Marie (mère de Jésus)

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Marie (mère de Jésus)
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Giotto, Vierge à l'enfant (v. 1320)

Marie, en grec őúőĪŌĀőĻőĪőľ, Mariam, en aram√©en Maryam, en h√©breu Myriam ◊ě◊®◊ô◊Ě, fille juive de Jud√©e, est la m√®re de J√©sus de Nazareth. Les √Čglises catholique et orthodoxe accordent une place sp√©ciale √† Marie, qu'elles appellent Sainte Vierge, Notre Dame (plus souvent chez les catholiques) ou M√®re de Dieu (plus souvent chez les orthodoxes), et qui est l'objet d'une d√©votion particuli√®re.

De nombreuses interprétations sur l'étymologie de ce nom ont été données, mais à ce jour aucune ne s'est imposée. La racine égyptienne m.r.y (= aimer) semble pourtant crédible.

Une autre tr√®s courante √©galement est : ¬ę noble, √©lev√©e ¬Ľ. En revanche, il convient de tenir pour purement po√©tique l'explication par l'h√©breu mar yam (¬ę goutte de la mer ¬Ľ), latinis√© en stilla maris, lui-m√™me devenu Stella maris (¬ę √Čtoile de la mer ¬Ľ). Il appara√ģt quelquefois l'explication par la racine h√©bra√Įque marah, ¬ę am√®re ¬Ľ, ¬ę rebelle ¬Ľ ou ¬ę chagrine ¬Ľ. On a aussi vu un lien avec le mot ra'ah, ¬ę voir ¬Ľ, d'o√Ļ ¬ę proph√©tesse ¬Ľ, ou 'wr, ¬ę √©veiller ¬Ľ, ou encore avec mara, ¬ę ma√ģtresse ¬Ľ.

Sommaire

Marie dans le Nouveau Testament

Les √Čvangiles de Matthieu et Luc rapportent l‚ÄôAnnonciation, c‚Äôest-√†-dire l‚Äôannonce par l‚Äôange Gabriel √† Marie puis √† Joseph √† qui elle √©tait fianc√©e, de la conception virginale de J√©sus, le r√©cit de Luc donnant plus de place √† Marie, alors que c‚Äôest l‚Äôinverse dans celui de Matthieu[1].

Les textes √©voquent ensuite la Pr√©sentation au Temple pour accomplir le rite de rachat du premier-n√©. Sym√©on proph√©tise qu'elle conna√ģtra la douleur (Lc 2, 21-35). Plus tard se produira l‚Äô√©pisode de la disparition de J√©sus √† l‚Äô√Ęge de douze ans (Lc 2, 41-51), lors de la mont√©e annuelle au Temple de J√©rusalem : alors que ses parents repartaient pour Nazareth, l'enfant √©tait rest√© dans le Temple pour discuter avec les docteurs de la loi.

Marie appara√ģtra √† nouveau quand J√©sus assistera aux Noces de Cana (Jn 2, 1-11), puis une fois o√Ļ elle √©tait √† sa recherche alors qu‚Äôil enseignait (Mc 3, 31-35), enfin au moment de la crucifixion. Son fils la confiera avant de mourir √† son disciple pr√©f√©r√© Jean.

¬ę J√©sus, voyant sa m√®re, et aupr√®s d‚Äôelle le disciple qu‚Äôil aimait, dit √† sa m√®re : Femme, voil√† ton fils. Puis il dit au disciple : Voil√† ta m√®re. Et, d√®s ce moment, le disciple la prit chez lui. ¬Ľ

‚ÄĒ Jn 19, 25-26

Elle se trouvera parmi les disciples lors de la Pentec√īte (Ac 1, 14).

Les traditions post√©rieures au Nouveau Testament concernent la suite de sa vie ainsi que sa mort √† √Čph√®se.

La question de la virginité perpétuelle de Marie

Fra Angelico, L'Annonciation (1433-1434).
Article d√©taill√© : Virginit√© perp√©tuelle de Marie.

La Conception virginale (le fait que J√©sus Christ ait √©t√© con√ßu et soit n√© alors que Marie √©tait vierge) est accept√©e par tous les chr√©tiens puisqu'elle est rapport√©e par les √Čvangiles ; il n'en est pas de m√™me de la Virginit√© perp√©tuelle de Marie (le fait que Marie soit rest√©e vierge toute sa vie) qui est accept√©e par les th√©ologies catholique et orthodoxe mais refus√©e par les th√©ologies protestantes. Cette croyance est ancienne, comme l‚Äôatteste le Prot√©vangile de Jacques, un texte non canonique du IIe si√®cle o√Ļ il est indiqu√© que Marie, fille d'Anne et de Joachim, aurait √©t√© ¬ę consacr√©e au Seigneur ¬Ľ (c'est-√†-dire resterait vierge) par un vŇďu de sa m√®re, puis aurait √©t√© confi√©e √† Joseph avant la conception de J√©sus[2] et il √©pousa Marie la m√®re de J√©sus Christ. Les protestants refusent cette croyance en la virginit√© perp√©tuelle de Marie en se fondant sur les passages du Nouveau Testament mentionnant des fr√®res et des sŇďurs de J√©sus. Quatre sont mentionn√©s en Mt 13, 55 et Mc 6, 3 :

¬ę N'est-ce pas le fils du charpentier ? n'est-ce pas Marie qui est sa m√®re ? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses fr√®res ? ¬Ľ (Mt 13, 55). ¬ę N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le fr√®re de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? et ses sŇďurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et il √©tait pour eux une occasion de chute. ¬Ľ (Mc 6,3)

Dans l'√Čvangile de Matthieu, le chapitre 12 mentionne que la m√®re de J√©sus et ses fr√®res se trouvent dehors. Ils d√©sirent voir J√©sus qui se trouve √† l'int√©rieur d'une maison. "Quelqu'un lui dit : Voici, ta m√®re et tes fr√®res sont dehors, et ils cherchent √† te parler." (Mat 12:47)

Il s‚Äôagirait, selon la tradition orthodoxe, suivant en cela le Prot√©vangile de Jacques, de demi-fr√®res, fils d'un premier mariage de Joseph qui √©tant veuf aurait √©pous√© Marie en tant que vierge consacr√©e au Seigneur ou, selon la tradition catholique et orthodoxe, de cousins, le mot ¬ę fr√®res ¬Ľ √©tant pris dans ce cas au sens large, ¬ę Les langues s√©mitiques ne poss√®dent pas de terme pour rendre le mot ¬ę cousin ¬Ľ et le mot fr√®re et cousin est le m√™me dans les langues slaves (brat[3]) ; dans les soci√©t√©s anciennes, o√Ļ tous vivaient ensemble, les cousins √©taient assimil√©s √† des fr√®res. ¬Ľ[1] et les r√©dacteurs du Nouveau Testament se seraient conform√©s √† la mani√®re de parler orientale. Deux d'entre eux sont, en effet, signal√©s comme fils d'une ¬ę Marie, m√®re de Jacques le mineur et de Joses ¬Ľ en Mt 27,56 et Mc 15, 40, identifi√©e √† Marie, femme de Clopas d'apr√®s Jn 19, 25, le troisi√®me Jude se dit fr√®re de Jacques et non de J√©sus (Ju 1), et le quatri√®me Simon est clairement d√©sign√© comme un cousin germain, fils de Clopas le fr√®re de Joseph, dans l'Histoire eccl√©siastique d'Eus√®be de C√©sar√©e.

Sur cette question des frères de Jésus, voir l’article détaillé Proches de Jésus

La Bible donne la r√©ponse dans Luc. Lorsque l'ange lui annonce la conception prochaine de J√©sus, la Vierge Marie r√©pond : ¬ę Comment cela peut-il se faire puisque je ne connais point d'homme ? ¬Ľ, r√©ponse √©tonnante car elle est fianc√©e, et prochainement mari√©e officiellement, √† Joseph. Si Marie imaginait vivre une relation sexuelle avec Joseph apr√®s le mariage, elle n'aurait pas trouv√© surprenante l'annonce de l'ange (elle sera enceinte). ce ¬ę je ne connais point d'homme ¬Ľ est une traduction all√©g√©e du grec qui signifie ¬ę je n'ai pas eu de relation avec un homme ¬Ľ.

Thomas d'Aquin, l'auteur de r√©f√©rence de l'Eglise catholique, analyse ce sujet de fa√ßon tr√®s m√©thodique dans sa Somme Th√©ologique, IIIa pars, Q. 28, art. 2 √† 4 : art. 2 : virginit√© pendant l'enfantement, art. 3 : virginit√© apr√®s l'enfantement, art. 4 : La question du vŇďu de virginit√© (qui est une question diff√©rente et ind√©pendante de la pr√©c√©dente). Il conclut √† la virginit√© perp√©tuelle et au vŇďu de virginit√©.

Saint Augustin cite les √©critures √† propos de cette question de la virginit√© perp√©tuelle de Marie: "Il me ramena vers la porte ext√©rieure du sanctuaire, du c√īt√© de l'orient. Mais elle √©tait ferm√©e. 2 Et Yahv√© me dit: Cette porte sera ferm√©e, elle ne s'ouvrira point, et personne n'y passera; car Yahv√©, le Dieu d'Isra√ęl est entr√© par l√†. Elle restera ferm√©e". (Ez√©chiel (LSG) 44,1 et 2)

Autre verset biblique sur ce thème:

"Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira": (Apocalypse (LSG) 3,7)

Perspectives religieuses

Catholicisme et orthodoxie

Ma√ģtre de Moulins, Nativit√© (v. 1490)
Article d√©taill√© : Mariologie.

Les √Čglises catholique et orthodoxe accordent une place sp√©ciale √† la Vierge Marie, qui est l'objet d'un culte particulier, le culte d'hyperdulie qui est le culte rendu √† la Vierge Marie, sup√©rieur au simple culte rendu aux saints et aux anges (dulie). Ce terme est √† distinguer de celui d'adoration (ou latrie) qui ne convient que pour Dieu.

Une grande partie de la spiritualit√© mariale (l'adjectif n'est utilis√© que par les catholiques) a √©t√© d√©velopp√©e post√©rieurement √† l'√©poque de la r√©daction des √Čvangiles, mais elle se fonde sur le texte de Luc 1, 26 et suivants qui rapporte l'Annonciation, la Visitation et le Magnificat.

¬ę Car voici, d√©sormais toutes les g√©n√©rations me diront bienheureuse, parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses ¬Ľ (Lc 1, 48).

Le concile d'√Čph√®se (431) et les suivants reconnaissent Marie comme Th√©otokos, celle qui a mis Dieu au monde, la ¬ę M√®re de Dieu ¬Ľ.

La virginité perpétuelle de Marie fait partie du dogme catholique et orthodoxe.

L'immacul√©e conception de Marie est un point de foi dont la d√©votion est apparue surtout aux Xe et XIe si√®cles, et qui a ensuite √©t√© mis en avant par les franciscains, surtout apr√®s le XIIIe si√®cle. Son dogme a √©t√© finalement pr√©cis√© par l'√Čglise catholique romaine le 8 d√©cembre 1854 par Pie IX dans sa bulle Ineffabilis Deus. Ce dogme signifie que Marie, m√®re de J√©sus-Christ, fut con√ßue exempte du p√©ch√© originel, autrement dit que ses parents, Joachim et Anne, l'auraient con√ßue sans transmission du p√©ch√© originel. Ce dogme n'est pas accept√© par l'√Čglise Orthodoxe pour qui Marie est "fille de la race d'Adam" et a √©t√© enfant√©e dans le p√©ch√© originel comme tout homme et femme. Seulement, par sa puret√© int√©rieure et son "Fiat" √† l'ange Gabriel, elle a permis au Verbe de Dieu de s'incarner en elle. Pour les orthodoxes, c'est la conception du Christ en Marie par l'Esprit Saint qui est immacul√©e, et si Marie est effectivement "immacul√©e", elle l'est par son adh√©sion √† la volont√© de Dieu, par sa puret√© int√©rieure et par le fait qu'elle ne se soit jamais situ√©e en dehors de la volont√© de Dieu, qu'elle n'ait jamais p√©ch√©. Marie est n√©anmoins, comme chez les catholiques, le mod√®le de l'humanit√© √† suivre et la m√®re de tous : alors que le p√©ch√© originel a pour cons√©quence la mort et la tendance au p√©ch√©, Marie resta toute sa vie pour les orthodoxes, comme chez les catholiques, sans jamais p√©cher, de sa naissance √† son endormissement dans la mort. Les orthodoxes parlent de dormition et non de mort, pour la M√®re de Dieu.

L'Assomption est un dogme catholique selon lequel, au terme de sa vie terrestre, Marie a √©t√© ¬ę enlev√©e corps et √Ęme ¬Ľ au ciel. Le 1er novembre 1950, ce point de foi ancien est d√©fini sous forme de dogme par la constitution apostolique Munificentissimus Deus du pape Pie XII. Les catholiques f√™tent l'Assomption le 15 ao√Ľt. La f√™te de la Dormition du 15 ao√Ľt c√©l√®bre, comme chez les catholiques, la mort, l‚Äôensevelissement de la M√®re de Dieu puis sa r√©surrection et son ascension. Les orthodoxes emploient le terme de Dormition depuis le Ve si√®cle. Ce terme refl√®te la croyance selon laquelle la Vierge est morte sans souffrir, dans un √©tat de paix spirituelle. Les orthodoxes critiquent le nom d'Assomption qui entretient l'ambigu√Įt√© en laissant croire que la Vierge a √©t√© enlev√©e au ciel de son vivant.

D'une manière générale, pour les orthodoxes, la vénération à Marie s'inscrit donc dans un mystère ineffable, tout comme l'incarnation, à qui il se trouve lié. C'est sans doute ce qui distingue l'attitude orthodoxe d'une approche plus rationnelle de l'Occident qui a ressenti le besoin de formuler des dogmes plus précis. Le mystère de Marie est évidemment inséparable pour les catholiques, comme les orthodoxes et les protestants, de celui de l'incarnation.

Marie est pri√©e par les chr√©tiens catholiques et orthodoxes, qui invoquent son intercession et qui la c√©l√®brent en particulier le 1er janvier (Sainte Marie M√®re de Dieu - seulement les catholiques), le 15 ao√Ľt (Dormition et Assomption), le 25 mars (Annonciation), le 8 septembre (Nativit√© de la Vierge Marie) et le 8 d√©cembre (Immacul√©e Conception de la Vierge Marie - seulement les catholiques).

Iconographie

Représentation du couronnement de Marie

La Vierge √† l'Enfant est un des th√®mes les plus fr√©quemment repr√©sent√©s dans la peinture chr√©tienne, aussi bien dans les ic√īnes orientales que dans les Ňďuvres occidentales. Il est relativement rare que Marie soit repr√©sent√©e seule, jusqu'√† une √©poque r√©cente. Sur les ic√īnes, les trois √©toiles figurant sur le front et les √©paules de Marie indiquent sa virginit√© perp√©tuelle (avant, pendant et apr√®s l'enfantement).

L'Annonciation est également un sujet prisé des artistes. On y voit Marie, surprise dans sa prière, par la visite de l'archange Gabriel plein de déférence. Au-dessus se trouve la colombe du Saint-Esprit.

La pietà est la représentation de Marie portant Jésus détaché de la Croix et le pleurant. La plus célèbre des pietà est celle de Michel-Ange, vénérée dans la basilique Saint-Pierre de Rome.

L'Assomption de Marie et le Couronnement céleste de Marie par le Christ sont fréquemment représentés dans les églises. Une autre image fréquente est celle de la Femme de l'Apocalypse, couronnée de douze étoiles, debout sur la lune écrasant le serpent. Le symbole marial des douze étoiles sur fond bleu, couleur du ciel, serait à l'origine du drapeau européen, suggéré par Paul M.G. Lévy, dessiné par le catholique Arsène Heitz et adopté le 8 décembre 1955, jour de la fête de l'Immaculée Conception. Il n'y a sur ce point aucune formulation explicite[4], mais on dispose d'un témoignage de Paul M.G. Lévy sur sa décision[5].

Protestantisme

Luther a insist√© sur l'humilit√© de Marie et son accueil de la gr√Ęce. Calvin a affirm√© qu'elle avait besoin du pardon, et refus√©, √† la diff√©rence de Luther, de c√©l√©brer les f√™tes mariales. Il resta prudent sur le terme ¬ę M√®re de Dieu ¬Ľ, qui avait cependant l'int√©r√™t de rappeler √† la fois l'humanit√© et la divinit√© de Christ.

Le protestantisme est resté longtemps muet à propos de Marie. C'est à partir du dogme de l'Immaculée Conception en 1854 puis de celui de l'Assomption en 1950 que se creuse à nouveau l'écart avec le catholicisme. Le protestantisme dénonce le culte rendu aux saints et en particulier le culte marial.

Pour la plupart des protestants, Marie √©tait vierge avant la naissance de J√©sus, mais a eu d'autres enfants, les fr√®res et sŇďurs de J√©sus cit√©s dans les √Čvangiles en Mc 6, 3.

Islam

Article d√©taill√© : Maryam.

Maryam, ¬ę Marie ¬Ľ, en arabe ŔÖōĪŔäŔÖ, est cit√©e dans le Coran, plus d'ailleurs que dans la Bible, et la Sourate 19 porte son nom. Elle est la m√®re de '√és√Ę, ¬ę J√©sus ¬Ľ, (arabe ōĻŔźŔäō≥ŔČ), lui-m√™me tr√®s souvent appel√© fils de Marie[6]. Les faits qui sont rapport√©s d'elle diff√®rent sensiblement de ceux qu'on trouve dans les √Čvangiles.

Le Coran parle des femmes (Hawa/Eve, Bilkis/reine de Saba, Hagar, etc...) et pour cette Mariam, il met en avant son élection au-dessus de toutes les femmes du monde et lui attribue la pureté virginale. Cette Mariam est la fille d'un certain 'Îmran[7].

Dans la sourate 3, La famille d'Imran, il est fait mention d'elle. Elle est la fille d''Îmran, dont la garde est confiée à Zacharie.


   '√émran Joachim ‚Ēź   ‚Ēú  √és√Ę - J√©sus;
    ‚Ēú  Maryam - Marie  ‚Ēė
‚ĒĆ  (Hannah) Anne ¬į  ‚Ēė
‚Ē§
‚ĒĒ  √Člisabeth ¬į  ‚Ēź
    ‚Ēú  Yahy√Ę - Jean le Baptiste 
   Zacharie  ‚Ēė
 ¬į Personnage non cit√© par son nom dans le Coran

Le Coran indique que la grossesse de Marie s'est faite de mani√®re miraculeuse, sans intervention d'un g√©niteur. L'islam mentionne plus d'une fois l'√©pisode de l'Annonciation. Pour l'Islam, Marie est une sainte, b√©nie par Dieu et particuli√®rement pieuse. Les sourates 3.35 √† 3.47 relatent la naissance de Marie, puis celle de J√©sus. Aucun culte ne lui est particuli√®rement rendu parce que J√©sus n'est pas per√ßu comme le Fils de Dieu, ni comme r√©dempteur chez les musulmans. Il est per√ßu en Islam comme un proph√®te parmi d'autres et un messager, √† la diff√©rence du christianisme qui le per√ßoit comme pleinement homme et pleinement Dieu. L'id√©e que Marie puisse √™tre ¬ę m√®re de Dieu ¬Ľ (suivant le concile d'Eph√®se) et qu'elle s'inscrive dans une th√©ologie du salut est impensable pour l'Islam.

Bibliographie

  • Raymond Leopold Bruckberger, o.p., Marie, m√®re de J√©sus-Christ, Albin Michel, 1991
  • Daniel-Ange, o.s.b., Touche pas √† ma M√®re !, √©ditions Le Sarment, 2005, ISBN 978-2-86679-408-8
  • Michel Dousse, Marie la Musulmane, Albin Michel, 2005
  • R√©ginald Garrigou-Lagrange, o.p., La M√®re du Sauveur et notre vie int√©rieure, √©ditions de L'Abeille, Lyon, 1941
  • Jean Guitton, La Vierge Marie, Aubier, 1949
  • Jean-Paul II, Le Rosaire de la Vierge Marie, √©ditions Salvator, 2002
  • Marie-Joseph Le Guillou, Marie, Parole et Silence
  • Vladimir Lossky, La Th√©ologie Mystique de l'Eglise d'Orient
  • Bertrand de Margerie, s.j., Le CŇďur de Marie, cŇďur de l'√Čglise : Essai de synth√®se th√©ologique, T√©qui, 2000
  • Cardinal Carlo Maria Martini, s.j., Marie souffre encore, √©ditions Saint-Paul, 1998
  • Expos√© de l'archipr√™tre Elie M√©lia, recteur de la paroisse g√©orgienne Sainte Nina √† Paris donn√© au Centre de Villem√©trie dans le cadre des rencontres du Groupe d'Echanges et de Travaux Oecum√©niques [1]
  • Simon Claude Mimouni, Dormition et assomption de Marie : Histoire des traditions anciennes, Beauchesne, 1997
  • Hendro Munsterman, Marie cor√©demptrice?, √©ditions du Cerf, 2006
  • Karl Rahner, Marie M√®re du Seigneur, √Čditions de l‚ÄôOrante, 1964.
  • Joseph Ratzinger, Hans Urs Von Balthasar, Marie, premi√®re √Čglise, M√©diaspaul, 1998
  • Edward Schillebeeckx, o.p., Marie, m√®re de la R√©demption, Cerf, 1963
  • Max Thurian, Marie, m√®re du Seigneur, figure de l'√Čglise, Presses de Taiz√©, 1970
Chartres Grande Verrière

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a et b

    ¬ę Au sixi√®me mois, l'ange Gabriel fut envoy√© par Dieu dans une ville de Galil√©e, appel√©e Nazareth aupr√®s d'une vierge fianc√©e √† un homme de la maison de David, nomm√© Joseph. Le nom de la vierge √©tait Marie. L'ange entra chez elle, et dit : ¬ę Je te salue, toi √† qui une gr√Ęce a √©t√© faite ; le Seigneur est avec toi. ¬Ľ Troubl√©e par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouv√© gr√Ęce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de J√©sus‚Ķ Marie dit √† l'ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? L'ange lui r√©pondit : Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Tr√®s Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui na√ģtra de toi sera appel√© Fi«Äls de Dieu. ¬Ľ

    ‚ÄĒ Lc 1, 21- 35

    ¬ę Voici de quelle mani√®re arriva la naissance de J√©sus-Christ. Marie, sa m√®re, ayant √©t√© fianc√©e √† Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu‚Äôils eussent habit√© ensemble. Joseph, son √©poux, qui √©tait un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secr√®tement avec elle.

    La Vierge couronnée de Lourdes

    Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l‚Äôenfant qu‚Äôelle a con√ßu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de J√©sus ; c‚Äôest lui qui sauvera son peuple de ses p√©ch√©s. Tout cela arriva afin que s‚Äôaccompl√ģt ce que le Seigneur avait annonc√© par le proph√®te : "Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d‚ÄôEmmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous". ¬Ľ

    ‚ÄĒ Mt 1, 18- 23

    Le proph√®te dont il est question est √Čsa√Įe :

    ¬ę C‚Äôest pourquoi le Seigneur lui-m√™me vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d‚ÄôEmmanuel. ¬Ľ

    ‚ÄĒ √Čs 7, 14

    Dans la suite du r√©cit, Marie rend visite √† sa cousine √Člisabeth (c'est la Visitation) et exprime sa joie dans le Magnificat (Lc 1, 39-55). Elle donne naissance √† J√©sus √† Bethl√©em (Mt 2, 1-6 ; Lc 2, 4-7) o√Ļ son Fils re√ßoit la visite des bergers et des mages (Mt 2, 7-12 ; Lc 2, 15-21).
  2. ‚ÜĎ
    ¬ę Anne r√©pondit : ¬ę Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, gar√ßon ou fille, au Seigneur mon Dieu et il le servira tous les jours de sa vie. ¬Ľ ¬Ľ (Prot√©v. Jc 4,1). ¬ę Alors le pr√™tre : ¬ę Joseph, Joseph, dit-il, tu es l'√©lu : c'est toi qui prendras en garde la vierge du Seigneur. ¬Ľ. Mais Joseph protesta : ¬ę J'ai des fils, je suis un vieillard et elle est une toute jeune fille. Ne vais-je pas devenir la ris√©e des fils d'Isra√ęl ? ¬Ľ ¬Ľ (Prot√©v. Jc 9,1-2).
  3. ‚ÜĎ Les langues slaves pr√©cisent aussi en parlant de fr√®re du premier degr√©, fr√®re en fran√ßais moderne, ou fr√®re germain en fran√ßais vieilli, diff√©rent du fr√®re du deuxi√®me degr√© (√©quivalent pour les Fran√ßais √† cousin germain)
  4. ‚ÜĎ Qui se cache derri√®re le drapeau europ√©en ?
  5. ‚ÜĎ T√©moignage de Paul M.G. L√©vy sur la cr√©ation du drapeau europ√©en
  6. ‚ÜĎ "L'islam n'est pas voile, il est culte", de Mohamed Talbi, √Čd. cartaginoiseries, p.401
  7. ‚ÜĎ Selon les musulmans, elle n'est pas d√©sign√©e comme sŇďur d'Aaron et de Mo√Įse, car '√émran, p√®re de Marie est diff√©rent d'Imran, p√®re de Mo√Įse et d'Aaron, n'√©tant pas de la m√™me √©poque.

Voir aussi

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L'Adoration des Mages (v. 1380), Le Ma√ģtre des parements de Narbonne

Dogmes catholiques mariales

Cultes

Prières mariales

Articles connexes

Liens externes


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