Microsoft

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Microsoft

47°38â€Č22.55″N 122°7â€Č42.42″O / 47.6395972, -122.12845

Logo de Microsoft

Logo de Microsoft
CrĂ©ation 4 avril 1975 Ă  Albuquerque
Dates clĂ©s 1981 : lancement de MS-DOS
1990 : lancement de Windows 3.0
1995 : lancement de Windows 95
1998 : lancement de Windows 98
2001 : lancement de Windows XP et de la Xbox
2008 : dĂ©part de Bill Gates
2011 : Achat de Skype
Fondateurs Bill Gates
Paul Allen
Forme juridique Corporation
Action NASDAQ : MSFT
HKEX: 4338
Slogan « Be what's next (Monde), Votre potentiel. Notre passion (France) Â»
SiĂšge social Drapeau des États-Unis Redmond, Washington (États-Unis)
Direction Steve Ballmer (PDG)
Activité Informatique
Jeu vidéo
Produits Windows, Microsoft Office, Xbox, MSN, Zune, Claviers, souris, Skype
Effectif 90 000 (Juin 2011)[1],[2].
Site web www.microsoft.com
Capitalisation 246,150 milliards de USD (5 janvier 2011)
Chiffre d’affaires en augmentation 69,940 milliards de dollars (2011)
RĂ©sultat net en augmentation 23,150 milliards de dollars (2011)

Microsoft Corporation est une multinationale informatique amĂ©ricaine, fondĂ©e par Bill Gates et Paul Allen. Son revenu annuel a atteint 60,42 milliards de dollars sur l’exercice 2007-2008[1] et elle emploie 88 180 personnes dans 107 pays diffĂ©rents[3],[1]. Son activitĂ© principale consiste Ă  dĂ©velopper des systĂšmes d’exploitation et logiciels pour micro-ordinateur. Son siĂšge social se situe Ă  Redmond, prĂšs de Seattle, et ses meilleures ventes sont le systĂšme d’exploitation Windows et la suite bureautique Microsoft Office. La sociĂ©tĂ© est parfois dĂ©signĂ©e MS ou MSFT ou appelĂ©e « la firme de Redmond Â» ou tout simplement « Redmond Â» en raison de l’influence qu’a le siĂšge social sur la rĂ©gion.

La stratĂ©gie commerciale de Microsoft lui a permis de diffuser son systĂšme d’exploitation Windows sur la grande majoritĂ© des ordinateurs de bureau. Si bien qu’un observateur note mĂȘme que la mission originale de Microsoft d’avoir « un ordinateur sur chaque bureau et dans chaque maison, tournant sur Windows Â» est aujourd’hui pratiquement accomplie.

Microsoft participe aussi dans d’autres secteurs d’activitĂ©, comme la chaĂźne cĂąblĂ©e amĂ©ricaine MSNBC, le portail web MSN, les pĂ©riphĂ©riques informatiques (claviers, souris), et les produits de divertissement domestique comme la Xbox et le Zune.

À l’origine, fondĂ©e pour dĂ©velopper et vendre des programmes informatiques BASIC pour l’Altair 8800, Microsoft a rĂ©ussi Ă  dominer le marchĂ© du systĂšme d’exploitation de l’ordinateur personnel avec MS-DOS au milieu des annĂ©es 1980. L’introduction en bourse de la sociĂ©tĂ©, et l’envolĂ©e du prix des actions qui s’ensuivit, ont fait quatre milliardaires et environ 12 000 millionnaires parmi les employĂ©s de Microsoft[4].

Au cours de son histoire, la sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© la cible de critiques pour de nombreuses raisons, notamment l’abus de position dominante par la justice amĂ©ricaine et europĂ©enne.

Sommaire

La société

La société Microsoft a été fondée par Bill Gates et Paul Allen.

Présentation

Le nom « Microsoft Â» est un mot-valise issu de la contraction de « microcomputer software Â», il apparaĂźt pour la premiĂšre fois dans un courrier adressĂ© Ă  Paul Allen par Bill Gates en juillet 1975, sous la forme « Micro-soft Â»[5]. Le nom sous sa forme actuelle sera dĂ©posĂ© le 26 novembre 1976 dans l’État du Nouveau-Mexique[6]. Le siĂšge social de cette sociĂ©tĂ© est situĂ© Ă  Redmond dans l’État de Washington ; ainsi Microsoft est parfois appelĂ©e la firme de Redmond. Cette entreprise est surtout connue pour ses logiciels, comme les systĂšmes d’exploitation MS-DOS et Windows, la suite bureautique Microsoft Office, ses outils de dĂ©veloppement, ses jeux vidĂ©o, Ă©galement pour divers produits matĂ©riels (pĂ©riphĂ©riques pour PC, consoles de jeux Xbox, baladeur numĂ©rique Zune), et pour ses services Internet (regroupĂ©s sous le nom Windows Live). (voir la liste des activitĂ©s pour plus de dĂ©tails)

Microsoft domine depuis plusieurs annĂ©es le marchĂ© des systĂšmes d’exploitation grand-public. Son systĂšme d’exploitation Windows, rĂ©guliĂšrement rĂ©Ă©ditĂ©, s’est imposĂ© comme un standard dans le domaine informatique.

Depuis le 27 mai 2010, Microsoft est la seconde capitalisation boursiĂšre du NASDAQ, derriĂšre Apple[7]. La sociĂ©tĂ© emploie environ quatre-vingt-huit mille personnes Ă  travers le monde, et est dirigĂ©e, depuis le 14 janvier 2000 par Steve Ballmer[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Dirigeants

Siùge social de Microsoft à Redmond, dans l’État de Washington (États-Unis).
  • Bill Gates : co-fondateur emblĂ©matique de Microsoft, avec Paul Allen, il en est l’actionnaire principal (ce qui a fait de lui l’homme le plus riche du monde de 1995 Ă  2008 cĂ©dant sa place Ă  Warren Buffett avec 67 milliards de dollars selon le classement annuel du magazine Forbes ; il rĂ©cupĂšre finalement sa place de premier du classement en 2009, mais la perd Ă  nouveau en 2010 au profit de Carlos Slim). PrĂ©sident et Directeur de l’Architecture Logicielle (il fut PDG de 1975 Ă  2000), dĂ©signĂ© personnalitĂ© de l’annĂ©e 2005 par l’hebdomadaire Time Magazine, aux cĂŽtĂ©s de sa femme Melinda et du chanteur Bono du groupe U2, pour leur participation Ă  l’effort humanitaire en gĂ©nĂ©ral, et particuliĂšrement cette annĂ©e-lĂ , lors du Tsunami en Asie et de l’ouragan Katrina Ă  la Nouvelle-OrlĂ©ans[8]. Il a annoncĂ© en juin 2006 qu’aprĂšs une pĂ©riode de transition de deux ans, il se consacrera Ă  plein temps Ă  la Fondation Bill-et-Melinda-Gates (Bill & Melinda Foundation), tout en demeurant actionnaire, prĂ©sident, et conseiller de Microsoft.
  • Steve Ballmer : il est employĂ© de l’entreprise depuis 1980, et en est le Directeur depuis janvier 2000, lorsque Bill Gates a dĂ©cidĂ© de prendre du recul par rapport Ă  la gestion de la sociĂ©tĂ©, pour se consacrer essentiellement Ă  la stratĂ©gie-produits.

Histoire

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La sociĂ©tĂ© Micro-Soft est nĂ©e en avril 1975, Ă  Albuquerque, dans le Nouveau-Mexique, du besoin de deux Ă©tudiants amĂ©ricains, Bill Gates et Paul Allen, de formaliser la vente de l’interprĂ©teur de langage informatique BASIC : Altair Basic qu’ils avaient achetĂ© Ă  partir d’un freeware, pour ce qui est considĂ©rĂ© comme le premier ordinateur personnel amĂ©ricain, l’Altair 8800, de la sociĂ©tĂ© MITS, avec le premier langage de programmation pour micro-ordinateur de l’histoire de l’informatique. La marque Microsoft (en fait, originalement, Micro-Soft : le trait d’union disparaĂźtra plus tard, mais restera dans le logo plusieurs annĂ©es) fut dĂ©posĂ©e le 26 novembre 1976.

Ce premier contrat de Microsoft reprĂ©senta le vĂ©ritable tour de force de Bill Gates, Ă©tant peut-ĂȘtre mĂȘme plus important pour cette sociĂ©tĂ© que le rĂŽle que jouera ensuite MS-DOS : contrairement Ă  ce qui se faisait Ă  l’époque, oĂč les constructeurs achetaient aux Ă©diteurs leurs logiciels avec tous les droits, Bill Gates et Paul Allen demandĂšrent de recevoir chacun trois mille dollars pour leur Altair Basic tout en restant propriĂ©taires, et ne concĂ©dĂšrent qu’une licence Ă  MITS, qui devait leur reverser trente-cinq dollars par exemplaire distribuĂ©. À titre indicatif le prix de vente de l’Altair 8800 Ă©tant de 397 dollars, la licence de Microsoft en reprĂ©sentait donc 8,8 %. C’est ainsi que le BASIC de Microsoft se retrouva dans deux micro-ordinateurs populaires introduits en 1977 : le PET de Commodore et le TRS-80 de Tandy.

Avant la sortie de MS-DOS en 1981, Microsoft poursuivit son développement en produisant divers compilateurs de langages de programmation comme ceux concernant les langages Fortran ou COBOL.

En 1980, IBM s’apprĂȘtant Ă  lancer l’IBM PC, a demandĂ© son BASIC (dont une version en mĂ©moire ROM) Ă  Microsoft. IBM a, par ailleurs, demandĂ© Ă  la sociĂ©tĂ© Digital Research, dirigĂ©e par Gary Kildall de lui fournir une version de son systĂšme d’exploitation CP/M.

L’histoire du contrat manquĂ© par Gary Kildall est trĂšs controversĂ©e, cependant la version avancĂ©e par de nombreuses personnes, dont Tim Paterson, qui sera bientĂŽt amenĂ© Ă  travailler pour Microsoft, et la moins contestĂ©e, affirme que Kildall et son ancienne Ă©pouse, Dorothy McEwen, auraient refusĂ© de signer un accord de confidentialitĂ©. De plus, ils ont refusĂ© de modifier CP/M-86, ont demandĂ© une redevance plus Ă©levĂ©e, et surtout, le CP/M 86 Ă©tant totalement exempt de bogue, n’ont pas autorisĂ© IBM Ă  en modifier le codage.

IBM se tourna alors vers Microsoft, et voulut sous-traiter CP/M pour l’IBM PC. Le contrat avec Microsoft ne le permettant pas, celui-ci dĂ©pensa 25 000 $ en dĂ©cembre 1980 pour une licence non exclusive pour un systĂšme d’exploitation, disponible Ă  un stade expĂ©rimental, clone de CP/M, le QDOS (Quick and Dirty Operating System, systĂšme d’exploitation vite et mal fait). En mai 1981, Microsoft engagea Tim Paterson pour porter QDOS sur l’IBM PC. En juillet 1981, Microsoft acheta tous les droits sur 86-DOS pour cinq mille dollars. IBM vit ainsi sauvĂ© son projet d’IBM PC, mais au prix, qu’elle ignora, de la perte de sa position dominante : cet accord va permettre de rĂ©aliser des clones, et surtout, Ă  IBM d’empocher des redevances sur le MS-DOS pour les correctifs qu’elle y a apportĂ©s (dĂ©bogage). IBM avait dĂ©tenu jusqu’à 66 % du marchĂ© des mainframes propriĂ©taires ; sa part du marchĂ© des PC ne dĂ©passa jamais un maximum de 21 %, atteint vers 1983, puis a dĂ©clinĂ© pour placer ce constructeur derriĂšre Dell et Compaq (aujourd’hui intĂ©grĂ©e par Hewlett-Packard), situation devenue marginale, inimaginable en 1981.

Microsoft vendit donc Ă  IBM des licences pour ce systĂšme d’exploitation tiers, le 86-DOS, Ă©crit par Tim Paterson de Seattle Computer Products pour le microprocesseur Intel 8086 (le Intel 8088 qui Ă©quipa le Compatible PC est compatible avec le Intel 8086, et juste un peu moins rapide que ce dernier, et possĂšde le mĂȘme langage machine). Le MS-DOS devint ainsi l’un des trois systĂšmes d’exploitation disponibles pour l’IBM PC, avec CP/M 86 (Gary Kildall mis face Ă  une concurrence a fini par se laisser convaincre) et PC/IX, une version d’UNIX ne possĂ©dant pas de mode de protection mĂ©moire. Microsoft a achetĂ© pour 50 000 dollars le logiciel qui va Ă©riger son empire, mĂȘme si elle a dĂ» en complĂ©ter le dĂ©veloppement pour rĂ©pondre au cahier des charges d’IBM. Celui-ci fut Ă©ditĂ© sous le nom d’IBM PC-DOS 1.0 lors de l’introduction des IBM PC sur les marchĂ©s anglophones, le 12 aoĂ»t 1981. Étant plus lĂ©ger, moins cher et rendu plus disponible que ses deux concurrents, il devint rapidement le systĂšme d’exploitation installĂ© d’office sur les IBM PC, puis plus tard des Compatible PC.

Comme pour le BASIC, Microsoft s’est rĂ©servĂ© le droit de vendre des licences Ă  d’autres constructeurs sous le nom de MS-DOS. Avec l’essor des Compatible PC dĂšs le milieu des annĂ©es 1980 (de Texas Instruments, Compaq, Seiko Epson, Thomson, Amstrad
), MS-DOS s’imposa rapidement et devient de facto la plate-forme de rĂ©fĂ©rence professionnelle, et un monopole, selon les points de vue. En 1987, des milliers de constructeurs de compatible PC existaient dans le monde, et tous sans exception avaient un point de passage obligĂ© qui Ă©tait le systĂšme d’exploitation de Microsoft, le plus performant de tous, dans un souci, crucial pour le monde professionnel, d’unitĂ©, de standardisation, et de portabilitĂ© de tous les ordinateurs compatible PC.

D’abord simple environnement graphique pour MS-DOS, Windows est devenu beaucoup plus tard un systĂšme d’exploitation Ă  part entiĂšre, aprĂšs quelques versions intermĂ©diaires (Windows Ă  noter que MS-Windows n'est un systĂšme d'exploitation Ă  part entiĂšre qu'aprĂšs Windows 95, au sens propre du terme[rĂ©f. nĂ©cessaire]). Quelques coups de stratĂ©gie de marketing ne sont pas Ă©trangers Ă  ce succĂšs, comme l’ajout de trois touches « Windows Â» sur les claviers afin de marquer celui-ci dans l’esprit du consommateur comme « Ă©tant fait pour Windows Â» et marginaliser ainsi le concurrent potentiel OS/2 dĂ©veloppĂ© par IBM, et co-dĂ©veloppĂ© initialement par Microsoft et IBM, jusqu’au divorce officiel entre les deux sociĂ©tĂ©s en septembre 1991. Selon Microsoft, un soin particulier a Ă©galement Ă©tĂ© apportĂ© aux questions d’ergonomie, et en particulier Ă  la question des polices de caractĂšres typographiques, dĂšs les versions 3.0 (Adobe Type Manager) et 3.1 (TrueType) de Windows.

Bien des annĂ©es plus tard, Microsoft affirmera considĂ©rer son avance sur le plan de l’ergonomie comme l’atout qui permettra Ă  Windows de survivre face Ă  la concurrence libre de Linux et de KDE/GNOME. De fait, Microsoft consacre une part trĂšs importante de son budget aux questions d’ergonomie : un service observe toutes les hĂ©sitations d’utilisateurs novices, pour rendre les menus plus clairs, dĂ©marche fastidieuse et rarement rĂ©alisĂ©e sur des logiciels gratuits.

Windows est alors devenu le standard micro-informatique de facto solidement soutenu par l’effet rĂ©seau indirect de milliers de logiciels et de pĂ©riphĂ©riques matĂ©riels spĂ©cifiques Ă  Windows qui ont nĂ©cessitĂ© des milliards de journĂ©es/hommes de dĂ©veloppement.

Quelques-uns s’y risqueront : Go Software, avec un produit performant, rapide, et trĂšs riche en fonctionnalitĂ©s, mais alors que beaucoup d’applications sont dĂ©jĂ  portĂ©es ou en cours de portage sous Windows (Go se reconvertira dans les interfaces de tĂ©lĂ©phones mobiles), ou Be Inc. avec le systĂšme d’exploitation BeOS, crĂ©Ă© par Jean-Louis GassĂ©e, ancien patron de la R&D d’Apple. L’élaboration d’un produit capable de rivaliser avec Windows impliquerait de disposer, comme Microsoft, de revenus rĂ©guliers pendant les annĂ©es nĂ©cessaires au dĂ©veloppement d’un tel systĂšme. Or, le temps que celui-ci soit dĂ©veloppĂ©, Microsoft aurait dĂ©jĂ  pris de l’avance, et Ă©ventuellement modifiĂ© les standards. La mise Ă  mort d’OS/2 par Microsoft (contre toute attente), avec le consentement d’IBM puisque Windows 95 contient des parties d’OS/2 donc gĂ©nĂšre des redevances pour IBM, constitue un avertissement qui dĂ©courage toute vellĂ©itĂ© de tenter de concurrencer Windows.[rĂ©f. nĂ©cessaire] La sociĂ©tĂ© Be propose tout de mĂȘme BeOS, orientĂ© d’emblĂ©e dans la gestion de la vidĂ©o : ce systĂšme d’exploitation ne dĂ©collera jamais vraiment hors d’un cercle de passionnĂ©s. Et Be intentera d’ailleurs un procĂšs antitrust contre Microsoft pour abus de position dominante, qui s’achĂšvera par un accord financier Ă  l’amiable entre les deux sociĂ©tĂ©s.

En 1986 Microsoft lance l'environnement graphique Windows 1.0, peu aprĂšs la sortie des produits concurrents GEM de Digital Research et Mac OS de Apple. La version 1.0 de Windows, rudimentaire - les fenĂȘtres ne peuvent mĂȘme pas se recouvrir -, n’inquiĂšte pas sĂ©rieusement Apple, qui ne rĂ©agit pas. La version 2.0 est une concurrence plus sĂ©rieuse, et Apple intente un procĂšs contre Microsoft pour plagiat, peu de temps aprĂšs avoir intentĂ© un procĂšs similaire contre Digital Research. Cette derniĂšre usa de tous les moyens lĂ©gaux pour faire traĂźner le procĂšs en longueur. Apple perdit dĂ©finitivement son procĂšs contre Microsoft en appel en 1994. Apple, en situation financiĂšre dĂ©licate, menaça ensuite de rĂ©attaquer Microsoft, ce qui aboutit Ă  un rĂšglement Ă  l’amiable[rĂ©f. nĂ©cessaire] en 1997, au moment du retour de Steve Jobs Ă  la tĂȘte d’Apple, en remplacement de Gil Amelio.

Cet accord comprenait une prise de participation temporaire de Microsoft dans le capital d’Apple (Ă  hauteur de 150 millions de dollars soit 6 % du capital de la pomme), et l’obligation pour Microsoft de dĂ©velopper Internet Explorer et Microsoft Office pour Mac OS au moins jusqu’en 2002. En Ă©change, Apple abandonnait ses poursuites.

Un facteur important de l’adoption gĂ©nĂ©ralisĂ©e de Windows a Ă©tĂ© son rĂŽle d’interface non seulement graphique, mais Ă©galement de pilotes. Sous MS-DOS, chaque Ă©diteur de logiciel devait dĂ©velopper individuellement la gestion de tout le panel des milliers de pĂ©riphĂ©riques compatible PC existants et Ă  venir. TĂąche colossale que les Ă©diteurs de logiciels n’ont plus Ă  gĂ©rer sous Windows dans la mesure oĂč celui-ci se charge de gĂ©rer lui-mĂȘme en standard tous les pilotes de pĂ©riphĂ©riques de l’univers compatible PC.

L’histoire de Microsoft ne se rĂ©sume cependant pas Ă  celle de Windows. D’autres pans importants de l’activitĂ© de Microsoft ont permis sa croissance :

  • Ses logiciels d’application commercialisĂ©s maintenant autour de la suite Microsoft Office. Au dĂ©part, il s’agissait de Multiplan, qui concurrençait notamment Lotus 1-2-3, et Word, qui concurrençait Wordperfect. Le passage Ă  Windows et l’intĂ©gration sous forme de suite de ces logiciels, complĂ©tĂ©s par Powerpoint, et en 1997, d’Outlook, ont permis Ă  Microsoft de gĂ©nĂ©rer un nouveau pĂŽle et une nouvelle dominance reprĂ©sentant un chiffre d’affaires du mĂȘme ordre de grandeur que celui de Windows.
  • Son activitĂ© dans les logiciels pour serveurs, qui a dĂ©marrĂ© en 1990, avec LAN Manager, un systĂšme d’exploitation rĂ©seau surcouche d’OS/2. S’ensuivit la version serveur de Windows NT, devenu Windows Server qui bĂ©nĂ©ficia d’une part de marchĂ© mondiale supĂ©rieure Ă  65 %, et qui a signĂ© le dĂ©clin de Novell Netware qui n’a pas su s’adapter, notamment lors de l’essor de l’Internet[rĂ©f. souhaitĂ©e]. L’activitĂ©-serveurs a Ă©tĂ© complĂ©tĂ©e par une large gamme de produits comme SQL Server (base de donnĂ©es), Exchange (serveur de messagerie), BizTalk Server, Operations Manager, et autres outils d’administration systĂšme. L’activitĂ© serveur reprĂ©sentait en 2006 23 % du chiffre d’affaires de Microsoft, et Ă©tait sa principale source de croissance des revenus et profits.
  • L’activitĂ© grand public, avec des logiciels de jeu (Flight Simulator), des encyclopĂ©dies (Encarta), des logiciels de gestion de finance personnelle (Money), une suite bureautique grand public (Works), et des matĂ©riels (souris, claviers, etc.). Cette activitĂ© a connu un dĂ©veloppement important en 2001 avec le lancement de la Xbox, renouvelĂ© avec le lancement fin 2005 de la Xbox 360.
  • L’activitĂ© Internet avec le portail MSN lancĂ© en 1995 qui a subi plusieurs transformations depuis, avec la partie « logicielle Â» de MSN fournie sous la marque « Windows Live Â», depuis 2005. Microsoft est devenu un acteur majeur de ce marchĂ© avec Hotmail (messagerie) et surtout Live Messenger (messagerie instantanĂ©e), tout en peinant sur son moteur de recherche (Bing) face au leader de ce domaine, Google.
  • A l'avenir, les futurs systĂšmes d'exploitation Windows (comme le prochain Windows 8) intĂšgreront certaines fonctionnalitĂ©s inclues dans les prĂ©cĂ©dentes versions des logiciels comme la suite bureautique Office. La firme espĂšre ainsi rĂ©intĂ©grer ses dĂ©veloppements informatiques passĂ©s, Ă  l'instar du ruban de Office 2007 que l'on trouve sous Windows 8[9]. Les autres activitĂ©s de Microsoft semblent donc avoir un rĂŽle moteur dans le dĂ©veloppement de Windows.

Chronologie

  • Janvier 1975 : DĂ©veloppement de l’Altair 8800 par la Micro Instrumentation and Telemetry Systems (MITS).
  • FĂ©vrier 1975 : Gates et Allen complĂštent leur interprĂ©teur Altair Basic pour l’Altair 8800.
  • Juillet 1975 : Commercialisation de l’Altair Basic.
  • Novembre 1975 : Gates propose Ă  Allen d’utiliser le nom « Micro-soft Â» pour dĂ©signer leur association.
  • Novembre 1976 : DĂ©pĂŽt de la marque de commerce Microsoft par Bill Gates et Paul Allen.
  • FĂ©vrier 1977 : Microsoft commercialise un compilateur FORTRAN.
  • Novembre 1977 : Fin de l’association entre Microsoft et MITS aprĂšs une longue dispute judiciaire.
  • Avril 1978 : Microsoft commercialise un compilateur COBOL-80.
  • Novembre 1978 : Microsoft fonde un premier comptoir de vente outremer Ă  Tokyo, au Japon.
  • DĂ©cembre 1978 : Le chiffre d’affaires de la sociĂ©tĂ© dĂ©passe le million de dollars.
  • Juin 1979 : Microsoft annonce un BASIC pour le microprocesseur 8086.
  • Novembre 1979 : Microsoft s’installe en Europe par le biais d’un reprĂ©sentant belge : Vector Microsoft.
  • Avril 1980 : Microsoft commercialise la SoftCard Z-80, une carte s’enfichant dans un Apple II et permettant de faire tourner avec peu de modifications les milliers de programmes existants conçus pour le 8080 et le Z-80.
  • Juin 1980 : Le gestionnaire Steve Ballmer (aujourd’hui PrĂ©sident-Directeur-GĂ©nĂ©ral de Microsoft) rejoint Bill Gates et Paul Allen.
  • AoĂ»t 1980 : Microsoft annonce le XENIX OS, un systĂšme d’exploitation portable pour microprocesseurs 16 bits. XENIX est un systĂšme d’exploitation interactif, multi-utilisateurs et multi-tĂąches compatible Ă  UNIX.
  • AoĂ»t 1981 : IBM introduit son PC, avec IBM PC-DOS 1.0. En plus du systĂšme d’exploitation, Microsoft fournit diffĂ©rents compilateurs/interprĂ©teurs, tels COBOL, BASIC et PASCAL.
  • Juin 1982 : Microsoft change de logo. Le nouveau logo reçoit un nom : le « Blibbet Â».
  • Mai 1983 : Microsoft commercialise sa premiĂšre souris. Contrairement Ă  la souris d’Apple, elle possĂšde deux boutons.
  • Septembre 1983 : PremiĂšre version du logiciel de traitement de texte Word pour MS-DOS, l’ancĂȘtre de Office.
  • Novembre 1983 : Microsoft dĂ©voile Microsoft Windows. Il s’agit d'un complĂ©ment Ă  MS-DOS, qui permet d’ouvrir plusieurs programmes en mĂȘme temps et de passer de l’un Ă  l’autre par le biais de fenĂȘtres placĂ©es en mosaĂŻque. Des donnĂ©es peuvent ĂȘtre Ă©changĂ©es entre les applications.
  • Novembre 1985 : Microsoft prĂ©sente l’interface graphique Windows 1.0 pour son systĂšme MS-DOS. À cause du peu de fonctionnalitĂ©s apportĂ©es, c’est un Ă©chec.
  • 13 mars 1986 : Microsoft entre en Bourse. Le cours de l’action dĂ©bute Ă  21 $ et termine la journĂ©e Ă  28 $.
  • Mars 1987 : Nouveau logo Microsoft (l’actuel). Les employĂ©s protestent et lancent une campagne de sauvegarde du « Blibbet Â». Le nouveau logo est tout de mĂȘme adoptĂ©.
  • Avril 1987 : Commercialisation de MS OS/2, un nouveau systĂšme d’exploitation dĂ©veloppĂ© pour tirer parti des possibilitĂ©s des microprocesseurs 286 et 386.
  • Avril 1987 : Commercialisation de Windows 2.0, tournant sur MS-DOS. Au nombre de nouveautĂ©s : nouvelle apparence, fenĂȘtres se superposant.
  • Juillet 1987 : Microsoft acquiert Forethought Inc., qui produit un logiciel de prĂ©sentation nommĂ© PowerPoint.
  • Octobre 1987 : Microsoft commercialise Excel pour Windows. Il s’agit du premier produit tournant exclusivement sous Windows.
  • Mars 1988 : Apple poursuit Microsoft en justice pour plagiat de « look and feel Â» (intuitivitĂ©) par Windows 2.0, qui lui, commence Ă  sĂ©duire.
  • Mai 1990 : Microsoft lance Windows 3.0 et c’est le succĂšs : 10 millions d’exemplaires vendus en 2 ans.
  • Juillet 1990 : Microsoft devient le premier Ă©diteur de logiciel Ă  dĂ©passer le milliard de dollars de vente annuelle.
  • Mars 1992 : Premiers spots publicitaires destinĂ©s Ă  la tĂ©lĂ©vision. Ces spots vantent les mĂ©rites de Windows. Également : Microsoft et Fox Software (Foxpro) fusionnent.
  • Avril 1992 : Microsoft commercialise Windows 3.1. Cette version prĂ©sente plus de 100 amĂ©liorations par rapport Ă  Windows 3.0 et connaĂźt un succĂšs sans prĂ©cĂ©dent : plus d’un million de prĂ©-commandes ont Ă©tĂ© passĂ©es Ă  travers le monde. C’est le boom des systĂšmes graphiques et Microsoft domine le marchĂ©.
  • Juin 1992 : Le prĂ©sident amĂ©ricain George Bush dĂ©cerne Ă  Bill Gates la mĂ©daille nationale de la technologie pour rĂ©ussite technologique et commerciale.
  • Octobre 1992 : Commercialisation de Windows for Workgroups 3.1. Cette version permet l’échange de courriels, le partage des fichiers et des imprimantes et la gestion de rĂ©seaux.
  • Novembre 1992 : Commercialisation d’Access pour Windows.
  • Mars 1993 : Commercialisation de Encarta, la premiĂšre encyclopĂ©die destinĂ©e Ă  un ordinateur. Également : Commercialisation de MS-DOS 6.0.
  • Avril 1993 : Plus de 25 millions de personnes utilisent Windows Ă  travers le monde.
  • Mai 1993 : Commercialisation du premier Windows NT. Microsoft s’attaque au monde de l’entreprise. Également : Commercialisation de la seconde souris Microsoft.
  • Juillet 1993 : Commercialisation de Windows for Workgroups 3.11.
  • DĂ©cembre 1993 : Le magazine Fortune dĂ©cerne Ă  Microsoft le titre de « Compagnie la plus innovante Â».
  • Avril 1994 : Windows for Workgroups 3.11 devient le systĂšme d’exploitation le plus vendu. 300 000 copies ont Ă©tĂ© vendues Ă  travers le monde.
  • Juin 1994 : Microsoft acquiert la montrĂ©alaise Softimage Inc. pour 30 millions de dollars[rĂ©f. souhaitĂ©e].
  • Septembre 1994 : Microsoft choisit le nom officiel de la prochaine version de Windows (dont le nom de code est Chicago) : Windows 95.
  • Janvier 1995 : Bill Gates annonce la parution prochaine de Microsoft Office for Windows 95. Il s’agit d’un ensemble de huit applications (traitement de texte, calendrier, carnet d’adresses, courriel, etc.). Ce produit sera un Ă©chec.
  • Mars 1995 : Microsoft et DreamWorks SKG (Steven Spielberg) fondent DreamWorks Interactive (laquelle sera rachetĂ©e par Electronic Arts en 2000).
  • AoĂ»t 1995 : Lancement de Windows 95. Un million de copies seront vendues quatre jours seulement aprĂšs sa sortie. C’est une rĂ©volution et le rĂȘve de Bill Gates commence Ă  se rĂ©aliser : « A computer on every desk, in every house Â».
  • 1996 : CrĂ©ation de MSNBC, un partenariat entre Microsoft et la National Broadcast Corporation (NBC).
  • Juillet 1996 : Lancement de Windows NT 4.0 qui remplace Windows NT 3.11. Cette version est plus lourde que Windows 95 mais plus fiable.
  • AoĂ»t 1996 : Lancement d’Internet Explorer 3.0, c’est le dĂ©but de la fin pour Netscape.
  • AoĂ»t 1997 : Le diffĂ©rend qui opposait Microsoft et Apple au sujet de la paternitĂ© (et de la propriĂ©tĂ©) de l’interface graphique prend fin Ă  l’amiable et Microsoft entre dans le capital de Apple Ă  hauteur de 150 millions de dollars.[rĂ©f. nĂ©cessaire]
  • Mai 1998 : DĂ©but du procĂšs « anti-trust Â» contre Microsoft aux États-Unis.
  • Juillet 1998 : Commercialisation de Windows 98, considĂ©rĂ© Ă  l’époque comme une rĂ©vision mineure de Windows 95, il intĂšgre pour la premiĂšre fois le navigateur Internet Explorer.
  • 1999 : Commercialisation de Windows 98 DeuxiĂšme Édition qui, selon certains, est la plus stable version du noyau Win9x[rĂ©f. nĂ©cessaire].
  • Janvier 2000 : Bill Gates cĂšde sa place Ă  Steve Ballmer Ă  la tĂȘte de Microsoft.
  • FĂ©vrier 2000 : Commercialisation de Windows 2000, connu Ă©galement sous le nom de Windows NT 5.0 disponible pour serveur et station de travail, considĂ©rĂ© comme l’un des meilleurs systĂšmes d’exploitation de Microsoft[rĂ©f. nĂ©cessaire].
  • Septembre 2000 : Commercialisation en parallĂšle de Windows 2000 de Windows Me, uniquement pour les stations de travail.
  • Juin 2000 : Le juge Jackson se prononce en faveur de la scission de Microsoft en deux sociĂ©tĂ©s distinctes, ce qui ne sera finalement pas fait (actuellement[Quand ?] seul l’État du Massachusetts maintient ses poursuites).
  • AoĂ»t 2001 : Commercialisation de Windows XP, qui est la rĂ©unification de Windows 2000 pour sa robustesse et des Windows 9x pour l’aspect utilisateur particulier, avec une interface simple d’utilisation.
  • 27 septembre 2001 : la sociĂ©tĂ© anonyme Softimage France, propriĂ©tĂ© de Microsoft depuis 1994, a Ă©tĂ© condamnĂ©e par le tribunal de commerce de Nanterre Ă  trois millions de francs de dommages-intĂ©rĂȘts, pour la contrefaçon dans le logiciel Softimage par la reproduction du logiciel Character[10]. En appel, le jugement de contrefaçon sera renversĂ© et Microsoft mis hors de cause. La cour condamnera plutĂŽt Softimage Co., une division de Avid Technology, de parasitisme[11].
  • 15 novembre 2001 : Lancement de la Xbox, aux États-Unis. La politique de Microsoft Ă©tait de la vendre Ă  prix coĂ»tant pour amorcer la pompe et de prendre son bĂ©nĂ©fice uniquement sur les jeux.
  • 14 mars 2002 : commercialisation de la Xbox en Europe.
  • Septembre 2002 : Rachat de Rareware.
  • 2003 : Sortie du SP1 de Windows XP.
  • Avril 2003 : Commercialisation de Windows Server 2003 ; DĂ©veloppement dans les technologies mobiles avec Windows CE : PocketPC (assistants personnels), smartphone (tĂ©lĂ©phones mobiles), etc.
  • AoĂ»t 2004 : Sortie du SP2 de Windows XP.
  • 9 mai 2005 : Lancement mondial de Windows Mobile 5.0 destinĂ© aux smartphones et PDA
  • 8 novembre 2005 : Lancement mondial de SQL Serveur 2005 et Visual Studio 2005 au Carrousel du Louvre Ă  Paris ; Microsoft introduit dans SQL Server 2005 la notion de miroir de base.
  • 2 dĂ©cembre 2005 : Sortie de la Xbox 360.
  • 30 novembre 2006 : DisponibilitĂ© de Windows Vista, pour les entreprises.
  • 30 janvier 2007 : Sortie de Windows Vista et d’Office 2007 pour les particuliers.
  • Mai 2007 : Nouvelle technologie des claviers de demain, exposĂ© Ă  la foire de Paris.
  • Mars 2008 : Sortie du SP1 de Windows Vista.
  • Avril 2008 : Sortie du SP3 de Windows XP.
  • 26 mai 2009 : Sortie du SP2 de Windows Vista.
  • Juin 2008 : Microsoft acquiert MobiComp pour son expertise en gestion et protection de donnĂ©es personnelles mobiles[12].
  • 1er juin 2009 : lancement du nouveau moteur de recherche Bing[13].
  • 15 juillet 2009 : Ouverture de la rĂ©servation de Windows 7 sur le site Microsoft.fr : la boutique Microsoft Store est en dĂ©rangement devant le trop grand nombre de demandes.
  • 22 octobre 2009 : Lancement du systĂšme d’exploitation Windows 7[14].
  • 18 novembre 2009 : Mise Ă  disposition gratuitement de la bĂȘta d’Office 2010[15].
  • 15 juin 2010 : Commercialisation d’Office 2010.
  • 21 octobre 2010 : Sortie des tĂ©lĂ©phones sous Windows Phone 7 en Europe (8 novembre aux États-Unis).
  • 4 novembre 2010 : Sortie de Kinect aux États-Unis et le 10 novembre en Europe.

Position dominante

Microsoft a rapidement dominĂ© tout le secteur de l’informatique personnelle et s’est imposĂ© comme un acteur incontournable de ce secteur. Cette situation lui vaut de nombreuses critiques sur sa position dominante, il apparaĂźt donc que Microsoft ait actuellement les mĂȘmes types de problĂšmes de position dominante que ceux qu’avait IBM avant 1980 :

  • L’intĂ©gration par dĂ©faut d’Internet Explorer dans Windows dĂ©savantage aujourd’hui les navigateurs tels que le navigateur gratuit et libre Firefox, ainsi qu’Opera et Safari qui ont en effet des difficultĂ©s Ă  s’imposer, bien que cet Ă©tat de fait commence Ă  se modifier : Firefox est en forte croissance et reprĂ©sente une part de marchĂ© d’un peu plus de 29 % (2008) en Europe selon le bureau d’analyse Xiti[16].
  • La vente liĂ©e de Windows avec tout PC de constructeur (les PC d’assembleurs n’ont pas cette contrainte) est aussi trĂšs critiquĂ©e, sous le nom de taxe Windows, par les partisans du logiciel libre. Des systĂšmes fondĂ©s sur GNU/Linux sont de plus en plus reconnus comme une alternative possible Ă  Windows mais les constructeurs ne proposent que trĂšs rarement au moment de l’achat de remplacer Windows par ces systĂšmes et d’ainsi rĂ©duire le prix (de minimum 80 â‚Ź). Cet argument ne peut pas ĂȘtre tempĂ©rĂ© par le fait que d’autres secteurs de l’informatique pratiquent la vente liĂ©e : vend par exemple ses machines Mac systĂ©matiquement son systĂšme d’exploitation MacOS, sur lesquelles Linux et Windows peuvent aussi ĂȘtre installĂ©s mais Apple fabrique ses machines. La loi oblige les fabricants de matĂ©riels Ă  vendre des produits fonctionnels donc pourvu d’un systĂšme d’exploitation. D’autres logiciels utilisent aussi la vente liĂ©e (Nero et ses logiciels multimĂ©dias liĂ©s, les boutiques en ligne et leurs systĂšmes de DRM
). Il existe aujourd’hui un flou juridique qui ne dĂ©finit pas prĂ©cisĂ©ment la limite entre la vente d’un seul produit aux fonctionnalitĂ©s multiples et la vente liĂ©e de deux produits distincts.
  • Microsoft est accusĂ© de dĂ©velopper sciemment des produits fermĂ©s ne rĂ©pondant pas aux standards et freiner l’émergence de normes ouvertes afin de rendre la migration de ses clients vers d’autres systĂšmes plus lourde et complexe. Cela permet ainsi de se prĂ©server de migrations vers d’autres solutions concurrentes, exploitant ainsi son statut de solution technique la plus rĂ©pandue pour asseoir un peu plus sa position dominante (cf. les technologies mises en Ɠuvre par Internet Explorer au dĂ©triment des normes du W3C - notamment au niveau du CSS et du JavaScript).
  • La technologie Java de Sun Microsystems permet Ă  tout logiciel qui exploite lÂŽinterface de programmation Java de fonctionner sur n'importe quel ordinateur pour lequel il existe une machine virtuelle Java, quel que soit le systĂšme d'exploitation sous-jacent. Par contrat de licence, Sun donne la responsabilitĂ© aux fournisseurs de machine virtuelles tels que Microsoft d'adapter leur produit en vue de respecter le cahier des charges. En 1998 Sun Microsystems intente une action en justice contre Microsoft, l'accusant d'avoir sciemment pas respectĂ© le cahier des charges, et l'accusant de vouloir provoquer une cassure du marchĂ© et inciter Ă  fabriquer des logiciels utilisant Java qui fonctionneraient uniquement avec Windows. Sun remporte le procĂšs et Microsoft reçoit l'ordre d'arrĂȘter de distribuer sa machine virtuelle Java, Ă  moins que celle-ci soit mise en conformitĂ© avec le cahier des charges dans un dĂ©lai de 3 mois[17].
  • Enfin, c’est tout simplement la position dominante de Microsoft (presque 90 % des PC sont Ă©quipĂ©s de Windows) qui prĂ©occupe, au point qu’un jugement d’un tribunal amĂ©ricain prĂ©conisait en 2000 la scission de la sociĂ©tĂ© en deux entitĂ©s distinctes et concurrentes[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Cette position de domination du marchĂ© est confortĂ©e par la rĂ©ponse qu’elle apporte Ă  deux types d’audience :

  • les utilisateurs, qui apprĂ©cient de pouvoir disposer d’une gamme d’environnements homogĂšne et familiĂšre sur des produits diffĂ©rents (PC, assistant personnel, tĂ©lĂ©phone portable, etc.), s’affranchissant ainsi de l’apprentissage d’une nouvelle interface qui devient une barriĂšre au changement. Les standards de-facto poussĂ©s sur le marchĂ© Ă©vitent les coĂ»teuses conversions de format pour les utilisateurs ; l’utilisation de standards stricts donne le mĂȘme rĂ©sultat mais la concurrence et la loi du marchĂ© ont souvent raison de ces standards (exemples : le MPEG-4 avec ses multiples versions incompatibles, les diffĂ©rents produits Wi-Fi estampillĂ©s 802.11n avec les incompatibilitĂ©s entre brouillon (draft) et version finale
) ;
  • les Ă©diteurs de logiciels, qui peuvent se permettre de ne pas dĂ©velopper et maintenir leurs produits sur d’autres systĂšmes d’exploitation (MacOS, Linuxetc.) en ne perdant qu’un faible part de leur clientĂšle potentielle. Cet Ă©tat de fait a probablement aidĂ© Ă  concentrer l’offre logicielle autour de la sphĂšre Windows[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Activités

Microsoft est l’un des plus importants Ă©diteurs de logiciels au monde et, dans le mĂȘme temps, la sociĂ©tĂ© est prĂ©sente depuis ses dĂ©buts dans le matĂ©riel (les souris Microsoft, quelque temps le Microsoft Sound System qui ne s’imposa pas, puis quelques claviers) ; la branche matĂ©riel ne semble jamais avoir dĂ©passĂ© 10 % du chiffre d’affaires de Microsoft.

SystĂšmes d'exploitation et logiciels

Windows

Article dĂ©taillĂ© : Windows.

Cette famille de systĂšmes d’exploitation est le principal produit de la firme et a Ă©tĂ© le second agent de son phĂ©nomĂ©nal succĂšs (le premier ayant Ă©tĂ© le systĂšme d’exploitation DOS, dont les apports financiers rĂ©currents ont financĂ© le dĂ©veloppement (dĂ©ficitaire) de Windows jusqu’à la version 3.0 de ce logiciel, qui atteint alors son seuil de rentabilitĂ©).

Windows est installĂ© sur presque 90 % des ordinateurs personnels vendus dans le monde[18], et dĂ©gage actuellement 87 % de marge bĂ©nĂ©ficiaire. NĂ©anmoins, Windows perd petit Ă  petit des parts de marchĂ© au profit de Mac OS X d’Apple[19]. Mais Windows reste aujourd’hui le produit le plus rentable de l’éditeur, suivi de prĂšs par la suite Microsoft Office.

Office

À l’origine, c’était la suite bureautique de l’éditeur, composĂ©e de nombreux logiciels dont le traitement de texte Word, le tableur Excel, le logiciel de prĂ©sentation PowerPoint, l’outil de communication et agenda Outlook et la base de donnĂ©es Access. Depuis 2003, la suite Office s’est largement Ă©tendue, avec de nombreux logiciels serveur comme Office Communication Server ou Microsoft Office Web Applications. La suite Office est aussi Ă©ditĂ©e pour les systĂšmes Mac OS d’Apple, mais avec un nombre de logiciels rĂ©duits. Office est un des logiciels les plus rentables de l’éditeur.

Microsoft Expression Studio

Article dĂ©taillĂ© : Microsoft Expression Studio.

C’est une suite logicielle dĂ©diĂ©e Ă  la crĂ©ation graphique, web et au classement photo.

Windows Internet Explorer

Article dĂ©taillĂ© : Windows Internet Explorer.

Windows Internet Explorer est un navigateur web Ă©quipant un peu plus de 60 % des ordinateurs connectĂ©s Ă  Internet en mars 2011 (Selon StatOwl.com)[20]. La version actuelle est la version 9 (lancĂ©e le 14 mars 2011). Une version d’Internet Explorer est disponible gratuitement pour les systĂšmes Mac OS d’Apple mais le dĂ©veloppement de cette version a toutefois Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©e en 2003. NĂ©anmoins, le navigateur perd des parts de marchĂ© depuis 2004, avec l’arrivĂ©e d’autres navigateurs comme Mozilla Firefox, Google Chrome et Safari[20]. Cette baisse coĂŻncide avec l'ajout du ballot screen, un Ă©cran permettant au consommateur de choisir librement son navigateur web, une mesure imposĂ©e par la Commission europĂ©enne[21].

Lecteur Windows Media

Article dĂ©taillĂ© : Lecteur Windows Media.

Le Lecteur Windows Media est un lecteur multimĂ©dia qui permet de lire des fichiers audio, vidĂ©o, et des images sur les ordinateurs personnels fonctionnant Ă  l’aide du systĂšme d’exploitation Windows. DistribuĂ© gratuitement avec le systĂšme d’exploitation Windows, il en est actuellement Ă  la version 12.

Encarta

Article dĂ©taillĂ© : Encarta.

Cette suite rassemble une encyclopĂ©die, un atlas et un dictionnaire. Comprenant plus de 36 500 articles dans sa version francophone, elle est disponible dans diffĂ©rentes langues, notamment en français, en anglais, en allemand, en espagnol, en italien, en nĂ©erlandais ou en japonais. Microsoft a annoncĂ© fin mars 2009 la fermeture du portail MSN Encarta[22] dans tous les pays du monde le 31 octobre 2009, sauf au Japon oĂč l’encyclopĂ©die en ligne a fermĂ© le 31 dĂ©cembre 2009.

Skype

Article dĂ©taillĂ© : Skype.

Skype est un logiciel propriĂ©taire qui permet aux utilisateurs de passer des appels tĂ©lĂ©phoniques via Internet. Les appels d’utilisateur Ă  utilisateur sont gratuits, tandis que ceux vers les lignes tĂ©lĂ©phoniques fixes et les tĂ©lĂ©phones mobiles sont payants. Au nombre de ses fonctionnalitĂ©s additionnelles : messagerie instantanĂ©e, transfert de fichiers et visioconfĂ©rence.

Jeux vidéo

Article dĂ©taillĂ© : Games for Windows.

Microsoft est l’éditeur de nombreux jeux vidĂ©o pour PC dont Halo, Flight Simulator, Age of Empires, Fable ou Viva Piñata. Un service communautaire a Ă©tĂ© lancĂ© en 2006, « Games for Windows Â». Cette gamme accueille plusieurs jeux comme Gears of War ou GTA IV, mais est abandonnĂ©e par de grands Ă©diteurs tels THQ[23][rĂ©f. incomplĂšte], qui justifie son retrait par des « demandes rĂ©currentes de joueurs lassĂ©s par ce service Â».

Internet Information Services

Article dĂ©taillĂ© : Internet Information Services.

Il s’agit d’un serveur web fourni gratuitement par Microsoft depuis la version 4 de Windows NT. Sa fourniture gratuite a sonnĂ© le glas de nombreux produits concurrents payants (le principe de la concurrence, comme Netscape, Ă©tait en effet de vendre le serveur et de fournir gratuitement le seul client, comme le fait Adobe pour son logiciel Acrobat).

Security Essentials

Article dĂ©taillĂ© : Microsoft Security Essentials.

MSE est un logiciel antivirus fourni gratuitement par Microsoft depuis le 29 septembre 2009. Il offre une protection en temps rĂ©elle contre les virus, programmes espions ou autres types de malwares. Il est disponible en français et compatible avec Windows XP, Vista (32 et 64 bits) et Windows 7[24].

Visual Studio

Article dĂ©taillĂ© : Visual Studio.

Visual Studio est la suite de développement de la firme, incluant divers éditeurs et compilateurs, essentiellement une version améliorée de BASIC nommée Visual Basic, ainsi que des évolutions de C++ et de C#, qui constitue la réponse de Microsoft au langage Java. Cette suite permet aussi de tirer parti des fonctionnalités du .NET Framework.

Bases de données

Article dĂ©taillĂ© : SQL Server.

SQL Server est le systĂšme de gestion de base de donnĂ©es (SGBD) phare de Microsoft, co-dĂ©veloppĂ© avec Sybase jusqu’en 1994. Microsoft Access est le SGBD personnel inclus dans la suite Office, et Extensible Storage Engine est le moteur de SGBD utilisĂ© dans des produits de la marque tels que Exchange ou Active Directory[25].

Microsoft Business Solution

Un des progiciels de gestion intégrés PGI, dit Enterprise Resource Planning de Microsoft. Les autres produits sont Dynamics AX, Dynamics Nav (Navision), Dynamics Sl (Salomon) et Dynamics Gp (Great Plains) et Dynamics CRM.

Matériel

Xbox

Articles dĂ©taillĂ©s : Xbox et Xbox 360.
La Xbox

Microsoft s’est lancĂ© en 2001 dans ce secteur hautement concurrentiel, en sortant sa propre console de jeux vidĂ©o la Xbox et en 2005 la Xbox 360. Elles proposent toutes les deux des centaines de jeux et un mode de jeu en ligne communautaire, le Xbox Live. La Xbox 360 permet Ă©galement de se connecter Ă  Windows Live Messenger, Facebook et Twitter et d’utiliser d’autres services de Microsoft. Elle peut Ă©galement lire des DVD, des vidĂ©os, ou de la musique.

La Xbox 360 possĂšde environ 30 % des parts de marchĂ© sur le marchĂ© des consoles de jeux vidĂ©o en fĂ©vrier 2009[26]. Elle est de plus rentable depuis 2008 pour l’éditeur[27].

Zune

Article dĂ©taillĂ© : Zune.

Le Zune est un baladeur numĂ©rique destinĂ© principalement Ă  Ă©couter de la musique. Il a Ă©tĂ© lancĂ© en novembre 2006 pour concurrencer la suprĂ©matie de l’iPod aux États-Unis. Suite Ă  son cuisant Ă©chec, Microsoft annonce l'abandon du Zune en octobre 2011.

Autres

Microsoft fabrique également une ligne de périphériques divers pour PC (souris, claviers, périphériques de jeu, volants
).

Internet

Actuellement l’activitĂ© internet de Microsoft est constituĂ© en trois principaux produits :

En 2011, Microsoft complÚte son activité internet en rachetant Skype, logiciel permettant aux utilisateurs de passer des appels téléphoniques via Internet, pour une somme de 8,5 milliards de dollars[28].

Formation

Microsoft propose Ă©galement un programme de formation et certification (Microsoft certified systems engineer, Microsoft certified solution developer, Microsoft Certified Professionaletc.).

Microsoft présente aussi un programme de distribution gratuite de logiciels pour les étudiants du second degré, appelé MSDN Academic Alliance.

Partenariat

Dans son livre blanc sur les ressorts Ă©conomiques du cloud computing, Microsoft revendique plus de 600 000 partenaires dans plus de 200 pays[29]. Alors qu'en France le nombre de partenaires Gold de l'Ă©diteur a Ă©tĂ© volontairement rĂ©duit de moitiĂ© Ă  239 dont 12 grossistes, Microsoft annonce investir une enveloppe de 5,8 Md$ de licences, de formations et de primes sur ses partenaires en 2011[30].

Divers

Aux États-Unis, MSNBC est une chaüne d’information en continu.

Il propose Ă©galement DirectX, une API multimĂ©dia (vidĂ©o, son, rĂ©seau, etc.) pour le dĂ©veloppement d’application Windows (principalement des jeux vidĂ©o) et aussi Silverlight qui permet de visionner des animations vectorielles (faisant ainsi concurrence Ă  Adobe Flash Player), mais surtout des contenus multimĂ©dia intĂ©grant de l’audio et de la vidĂ©o.

Échecs

  • Depuis son lancement en 1995, Microsoft Network (MSN, le rĂ©seau Microsoft) n’a jamais pu atteindre son objectif : devenir le leader des moteurs de recherche et de l’accĂšs Ă  Internet.
  • Le lancement de Windows Live Messenger en Asie n’a pas sĂ©duit les asiatiques sur de nombreux points.
  • Le Zune a du mal Ă  percer aux États-Unis : il n’arrive pas Ă  battre l’iPod de Apple, solidement implantĂ© lĂ -bas. Les ventes du Zune sont mĂȘme en recul de 54 % en 2008[31].
  • Les consoles Xbox au Japon ont peu de succĂšs, contrairement Ă  l'AmĂ©rique du nord. La Xbox 360 peine Ă  atteindre 1 million d’unitĂ©s vendues en 3 ans, alors que la PS3 s’est vendue Ă  presque 3 millions en 2 ans, et la Wii Ă  7 millions en 2 ans[32]. MalgrĂ© quelques remontĂ©es en 2008 et 2009 grĂące notamment Ă  la sortie de plusieurs JRPG (en) comme Star Ocean 4 ou Infinite Undiscovery[33], elle reste loin derriĂšre. NĂ©anmoins, cela ne l’empĂȘche pas d’avoir un succĂšs dans le reste du monde[34].
  • Les ventes des portables sous Windows Phone 7 sont dĂ©cevantes, avec seulement 3 % des ventes en 2011[35].

Image auprĂšs du public

Microsoft, comme distributeur du plus rĂ©pandu des systĂšmes d’exploitation et des logiciels bureautique apparaĂźt auprĂšs du public comme un gĂ©ant qui fait d’énormes profits. Ces produits Ă©tant vendus avec un fort bĂ©nĂ©fice dĂ» au manque de concurrence font apparaĂźtre ces produits comme des vaches Ă  lait[36].

Dans la culture vidĂ©o-ludique, il n’est pas rare de raccourcir Microsoft en M$, qui focalise l’attention sur la sociĂ©tĂ© faisant de gros profits.

L’entreprise a une attitude arrogante comme le montrent ses actions :

  • mettre en scĂšne la mise sous caveau de ses concurrents iPhone et Blackberry par Windows phone 7[37] ;
  • dire que c’est « une honte de ne pas pouvoir rivaliser avec un ensemble bizarre tournant sous Android Â» (le PDG de Microsoft)[38] ;
  • des moyens douteux de promouvoir leurs produits en leur prĂ©disant d’avance un large succĂšs :
    • « Les ventes de Kinect vont exploser celles de l’iPad Â» (responsable dĂ©veloppement du pĂ©riphĂ©rique)[39],
    • selon le responsable Xbox Grande Bretagne, Halo Reach se vendrait mieux que Call Of Duty Black Ops[40].

En 1998, Roberto Di Cosmo Ă©dite un livre de 180 pages consacrĂ© aux stratĂ©gies commerciales de Microsoft, intitulĂ© « Le hold-up planĂ©taire: la face cachĂ©e de Microsoft Â», dont l'introduction commence comme suit: « Quel mĂ©lange de crĂ©tinisme technologique et servilitĂ© intellectuelle fallait-il pour laisser Bill Gates bĂątir en toute impunitĂ© une position de monopole absolu, en dĂ©truisant bon nombre d'entreprises dont les produits Ă©taient de qualitĂ© supĂ©rieure ? Â»,« Comment a-t-il pu amasser une telle fortune en vendant des logiciels mĂ©diocres sans obligation de rĂ©sultat et sans crainte de poursuite, Ă  un coĂ»t unitaire quasi nul et un prix public qui ne baisse jamais ? Â»,« comment est-il parvenu Ă  piĂ©ger les consommateurs en kidnappant leurs informations dans un format propriĂ©taire en constante remis en cause, qui les oblige Ă  acheter tous les ans une mise Ă  jour de toutes leurs applications pour pouvoir simplement continuer Ă  lire leurs propres donnĂ©es ? Â»[41]

Lors du tremblement de terre au Japon, faisant de graves dégùts, l'entreprise a jugé opportun de lancer une campagne de publicité virale sur Twitter. Une partie des internautes a vivement critiqué cette opération commerciale, obligeant la firme à présenter officiellement des excuses[42].

Les finances

Chiffre d’affaires et bĂ©nĂ©fices

D’aprĂšs les comptes annuels, le chiffre d’affaires de Microsoft s’élevait en 2005 Ă  39 788 millions de dollars. C’est-Ă -dire une augmentation de 8 % depuis 2004.

En 2009, le chiffre d’affaires Ă©tait de 58,69 milliards de dollars pour 16,26 milliards de bĂ©nĂ©fices[43].

Le chiffre d’affaires est rĂ©parti en 7 segments de produits : client, serveur et outils, Information Worker, Microsoft Business Solutions, MSN, Mobile and Embedded Devices, Home and Entertainment.

La partie « Client Â» regroupe notamment Windows XP. Elle rapporte en 2005 12 234 millions de dollars (+6 %) de chiffre d’affaires. Ceci correspond Ă  une augmentation de 12 % du nombre de licences OEM mais celle-ci est balancĂ©e par une diminution de 9 % du chiffre d’affaires issu des ventes au dĂ©tail de ces mĂȘmes licences. Ceci indique un changement de la structure du chiffre d’affaires : le systĂšme d’exploitation est de plus en plus une vente liĂ©e Ă  l’achat du matĂ©riel.

La partie « Serveur et Outils Â» contient par exemple le serveur Exchange. Son chiffre d’affaires est de 3 259 millions de dollars (+130 %) en 2005.

« Information worker Â» concerne essentiellement les outils bureautiques pour un chiffre d’affaires de 11 013 millions de dollars (+3 %) en 2005.

Les autres segments sont soit en perte soit apportent une contribution mineure en regard des 3 premiers.

En bourse

Depuis le 13 mars 1986, Microsoft est cotĂ© en Bourse, au NASDAQ : MSFT.

L’action valait 26,37 dollars le 19 juin 2010 pour une capitalisation boursiĂšre de 231,7 milliards de dollars, ce qui fait d’elle la seconde valeur technologique mondiale (juste derriĂšre Apple), Ă  comparer par exemple aux 28,3 milliards de dollars de Dell[44].

La sociĂ©tĂ©, qui auparavant n’avait jamais distribuĂ© de dividende, verse 3 $ par action le 1er dĂ©cembre 2004. Ce versement de dividende ayant Ă©tĂ© aidĂ© par une rĂ©duction de la taxation concernĂ©e de 35 Ă  15 %. La somme versĂ©e en dividendes aux actionnaires de Microsoft en 2004 approche donc les 28 milliards USD.

Recherche et développement

En octobre 2010, Microsoft a annoncĂ© prĂšs de 9 milliards de dollars d’investissement en recherche et dĂ©veloppement (2009) et la crĂ©ation de data centers gouvernementaux pour son offre de cloud privĂ© d’ici 12 Ă  18 mois[45]. Pour consolider son offre cloud, Microsoft a investi $500 millions Ă  Chicago en septembre 2009 et $500 millions Ă  Dublin en juin 2010[46].

En février 2011, Microsoft Research a présenté sa prospective en réalité augmentée, notamment avec les projets Skinput et Light Space[47].

Affaires judiciaires

Procùs antitrust aux États-Unis

« L’enjeu de la bataille engagĂ©e devant la cour fĂ©dĂ©rale de Washington entre Bill Gates et Joel Klein (attorney general adjoint au bureau antitrust du ministĂšre de la Justice) dĂ©passe de loin le sort de Microsoft ou le partage du marchĂ© des navigateurs. En jugeant valide l’accusation de pratiques monopolistes portĂ©e par le gouvernement contre Microsoft, le juge Jackson a rejetĂ© la thĂ©orie trĂšs en vogue qui veut que la « nouvelle Ă©conomie Â», nĂ©e des rĂ©volutions technologiques en cours, crĂ©e un ordre capitaliste radicalement diffĂ©rent de celui sous lequel vivent les sociĂ©tĂ©s industrielles occidentales depuis le XIXe siĂšcle. Cette thĂ©orie est invoquĂ©e par les avocats de Microsoft pour arguer que la loi antitrust (le Sherman Act, votĂ© en 1890) ne saurait s’appliquer aux industries de haute technologie, et que le gouvernement ne doit (et ne peut) avoir aucun rĂŽle dans le contrĂŽle des marchĂ©s de cette « nouvelle Ă©conomie Â». Pour le juge Jackson, il n’y a pas de diffĂ©rence fondamentale entre Bill Gates et John D. Rockefeller, entre Microsoft et Standard Oil. Â»

Source : iepmicrosoft.ifrance.com

Affaire Eolas

En 2003, Microsoft perd contre le groupe Eolas pour contrefaçon et est condamnĂ© Ă  521 millions de dollars d’amende[48].

Au mois d’aoĂ»t 2003, Microsoft avait Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  verser 521 millions de dollars d’indemnitĂ©s Ă  l’UniversitĂ© de Californie et Ă  la sociĂ©tĂ© Eolas pour exploitation illĂ©gale d’un brevet concernant les plug-ins et affectant l’affichage des pages web.

Mercredi 14 janvier 2004, le juge Zagel a non seulement confirmĂ© ce jugement, mais il a Ă©galement allouĂ© Ă  Eolas prĂšs de 45 millions de dollars d’indemnitĂ©s en attendant la fin de la procĂ©dure judiciaire. Il a par ailleurs accordĂ© Ă  Eolas une injonction contre toute future vente du navigateur Web Explorer (IE) qui exploiterait le brevet 906[49].

« La navigation sur Internet pourrait se trouver modifiĂ©e Â»

Cependant, cette dĂ©cision prise au niveau fĂ©dĂ©ral ne deviendra exĂ©cutoire que si Microsoft dĂ©cide de ne pas faire appel. Or, les enjeux financiers sont tels que l’éditeur ne devrait pas en rester lĂ . Selon un des porte-parole de Microsoft, citĂ© par l’agence Associated Press, le gĂ©ant amĂ©ricain devrait, dans les trente jours Ă  venir, porter l’affaire devant une cour d’appel fĂ©dĂ©rale, Ă  Washington, et spĂ©cialisĂ©e dans le droit des brevets et de la propriĂ©tĂ© intellectuelle.

« L’éditeur avait par ailleurs dĂ©jĂ  annoncĂ© une modification substantielle des fonctionnalitĂ©s de son navigateur Internet pour le dĂ©but de l’annĂ©e 2004. Â»

En rĂ©alitĂ©, les enjeux de l’affaire Eolas dĂ©passent les intĂ©rĂȘts de Microsoft et pourraient, en cas de condamnation dĂ©finitive de l’éditeur, affecter trĂšs sensiblement la navigation sur Internet. Conscient du problĂšme, le W3C (le consortium qui dĂ©finit les standards technologiques du web) est sorti de sa rĂ©serve, le 29 octobre 2003, en demandant Ă  l’Office amĂ©ricain des brevets un rĂ©-examen de la validitĂ© du brevet 906.

À l’appui de sa requĂȘte, Microsoft a adressĂ© des « preuves d’antĂ©rioritĂ© Â» mettant en Ă©vidence, selon cette organisation, l’invaliditĂ© du brevet. Dans un courrier transmis Ă  l’Administration amĂ©ricaine, Tim Berners-Lee se montrait dĂ©terminĂ© « Ă  Ă©radiquer (en rĂ©-examinant le brevet 906), un obstacle inĂ©quitable au bon fonctionnement du web Â»[50].

En mars 2005, Microsoft gagne contre Eolas en appel[51].

Affaire Alcatel-Lucent

  • 2002 - L’équipementier en tĂ©lĂ©communications amĂ©ricain Lucent (anciennement intĂ©grĂ© en tant que branche Ă©quipement dans AT&T) saisit un tribunal d’une plainte contre des fabricants Dell et Gateway qui, selon ses dires, avec certaines applications auraient violĂ© des brevets dĂ©posĂ©s par son centre de recherche « Bell Labs Â» en 1994 et 1997, relatifs Ă  la technologie musicale numĂ©rique MP3. Microsoft se joint Ă  la procĂ©dure s’estimant mis en cause du fait de l’utilisation de MP3 dans son logiciel Windows Media Player[52].
  • Novembre 2006 - L’équipementier en tĂ©lĂ©communications français Alcatel saisit un tribunal au Texas d’une plainte contre Microsoft qui, selon ses dires, aurait violĂ© sept de ses brevets. Des nĂ©gociations sont menĂ©es en parallĂšle afin de tenter de trouver un accord Ă  l’amiable[53].
  • Fin 2006 - Alcatel et Lucent fusionnent donnant naissance Ă  Alcatel-Lucent
  • Janvier 2007 - Devant le tribunal californien, Alcatel-Lucent exige une rĂ©paration de 2 milliards de dollars pour usage non autorisĂ© d’un brevet ex-Lucent dans le dĂ©codeur audio MP3 du Lecteur Windows MĂ©dia[54].
  • FĂ©vrier 2007 - Devant un jury fĂ©dĂ©ral amĂ©ricain de San Diego en Californie, Microsoft est reconnu coupable d’avoir violĂ© les brevets MP3 d’Alcatel-Lucent et est condamnĂ© Ă  verser Ă  l’équipementier franco-amĂ©ricain des dommages s’élevant Ă  1,52 milliard de dollars, bien moins que ce qu’Alcatel-Lucent rĂ©clamait dans ses derniĂšres conclusions (4,5 milliards de dollars). Microsoft indique dans un communiquĂ© qu’il Ă©tudie l’éventualitĂ© de faire appel du jugement. L’éditeur a fait valoir dans sa dĂ©fense qu’il avait dĂ©jĂ  versĂ© 16 millions de dollars de droits Ă  l’institut allemand Fraunhofer, « reconnu par l’industrie comme le dĂ©tenteur lĂ©gitime du brevet Â». Selon le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de Microsoft, cette dĂ©cision peut conduire Ă  gĂ©nĂ©rer des poursuites contre des centaines d’autres sociĂ©tĂ©s qui ont achetĂ© au Fraunhofer le droit d’utiliser le MP3. Alcatel-Lucent en rĂ©ponse indique qu’il n’a pas engagĂ© de procĂ©dure contre d’autres sociĂ©tĂ©s, sans exclure pour autant cette possibilitĂ© Ă  l’avenir. Le mĂȘme tribunal doit examiner sĂ©parĂ©ment d’autres plaintes contre Microsoft, relatives Ă  des brevets de codecs pour la voix et pour la compression de la vidĂ©o, technologies utilisĂ©es de maniĂšre illicite par Microsoft, selon les dires d’Alcatel-Lucent, dans la console de jeux Xbox. À l’inverse, Microsoft poursuit Alcatel-Lucent dans une affaire relative Ă  ses logiciels de messagerie unifiĂ©e[55],[56].
  • Mars 2007 - Le jury fĂ©dĂ©ral de San Diego rejette la plainte d’Alcatel-Lucent en estimant que Microsoft n’a pas violĂ© un brevet de reconnaissance vocale appartenant Ă  l’équipementier franco-amĂ©ricain. Ce dernier dĂ©clare qu’il va faire appel. Dans l’autre affaire relative au litige sur MP3, Microsoft dĂ©cide de faire appel, ce qui suspend tout versement[57]. Par ailleurs, une plainte dĂ©posĂ©e en fĂ©vrier par Microsoft contre Alcatel-Lucent pour atteinte au droit des brevets est examinĂ©e par la Commission du commerce international (ITC) des États-Unis. Certaines technologies d’Alcatel-Lucent sont menacĂ©es d’ĂȘtre interdites Ă  l’importation aux États-Unis[58].
  • Mai 2007 - La cour suprĂȘme des États-Unis casse un jugement en appel datant de juillet 2005 et qui donnait raison Ă  Alcatel-Lucent (ex Lucent, ex AT&T). Microsoft se voyait reprocher d’avoir incorporĂ© de maniĂšre illicite dans Windows un des brevets de reconnaissance vocale de AT&T. Ce dernier avait exigĂ© des rĂ©parations proportionnellement aux ventes de Windows aux États-Unis et aussi dans le reste du monde. Les deux sociĂ©tĂ©s avaient conclu une entente pour la partie des ventes aux États-Unis, mais pour la partie des ventes Ă  l’international ont dĂ©battu de leur diffĂ©rend au niveau de Cour suprĂȘme. Cette dĂ©cision fait jurisprudence pour tous les produits logiciels exportĂ©s hors des États-Unis. Ceci signifie aussi que Microsoft va probablement s’appuyer sur cette dĂ©cision et peut-ĂȘtre gagner en appel contre Alcatel-Lucent dans l’affaire des brevets relatifs Ă  MP3[59].
  • AoĂ»t 2007 - La dĂ©cision du tribunal de San Diego de fĂ©vrier 2007 condamnant Microsoft Ă  payer 1,5 milliard de dollars d’amende (affaire des brevets MP3) est annulĂ©e par une cour d’appel californienne[52].

ProcÚs européen sur la concurrence

Le 24 mars 2004, Ă  la suite de quatre annĂ©es d’enquĂȘte du commissaire europĂ©en Ă  la concurrence Mario Monti, la Commission europĂ©enne rend sa dĂ©cision dans le procĂšs anti-trust qui l’oppose Ă  la firme.

La dĂ©cision rendue[60] condamne la position monopolistique de Microsoft et ses pratiques illĂ©gales. Elle inflige Ă  Microsoft une sanction historique de 497,5 millions d’euros. Enfin, la firme devra publier les spĂ©cifications techniques de ses produits, vendre sĂ©parĂ©ment certaines applications et assurer l’interopĂ©rabilitĂ© entre ses logiciels et ceux de ses concurrents. Microsoft devra notamment vendre une version de Windows sans le Lecteur Windows Media. Cette dĂ©cision ne sera pas effective, Microsoft ayant dĂ©cidĂ© de vendre Windows Limited Media Edition au mĂȘme prix que la version complĂšte.

La firme engage un recours devant le Tribunal de premiĂšre instance de l’Union europĂ©enne le (7 juin 2004). Celui-ci n’étant pas suspensif, la somme de l’amende a Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e le 1er juillet 2004.

Le 12 juillet 2006, la Commission prononce une nouvelle amende (280 millions d’euros) contre Microsoft pour sanctionner le retard pris par le groupe Ă  publier ses spĂ©cifications.

Le 17 septembre 2007, le Tribunal de premiĂšre instance de l’Union europĂ©enne confirme la dĂ©cision de la Commission europĂ©enne de 2004[61].

Le 27 fĂ©vrier 2008, l’entreprise n’ayant toujours pas changĂ© de comportement, elle Ă©cope d’une nouvelle amende de 899 millions d’euros[62].

Affaire AT&T

Dans l’affaire de contrefaçon de brevet opposant Microsoft Ă  AT&T (American Telephone and Telegraph Company), la Cour suprĂȘme amĂ©ricaine donne raison Ă  Microsoft[63]. Par sept voix contre une, la Cour a dĂ©cidĂ© le 30 avril 2007 de censurer l’arrĂȘt rendu le 20 juillet 2005 par une Cour d’appel fĂ©dĂ©rale, favorable Ă  AT&T. Le litige portait sur l’utilisation par Microsoft, dans son systĂšme d’exploitation Windows, d’une invention destinĂ©e Ă  numĂ©riser la voix et protĂ©gĂ©e par un brevet dont AT&T Ă©tait titulaire. Comme Microsoft envoie directement aux sociĂ©tĂ©s fabricantes d’ordinateurs situĂ©es en dehors des États-Unis, l’intĂ©gralitĂ© des donnĂ©es composant son systĂšme d’exploitation afin qu’elles puissent les copier sur leurs machines avant de les vendre, AT&T rĂ©clamait d’ĂȘtre dĂ©dommagĂ©e pour tous les logiciels, comprenant leur invention brevetĂ©e, qui avaient Ă©tĂ© exportĂ©s hors du territoire amĂ©ricain.

Les avocats de Microsoft ont reconnu la contrefaçon des brevets AT&T sur le territoire amĂ©ricain et rappelĂ© que ce litige avait fait l’objet d’un accord amiable entre les parties en 2004. Par contre, ils se sont fermement opposĂ©s Ă  l’idĂ©e selon laquelle Windows pourrait se voir reprocher une contrefaçon au niveau international, estimant qu’un code informatique ne constitue pas un composant en tant que tel tant qu’il n’est pas installĂ© sur un ordinateur. On ne peut selon eux reprocher Ă  Microsoft d’exporter hors du territoire des États-Unis des composants informatiques protĂ©gĂ©s par brevet. La Cour suprĂȘme considĂšre tout d’abord que le droit des brevets amĂ©ricain n’ayant pas vocation Ă  s’appliquer en dehors du territoire[rĂ©f. nĂ©cessaire], AT&T devait intenter son action devant les juridictions des pays concernĂ©s. Par ailleurs, les juges mettent en garde contre l’extension de la protection des brevets et semblent opposĂ©s Ă  reconnaĂźtre Ă  une ligne de code informatique la qualitĂ© de composante appartenant Ă  une invention brevetĂ©e.

RĂ©compenses

Le 18 octobre 2011, la division française de Microsoft a été élue service client de l'année 2012 dans la catégorie éditeur de logiciels[64].

Notes et références

  1. ↑ a, b et c (en)Fast Facts About Microsoft, rapport de Microsoft, derniĂšre mise Ă  jour le 7 novembre 2008, consultĂ© le 12 novembre 2008.
  2. ↑ dont environ 1400 employĂ©s par Microsoft France (CommuniquĂ© de presse du 8 fĂ©vrier 2011 Ă©tabli Ă  l'occasion des 5e Microsoft Techdays Ă  Paris.)
  3. ↑ (en)The Seattle Times Blog: Microsoft head count way up in last 11 months, nearing 90,000.
  4. ↑ (en) The Microsoft Millionaires Come of Age, article du New York Times du 29 mai 2005, consultĂ© le 20 fĂ©vrier 2008.
  5. ↑ (en) The History of Microsoft - 1975 - Microsoft
  6. ↑ (en) The History of Microsoft - 1976 - Microsoft.
  7. ↑ Bourse : c’est historique, Apple vaut plus cher que Microsoft, Branchez-vous.com, publiĂ© le 27 mai 2010.
  8. ↑ (en)The Good Samaritans, time.com, 19 dĂ©cembre 2005.
  9. ↑ (fr) Le ruban de Windows 8 - Windows8.free.fr
  10. ↑ LEGALnet.
  11. ↑ La condamnation de Softimage Co. n’atteint pas Microsoft, 01net., publiĂ© le 21 octobre 2003.
  12. ↑ Microsoft essaie de dĂ©crocher la lune et d’augmenter ses capacitĂ©s mobiles avec l’acquisition prĂ©vue de MobiComp, Biz-Affaire, publiĂ© le 26 juin 2008.
  13. ↑ Microsoft Bing est en ligne mais ne fait pas encore bang !, ZDNet.fr, publiĂ© le 1er juin 2009.
  14. ↑ Windows 7 : lancement le jeudi 22 octobre, ZDNet.fr, publiĂ© le 3 juin 2009.
  15. ↑ Office 2010 bĂȘta : premier aperçu en images, 01net.com, publiĂ© le 18 novembre 2009.
  16. ↑ Firefox frĂŽle les 29 % de parts de marchĂ© en Europe, PC INpact, publiĂ© le 25 avril 2008.
  17. ↑ (en)David Ira Rosenbaum,Market dominance: how firms gain, hold, or lose it and the impact on economic performance,Greenwood Publishing Group - 1998,(ISBN 9780275956042)
  18. ↑ (en)OS Statistics, sur W3Schools.
  19. ↑ Parts de marchĂ© : OS X en hausse, Windows en baisse, Clubic, publiĂ© le 5 fĂ©vrier 2008.
  20. ↑ a et b L’avance d’Internet Explorer sur ses concurrents diminue encore, CNET France, 3 fĂ©vrier 2009. ConsultĂ© le 21 fĂ©vrier 2009.
  21. ↑ zdnet.fr - Internet Explorer en recul en France depuis la diffusion du ballot screen
  22. ↑ Information importante : Fermeture du portail MSN Encarta.
  23. ↑ THQ abandonne Games for Windows Live, Mathieu Chartier, Gamepro.fr, 16 septembre 2010.
  24. ↑ Microsoft Security Essentials : Protection contre les virus, logiciels espions et logiciels malveillants.
  25. ↑ (en)Jim McBee, Barry Gerber,Microsoft Exchange server 2003,John Wiley and Sons - 2004,(ISBN 978-0-7821-4250-1)
  26. ↑ (en)source : VG Chartz.[rĂ©f. insuffisante]
  27. ↑ Oui, la Xbox 360 est rentable, Gamekyo, 20 juillet 2008. ConsultĂ© le 21 fĂ©vrier 2009.
  28. ↑ Article du Figaro du 10 mai 2011
  29. ↑ Enterprise Cloud Economics, novembre 2010, page 23.
  30. ↑ Valery Marchive, Microsoft investit 5,8 Md$ dans son rĂ©seau de partenaires, LeMagIT, 23 juillet 2011
  31. ↑ Le Zune plonge, suffoque, mais rĂ©siste, Clubic.com, 28 janvier 2009. ConsultĂ© le 21 fĂ©vrier 2009.
  32. ↑ Site d’informations concernant les ventes de consoles de jeux vidĂ©o.[rĂ©f. insuffisante]
  33. ↑ www.gamekult.com RemontĂ©e de la Xbox 360 avec Star Ocean 4.
  34. ↑ www.vgchartz.com Elle reste globalement devant la PS3 dans le monde comme elle est sortie un an avant.[rĂ©f. insuffisante]
  35. ↑ (en)Windows Mobile 7 Sales Data Show Slow Initial Sales, blog mobile please, 14 fĂ©vrier 2011
  36. ↑ Windows et Office, les vaches Ă  lait de Microsoft, 01.net, publiĂ© le 18 novembre 2002.
  37. ↑ Microsoft organise les funĂ©railles de l’iPhone et du BlackBerry, Florence Legrand, Les NumĂ©riques, publiĂ© le 13 septembre 2010.
  38. ↑ « Si on n’est pas capable de rivaliser avec Android, c’est la honte Â», AndrĂ©a Fradin, Ă©crans.fr, publiĂ© le 30 juillet 2010.
  39. ↑ TGS 10 > Tsunoda : Kinect va « exploser Â» les ventes de l’iPad, gameblog, publiĂ© le 19 septembre 2010.
  40. ↑ Halo Reach se vendrait mieux que Call of Duty Black Ops d’aprĂšs Stephen Mc Gill !!!, ModernWarfare-France.com.
  41. ↑ (ISBN 978-2-7021-2923-4)
  42. ↑ Japon : Microsoft accusĂ© de profiter de la catastrophe pour faire sa publicitĂ©, ITespresso, 15 mars 2011, Anne Confolant
  43. ↑ (en), Forbes, publiĂ© le 21 avril 2010. ConsultĂ© le 26 dĂ©cembre 2010.
  44. ↑ Source : NASDAQ.
  45. ↑ ComparĂ© au $5,8 milliards d’IBM, $5 milliards de Cisco, $4,8 milliards de Sony, $2,8 milliards de Google et $1,4 milliard d’Apple (source : Microsoft days 2010, Daniel Rodet, confĂ©rence plĂ©niĂšre stratĂ©gique du 5 octobre 2010).
  46. ↑ Enterprise Cloud Economics, novembre 2010, page 5.
  47. ↑ France : Microsoft techdays du 10 fĂ©vrier 2011
  48. ↑ Victoire juridique pour Microsoft, Le Soir, 1er mai 2007.
  49. ↑ Affaire Eolas: la justice fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine condamne Microsoft Ă  verser 521 millions de dollars.
  50. ↑ Le W3C dĂ©pose des preuves invalidant le brevet Eolas Ă  l’USPTO.
  51. ↑ Affaire Eolas : Microsoft gagne en appel.
  52. ↑ a et b « L’amende record que Microsoft devait verser Ă  Alcatel-Lucent a Ă©tĂ© annulĂ©e Â» Journal « Le Monde Â» du 7 aoĂ»t 2007.
  53. ↑ Journal « Les Échos Â» du 21 novembre 2006 « Alcatel Â».
  54. ↑ Journal « Les Échos Â» du 31 janvier 2007 « Microsoft Â».
  55. ↑ Journal « Les Échos Â» du 23 fĂ©vrier 2007 « Microsoft condamnĂ© Ă  verser 1,5 milliard de dollars Ă  Alcatel-Lucent Â».
  56. ↑ Journal « Les Échos Â» du 26 fĂ©vrier 2007 « Microsoft devra verser 1,5 milliard de dollars au groupe Â».
  57. ↑ Journal « Les Échos Â» du 5 mars 2007 « Brevets : victoire judiciaire de Microsoft contre Alcatel-Lucent Â».
  58. ↑ Journal « Les Échos Â» du 21 mars 2007 « Microsoft Â».
  59. ↑ Journal « Les Échos Â» du 2 mai 2007 « Victoire juridique pour Microsoft Â».
  60. ↑ (en) documentĂ©e en dĂ©tail, sur le site ec.europa.eu.
  61. ↑ CommuniquĂ© de presse du Tribunal [PDF], datĂ© du 17 septembre 2007.
  62. ↑ Microsoft condamnĂ© Ă  une amende de 899 millions d'euros par l'Union europĂ©enne
  63. ↑ Microsoft v. AT&T : la Cour suprĂȘme amĂ©ricaine tranche en faveur du gĂ©ant de l’informatique, Tracklaws, publiĂ© le 3 mai 2007.
  64. ↑ Palmarùs ESCDA 2012

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