner et il n‚Äôest pas toujours possible de savoir si ces changements ont √©t√© oui ou non approuv√©s par Bruckner. Ces versions r√©vis√©es, √©dit√©es par Theodor R√§ttig, Albert Gutmann et Ludwig Doblinger durant la vie du compositeur ou peu apr√®s son d√©c√®s, sont celles qui ont √©t√© utilis√©e jusqu'au d√©but des ann√©es 30 du si√®cle dernier.

À la recherche des versions authentiques

Robert Haas est le premier à publier les versions authentiques des symphonies 1 (version 1877), 2 (version 1877), 4 (version 1881 - aka 1878/1880), 5, 6, 7 et 8 (version 1890) au cours des années 30 du siècle dernier.

En 1934 Alfred Orel publie la première version authentique de la 9e symphonie et des esquisses de son Finale.
En 1950 Fritz √Ėser publie la premi√®re version authentique de la 3e symphonie (version 1878).

√Ä partir des ann√©es 50 Leopold Nowak revoit et r√©√©dite les versions de Haas et de Orel. Dans le cas des 2e et 8e symphonies, il pr√©tend que Haas a √©dit√© une ¬ę version hybride ¬Ľ, qui introduit des √©l√©ment de la premi√®re version dans la seconde version. Outre les versions 1876, 1877 et 1889 de la 3e symphonie, Nowak √©dite par ailleurs la premi√®re version, jusqu'alors ¬ę oubli√©e ¬Ľ, des symphonies 3, 4 et 8.

William Carragan[4] s‚Äôemploie √©galement √† restituer l'Ňďuvre du musicien sous son aspect authentique. Il reconstitue ainsi et √©dite en 1998 la version originale de 1866 de la 1e symphonie. Il reconstitue aussi et √©dite en 2005 la premi√®re version de 1872 de la 2e symphonie, en reconstitue les versions interm√©diaires de 1873 et de 1876, et revoit la ¬ę version Haas ¬Ľ de 1877. Cette derni√®re r√©vision, conforme aux souhaits initiaux de Bruckner, est enregistr√©e par Daniel Barenboim avec la Philharmonie de Berlin.

Quelques bruckn√©riens convaincus, comme Eliahu Inbal, Georg Tintner et, plus r√©cemment, Simone Young et Marcus Bosch, ont enregistr√© les premi√®res versions peu connues des symphonies n¬į 1, 2, 3, 4 et 8. Lorsqu‚Äôon conna√ģt ces premi√®res versions, les versions ult√©rieures ‚Äď en particulier celles des mouvements lents des 3e et 4e symphonies, fortement raccourcis ‚Äď semblent en √™tre des p√Ęles imitations.

Benjamin-Cohrs réalise en 2000 une nouvelle édition de la 9e, dans laquelle il corrige quelques erreurs trouvées dans celle de Nowak. La première de cette édition et celle des esquisses du Finale éditées par John Allen Phillips sont enregistrées par Nikolaus Harnoncourt[5].
Benjamin Korstvedt édite en 2004 la version de 1888 de la 4e symphonie sous sa forme authentique. Cette version est ultérieurement enregistrée par Akira Naito[6].
Des tentatives ont été également effectuées pour restaurer les concepts initiaux de 1876-1877 de la 5e symphonie[7],[8].

La reconstruction du finale de la 9e symphonie

À partir des esquisses qui ont été retrouvées du dernier mouvement de la 9e symphonie, Carragan a effectué une première tentative de reconstruction de ce mouvement en 1983, qu’il a revue et complétée en 2003, 2006 et 2010. Deux autres musicologues (Nicola Samale et Giuseppe Mazzuca) ont également effectué une tentative de reconstruction en 1984-1985 - projet qu’ils ont ensuite abandonné. Il se sont ensuite associés à John Alan Philips et Benjamin-Gunnar Cohrs, avec lesquels ils ont effectué une première tentative de reconstruction en 1992, qu’ils ont revue et complétée en 2005, 2008 et 2011. Quelques autres tentatives de reconstruction ont été effectuées notamment par Ernst Märzendorfer (1969), Hein s'Gravesande (1969), Marshall Fine (1979) et Nors S. Josephson (1992), ainsi que par Sébastien Letocart (2008). On n'a cependant jamais la garantie que les additions effectuées au cours de ces tentatives de reconstruction, en particulier en ce qui concerne la coda dont seules quelques courtes esquisses ont été retrouvées, correspondent effectivement aux intentions du compositeur.

Autres Ňďuvres orchestrales

  • Marche en r√© mineur, WAB 96 (1862)
  • Trois petites pi√®ces en mi b√©mol majeur, mi mineur et fa majeur, WAB 97 (1862)
  • Ouverture en sol mineur, WAB 98 (1862, r√©vision en 1863)
  • Pr√©lude symphonique en do mineur (1875-1876). Cette Ňďuvre, qui a √©t√© aussi attribu√©e √† Gustav Mahler et √† l'√©l√®ve de Bruckner Rudolf Krzyzanowski, est selon Cohrs de la plume de Bruckner. Il ressort, en effet, clairement de son analyse stylistique que le mat√©riel musical de ce mouvement symphonique en forme d'ouverture est bien de Bruckner, notamment car certaines de ses id√©es anticipent m√™me des id√©es de la 9e Symphonie, que personne ne pouvait d√©j√† conna√ģtre en 1876[9].

Autres Ňďuvres instrumentales

  • Deux Aequale en do mineur pour trois trombones, WAB 114 & 149 (1847)
  • Marche militaire en mi b√©mol majeur, WAB 116 (1865)

L’Apollomarsch en mi bémol majeur, WAB (1857), qui a été originellement attribuée à Bruckner, est en réalité de Béla Kéler, un autre élève de Sechter. L’Apollomarsch a servi comme modèle pour la Marche militaire de 1865[10].

Musique de chambre

  • Quatuor en ut mineur, WAB 111 (Ňďuvre d'√©tudiant, 1862)
  • Abendkl√§nge en mi mineur pour violon et piano, WAB 110 (1866)
  • Quintette √† deux altos en fa majeur, WAB 112 (1879)
  • Intermezzo pour remplacer le Scherzo du quintette, WAB 113 (1879)

Musique religieuse

Une cinquantaine de compositions dont

  • Sept messes :
    • Windhaager Messe en do majeur pour soliste alto, deux cors et orgue, WAB 25 (1842)
    • Choral-Messe (Gr√ľndonnerstagsmesse), Messe chorale pour le Jeudi saint en fa majeur pour chŇďur a cappella, WAB 9 (1844)
    • Kronstorfer Messe en r√© mineur, WAB 146 (vers 1844)
    • Missa Solemnis en si b√©mol mineur pour chŇďur, solistes, orchestre et orgue, WAB 29 (1854)
    • Messe n¬į 1 en r√© mineur pour chŇďur, solistes, orchestre et orgue, WAB 26 (1864)
    • Messe n¬į 2 en en mi mineur pour chŇďur et instruments √† vent, WAB 27 (1866)
    • Messe n¬į 3 en fa mineur pour chŇďur, solistes, orchestre et orgue, WAB 28 (1868)
  • Deux requiems :
    • Requiem pour chŇďur d'hommes et orgue (1845), dont la partition est perdue
    • Requiem en r√© mineur pour chŇďur, solistes, orchestre et orgue, WAB 39 (1849)
  • Cinq psaumes :
    • Psaume 22 en mi b√©mol majeur pour chŇďur, solistes et piano, WAB 34 (vers 1852)
    • Psaume 114 en sol majeur pour chŇďur et trois trombones, WAB 36 (1852)
    • Psaume 146 en la majeur pour double chŇďur, solistes et grand orchestre, WAB 37 (vers 1856)
    • Psaume 112 en si b√©mol majeur pour double chŇďur et grand orchestre, WAB 35 (1863)
    • Psaume 150 en do majeur pour chŇďur, soliste soprano et grand orchestre, WAB 38 (1892)
  • Magnificat en si b√©mol majeur pour pour chŇďur, solistes, orchestre et orgue, WAB 24 (1852)
  • Libera me en fa mineur pour chŇďur mixte √† cinq voix, trombones et basse continue, WAB 22 (1854)
  • Cantate festive Preiset den Herrn en r√© majeur pour chŇďur d'hommes, solistes, instruments √† vent et timbales, WAB 16 (1862)
  • Te Deum en do majeur pour chŇďur, solistes et grand orchestre, et orgue ad libitum, WAB 45 (1885)
  • Une quarantaine de motets, dont
    • Ave Maria pour chŇďur mixte √† sept voix, WAB 6 (1861)
    • Offeroire Afferentur regi pour chŇďur mixte et trois trombones ad libitum, WAB 1 (1861)
    • Graduale Locus iste pour chŇďur mixte, WAB 23 (1869)
    • Graduale Os justi en mode lydien pour chŇďur √† huit voix, WAB 30 (1879)
    • Graduale Christus factus est pour chŇďur mixte, WAB 11 (1884)

La liste de ces quelque quarante motets et leur discographie peuvent être consultées sur le site de Hans Roelofs[11].

Musique vocale profane

Une quarantaine de compositions dont

  • Helgoland, cantate pour chŇďur d'hommes et grand orchestre (1893)

La liste complète de ces compositions et leur discographie peuvent être consultées sur le site de Hans Roelofs[12].

Pièces pour orgue et pour piano

Alors que l'instrument de prédilection de Bruckner était l'orgue, il n'a que peu composé pour cet instrument.
La liste de ces compositions et leur discographie peuvent être consultées sur le site de Hans Roelofs[13].
Certaines de ces compositions, à savoir les préludes classés WAB 127 et WAB 128 et quelques autres pièces non classées, ne sont vraisemblablement pas de la plume de Bruckner.

Pour le piano, ont subsisté quelques pièces d'études pour ses élèves principalement.
La liste de ces quelques compositions et leur discographie peuvent être consultées sur le site de Hans Roelofs[14].

Discographie

¬ę Pour l'homme normal, le temps c'est ce qui vient apr√®s le d√©but ; le temps de Bruckner, c'est ce qui vient apr√®s la Fin. [...] Je suis heureux de pouvoir encore aujourd'hui lire les lignes qu'il nous a laiss√©es.[15] ¬Ľ

‚ÄĒ Sergiu Celibidache

¬ę  Bruckner ne travaillait pas pour le pr√©sent ; dans sa cr√©ativit√© artistique, il ne pensait qu'√† l'√©ternit√© et il Ňďuvrait pour l'√©ternit√©.[16] ¬Ľ

‚ÄĒ Wilhelm Furtw√§ngler

Il est loin le temps o√Ļ Paul-Gilbert Langevin, dans sa biographie de Bruckner, parlait d'un ¬ę petit noyau de fervents ¬Ľ qui aimaient ¬ę se r√©unir autour de quelque pr√©cieuse gravure obtenue √† grand-peine d'Allemagne ou des √Čtats-Unis ! ¬Ľ Dans les ann√©es 1950 encore, la longueur des symphonies, leur difficult√© technique, leur langage mal compris constituaient autant d'obstacles √† leur diffusion.

La quasi totalit√© des Ňďuvres de Bruckner est aujourd'hui disponible. Une discographie compl√®te est r√©guli√®rement mise √† jour par John F. Berky pour les compositions orchestrales, et Hans Roelofs pour les autres compositions.

Les symphonies

Silhouettes en ombres chinoises de Wagner et de Bruckner, par Otto Böhler

Wilhelm Furtw√§ngler effectua en 1906 ses d√©buts avec la 9e symphonie et fut un fid√®le de Bruckner durant toute sa carri√®re. Otto Klemperer effectua un des tout premiers enregistrements de Bruckner, √† savoir l‚Äôadagio de la 8e Symphonie en 1924. Bruno Walter, qui fut en quelque sorte l‚Äô"ambassadeur" de Bruckner aux √Čtats-Unis, r√©alisa √† la fin de sa carri√®re de c√©l√®bres enregistrements des symphonies 4, 7 et 9. Walter a par ailleurs r√©dig√© un essai "Bruckner and Mahler"[17].

Le pionnier, Volkmar Andreae, a, au début des des années 50, enregistré un cycle complet des symphonies numérotées avec l’Orchestre symphonique de Vienne basé essentiellement sur l’édition de Haas. L’autre pionnier, Eugen Jochum, a enregistré plusieurs fois les symphonies de Bruckner. Son cycle complet des symphonies numérotées, réalisé au cours des années 70 avec la Staatskapelle de Dresde, est par contre basé avant tout sur l’édition Nowak.

À la fin des années 80, Eliahu Inbal a réalisé un cycle complet des onze symphonies avec l'Orchestre symphonique de la Radio de Francfort. Ce cycle comprend notamment les premiers enregistrements de la première version des symphonie 3 et 4, ainsi que de la complétion du finale de la 9e par Samale and Mazzuca. Guennadi Rojdestvensky a également enregistré avec l'Orchestre symphonique du Ministère de la Culture de l'URSS un cycle complet des symphonies, certaines même sous plusieurs versions. À la fin des années 90, Georg Tintner a enregistré un cycle complet des symphonies sous le label Naxos, qui comprend notamment le premier enregistrement de la version initiale de de 1866 de la première symphonie.

Herbert von Karajan a √©galement enregistr√© plusieurs fois les symphonies de Bruckner. G√ľnter Wand a, en plus d‚Äôenregistrements audio, r√©alis√© aussi des enregistrements vid√©o de ses concerts. Bernard Haitink a enregistr√© les symphonies num√©rot√©es avec l‚ÄôOrchestre royal du Concertgebouw et a r√©enregistr√© plusieurs d‚Äôentre elles avec l‚ÄôOrchestre philharmonique de Vienne et l‚ÄôOrchestre symphonique de Chicago.

Daniel Barenboim a enregistré deux cycles complets des symphonies, l’un avec l’Orchestre symphonique de Chicago, l’autre avec la Philharmonie de Berlin. Sir Georg Solti a également enregistré un cycle complet des symphonies avec l’Orchestre symphonique de Chicago. Stanislaw Skrowaczewski a enregistré un cycle complet des symphonies avec l’Orchestre symphonique de la Radio de la Sarre. Takashi Asahina a également enregistré plusieurs fois l’ensemble des symphonies, notamment avec la Philharmonie d’Osaka et l’Orchestre symphonique de Tokyo. Giuseppe Sinopoli avait initié l’enregistrement d’un cycle complet des symphonies peu avant son décès.

Quoique le chef roumain Sergiu Celibidache n‚Äôait pas fait d‚Äôenregistrements √† titre commercial durant sa vie, des enregistrements de ses concerts ont √©t√© √©dit√©s apr√®s son d√©c√®s. Ses ex√©cutions √©taient de longue haleine. C‚Äôest en particulier le cas pour la 8e symphonie, dont l‚Äôenregistrement dure plus de 100 minutes !

Riccardo Chailly, Carlo Maria Giulini, Nikolaus Harnoncourt, Philippe Herreweghe, Mariss Jansons, Christian Thielemann, Christoph von Dohnányi, Simone Young et Benjamin Zander ont enregistré également plusieurs symphonies de Bruckner.

Hans Knappertsbusch fait bande à part, dans le sens qu’il a continué à utiliser les premières éditions des symphonies même après que les éditions critiques avaient été publiées. Plus récemment, Leon Botstein a aussi enregistré des versions inauthentiques des symphonies, notamment la version de Ferdinand Löwe de la 4e symphonie et la version de Franz Schalk de la 5e symphonie.

Les autres Ňďuvres orchestrales

Il existe quelques enregistrements des trois petites pièces pour orchestre et de la Marche en ré mineur de 1862, ainsi que de l’Ouverture en sol mineur de 1862-1863, qui sont généralement couplés à celui d’une des symphonies[18]. Plusieurs de ces enregistrements (dont le seul existant de la version originale de 1862 de l’Ouverture[19]) peuvent être téléchargés du site de John Berky[20].

Il n'existe actuellement qu'un seul enregistrement du Prélude symphonique en do mineur (avec la 6e symphonie de Mahler) par Neeme Järvi[21].

Les autres Ňďuvres instrumentales

La Marche militaire de 1865, rarement enregistrée, peut être téléchargée du site de John Berky[22].

Les enregistrement des Aequale pour trombones de 1847 sont plus nombreux (citons notamment ceux de Matthew Best et de Philippe Herreweghe)[23].

Musique de chambre

Le Quintette à cordes de 1879 a été enregistré une soixantaine de fois. Hans Roelofs retient surtout les enregistrements du Koeckert Quartett (1952), de l’Amadeus Quartett (1964), du Melos Quartett (1992), de L'Archibudelli (1994) et du Fine Arts Quartet (2007)[24]. Ces derniers ont par ailleurs également enregistré l’Intermezzo destiné à remplacer le Scherzo jugé injouable par les premiers exécutants[25].

Le Quatuor à cordes de 1862 a été également enregistré par le Koeckert Quartett (1974), L'Archibudelli (1994) et le Fine Arts Quartet (2007)[26], ces derniers ayant par ailleurs aussi enregistré le Rondo de remplacement que Kitzler avait demandé à Bruckner de composer[27].

Il n'existe actuellement qu'un seul enregistrement de l'Abendklänge pour violon et piano de 1866 par Josef Sabaini et Thomas Kerbl[28].

Musique religieuses

Parmi les Ňďuvres religieuses de la p√©riode mature, il existe une centaine d‚Äôenregistrements de la Messe n¬į 2 de 1866 et du Te Deum de 1881, ainsi qu‚Äôune cinquantaine d‚Äôenregistrements de la Messe n¬į 3 de 1868. La Messe n¬į 1 de 1864, ainsi que le Psaume 112 de 1863 et le Psaume 150 de 1892, ont √©t√© moins souvent enregistr√©s (une dizaine d‚Äôenregistrements). Hans Roelofs retient surtout les enregistrements d‚ÄôEugen Jochum avec le chŇďur et l‚Äôorchestre symphonique de la radio bavaroise et ceux de Matthew Best avec les Corydon Singers.

Quelques-uns des quelque quarante motets (entre autres l’Ave Maria de 1861, le Locus iste, l’Os justi et le Christus factus est de 1884) ont été également fréquemment enregistrés[11].

Parmi les Ňďuvres religieuses de la p√©riode de St Florian, il existe une vingtaine d‚Äôenregistrements du Requiem de 1849, dont Hans Roelofs retient surtout ceux de Hans-Hubert Sch√∂nzeler avec l'Alexandra Choir et l'orchestre philarmonique de Londres (1970), celui de Matthew Best avec les Corydon Singers (1987) et, parmi les enregistrements plus r√©cents, celui de Guy Janssens avec le Laudantes Consort (2006).

Les autres Ňďuvres de la p√©riode de St Florian, le Magnificat de 1852, le Libera me de 1854, les Psaumes 22 et 114 de 1852, la Missa solemnis de 1854, la Cantate festive de 1855 et le Psaume 146 de 1856, n‚Äôont √©t√© que tr√®s peu enregistr√©es.

Musique vocale profane

Les quelque quarante Ňďuvres vocales profanes n‚Äôont √©t√© que rarement enregistr√©es[12].

Il n’existe que trois enregistrements de la cantate Helgoland de 1893, dont deux par Daniel Barenboim.

Pièces pour orgue et pour piano

Il existe un petit nombre d‚Äôenregistrement des Ňďuvres pour orgue[13] (notamment par Erwin Horn[29]) et des Ňďuvres pour piano[14] (notamment par Wolfgang Brunner[30]).

Notes

  1. ‚ÜĎ John Williamson, The Cambridge Companion to Bruckner, pp. 47-48
  2. ‚ÜĎ Cantate festive Preiset den Herrn
  3. ‚ÜĎ Symphonie en si b√©mol majeur (esquisses)
  4. ‚ÜĎ William Carragan - The Bruckner versions, once more (en)
  5. ‚ÜĎ Symphonie n¬į 9 (√©dition Cohrs, 2000) et esquisses du Finale par Nikolaus Harnoncourt
  6. ‚ÜĎ Symphonie n¬į 4 (Version 1888) par Akira Naito
  7. ‚ÜĎ Symphony No. 5 in B Flat Major, 1876 Version
  8. ‚ÜĎ Symphonie n¬į 5 (Concepts originaux) par Akira Naito
  9. ‚ÜĎ Benjamin-Gunnar Cohrs: Symphonisches Pr√§ludium ‚Äď Composed by Anton Bruckner?, 2006/rev.2010 (en)
  10. ‚ÜĎ P. Hawkshaw: Anton Bruckner and the Apollo-March for band (en)
  11. ‚ÜĎ a et b Liste et discographie des motets par Hans Roelofs
  12. ‚ÜĎ a et b Liste et discographie des compositions vocales profanes par Hans Roelofs
  13. ‚ÜĎ a et b Liste et discographie des compositions pour orgue par Hans Roelofs
  14. ‚ÜĎ a et b Liste et discographie des compositions pour piano par Hans Roelofs
  15. ‚ÜĎ Cit√© par Pascal Collomb, juillet 2007, extrait du film documentaire Le Jardin de Celibidache (1996)
  16. ‚ÜĎ Furtw√§nglerMusique et Verbe, Albin Michel/Hachette 1979
  17. ‚ÜĎ Bruno Walter, Essai sur Bruckner et Mahler(en)
  18. ‚ÜĎ Discographie des autres compositions orchestrales
  19. ‚ÜĎ Version 1862 de l'Ouverture par Shunsaki Tsutsumi
  20. ‚ÜĎ Enregistrements qui peuvent √™tre t√©l√©charg√©s du site de John Berky
  21. ‚ÜĎ Discographie du Pr√©lude symphonique en do mineur
  22. ‚ÜĎ Marche militaire par Desir√© Dondeyne
  23. ‚ÜĎ Discographie des Aequale pour trombones
  24. ‚ÜĎ Discographie comment√©e du Quintette √† cordes par Hans Roelofs
  25. ‚ÜĎ Discographie de l'Intermezzo par Hans Roelofs
  26. ‚ÜĎ Discographie comment√©e du Quatuor √† cordes par Hans Roelofs
  27. ‚ÜĎ Discographie du Rondo de remplacement pour le Quatuor √† cordes par Hans Roelofs
  28. ‚ÜĎ Discographie de de l'Abendkl√§nge par Hans Roelofs
  29. ‚ÜĎ Erwin Horn, Bruckner ‚Äď Orgelwerke, Klais-Orgel Frauenkirche N√ľrnberg, CD: Novalis 150 071-2, 1990
  30. ‚ÜĎ Wolfgang Brunner & Michael Schopper, Anton Bruckner ‚Äď Piano works, CD: CPO 999 256-2, 1994

Bibliographie

  • Paul-Gilbert Langevin, Anton Bruckner - apog√©e de la symphonie, l'Age d'Homme, Lausanne, 1977 ‚Äď ISBN 2-8251-0880-4
  • John Williamson, The Cambridge Companion to Bruckner, Cambridge University Press, 2004 - ISBN 0-521-80404-3
  • Philippe Herreweghe (sous la direction de), Anton Bruckner, Actes sud, 2008.
  • Maxence Caron, Le Te Deum de Bruckner, et La Septi√®me Symphonie de Bruckner, in Pages - Le Sens, la musique et les mots, S√©guier, 2009.

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