Maison capétienne de Bourbon

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Maison capétienne de Bourbon
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Article d√©taill√© : G√©n√©alogie des Bourbons.

Cet article décrit la Maison capétienne de Bourbon.

Cette branche de la dynastie capétienne est issue de:

Il était comte de Clermont-en-Beauvaisis et fut donc le fondateur de la maison capétienne de Bourbon.

Elle se scinde en de nombreuses sous-branches; les branches issues de Henri IV ont donné la dynastie des Bourbons et ont régné sur plusieurs pays d'Europe:

En France, son règne correspond à l'apogée de la monarchie absolue et la prépondérance française en Europe.

Sommaire

Différentes branches

Branches antérieures à Henri IV

  • la premi√®re maison des seigneurs de Bourbon √©teinte dans les m√Ęles en 1171, seigneurie transmise par les femmes en 1216 √†:
  • la maison de Bourbon-Dampierre dans les m√Ęles en 1283, seigneurie transmise par les femmes √†:
  • la maison cap√©tienne de Bourbon, d'o√Ļ:
    • la maison des ducs de Bourbon, Auvergne et Forez (1327) d'o√Ļ:
      • la maison ill√©gitime de Bourbon-Busset
      • la maison de Bourbon-Montpensier (comtes), comtes de Montpensier (depuis 1434, √©teinte en 1496)
      • la maison ill√©gitime de Bourbon-Roussillon
      • la maison ill√©gitime de Bourbon-Lavedan
    • la maison de Bourbon-La Marche (depuis 1322, √©teinte en 1438), d'o√Ļ:
      • la maison de Bourbon-Vend√īme, d'o√Ļ:
      • la maison de Bourbon-Preaux (1410- +)
      • la maison de Bourbon-Carency (depuis 1390, √©teinte en 1520), d'o√Ļ:
        • la maison de Bourbon-Duisant (1450- +)

Branches post√©rieures √† Henri IV de la maison de Bourbon-Vend√īme (1412-1883) sont issus:

  • les rois de France
  • la maison de Bourbon-Montpensier (ducs), ducs de Montpensier (depuis 1539, √©teinte en 1693)
    • la maison des princes de Bourbon-Cond√© (1569-1830)
      • la maison des princes de Conti (1629-1814)
  • les branches b√Ętardes de Bourbon-Ligny et Rubempr√© (1505-+)
  • la maison de Bourbon-Orl√©ans (1626-1660, 1661-)
  • la maison ill√©gitime de Bourbon-Vend√īme (1598-1712)
  • la maison ill√©gitime de Bourbon-Dombes et la maison ill√©gitime de Bourbon-Penthi√®vre (1678-1821)
  • la maison de Bourbon-Anjou, rois d'Espagne, 1700-

En 1589, Henri IV acc√®de au tr√īne. De sa descendance est issue la :

comprenant les branches suivantes :

Naissance et développement de la maison de Bourbon

Robert de Clermont épouse Béatrice, fille unique d'Agnès de Bourbon et de Jean de Bourgogne, seigneur de Charolais; par ce mariage, il devient seigneur de Bourbon.

La seigneurie est √©rig√©e en duch√© en 1327 pour Louis Ier de Bourbon. La maison prosp√®re. Louis II de Bourbon (1337-1410) √©pouse Anne d'Auvergne en 1371 ce qui lui permet d'agrandir le domaine du comt√© de Clermont-en-Auvergne, du Forez et de la seigneurie de MercŇďur.

Pendant la guerre de Cent Ans, la maison se divise en trois branches: la branche ducale, celle des a√ģn√©s, √† la t√™te des duch√©s de Bourbon, d'Auvergne, les comt√©s de Clermont-en-Beauvaisis, √† la t√™te de la seigneurie du m√™me nom mais aussi du dauphin√© d'Auvergne et du comt√© de Sancerre, la branche de Vend√īme qui rassemble le comt√© de Vend√īme et la principaut√© de La Roche-sur-Yon.

Parmi les descendants de la branche a√ģn√©e, Antoine (1518-1562), √©pouse en 1548 Jeanne d'Albret, reine de Navarre. Mais √† la mort d'Henri III, assassin√© par le moine fanatique Jacques Cl√©ment, la Maison de Valois n'a plus aucun h√©ritier. Les r√®gles de succession en vigueur, dites loi salique ou r√®gle de primog√©niture m√Ęle, font donc d'Henri IV, cousin au vingt-deuxi√®me degr√© du roi d√©funt, le nouveau souverain du royaume.

Mais le nouveau roi est protestant alors que les coutumes exigent un roi catholique et que la majorité catholique des Français ne veut pas d'un huguenot comme souverain. Charles (1523-1590), frère d'Antoine et archevêque de Rouen, est un moment, proclamé roi par la Ligue. Il faut cependant au nouveau roi reconquérir son royaume. Les difficultés à conquérir Paris, aux mains des ligueurs, conduisent le roi à se convertir au catholicisme à Saint-Denis le 25 juillet 1593.

Les premiers rois Bourbon et l'affermissement de la monarchie absolue en France

Une fois son pouvoir consolidé, Henri IV met un terme aux Guerres de religion en promulguant l'édit de Nantes de 1598.

Aid√© de son ministre Sully, Henri IV t√Ęche de remettre sur pied le royaume durement √©prouv√© par les Guerres de religion.

En 1607, il accepte que les possessions des Bourbon soient rattach√©es au domaine royal : le dernier grand domaine f√©odal dispara√ģt. Lorsque Henri IV est assassin√© par Fran√ßois Ravaillac, un catholique fanatique en 1610, il l√®gue √† son fils Louis XIII un royaume consid√©rablement renforc√©.

Louis XIII (1601-1643) a neuf ans quand son père est assassiné en 1610. Sa mère Marie de Médicis assure la régence avec ses favoris et néglige l'éducation du jeune roi. Louis XIII l'écarte du pouvoir en 1617 en faisant assassiner son favori Concini.

À partir de 1624, il régne en étroite collaboration avec son principal ministre, le cardinal de Richelieu qu'il soutient contre les intrigues des nobles, furieux d'être écartés du pouvoir.

Sous son règne, l'Auvergne et quelques places lorraines rejoignent le domaine royal. Il mène une politique de domestication des grands seigneurs du royaume (Affaire du comte de Chalais en 1626), de durcissement envers les Protestants à qui il parvient à retirer les places-fortes que l'édit de Nantes leur octroyait.

Il installe des intendants de justice, police et finance dans les provinces. Contrairement aux officiers ceux-ci sont des commissaires révocables. Ils sont indispensables dans les régions frontières ou occupées par les Français. Ils y assurent l'ordre en luttant contre les pillages des soldats français et en s'assurant de la fidélité des sujets, particulièrement des nobles et des villes. Le roi accentue la centralisation en favorisant l'atelier de frappe monétaire de Paris aux dépens de ceux de province.

L'augmentation consid√©rable de la pression fiscale, n√©cessit√©e par la guerre, provoque de nombreux soul√®vements populaires : en 1636-1637 celui des Croquants de Saintonge-P√©rigord, en 1639 celui des Nu-Pieds de Normandie, s√©v√©rement r√©prim√©s. En effet, d√®s 1635, Louis XIII et le cardinal de Richelieu s'engagent dans la guerre de Trente Ans aupr√®s des princes allemands protestants pour r√©duire la puissance de la dynastie des Habsbourg d' Espagne, la premi√®re puissance europ√©enne √† cette √©poque et de ceux d'Autriche qui sont √† la t√™te du Saint-Empire romain germanique. Pour affaiblir les Habsbourg, les Fran√ßais occupent des places fortes et s'assurent des passages qui les relient √† leurs alli√©s, en Alsace, en Lorraine et dans le Pi√©mont.

L'apogée de la monarchie absolue sous Louis XIV

Louis XIV a quatre ans et demi quand son père meurt en 1643. Sa mère Anne d'Autriche assure la régence avec le cardinal Mazarin que Richelieu avait recommandé sur son lit de mort à Louis XIII comme étant le meilleur ministre possible. Jusqu'en 1661, date de sa mort, c'est Mazarin qui gouverne effectivement, même après la majorité de Louis XIV.

Il poursuit l'effort de guerre entam√©e par Richelieu. Les troupes fran√ßaises remportent des victoires d√©cisives qui permettent de mettre fin √† la guerre de Trente Ans (1618-1648). Le trait√© de M√ľnster d'octobre 1648 accorde √† la France presque toute l'Alsace, confirme la possession des trois √©v√™ch√©s et donne trois forteresses √† la France sur la rive droite du Rhin, Landau, Philippsbourg et Brisach. Le conflit se poursuit cependant avec l'Espagne jusqu'en 1659. Avec la Paix des Pyr√©n√©es, le domaine royal s'agrandit du Roussillon, de l'Artois et de certaines places du Hainaut comme Thionville et Montm√©dy.

Louis XIV épouse l'infante d'Espagne, Marie-Thérèse d'Autriche.

La réduction à l'obéissance des corps autonomes

Durant son enfance, Louis XIV a √©t√© tr√®s marqu√© par la Fronde (1648-1652). Cette succession de r√©voltes parlementaire, nobilaire et populaire l'avait oblig√© √† quitter Paris pr√©cipitemment en 1648 pour Saint Germain en Laye. Il y avait vu le peuple parisien envahir sa chambre. Cet √©pisode explique en grande partie sa volont√© de museler la noblesse et les parlements, sa m√©fiance de la capitale. √Ä la mort de Mazarin, en 1661, il d√©clare qu'il gouvernera d√©sormais seul, c'est-√†-dire sans premier ministre. Il r√©clame de ses secr√©taires d'√Čtat une stricte ob√©issance et leur interdit de d√©cider seul.

D√®s lors, la grande affaire du r√®gne du Roi-Soleil est de contraindre √† l'ob√©issance tous les corps autonomes du royaume. Pour √™tre s√Ľr d'√™tre ob√©i de ses ministres, il les choisit parmi la bourgeoisie comme Colbert ou Le Tellier. Il les comble d'honneurs, s'assurant ainsi de leur reconnaissance et de leur fid√©lit√©. Le r√®gne de Louis XIV marque une centralisation extr√™me du pouvoir royal. Les grandes d√©cisions sont prises par le Conseil d'En-Haut qui se r√©unit deux ou trois fois par semaine et o√Ļ ne si√®gent que trois √† cinq ministres. Le Conseil de Parties ou Conseil Priv√©, pr√©sid√© par le chancelier, sert de cour d'Appel en dernier ressort et pr√©pare les √©dits. Le Conseil des D√©p√™ches qui se r√©unit tous les quinze jours s'occupe de la correspondance avec les intendants, devenus plus que jamais la voix du roi dans les provinces.

Dès le début de son règne personnel (1661-1715), Louis XIV amorce le redressement de l'autorité royale. Les gouverneurs des provinces issus de la haute noblesse n'ont plus d'armée à leur disposition et doivent résider à la cour, ce qui rend plus difficile le clientélisme. En 1665, Louis XIV interdit aux parlements de délibérer sur les édits et leur ordonne de les enregistrer sans vote.

Avec Colbert il entreprend de r√©former la justice : ils cr√©ent le Conseil de Justice qui r√©dige des codes qui s'appliquent √† tout le royaume: l'Ordonnance Civile ou Code Louis, l'Ordonnance des Eaux et For√™ts, l'Ordonnance Criminelle, les Ordonnances Maritime et Commerciale et enfin l'Ordonnance Coloniale publi√©e en 1686 et plus connue sous le nom de Code Noir.

N'√©tant par s√Ľr de la fid√©lit√© des officiers propri√©taires de charges h√©r√©ditaires, il confie leurs fonctions √† des commissaires r√©vocables, proc√©d√© qui finit par contraindre les officiers √† l'ob√©issance. La noblesse qui avait durement contest√© Mazarin pendant sa minorit√©, perd tout pouvoir politique. Elle est domestiqu√©e √† Versailles o√Ļ son plus grand soucis est de se faire remarquer du roi. Pour cela, elle doit faire des d√©penses excessives et en est r√©duite √† qu√©mander des pensions au roi pour assurer son train de vie fastueux...et ruineux.

Louis XIV pense que la guerre est la vocation naturelle d'un roi. Mais au début de son règne, l'armée est encore une entreprise "privée" monopolisée par la noblesse. Les régiments et les compagnies sont la propriété d'officiers qui achètent leur grade.

Sous l'√©gide de Le Tellier puis de son fils Louvois, tous le deux ministres d'√Čtat et par l√†-m√™me participant au Conseil d'En-Haut, les officiers sont contr√īl√©s par des administrateurs civils qui appliquent des r√®glementations strictes, les d√©pouillant d'une grande partie de leur pouvoir.

Les réformes militaires permettent à Louis XIV de disposer d'une armée plus nombreuse et plus disciplinée. le port de l'uniforme est peu à peu généralisé. Louvois fait construire les premières casernes. Les efforts militaires permettent à Louis XIV de remporter d'éclatantes victoires dans la première partie de son règne personnel. Des échanges de places fortes permettent de régulariser la frontière au Nord.

En 1680-1681, Louis XIV, fort de sa domination sans partage sur l'Europe proc√®de √† la politique des "r√©unions". Le but est de relier le chapelet de places fortes √©labor√©es par Vauban. En pleine paix il annexe entre autres Nancy, Sarreguemines, Lun√©ville, le comt√© de Montb√©liard, Pont-√†-Mousson, Strasbourg. Cette violation du droit international indigne les √Čtats d'Europe. Louis XIV s'ali√®ne les √Čtats protestants en r√©vocant l'√©dit de Nantes en 1685. Le 25 septembre 1688 Louis XIV lance un ultimatum exigeant que la tr√™ve qui lui accordait l'occupation des "r√©unions" pour 20 ans soit transform√©e en trait√© d√©finitif. Il fait occuper et d√©vaster le Palatinat dont il revendique la succession. Cela entra√ģne la guerre de la ligue d'Augsbourg dirig√©e par Guillaume d'Orange, Stathouder de Hollande, devenu roi d'Angleterre avec sa femme Marie II. La guerre est ind√©cise et co√Ľte tr√®s cher alors que la France connait une p√©riode de disette en 1693. Louis XIV accepte de n√©gocier, il rend les "r√©unions" mais conserve Strasbourg par le trait√© de paix de Ryswick de 1697.

La guerre de la ligue d'Augsbourg oblige le comte de Pontchartrain, successeur de Colbert, √† augmenter la taille et √† r√©clamer davantage d'argent aux fermiers g√©n√©raux qui g√®rent la gabelle et les aides. Il institue un nouvel imp√īt, la capitation en 1695, imp√īt que tous les sujets, m√™me les privil√©gi√©s, doivent payer, contrairement √† la taille, mais sa r√©partition est relativement injuste.

Pour trouver l'argent dont la monarchie a besoin, il vend des offices, multiplie les emprunts auprès des négociants. À la fin de la guerre de la ligue d'Augsbourg, le pays retrouve la croissance économique.

La branche espagnole

En 1700, le roi d'Espagne Charles II meurt sans h√©ritier et d√©signe comme h√©ritier le second fils du Grand Dauphin, qui devient roi sous le nom de Philippe V. La crainte de voir la France dominer le monde gr√Ęce aux colonies espagnoles suscite la formation d'une nouvelle ligue contre elle. La guerre de succession d'Espagne commence en 1701. La France apr√®s quelques victoires connait de nombreux revers qui poussent Louis XIV √† demander la paix en 1709, paix qu'il refuse devant les exigences des coalis√©s. En 1711, Charles, pr√©tendant Habsbourg au tr√īne d'Espagne, devient empereur du Saint-Empire romain germanique et archiduc d'Autriche. Les Anglais, craignant la domination des Habsbourg, demandent la paix. Celle-ci est sign√©e √† Utrecht en 1714. Philippe V demeure roi d'Espagne, fondant la branche des Bourbons d'Espagne. Il doit cependant renoncer √† ses droits sur la couronne de France.

Succession de Louis XIV

La fin du r√®gne de Louis XIV est particuli√®rement p√©nible en raison des conditions m√©t√©orologiques glaciales qui tuent certainement plusieurs millions de personnes en France, par le froid ou la faim. Il faut aussi ajouter la duret√© de sa politique int√©rieure, son intol√©rance religieuse et surtout ses guerres continuelles qui rapport√®rent relativement peu de terres √† la France mais firent des h√©catombes, engloutirent des fortunes, nuisirent tant au commerce et paup√©ris√®rent villes et campagnes. Aussi le d√©c√®s du Roi est accueilli en 1715 comme une d√©livrance par l'ensemble du royaume. Des feux de joie sont allum√©s dans les villages. Son successeur et arri√®re-petit-fils Louis XV √©tant encore enfant, une R√©gence est mise en place. Cette p√©riode se caract√©rise par un rel√Ęchement dans les mŇďurs apr√®s l'aust√©rit√© des derni√®res ann√©es de r√®gne de Louis XIV et par la r√©surgence des pouvoirs locaux pr√©c√©demment r√©duits au silence.

Le siècle des Lumières

Portrait de Louis XV par Louis-Michel Van Loo.

Louis XV règne de 1715 à 1774. N'ayant que 5 ans à la mort de son arrière-grand-père, Louis XIV, le pouvoir est confié à conseil de régence dirigé par le duc d'Orléans, neveu de Louis XIV, qui a pris de soin de faire casser le testament du roi défunt, qui limitait son pouvoir, par le parlement de Paris en échange d'un retour au "droit de remontrance".

Un des pouvoirs autonomes musel√© par Louis XIV retrouve ainsi un pouvoir de contestation de la monarchie dont il se servira tout au long du XVIIIe si√®cle. Quand le R√©gent meurt en 1723, Louis XV r√®gne personnellement . Jusqu'en 1743, il s'appuie sur un premier ministre Fleury, son ancien pr√©cepteur en qui il a toute confiance.

Sous son r√®gne, la France s'agrandit de la Lorraine, de la Corse, des Dombes et la rivalit√© entre la France et l'Espagne, et les vues de Philippe V sur le tr√īne de France, auquel il a pourtant officiellement renonc√©, en cas de d√©c√®s du jeune Louis XV, am√®nent √† la Guerre de la Quadruple-Alliance, qui oppose les branches fran√ßaise et espagnole des Bourbon.

La branche √©trang√®re des Bourbon s'√©largit : en 1738, √† la suite des conqu√™tes de l'infant Charles de Bourbon, le royaume des Deux-Siciles est cr√©√©, et confi√© √† une branche des Bourbons d'Espagne, les Bourbon-Calabre, dits ensuite Bourbon-Siciles. En 1759, le fils de Charles III devient Ferdinand III de Sicile, titre ensuite chang√© en Ferdinand Ier des Deux-Siciles.

Le règne de Louis XV est très brillant sur le plan culturel, avec l'apparition des philosophes des Lumières tels Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Diderot et d'Alembert.

Le plus grand probl√®me de l'√Čtat est alors le d√©ficit budg√©taire chronique qui conduit √† rendre le roi d√©pendant des financiers et des manieurs d'argent. Autre source de paralysie des syst√®mes de gouvernement, l'opposition des parlements, se posant en d√©fenseurs des lois du royaume et en contre-pouvoir. S'opposant √† toute tentative de r√©formes du royaume, elle contribue √† la crise de la monarchie absolue sous le r√®gne de Louis XVI.

Sous les r√®gnes de Louis XV et de Louis XVI, est entreprise une politique de simplification et de r√©gularisation des fronti√®res. Il s'agit de proc√©der √† des √©changes de places avanc√©es avec les √Čtats voisins pour √©viter les enclaves aussi bien fran√ßaises en dehors des fronti√®res qu'√©trang√®res √† l'int√©rieur du territoire. En 1789, il n'existe plus que trois enclaves √©trang√®res en territoire fran√ßais, Avignon et le Comtat qui appartiennent au pape, la principaut√© de Montb√©liard et la R√©publique de Mulhouse.

Le petit-fils de Louis XV, Louis XVI est le dernier monarque absolu d'un royaume miné par les problèmes financiers et budgétaires.

Il est destitu√© par la R√©volution fran√ßaise et ex√©cut√© en 1793. Son fils, reconnu par les monarchistes sous le nom de Louis XVII, meurt en d√©tention deux ans plus tard. Le comte de Provence, fr√®re de Louis XVI, devient le pr√©tendant au tr√īne sous le nom de Louis XVIII.

Après la Révolution

En France

Apr√®s la chute de Napol√©on Ier en 1814, Louis XVIII est remis sur le tr√īne. Mais la Premi√®re restauration prend fin en 1815 avec le retour de Napol√©on et la p√©riode des Cent-Jours; quelques mois plus tard, la Seconde Restauration voit Louis XVIII reprendre son tr√īne apr√®s la seconde abdication de Napol√©on.

Il r√®gne jusqu'en 1824, date √† laquelle il meurt sans h√©ritier, laissant le tr√īne √† son fr√®re Charles X.

Les Trois Glorieuses de juillet 1830 chassent Charles X : une autre branche des Bourbon, la Maison d'Orl√©ans, monte sur le tr√īne en la personne de Louis-Philippe Ier, descendant direct de Louis XIII.

La monarchie orl√©aniste, dite Monarchie de Juillet, dure jusqu'√† la r√©volution de f√©vrier 1848, qui vient chasser Louis-Philippe durant la p√©riode du Printemps des peuples. Les Bourbon cessent alors d√©finitivement de r√©gner sur la France : le comte de Chambord fils du duc de Berry, titr√© √† sa naissance comte de Bordeaux, est ensuite le pr√©tendant l√©gitimiste au tr√īne de France, qu'il revendique sous le nom de Henri V.

En 1870, une nouvelle restauration de la monarchie est s√©rieusement envisag√©e, mais le comte de Chambord, par le manifeste du drapeau blanc du 5 juillet 1871 r√©it√©r√© par lettre le 23 octobre 1873, refuse d'abandonner le drapeau blanc pour le drapeau tricolore, h√©ritage de la R√©volution - ou influenc√© par son √©pouse ne voulant pas r√©gner sur un peuple r√©gicide, selon certaines sources [Lesquels ?]- faisant ainsi dispara√ģtre les espoirs d'une restauration monarchique rapide.

Le comte de Chambord meurt en 1883 sans descendance : le comte de Paris, h√©ritier de la Maison d'Orl√©ans, est alors reconnu par une majorit√© de monarchistes comme le chef de la Maison de France.

Le tr√īne est cependant √©galement revendiqu√©, dans une perspective l√©gitimiste, par une branche des Bourbon d'Espagne, √† commencer par Jean de Bourbon. La loi d'exil du 22 juin 1886 interdit le territoire fran√ßais aux pr√©tendants et √† leurs fils a√ģn√©s : elle ne sera abrog√©e qu'en 1950, permettant le retour en France du comte de Paris Henri d'Orl√©ans.

Hors de France

En Espagne, le souverain bourbon Ferdinand VII, ayant lui-m√™me renvers√© son p√®re Charles IV, est d√©tr√īn√© par Napol√©on Ier. La guerre d'ind√©pendance espagnole am√®ne cependant √† une premi√®re restauration : Ferdinand VII remonte sur le tr√īne en 1813.

En 1847, le Duché de Parme passe à Charles II, fils de Marie-Louise de Bourbon, infante d'Espagne.

Le 15 septembre 1859, la dynastie des Bourbon-Parme est d√©chue et Parme entre dans la province de l‚Äô√Čmilie. En 1860, le duch√© entre, apr√®s un pl√©biscite, dans le Royaume de Sardaigne et par cons√©quent l'ann√©e suivante dans le Royaume d‚ÄôItalie.

En 1861, durant le Risorgimento, l'Exp√©dition des Mille met fin au Royaume des Deux-Siciles, annex√© au nouvel √Čtat italien.

En 1873, l'abdication d'Amédée Ier est suivie d'une nouvelle éviction des Bourbons d'Espagne, mais la Première République espagnole ne dure qu'un an, et la monarchie est rétablie en 1875 au profit d'Alphonse XII.

En 1931, le r√®gne d'Alphonse XIII d'Espagne prend fin avec l'abolition de la monarchie et l'av√®nement de la Seconde R√©publique espagnole. Le g√©n√©ral Francisco Franco prend le pouvoir √† l'issue de la guerre civile espagnole mais ne r√©tablit officiellement la monarchie qu'en 1947, avec la loi de succession du chef de l'√Čtat. Franco demeure cependant chef de l'√Čtat √† vie, le prince Juan de Bourbon √©tant √©cart√© du tr√īne.

Ce n'est qu'à la mort de Franco que son successeur désigné, Juan Carlos, devient roi d'Espagne, inaugurant la transition démocratique espagnole.

Aujourd'hui

Branches non régnantes

Branches actuellement régnantes

Pi√®ce de 1 euro √† l'effigie du roi Juan Carlos Alfonso V√≠ctor Maria de Borb√≥n y Borb√≥n.

Seules sont aujourd'hui repr√©sent√©es sur un tr√īne :

Références

  • Thierry Issartel (coordinateur de l'ouvrage), "Henri IV, les cl√©s d'un r√®gne", √Čditions Gascogne (Orthez), 2010.


Liens externes

Voir aussi




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