Antarctique

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Antarctique
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Antarctique
L'Antarctique vue du pĂŽle Sud
L'Antarctique vue du pĂŽle Sud
Superficie 14 000 000 km2 dont 280 000 km2 libres de glace (2,0 %)
Population env. 1 500 hab. (pas de population permanente)
DensitĂ© <0,1 hab./km2
Secteurs antarctiques 7
DĂ©pendances 5
Principales langues Anglais, russe, espagnol, français, etc.
Fuseaux horaires UTC-12 Ă  UTC+12
UTC+0 au niveau du pĂŽle Sud
Bases antarctiques 52

L'Antarctique (prononcĂ© [ɑ̃.taʁk.tik] Écouter) est le continent le plus mĂ©ridional de la Terre. SituĂ© autour du pĂŽle Sud, il est entourĂ© de l'ocĂ©an Austral (ou ocĂ©an Antarctique) et bordĂ© par les mers de Ross et de Weddell.

Avec une superficie de 14 millions de kilomĂštres carrĂ©s, l'Antarctique est plus petit que l'Asie, l'Afrique ou l'AmĂ©rique ; seules l'Europe et l'OcĂ©anie sont plus petites que lui. Quelque 98 % de sa surface sont recouverts d'une couche de glace d'une Ă©paisseur moyenne d'1,6 km. C'est pourquoi la morphologie du sous-sol antarctique reste encore peu connue voire inconnue, alors que petit Ă  petit se dĂ©voile la prĂ©sence de lacs subglaciaires et de chaĂźnes de montagnes subglaciaires comme celle de Gamburtsev.

L'Antarctique est le continent le plus froid, le plus sec et le plus venteux. C'est Ă©galement, de tous les continents celui qui a l'altitude moyenne la plus Ă©levĂ©e. Puisqu'il n'y tombe que peu de prĂ©cipitations, exceptĂ© sur ses parties cĂŽtiĂšres oĂč elles sont de l'ordre de 200 mm par an, l'intĂ©rieur du continent constitue techniquement le plus grand dĂ©sert du monde. Il n'y a pas d'habitat humain permanent et l'Antarctique n'a jamais connu de population indigĂšne. Seuls des plantes et des animaux adaptĂ©s au froid, au manque de lumiĂšre et Ă  l'ariditĂ© y survivent, comme des manchots, des phoques, des poissons, des crustacĂ©s, des mousses, des lichens et de nombreux types d'algues.

Le nom « Antarctique Â» vient du grec ጀΜταρÎșτÎčÎșός (antarktikĂłs), qui signifie « opposĂ© Ă  l'Arctique Â». Bien que des mythes et des spĂ©culations concernant une Terra Australis (« Terre Australe Â») remontent Ă  l'AntiquitĂ©, le continent ne sera aperçu pour la premiĂšre fois qu'en 1820 par l'expĂ©dition russe de MikhaĂŻl Lazarev et Fabian Gottlieb von Bellingshausen. Cependant le continent suscita peu d'intĂ©rĂȘt jusqu'Ă  la fin du XIXe siĂšcle, principalement en raison de son environnement hostile, de son manque supposĂ© de ressources naturelles et de son isolement gĂ©ographique.

À la suite du traitĂ© sur l'Antarctique signĂ© en 1959 par douze États et suivi en 1991 par le protocole de Madrid, ce continent acquiert un statut particulier : les activitĂ©s militaires y sont interdites ainsi que l'exploitation des ressources minĂ©rales sauf celles qui sont menĂ©es Ă  des fins scientifiques. Les signataires accordent la prioritĂ© aux activitĂ©s de recherche scientifique. Les expĂ©riences en cours sont effectuĂ©es par plus de 4 000 scientifiques de diverses nationalitĂ©s et ayant des intĂ©rĂȘts diffĂ©rents. ConsidĂ©rĂ© comme une rĂ©serve naturelle, le continent est protĂ©gĂ© par la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) et divers accords internationaux sur la protection de la biodiversitĂ© et sur la restriction du tourisme.

Sommaire

Histoire

Conjecture liée à la forme de la Terre

Carte du monde d'aprÚs Ptolémée.

L'histoire du continent antarctique est nĂ©e avec les hypothĂšses concernant l'« Ă©quilibre Â» de la Terre qui explique sa forme. Durant l'AntiquitĂ©, les anciens Grecs dont le philosophe Aristote estiment que la Terre est une sphĂšre symĂ©trique ayant nĂ©cessairement un point d'Ă©quilibre appelĂ© « pivot Â» (polos en grec) de part et d'autre de l'Ă©quateur. C'est ainsi que l'Arctique du grec ancien ጀρÎșτÎčÎșός (Arktikos) se trouve un opposĂ© et que l'Antarctique est pour la premiĂšre fois Ă©voquĂ©. Emprunt du grec ancien ጀΜταρÎșτÎčÎșός (antarktikĂłs), le mot « Antarctique Â» se forme Ă  partir de deux termes : ant(i)- (áŒ€ÎœÏ„ÎŻ-) c'est-Ă -dire « ce qui est contraire, opposĂ© Â» et arktos (ጀρÎșτÎčÎșός dĂ©rivĂ© de ÎŹÏÎșÏ„ÎżÏ‚) qui signifie « ours Â», en rĂ©fĂ©rence Ă  la constellation indiquant le nord appelĂ©e « Petite Ourse Â»[1].

MĂȘme si, au IIe siĂšcle, l'astronome grec PtolĂ©mĂ©e est persuadĂ© que le continent existe, au point d'affirmer que ces terres sont reliĂ©es aux autres continents, habitĂ©es et cultivĂ©es[2], il faut attendre le XVe siĂšcle, lorsque Bartolomeu Dias et Vasco de Gama parviennent Ă  passer et Ă  contourner le cap de Bonne-EspĂ©rance au sud de l'Afrique pour rĂ©futer l'hypothĂšse d'un continent Ă©tendu jusqu'aux plus hautes latitudes sud. Mais, lorsque Fernand de Magellan contourne le Sud du continent amĂ©ricain en 1520, il dĂ©couvre un dĂ©troit difficile Ă  franchir, et au-delĂ  duquel un Ă©pais manteau neigeux apparaĂźt sous un climat trĂšs froid[1]. Les gĂ©ographes Ă©mettent donc l'hypothĂšse qu'un immense continent existe et qu'il serait continu de la Terre de Feu Ă  l'Australie. Celui-ci est alors nommĂ© « continent Austral Â» sur les planisphĂšres de l'Ă©poque[3].

Premiers pas vers la découverte

Article connexe : Farthest South.

En dĂ©cembre 1577, envoyĂ© par le gouvernement anglais, Francis Drake quitte Plymouth avec une flotte de cinq navires pour explorer le Pacifique. Le 20 aoĂ»t 1578, il commence la traversĂ©e du dĂ©troit de Magellan qu'il effectuera en 16 jours. Commandant le Golden Hind, Drake et son Ă©quipage, sont alors pris dans une violente tempĂȘte qui les entraĂźne au large de la Terre de feu. C'est alors qu'ils s'aperçoivent que l'hypothĂ©tique Terra Australis ne s'Ă©tend pas jusque dans cette rĂ©gion. La majoritĂ© des cartes de l'Ă©poque ne corrigera pourtant l'erreur que lorsque Jacob Le Maire et Willem Schouten contourneront le cap Horn quelques annĂ©es plus tard[4].

Le 1er janvier 1739, Jean-Baptiste Charles Bouvet de Lozier, missionnĂ© par la Compagnie des Indes pour dĂ©couvrir des terres inconnues et y Ă©tablir des comptoirs, dĂ©couvre une Ăźle brumeuse qu'il prendra pour un continent : l'actuelle Ăźle Bouvet pourtant situĂ©e Ă  1 500 km de l'Antarctique[5].

En 1772, Nicolas Thomas Marion-Dufresne, secondĂ© par le capitaine Julien Crozet Ă  bord du Mascarin, dĂ©couvre les « Ăźles Froides Â» (aujourd'hui l'archipel du Prince-Édouard) et l'« Ăźle Aride Â» (l'actuelle Ăźle de l'Est des Ăźles Crozet)[6].

Illustration d'un des navires et d'un canot de la deuxiÚme expédition de James Cook parmi les icebergs de l'Antarctique.

En juillet 1772 commence la deuxiĂšme expĂ©dition de James Cook comprenant les navires la Resolution et l'Adventure. L'amirautĂ© lui donne l'ordre d'explorer les mers australes afin de dĂ©couvrir le pĂŽle Sud. AprĂšs avoir dĂ©passĂ© Le Cap, Cook se dirige au sud mais ne trouve aucune terre supposĂ©e par les cartes de Bouvet de Lozier. NĂ©anmoins, il continue sa descente au sud et franchit pour la premiĂšre fois le cercle polaire, le 17 janvier 1773. Par la suite, se trouvant dans un pack serrĂ©, les deux navires qu'il commande ne peuvent poursuivre leur descente au sud bien qu'ils se situent, sans le savoir, Ă  130 km du continent. Ils reprennent donc une route nord-est et naviguent vers la Nouvelle-ZĂ©lande en franchissant Ă  deux reprises le cercle polaire et en rejoignant Wellington en janvier 1773. Le voyage se poursuit et, le 20 janvier 1773, Cook franchit de nouveau le cercle polaire par 148 Â° de longitude ouest et aperçoit le premier iceberg. Il reprend la direction du nord mais dĂ©cide bientĂŽt de replonger au sud pour dĂ©passer encore une fois le cercle polaire le 26 janvier 1774. MalgrĂ© le pack et le brouillard, le capitaine poursuit et s'avance, le 30 janvier 1774 jusqu'Ă  71 Â° 10' de latitude sud et 106 Â° 54' de longitude ouest. Il rencontre alors des champs de glace parsemĂ©s de montagnes de glace dont la majoritĂ© est trĂšs haute. Jugeant la poursuite du voyage dangereuse, Cook dĂ©cide de rebrousser chemin mais lui et son Ă©quipage resteront pendant cinquante ans les Hommes Ă  avoir atteint la position la plus mĂ©ridionale. Enfin, l'avancĂ©e de Cook signe la fin du mythe de la Terra Australia Incognita oĂč les gens espĂ©raient trouver un temps clĂ©ment au sud[7].

Selon la National Science Foundation (NSF)[8], la NASA[9], l'universitĂ© de Californie Ă  San Diego[10] et d'autres organisations[11],[12], le premier aperçu de l'Antarctique est effectuĂ© en 1820 par les Ă©quipages de navires dont les trois capitaines Ă©taient : Fabian Gottlieb von Bellingshausen (un capitaine de la Marine impĂ©riale de Russie), Edward Bransfield (un capitaine de la Royal Navy), et Nathaniel Palmer (un marin amĂ©ricain de Stonington dans le Connecticut). Von Bellingshausen voit l'Antarctique le 27 janvier 1820, trois jours avant que Bransfield aperçoive la terre, et dix mois avant que ne le fasse Palmer, en novembre 1820. Ce jour-lĂ , l'expĂ©dition, comprenant deux navires et menĂ©e par Von Bellingshausen et MikhaĂŻl Lazarev, atteint un point situĂ© Ă  32 km du continent et y aperçoit des champs de glace. Le premier dĂ©barquement attestĂ© sur le continent est rĂ©alisĂ© par le navigateur amĂ©ricain John Davis en Antarctique occidental le 7 fĂ©vrier 1821, bien que plusieurs historiens contestent cette affirmation[13],[14].

Exploration du continent

Au XIXe siĂšcle, de nombreux bateaux viennent chasser le phoque le long des rives du continent mais il faut attendre le 21 janvier 1840 pour que des explorateurs français, commandĂ©s par Dumont d'Urville plantent leur drapeau sur les terres antarctiques[3]. Quelques jours plus tard, c'est au tour de la flotte amĂ©ricaine de Charles Wilkes d'y parvenir. Par la suite, en 1839, l'expĂ©dition Erebus et Terror est la principale expĂ©dition scientifique menĂ©e au XIXe siĂšcle en Antarctique par les Britanniques, grĂące Ă  une association entre la British Association for the Advancement of Science et la Royal Society[15]. Elle comprend des mĂ©decins, des naturalistes et des botanistes. Au cours de cette expĂ©dition, en 1841, l'explorateur James Clark Ross traverse l'actuelle mer de Ross et dĂ©couvre l'Ăźle de Ross[16]. Le mont Erebus et le mont Terror portent les noms de deux des bateaux de l'expĂ©dition : le HMS Erebus et le HMS Terror[17]. Mercator Cooper, quant Ă  lui, accosta en Antarctique oriental le 26 janvier 1853[18].

Le Belgica Ă  l'ancre devant le mont William (1 600 m) situĂ© au large de la Terre de Graham.

La période qui s'étend de 1895 à 1922 correspond à l'ùge héroïque de l'exploration en Antarctique, durant laquelle de nombreuses expéditions sont menées afin de parvenir au pÎle Sud. Ainsi, de 1897 à 1898, l'expédition d'exploration scientifique du Belgica, menée par le commandant Adrien de Gerlache de Gomery, se compose d'un équipage international avec Roald Amundsen pour second lieutenant. Ce dernier participera à la course au pÎle Sud géographique, et sera le premier à y parvenir, le 14 décembre 1911, en un temps réduit grùce à l'usage de skis et de chiens de traßneau. Robert Falcon Scott, un Britannique, arrive un mois plus tard. Il meurt sur le chemin du retour[3].

Lors de l'expédition Endurance en 1914, le navire britannique Endurance commandé par Sir Ernest Shackleton, part avec vingt-huit hommes pour traverser l'Antarctique. Mais le bateau est pris dans les glaces. Tout l'équipage réussit à revenir sain et sauf en traversant océan et montagnes sans vivres et matériel[19].

Alors qu'en 1928, Sir George Hubert Wilkins et Carl Ben Eielson survolent le continent pour la premiĂšre fois[18], la 3e expĂ©dition allemande menĂ©e par Alfred Ritscher a lieu en 1938 et 1939 et revendique un territoire de 600 000 km2 — la Nouvelle-Souabe — situĂ©e dans la Terre de la Reine-Maud[20].

En 1946, les États-Unis, sur l'initiative de l'amiral Richard Byrd, organisent l'opĂ©ration Highjump qui est la plus importante expĂ©dition envoyĂ©e Ă  ce jour en Antarctique, composĂ©e de 4 700 hommes, treize bateaux dont un porte-avions, vingt-cinq avions, dont deux hydravions Martin PBM Mariner[21]. Cette opĂ©ration sera suivie durant l'Ă©tĂ© austral suivant (1947-1948), par l'opĂ©ration Windmill.

Du 24 novembre 1957 au 2 mars 1958, l'expédition Fuchs-Hillary traverse pour la premiÚre fois le continent par voie terrestre. Le déplacement s'effectue à l'aide d'autoneiges américaines Tucker Sno-cat Corporation[22]. Des relevés sismologiques, gravimétriques entre autres sont effectués tout au long de l'expédition. Aussi, des mesures sont également prises pour mesurer l'épaisseur de glace au pÎle Sud et vérifier la présence du continent sous celle-ci.

Vers un continent dédié à la science, à la paix et à la préservation

L'AnnĂ©e polaire internationale (API) (1882-1883) et l'AnnĂ©e gĂ©ophysique internationale (AGI) (1957-1958) vont soulever un certain nombre de questionnements politiques et Ă©conomiques que les États projettent sur l'Antarctique. Ainsi va naĂźtre le traitĂ© sur l'Antarctique qui donne Ă  ce continent son statut unique destinĂ© Ă  la science, aux actions pacifiques, Ă  la prĂ©servation des ressources naturelles et Ă  la protection de la biodiversitĂ©. SignĂ© le 1er dĂ©cembre 1959 Ă  Washington par douze pays soit l'Afrique du Sud, l'Argentine, l'Australie, la Belgique, le Chili, les États-Unis, la France, le Japon, la NorvĂšge, la Nouvelle-ZĂ©lande, le Royaume-Uni et l'URSS (actuelle Russie), le traitĂ© compte Ă  l'heure actuelle (2010), quarante-cinq États signataires. La Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique[23] en 1982, le protocole de Madrid en 1991 et des programmes de recherche internationaux comme le recensement de la vie marine de l'ocĂ©an Austral (2003-2010) ou bien l'ARENA (Antarctic Research, a European Network for Astrophysics) illustrent la volontĂ© des États de poursuivre les objectifs Ă©tablis en 1959.

GĂ©ographie

Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de l'Antarctique.
Carte générale de l'Antarctique.

Centré de maniÚre asymétrique autour du pÎle Sud et situé en grande partie au sud du cercle Antarctique, l'Antarctique est le continent, baigné par l'océan Austral, le plus méridional de la Terre. Alternativement, on peut considérer qu'il est entouré par le Pacifique Sud, l'océan Atlantique Sud, l'océan Indien ou par les eaux du Sud de l'océan Mondial. Il est constitué d'une grande ßle principale ainsi que d'un ensemble d'ßles plus petites, dont le 60e parallÚle Sud marque la limite Nord.

Superficie, topographie et hydrologie

L'Antarctique couvre une superficie de plus de 14 000 000 km2 ce qui en fait le quatriĂšme continent le plus grand avec une surface environ 1,3 fois plus grande que celle de l'Europe[24]. Le littoral mesure 17 968 km de long et est surtout caractĂ©risĂ© par des formations de glace comme le montre le tableau ci-dessous :

Caractéristique du littoral antarctique (Drewry, 1983)
Type RĂ©partition
BarriĂšres de glace 44 %
Murs de glace (reposant sur le sol) 38 %
Courants glaciaires 13 %
Roches 5 %
Total 100 %

L'Antarctique est divisé en deux par la chaßne Transantarctique située prÚs de la péninsule antarctique entre la mer de Ross et la mer de Weddell. La zone située entre l'Ouest de la mer de Weddell et l'Est de la mer de Ross est appelée l'Antarctique occidental tandis que l'autre zone est appelée l'Antarctique oriental car elles appartiennent approximativement aux hémisphÚres ouest et est par rapport au méridien de Greenwich.

Environ 98 % de l'Antarctique est couvert par l'inlandsis de l'Antarctique d'une Ă©paisseur moyenne de 1,6 km. Le continent regroupe environ 90 % de la glace terrestre (et donc 70 % de l'eau douce mondiale). Si toutes ces glaces fondaient, le niveau des mers et des ocĂ©ans monterait de 60 m[25]. Presque partout Ă  l'intĂ©rieur du continent, les prĂ©cipitations sont trĂšs faibles, moins de 20 mm par an. Dans quelques zones de « glace bleue Â» (glace ancienne fondue et regelĂ©e) les prĂ©cipitations sont plus faibles que la quantitĂ© d'eau perdue par sublimation. Le bilan hydrique local est donc nĂ©gatif. Dans les vallĂ©es sĂšches, le mĂȘme effet hydrique se produit sur un sol rocheux, crĂ©ant ainsi un paysage de type aride.

Image satellite de l'Antarctique et de son relief.

L'Antarctique occidental est couvert par l'inlandsis de l'Antarctique occidental. Ce dernier a fait l'objet de prĂ©occupations rĂ©centes en raison du rĂ©el, mais faible, risque d'effondrement. Si cette couche de glace venait s'effondrer, le niveau des mers s'Ă©lĂšverait de plusieurs mĂštres en une pĂ©riode gĂ©ologique relativement courte, peut-ĂȘtre en quelques siĂšcles. Plusieurs courants glaciaires en Antarctique, qui reprĂ©sentent environ 10 % de l'inlandsis, s'Ă©coulent jusqu'Ă  l'une des barriĂšres de glace.

L'Antarctique oriental s'étend du cÎté océan Indien de la chaßne Transantarctique et comprend la Terre de Coats, la Terre de la Reine-Maud, la Terre d'Enderby, la Terre de Mac Robertson, la Terre de Wilkes et la Terre Victoria. Toute cette région, sauf une petite partie, se trouve dans l'hémisphÚre est. L'Antarctique oriental est largement couvert par l'inlandsis de l'Antarctique oriental.

Le massif Vinson, point culminant de l'Antarctique avec 4 892 mĂštres d'altitude[26],[27], est situĂ© dans les monts Ellsworth. L'Antarctique possĂšde beaucoup d'autres montagnes, Ă  la fois sur le continent lui-mĂȘme mais aussi sur les Ăźles environnantes. SituĂ© sur l'Ăźle de Ross, le mont Erebus est le volcan actif le plus austral du monde[28]. Un autre volcan, qui se trouve sur l'Ăźle de la DĂ©ception, est devenu cĂ©lĂšbre suite Ă  une gigantesque Ă©ruption en fĂ©vrier 1969. Les Ă©ruptions mineures sont courantes et des coulĂ©es de lave ont Ă©tĂ© observĂ©es ces derniĂšres annĂ©es. D'autres volcans endormis peuvent ĂȘtre potentiellement actifs[29]. En 2004, un volcan sous-marin a Ă©tĂ© dĂ©couvert dans la pĂ©ninsule Antarctique par des chercheurs amĂ©ricains et canadiens. Des donnĂ©es rĂ©centes montrent que ce « volcan sans nom Â» peut ĂȘtre actif[30].

L'Antarctique abrite Ă©galement plus de 70 lacs qui se trouvent Ă  la base de la calotte glaciaire continentale. Le lac Vostok dĂ©couvert sous la base antarctique Vostok en 1996, est le plus grand de ces lacs subglaciaires. On le croyait isolĂ© depuis 500 000 Ă  un million d'annĂ©es, mais une Ă©tude rĂ©cente suggĂšre que ses eaux circulent Ă©pisodiquement d'un lac Ă  l'autre[31].

Certaines carottes de glaces forĂ©es Ă  environ 400 m sous le niveau de la mer prouvent que les eaux du lac Vostok peuvent dĂ©tenir la vie microbienne. La surface gelĂ©e du lac prĂ©sente des similitudes avec Europe, un des satellites de Jupiter. Ainsi, si la vie est dĂ©couverte dans le lac Vostok, cela pourrait renforcer l'hypothĂšse de l'existence de la vie sur le satellite Europe. Le 7 fĂ©vrier 2008, une Ă©quipe de la NASA a entrepris une mission au lac Untersee afin d'y chercher l'existence d'extrĂȘmophiles. Si le rĂ©sultat de la recherche est positif, ces organismes rĂ©sistants Ă  des tempĂ©ratures glacĂ©es pourraient Ă©galement renforcer l'argument d'une vie extraterrestre dans un environnement extrĂȘmement froid et riche en mĂ©thane[32].

Climat

Article dĂ©taillĂ© : Climat de l'Antarctique.
Le lac Fryxell en Antarctique, recouvert de glace.

L'Antarctique est le lieu le plus froid sur Terre. C'est sur ce continent que la tempĂ©rature naturelle la plus basse de la planĂšte, -89,2 Â°C, a Ă©tĂ© enregistrĂ©e Ă  la station russe de Vostok le 21 juillet 1983[33]. Pour comparaison, c'est 11 Â°C de moins que la tempĂ©rature de sublimation du dioxyde de carbone. L'Antarctique est un dĂ©sert glacĂ© oĂč les prĂ©cipitations sont rares soit 200 mm en moyenne par an[34]. Le pĂŽle Sud par exemple, en reçoit moins de 100 mm par an en moyenne. En hiver, les tempĂ©ratures atteignent un minimum compris entre -80 Â°C et -90 Â°C Ă  l'intĂ©rieur du territoire. Les tempĂ©ratures maximales se situent entre °C et 15 Â°C et sont atteintes prĂšs des cĂŽtes en Ă©tĂ©. Le soleil cause souvent des problĂšmes de santĂ©, comme la photokĂ©ratite, car la majoritĂ© des rayons ultraviolets qui frappent le sol sont rĂ©flĂ©chis par la neige[35].

La partie orientale de l'Antarctique est plus froide que la partie occidentale Ă  cause de son altitude plus Ă©levĂ©e. Les fronts mĂ©tĂ©orologiques peuvent rarement pĂ©nĂ©trer l'intĂ©rieur du continent, ce qui contribue Ă  le rendre froid et sec, bien que la glace s'y conserve sur des pĂ©riodes prolongĂ©es. Les fortes chutes de neige sont courantes sur les cĂŽtes : des enregistrements montrent qu'elles peuvent atteindre 1,22 mĂštre en 48 heures.

Sur les cĂŽtes, de forts vents catabatiques balaient violemment le plateau Antarctique. À l'intĂ©rieur des terres, la vitesse du vent est cependant modĂ©rĂ©e. Les beaux jours d'Ă©tĂ©, il y a plus de radiations solaires qui atteignent la surface du pĂŽle Sud qu'Ă  l'Équateur car l'ensoleillement y est alors de 24 heures par jour[36].

Une aurore polaire en Antarctique.

L'Antarctique est plus froid que l'Arctique pour deux raisons. La premiĂšre raison est qu'une grande partie du continent se situe Ă  plus de 3 km au-dessus du niveau de la mer, or, la tempĂ©rature diminue avec l'altitude. La seconde raison est que la rĂ©gion polaire arctique est recouverte par l'ocĂ©an qui transmet sa chaleur relative Ă  travers la banquise, permettant ainsi de maintenir des tempĂ©ratures plus Ă©levĂ©es qu'en Antarctique.

Compte tenu de la latitude, les longues périodes successives d'obscurité et d'ensoleillement créent un climat peu familier pour les Hommes habitant le reste du monde. Les aurores polaires, courantes dans les zones australes, sont un phénomÚne lumineux visible dans le ciel nocturne prÚs du pÎle Sud qui résultent de l'interaction des vents solaires avec la haute atmosphÚre terrestre. Les cristaux de glace sont un autre spectacle unique. Ils se forment dans les nuages ou dans l'air clair par cristallisation de la vapeur d'eau. Un parhélie, un phénomÚne atmosphérique et optique fréquent, est caractérisé par un ou plusieurs points lumineux prÚs du Soleil[35].

Quantité de glace et niveau de la mer

En raison de sa position au pĂŽle Sud, l'Antarctique reçoit relativement peu de radiations solaires. C'est donc un continent trĂšs froid oĂč l'eau est principalement prĂ©sente sous forme de glace. Les prĂ©cipitations sont faibles (de 500 Ă  200 mm voire moins) et tombent presque systĂ©matiquement sous forme de neige qui s'accumule et forme un gigantesque inlandsis recouvrant le territoire. La plus grande partie de l'Antarctique appelĂ©e inlandsis, est considĂ©rĂ©e comme un « vĂ©ritable dĂ©sert Â»[37]. Certaines parties de cet inlandsis sont formĂ©es de glaciers en mouvements appelĂ©s courants glaciaires qui progressent en direction des pourtours du continent. PrĂšs de la rive continentale se trouvent beaucoup de barriĂšres de glace. Ces derniĂšres sont des morceaux d'inlandsis flottants qui ne se sont pas dĂ©tachĂ©s du continent. PrĂšs des cĂŽtes, les tempĂ©ratures sont suffisamment basses pour que la glace se forme Ă  partir d'eau de mer pendant la majeure partie de l'annĂ©e. Il est important de comprendre les diffĂ©rences entre chaque type de glace prĂ©sent en Antarctique pour interprĂ©ter les effets possibles sur le niveau de la mer et les consĂ©quences sur le rĂ©chauffement de la planĂšte.

L'Antarctique en période inter-glaciaire (été austral) L'Antarctique en période inter-glaciaire (été austral)
L'Antarctique en période inter-glaciaire (été austral)
L'Antarctique en période glaciaire (hiver austral)

La banquise s'agrandit tous les ans durant l'hiver austral mais la plus grande partie de la glace fond pendant l'Ă©tĂ©. Cette glace, formĂ©e Ă  partir de l'eau des ocĂ©ans, flotte sur cette mĂȘme eau et ne contribue donc pas Ă  l'Ă©lĂ©vation du niveau de la mer. La surface de la banquise est restĂ©e approximativement constante durant les derniĂšres dĂ©cennies bien que les informations concernant ses changements d'Ă©paisseur soient imprĂ©cises[38],[39].

La fonte des barriĂšres de glace flottantes (dont la glace s'est formĂ©e sur le continent) ne contribue pas beaucoup, en soi, Ă  l'Ă©lĂ©vation du niveau de la mer puisque la glace qui fond est remplacĂ©e par la mĂȘme masse d'eau. Cependant, c'est l'Ă©coulement de la glace fondue provenant du continent et qui forme les barriĂšres de glace qui cause une Ă©lĂ©vation du niveau de la mer. Cet effet est compensĂ© par la neige qui tombe sur le continent. Durant les derniĂšres dĂ©cennies, plusieurs effondrements d'importantes barriĂšres de glace ont eu lieu prĂšs des cĂŽtes, particuliĂšrement le long de la pĂ©ninsule Antarctique. Des inquiĂ©tudes ont Ă©tĂ© soulevĂ©es Ă  propos du fait que l'altĂ©ration des barriĂšres de glace peut avoir pour rĂ©sultat l'accĂ©lĂ©ration de la fonte des glaciers de l'inlandsis[40].

Sur le continent lui-mĂȘme, la grande quantitĂ© de glace reprĂ©sente environ 70 % des rĂ©serves d'eau douce de la planĂšte[25]. L'inlandsis acquiert constamment de la glace provenant des chutes de neige et en perd par la fonte puis l'Ă©coulement de celle-ci vers la mer. L'Antarctique occidental connaĂźt actuellement une fonte des glaces qui fait augmenter le niveau des mers au fil du temps. Une revue d'Ă©tude scientifique qui consultait des donnĂ©es recueillies de 1992 Ă  2006 suggĂ©ra qu'une perte nette d'environ 50 gigatonnes de glace par an Ă©tait une estimation raisonnable (cela reprĂ©sente une Ă©lĂ©vation d'environ 0,14 mm du niveau de la mer)[41]. L'accĂ©lĂ©ration considĂ©rable de la fonte des glaces dans la mer d'Amundsen a peut-ĂȘtre fait doubler ce chiffre pour 2006[42].

L'Antarctique oriental est une rĂ©gion froide situĂ©e au-dessus du niveau de la mer et occupant la majoritĂ© du continent. Elle est dominĂ©e par de petites accumulations de neige qui se transforment ensuite en glace. Le bilan de masse gĂ©nĂ©ral de l'inlandsis antarctique est probablement lĂ©gĂšrement positif — ce qui conduit donc Ă  l'abaissement du niveau de la mer — ou proche de l'Ă©quilibre[41],[42]. Cependant, l'accroissement de la fonte des glaces a Ă©tĂ© Ă©voquĂ© dans certaines rĂ©gions[42],[43].

Effets du réchauffement climatique

Article principal : RĂ©chauffement climatique.
Principales zones oĂč la banquise effectue une avancĂ©e en mer, formant des barriĂšres de glace. C'est lĂ  que se produit le vĂȘlage d'icebergs.
Bilan massique de surface Ă  partir des observations (en mm d'eau/an).

L'Antarctique est la zone la plus froide de la Terre. On a longtemps cru qu'elle échappait au réchauffement ou au moins à la fonte des glaces. La météorologie et la climatologie y sont particuliÚrement complexes en raison de son immensité et de sa mauvaise accessibilité. Les stations météorologiques sont pour cette raison souvent proches de la cÎte et les satellites ne peuvent correctement mesurer la température au sol qu'en l'absence de nuage, puisque sous ces derniers les températures sont parfois plus élevées[44].

Une rĂ©cente Ă©tude datant de 2009 et financĂ©e par la National Science Foundation, conclut que le rĂ©chauffement global de l'Antarctique occidental est actuellement en cours. Cette Ă©tude a combinĂ© des donnĂ©es historiques locales de tempĂ©rature du sol, recueillies grĂące aux stations mĂ©tĂ©orologiques, Ă  des donnĂ©es globales mais plus rĂ©centes provenant des satellites, en visant Ă  corriger les lacunes de l'histoire de 50 ans de tempĂ©ratures de surface, y compris en Antarctique oriental et central oĂč les stations mĂ©tĂ©orologiques sont rares.

Ainsi, certaines zones du continent connaissent un redoux, notamment la pĂ©ninsule Antarctique qui semble se rĂ©chauffer rapidement et oĂč la glace fond de maniĂšre prĂ©occupante. Une Ă©tude d'Eric Steig de l'universitĂ© de Seattle publiĂ©e en 2009 rapporte pour la premiĂšre fois qu'Ă  l'Ă©chelle du continent la tempĂ©rature moyenne en surface a connu une augmentation de 0,05 Â°C par dĂ©cennie de 1957 Ă  2006. Cette Ă©tude a Ă©galement remarquĂ© que l'Antarctique occidental s'Ă©tait rĂ©chauffĂ© de plus de 0,1 Â°C par dĂ©cennie depuis 50 ans[45] (ce que confirme la NASA[44]) et que ce rĂ©chauffement Ă©tait plus fort en hiver et au printemps. Ce rĂ©chauffement est en partie compensĂ© par les chutes de neige en Antarctique oriental[46]. En conclusion, les donnĂ©es satellites combinĂ©es Ă  celles des stations mĂ©tĂ©orologiques au sol montrent qu'en moyenne, l'Antarctique s'est rĂ©chauffĂ© d'environ 0,12 Â°C par dĂ©cennie depuis 1957, pour une augmentation moyenne totale de 0,5 Â°C en 50 ans[44].

Une seule étude prouve que le territoire connaßt un réchauffement climatique à cause des émissions de dioxyde de carbone de l'Homme[47]. Cependant, il est estimé que la surface totale réchauffée en Antarctique occidental à cause des émissions de CO2 est assez faible pour n'entraßner aucun effet direct de l'inlandsis ouest-antarctique sur le niveau de la mer. De récentes accélérations de la fonte des glaciers laissent supposer qu'il s'agit plutÎt d'un afflux d'eau chaude prÚs du plateau continental qui provient des profondeurs de l'océan[48],[49]. L'impact final de la péninsule dans le niveau de la mer est donc probablement un résultat direct de cet évÚnement[50].

Antarctican Temperature
Legend
Géographie du réchauffement de l'Ouest-Antarctique, de 1957 à 2006 (image combinant données météo et satellites). Le modÚle numérique de terrain est issu de l'imagerie radar de RADARSAT.

L'Est de l'Antarctique serait, quant Ă  lui, soumis Ă  trois grands types de phĂ©nomĂšnes complexes et parfois contradictoires, dont l'Ă©volution semble Ă  ce jour impossible Ă  prĂ©voir[44]. Tout d'abord, la fonte de la glace modifie saisonniĂšrement la tempĂ©rature de l'eau pĂ©riphĂ©rique, mais aussi sa densitĂ©, en interfĂ©rant de maniĂšre complexe avec les courants et la tempĂ©rature de surface de l'eau[44]. Ensuite, l'appauvrissement de la couche d'ozone influence Ă©galement Ă  grande Ă©chelle les fluctuations atmosphĂ©riques du continent, appelĂ©es « Southern Annular Mode Â» (SAM) ou « Southern Hemisphere Annular Mode Â» (SHAM), plus particuliĂšrement dans l'anneau climatique sud oĂč la circulation du vent semble accĂ©lĂ©rĂ©e, ce qui tendrait Ă  isoler et refroidir le continent. Enfin, un phĂ©nomĂšne opposĂ© au prĂ©cĂ©dent semble exister : des variations rĂ©gionales de la circulation des vents apportent de l'air plus chaud et plus humide en matinĂ©e, augmentant les prĂ©cipitations dans l'Ouest de l'Antarctique et donc l'Ă©paisseur de neige se transformant peu Ă  peu en glace[44]. Finalement, l'Ă©paisseur et la surface de glace de la partie orientale de l'inlandsis semble stable voire localement en augmentation[51]. Ainsi, plus de 50 % de la surface en glace est restĂ©e trĂšs constante ou a subi une lĂ©gĂšre augmentation d'Ă©paisseur, dans la partie orientale de la banquise oĂč les tempĂ©ratures peuvent descendre jusqu'Ă  -80 Â°C.

Enfin, l'Ouest de l'Antarctique semble particuliĂšrement vulnĂ©rable aux changements climatiques parce que la calotte de glace y repose en grande partie non pas sur un sol Ă©mergĂ©, mais sous le niveau marin. Si ce seul inlandsis ouest-antarctique devait complĂštement fondre, il suffirait Ă  faire monter le niveau global de la mer de 5 Ă  6 mĂštres[44].

En 2002, le segment Larsen B de la barriĂšre de Larsen dans la pĂ©ninsule Antarctique se disloque[52]. Entre le 28 fĂ©vrier et le 8 mars 2008, environ 570 km2 de glace provenant de la barriĂšre de glace de Wilkins situĂ©e dans la partie sud-ouest de la pĂ©ninsule se dĂ©sintĂšgre, mettant en danger les 15 000 km2 de glace restant. Ils sont alors retenus par une Ă©tendue de glace de seulement 6 km de large environ[53], avant de se dĂ©sintĂ©grer le 5 avril 2009[54],[55]. D'aprĂšs la NASA, la fonte de la plus grande surface de glace de ces trente derniĂšres annĂ©es a eu lieu en 2005, quand une zone comparable en taille Ă  la Californie a briĂšvement fondu puis gelĂ© de nouveau ; c'est peut-ĂȘtre le rĂ©sultat de l'augmentation de la tempĂ©rature qui atteignit alors jusqu'Ă  °C[56].

Perte d'ozone

Article connexe : Couche d'ozone.
Image du plus grand « trou de la couche d'ozone Â» jamais enregistrĂ© et dĂ» Ă  l'accumulation de CFC (septembre 2006).

Chaque annĂ©e, une zone Ă  faible concentration d'ozone, ou « trou de la couche d'ozone Â», croĂźt au-dessus de l'Antarctique. Ce dernier couvre l'ensemble du continent et atteint sa surface maximale en septembre. Le « trou Â» le plus durable est enregistrĂ© en 2008 et subsiste alors jusqu'Ă  la fin du mois de dĂ©cembre[57]. Le « trou de la couche d'ozone Â» est dĂ©tectĂ© par des scientifiques en 1985[58] et avait tendance Ă  augmenter avec les annĂ©es d'observation. La diminution de la quantitĂ© d'ozone est attribuĂ©e Ă  l'Ă©mission de chlorofluorocarbures (CFC) dans l'atmosphĂšre, qui dĂ©composent l'ozone en d'autres gaz[59].

Certains scientifiques suggĂšrent que la disparition de l'ozone peut avoir un rĂŽle dominant dans les rĂ©cents changements climatiques en Antarctique, voire dans une plus vaste partie de l'hĂ©misphĂšre sud[58]. L'ozone absorbe une grande quantitĂ© de rayonnements ultraviolets dans la stratosphĂšre. En outre, le « trou d'ozone Â» peut causer un refroidissement local d'environ 6 Â°C dans celle-ci. Ce refroidissement a pour effet d'intensifier les vents d'ouest qui circulent prĂšs du continent (le vortex polaire) et donc d'Ă©viter l'Ă©chappement de l'air froid prĂšs du pĂŽle Sud. Ainsi, l'inlandsis Est-Antarctique est maintenu Ă  de basses tempĂ©ratures et les pourtours du continent, particuliĂšrement la pĂ©ninsule Antarctique, sont sujets Ă  des tempĂ©ratures plus Ă©levĂ©es qui favorisent l'accĂ©lĂ©ration de la fonte des glaces[58]. De rĂ©cents modĂšles suggĂšrent cependant que le « trou de la couche d'ozone Â» amĂ©liore les effets du vortex polaire, ce qui explique la rĂ©cente avancĂ©e de la banquise prĂšs de la cĂŽte continentale[60].

Milieu naturel

Article dĂ©taillĂ© : Antarctique (Ă©cozone).
Fond marin sous la banquise à Explorer's Cover, New Harbor au détroit de McMurdo. On observe différentes types d'espÚces comme une pétoncle austral (Adamussium colbecki), un oursin de l'Antarctique (Sterechinus neumayeri), une éponge de mer (Homaxinella balfourensis), une ophiure (Ophionotus victoriae), une araignée de mer (Colossendeis sp.).

L'Antarctique est l'une des huit Ă©cozones ou rĂ©gions biogĂ©ographiques terrestres[61]. L'ocĂ©an Austral contient une biomasse importante grĂące Ă  une remontĂ©e d'eau (upwelling en anglais) par de forts courants marins d'eau froide en cette zone, qui apporte Ă©normĂ©ment de nutriments (sels nutritifs) et d'oxygĂšne[62]. Cette biomasse est d'autant plus riche par la prĂ©sence de la convergence antarctique, vĂ©ritable « frontiĂšre climatique Â» entre les autres ocĂ©ans et l'ocĂ©an Austral aux eaux plus froides et moins salĂ©es[63]. Cette richesse de cette biodiversitĂ© marine dont sa faune et sa flore benthiques, s'oppose Ă  celle terrestre c'est-Ă -dire aux cĂŽtes beaucoup plus pauvres voire inexistantes Ă  l'intĂ©rieur de l'inlandsis. En effet le climat de la rĂ©gion antarctique ne permet pas une vĂ©gĂ©tation dense et une vie animale foisonnante. Les tempĂ©ratures glaciales, la pauvre qualitĂ© du sol, le manque d'humiditĂ© et de luminositĂ© empĂȘchent les plantes de se dĂ©velopper et la faune de prospĂ©rer[64]. On n'y trouve ni arbre ni arbuste et seulement 1 % du continent est colonisĂ© par les plantes. Les zones les plus favorables sont les parties cĂŽtiĂšres occidentales, la pĂ©ninsule Antarctique et les Ăźles sub-antarctiques[65].

Faune

Voir la catĂ©gorie : Faune en Antarctique.

La faune en Antarctique est marquĂ©e par la faune australe du CrĂ©tacĂ©, dont des fossiles de plusieurs espĂšces sont dĂ©couverts au XIXe et XXe siĂšcles[66]. Au dĂ©but du CrĂ©tacĂ©, sur l'est-Gondwana alors sans calotte glaciaire[66], plusieurs espĂšces sont recensĂ©es, comme des animaux endĂ©miques. Des amphibiens et reptiles gĂ©ants (Temnospondyli, Plesiosauroidea), dinosaures (Cryolophosaurus, Antarctopelta, Glacialisaurus) ou des mammifĂšres y ont vĂ©cu, mais nĂ©anmoins, peu de fossiles de dinosaures ont Ă©tĂ© dĂ©couverts en Antarctique en comparaison d'autres continents[66]. Le climat passant de tropical Ă  polaire, semble avoir entraĂźnĂ© une Ă©volution importante jusqu'Ă  la disparition de pratiquement toutes les espĂšces vivantes.

Peu d'invertĂ©brĂ©s terrestres sont prĂ©sents en Antarctique. Toutefois on y trouve des acariens microscopiques comme Alaskozetes antarcticus mais aussi des poux, des nĂ©matodes, des tardigrades, des rotifĂšres, du krill et des collemboles[67]. RĂ©cemment, des Ă©cosystĂšmes antĂ©diluviens, constituĂ©s de plusieurs types de bactĂ©ries, ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s vivants, emprisonnĂ©s sous des glaciers[68]. L'espĂšce de mouche Belgica antarctica qui mesure seulement 12 mm est, Ă  proprement parler, le plus grand animal terrestre d'Antarctique. On compte 40 espĂšces d'oiseaux pour une population totale estimĂ©e Ă  200 millions d'individus ; les plus reprĂ©sentĂ©s sont les sternes, les skuas, les pĂ©trels et les manchots[69]. Le pĂ©trel des neiges (Pagodroma nivea) est l'une des trois espĂšces d'oiseaux qui se reproduisent exclusivement sur ce continent[70]. Les cormorans et les fulmars frĂ©quentent les cĂŽtes et les Ăźles proches du continent. Les oiseaux charognards comme le chionis blanc (Chionis albus), le skua (Stercorarius skua), le pĂ©trel gĂ©ant (Macronectes giganteus) ou bien le pĂ©trel de Hall (Macronectes halli) peuplent parmi les colonies de manchots Ă  l'affĂ»t de nourriture. En Antarctique, la vie marine peuplĂ©e par 300 espĂšces de poissons[69], comprend Ă©galement des manchots, des cĂ©tacĂ©s comme la baleine bleue (Balaenoptera musculus) ou la baleine franche australe (Eubalaena australis), l'orque (Orcinus orca), des dauphins, des cachalots, des pinnipĂšdes comme les otaries Ă  fourrure (Arctocephalinae) et les Ă©lĂ©phants de mer du sud (Mirounga leonina), et dans les eaux profondes on note la prĂ©sence du calmar colossal (Mesonychoteuthis hamiltoni). Le manchot empereur (Aptenodytes forsteri) dont le nombre est estimĂ© Ă  200 000 individus, est le seul manchot qui se reproduit en Antarctique pendant l'hiver austral[71]. C'est l'espĂšce de manchots qui se reproduit le plus au sud que n'importe quel autre[72]. Avec le manchot AdĂ©lie (Pygoscelis adeliae), ils sont les deux espĂšces dont l'aire de distribution se limite au continent[73]. D'autres comme le manchot royal (Aptenodytes patagonicus), le manchot Ă  jugulaire (Pygoscelis antarcticus) ou le manchot papou (Pygoscelis papua) ne se reproduisent pas uniquement en Antarctique mais leurs colonies y sont importantes et denses[74]. Le gorfou dorĂ© (ou manchot Ă  aigrettes) qui possĂšde des plumes autour des yeux comme de longs sourcils, se reproduit quant Ă  lui sur la pĂ©ninsule antarctique et les Ăźles sub-antarctiques telles la GĂ©orgie du Sud. Bien que concentrĂ©e sur les parties cĂŽtiĂšres du continent et de ses Ăźles environnantes, la population de manchots et de gorfous est estimĂ©e Ă  20 millions de couples[74].

Aux XVIIIe et XIXe siĂšcles, l'otarie de Kerguelen a Ă©tĂ© dĂ©cimĂ©e pour sa fourrure par des chasseurs originaires des États-Unis et du Royaume-Uni[75]. Le phoque crabier (Lobodon carcinophaga) avec 15 millions d'individus, est le plus reprĂ©sentĂ© des phocidĂ©s[69]. MalgrĂ© son nom qu'il porte et comme le phoque de Weddell entre autres, leur principale ressource alimentaire est le krill antarctique (Euphausia superba). Ce krill qui se rassemble en bancs de proportions importantes (500 km2)[69], est l'espĂšce clĂ© de voĂ»te de l'Ă©cosystĂšme de l'ocĂ©an Austral et compose une grande part de l'alimentation des baleines, des otaries, des lĂ©opards de mer, des phoques, des calmars, des poissons-antarctiques, des manchots, des albatros et de beaucoup d'autres oiseaux[76].

Contrairement Ă  certaines idĂ©es reçues, il n'existe pas de mammifĂšres terrestres sur le continent. Il n'y a donc ni ours polaire ou ours blanc (Ursus maritimus) ni caribous (Rangifer tarandus)[77]. Seuls ces derniers, introduits par l'Homme, vivent en petits troupeaux sur les Ăźles sub-antarctiques de la GĂ©orgie du Sud et des Kerguelen[78]. De mĂȘme le morse (Odobenus rosmarus), le narval (Monodon monoceros) ou bien le pingouin torda (Alca torda), unique reprĂ©sentant du genre Alca, ne vivent que dans l'hĂ©misphĂšre nord[79].

L'adoption en 1978 de l'Antarctic Conservation Act apporte plusieurs restrictions Ă  l'activitĂ© amĂ©ricaine sur le continent. Ainsi, l'importation de plantes ou d'animaux exotiques peut entraĂźner des sanctions pĂ©nales tout comme l'extraction d'espĂšces indigĂšnes[80]. La surpĂȘche du krill, un animal qui joue un grand rĂŽle dans l'Ă©cosystĂšme de l'Antarctique, pousse les gouvernements Ă  promulguer des rĂ©glementations sur la pĂȘche. domestiques et l’arrĂȘtĂ© du 12 octobre 2001 interdit l’introduction de toute espĂšce animale ou vĂ©gĂ©tale non indigĂšne.

Un bébé phoque de Weddell en Terre Adélie.

La Convention sur la conservation des phoques en Antarctique de 1972 signĂ©e Ă  Londres et qui entre en vigueur en 1978, assure une protection des phocidĂ©s par une gestion raisonnĂ©e des captures dans le respect des Ă©quilibres Ă©cologiques. Les espĂšces protĂ©gĂ©es sont l'Ă©lĂ©phant de mer du sud (Mirounga leonina), le phoque de Ross (Ommatophoca rossi) et les otaries (Arctocephalus sp.). Le phoque de Weddell (Leptonychotes weddellii) ĂągĂ© d’un an ou de plus d'un an sont Ă©galement protĂ©gĂ©s[81]. EntrĂ©e en vigueur en 1980, la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) exige que les rĂšgles qui gĂšrent l'industrie de la pĂȘche dans l'ocĂ©an Austral prennent en compte les effets possibles de celle-ci sur l'Ă©cosystĂšme antarctique[36]. MalgrĂ© cette nouvelle loi, la pĂȘche non rĂ©glementĂ©e et illĂ©gale, particuliĂšrement celle de la lĂ©gine australe, reste un problĂšme important et en augmentation, avec une estimation de 32 000 tonnes en 2000[82],[83].

DĂ©marrĂ© depuis l'AnnĂ©e polaire internationale, le recensement de la vie marine (Census of Marine Life), qui a impliquĂ© plus de 300 chercheurs, prĂ©sente quelques dĂ©couvertes notables. Plus de 235 organismes marins vivent Ă  la fois dans les deux rĂ©gions polaires, reliant ainsi deux zones espacĂ©es de 12 000 km. Certains grands animaux comme des cĂ©tacĂ©s ou des oiseaux font l'aller-retour tous les ans. Plus surprenant, on a trouvĂ© de plus petites formes de vie comme des vers de vase, des concombres de mer ou des mollusques sous-marins dans les deux ocĂ©ans polaires. Plusieurs facteurs peuvent aider cette diffusion : dans les profondeurs de l'ocĂ©an, les tempĂ©ratures sont plutĂŽt uniformes aux pĂŽles et Ă  l'Ă©quateur oĂč elles ne diffĂšrent que par moins de °C. En outre, la circulation thermohaline transporte les Ɠufs et les larves[84]. Toujours dans le cadre de ce programme de recherche, des scientifiques ont dĂ©couvert 15 nouvelles espĂšces d'amphipodes et Ă©galement certaines nouvelles espĂšces de cnidaires sous la barriĂšre de Larsen[85]. Les rĂ©sultats du recensement de la vie marine qui seront divulguĂ©s officiellement en octobre 2010 Ă  Londres, prĂ©voient encore de nouvelles et nombreuses dĂ©couvertes[86].

Flore

Voir la catĂ©gorie : Flore en Antarctique.

Les seuls autotrophes présents sur le continent sont essentiellement des protistes. La flore antarctique se limite principalement à des mousses, des algues, des mycÚtes et des hépatiques qui ne poussent généralement que quelques semaines en été.

L'Antarctique compte plus de 200 espĂšces de lichens[87], 100 de mousses (Bryophyta) et 30 d'hĂ©patiques (Hepaticophyta)[88]. On dĂ©nombre Ă©galement 700 espĂšces d'algues dont la majoritĂ© est du phytoplancton[89]. En Ă©tĂ©, l'algue des neiges (Chlamydomonas nivalis) et des diatomĂ©es multicolores sont particuliĂšrement abondantes sur les cĂŽtes. Seulement deux espĂšces de plantes vasculaires sont indigĂšnes de l'Antarctique : la canche antarctique (Deschampsia antarctica) et la sagine antarctique (Colobanthus quitensis)[7]. Cette flore est particuliĂšrement prĂ©sente sur la partie occidentale du continent gĂ©nĂ©ralement plus chaud et humide. Les Ăźles sub-antarctiques sont Ă©galement davantage privilĂ©giĂ©es comme le montre la prĂ©sence de 26 espĂšces de plantes indigĂšnes en GĂ©orgie du Sud[65]. Cependant, on a observĂ© certains lichens et mousses dans des biotopes absolument extrĂȘmes comme leur prĂ©sence dans les vallĂ©es sĂšches de McMurdo en Terre Victoria[65]. Aussi la sagine antarctique a Ă©tĂ© observĂ©e jusqu'Ă  l'Ăźle Neny, soit 68 Â° 12' Sud, et la canche antarctique aux Ăźles Refuge, soit 68 Â° 21' Sud. Enfin, ont Ă©tĂ© observĂ©es des mousses jusqu'au 84 Â° 42' Sud et des lichens au 86 Â° 09' Sud et ce jusqu'Ă  2 000 m d'altitude[90].

GĂ©ologie

Histoire géologique et paléontologique

Pangée avant la dérive des continents.

L'Antarctique fait partie du supercontinent appelĂ© PangĂ©e qui se morcĂšle il y a plus de 200 Ma, dĂ©rivant vers l'est et le sud. Il y a 175 Ma, l'Antarctique est une partie du Gondwana issue de la PangĂ©e. Ce dernier se fragmente encore pour enfin former, il y a environ 25 Ma, l'Antarctique tel que nous le connaissons aujourd'hui.

Paléozoïque (540-250 Ma)

Durant le Cambrien, le Gondwana accuse un climat tempĂ©rĂ©. L'Ouest de l'Antarctique se situe en partie dans l'hĂ©misphĂšre nord et, durant cette pĂ©riode, de grandes quantitĂ©s de grĂšs, de roches calcaires et de schiste s'accumulent. L'Est de l'Antarctique se trouve, quant Ă  lui, au niveau de l'Ă©quateur oĂč les fonds marins tropicaux fleurissent d'invertĂ©brĂ©s et de trilobites. Au dĂ©but du DĂ©vonien (416 Ma), le Gondwana se situe dans des latitudes plus mĂ©ridionales entraĂźnant un climat plus frais, bien que des fossiles de plantes terrestres datant de cette Ă©poque aient Ă©tĂ© dĂ©couverts. Du sable et du limon se dĂ©posent dans les rĂ©gions qui correspondent aujourd'hui aux monts Ellsworth, aux Horlick Mountains et aux monts Pensacola. La glaciation commence Ă  la fin du DĂ©vonien (360 Ma) lorsque le Gondwana se centre autour du pĂŽle Sud et que le climat se refroidit, ce qui, nĂ©anmoins, n'entraĂźne pas la disparition de la flore. Pendant le Permien, la vie vĂ©gĂ©tale est dominĂ©e par les fougĂšres comme Glossopteris qui pousse dans les marĂ©cages. Au fil du temps, ces marais se transforment en gisements de charbon dans la chaĂźne Transantarctique. Vers la fin du Permien, le rĂ©chauffement conduit Ă  un climat chaud et sec dans une grande partie du Gondwana[91].

MĂ©sozoĂŻque (250-65 Ma)

Article connexe : NotogĂ©e.

À cause d'un rĂ©chauffement continu, la calotte glaciaire fond si bien qu'une grande partie du Gondwana devient un dĂ©sert. Les fougĂšres Ă  graines colonisent l'Antarctique oriental et de grandes quantitĂ©s de grĂšs et de schiste se dĂ©posent sur le sol. Les synapsides sont communs en Antarctique entre la fin du Permien et le dĂ©but du Trias et comprennent des espĂšces comme Lystrosaurus. Pendant le Jurassique (206-146 Ma), la pĂ©ninsule Antarctique commence Ă  se former et les Ăźles Ă©mergent progressivement de l'ocĂ©an. En outre, les ginkos et les cycadophytas sont abondants. En Antarctique occidental, les conifĂšres dominent les forĂȘts du CrĂ©tacĂ© (145-65 Ma), bien que les hĂȘtres commencent Ă  s'imposer Ă  la fin de cette pĂ©riode. Les ammonites sont alors courantes dans les eaux et les dinosaures sont Ă©galement prĂ©sents bien que seulement trois genres y aient Ă©tĂ© dĂ©couverts en 2010 soit respectivement Cryolophosaurus, Antarctopelta et Glacialisaurus[92]. C'est Ă©galement pendant cette pĂ©riode que le Gondwana commence Ă  se disloquer.

Morcellement du Gondwana (160-23 Ma)

Le mont Erebus, volcan actif sur l'Ăźle de Ross.

Il y a 160 Ma l'Afrique se sĂ©pare de l'Antarctique suivie par le sous-continent indien au dĂ©but du CrĂ©tacĂ© (approximativement 125 Ma). Aux environs de 65 Ma, l'Antarctique, alors reliĂ©e Ă  l'Australie, a encore un climat tropical voire subtropical et est dotĂ©e d'une faune composĂ©e de mammifĂšres placentaires et marsupiaux, de reptiles et de dinosaures, d'oiseaux. Vers 40 Ma, l'Australie et la Nouvelle-GuinĂ©e se sĂ©parent de l'Antarctique si bien que les courants sont susceptibles de l'isoler de l'Australie. Avant cette pĂ©riode, la Terre est plus chaude qu'aujourd'hui, mais le dĂ©placement du continent vers le sud s'accompagne d'un refroidissement de la planĂšte, autant que de la chute des tempĂ©ratures sur le continent. Ainsi, la glace commence Ă  y apparaĂźtre. Il y a environ 34 Ma, le niveau de CO2 est proche de 760 ppm[93] bien qu'il soit dĂ©jĂ  en baisse par rapport aux prĂ©cĂ©dents niveaux qui atteignaient alors des milliers de ppm. Vers 23 Ma, le passage de Drake s'ouvre entre l'Antarctique et l'AmĂ©rique du Sud, formant le courant circumpolaire antarctique qui finit d'isoler le continent. Diverses Ă©tudes suggĂšrent que le niveau de CO2 baisse, dĂšs lors, plus rapidement[94]. Il semble que ce soit l'apparition du courant circumpolaire qui entraĂźne une baisse plus grande de la tempĂ©rature. La glace commence Ă  gagner du terrain et remplace les forĂȘts. Depuis environ 15 Ma, ce dernier est en grande partie recouvert de glace[95] tandis que la calotte glaciaire atteint son extension actuelle vers 6 Ma.

GĂ©ologie actuelle de l'Antarctique

La surface neigeuse du DÎme C (Concordia) est représentative de la majorité de la surface du continent.
L'Antarctique entouré par l'océan Austral.
Topographie et bathymétrie sous-glaciaires de l'Antarctique.

L'étude géologique de l'Antarctique a été fortement entravée par le fait que la quasi-totalité du continent soit en permanence recouverte d'une épaisse couche de glace. Cependant, de nouvelles techniques comme la télédétection, le radar à pénétration de sol ou l'imagerie satellite commencent à fournir des informations sur le sol situé sous la glace.

GĂ©ologiquement, l'Antarctique occidental ressemble Ă©troitement Ă  la cordillĂšre des Andes situĂ©e en AmĂ©rique du Sud[91]. La pĂ©ninsule Antarctique s'est formĂ©e grĂące au soulĂšvement et au mĂ©tamorphisme du sĂ©diment des fonds marins entre la fin du PalĂ©ozoĂŻque et le dĂ©but du MĂ©sozoĂŻque. Ce soulĂšvement sĂ©dimentaire fut accompagnĂ© par une intrusion de roches magmatiques et par le volcanisme. Les roches les plus communes en Antarctique occidental sont l'andĂ©site et la rhyolite, roches volcaniques formĂ©es durant le Jurassique. Il existe des traces de l'activitĂ© volcanique, mĂȘme aprĂšs que la couche de glace s'est formĂ©e, en Terre Marie Byrd et sur l'Île Alexandre-Ier. La seule zone qui prĂ©sente des diffĂ©rences avec le reste de l'Antarctique occidental est la rĂ©gion des monts Ellsworth oĂč la stratigraphie correspond plus Ă  la partie orientale du continent.

L'Antarctique oriental, datant du PrĂ©cambrien avec quelques roches formĂ©es il y a plus de 3 milliards d'annĂ©es, est gĂ©ologiquement variĂ©. Il est fondĂ© d'une plate-forme composĂ©e de roches mĂ©tamorphiques et magmatiques qui forment la base du bouclier continental. Au sommet de cette base se trouvent diffĂ©rentes roches de pĂ©riodes postĂ©rieures telles que du grĂšs, du calcaire, de la houille et du schiste qui se sont dĂ©posĂ©es pendant le DĂ©vonien et le Jurassique pour former la chaĂźne Transantarctique. Dans les zones cĂŽtiĂšres comme la chaĂźne Shackleton et la terre Victoria, des failles se sont formĂ©es.

La principale ressource minérale connue sur le continent est le charbon[95]. Il a d'abord été localisé prÚs du glacier Beardmore par Frank Wild durant l'expédition Nimrod. Il existe également du charbon de qualité inférieure à travers de nombreuses régions des montagnes Transantarctiques. En outre, le mont Prince-Charles renferme d'importants gisements de minerai de fer. Les ressources les plus précieuses de l'Antarctique, à savoir le pétrole et le gaz naturel, ont été trouvées au large, dans la mer de Ross en 1973. L'exploitation de toutes les ressources minérales est interdite en Antarctique jusqu'en 2048 par le Protocole de Madrid.

Activités humaines

Population

Article connexe : Religion en Antarctique.
Deux chercheuses Ă©tudient du plancton Ă  travers des microscopes.

L'Antarctique ne compte pas d'habitants permanents mais un certain nombre de gouvernements maintiennent en permanence des Ă©quipes dans les diverses stations de recherche prĂ©sentes sur le continent. Le nombre de personnes qui gĂšrent et qui secondent la recherche scientifique et les autres travaux sur le continent et ses Ăźles proches varie d'environ 1 000 personnes en hiver Ă  environ 5 000 en Ă©tĂ©. Beaucoup de ces stations sont pourvues en personnel durant toute l'annĂ©e mais la majoritĂ© des employĂ©s qui passent l'hiver en Antarctique arrivent de leur pays d'origine pour des missions d'un an. Une Ă©glise orthodoxe, ayant ouvert en 2004 Ă  la station russe Bellingshausen, est Ă©galement occupĂ©e par un ou deux prĂȘtres qui alternent tous les ans[96],[97].

Les chasseurs de phoques anglais et amĂ©ricains furent les premiers rĂ©sidents semi-permanents des rĂ©gions proches de l'Antarctique (notamment des zones situĂ©es au sud de la convergence antarctique) dont ils se servirent, Ă  partir de 1786, pour passer un an ou plus en GĂ©orgie du Sud. Durant l'Ă©poque de la chasse Ă  la baleine, qui dura jusqu'en 1966, la population de cette Ăźle variait de plus de 1 000 habitants en Ă©tĂ© (voire plus de 2 000 certaines annĂ©es) Ă  environ 200 en hiver. Les chasseurs de baleines Ă©taient principalement norvĂ©giens mais aussi britanniques et japonais. Les principales stations baleiniĂšres furent la baie des Baleiniers sur l'Ăźle de la DĂ©ception, Grytviken, Leith Harbour, King Edward Point, Stromness, Husvik, Prince Olav Harbour, Ocean Harbour et Godthul. Les chefs et les officiers supĂ©rieurs des stations baleiniĂšres y vivaient souvent avec leur famille. Citons par exemple le fondateur de Grytviken, le capitaine Carl Anton Larsen, un cĂ©lĂšbre chasseur et explorateur norvĂ©gien qui acquit avec sa famille la nationalitĂ© britannique en 1910.

Solveig Jacobsen, debout Ă  cĂŽtĂ© de son chien, devant la carcasse d'une baleine en train d'ĂȘtre dĂ©pecĂ©e Ă  Grytviken. Photo de 1916.

Le premier enfant nĂ© au sud de la convergence antarctique est une NorvĂ©gienne du nom de Solveig GunbjĂžrg Jacobsen qui voit le jour Ă  Grytviken le 8 octobre 1913 et dont la naissance est dĂ©clarĂ©e par le reprĂ©sentant de la magistrature anglaise en GĂ©orgie du Sud. Elle est l'une des filles de Fridthjof Jacobsen, le directeur adjoint de la station baleiniĂšre, et de Klara Olette Jacobsen. M. Jacobsen arrive sur l'Ăźle en 1904 afin de devenir le directeur de Grytviken ; un poste qu'il assure de 1914 Ă  1921. Deux de ses enfants sont nĂ©s sur l'Ăźle[98].

Emilio Marcos Palma est la premiĂšre personne nĂ©e au sud du 60e parallĂšle sud (la limite du continent selon le traitĂ© sur l'Antarctique[99]), et Ă©galement la premiĂšre nĂ©e sur ledit continent, en 1978 Ă  la base Esperanza Ă  l'extrĂ©mitĂ© de la pĂ©ninsule Antarctique[100],[101]. Ses parents ainsi que sept autres familles furent envoyĂ©es sur ce territoire par le gouvernement argentin qui cherchait Ă  dĂ©terminer si la vie de famille y Ă©tait possible. En 1984, Juan Pablo Camacho voit le jour Ă  la base Presidente Eduardo Frei Montalva et devient le premier chilien nĂ© en Antarctique. Plusieurs bases sont aujourd'hui le domicile de familles avec des enfants qui frĂ©quentent les Ă©coles prĂ©sentes Ă  proximitĂ©[102]. Jusqu'en 2009, onze enfants Ă©taient nĂ©s en Antarctique (au sud du 60e parallĂšle sud) : huit Ă  la base antarctique argentine Esperanza[103] et trois Ă  la base chilienne Presidente Eduardo Frei Montalva[104].

Économie

La pĂȘche et la vente illĂ©gales de la lĂ©gine australe ont conduit Ă  plusieurs arrestations. Ici est visible une lĂ©gine antarctique.
Un groupe de touristes débarquent à l'ßle de Cuverville au milieu d'une colonie de Manchots papous.

Bien que de la houille, des hydrocarbures, du minerai de fer, du platine, du cuivre, du chrome, du nickel, de l'or et d'autres minĂ©raux aient Ă©tĂ© dĂ©couverts en Antarctique, ils ne sont pas prĂ©sents en quantitĂ©s suffisantes pour permettre une exploitation rentable. Le protocole de Madrid de 1991 limite par ailleurs une Ă©ventuelle activitĂ© liĂ©e aux ressources naturelles. En 1998, un accord aboutit Ă  l'interdiction, pour une durĂ©e illimitĂ©e, d'exploiter les ressources minĂ©rales de l'Antarctique. Ce consensus, qui sera rĂ©Ă©tudiĂ© en 2048, limite davantage le dĂ©veloppement et l'exploitation Ă©conomique du continent. La principale activitĂ© Ă©conomique repose sur la pĂȘche et la vente du poisson. En 2000-2001, la quantitĂ© de poissons pĂȘchĂ©e en Antarctique s'Ă©levait Ă  112 934 tonnes.

Dans une moindre mesure, les « expĂ©ditions touristiques Â» existent depuis 1957 et sont thĂ©oriquement encadrĂ©es par le protocole de Madrid. En rĂ©alitĂ©, elles sont rĂ©gulĂ©es par l'Association internationale des tour-opĂ©rateurs antarctiques (IAATO). Tous les navires liĂ©s au tourisme ne sont pas membres de l'IAATO mais les adhĂ©rents de cette association sont Ă  l'origine de 95 % de l'activitĂ© touristique du continent. Les voyages, qui s'effectuent le plus souvent sur des navires de petite ou de moyenne taille, privilĂ©gient les sites typiques oĂč la faune et la flore caractĂ©ristiques du continent sont facilement accessibles, c'est-Ă -dire les parties cĂŽtiĂšres des Ăźles Shetland du Sud et de la pĂ©ninsule Antarctique. Depuis 2004, environ 27 000 touristes, provenant presque tous de navires de croisiĂšre, visitent l'Antarctique chaque annĂ©e, soit une augmentation de 500 % depuis dix ans[105]. Ce nombre a atteint 37 506 lors de l'Ă©tĂ© austral 2006-2007. Il pourrait croĂźtre jusqu'Ă  80 000 en 2010[106].

RĂ©cemment, les possibles effets nĂ©fastes de l'afflux de visiteurs sur l'environnement et l'Ă©cosystĂšme furent un sujet de prĂ©occupations. Un appel Ă  des rĂ©glementations plus strictes envers les navires et Ă  la mise en place d'un quota de touristes fut Ă©mis par plusieurs Ă©cologistes et scientifiques[107]. La premiĂšre rĂ©ponse des signataires du traitĂ© sur l'Antarctique fut de mettre en place, Ă  travers leur comitĂ© pour la protection de l'environnement et leur association avec l'IAATO, d'une part des directives concernant l'organisation des dĂ©barquements des touristes sur les sites visitĂ©s, et d'autre part l'interdiction ou la restriction d'accĂšs aux sites qui recevaient la plus forte abondance de visites. Les vols touristiques Ă©taient assurĂ©s par l'Australie et la Nouvelle-ZĂ©lande jusqu'au crash du vol 901 Air New Zealand sur le mont Erebus qui tua les 257 passagers en 1979. Qantas reprend les vols commerciaux de l'Australie vers l'Antarctique au milieu des annĂ©es 1990, on compte environ 3 000 « touristes aĂ©riens Â» par an[105].

Transport

Article dĂ©taillĂ© : Transport en Antarctique.

Les transports en Antarctique ont Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©s par les technologies humaines : les zones isolĂ©es et reculĂ©es traversĂ©es par les premiers explorateurs sont aujourd'hui transformĂ©es en des rĂ©gions plus accessibles au transport terrestre, mais surtout aĂ©rien et maritime, plus adaptĂ© et plus rapide notamment par l'utilisation de navires brise-glace. L'utilisation de chiens de traĂźneaux est maintenant interdite car les chiens sont une espĂšce exotique en Antarctique et par leur statut de superprĂ©dateurs sont une menace pour la faune locale.

Recherche

Des chercheurs de l'ANSMET découvrent une météorite durant l'été austral 2001.

Chaque annĂ©e, des scientifiques de 27 pays diffĂ©rents effectuent en Antarctique des expĂ©riences impossibles Ă  rĂ©aliser ailleurs dans le monde. En Ă©tĂ©, plus de 4 000 scientifiques travaillent dans les stations de recherche. Ce nombre dĂ©croĂźt Ă  environ 1 000 en hiver[36]. Certains États y maintiennent en effet une prĂ©sence humaine permanente ou semi-permanente.

Les chercheurs prĂ©sents en Antarctique peuvent ĂȘtre des biologistes, des gĂ©ologues, des ocĂ©anographes, des physiciens, des astronomes, des glaciologues et des mĂ©tĂ©orologues. Les gĂ©ologues Ă©tudient notamment la tectonique des plaques, les mĂ©tĂ©orites provenant de l'espace et les traces du morcellement du supercontinent Gondwana. Les glaciologues travaillent sur l'histoire et la dynamique des icebergs, de la neige saisonniĂšre, des glaciers et de l'inlandsis. Les biologistes, en plus d'Ă©tudier la faune et la flore, s'intĂ©ressent Ă  la façon dont les tempĂ©ratures rigoureuses et la prĂ©sence de l'Homme agissent sur l'adaptation et les techniques de survie d'un grand nombre d'organismes. Les mĂ©decins ont fait des dĂ©couvertes concernant la propagation de virus et la rĂ©action du corps aux tempĂ©ratures extrĂȘmes. Les astrophysiciens Ă©tudient la voĂ»te cĂ©leste et le fond diffus cosmologique Ă  la station d'Amundsen-Scott. Beaucoup d'observations astronomiques sont de meilleure qualitĂ© lorsqu'elles sont effectuĂ©es au sein du territoire Antarctique plutĂŽt qu'Ă  un autre endroit du Globe car l'altitude Ă©levĂ©e offre une atmosphĂšre rarĂ©fiĂ©e. En outre, les basses tempĂ©ratures minimisent la quantitĂ© de vapeur d'eau dans l'atmosphĂšre et l'absence de pollution lumineuse permet une vision de l'espace plus nette que n'importe oĂč sur Terre. La glace de l'Antarctique sert Ă  la fois de protection et de milieu de dĂ©tection pour le plus grand tĂ©lescope Ă  neutrinos du monde, l'IceCube, construit Ă  2 kilomĂštres en dessous de la station d'Amundsen-Scott[108].

Une pleine Lune et une exposition de 25 secondes ont permis un Ă©clairage suffisant pour rĂ©aliser cette photographie Ă  la station d'Amundsen-Scott durant une nuit polaire. La station peut ĂȘtre vue Ă  l'extrĂȘme gauche, la centrale Ă©lectrique au centre et l'atelier de rĂ©paration mĂ©canique en bas Ă  droite. La lumiĂšre verte Ă  l'arriĂšre plan est une aurore australe.

Depuis les annĂ©es 1970, la couche d'ozone dans l'atmosphĂšre au-dessus de l'Antarctique est un point important des diffĂ©rentes Ă©tudes menĂ©es sur le continent. En 1985, trois scientifiques britanniques qui travaillent sur les donnĂ©es qu'ils ont recueillies sur la barriĂšre de Brunt, prĂšs de la base antarctique Halley, dĂ©couvrent l'existence d'un « trou Â» dans cette couche. En 1998, les donnĂ©es satellites de la NASA montrent que le trou de la couche d'ozone prĂ©sente une taille plus importante que jamais, couvrant 27 millions de km2. Il a finalement Ă©tĂ© montrĂ© que la destruction de l'ozone Ă©tait causĂ©e par les chlorofluorocarbures Ă©mis par l'Homme. Avec l'interdiction des CFC dans le protocole de MontrĂ©al de 1989, on estime que le « trou de la couche d'ozone Â» sera refermĂ© d'ici les cinquante prochaines annĂ©es.

FinancĂ© par la CEE depuis 2006 pour 4 annĂ©es, ARENA (Antarctic Research, a European Network for Astrophysics) est un programme europĂ©en de recherche en astrophysique situĂ© en Antarctique[109],[110]. Soutenu par le CNRS en ce qui concerne la France, et par chaque organe de recherche national des États membres de l'Europe, les recherches s'effectuent principalement Ă  la base antarctique Concordia.

En 2007, selon Mark Meier de l'universitĂ© du Colorado Ă  Boulder aux États-Unis, la fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique ne contribuerait, pour le siĂšcle en cours, qu'Ă  hauteurs respectives de 28 % et 12 % Ă  l'Ă©lĂ©vation du niveau des mers. Ce serait plutĂŽt les plus petits glaciers, qui, fondant dĂ©sormais Ă  une vitesse accĂ©lĂ©rĂ©e, contribueraient actuellement Ă  des apports excĂ©dentaires de 417 milliards de mĂštres cubes en eau par an, et devraient rester les plus gros contributeurs jusqu'Ă  la fin du siĂšcle. Alors le niveau marin se sera Ă©levĂ© de 10 Ă  25 cm[111].

Bases scientifiques

Article connexe : Liste de bases antarctiques.
La station Amundsen-Scott située au pÎle Sud géographique.

Les bases ou stations, de l'Antarctique sont les centres stratĂ©giques et logistiques de la recherche scientifique internationale. À l'intĂ©rieur de ces infrastructures cohabitent les laboratoires, les lieux de vie (cuisine, chambres, salle mĂ©dicalisĂ©e, etc.) et les locaux techniques (gĂ©nĂ©rateur, ateliers, salle de stockage, etc.). Pour des raisons d'accessibilitĂ©, elles se situent principalement au Shetland du Sud, en pĂ©ninsule Antarctique et sur les parties cĂŽtiĂšres du continent. Seules les bases permanentes Amundsen-Scott (États-Unis), Concordia (France-Italie), Vostok (Russie) et celles estivales DĂŽme Fuji (Japon), Kunlun (Chine), kohnen (Allemagne) oĂč se situe le forage du projet EPICA, et Princesse Elisabeth (Belgique), sont installĂ©es sur l'inlandsis[112]. Ces bases sont ravitaillĂ©es par avion spĂ©cifique et Ă©quipĂ© pour atterrir sur des pistes gelĂ©es ou bien par bateau pendant l'Ă©tĂ© austral lorsque le retrait ou la diminution de l'Ă©paisseur de la banquise permet aux navires de s'approcher suffisamment des cĂŽtes et d'accoster grĂące Ă  des embarcadĂšres de glace comme celui utilisĂ© Ă  la base antarctique McMurdo. Cette base amĂ©ricaine peut loger plus de 1 000 scientifiques, visiteurs et touristes. Construite en 1956, la base Dumont d'Urville est la seule française. « VĂ©ritable campus universitaire Â», une cinquantaine de bĂątiments rĂ©partis sur 5 000 m2 est occupĂ©e par 30 personnes durant l'hiver austral. Un distillateur d'eau de mer est utilisĂ© pour l'eau des sanitaires et les dĂ©chets sont soit traitĂ©s sur place soit ramenĂ©s hors du continent[113]. C'est le navire polaire Astrolabe qui assure les rotations. Dans la station amĂ©ricaine Admundsen-Scott est installĂ© un laboratoire de culture hydroponique. Des jeunes arbres, des plantes grimpantes, des lĂ©gumes-feuilles (salades, choux, etc.) mais aussi des melons et des pastĂšques y poussent Ă©clairĂ©s par des lampes Ă  vapeur de sodium[114].

Une lycĂ©enne bulgare et un manchot Ă  jugulaire sur l'Île Livingston. La Bulgarie a construit une base sur l'Ăźle en 1988.

Les deux bases les plus rĂ©centes sont celle chinoise Kunlun et celle belge Princesse Elisabeth ouvertes durant l'Ă©tĂ© 2009. C'est Ă  la mĂȘme pĂ©riode que la station allemande Neumayer 3 est inaugurĂ©e en remplacement de la prĂ©cĂ©dente construite en 1992. Cette nouvelle structure, prĂ©vue pour durer 30 annĂ©es, a coĂ»tĂ© 40 millions d'euros. Elle accueille 40 personnes et les recherches se portent sur l'Ă©tat de la banquise et le niveau des eaux[115]. Le 6 septembre 2007, la Fondation polaire internationale, organisation scientifique basĂ©e en Belgique, dĂ©voile le projet de la Princesse Elisabeth, la premiĂšre base « zĂ©ro-Ă©mission Â» du monde[116] qui a pour but d'Ă©tudier les changements climatiques. La station prĂ©fabriquĂ©e, construite lors de l'AnnĂ©e polaire internationale est expĂ©diĂ©e par bateau de Belgique jusqu'au pĂŽle Sud vers la fin de l'annĂ©e 2008 afin de surveiller les conditions naturelles des rĂ©gions polaires. La construction, le transport et l'Ă©quipement de la station auront coĂ»tĂ© prĂšs de 22 millions d'euros[117]. L'explorateur polaire belge Alain Hubert a dĂ©clarĂ© que cette base serait la premiĂšre de la sorte Ă  produire « zĂ©ro Ă©mission Â», ce qui fera d'elle un modĂšle unique de la façon dont l'Ă©nergie devrait ĂȘtre utilisĂ©e en Antarctique[118]. L'Ă©quipe de conception de la station a Ă©tĂ© dirigĂ©e par le directeur du projet Johan Berte qui mĂšne des recherches en climatologie, en glaciologie et en microbiologie[119]. Le seul moyen d'observer les aurores australes est d'hiverner dans les bases antarctiques. En effet ces rĂ©actions lumineuses issues d'Ă©jections de matiĂšres coronales ne peuvent pas ĂȘtre vues en dehors du continent[120].

Météorites

ALH 84001, une météorite provenant de Mars et tombée en Antarctique.

Les météorites, disponibles en quantité sur le continent Antarctique, sont une part importante de l'étude des matiÚres qui se sont formées au début de la conception du systÚme solaire. La plupart viennent probablement d'astéroïdes mais certaines proviendraient de planÚtes plus importantes. Les premiÚres météorites sont découvertes en 1912. En 1969, une expédition japonaise en découvre neuf dont la majorité est tombée sur l'Inlandsis de l'Antarctique au cours du dernier million d'années. Aujourd'hui, les expéditions scientifiques pour la recherche et la récolte de ces objets célestes sont notamment envoyées dans le cadre du programme ANSMET. Les déplacements de l'inlandsis ont tendance à rassembler les météorites, par exemple au niveau des chaßnes montagneuses. Sous l'action de l'érosion, les météorites recouvertes depuis plusieurs siÚcles par l'accumulation des chutes de neige, sont alors entraßnées vers la surface. Comparées à d'autres météorites recueillies en des régions plus tempérées du Globe, celles tombées en Antarctique sont mieux préservées[121].

Le grand nombre de mĂ©tĂ©orites recueillies permet de mieux comprendre leur diversitĂ© dans le systĂšme solaire ainsi que leurs liens avec les astĂ©roĂŻdes et les comĂštes. De nouveaux types de mĂ©tĂ©orites et des mĂ©tĂ©orites rares y ont Ă©tĂ© dĂ©couverts. Certaines d'entre elles ont Ă©tĂ© Ă©jectĂ©es de la Lune voire probablement de Mars Ă  la suite de collisions. Ces spĂ©cimens et particuliĂšrement ALH 84001 dĂ©couvert par une expĂ©dition du programme ANSMET, sont au centre de la controverse sur l'Ă©ventuelle existence de vie microbienne sur Mars. Les mĂ©tĂ©orites absorbant et rĂ©Ă©mettant des rayons cosmiques dans l'espace, le temps Ă©coulĂ© depuis leur entrĂ©e en collision avec la Terre peut ĂȘtre estimĂ© grĂące Ă  des Ă©tudes en laboratoire. Le temps Ă©coulĂ© depuis la chute ou la durĂ©e du sĂ©jour sur Terre d'une mĂ©tĂ©orite constituent encore des informations qui peuvent ĂȘtre utiles pour les Ă©tudes environnementales de l'inlandsis de l'Antarctique[121].

En 2006, une Ă©quipe de chercheurs de l'universitĂ© de l'État de l'Ohio a utilisĂ© des mesures de la pesanteur rĂ©alisĂ©es par les satellites GRACE de la NASA pour dĂ©couvrir le cratĂšre de la Terre de Wilkes de 480 kilomĂštres de diamĂštre qui s'est probablement formĂ© il y a environ 250 millions d'annĂ©es[122].

Volcanologie

Le continent possĂšde des volcans actifs qui se situent dans sa partie occidentale, en mer de Ross, le long de la pĂ©ninsule antarctique, sur certaines Ăźles sub-antarctiques comme l'Ăźle de la DĂ©ception et enfin on observe la prĂ©sence de volcans sous-marins[123]. C'est au pied du mont Erebus, le volcan en activitĂ© le plus austral du monde, qu'est installĂ© le MEVO (Mount Erebus Volcano Observatory), un observatoire volcanologique au sein de la base de recherche gĂ©ophysique, Lower Erebus Hut[124]. Les chercheurs ont Ă  leur disposition des donnĂ©es satellites fournies notamment par le spectromĂštre pour imagerie de rĂ©solution moyenne, le MODIS, embarquĂ© sur les satellites Terra et Aqua du programme de la NASA, l'Earth Observing System (EOS) ou bien Ă©galement par l'imagerie haute rĂ©solution de la mission de cartographie de l'Antarctique rĂ©alisĂ©e par RADARSAT[125]. L'activitĂ© volcanique du mont Belinda sur l'Ăźle Montagu a pu ainsi ĂȘtre confirmĂ©e en 2001 grĂące Ă  des photographies prises par le MODIS[126]. En janvier 2008, les scientifiques du British Antarctic Survey (BAS) dirigĂ©s par Hugh Corr et David Vaughan, s'appuyant sur des images radar rĂ©alisĂ©es lors d'un relevĂ© aĂ©rien, annoncent dans le journal Nature Geoscience qu'il y a 2 200 ans, un volcan est entrĂ© en Ă©ruption sous l'inlandsis de l'Antarctique. Il s'agit de la plus grosse Ă©ruption en Antarctique au cours des 10 000 derniĂšres annĂ©es : des cendres volcaniques ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es sur la surface de glace de la chaĂźne Hudson prĂšs du glacier Pine Island[127].

Politique

Dessiné par Graham Bartram, cet étendard non officiel est le plus populaire des drapeaux de l'Antarctique. Il symbolise la neutralité du continent.

DerniĂšre terra nullius de la PlanĂšte, le continent antarctique fait l'objet d'un rĂ©gime juridique dĂ©fini par le traitĂ© sur l'Antarctique de 1959 (entrĂ©e en vigueur en 1961[128]) et n'a donc pas de gouvernement. En raison de la contiguĂŻtĂ© territoriale, de la paternitĂ© de leur dĂ©couverte, de leur occupation ou par intĂ©rĂȘt gĂ©ostratĂ©gique ou Ă©conomique (au vu des probables ressources naturelles que comporte son sous-sol et des droits de pĂȘche et de chasse), des États ont revendiquĂ© des portions du continent, matĂ©rialisĂ©es, pour la plupart, par des sortes de tranches partant du pĂŽle Sud, allant jusqu'Ă  l'ocĂ©an Austral, et dont les bords sont des mĂ©ridiens. Bien que quelques-uns de ces pays aient reconnu mutuellement la validitĂ© de leurs revendications[129], ces derniĂšres ne sont gĂ©nĂ©ralement pas admises universellement[36]. Dans certains cas, un mĂȘme secteur est revendiquĂ© par plusieurs États. La pĂ©ninsule Antarctique est ainsi revendiquĂ©e par l'Argentine, le Chili et le Royaume-Uni. Le traitĂ© offre cependant un cadre juridique international aux expĂ©ditions scientifiques[128].

Le « gel Â» des prĂ©tentions territoriales est Ă©tabli depuis 1959[130] et le continent est considĂ©rĂ© comme « dĂ©politisĂ© Â»[131]. C'est une diffĂ©rence importante avec l'Arctique qui ne bĂ©nĂ©ficie pas de ce cadre[130]. La neutralitĂ© signifie que la France, par exemple, peut continuer Ă  affirmer que la Terre AdĂ©lie relĂšve du droit français alors que d'autres États, au contraire, pourront considĂ©rer que l'Antarctique est un espace international. Ce statut est rĂ©glementĂ© par le traitĂ© sur l'Antarctique qui date de 1959. Selon ce dernier, l'Antarctique est dĂ©fini comme Ă©tant l'ensemble des terres et des banquises situĂ©es au sud du 60e parallĂšle Sud. À l'origine, le traitĂ© est signĂ© par douze pays dont l'Union soviĂ©tique (et plus tard la Russie), le Royaume-Uni, l'Argentine, le Chili, l'Australie et les États-Unis[132]. En outre, le traitĂ© Ă©tablit le continent comme une rĂ©serve naturelle, met en place la libertĂ© de recherche scientifique, la protection de l'environnement et y interdit les activitĂ©s militaires. Il s'agit de la premiĂšre maĂźtrise des armements Ă©tablie durant la Guerre froide, avec des mentions relatives aux armes nuclĂ©aires[131]. NĂ©anmoins, dĂšs 1947, les États-Unis avaient proposĂ© l'« internationalisation Â» du territoire, proposition rejetĂ©e par de nombreux États qui y voyaient un moyen de dĂ©fense des intĂ©rĂȘts amĂ©ricains et qui, suite au coup de Prague et au blocus de Berlin, rendait impossible l'adhĂ©sion soviĂ©tique au projet[133].

À quai au port de Portsmouth, le HMS Endurance est le patrouilleur de la Royal Navy en Antarctique.

En 1983, les signataires du traitĂ© sur l'Antarctique entament des nĂ©gociations afin de rĂ©glementer l'exploitation miniĂšre du continent[134], celle-ci comme d'autres points (tourisme, pĂȘche et chasse, navigation des sous-marins, protection de l'environnement) n'ayant pas Ă©tĂ© anticipĂ©e en 1959[135]. Cependant, une premiĂšre tentative en ce sens portĂ©e par la Nouvelle-ZĂ©lande sous le nom de « convention de Wellington Â» n'avait pas abouti[136]. Une campagne de pression publique ayant pour but d'empĂȘcher toute exploitation des minĂ©raux en Antarctique est alors menĂ©e dans les annĂ©es 1980 par une coalition d'organisations internationales[137] et notamment par Greenpeace[138] qui Ă©tablit sa propre base, la World Park Base, dans la rĂ©gion de la mer de Ross[139] et mĂšne des expĂ©ditions annuelles afin de mesurer l'impact de l'Homme sur l'environnement[140]. En 1988, la Convention pour la rĂ©glementation des activitĂ©s sur les ressources minĂ©rales antarctiques est adoptĂ©e[141]. Cependant, quelques annĂ©es aprĂšs, l'Australie et la France refusent de signer le traitĂ©, le faisant tomber en dĂ©suĂ©tude. Ces derniers proposent Ă  la place qu'une rĂ©glementation complĂšte de protection sur l'environnement de l'Antarctique soit nĂ©gociĂ©e[142]. Soutenu par d'autres pays, le Protocole au traitĂ© sur l'Antarctique relatif Ă  la protection de l'environnement en Antarctique, ou protocole de Madrid, est alors nĂ©gociĂ© et entre en vigueur le 14 janvier 1998[143] : il interdit toute exploitation miniĂšre en Antarctique, dĂ©signant le continent comme une « rĂ©serve naturelle consacrĂ©e Ă  la paix et Ă  la science Â».

Le traitĂ© sur l'Antarctique empĂȘche toute activitĂ© militaire sur ce continent, y compris la construction de bases militaires et de fortifications, les manƓuvres militaires et les essais d'armements. Le personnel ou l'Ă©quipement militaire n'est permis que pour la recherche scientifique ou pour d'autres fins pacifiques[144], sachant que la coopĂ©ration scientifique fut un instrument pour Ă©viter une militarisation du continent[128]. La seule action militaire effectuĂ©e sur le continent est l'OperaciĂłn 90 lancĂ©e par l'armĂ©e argentine en 1965[145]. L'Antarctique est la seule zone dĂ©militarisĂ©e acceptĂ©e par les États-Unis[131].

L'armée américaine remet la décoration Antarctica Service Medal aux militaires ou aux civils qui accomplissent le devoir de recherche en Antarctique. Cette médaille est enrichie d'une distinction supplémentaire pour ceux qui passent l'hiver sur le continent[146].

Revendications de souveraineté territoriale

Sept États ont des prĂ©tentions territoriales en Antarctique. Seul le secteur de la Terre Marie Byrd n'a pas Ă©tĂ© revendiquĂ© :

Pays Territoires Limites Date Superficie
Flag of Argentina.svg Argentine Flag of Tierra del Fuego province in Argentina.svg Antarctique argentine 25°W Ă  74°W 1943 965 597 km2
Flag of Australia.svg Australie Flag of Australia.svg Territoire antarctique australien 160°E Ă  142°2â€ČW et 136°11â€ČW Ă  44°38â€ČE 1933 6 119 818 km2
Flag of Chile.svg Chili Flag of Magallanes, Chile.svg Territoire chilien de l'Antarctique 53°W Ă  90°W 1940 1 250 000 km2
Flag of France.svg France Flag of the French Southern and Antarctic Lands.svg Terre AdĂ©lie 142°2â€ČE Ă  136°11â€ČE 1924 432 000 km2
Flag of New Zealand.svg Nouvelle-ZĂ©lande Flag of New Zealand.svg DĂ©pendance de Ross 150°W Ă  160°E 1923 450 000 km2
Flag of Norway.svg NorvĂšge Flag of Norway.svg Terre de la Reine-Maud 44°38â€ČE Ă  20°W 1939 2 000 000 km2
Flag of Norway.svg Île Pierre Ier 68°50â€ČS 90°35â€ČW / -68.833, -90.583 1929
Flag of the United Kingdom.svg Royaume-Uni Flag of the British Antarctic Territory.svg Territoire antarctique britannique 20°W Ă  80°W 1908 1 950 000 km2
Non revendiquĂ© Flag of Antarctica.svg Terre Marie Byrd 90°W Ă  150°W - 3 426 317 km2

Les territoires revendiqués par l'Argentine, le Royaume-Uni et le Chili se chevauchent et ont causé des tensions diplomatiques, voire des escarmouches[147]. Les régions qui sont revendiquées par l'Australie et la Nouvelle-Zélande étaient des territoires de l'Empire britannique avant que ces deux pays n'obtiennent leur indépendance[148]. L'Australie revendique la plus grande superficie. L'Australie et la Nouvelle-Zélande reconnaissent toutes les deux les revendications britanniques, et vice-versa.

Ces revendications territoriales peuvent s'interprĂ©ter sous forme de graphiques :

Antarctica, Argentina territorial claim.svg Antarctica, Australia territorial claim.svg Antarctica, Chile territorial claim.svg Antarctica, France territorial claim.svg Antarctica, New Zealand territorial claim.svg Antarctica, Norway territorial claim.svg Antarctica, United Kingdom territorial claim.svg
Flag of Tierra del Fuego province in Argentina.svg Argentine Flag of Australia.svg Australie Flag of Magallanes, Chile.svg Chili Flag of the French Southern and Antarctic Lands.svg France Flag of New Zealand.svg Nouvelle-ZĂ©lande Flag of Norway.svg NorvĂšge Flag of the British Antarctic Territory.svg Royaume-Uni

Pays intéressés à une éventuelle division territoriale

Ce groupe de pays, signataire du traité sur l'Antarctique, s'intéresse au territoire antarctique mais n'est pas autorisé à faire valoir ses revendications tant que les dispositions du traité sont en vigueur[149],[150].

  • Flag of Brazil.svg Le BrĂ©sil a dĂ©signĂ© une « zone d'intĂ©rĂȘt Â» qui n'est pas une revendication actuelle.
  • Flag of Peru.svg Le PĂ©rou s'est formellement rĂ©servĂ© le droit de faire une revendication sur le territoire[149],[150].
  • Flag of Russia.svg La Russie s'est rĂ©servĂ©e le droit de revendiquer les « territoires dĂ©couverts par les Russes Â» qui pourraient correspondre Ă  l'ensemble du continent.
  • Flag of South Africa.svg L'Afrique du Sud s'est formellement rĂ©servĂ© le droit de faire une revendication sur le territoire[149],[150].
  • Flag of Spain.svg L'Espagne s'est formellement rĂ©servĂ© le droit de faire une revendication sur le territoire.
  • Flag of the United States.svg Les États-Unis se sont formellement rĂ©servĂ©s le droit de faire une revendication sur le territoire.

Voir aussi

Articles connexes

Voir la catĂ©gorie : Antarctique.

Liens externes

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Bibliographie

Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article : Ouvrage utilisĂ© comme source pour la rĂ©daction de cet article

« D’oĂč vient cette Ă©trange attirance de ces rĂ©gions polaires, si puissante, si tenace, qu’aprĂšs en ĂȘtre revenu on oublie les fatigues morales et physiques pour ne songer qu’à retourner vers elles ? D’oĂč vient le charme inouĂŻ de ces contrĂ©es pourtant dĂ©sertes et terrifiantes ? Est-ce le plaisir de l’inconnu, la griserie de la lutte et de l’effort pour y parvenir et y vivre, l’orgueil de tenter et de faire ce que d’autres ne font pas, la douceur d’ĂȘtre loin des petitesses et des mesquineries ? Un peu de tout cela, mais autre chose aussi. J’ai pensĂ© pendant longtemps que j’éprouverais plus vivement, dans cette dĂ©solation et cette mort, la voluptĂ© de ma propre vie. Mais je sens aujourd’hui que ces rĂ©gions nous frappent, en quelque sorte, d’une religieuse empreinte. (...) L’homme qui a pu pĂ©nĂ©trer dans ce lieu sent son Ăąme qui s’élĂšve. Â»

— Jean-Baptiste Charcot, Le Français au PĂŽle Sud, E. Flammarion, 1906, 486 pages.

ƒuvres de fiction

Philatélie antarctique.
Searchtool.svg Voir la galerie de timbres : Polar stamps

ƒuvres littĂ©raires

Voir la catĂ©gorie : ƒuvre littĂ©raire liĂ©e Ă  l'Antarctique.

Romans

Nouvelles

  • Les Montagnes hallucinĂ©es (1931), une nouvelle de H. P. Lovecraft dans laquelle une expĂ©dition scientifique dĂ©couvre une citĂ© perdue au milieu de l'Antarctique.
  • Les Montagnes hallucinogĂšnes (1940), une nouvelle de Arthur C. Clarke parodiant celle de H. P. Lovecraft.
  • Shiver, une nouvelle de Nikki Gemmell (1997) qui raconte le changement profond apportĂ© dans la vie d'une journaliste australienne par un sĂ©jour en Antarctique pour couvrir une expĂ©dition scientifique.

Bandes-dessinées

ƒuvres audiovisuelles

Cinématographie

Voir la catĂ©gorie : ƒuvre cinĂ©matographique liĂ©e Ă  l'Antarctique.
  • The Thing, film de John Carpenter (1982) oĂč une expĂ©dition scientifique isolĂ©e est attaquĂ©e par une crĂ©ature protĂ©iforme d'origine extraterrestre.
  • Alien vs. Predator, film de Paul W. S. Anderson (2003). Charles Bishop Weyland, un riche industriel, monte une expĂ©dition scientifique Ă  destination de l'Antarctique, dont le but est d'explorer une pyramide se situant Ă  environ 500 mĂštres sous la glace.
  • Whiteout, film de Dominic Sena (2009) qui retrace l'enquĂȘte d'un marshall amĂ©ricain devant rĂ©soudre ce qui semble ĂȘtre le premier homicide commis en Antarctique, alors qu'un phĂ©nomĂšne de « blanc dehors Â» se prĂ©pare.

Séries télévisées

  • Stargate Atlantis, sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e amĂ©ricano-canadienne dĂ©rivĂ©e de Stargate SG-1 se dĂ©roulant de 2004 Ă  2009. Le premier Ă©pisode de la sĂ©rie se dĂ©roule en partie dans la base de l'Antarctique dĂ©couverte dans la sĂ©rie Stargate SG-1.

ƒuvres artistiques

Une Ɠuvre de Gerhard Riessbeck.

Les Ɠuvres artistiques sont difficilement rĂ©alisables in situ et in vivo sur le sol antarctique compte tenu des conditions climatiques extrĂȘmes et de l'Ă©loignement du continent des terres habitĂ©es. Toutefois grĂące Ă  des actions en faveur de l'art, certains artistes ont pu bĂ©nĂ©ficier de la logistique et des infrastructures destinĂ©s aux scientifiques travaillant en Antarctique. C'est ainsi que les plasticiens français Catherine Rannou et Laurent Duthion choisis par l'institut polaire Paul-Émile-Victor (IPEV) lors de la quatriĂšme annĂ©e polaire de mars 2007 Ă  mars 2008, purent dĂ©velopper leur art Ă  la base Dumont Durville[151]. Werner Herzog ou bien Kim Stanley Robinson ont Ă©tĂ© soutenus par un programme d'aide aux artistes et Ă©crivains, l'Antarctic Artists and Writers Program[152]. L'artiste-peintre allemand Gerhard Riessbeck a rĂ©alisĂ© des Ɠuvres alors qu'il se trouvait sur le brise-glace Polarstern en 2000 et en 2005 lors d'expĂ©ditions en Antarctique[153]. Dans le cadre des commĂ©morations du bicentenaire de l'indĂ©pendance de l'Argentine (1810-2010), la troupe de marionnettistes argentins « La Faranda Â» se produit pour la premiĂšre fois en Antarctique dans la base Marambio[154].

Notes et références

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