Léon Trotski

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Léon Trotski
Léon Trotski
Bundesarchiv Bild 183-R15068, Leo Dawidowitsch Trotzki.jpg
Trotski en 1929.

Mandats
Commissaire du peuple pour les Affaires étrangères de la République socialiste fédérative soviétique de Russie
8 novembre 1917 ‚Äď 13 mars 1918
Premier ministre Lénine
Pr√©d√©cesseur Mikha√Įl Terechtchenko
Successeur Gueorgui Tchitcherine
Commissaire du peuple pour l'Armée et les Affaires navales de la République socialiste fédérative soviétique de Russie
Mars 1918 ‚Äď Juin 1923
Pr√©d√©cesseur Nikola√Į Podvo√Įski
Commissaire du peuple pour les Affaires militaires et navales de l'URSS
6 juillet 1923 ‚Äď 15 janvier 1925
Premier ministre Lénine
Alexe√Į Rykov
Pr√©d√©cesseur Nikola√Į Podvo√Įski
Successeur Mikha√Įl Frounze
Président du soviet de Petrograd
8 octobre 1917 ‚Äď 8 novembre 1917
Biographie
Nom de naissance Lev Davidovitch Bronstein
–õ–Ķ–≤ –Ē–į–≤–ł–ī–ĺ–≤–ł—á –Ď—Ä–ĺ–Ĺ—ą—ā–Ķ–Ļ–Ĺ
Date de naissance 7 novembre 1879
Lieu de naissance Ianovka, Gouvernement de Kherson (Empire russe)
Date de d√©c√®s 21 ao√Ľt 1940 (√† 60 ans)
Lieu de décès Coyoacán, Mexico (Mexique)
Nationalité Soviétique
Parti politique Parti ouvrier social-démocrate de Russie
Parti communiste de l'Union soviétique
Opposition de gauche
Quatrième Internationale
Conjoint Aleksandra Sokolovska√Įa,
puis Natalia Sedova
Profession Homme d'√Čtat
Religion Athéisme
Signature Leon Trotsky Signature.svg

L√©on Trotski (ou Trotsky, voire Trotzky ou Trotzki[1] ; en russe : –õ–Ķ–≤ –Ę—Ä–ĺ—Ü–ļ–ł–Ļ), de son vrai nom Lev Davidovitch Bronstein (en russe : –õ–Ķ–≤ –Ē–į–≤–ł–ī–ĺ–≤–ł—á –Ď—Ä–ĺ–Ĺ—ą—ā–Ķ–Ļ–Ĺ), n√© le 7 novembre 1879 √† Ianovka (Ukraine actuelle) et mort assassin√© le 21 ao√Ľt 1940 √† Mexico (Mexique), est un r√©volutionnaire et homme politique russo-sovi√©tique.

Militant marxiste, du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) puis, à partir de l'été 1917, bolchevik, il est plusieurs fois déporté en Sibérie ou exilé de Russie, et est notamment président du soviet de Petrograd lors de la révolution russe de 1905. Principal artisan avec Lénine de la révolution d'Octobre (1917), il est le fondateur de l'Armée rouge et l'un des vainqueurs essentiels de la guerre civile russe de 1918-1921, ainsi que l'un des plus importants dirigeants du nouveau régime bolchevik.

Au cours de la guerre civile, il commande l'√©crasement militaire de la Makhnovchtchina, qui, en 1921, sonne le glas de l'anarchisme en Russie sovi√©tique, consid√©r√© comme ¬ę contre-r√©volutionnaire ¬Ľ.

Il s'oppose √† la bureaucratisation du r√©gime et √† Staline en prenant la t√™te de l'Opposition de gauche ; Staline le fait finalement chasser du gouvernement (1924) et du Parti (1927), puis l'exile en Asie centrale avant de le bannir d'URSS (1929) et de le faire traquer et assassiner par le NKVD.

À la fois orateur, théoricien, historien, mémorialiste et homme d'action, il est aussi le fondateur de la IVe Internationale (1938), et l'inspirateur commun dont se réclament toujours un certain nombre de groupes trotskistes à travers le monde.

Sommaire

Biographie

La maison des parents de Trotski à Kherson.

Enfance

Trotski est le cinqui√®me enfant de David Leontievitch Bronstein (russe : –Ē–į–≤–ł–ī –õ–Ķ–ĺ–Ĺ—ā—Ć–Ķ–≤–ł—á –Ď—Ä–ĺ–Ĺ—ą—ā–Ķ–Ļ–Ĺ) (1843-1922) et d'Anne ou Annette Lvovna Bronstein n√©e Jivotovska√Įa (russe : –ź–Ĺ–Ĺ–į ou –ź–Ĺ–Ķ—ā—ā–į –õ—Ć–≤–ĺ–≤–Ĺ–į –Ď—Ä–ĺ–Ĺ—ą—ā–Ķ–Ļ–Ĺ n√©e –Ė–ł–≤–ĺ—ā–ĺ–≤—Ā–ļ–į—Ź). Il na√ģt dans une famille de propri√©taires terriens ais√©s d'un khoutor de colons juifs pr√®s du village Ianovka (russe : –Į–Ĺ–ĺ–≤–ļ–į) dans le district d'√Člisavetgrad de la goubernia de Kherson, dans le sud de l'Empire russe (actuellement village B√©r√©slavka, ra√Įon de Bobrinetsk, oblast de Kirovograd en Ukraine). Les parents de Trotski sont originaires de la goubernia de Poltava. Trotski, pr√©nomm√© L√©√Įba (russe : –õ–Ķ–Ļ–Ī–į,h√©breu : ◊ú◊ź◊ē◊ü), variante de L√©on, parle dans l'enfance l'ukrainien, le russe, ainsi que le yidiche. Il √©tudie √† l'√©cole Saint-Paul d'Odessa, o√Ļ il se distingue parmi ses camarades. Pendant ses √©tudes √† Odessa (1889-1895), Trotski loge chez son cousin maternel Mo√Įse Filippovitch Spenzer, propri√©taire de l'imprimerie scientifique ¬ę Mat√©zis ¬Ľ (russe : –ú–į—ā–Ķ–∑–ł—Ā) et sa femme Fanni Solomonovna ; ce sont les parents de la po√©tesse V√©ra Inber.

En 1896, Trotski √©volue dans un cercle de propagande r√©volutionnaire de Nikola√Įev. Il ne tarde pas √† abandonner ses √©tudes, renon√ßant √† devenir un math√©maticien, sous l'influence d'un groupe populiste[2].

L'engagement politique

Trotski en Sibérie, 1900.

Un temps tenté par les idées populistes, qui voient dans la paysannerie russe et ses fréquentes jacqueries le ferment de la révolution future, il adhère aux positions politiques sociales-démocrates (1896). Sous le pseudonyme de Lvov, Trotski participe à la création d'une organisation révolutionnaire, en particulier par la rédaction d'articles reproduits au moyen d'un hectographe et distribués à la sortie des usines.

En 1897, Trotski prend part √† la cr√©ation d'un ¬ę syndicat ouvrier du sud de la Russie ¬Ľ. En 1898, la police proc√®de √† des arrestations de masse durant lesquelles Trotski est arr√™t√©. Il est transf√©r√© de prison en prison, d'abord √† Nikola√Įev puis √† Kherson, et Odessa o√Ļ il commence √† √©tudier, dans les conditions que la prison lui permet. Trotski √©tudie les nombreux textes religieux √† sa disposition √† la biblioth√®que de la prison, dont un certain nombre porte sur la franc-ma√ßonnerie. Il s'initie √©galement √† la th√©orie marxiste √† travers les √©crits d'Antonio Labriola. Le rapprochement de Trotski du marxisme est probablement en partie li√© √† la relation qu'il lie avec la jeune marxiste Alexandra Lvovna Sokolovska√Įa, l'une des anciennes dirigeantes du syndicat.

Trotski se marie avec elle en 1900 dans la prison de Moscou, pour √©viter d'en √™tre s√©par√©, car il devait √™tre envoy√© en d√©portation en Sib√©rie √† Oust-Kout. Ils ont deux filles. En d√©portation, Trotski √©tablit le contact avec les agents de l'¬ę √Čtincelle (Iskra) ¬Ľ. Sur recommandation de Gleb Maksimilianovitch Krjijanovski, qui lui donne son pseudonyme de ¬ę Plume ¬Ľ (russe : –ü–Ķ—Ä–ĺ), il int√®gre le groupe. Ne supportant plus l'enfermement devant sa t√Ęche √† accomplir, il r√©ussit √† s'√©vader en 1902, en laissant sa femme et ses filles derri√®re lui. Le passeport falsifi√© qu'il porte est au nom de ¬ę Troktski ¬Ľ, d'apr√®s le nom d'un gardien de la prison d'Odessa, qu'il choisit peut-√™tre pour dissimuler ses origines juives[3], et qu'il gardera comme pseudonyme. Sous cette fausse identit√©, il √©migre alors vers l'Angleterre.

Premier exil

C'est √† Londres qu'il rencontre L√©nine dont il a entendu pour la premi√®re fois parler en 1900 et dont il a commenc√© √† lire le trait√© politique Que faire ? peu avant son √©vasion de Sib√©rie. L√©nine le fait entrer dans le comit√© de r√©daction du journal Iskra (L'√Čtincelle), par cooptation ; il compte, par l'entr√©e de Trotski comme septi√®me membre, aplanir le conflit entre les ¬ę anciens ¬Ľ (Pl√©khanov, Akselrod, Zassoulitch) et les ¬ę jeunes ¬Ľ (L√©nine, Martov et Potressov).

Durant l'√©t√© 1903, au deuxi√®me congr√®s du POSDR √† Londres, qui voit la scission entre bolch√©viques et mench√©viques, Trotski soutient d'abord ardemment L√©nine. Cependant, la proposition par L√©nine d'un nouveau comit√© de r√©daction (Pl√©khanov, L√©nine, Martov ; seraient exclus Akselrod et Zasoulitch) pousse Trotski √† se rallier aux mench√©viques[4]. En septembre 1904, quand les positions des deux groupes divergent fortement, Trotski rompt avec les mench√©viques et se rapproche de Parvus, s√©duit par son ambition de r√©unifier le parti et sa th√©orie de ¬ę r√©volution permanente ¬Ľ : analysant la situation dans les pays ¬ę arri√©r√©s ¬Ľ comme la Russie, il pronostique l'impossibilit√© d'une r√©volution ¬ę bourgeoise ¬Ľ apportant un r√©gime d√©mocratique et liquidant le f√©odalisme. Pour lui, la faiblesse de la bourgeoisie russe ne lui permettrait pas d'effectuer ces t√Ęches et d'instaurer le capitalisme, et c'est la classe ouvri√®re qui devrait prendre en main la destin√©e du pays pour passer directement du f√©odalisme au socialisme, sans passer par le capitalisme. Dans le m√™me temps, Trotski garde ses distances vis-√†-vis de L√©nine, lui reprochant ses m√©thodes autoritaires et son attitude, qu'il qualifie de ¬ę jacobine ¬Ľ[5]. Il conserve cette position interm√©diaire mais isol√©e durant treize ann√©es, cherchant √† fusionner les deux courants de la social-d√©mocratie. Ce n'est qu'apr√®s la r√©volution de F√©vrier 1917 qu'il adh√®re au parti bolchevik et affirme que sa position conciliatrice d'alors √©tait erron√©e.

En 1903 √©galement, √† Paris, Trotski √©pouse Natalia Sedova (russe : –Ě–į—ā–į–Ľ—Ć—Ź –°–Ķ–ī–ĺ–≤–į[6]) mais le mariage n'est pas enregistr√©, puisque Trotski n'a pas divorc√© d'Aleksandra Sokolovska√Įa.

En 1905, Trotski rentre illégalement en Russie.

Président du soviet de Saint-Pétersbourg en 1905

En 1905, lors de la premi√®re r√©volution russe, il devient, √† l'√Ęge de 26 ans, vice-pr√©sident puis pr√©sident du soviet de Saint-P√©tersbourg, soviet compos√© en majorit√© de mencheviks. Au cours de la r√©pression de la r√©volution de 1905, en 1907, il est condamn√© avec quinze autres personnes √† la d√©portation √† perp√©tuit√© en Sib√©rie et d√©chu de ses droits civiques. Cependant, Trotski s'√©vade durant le voyage vers Obdorsk (actuellement Sal√©khard) et entame alors son second exil.

Nouvel exil

Fondateur du journal Pravda en 1912 √† Vienne, o√Ļ il fait par ailleurs connaissance avec Adolf Joff√©, il se pose en d√©fenseur de l'unit√© de l'ensemble des sociaux-d√©mocrates, toutes tendances confondues, y compris les plus radicales. Cela lui vaut de vives tensions avec L√©nine. Il organise, en ao√Ľt de la m√™me ann√©e, une conf√©rence pour l'unification, en r√©ponse √† la conf√©rence de Prague ; mais les bolcheviks refusent d'y participer. Trotski quitte le ¬ę bloc d'ao√Ľt ¬Ľ peu de temps apr√®s.

La Première Guerre mondiale

Trotski et sa fille Nina, en 1915.

Au d√©but de la Premi√®re Guerre mondiale, alors que la grande majorit√© des partis sociaux-d√©mocrates de la IIe Internationale succombent au nationalisme et soutiennent leurs gouvernements respectifs dans la guerre (vote des cr√©dits de guerre, et parfois participation gouvernementale), Trotski fait partie des socialistes qui continuent √† d√©noncer le caract√®re imp√©rialiste de la guerre, avec entre autres L√©nine, le parti bolchevik et les mencheviks internationalistes, la tendance de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg dans le SPD en Allemagne (Ligue spartakiste), Pierre Monatte et Alfred Rosmer issus de la CGT ainsi que des minoritaires de la SFIO en France, le Parti socialiste de Serbie, le Sociaal-Democratische Partij des Pays-Bas, et la minorit√© du Parti social-d√©mocrate d'Autriche autour de Max Adler. Il travaille un temps pour le quotidien Nache Slovo (¬ę Notre Parole ¬Ľ), dont il est un collaborateur √† Paris, tout en √©tant en relation avec l'organisation interrayons de Saint-P√©tersbourg.

Le 5 septembre 1915, √† l'initiative du socialiste suisse Grimm, se tient √† Zimmerwald une conf√©rence socialiste internationale contre la guerre, √† laquelle participe Trotski et dont il est charg√© de r√©diger le manifeste. Avec celle de Kienthal qui se tient en 1916, Trotski contribue au rassemblement de ceux qu'on appelle alors les internationalistes ou Zimmerwaldiens et qui formeront pour la plupart en 1919 la IIIe Internationale, dite aussi Internationale communiste.

Arr√™t√©, puis expuls√© de France en septembre 1916, il est conduit √† Irun, en Espagne. L√†, il est arr√™t√© par la police espagnole et embarqu√© de force avec sa famille pour les √Čtats-Unis. Install√© √† New York √† partir de janvier 1917, il contribue au journal Novy Mir (¬ę Nouveau Monde ¬Ľ).

Révolution russe de 1917

Léon Trotski arrivant en train à Petrograd en mai 1917.
Trotski avec Lénine et des soldats à Petrograd en 1921.

Apr√®s la r√©volution de F√©vrier 1917, Trotski d√©cide de retourner en Russie en mai 1917. D'apr√®s Jennings C. Wise, ce serait gr√Ęce √† l'aide du pr√©sident am√©ricain Woodrow Wilson[7], qu'il obtient un passeport am√©ricain[8], qui lui permet d'arriver en Russie. Il est d'accord avec les ¬ę th√®ses d'avril ¬Ľ de L√©nine, qu'il consid√®re comme un signal de ralliement √† ses propres id√©es de ¬ę r√©volution permanente ¬Ľ. Il a alors abandonn√© l'espoir de parvenir √† une union g√©n√©rale de tous les courants, mais continue cependant √† travailler sur la fusion de l'organisation interrayons et des bolcheviks.

Lorsque le congr√®s d'unification a lieu, en ao√Ľt 1917, il est arr√™t√© et emprisonn√© par le gouvernement provisoire. Malgr√© sa d√©tention, il est √©lu au Comit√© central par le congr√®s. Lib√©r√© suite au putsch avort√© du G√©n√©ral Kornilov, il devient pr√©sident du soviet de Petrograd en septembre et du Comit√© militaire r√©volutionnaire en octobre, devenant l'un des principaux dirigeants bolcheviks de la r√©volution d'Octobre. Il r√©organise l'Arm√©e rouge, qu'il a fond√©e le 23 f√©vrier 1918, en instaurant la conscription en pleine attaque des pays occidentaux sur le territoire russe.

La nuit du 11 au 12 avril 1918, en p√©riode de Guerre civile russe et d'offensive des arm√©es blanches, une action dirig√©e contre les anarchistes russes (qualifi√©s d'¬ę anarcho-bandits ¬Ľ) par le pouvoir bolch√©vique dont Trotski s'occupe personnellement lui fera dire : ¬ę Enfin, le pouvoir sovi√©tique d√©barrasse, avec un balai de fer, la Russie de l'anarchisme[9] ! ¬Ľ

Le 4 juin 1919, l'ordre n¬į 1824 du Conseil r√©volutionnaire militaire de la R√©publique, sign√© de la main de Trotski (ainsi que de Vatz√©tis, Aratoff et Kochkareff), ouvre de mani√®re ouverte les hostilit√©s √† l'√©gard des insurg√©s makhnovistes. Leurs congr√®s y sont interdits et leurs participants menac√©s d'arrestation pour faits de haute trahison. Cet ordre fait suite √† un t√©l√©gramme de Dybenko qualifiant √† tort le IIIe congr√®s de la r√©gion libre de Goula√Į Poli√© de ¬ę contre-r√©volutionnaire ¬Ľ et s'inscrit dans une vaste campagne de propagande bolch√©vique consistant √† discr√©diter les combattants de la Makhnovtchina. Trotski lui-m√™me, dans le num√©ro 51 de son journal En route, √©crit un violent article contre la Makhnovtchina[10], dans lequel il accuse le mouvement de n'√™tre qu'une r√©volte camoufl√©e de riches fermiers (koulaks). Ces attaques sont le pr√©lude d'une lourde offensive de l'arm√©e rouge contre les insurg√©s ukrainiens[11]. Les troupes de Trotski finiront par an√©antir les makhnovistes, affaiblis par les assauts r√©p√©t√©s des arm√©es blanches de Wrangel, dans le courant de l'ann√©e 1921 et fusilleront un grand nombre de paysans de la r√©gion pour avoir soutenu l'insurrection.

Il occupe ensuite le poste de commissaire du peuple aux affaires étrangères jusqu'en 1918, duquel il démissionne après avoir signé les accords de Brest-Litovsk.

Il devient ensuite commissaire à la guerre de 1918 à 1925, durant la guerre civile. Il organise les opérations militaires et intervient sur tous les fronts à bord de son train blindé. En parallèle, il fait partie du Bureau politique de 1919 à 1927.

En 1920 (notamment lors du IXe congr√®s du parti), afin de pallier la situation √©conomique catastrophique de l'URSS, Trotski propose la militarisation provisoire du travail : selon lui, cette mesure √©tait rendue n√©cessaire par le contexte de la guerre civile et de la r√©volution mondiale. Il posait d√©j√† cette alternative en 1917 : ¬ę Ou bien la R√©volution russe soul√®vera le tourbillon de la lutte en Occident, ou bien les capitalistes de tous les pays √©toufferont notre r√©volution[12]. ¬Ľ Dans cette vision, toute gr√®ve est consid√©r√©e comme une d√©sertion, et toute revendication est consid√©r√©e comme une insubordination.

En mars 1921, il ordonne l'assaut de la citadelle insurgée de Kronstadt.

Trotski, personnage central de la propagande des deux camps, durant la guerre civile 
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La lutte contre la bureaucratie

La signature de Trotski.
Trotski lors de son assignation à résidence à Alma-Ata, en 1928. Il y chasse.

Il professa un antimaçonnisme politique dirigé particulièrement contre la franc-maçonnerie française[13]. En décembre 1922, dans un long discours au IVe congrès du Komintern, il dénonce l'idéologie de la franc-maçonnerie française, coupable de réunir les ennemis de classe et de vouloir substituer la tolérance à la lutte armée[14].

En 1923, L√©nine et Trotski[r√©f. n√©cessaire], constatant la bureaucratisation du r√©gime issu de la r√©volution, entrent en conflit avec la tro√Įka[r√©f. n√©cessaire] Zinoviev-Kamenev-Staline. Dans son livre Cours nouveau, il analyse l'√©volution du parti bolchevik et propose des mesures pour limiter la tendance √† la bureaucratisation qui se fait jour, en assurant une plus grande d√©mocratie au sein du parti.

La mort de L√©nine en 1924 permet √† la bureaucratie de s'imposer malgr√© la formation de l'opposition de gauche, dans laquelle Trotski s'allie avec des militants bolcheviks comme Timote√Į Sapronov, l'√©conomiste Evgueni Preobrajensky, Nikola√Į Ossinski, Victor Serge, Christian Rakovsky, etc. Trotski se rapproche tactiquement, √† partir de 1926, de Zinoviev et de Kamenev dans l'opposition unifi√©e et dirige avec eux un courant qui s'oppose √† Staline.

Cette opposition lui vaut d'√™tre exclu du parti le 12 novembre 1927 et d'√™tre d√©port√© √† Alma-Ata. Selon Trotski, la bureaucratisation du r√©gime est due √† la situation particuli√®re de la Russie : la r√©volution y a vaincu, mais dans un pays arri√©r√©, isol√© apr√®s l'√©chec des r√©volutions, √©puis√© par la guerre, manquant de tout, une couche bureaucratique s'est constitu√©e sur la base de la ruine du pays. Staline finit par le faire expulser d'URSS en 1929, pendant que la r√©pression s'abat sur ses partisans, qui sont envoy√©s au Goulag. Durant cet exil, il √©crit de nombreux ouvrages et continue √† militer pour le communisme et la r√©volution internationale. Il cr√©e en 1930 l'opposition de gauche internationale.

L'historien Robert Service a d√©montr√© que l'opposition entre Trotski et Staline ne fut pas aussi radicale que le pr√©tendent les trotskistes. Leurs divergences concernant l'industrialisation de la Russie ou la conduite √† adopter face aux milieux agricoles √©taient une affaire d'opportunit√© plut√īt que de principes, Trotski n'ayant jamais rechign√© √† employer des mani√®res autoritaires en ces domaines[15].

Expulsé d’URSS

En f√©vrier 1929, Trotski est conduit √† Constantinople o√Ļ il remet aux autorit√©s turques une lettre d√©clarant qu‚Äôil est venu contre son gr√©, apr√®s quelque temps pass√© dans l‚Äôambassade sovi√©tique il effectue plusieurs d√©m√©nagements et finit par √™tre plac√© en r√©sidence surveill√©e sur l‚Äô√ģle de B√ľy√ľkada de l‚Äôarchipel des √ģles des Princes (Prinkipo) au large de Constantinople. Il publie un bulletin mensuel d‚Äôopposition en langue russe d√®s juillet 1929. En avril 1930, il organise une conf√©rence qui d√©boucha sur la mise en place d‚Äôun secr√©tariat international provisoire de l‚Äôopposition communiste. Apr√®s quatre ann√©es pass√©es en Turquie, il s√©journe en France de juillet 1933 √† juin 1935, puis expuls√© √† nouveau, il trouve refuge en Norv√®ge. Son fils Sergue√Į Sedov, rest√© en URSS, sera tu√© au cours des Grandes Purges staliniennes des ann√©es 1930, de m√™me que son gendre Platon Ivanovitch Volkov et sa belle-m√®re Alexandra Sokolovska√Įa. La fille de Trotski, Zinaida Volkova, sera autoris√©e en 1931 √† le rejoindre, en emmenant son fils, mais en laissant sa fille derri√®re elle en URSS. Le petit-fils de Trotski ne reverra sa sŇďur que plusieurs d√©cennies plus tard, peu de temps avant le d√©c√®s de cette derni√®re[16].

Interm√®de en Corr√®ze ?

Pendant son s√©jour en France, une fausse information, diffus√©e aux derniers jours de 1934, sous la plume de Georges Lecomte, membre de l‚ÄôAcad√©mie fran√ßaise, s‚Äôest peu √† peu transform√©e en rumeur : Trotski aurait alors trouv√© refuge en Corr√®ze (r√©gion qui ¬ę renferme ¬Ľ, selon l‚Äôauteur, ¬ę un mat√©riel destin√© √† armer les r√©fugi√©s espagnols, lesquels entra√ģnent des troupes du Front social au maniement r√©volutionnaire ¬Ľ), et notamment dans la ville de Tulle, dont la manufacture d‚Äôarmes int√©resserait particuli√®rement le r√©volutionnaire en exil. Et Georges Lecomte de r√©v√©ler que cet ¬ę ind√©sirable ¬Ľ ¬ę abandonne deux fois par mois sa retraite pour venir, au vu et au su du gouvernement, converser avec Blum, Bergery, Doriot et les fusilleurs du 6 f√©vrier ¬Ľ. Il tient avec eux des ¬ę r√©unions o√Ļ l‚Äôon √©labore un coup de force contre la Patrie ¬Ľ. On verra d‚Äôailleurs r√©appara√ģtre ce ¬ę ragot ¬Ľ dans divers ouvrages, notamment dans les Secrets de Jeunesse d‚ÄôEdwy Plenel[17].

Le seul √©l√©ment vrai dans ce r√©cit, qui ressuscite le mythe du complot jud√©o-bolch√©vico-ma√ßonnique, est qu‚Äôil y a dans la r√©gion quelques dizaines d‚Äôouvriers anarchistes espagnols rescap√©s de la r√©pression sanglante qui a d√©cim√© la gr√®ve g√©n√©rale des mineurs des Asturies en octobre 1934 et qui ne se livrent √† aucun maniement d‚Äôarmes. L'affaire agite pourtant les repr√©sentants du pouvoir[18]. Gilbert et Yannick Beaubatie, respectivement historien et philosophe, ont retrac√©, dans un ouvrage intitul√© Trotsky en Corr√®ze[19], la ¬ę g√©n√©alogie ¬Ľ de cette ¬ę rumeur ¬Ľ.

La création de la IVe Internationale

Tableau de Diego Rivera représentant Trotski tenant le drapeau rouge de la IVe Internationale, 1934.
Trotski en compagnie de camarades américains à Mexico, peu avant son assassinat, 1940.

Toute sa vie, L√©on Trotski continue √† d√©fendre les acquis de la r√©volution russe et l'¬ę √Čtat ouvrier ¬Ľ qui en est issu, tout en d√©non√ßant ce qu'il appelle une monstrueuse d√©g√©n√©rescence bureaucratique. Selon lui, la bureaucratie russe est une couche sociale parasitaire qui √©touffe le pays en pr√©levant une part des richesses et dont Staline est le repr√©sentant politique et le d√©fenseur.

Devant la mont√©e du fascisme en Italie, puis du nazisme en Allemagne, il pr√©conise la constitution de fronts uniques de la part de toutes les organisations ouvri√®res, malgr√© leurs divergences. Il n'est pas √©cout√© et la politique de Staline aboutit √† l'√©crasement de la puissante mouvance communiste allemande[r√©f. n√©cessaire]. Apr√®s 1934, Staline finit par imposer la cr√©ation de Fronts populaires.

Avec la r√©volution espagnole, les partisans de l'opposition sont massacr√©s par milliers. Les proc√®s de Moscou se tiennent en ao√Ľt 1936 et aboutissent √† l'ex√©cution des principaux accus√©s ; il en fut l'un des rares absents. Accompagn√© par le policier norv√©gien Jonas Lie, il quitte la Norv√®ge le 19 d√©cembre 1936, pour se r√©fugier au Mexique gr√Ęce √† l'appui du pr√©sident mexicain Lazaro Cardenas qui lui offre l'asile politique, o√Ļ il d√©barque le 9 janvier 1937. Le 11 janvier, il s'installe avec son √©pouse Natalia Sedova chez le couple de peintres Diego Rivera et Frida Kahlo dans leur ¬ę Maison bleue ¬Ľ. Il a une liaison passionn√©e avec Frida, √Ęg√©e de 29 ans, qui lui d√©die un tableau, Autoportrait d√©di√© √† L√©on Trotsky. Il se brouillera avec Rivera en mars 1939 et s'installe dans une maison proche, calle Viena.

Les travaux de Trotski quant √† l'organisation de l'opposition de gauche d√©bouchent sur la cr√©ation de la IVe Internationale le 3 septembre 1938 avec 25 d√©l√©gu√©s repr√©sentant 11 pays. √Ä son activit√© militante peut √™tre associ√©e celle de son fils Lev Sedov.

Assassinat

Stèle funéraire à Mexico.

Trotski est mortellement bless√© le 20 ao√Ľt 1940 √† Mexico, dans le quartier de Coyoac√°n, d'un coup de pic √† glace √† l'arri√®re du cr√Ęne par un agent de Staline (Jacques Mornard ou Franck Jackson, de son vrai nom Ram√≥n Mercader)[20]. Son meurtrier est arr√™t√© par Joseph Hansen et Charles Cornell, deux militants am√©ricains qui lui servaient de gardes du corps et de secr√©taires. Ce dernier est pr√©sent au moment du meurtre mais ne r√©ussit pas √† l'emp√™cher. Ram√≥n Mercader sera par la suite remis √† la police mexicaine et condamn√© √† vingt ans de r√©clusion, peine maximale alors en vigueur au Mexique et sera d√©cor√© de l'ordre de L√©nine en URSS. 300 000 personnes assistent √† l'enterrement de Trotski, o√Ļ des membres politiques de l'√Čtat mexicain sont pr√©sents.

Sachant que les agents de Staline arrivaient pour l'assassiner, il aurait vu sa femme dans le jardin et aurait √©crit ¬ę La vie est belle ¬Ľ[21].

Avant de succomber √† ses blessures, Trotski peut encore confier : ¬ę Dites √† nos amis : je suis s√Ľr de la victoire de la IVe Internationale[22]. ¬Ľ

Postérité

Pas de réhabilitation en URSS

Contrairement √† d'autres victimes de Staline, L√©on Trotski n'a jamais √©t√© officiellement r√©habilit√© par les autorit√©s de l'URSS, bien qu'il ait √©t√© autoris√© d'honorer √† nouveau son nom au moment de la Glasnost, √† la fin des ann√©es 1980[16]. En 1987, Mikha√Įl Gorbatchev continuait d'attaquer le r√īle historique de Trotski[23].

La mouvance trotskiste

Article connexe : Trotskisme.

Les nombreux mouvements membres de la Quatrième Internationale se réclament toujours de la pensée de Léon Trotski, bien que leurs positions politiques soient loin d'être homogènes, l'héritage de Trotski étant revendiqué de manière contradictoire[24].

La vision critique de Boris Souvarine

Boris Souvarine avait pris dans les ann√©es 1920 la d√©fense de Trotski contre Staline. Plusieurs d√©cennies plus tard, il se montrait cependant tr√®s critique √† l'√©gard de Trotski et consid√©rait que ¬ę Trotski a contribu√© √† forger avec L√©nine le mythe n√©faste de la ¬ę dictature du prol√©tariat ¬Ľ et le dogme funeste de l'infaillibilit√© du Parti, au m√©pris des id√©es r√©elles de Marx invoqu√©es √† tort et √† travers. Tous deux, ivres de leurs certitudes doctrinales, juch√©s au sommet de la pyramide bureaucratico-sovi√©tique, ont m√©connu ce qui s'√©laborait aux niveaux inf√©rieurs, faisant preuve d'une inconscience qui a livr√© √† Staline tous les leviers de commande. ¬Ľ[25]

La biographie d'Isaac Deutscher

Bien qu'ayant rompu avec Trotski en 1938, l'historien Isaac Deutscher entame en 1954, une biographie monumentale de ce dernier en trois volumes (Le Proph√®te arm√©, Le Proph√®te d√©sarm√©, Le Proph√®te hors-la-loi), bas√©e sur les archives personnelles du r√©volutionnaire russe √† l'Universit√© Harvard ; elle est achev√©e en 1963. √Ä propos de Trotski, Deutscher reconna√ģt avoir un point de vue m√™l√© de ¬ę sympathie ¬Ľ et de ¬ę compr√©hension ¬Ľ, m√™me s'il le souhaite ¬ę aussi loin de celui du procureur que de celui de l'avocat ¬Ľ[26]. Sa longue biographie de Trotski prend parfois des accents lyriques : la vie du ¬ę proph√®te ¬Ľ est pr√©sent√©e comme √† la fois h√©ro√Įque et tragique. Deutscher s'est empar√© dans son Ňďuvre de la vision trotskiste d'une ¬ę contre-r√©volution ¬Ľ men√©e par Staline en Union sovi√©tique. Il consid√®re que l'autobiographie de Trotski intitul√©e Ma vie ¬ę est aussi scrupuleusement v√©ridique que peut l'√™tre un ouvrage de ce genre. ¬Ľ Il nuance cependant : ¬ę elle n'en est pas moins une apologie, r√©dig√©e dans le feu de la bataille perdue que son auteur menait contre Staline[27]. ¬Ľ

Ňíuvres

Photo d'identité judiciaire prise par la police secrète tsariste (circa 1900).
  • Bilan et perspectives (1905). D'apr√®s l'√©dition russe de 1919 : ¬ę Le caract√®re de la r√©volution russe, telle fut la question fondamentale par rapport √† laquelle, selon la r√©ponse qu'elles y apportaient, se regroup√®rent les diverses tendances id√©ologiques et les organisations politiques du mouvement r√©volutionnaire russe. ¬Ľ
  • L'Internationale communiste apr√®s L√©nine (ou le grand organisateur des d√©faites) (1928) ‚Äď Trotski explique comment et pourquoi le d√©veloppement de la bureaucratie en URSS a provoqu√© l'√©chec du prol√©tariat dans toutes les parties du monde √† partir de 1923, et en m√™me temps pourquoi elle s'est nourrie de ces √©checs.
  • La R√©volution permanente (1928-1931).
  • Histoire de la r√©volution russe (1930) ‚Äď ¬ę L'histoire de la r√©volution est, avant tout, le r√©cit d'une irruption violente des masses dans le domaine o√Ļ se r√®glent leurs propres destin√©es ¬Ľ.
  • Ma vie (1930) - Autobiographie.
  • L'Internationale communiste apr√®s L√©nine (1930).
  • La R√©volution permanente (1931).
  • Histoire de la R√©volution russe (1932-1933).
  • La Jeunesse de L√©nine (1936) ‚Äď biographie.
  • La R√©volution trahie (1936) ‚Äď critique de la nature du pouvoir en URSS.
  • Programme de transition (1938).
  • Leur morale et la n√ītre (1938).
  • Staline (1946).
  • Journal d'exil (1960).

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Aucun consensus n'existe, parmi les auteurs en g√©n√©ral et parmi les sp√©cialistes, sur l'orthographe fran√ßaise √† employer. La graphie Trotski, qui est conforme √† la transcription du russe la plus couramment utilis√©e, notamment dans wikip√©dia fran√ßaise, est employ√©e par H√©l√®ne Carr√®re d'Encausse (on en trouve des exemples dans ses ouvrages L√©nine, Staline l'ordre par la terreur), Fran√ßois Furet (Le pass√© d'une illusion), Martin Malia (La trag√©die sovi√©tique), Boris Souvarine (Staline, aper√ßu historique du communisme), St√©phane Courtois (Le livre noir du communisme), dans l'ouvrage collectif Le si√®cle des communismes et dans des dictionnaires comme l'encyclop√©die Larousse. L'orthographe Trotsky, employ√©e par l'int√©ress√© lui-m√™me dans ses textes r√©dig√©s en fran√ßais, est, quant √† elle, utilis√©e par Nicolas Werth (Histoire de l'Union sovi√©tique), Gilles Martinet (Les Cinq communismes), Pierre Naville (Trotsky vivant), Archie Brown (The Rise and fall of communism) ou Fran√ßois Fejt√∂ (Histoire des d√©mocraties populaires). Elle figure par ailleurs sur les √©ditions fran√ßaises de ses ouvrages, comme Ma Vie ou L'Internationale communiste apr√®s L√©nine et est en outre employ√©e par ses biographes Pierre Brou√©, Isaac Deutscher, Robert Service, Victor Serge et Jean-Jacques Marie. Archie Brown signale, en langue anglaise, les variantes Trotskiy ou Trotskii, cette derni√®re √©tant utilis√©e par des textes de la Biblioth√®que du Congr√®s. Brown pr√©cise avoir choisi d'utiliser la forme Trotsky car celle-ci est la plus r√©pandue en anglais (Archie Brown, The Rise and Fall of Communism, Vintage Books, 2009, p. 11).
  2. ‚ÜĎ L√©on Trotsky, Ma vie, 1929, chapitre 6
  3. ‚ÜĎ Max Eastman, Leon Trotsky: The Portrait of a Youth, chapitre 8.
  4. ‚ÜĎ Le proph√®te arm√©, I. Deutscher (Mod√®le:Lang-ru: –í–ĺ–ĺ—Ä—É–∂–Ķ–Ĺ–Ĺ—č–Ļ –Ņ—Ä–ĺ—Ä–ĺ–ļ, –ė. –Ē–ĺ–Ļ—á–Ķ—Ä), 2006, p 90
  5. ‚ÜĎ Trotsky, Nos t√Ęches politiques, 1904.
  6. ‚ÜĎ (ru) Vladimir Volkov, ¬ę –Ė–Ķ–Ĺ—Č–ł–Ĺ–į –≤ —Ä—É—Ā—Ā–ļ–ĺ–Ļ —Ä–Ķ–≤–ĺ–Ľ—é—Ü–ł–ł ‚ÄĒ –ü–ł—Ā—Ć–ľ–į –Ě–į—ā–į–Ľ—Ć–ł –°–Ķ–ī–ĺ–≤–ĺ–Ļ –ļ –õ—Ć–≤—É –Ę—Ä–ĺ—Ü–ļ–ĺ–ľ—É ¬Ľ [¬ę Jenchtchina v roussko√Į revolioutsi ‚Äď Pisma Natali Sedovo√Į k Lvou Trotskomou ¬Ľ], World Socialist Web Site, 10 juin 2003.
  7. ‚ÜĎ (en) ¬ę Woodrow Wilson and a Passport for Trotsky ¬Ľ
  8. ‚ÜĎ Jennings C. Wise, Woodrow Wilson: Disciple of Revolution, Paisley Press, New York, 1938.
  9. ‚ÜĎ Voline, La r√©volution inconnue, livre 2, De l'anarchiste ukrainien.
  10. ‚ÜĎ Cet article a √©t√© √©crit par Trotski tandis qu'il √©tait en route pour le front Sud o√Ļ Denikine avait lanc√© son offensive (mai-ao√Ľt 1919). De nombreux √©crits de Trotski au cours de cette p√©riode portent la mention En route. Ils furent avec d'innombrables autres documents, ordres aux diverses arm√©es, etc., √©crit dans son train blind√©. En route √©tait aussi le titre du journal publi√© par le train.
  11. ‚ÜĎ Pierre Archinoff, L'histoire du mouvement makhnoviste, 1923 et Voline, La R√©volution Inconnue, 1947
  12. ‚ÜĎ Cit√© par Boris Souvarine dans L'observateur des deux mondes et autres textes, La Diff√©rence, 1982, p. 154.
  13. ‚ÜĎ http://www.trotsky-oeuvre.org/22/11/221125.html Communisme et franc-ma√ßonnerie, 1922
  14. ‚ÜĎ Article ¬ę Russie, XIXe si√®cle ¬Ľ in Encyclop√©die de la franc-ma√ßonnerie, Le Livre de poche, p. 775
  15. ‚ÜĎ Trotski d√©boulonn√© , Marianne, 18 septembre 2011.
  16. ‚ÜĎ a et b (en) ¬ę Trotsky‚Äôs Grandson in Moscow ‚Äď A Conversation with Esteban Volkov ¬Ľ, sur le site marx.org.
  17. ‚ÜĎ Edwy Plenel, Secrets de jeunesse, Stock, Paris, 2001, p. 239.
  18. ‚ÜĎ Le quotidien Le Jour envoie un de ses collaborateurs sur les traces de l‚Äôancien chef de l‚ÄôArm√©e rouge. Une information laisse entendre qu‚Äôapr√®s avoir err√© quelque temps entre Brive et Tulle (o√Ļ se trouve la manufacture d‚Äôarmes), Trotski aurait trouv√© asile ¬ę dans la commune de Rosiers d‚Äô√Čgletons dans une petite maison bourgeoise isol√©e ¬Ľ que le journaliste finit par d√©nicher et qui se r√©v√®le ¬ę inhabit√©e depuis plusieurs mois ¬Ľ. Un autre journal envoya pourtant un correspondant √† la recherche de la maison d‚Äô√Čgletons o√Ļ ¬ę disait-on, Trotsky menait joyeuse vie ¬Ľ, et ne trouve rien ni personne. Le journaliste du Jour conclut : ¬ę Trotsky, que l‚Äôon croit voir partout en Corr√®ze, est peut-√™tre √† cent lieues mais les conversations vont leur train ¬Ľ.
  19. ‚ÜĎ Ouvrage publi√© aux √©ditions Le Bord de l'eau en 2007.
  20. ‚ÜĎ Pavel & Anatoli Soudoplatov, Missions sp√©ciales : m√©moires du ma√ģtre-espion sovi√©tique Pavel Soudoplatov, √Čditions du Seuil, 1994.
  21. ‚ÜĎ La Vie est belle de Roberto Benigni
  22. ‚ÜĎ Michel Lequenne, ¬ę Trotski et trotskisme ¬Ľ, Encyclop√¶dia Universalis
  23. ‚ÜĎ ¬ę A review of two Trotski biographies by Geoffrey Swain and Ian Thatcher ¬Ľ - World Socialist Website, 9 mai 2007
  24. ‚ÜĎ Documentaire L'Extr√™me Gauche en France : le poids de l'h√©ritage, France 5, 11 mai 2009.
  25. ‚ÜĎ Article ¬ę Staline : pourquoi et comment ? ¬Ľ, revue Est et Ouest, 1er novembre 1977, reproduit dans le recueil Chroniques du mensonge communiste, Commentaire/Plon, 1998, p. 134
  26. ‚ÜĎ Isaac Deutscher, Trotsky I. Le proph√®te arm√©, coll. 10/18, 1962, p. 11.
  27. ‚ÜĎ Ibid., p. 10.

Bibliographie

Films

Romans

Annexes

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