Marrakech


Marrakech
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Marrakech
ⵎⵕⵕⴰⴽⵛ (ber)
مراكش (ar)
Murrākush
Blason de Marrakech
Héraldique

Ville de Marrakech
Ville de Marrakech
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Marrakech-Tensift-El-Haouz
province Marrakech
Code postal 40000
Maire Fatima-Zahra Mansouri (PAM) (2009)
Géographie
Coordonnées 31° 37′ 48″ Nord
       8° 00′ 00″ Ouest
/ 31.6300, -8.0000
Altitude 450 m
Superficie 23 000 ha = 230 km2
Démographie
Gentilé Marrakechi(e)
Population 1 070 000 hab. (2010)
Densité 4 652,2 hab./km2
Localisation
Voir la carte physique
Marrakech
Voir la carte administrative
Marrakech
Internet
Site de la ville http://www.ville-marrakech.ma/
Place Jamaa El Fna

Marrakech (en tifinagh ⵎⵕⵕⴰⴽⵛ) (en arabe : مراكش Murrākush), connue sous le nom de Perle du Sud ou Porte du Sud et de Ville rouge ou Ville ocre, est une ville du Maroc au pied des montagnes de l'Atlas.

La ville a été fondée en 1062 par Abu Bakr Ibn Omar, Roi de la dynastie des Almoravides. Dans le passé, le Maroc était connu en orient sous le nom de Marrakech (appellation toujours d'actualité en Iran) ; le nom Maroc provient lui-même de la déformation de la prononciation espagnole de Marrakech : Marruecos.

Marrakech compte environ 903 589 habitants (recensement de 2009) répartis sur une superficie de 230 km². La densité de population atteint les 350 habitants à l’hectare dans la Médina. C'est la quatrième plus grande ville du Maroc après Casablanca, Rabat et Fès. La ville est divisée en deux parties distinctes : la Médina ou ville historique (dix kilomètres d'enceinte) et la ville nouvelle dont les quartiers principaux s'appellent : Guéliz et Hivernage. Le Guéliz constitue aujourd'hui le centre-ville commercial. Il fut fondé par les Français lors du Protectorat. Le quartier de l'Hivernage concentre de nombreux complexes hôteliers. Depuis quelques années, la ville s'agrandit en périphérie notamment à l'ouest avec l'apparition de nouveaux quartiers résidentiels comme pour la région de Targa ou l'extension de l'avenue Mohammed VI ou au nord Tamansourt.

Sommaire

Histoire

Marrakech fut fondée en l'an 1062 (an 454 de l'Hégire), par Abu Bakr Ibn Omar, souverain et cousin de Youssef Ibn Tachfin.

La mosquée de la Koutoubia fondée au XIIe siècle par les Almohades

Le nom de Marrakech vient du tamazight « Mour Â» qui signifie « pays Â» et « Akouch Â» qui veux dire « dieu Â» ce qui donne la terre de dieu. Une autre étymologie donne l'interprétation de « terre de parcours[1]. Â»

Très vite, à Marrakech, sous l'impulsion des Almoravides, pieux guerriers et austères savants venus du désert, de nombreuses mosquées et médersas (écoles de théologie coranique) furent construites, ainsi qu'un centre commercial pour le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. Marrakech grandit rapidement et s'imposa comme un centre culturel et religieux influent. Des palais furent édifiés également et ornés avec le concours d'artisans andalous venus de Cordoue et de Séville, qui amenèrent le style omeyyade caractérisé par des coupoles ciselées et des arcs polylobés. Cette influence andalouse fusionna avec les éléments sahariens voire ouest-africains et fut synthétisée dans une architecture originale totalement adaptée à l'environnement spécifique de Marrakech. Elle devint la capitale de l'Émirat almoravide qui s'étendait des rives du Sénégal jusqu'au centre de l'Espagne et du littoral atlantique jusqu'à Alger.

La cité fut ensuite fortifiée par le fils de Youssef Ibn Tachfin, Ali Ben Youssef, lequel fit édifier vers 1122-1123 des remparts encore visibles.

En 1147 les Almohades, partisans d’un Islam orthodoxe et issus des tribus masmoudas du Haut-Atlas, s'emparèrent de la ville. Les derniers Almoravides furent exterminés sauf ceux qui s'exilèrent aux îles Baléares (famille des Banu Ghania), on raconte que certains membres de la famille royale Almoravides se serait enfuit au Sud du Maroc. En conséquence la presque totalité des monuments furent détruits. Les Almohades construisirent de nombreux palais et édifices religieux, comme par exemple, la célèbre mosquée de la Koutoubia bâtie sur les ruines d'un palais almoravide, et sœur jumelle de la Giralda de Séville et de la tour Hassan (inachevée) de Rabat. La Casbah abrita la résidence califale (depuis le règne d'Abd al-Mumin le souverain almohade portait le titre de calife, rivalisant ainsi avec le lointain califat oriental des Abbassides), agrémentée d'un hôpital qui attira le médecin andalou Ibn Tufayl. De l'ensemble majestueux de la Casbah mansourienne, nommée ainsi d'après le calife Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, subsiste encore la superbe porte de Bab Agnaw. Marrakech fut ainsi digne d'abriter la capitale de la puissance majeure de l'Occident musulman méditerranéen de l'époque, l'Empire almohade qui englobait l'aire comprise entre Cordoue (Al-Andalus) et Tripoli (Libye).

Afin d'alimenter la palmeraie et les grands jardins, un système d'irrigation fut édifié et perfectionné. Marrakech, par rayonnement culturel attira de nombreux écrivains et artistes venus notamment d'Andalousie, dont notamment le célèbre philosophe Averroès de Cordoue, connu pour ses commentaires d'Aristote.

En 1269, Marrakech fut conquise par les nomades zénètes aux dépens des derniers Almohades. Lorsque survient l'avènement de la dynastie mérinide, Marrakech tomba alors dans une certaine léthargie, et son déclin entraîna la perte de son statut de capitale au profit de sa grande rivale, Fès.

Au début du XVIe siècle, Marrakech redevint la capitale du royaume, après avoir été le siège des émirs Hintata. Elle renoua rapidement avec son apogée, en particulier sous le règne des sultans saadiens, Mohammed El Mahdi et Ahmed al-Mansur Saadi. Grâce à la fortune amassée par les sultans, Marrakech fut embellie, les monuments en ruine alors restaurés et de somptueux palais édifiés. Le palais El Badi élevé par Ahmed al-Mansur, était une réplique de l'Alhambra, réalisée avec les matériaux les plus précieux provenant d'Italie (marbre), du Soudan (poudre d'or), des Indes (porphyre) et même de Chine (jade). Le Badi frappa également les contemporains par sa "Kubbat al Jujjaj", sa "coupole de verre" réalisée en cristal translucide. Mais tout ceci devait disparaître, démantelé sur ordre du sultan Moulay Ismail vers 1695. Ce palais était avant tout destiné aux réceptions fastueuses offertes aux ambassadeurs venus d'Espagne, d'Angleterre et de l'Empire ottoman, reconnaissant le Maroc saadien comme une puissance incontournable dont l'aire d'influence atteignait les confins du Niger et du Mali, grande région productrice d'or. Sous le règne de la dynastie saadienne, Marrakech retrouva ainsi son rôle de point de contact entre le Maghreb, le bassin méditerranéen et le monde africain subsaharien, par le biais des routes caravanières.

À la fin du XVIIe siècle, la dynastie alaouite succéda aux Saadiens. Le trône fut successivement transféré à Fès puis à Meknès, nouvelle ville impériale. Le sultan Mohammed III (1757-1790) choisit la ville comme lieu de résidence principale, en raison de la proximité de Mogador qu'il faisait édifier sur les plans d'un architecte français passé à son service. En 1792, Marrakech devint la capitale d'un petit-fils de Mohammed III, Hicham, qui se fait reconnaitre comme sultan par cette partie du pays tandis que son frère Sulayman était reconnu sultan légitime à Fès par les oulémas et par les provinces au nord du fleuve Oum Errabiaa. Il s'ensuivit une guerre entre les deux sultans rivaux, qui s'acheva par la défaite de Hicham en 1796, malgré le soutien espagnol dont il bénéficiait. Marrakech fut reconquise par Sulayman en 1797 et la ville réintégra le territoire du makhzen officiel de Fès.

Au début du XXe siècle, Marrakech connut plusieurs années de troubles. Après la mort du grand vizir Ba Ahmed en 1900, véritable régent de l'Empire chérifien durant la minorité du jeune sultan Abd al-Aziz du Maroc, le pays était en proie à l'anarchie, aux révoltes tribales, aux complots des grands féodaux, sans compter les intrigues européennes. En 1907, Moulay Abd al-Hafid, khalifa (représentant du makhzen) à Marrakech fut proclamé sultan par les puissantes tribus du Haut-Atlas et par certains oulémas qui niaient la légitimité de son frère Abd al-Aziz. C'est également en 1907 que fut assassiné un médecin français installé à Marrakech, le docteur Mauchamp, suspecté d'espionnage au profit de son pays. La France saisit cette affaire pour faire pénétrer ses troupes au Maroc, depuis Oujda à l'est et Casablanca à l'ouest. L'armée coloniale française se heurta néanmoins à une solide résistance animée par Ahmed al-Hiba, un fils du grand cheikh Ma El Aïnin monté du Sahara avec ses guerriers nomades issus des tribus Reguibat. Après la bataille de Sidi Bou Othmane, qui vit la victoire de la colonne Mangin sur les forces d'al-Hiba (septembre 1912), les Français s'emparèrent de Marrakech qui entra ainsi dans le protectorat français du Maroc instauré depuis mars 1912. La conquête avait été facilitée par le ralliement des tribus Imzwarn et de leurs chefs appartenant à la puissante famille des Glaouis.

L'un d'entre eux, Thami El Glaoui, devint célèbre en accédant au poste de pacha de Marrakech, fonction qu'il occupera pratiquement durant toute la durée du protectorat (44 ans). Le pacha Glaoui s'illustra par sa collaboration avec les autorités de la résidence générale, qui trouva son point d'orgue avec le complot visant à détrôner Mohammed Ben Youssef (Mohammed V) pour le remplacer par le cousin du sultan, Ben Arafa. Thami El Glaoui, déjà réputé pour ses fréquentations prestigieuses et son train de vie fastueux, digne d'un véritable monarque, devint ainsi un symbole marquant de l'ordre colonial et colonialiste au Maroc. Il ne put néanmoins s'opposer à la montée en puissance du sentiment nationaliste, ni de l'hostilité d'une part croissante de la population. Il ne put non plus s'opposer aux pressions de la France, qui consentit à se défaire de son protectorat marocain en raison du désastre de l'Indochine et du début de la guerre d'Algérie. Après deux exils successifs (en Corse puis à Madagascar), Mohammed Ben Youssef fut autorisé à rentrer au Maroc (novembre 1955), et ce retour signa la fin du règne despotique du Glaoui sur Marrakech et sa région.

Culture

Marrakech est aussi l'une des villes universitaires du Maroc. L'université Qadi Iyad est la plus importante de la région. Plus récemment une école supérieure des arts visuels (ESAV) est née en partenariat entre la Fondation Dar Bellarj et l'Université de Marrakech, offrant à la ville un support de formation aux métiers du cinéma et de la télévision. Marrakech organise aussi le Festival International du Film. La Biennale Arts in Marrakech, née en 2005 est le plus important rendez-vous d'art contemporain au Maroc. L'art contemporain a désormais un musée privé à Marrakech. Il s'agit du musée de la palmeraie, une initiative privée due au collectionneur et créateur de parfums Abderrazzak Benchaâbane. Au musée de la palmeraie le visiteur découvre un collection de peintures, de photographies, installation et sculptures d'artistes marocains et étrangers. La collection montre le travail d'une soixantaine d'artistes d'aujourd'hui et de ceux de la pariiez juste après la grande guerre. www.museepalmeraie.com

On trouve également à Marrakech le premier campus universitaire privé du royaume qui regroupe plusieurs écoles telles que l'école supérieure de gestion ESG, Euromed, et Vatel.

Climat

À Marrakech, les hivers sont souvent frais le matin, mais les températures y montent très vite en pleine journée pour atteindre les 18 degrés en moyenne. Par la suite, le mercure chute très vite en soirée, pour y atteindre les 7 degrés. Les étés quant à eux sont très souvent torrides, et il n'est pas rare de voir le mercure dépasser la barre des 40 degrés. Les orages éclatent la plupart du temps vers le mois d'octobre et novembre, car un vent humide et assez rare, le Herrûrco, apparaît en automne, pour y apporter pluies et orages. Quant à l'hiver, il est assez humide et il n'est pas rare qu'il pleuve plusieurs jours de suite. Les montagnes de l'Atlas qui cernent la ville sont enneigées de novembre à avril en moyenne.

Relevé météorologique de Marrakech-altitude: 406 m (période 1961-1990)
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,9 7,6 9,4 11,0 13,8 16,3 19,9 20,1 18,2 14,7 10,4 6,5 12,8
Température moyenne (°C) 12,2 13,8 15,8 17,3 20,6 23,8 28,3 28,3 25,3 21,1 16,3 12,6 19,6
Température maximale moyenne (°C) 18,4 19,9 22,3 23,7 27,5 31,3 36,8 36,5 32,5 27,5 22,2 18,7 26,4
Précipitations (mm) 32,2 37,9 37,8 38,8 23,7 4,5 1,2 3,4 5,9 23,9 40,6 31,4 281,3
Nombre de jours avec pluie 7,6 6,8 7,5 7,7 4,8 1,2 0,6 1,2 2,8 5,5 6,6 6,5
Source : Le climat à Marrakech (en °C et mm, moyennes mensuelles)Hong Kong Observatory


Mois J F M A M J J A S O N D
Record de chaud 33 34 37 42 46 47 49 47 46 43 39 34
Record de froid -6 -2 4 5 7 9 14 15 10 6 4 -2

Liste des quartiers de la ville

La médina

  • La médina de Marrakech constitue le centre névralgique et le cœur historique de la ville de Marrakech. S'étendant sur une superficie globale de 600 hectares, elle est une des plus vastes médinas du Maroc et la plus peuplée d'Afrique du Nord. Son raffinement et sa spécificité urbanistique découlent directement de la virginité totale du terrain sur lequel elle fut érigée au XIe siècle. Articulée autour d'un campement militaire, le Qsar El Hajar, et d'un marché, elle fut augmentée d'une kasbah au XIIe siècle afin de la protéger des assauts répétés des tribus berbères de la plaine du Haouz, contribuant ainsi à assoir durablement l'hégémonie Almoravide. Les célèbres remparts de la vieille ville de Marrakech subirent d'importantes modifications au gré des dynasties. Ainsi, ils furent à de maintes reprises percés de nouvelles portes (Bab en arabe). Aujourd'hui, la hauteur des murailles oscille entre 8 et 10 mètres et elles s'étendent sur une distance totale dépassant les 19 kilomètres. La médina est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985.
  • Le récent engouement pour les riads, ces maisons traditionnelles marocaines articulées autour d'une cour centrale, a généré de profondes transformations sociologiques au sein de la médina de Marrakech, où le prix du m² a atteint des sommets. Ainsi, un nombre non négligeable et croissant de modestes ménages marrakchis se voit poussé par la spéculation à « s'exiler Â» en dehors des remparts. D'autre part, on observe un phénomène de densification de l'habitat au sein de la médina. Cependant, on est loin d'assister à une muséification de la médina, loin s'en faut. En réalité, le succès touristique croissant de Marrakech a durablement revigoré la médina en attirant de nombreux jeunes au sein des dédales de la médina. Ainsi, il semblerait que plus de 40 000 artisans y travaillent, répartis dans les différents quartiers thématiques organisant géographiquement la médina.
  • Le mellah, dans le sud est de la médina, fut et demeure aujourd'hui encore dans une moindre mesure le quartier juif de Marrakech. Loin d'être un ghetto, le mellah regroupait certains corps de métiers qui au fil et à mesure de l'histoire de Marrakech, devinrent des spécialités de cette communauté (le métier de tisserand fut un exemple de ce phénomène). Il fut fondé en 1558 sous le règne de Moulay Abdellah à proximité du palais ce qui permit, comme ce fut le cas à Fès par exemple, au Sultan de mieux les protéger.
  • Les Jardins de l'Agdal jouxtant par le sud le Palais Royal furent créés dès 1156 selon l'historien officiel de la dynastie almohade par El Haj Ya'is, celui-là même qui fut à l'origine de la prestigieuse Koutoubia. Le terme « aguedal Â» signifiant par ailleurs « jardin Â» de manière générale par les Berbères, cette appellation de Jardins de l'Aguedal ne s'imposa comme appellation exclusive que vers la fin du XVIIIe siècle. Son existence, mise à mal par le temps est intimement liée à l'astucieuse gestion des ressources hydrauliques qui y est faite. Ainsi, le captage des eaux des nappes souterraines fut dès la fin du XIe siècle assuré par un dense réseau de « khettaras Â», assisté plus tard par un système de viaducs plus élaboré en provenance de Aghmat, ville située plus au sud en direction de la vallée de l'Ourika. Enfin, le stockage des eaux de pluie était assuré par deux immenses réservoirs dont le plus grand, baptisé Es Sala, servit à l'entraînement des troupes à la natation en vue de la traversée du Détroit de Gibraltar.

Guéliz

Le quartier de Gueliz tire son nom du Jbel Gueliz, massif de grès de faible altitude situé au nord-ouest de l'ancienne médina au nom berbère. Ce fut le premier quartier situé à l'extérieur des remparts, autrefois réservés aux défunts. Articulé autour de l'actuelle Avenue Mohammed V joignant le Square Foucault et Bab Nkob au Jbel Gueliz, le quartier de Gueliz concentre la majorité des banques et des boutiques de Marrakech. La poste, située place du 16 novembre, est aussi un bâtiment datant de l'époque protectorale, au même titre que l'ancien marché de Guéliz qui fut récemment déplacé pour céder place au complexe Carré Eden (commerciale, résidentiel et hôtelier). L'ensemble du quartier de Gueliz ayant été classé par la wilaya zone immeuble R+ 5.

L'Hivernage

Situé au sud ouest de Gueliz, le quartier de l'Hivernage est un quartier abritant des villas cossues et de nombreux complexes hôteliers tel que le Sofitel, le Kenzi Farah, Le Méridien N'Fis pour ne citer que les plus prestigieux. Le poumon du quartier de l'Hivernage est l'avenue Mohammed VI, anciennement avenue de France, et récemment prolongée jusqu'à rejoindre au sud-est la route de l'Ourika le long des remparts de l'Agdal. Cette large et verte avenue abrite l'imposant Théâtre Royal, le Palais des Congrès, ainsi que la nouvelle grande gare.

L'avenue Mohammed VI (Ex Avenue de France)

Bien que fraîchement inauguré en mai 2004, le tronçon de 5 km de l'avenue Mohammed VI reliant l'avenue de la Ménara à la route de l'Ourika voit se développer rapidement de nombreux complexes résidentiels et hôteliers de haut standing.

Par ailleurs, c'est le long de l'avenue Mohammed VI que fut construite la plus grande discothèque d'Afrique, Le Pacha de Marrakech, établissement ayant permis à Marrakech d'acquérir définitivement son nouveau statut de lieu de rendez-vous de la jeunesse branchée et des "clubbers". Enfin, c'est ici que fut construit le premier multiplex de Marrakech, le Mégarama, succédant ainsi aux deux "grands" cinémas de Marrakech que furent Le Colisée à Gueliz, et le Cinéma Rif, à Daoudiate ainsi que le nouveau centre commercial Al Mazar.

Les quartiers occidentaux

Au cours des années 1980, la ville de Marrakech s'est considérablement entendue à l'ouest le long de plusieurs pénétrantes, en particulier les rues El Mouqaouama, la route d'Essaouira, et dans une moindre mesure la rue Mohammedia. Ce sont les quartiers de Massira 1,2 et 3, Hay Azli et Hay Socoma. Parallèlement, au nord-ouest, le long de la route de la Targa (également appelée route de Souihla), ont été construits plusieurs quartiers résidentiels de standing globalement élevé. Ce sont les quartiers d'Al Masmoudi, de Jawhar, de Hay Sofia, d'Inara et Massira 3. Au sud-ouest, le long de la route de Guemassa, souvent appelée route de l'Aéroport Marrakech Menara, se sont développés les quartiers de M'Hamid. On notera également l'existence de douars importants comme douar Cherki et douar Berrada. Au nord il y a Tamansourt qui est une ville nouvelle située au nord de Marrakech, à 10 km sur la route d'El Jadida. Cette ville a été créée en 2005, sous la houlette du roi Mohamed VI, dans le but de désengorger Marrakech. Elle est composée principalement de villas, appartements et riads. Une grande mosquée y a été construite ainsi que de nombreuses écoles. Sont en projet un immense parc sportif, une université, des hôtels et piscines. Cette ville nouvelle a la particularité d'être une ville écologique puisque elle déborde d'espaces verts et l'éclairage public est composé de lampes dites Led qui sont très respectueuses de l'environnement.

Sidi Youssef Ben Ali

Le quartier Sidi Youssef Ben Ali, séparé des jardins de l'Agdal par l'avenue Agdal

Sidi Youssef Ben Ali est l'une des deux communes urbaines de la préfecture de Sidi Youssef Ben Ali. En 1994, avec une densité de 508 habitants par kilomètre carré (196 396 habitants dans une superficie de 3,1 km²), c'était le quartier le plus dense de Marrakech[2].

Le stade Sidi Youssef Ben Ali où s'entraine l'Olympique de Marrakech y est situé.

Économie

L'économie de Marrakech repose essentiellement sur le tourisme, le commerce et l'artisanat. L'infrastructure hôtelière a connu ces dernières années une croissance rapide. Marrakech est reliée par l'autoroute A7 à la capitale économique du pays, Casablanca, depuis avril 2007. Côté sud, elle est reliée à Agadir par l'autoroute A7 depuis juin 2010 . Le chiffre d'affaires rapporté par le tourisme y connaît une croissance exponentielle puisqu'il y doublerait tous les 4 ans.

On recense dix-huit souks à Marrakech, où exercent plus de quarante mille potiers, dinandiers, maroquiniers et autres artisans. Leurs productions traditionnelles sont aujourd'hui concurrencées par des sandales en plastique, des djellabas synthétiques ou de fausses écharpes palestiniennes fabriquées en Inde ou en Chine.

La ville est desservie par l'aéroport Marrakech - Menara, qui est le deuxième plus important aéroport du Maroc.

La gare de Marrakech est l'une des plus importante gare marocaine. Une ligne TGV reliant la ville à Casablanca est à l'étude pour l'horizon 2017, pour être ensuite prolongée vers Agadir.

La ville abrite une cimenterie de la société Ciments du Maroc, filiale du groupe italien Italcementi[3].

Tourisme

La ville est un haut-lieu touristique, plus de deux millions de touristes chaque année. Elle est également le point de départ de nombreuses excursions pour les randonneurs désireux de parcourir l'Atlas ou le désert plus au sud.

Aussi, la ville est devenue une destination privilégiée du tourisme dentaire étant donné que le niveau des soins de santé a considérablement augmenté ces dernières années alors que le coût des soins reste relativement faible.

La ville s'oriente désormais vers le tourisme de luxe, notamment grâce aux investissements massifs de la jet-set européenne, en particulier française. Marrakech est en effet devenue une des destinations favorites pour les célébrités françaises qui aiment son charme très bien préservé qui sait allier luxe, raffinement et authenticité. La ville a ainsi été qualifiée de "rêve des milles-et-une nuits" par Arielle Dombasle qui s'investit en France pour mieux faire connaître cette ville des Français et de nombreuses stars françaises ont d'hors et déjà acheté leur riad privé en plein coeur de la Médina.

L'apparition de ce tourisme de luxe remonte à 1967 avec l'arrivée d'Yves Saint Laurent à Marrakech puis son rachat en 1980 du jardin Majorelle. Marrakech devient alors un lieu réputé pour sa culture, ses arts, ses traditions et son patrimoine architectural qui séduit peu à peu un grand nombre d'artistes de renom. Cependant, ce n'est que depuis les années 2000 que ce tourisme a pris une ampleur considérable.

Police touristique

Dès qu'un individu importune des touristes ou se montre simplement trop collant, des agents en civil l'entraînent à l'écart. La police touristique de Marrakech, créée en 1994, compte une centaine d'agents qui sillonnent la médina. Leur mission : traquer les faux guides, vendeurs et mendiants qui harcèlent les étrangers, mais aussi lutter contre la délinquance, le trafic de drogues et les arnaques pratiquées par certains commerçants.

Liste des personnalités vivant, ayant vécu ou séjourné à Marrakech

Article détaillé : Liste des personnalités de Marrakech.
  • Tamer El Faramawy, ingénieur égyptien.
  • Abdallah Ibrahim, ancien président du conseil du gouvernement marocain.
  • M'hamed Boucetta, ancien secrétaire général du Parti de l'Istiqlal (PI), ancien ministre des affaires étrangères
  • Omar Jazouli, membre du bureau politique de l'Union constitutionnelle, ex-maire de Marrakech.
  • Arielle Dombasle
  • Yves Saint Laurent (ayant vécu à Marrakech de 1980 à 2008)
  • Le Prince Albert II de Monaco a investi et posé la première pierre pour la construction du prestigieux hôtel Jawhar à Marrakech.
  • Kate Winslet et Saïd Taghmaoui ont joué dans le film Express de Gillies MacKinnon tourné à Marrakech.
  • Abdellah Gharnit né à Marrakech en 1928, ex-élève de l'école royale,ex-député de Marrakech, ex ministre de l'artisanat et de l'entraide nationale, concepteur et co-fondateur du village d'enfants SOS à Ait Ourir en 1985.
  • Farid Belkahya, peintre et sculpteur, né en 1934 à Marrakech.

Monuments et sites touristiques

Événements

  • Festival des arts populaires de Marrakech : festival annuel se déroulant au mois de juillet.
  • Festival international du film de Marrakech : évènement annuel début décembre pour récompenser la meilleure production marocaine et étrangère de longs et courts-métrages. Celui-ci a une notoriété grandissante, reconnue par le monde entier.
  • Arts in Marrakech : Biennale Internationale d'art actuel.
  • Festival Awaln'art : rencontre internationale des arts de rue de Marrakech organisée par l'association Éclats de lune. Les rencontres ont lieu simultanément à Tahanaoute, Ait Ourir, Aghmat, Amizmiz et Marrakech.
  • Festival Samaa des musiques sacrées, festival annuel se déroulant au mois de juillet.
  • Grand prix de Marrakech : troisième étape de la course automobile du Championnat du monde des voitures de tourisme (WTCC).
  • On marche : festival de danse contemporaine de Marrakech.
  • Sun festival : festival national des jeunes et de la musique en mois de juillet, est une célébration de la nation, et du patriotisme à l'occasion des fêtes de la jeunesse et du trône.
  • Marrakech MadJazz Festival : en mois de février, ce festival fait de Marrakech une destination phare Des musiques alternatives Jazz-rock, afin de faire reconnaître les talents des artistes marocains à travers le monde.

Curiosités autour de Marrakech

Sport

Clubs de football

Autres

  • AeroExpo Marrakech : Salon International des industries et services aéronautiques
  • Marathon de Marrakech ;
  • Festival international du film de Marrakech ;
  • Festival de la magie ;
  • Festival des arts populaires ;
  • Khmissa : manifestation qui récompense les femmes qui se sont illustrées durant l’année dans divers domaines ;
  • Le printemps de la poésie ;
  • Riad art expo : salon professionnel de l’art de vivre marocain ;
  • Jardin’art : festival de l’art du jardin qui a pour objectif de réunir des artistes, des paysagistes, des architectes, des professionnels et des amateurs du jardin avec une large place consacrée à l’éducation environnementale et à l’écotourisme ;
  • Women of africa festival : ce festival célèbre les actions de la femme sur le plan culturel, économique et artistique à travers le continent africain ;
  • Caftan  : événement annuel révélateur de talents et de styles, ce défilé est le rendez-vous incontournable de la haute couture marocaine ;
  • Le festival de l’humour francophone ;
  • Danse pour tous : festival de la danse.
  • Marrakech Grand Prix FIA WTCC : Marrakech a accueilli 1er au 3 mai 2009 et accueillera le Championnat du Monde des Voitures de Tourisme, l’un des trois Championnats du Monde automobiles de la FIA, sur un tout nouveau circuit au cœur de la ville ocre.
  • Un tourisme alpin tend à se développer, Oukaimeden, à 73 km au sud de Marrakech, est une station de ski réputée en Afrique, l'enneigement y dure environ 5 mois (de novembre à avril).

Films tournés à Marrakech

Jumelages et accords de coopération

Galerie photos

Notes et références

  1. ↑ Méditerranée no 4, 1986, p. 21 ff, M.B. Lagdim Soussi, Les rapports de Marrakech avec le monde rural dans le domaine de l'artisanat
  2. ↑ Ministère d'État à l'Intérieur, Wilaya de Marrakech et Ministère de l'environnement, direction de l'observation des études et de la coordination, Monographie de l'environnement de Marrakech, p.24 texte intégral en ligne sur le site du ministère de l'environnement
  3. ↑ (en) Italcementi

Articles connexes

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Liens externes

Bibliographie


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Marrakech de Wikipédia en français (auteurs)

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  • Marrakech — or Marrakesh [mə rä′kesh, mar΄ə kesh′] city in WC Morocco: pop. 602,000 * * * or Marrakesh City (pop., 1994: 621,914), southern Morocco. One of the four imperial cities, it lies in the centre of the Haouz plain. It was founded in 1062 by YÅ«suf… …   Universalium

  • Marrakech — Esta es la grafía más acorde con la transcripción al español del nombre de esta ciudad de Marruecos, pues la letra árabe kaf se transcribe como k: «No iba más lejos de Génova y Marsella o, como mucho, Marrakech» (Torres Hombres [Esp. 2004]);… …   Diccionario panhispánico de dudas

  • Marrakech — (Marrâkech) ► C. del SO de Marruecos, cap. de la prov. homónima (14 755 km2 y 1 425 000 h), al pie del Alto Atlas; 1 517 000 h. Fundada por los almorávides en 1062, fue su cap. hasta 1147. En manos francesas de 1912 a 1956. El conjunto de la… …   Enciclopedia Universal

  • Marrakech — or Marrakesh [mə rä′kesh, mar΄ə kesh′] city in WC Morocco: pop. 602,000 …   English World dictionary

  • Marrakech — Coordinates: 31°38′N 8°0′W / 31.633°N 8°W / 31.633; 8 …   Wikipedia

  • Marrakech — مراكش / Marrākush Marrakech Escudo …   Wikipedia Español

  • Marrakech — Satellitenbild von Marrakesch Bab Agnaou, Stadttor, 1185/1190 …   Deutsch Wikipedia

  • Marrakech — Admin ASC 2 Code Orig. name Marrakech Country and Admin Code MA.47.351 MA …   World countries Adminstrative division ASC I-II

  • Marrakech — or Marrakesh or formerly Morocco geographical name city central Morocco in foothills of the Grand Atlas population 439,728 …   New Collegiate Dictionary


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