Malte

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Malte
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Repubblika ta' Malta (mt)
Republic of Malta (en)
RĂ©publique de Malte (fr)
Drapeau de Malte Armoiries de Malte
(Drapeau de Malte) (Armoiries de Malte)
Devise nationale : aeal in Kura u ir consta (Maltais)
Par le courage et la constance
carte
Langue officielle Maltais et anglais
Capitale La Valette
35°54â€ČN 14°31â€ČE / 35.9, 14.517
Plus grande ville Birkirkara
Forme de l’État RĂ©publique
 - PrĂ©sident de la RĂ©publique
 -Premier ministre
George Abela
Lawrence Gonzi
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 204e
316 km2
NĂ©gligeable (Chadwick Lakes)
Population
 - Totale (2011)
 - DensitĂ©
Classé 165e
408 333[1] hab.
1247 hab./km2
Indépendance
 - Date
Du Royaume-Uni
21 septembre 1964
Gentilé Maltais, Maltaise
IDH (2007) en augmentation 0,902 (élevé) (38e)
Monnaie Euro[2] (EUR)
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national L-Innu Malti (Hymne maltais)
Code ISO 3166-1 MLT, MT
Domaine internet .mt
Indicatif
téléphonique
+356


Malte, en forme longue la RĂ©publique de Malte, en maltais Malta et Repubblika ta' Malta, en anglais Malta et Republic of Malta, est un État insulaire, membre de l’Union europĂ©enne depuis le 1er mai 2004[3]. C'est le plus petit État de l'Union europĂ©enne. Malte a intĂ©grĂ© la zone euro le 1er janvier 2008[4].

La RĂ©publique de Malte se compose de huit Ăźles, dont quatre sont habitĂ©es : Malte (Malta en maltais), Gozo (Għawdex), Comino (Kummura) et Manoel ; quatre autres sont inhabitĂ©es : Cominotto (Kemmunett), Filfla et les deux Ăźles de Saint-Paul (GĆŒzejjer ta’ San Pawl). L’archipel est situĂ© entre la mer MĂ©diterranĂ©e orientale et occidentale Ă  93 kilomĂštres de la Sicile et Ă  288 kilomĂštres Ă  l’est de la Tunisie[5], Ă  environ 340 kilomĂštres au nord de la Libye et 570 km Ă  l’ouest de la GrĂšce (ou plus prĂ©cisĂ©ment de la CĂ©phalonie). Sa localisation stratĂ©gique lui a valu les convoitises de nombreuses civilisations au cours des Ăąges.

Sommaire

Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire de Malte.

L'histoire de Malte est dÚs le Néolithique liée à celle de la Sicile jusqu'à l'arrivée des Chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean en 1530. Napoléon chasse les Chevaliers de Malte en 1798 avant que les Maltais fassent appel à l'Empire britannique en 1800 qui en fait une colonie jusqu'à l'indépendance en 1964.

Préhistoire (5400 à 725 av. J.-C.)

Article dĂ©taillĂ© : PrĂ©histoire de Malte.

Malte n'est peuplĂ©e que vers 5400-5200 av. J.-C. par des groupes nĂ©olithiques d'agriculteurs-Ă©leveurs-pĂȘcheurs venant de Sicile[6]. Ils mettent en place une civilisation prĂ©historique importante qui est Ă  l'origine des plus anciens monuments mĂ©galithiques, encore existants, de l'histoire de l'humanitĂ©[7].

Antiquité (725 av. J.-C. à 870)

Article dĂ©taillĂ© : AntiquitĂ© de Malte.

Par sa position au centre de la MĂ©diterranĂ©e l'archipel maltais est un relais Ă©vident, compte tenu de ses ports naturels. Les PhĂ©niciens, grands navigateurs, utilisent Malte Ă  partir du Xe siĂšcle av. J.‑C.. Ils installent une colonie dans les Ăźles de l'archipel vers 725 av. J.-C.[8]. Des Grecs s’installent Ă©galement du VIIe au Ve siĂšcle av. J.‑C. et partagent apparemment pacifiquement les Ăźles avec les PhĂ©niciens[9]. Avec le dĂ©clin de la PhĂ©nicie l’üle passe sous le contrĂŽle de Carthage en 480 av. J.-C. C'est une colonie prĂ©cieuse dans la lutte que les Carthaginois mĂšnent contre les Grecs et ensuite contre les Romains. À la faveur des guerres puniques, l’üle passe sous le contrĂŽle des Romains en 218 av. J.-C. jusqu'au dĂ©mantĂšlement de l'empire romain en 395[10]. Probablement vers 445, l'Ăźle de Malte subit l'occupation Vandales et vers 477 celle des Ostrogoths[11]. Elle passe ensuite sous le contrĂŽle de l'Empire romain d'Orient Ă©galement dĂ©nommĂ© Empire byzantin. La prĂ©sence byzantine demeure dans l'archipel jusqu'Ă  la conquĂȘte de Malte par les Arabes.

Moyen Âge (870 à 1530)

En 870 les Aghlabides s'emparent de l'archipel lors de la conquĂȘte de la Sicile. En 1090, les Normands, maĂźtres de la Sicile, menĂ©s par le comte Roger de Hauteville, s’emparent de Malte. En 1127, l’üle passe sous domination sicilienne. Pendant cette pĂ©riode, les Maltais se rechristianisent mais conservent leur langue proche de l’arabe tunisien, tout en empruntant massivement une partie de leur vocabulaire au sicilien et Ă  l’italien. L'archipel accueille des familles juives chassĂ©es d'Espagne en 1492.

Lorsque Charles Quint se rend une premiĂšre fois en Italie en 1529 pour se faire couronner empereur par le pape ClĂ©ment VII, ce dernier intercĂ©da en faveur de l’Ordre de Saint-Jean de JĂ©rusalem[12], un ordre hospitalier et militaire consacrĂ© en son temps Ă  la dĂ©fense du Royaume latin de JĂ©rusalem, pour que celui-ci retrouve une souverainetĂ© aprĂšs avoir Ă©tĂ© chassĂ© de Rhodes par les Ottomans. C’est Ă  Bologne le 24 mars 1530, que Charles Quint signe le diplĂŽme concĂ©dant Ă  l’ordre « en fief perpĂ©tuel, noble et franc, les villes, chĂąteaux et Ăźles de Tripoli, Malte et Gozo avec tous leurs territoires et juridictions Â» ensemble hĂ©ritĂ© des possessions de Naples et de Sicile[13],[14].

Chevaliers de Saint-Jean (1530 Ă  1798)

DĂ©laissant Mdina, ancienne capitale de l’üle, l’Ordre installe son couvent dans le port de Birgu oĂč le grand maĂźtre Philippe de Villiers de L'Isle-Adam fit Ă©difier plusieurs fortifications en vue de mettre l’üle en Ă©tat de dĂ©fense contre une Ă©ventuelle attaque des Ottomans.

Le Grand SiĂšge intervient le 19 mai 1565 quand Mustapha Pacha et l’amiral Piali Pacha font dĂ©barquer Ă  Marsaxlokk un premier contingent de leurs 40 000 soldats. Le grand maĂźtre Jean Parisot de La Valette ne peut opposer qu’environ 9 000 hommes dont 592 chevaliers. Le grand siĂšge de Malte se termine le 13 septembre, aprĂšs l’arrivĂ©e des renforts siciliens du vice-roi Don Garcia de TolĂšde, par la dĂ©faite des Ottomans qui perdent plus de 12 000 hommes dont le corsaire Dragut. Les pertes maltaises s’élĂšvent Ă  environ 9 000 personnes dont des femmes, des enfants et des vieillards qui n'avaient pu ĂȘtre Ă©vacuĂ©s en Sicile, et 313 chevaliers[15],[16]. La victoire est cĂ©lĂ©brĂ©e avec Ă©clat et reste une des plus grandes victoires de la chrĂ©tientĂ© sur l'empire ottoman[17].

En 1675 puis de nouveau en 1676, une Ă©pidĂ©mie de peste frappe l'Ăźle faisant 11 300 victimes sur une population estimĂ©e Ă  60 000 habitants.

Malte dans l'Empire britannique (1800 Ă  1964)

La domination de l'Ordre prend fin en 1798 avec la prise de l’üle par NapolĂ©on Bonaparte lors de son voyage vers l'Égypte[18]. En 1800, les Maltais appellent les Britanniques Ă  l’aide en raison du pillage systĂ©matique de l’üle par les troupes napolĂ©oniennes et plusieurs lois impopulaires promulguĂ©es par Bonaparte. En 1802, le traitĂ© d'Amiens ordonne le rĂ©tablissement de la souverainetĂ© sur l'Ăźle Ă  l'Ordre mais rencontre l'opposition du CongrĂšs national. Les Britanniques refusent alors de rendre l’archipel Ă  l’ordre de Malte et l’annexent officiellement Ă  l’Empire britannique en 1816 aprĂšs la signature du traitĂ© de Paris de 1814. Toutefois les Britanniques ne sont pas mieux acceptĂ©s que les Français : ils imposent unilatĂ©ralement leur langue et accaparent le pouvoir politique et Ă©conomique. Cette situation d’exploitation coloniale provoque en retour la montĂ©e de revendications nationalistes et les Britanniques doivent concĂ©der une nouvelle constitution augmentant le nombre d’élus maltais au Conseil lĂ©gislatif puis reconnaĂźtre (1934) la langue maltaise.

Seconde Guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale, Malte joue un rĂŽle important en raison de sa position stratĂ©gique qui gĂȘne considĂ©rablement le ravitaillement des armĂ©es de l’Axe en Afrique du Nord dans leur tentative de s’emparer du canal de Suez. Cela lui vaut la Croix du roi George pour sa rĂ©sistance hĂ©roĂŻque face au blocus et aux bombardements incessants (16 000 tonnes de bombes faisant 2 000 victimes), croix qui figure aujourd’hui sur le drapeau national. Pendant la guerre un certain nombre de jeunes maltais, gĂ©nĂ©ralement des Ă©tudiants en Italie avant la dĂ©claration de la guerre, qui se considĂ©raient proches de l'Italie, se battent dans l'armĂ©e italienne pour rattacher leurs Ăźles au Royaume ; l'un d'entre eux, Carmelo Borg Pisani, pro italien, nationaliste maltais et fasciste, aprĂšs avoir participĂ© Ă  la campagne de GrĂšce avec l'armĂ©e italienne, est envoyĂ© Ă  Malte pour espionner l'archipel. CapturĂ©, condamnĂ© par le Conseil de guerre, il est exĂ©cutĂ© par les Britanniques, pour conspiration le 28 novembre 1942[19].

Indépendance (depuis 1964)

L’indĂ©pendance du pays est reconnue le 21 septembre 1964, mais Malte conserve la reine Élisabeth II Ă  sa tĂȘte comme de nombreux pays du Commonwealth. Ce n’est que 10 ans plus tard, le 13 dĂ©cembre 1974, sous l’impulsion du Premier ministre Dom Mintoff que Malte proclame la rĂ©publique et Ă©lit un prĂ©sident Ă  sa tĂȘte. En 1984 se dĂ©roulent d'importantes manifestations contre des mesures de restriction de l'enseignement religieux et des biens du clergĂ©. Cette mĂȘme annĂ©e, le pays signe des accords avec la Libye et l'URSS.

L’adhĂ©sion de Malte Ă  l’Union europĂ©enne devient effective le 1er mai 2004, 11 ans aprĂšs le dĂ©but des premiĂšres nĂ©gociations. Malte fait partie de la zone euro depuis le 1er janvier 2008.

GĂ©ographie

Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de Malte.
Carte politique de Malte

Le territoire maltais est un archipel, situĂ© au centre de la mer MĂ©diterranĂ©e, Ă  la frontiĂšre entre la MĂ©diterranĂ©e occidentale et la MĂ©diterranĂ©e orientale et entre l’Afrique du Nord (cap Bon) et Ă  100 km du sud de l’Europe (Sicile).

Seules les quatre Ăźles principales sont habitĂ©es : Malte, Gozo (Għawdex), Comino (Kemmuna) et Manoel. Les Ăźlots de Cominotto et de Filfla restent sans rĂ©sidents permanents. L’üle de Malte mesure 27 km dans sa plus grande longueur et 14,5 km dans sa plus grande largeur. Son point culminant est le Ta'Dmejrek (253 m).

Le climat local est de type méditerranéen, avec des hivers doux et pluvieux et des étés chauds et secs. On y compte en moyenne 60 jours de pluie par an[20].

Le sud de Malte n’est pas le point le plus au sud de l’Union europĂ©enne (lequel se trouve dans les iles Canaries appartenant Ă  l'Espagne).

L’archipel maltais est situĂ© sur la plaque tectonique africaine.

Politique

Article dĂ©taillĂ© : Politique de Malte.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique est Ă©lu par le parlement maltais (Kamra tar-RappreĆŒentanti) et nomme comme premier ministre le chef du parti vainqueur des Ă©lections. Le prĂ©sident nomme Ă©galement, sur recommandation du premier ministre, les diffĂ©rents ministres du gouvernement choisis parmi les dĂ©putĂ©s Ă©lus.

Le parlement est composé de 69 députés élus selon un systÚme proportionnel. Les élections législatives ont lieu tous les 5 ans. la derniÚre a eu lieu en 2008.

Les 2 partis politiques sont le Parti Nationaliste qui compte 35 dĂ©putĂ©s et le Parti Travailliste qui compte 34 dĂ©putĂ©s. Celui qui est actuellement au pouvoir est le Parti Nationaliste : Lawrence Gonzi, leur leader, est premier ministre mais le prĂ©sident de la rĂ©publique, George Abela, est du Parti Travailliste.

Relations avec l’Union europĂ©enne

Divisions territoriales

Article dĂ©taillĂ© : Division territoriale de Malte.
Division administrative en konsilli lokali (conseils locaux ou localités)
La Valette.

Depuis 1993, Malte est subdivisĂ©e en 68 conseils locaux (konsilli lokali en maltais) Ă©galement appelĂ©s localitĂ©s, qui sont d’ailleurs l’entitĂ© administrative la plus petite : il en existe 54 sur Malte et 14 sur Gozo. Il n’y a pas d’entitĂ© intermĂ©diaire entre ces localitĂ©s et le gouvernement national.

Localités

LocalitĂ©s de l’üle de Malte
LocalitĂ©s de l’üle de Gozo

Économie

Article dĂ©taillĂ© : Économie de Malte.

Les ressources Ă©conomiques de Malte sont le calcaire, un bon emplacement gĂ©ographique et une main-d’Ɠuvre productive. Cependant, Malte ne produit qu’environ 20 % de ses besoins alimentaires, possĂšde des ressources en eau limitĂ©es et n’a pas de sources d’énergie qui lui sont propres. L’économie est dĂ©pendante du commerce extĂ©rieur (particuliĂšrement en tant que point de transbordement du fret maritime), du tourisme et de l’industrie (notamment Ă©lectronique et textile et des casinos virtuels). Malte rĂ©pond aux standards internationaux en termes de transparence et d’échange d’information, et n’a jamais Ă©tĂ© inscrite sur la liste noire de l'OCDE, liste publiĂ©e pour la premiĂšre fois en juin 2000 (Publication officielle de l’OCDE – Paris, 19 juin 2000) qui recensait les pays refusant la coopĂ©ration en ces domaines[26].

En 2006, Malte a conclu un accord avec la Commission europĂ©enne, qui dans les faits permet Ă  Malte de conserver son compĂ©titif rĂ©gime d’imposition des sociĂ©tĂ©s. Cet accord a Ă©tĂ© conclu avec la Commission europĂ©enne chargĂ©e de la concurrence au nom de la solidaritĂ© entre États membres et dans le respect du Code de conduite de la fiscalitĂ© des entreprises.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

En septembre 2007, la 24e session plĂ©niĂšre du ComitĂ© restreint d’experts pour l’évaluation des mesures anti-blanchiment d’argent (MONEYVAL) pour le Conseil de l’Europe a adoptĂ© le rapport d’évaluation de Malte. L’évaluation s’est fondĂ©e sur les 40 recommandations du GAFI et les 9 recommandations spĂ©ciales en matiĂšre de lutte contre le financement du terrorisme. Le cadre rĂ©glementaire dont Malte s’est dotĂ©e a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© comme Ă©tant d’un haut niveau gĂ©nĂ©ral, et en conformitĂ© avec la plupart des recommandations Ă©voquĂ©es.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Malte a privatisĂ© plusieurs entreprises publiques afin de prĂ©parer son entrĂ©e dans l’Union europĂ©enne en 2004. Malte et la Tunisie sont en discussions pour l’exploitation commerciale du plateau continental qu’ils partagent, particuliĂšrement en ce qui concerne la prospection pĂ©troliĂšre.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Depuis le 29 avril 2005, la lire maltaise fait partie du mĂ©canisme de taux de change europĂ©en, dit MCE II, en vue de l’adoption de l’euro, effective depuis le 1er janvier 2008.

Les rĂ©sidents de nationalitĂ© britannique ne paient pas d’impĂŽts.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Tourisme

Article dĂ©taillĂ© : Tourisme Ă  Malte.

DĂ©mographie

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mographie de Malte.

Malte est l’un des pays les plus densĂ©ment peuplĂ©s du monde avec une densitĂ© de population d’environ 1 250 habitants par kilomĂštre carrĂ©. En 1569, la population Ă©tait de seulement 10 000 habitants. La population est majoritairement composĂ©e des descendants des PhĂ©niciens, Arabes, Italiens et Britanniques. Une forte communautĂ© d’étrangers, principalement des Britanniques, est implantĂ©e Ă  Sliema et aux alentours. De plus, une population maghrĂ©bine (2250 en 2001) de plus en plus importante s’installe sur l’üle, principalement due Ă  l’immigration irrĂ©guliĂšre.

Il existe une importante diaspora maltaise, le dernier recensement, rĂ©alisĂ© en 1988, dĂ©nombrait 800 000 expatriĂ©s.

La religion d’État est le catholicisme romain mais chacun est libre d’exercer la religion de son choix car la libertĂ© de conscience est garantie par la constitution.

Il y a 97 % de catholiques, 1 % de chrĂ©tiens non-catholiques (orthodoxes et protestants), 1 % de musulmans et 1 % sans religion.

Culture

Articles dĂ©taillĂ©s : Culture de Malte et Maltais.

Langues

La rĂ©publique de Malte reconnaĂźt une langue nationale, le maltais et deux langues officielles, le maltais et l’anglais[27]. L’administration, les tribunaux emploient normalement le maltais, mais ils peuvent employer l’anglais s’ils le jugent nĂ©cessaire.

L'origine de la langue est l'arabe sicilien relexifié à partir de superstrats italien, sicilien, dans une moindre mesure français et plus récemment anglais[28]. En raison de son origine siculo-arabe, le maltais est classé comme langue sémitique. Globalement, le maltais est un dialecte arabe, proche des dialectes nord-africains, notamment tunisien, mais qui a été élevé au rang de langue distincte, ce qui en fait le seul dialecte arabe possédant ce statut[29]. C'est aussi la seule langue sémite écrite en alphabet latin complété.

La grande majoritĂ© des insulaires (95 %) parle le maltais. Cependant, en raison de la longue colonisation britannique, l’anglais joue Ă©galement un rĂŽle important dans cet État. MĂȘme si seules 6 200 personnes sont de langue maternelle anglaise, la place de l’anglais est considĂ©rable sur le plan socio-politique, car il demeure l’une des deux langues officielles de la rĂ©publique. Le secteur du sĂ©jour linguistique, avec plus de 40 Ă©coles Ă  Malte, utilise la prĂ©sence de cette communautĂ© anglophone et la place de l’anglais comme langue officielle pour proposer des cours d’anglais dans une ambiance trĂšs mĂ©diterranĂ©enne.

Malte compte deux autres langues employĂ©es dans le pays : l’arabe (environ 7 200 locuteurs) et l’italien (environ 5 000 locuteurs) : l’italien, une des langues officielles de Malte jusqu’aux annĂ©es 1930, est en tout cas compris et parlĂ© comme langue seconde par une grande partie des Maltais.

Par ailleurs, le droit maltais ne dĂ©finit pas la notion de minoritĂ© nationale : il n’existe donc aucun groupe de population reconnu comme tel. C’est pourquoi aucun instrument juridique n’a Ă©tĂ© adoptĂ© et la nĂ©cessitĂ© de lois particuliĂšres dans le domaine des langues ne s’est pas fait sentir. Il n’existe donc aucune loi visant Ă  assimiler les minoritĂ©s nationales ou Ă  mettre en Ɠuvre une politique gĂ©nĂ©rale d’intĂ©gration ou de protection. Le gouvernement de Malte dĂ©clare qu’il n’existe sur son territoire aucune minoritĂ© nationale au sens de la convention-cadre pour la protection des minoritĂ©s nationales. Toutefois, Malte considĂšre la ratification (10 fĂ©vrier 1998) de la convention-cadre comme un acte de solidaritĂ© par rapport aux objectifs de la convention[30].

FĂȘtes et jours fĂ©riĂ©s

Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an L-Ewwel tas-Sena
10 fĂ©vrier FĂȘte du naufrage de saint Paul Il-Festa tan-NawfraÄĄju ta’ San Pawl
19 mars FĂȘte de saint Joseph Il-Festa ta’ San Ä uĆŒepp
31 mars Jour de la libertĂ© Jum il-Helsien FĂȘte nationale
14 avril Vendredi saint Il-Ġimgħa l-Kbira
1er mai FĂȘte du Travail Jum il-ÄŠaddiem
7 juin 7 juin Is-Sette Giugno FĂȘte nationale
29 juin FĂȘte de saint Pierre et saint Paul Il-Festa ta' San Pietru u San Pawl (L-Imnarja)
15 août Assomption Il-Festa ta' Santa Marija Assunta
8 septembre FĂȘte de la Victoire Jum il-Vittorja FĂȘte nationale
21 septembre Jour de l'IndĂ©pendance Jum l-Indipendenza FĂȘte nationale
8 dĂ©cembre FĂȘte de l’ImmaculĂ©e conception Il-Festa ta' l-Immakulata Kuncizzjoni
13 dĂ©cembre Jour de la RĂ©publique Jum ir-Repubblika FĂȘte nationale
25 décembre Jour de Noël Jum il-Milied

Codes

La RĂ©publique de Malte a pour code :

Voir aussi

Notes et références

  1. ↑ Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
  2. ↑ Avant 2008 : la lire maltaise
  3. ↑ DĂ©cision de l'EU du 23.9.2003
  4. ↑ DĂ©cision de l'UE du 18.7.2007)
  5. ↑ Direction de l'Information consultĂ© le 22/05/2008
  6. ↑ J.S. Tagliaferro (2000) p. 12.
  7. ↑ R. Joussaume (2003)
  8. ↑ J. Godechot (1970) p.12
  9. ↑ J. Godechot (1970) p.13
  10. ↑ J. Godechot (1970) p.14
  11. ↑ A. Bonanno (2005) p.258
  12. ↑ ClĂ©ment VII avait une obligation personnelle envers l’Ordre de Saint-Jean de JĂ©rusalem dont il Ă©tait membre en tant qu’ancien prieur de Capoue. Simon Mercieca (2005) p.23
  13. ↑ Jacques Godechot (1970) p. 38
  14. ↑ Simon Mercieca (2005) p. 23
  15. ↑ Joseph Ellul (1992)
  16. ↑ Simon Mercieca (2005) pp. 35-59
  17. ↑ Jacques Godechot (1970) p. 48
  18. ↑ L'Ă©crivain maltais Frans Sammut analyse les deux ans de l'occupation française dans Bonaparte Ă  Malte (2008)
  19. ↑ MinistĂšre de la dĂ©fense italien fiche concernant Carmelo Borg Pisani consultĂ© le 8 janvier 2009
  20. ↑ http://www.holidaycheck.fr/climate-wetter_Malte-ebene_rid-id_257.html
  21. ↑ DĂ©cision du Conseil de l'Union europĂ©enne du 14 avril 2003 relative Ă  l'admission de la RĂ©publique tchĂšque, de la RĂ©publique d'Estonie, de la RĂ©publique de Chypre, de la RĂ©publique de Lettonie, de la RĂ©publique de Lituanie, de la RĂ©publique de Hongrie, de la RĂ©publique de Malte, de la RĂ©publique de Pologne, de la RĂ©publique de SlovĂ©nie et de la RĂ©publique slovaque Ă  l'Union europĂ©enne ([PDF] GU EU L 236 du 23.9.2003)
  22. ↑ Rapport sur la convergence mai 2007 PDF)
  23. ↑ COM (2007) 0258 Rapport de la Commission - Rapport de convergence 2006 relatif Ă  Malte (Ă©laborĂ© conformĂ©ment Ă  l'article 122, paragraphe 2, du traitĂ©, Ă  la demande de Malte) {SEC(2007) 621) PDF
  24. ↑ 2007/504/CE DĂ©cision de Conseil, du 10 juillet 2007, aux termes de articule 122, le paragraphe 2, du traitĂ© CE pour l'adoption de la part de Malte de la monnaie unique le 1er janvier 2008 ([PDF] GU EU L 196 du 18.7.2007)
  25. ↑ Rùglement (CE) n. 1134 du Conseil du 10 juillet 2007 modifiant le rùglement (CE) no 2866/98 en ce qui concerne le taux de conversion à l’euro pour Malte ([PDF] GU EU L 256 du 2.10.2007)
  26. ↑ [1] sur Paradis-Fiscal. ConsultĂ© le 4 novembre 2011
  27. ↑ Constitution of Malta, I.5.(1)
  28. ↑ Brincat, Joseph M. (2005), Maltese-an unusual formula, MED Magazine
  29. ↑ Martine Vanhove, « Ă€ Malte, une langue inscrite dans l’histoire Â» dans Le Monde diplomatique, octobre 2007
  30. ↑ UniversitĂ© de Laval, Canada, « Malte Â» sur ulaval.ca

Bibliographie

  • Jacques Godechot, Histoire de Malte, Col. Que sais-je, Presse Universitaire de France, Paris (1970).
  • Simon Mercieca, Les chevaliers de Saint-Jean Ă  Malte, Casa Editrice Bonechi, Florence (2005), Miller Distributors Limited, Malta ISBN 88-476-1681-6.

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  • malte — obs. pa. tense melt 
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